Les Églises Chrétiennes de Dieu
[CB045]
Râlements et Rébellion
(Édition
2.0
20050122-20061125)
Maintenant, les gens se sont plaints de leurs difficultés à l'audience du
Seigneur, et quand il les entendit sa colère s'enflamma. Cette étude a été
adaptée du Chapitre 37 de
The Bible Story
Volume II par Basil Wolverton, publiée par
Ambassador College Press, et couvre les chapitres 11 et 12 du livre des
Nombres dans la Bible.
Christian Churches of God
Courriel :
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(Copyright
ã 2005, 2006 Christian
Churches of God, éd. Wade Cox)
(Tr. 2012, rév. 2026)
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Râlements et Rébellion [CB045]
Nous continuons ici suite à l’étude
Récompense et Punition (No.
CB44).
Feu venant du Seigneur
Comme d'habitude, il y avait des gens qui ont commencé à se plaindre de
leurs difficultés. À la fin de la troisième journée loin du Sinaï, il y en a
beaucoup qui ont bruyamment exprimé leurs griefs à ceux qui les entouraient.
Lorsque Dieu entendit cela, Sa colère s'enflamma. Puis le feu de Son Ange
s’alluma parmi eux et consuma quelques-uns des abords du camp (Nombres
11:1).
Dieu était sérieux
Se plaindre de la façon dont Dieu dirige Ses serviteurs est une rébellion
contre le Gouvernement de Dieu.
Un cri d'horreur et de douleur monta du peuple d'Israël. La punition
soudaine et terrible de Dieu leur rappelait la manière dont le Créateur
avait frappé à l'époque de la Pâque un an auparavant. À cette occasion, les
victimes avaient été des Égyptiens. Cette fois, il y avait aussi des
Égyptiens, parce que les Égyptiens qui étaient venus comme éléments de la
multitude mélangée avec les Israélites étaient en partie à blâmer. Mais un
grand nombre des délinquants maintenant étaient des Israélites.
Lorsque le peuple cria à Moïse, celui-ci pria Dieu et le feu s'éteignit
(v. 2). La colère de Dieu avait un tel effet profond sur la plupart des gens
qu'ils ont nommé l’endroit Taberah, ce qui signifie, une sensation
de brûlure (v. 3).
Mais en dépit de cet avertissement terrible aux râleurs, la plupart des
gens ont alors commencé à se plaindre de leur régime alimentaire. La
populace avec eux a commencé à implorer d'autres aliments, et de nouveau,
les Israélites ont commencé à se lamenter et à dire :
“Si seulement nous
avions de la viande à manger” (v. 4).
La nourriture principale du peuple était encore la manne, une
merveilleuse nourriture énergisante directe de Dieu. Donc, la manne est
devenue un sujet pour ces râleurs qui ont pensé que la manne était un piètre
substitut à la nourriture dont ils avaient bénéficié en Égypte. Dans tout
cela ils ont oublié les difficultés qu'ils ont endurées en Égypte et
desquelles le Seigneur les avait délivrés.
L'humanité à ce moment-là, comme aujourd'hui, était très encline au
pouvoir de suggestion. Ces remarques stupides ont causé un nombre croissant
d'Israélites à douter que la manne fût quelque chose de plus que ce qui
était nécessaire pour à peine garder les gens en vie. Au même moment, les
râleurs n’ont cessé de rappeler aux autres les nourritures merveilleuses
dont ils jouissaient dans le passé.
“Nous nous souvenons des poissons, des concombres, des melons, des
poireaux, des oignons et de l'ail que nous aimions si bien et mangions en
Égypte, mais maintenant nous avons perdu notre appétit ; nous ne voyons
jamais rien, à part cette manne” (vv. 5-6).
L’amertume grandit
Moïse entendit le peuple de chaque famille se lamenter, chacun à l'entrée
de sa tente. Il savait que quelques-uns des gens se plaindraient toujours,
quelles que soient les conditions. L'Ange du Seigneur est devenu très en
colère, et Moïse fut troublé.
“Qu'ai-je fait,
” a-t-il demandé à Dieu,
“pour susciter cette peine à venir sur moi ?
Comment puis-je être un père pour tous ces milliers de personnes
indisciplinées ? Dois-je essayer de les porter, comme des bébés, à la terre
que Tu leur as promise ? Comment puis-je mettre fin à leur demande
croissante pour les autres types de nourriture ?”
“Ressens-tu,” demanda Dieu à Moïse par Son Ange,
“que cette tâche que
je t’ai donnée soit trop grande ?”
“Je sais seulement,” répondit Moïse,
“que les exigences sauvages de milliers de personnes sont trop pour moi.
Je ne vois aucune manière de prendre soin de ce qu'ils demandent, ou de
m’occuper d’eux pendant qu'ils sont dans un tel état extrême d'esprit. Si je
n'arrive pas à leur donner les aliments qu'ils exigent, ils sont
susceptibles de devenir tout à fait hors de contrôle. Si Tu permets que cela
se produise, alors s'il te plaît prends ma vie maintenant. Je ne veux pas
être ici pour assister à une telle rébellion” (vv. 10-15).
Dieu dit à Moïse :
“Apporte-moi soixante-dix anciens d'Israël qui
te sont connus en tant que dirigeants et officiers parmi les gens. Qu’ils
viennent à la Tente d’Assignation, qu'ils s'y présentent avec toi. Mon Ange
descendra et parlera avec toi là, et je prendrai de l'Esprit qui est sur toi
et le mettrai sur eux. Ils t’aideront à porter le fardeau du peuple de sorte
que tu n'aies pas à le porter seul” (v. 16-17).
Il a été dit à Moïse de prévenir les gens d’arrêter de se plaindre et de
préparer un festin de viande.
“Dis-leur que cette fête ne durera pas
seulement une journée, deux jours, cinq jours ou vingt jours. Dis-leur que
ça va durer un mois entier, et qu'ils auront tellement de viande à manger
qu'elle deviendra dégoûtante pour eux. Dis-leur qu'ils se sont tellement
plaints pour ne pas avoir quoi que ce soit à part la manne, qu’ils ne seront
pas en mesure de garder la viande dans leur estomac.”
“Mais comment peux-tu
fournir de la viande pour plus de deux millions de personnes pendant un mois
entier ?” demanda Moïse.
“Tous nos troupeaux doivent-ils être abattus pour prendre soin de
l'appétit des gens pour la viande ? Ou as-tu une certaine façon d'apporter
une énorme quantité de poissons de la mer Rouge ?”
“Pourquoi sembles-tu
mettre en doute que j'aie le pouvoir de m’occuper de ces questions ?” demanda le Seigneur par Son Ange.
“Va et fais comme je
l'ai commandé, et tu seras bientôt témoin de ce que j'ai prévu” (vv. 18-23).
Moïse sortit et dit aux gens que le Seigneur avait été très ému par leurs
plaintes, et leur enverrait tellement de viande qu'ils auraient souhaité
ne l’avoir jamais demandée.
Nul doute que cette nouvelle ait apporté une grande excitation dans les
camps. La plupart des gens ne s'intéressaient qu'à ce que Dieu leur
promettait de la viande pour un mois entier. Très peu semblaient être
concernés par Sa remarque selon laquelle ils regretteraient de l’avoir
demandée.
Soixante-dix anciens choisis
Pendant ce temps, Moïse avait réuni les soixante-dix anciens et les fit
se tenir autour de la Tente. Puis l'Ange du Seigneur descendit dans la nuée
et lui parla, et il prit de l'Esprit qui était sur Moïse et mit l'Esprit sur
les soixante-dix anciens. Quand l'Esprit reposa sur eux, ils prophétisèrent,
mais ils ne l'ont pas fait à nouveau (v. 24-25).
Les soixante-dix anciens d'Israël ont fini par devenir le Sanhédrin ou
conseil d'administration. Les soixante-dix ont reçu le même Esprit qui
reposait sur Moïse et qui pointait vers le temps où le Messie a nommé
soixante-dix des élus qui sont devenus les nouveaux anciens d'Israël. Ils
ont été envoyés deux par deux (Luc 10:1), comme l'ont fait les douze apôtres
(Marc 6:7).
Cependant, deux hommes dont les noms étaient Eldad et Medad, qui ont été
répertoriés parmi les anciens choisis par Moïse étaient restés dans le camp.
Ils ne sont pas allés à la Tente, mais l'Esprit reposa sur eux, en même
temps que les autres et ils ont prophétisé dans le camp. On leur a donné une
compréhension particulière qui était un don de Dieu. Un jeune homme a couru
et l’a dit à Moïse (Nombres 11:26-27).
Nous devrions nous rappeler que Dieu ne fait rien à moins qu'Il ne parle
à travers Ses serviteurs les prophètes, qui sont ceux qu'Il choisit lui-même
parmi Son peuple.
Les mois auparavant, lorsque Moïse avait prié avec ferveur pour que les
Israélites gagnent une longue bataille avec les Amalécites qui attaquaient,
un jeune homme du nom de Josué avait conduit l'armée israélite dans la
bataille tandis que Aaron et Hur soutenaient les mains de Moïse, alors que
Moïse priait (Ex. 17:8-13). Josué était présent à ce moment et dit à Moïse
d’empêcher Eldad et Médad de parler aux gens. Il a probablement estimé que
deux jeunes hommes faisant une telle impression sur les gens pourraient
provoquer les Israélites à chercher un nouveau leader.
Moïse n'était pas inquiet, toutefois. Il s'est rendu compte qu'il
s'agissait d'un cas où Dieu avait donné à Eldad et Médad une compréhension
particulière avec les autres anciens qui avaient été choisis pour aider à
supporter une partie de la responsabilité de Moïse.
Bien que l'Esprit de Dieu n'ait pas été mis à la disposition avant la
Pentecôte, en 30 EC (Actes 2:1-4), Il a donné Son Esprit aux prophètes et
certains autres dont Il avait besoin pour mener Son peuple. Voir l’étude
Qu'est-ce que l’Esprit
Saint ? (No. CB3).
Moïse dit à Josué :
“Es-tu jaloux pour moi ? Je souhaite que tous
les gens du Seigneur soient des prophètes et que le Seigneur mette son
Esprit sur eux” (Nombres 11:27-30).
Les cailles arrivent
Après que les anciens eurent regagné leurs camps et que Moïse fut allé à
sa tente, un fort vent sortit du Seigneur et transporta des cailles de la
mer. Il les fit descendre tout autour du camp à une profondeur d'environ
trois pieds au-dessus du sol, dans la mesure d’une journée de marche dans
n'importe quelle direction. Tout ce jour et cette nuit et toute la journée
suivante, les gens sortirent et rassemblèrent les cailles. Personne ne
ramassa moins de dix omers. Ensuite, ils les distribuèrent tout autour du
camp.
Finalement, Moïse a su comment Dieu allait fournir la viande que les
Israélites avaient demandée. Il se souvint aussi comment Dieu avait envoyé
des masses de cailles (Exode 16:11-13) quand les gens s’étaient d'abord
plaints du fait de devoir constamment manger de la manne.
Après des mois d’existence principalement [en mangeant] de la manne, les
Israélites étaient sans doute heureux en raison de la réception des viandes
et ils ont probablement mangé la chair des oiseaux, comme s’ils avaient été
affamés.
Mais peut-être cela n'était pas tout à fait aussi merveilleux que
plusieurs l’avaient prévu. Quand on construit un désir lascif et dévorant
pour quelque chose, cela s'avère souvent être plus désirable dans
l'imagination que ça ne l’est en réalité. Il en était ainsi pour un grand
nombre des Israélites.
Quant à la promesse de Dieu de fournir la viande aux Israélites pendant
un mois entier, Il a plus que gardé Sa parole. Les nombres énormes d'oiseaux
ensachés par les Israélites, si cela était correctement conservé, auraient
duré plus d'un mois – même s’ils avaient été mangés goulûment par les plus
voraces des Israélites.
La punition vient
Mais tandis que la viande était encore entre leurs dents et avant qu'elle
ne puisse être consommée, la colère du Seigneur s'enflamma contre le peuple,
et il les frappa avec un fléau grave. Les gens étaient avides et la viande
était tellement bonne pour eux. Beaucoup ont commencé à tomber malade et la
mort a rapidement suivi. Leurs systèmes digestifs, habitués à la manne douce
pendant si longtemps, ont été largement surtaxés par la chair qui avait été
avalée.
Au moment où la peste auto-infligée s’arrêta, une zone à proximité des
camps était devenue un vaste cimetière. Par conséquent, le lieu a été nommé
Kibroth Hattaavah, ce qui signifie tombes de la luxure dans la langue
hébraïque, parce qu'on y enterra les gens qui avaient convoité d'autres
aliments (Nombres 11:33-34).
Dieu a nourri Israël comme ils ont pu être nourris, c’est-à-dire, Il leur
donna des choses douces à manger (la manne). Certains d'entre eux sont morts
parce que leurs systèmes ne pouvaient pas tolérer la viande quand ils se
sont rassasiés de la caille. Ce n'est que lorsque nous sommes assez solides,
qu’Il donne la viande
“solide” et nous nourrit par Son Esprit Saint. La viande solide est la
compréhension des Mystères de Dieu.
Parfois Dieu nous donne ce que nous demandons même s'Il sait que ce n'est
pas dans notre meilleur intérêt, afin que nous puissions tirer des leçons de
l'issue. Nous devons rendre grâce pour toutes les choses que Dieu nous a
données. Désirer des choses que les autres ont et que nous n'avons pas, ou
convoiter des choses que nous considérons être meilleures que ce que nous
avons déjà, ne plaît pas à Dieu.
Dieu sait quels sont nos besoins et Il a pourvu pour toutes les choses
dans Son Plan. Les enfants d'Israël ont reçu la manne de sorte que leur pain
et eau soient assurés, qui est la promesse de Dieu pour nous dans les
derniers jours dans le désert (Ps. 37:25 ; Ésaïe 33:16).
Miriam et Aaron s'opposent à Moïse
Selon Flavius Josèphe (Antiquités des Juifs,
Livre II, Ch. X), Moïse avait épousé une femme éthiopienne dans
le cadre de la guerre contre l'Éthiopie et de leurs conditions de rachat,
plus de quarante ans avant l'Exode. Moïse, étant un prince de la maison
royale de l'Égypte, était le Capitaine-Général de l'armée égyptienne et sa
femme était la fille d'un roi des Éthiopiens. Elle est enregistrée comme
persuadant son père de livrer la forteresse du Haut-Nil, si elle pouvait
épouser Moïse. Cela semble qu'elle peut avoir rejoint les Israélites lors de
l'Exode.
Quelle que fût la raison, cela a élaboré un fort sentiment d'envie et de
ressentiment en Miriam, la sœur de Moïse, et en Aaron. Miriam a essayé
d'attaquer Moïse et de dénigrer sa position et elle a utilisé cette
situation avec la princesse éthiopienne comme motif de l'attaque.
Bien qu'il se soit rendu compte que Miriam avait tort d'être jalouse et
critique, et qu'elle tentait d'exercer beaucoup trop d’autorité, Aaron a été
enclin à penser que Moïse n'aurait pas dû prendre toutes les grandes
décisions sans examiner au moins quelques-unes des questions avec lui et sa
sœur. Mais il était d’accord de laisser tomber l'affaire là et d'en discuter
en privé avec Moïse ; cependant, Miriam n'avait pas l'intention de le faire.
Miriam continua :
“Certes, Dieu est source d'inspiration pour toi et moi quant à ce qui
devrait être fait. Mais Moïse agit comme s'il était le seul en contact avec
Dieu. À moins qu’il ne soit arrêté, il prendra tous les pouvoirs pour
lui-même et fera comme il lui plaît avec les gens.”
“Peut-être as-tu
raison,” médita Aaron.
“Le sentiment de trop
grande autorité pourrait avoir un effet néfaste sur tout homme, même sur
notre frère Moïse.”
Il est intéressant de rappeler ici d'autres exemples de la rivalité
fraternelle et de la jalousie dans la Bible. Caïn tua son frère Abel, les
frères de Joseph l’ont vendu en esclavage, Jacob a volé le droit d'aînesse
de son frère Ésaü et il y avait de la jalousie entre les sœurs Rachel et
Léa. Nous devrions nous rappeler d’obéir à Dieu et essayer de ne pas causer
des problèmes dans nos familles ou avec les autres par de mauvaises
attitudes.
Rien dans ce monde n'a jamais été fait, ni pensé, ni exprimé sans que
Dieu le sache. Bien qu’Aaron et Miriam aient été choisis comme les
serviteurs de leur Créateur, ils Lui ont déplu par leurs remarques
critiques, envieuses et méchantes sur un autre serviteur choisi qui était
au-dessus d'eux en autorité.
Et l'Ange du Seigneur entendit tout cela. De suite il dit à Moïse, Aaron
et Miriam,
“Sortez de la Tente d’Assignation, vous tous.” Alors, tous les trois sortirent (Nombres 12:4).
Aaron et Miriam convoqués
Puis l'Ange descendit dans la colonne de nuée, il se tint à l'entrée de
la tente et convoqua Aaron et Miriam.
Puis l'Ange, s'exprimant au nom de Dieu dit :
“Maintenant, écoutez-moi. Qu'il n'y ait aucun doute quant à celui par qui
je choisis de parler et de diriger en ces temps, soyez assurés que Moïse est
le serviteur qui doit porter la plus grande responsabilité. Que l'on sache
que je lui parle directement comme un être à un autre, et non pas d'une
certaine manière mystérieuse, ou dans les rêves et les visions, comme je
parle aux prophètes ordinaires. Pourquoi, alors, avez-vous été assez
stupides pour parler contre Moïse, mon serviteur choisi ?” (vv. 5-8).
La colère de Dieu s'enflamma contre eux (v. 9). Moïse était à la fois
embarrassé et en colère d'apprendre qu'il avait été l'objet de remarques
désobligeantes de la part de son frère et sa sœur. Néanmoins, il se sentait
un peu désolé pour eux, car il savait que Dieu agissait souvent avec une
rapidité terrible quand Il avait l’intention de punir quelqu’un.
Miriam et Aaron ont été soulagés lorsque la nuée s’éleva de dessus la
Tente. Aaron se tourna vers Miriam et il recula d'horreur. La chair sur le
visage de sa sœur, le cou, les bras et les mains avaient soudainement pris
une teinte maladive blanche. Aaron frémit comme il détourna ses yeux du
visage blême de sa sœur. Il savait qu'elle était soudainement devenue
lépreuse (v. 10).
“Moïse !” appela Aaron d'une
voix effrayée.
Pourquoi Dieu a réprimandé Miriam et Aaron
Moïse s’éloignait lentement à ce moment-là. Il se retourna et revint car
il sentait la tristesse et l'inquiétude dans le ton d'Aaron. Quand il vit
l'état de Miriam, il fut très en colère. Pour la première fois Miriam
remarqua ses mains. Elle poussa un cri et s'effondra sur le sol. Aaron
s'agenouilla rapidement à côté d'elle et regarda suppliant Moïse et lui dit
:
“S'il te plaît, mon Seigneur, ne retiens pas contre nous le péché que nous
avons si follement commis. Ne laisse pas Dieu la prendre par cette terrible
maladie,” a-t-il supplié.
“Demande-lui de pardonner notre péché stupide et de la guérir”
(vv. 11-12).
Moïse se mit à genoux, se pencha, le visage au sol et cria à Dieu.
“S'il te plaît guéris-la”, cria Moïse à Dieu.
“Sois miséricordieux et pardonne-lui ainsi
qu’Aaron de leurs péchés. Veuille supprimer cette terrible maladie de ma
sœur maintenant” (v. 13).
Alors Dieu dit soudainement à Moïse :
“En raison de son manque de respect pour l'autorité, Miriam doit être
exclue du camp et être loin de Ma Présence pendant sept jours.”
Pour son horreur et sa honte, Miriam a été conduite à un endroit éloigné
loin à l'extérieur du camp, là pour s'asseoir et s’exécrer dans la misère
totale.
Pendant ce temps, les Israélites étaient prêts à repartir. Mais la nuée
n’a pas avancé et, évidemment, cela voulait dire que Dieu retardait la
marche jusqu'à ce que Miriam soit ramenée guérie dans le camp (vv. 14-15).
Après qu’une semaine se fut écoulée, elle fut ramenée dans sa tente. Dieu
avait répondu à la prière de Moïse et l’avait guérie. Elle et Moïse et Aaron
étaient très reconnaissants. En même temps, Miriam était désolée d'avoir
parlé avec tant d'audace et à tort contre Moïse. Si elle ne s’était pas
repentie, Dieu aurait refusé de lui ôter sa lèpre terrible, et cela aurait
lentement causé sa mort, seule et loin du corps principal de son peuple.
Miriam a appris la leçon que tous devraient apprendre – que parler en mal
des serviteurs que Dieu a choisis pour travailler pour Lui ou le
représenter, c’est indirectement dire du mal de Celui qui a créé l'univers
entier et chacun d'entre nous. Dieu nous dit que la sagesse commence par le
respect envers Lui (Ps. 111:10 et Prov. 9:10).
Après que Miriam fut ramenée dans le camp à Hatséroth, les gens se sont
déplacés vers le nord pendant plusieurs jours. Bien que ce fût la fin de
l'été, ils ont voyagé à travers le pays désert et chaud jusqu’à Paran,
venant par la suite à une zone isolée, une oasis appelée Kadesh ou
Kadès-Barnéa (Nombres 12:16 et 13:26).
C’était à la frontière de la Terre Promise de Canaan. À Kadès la nuée
s’arrêta pendant plus d'une nuit. Les personnes trouvèrent plusieurs puits
et sources dans cette région, et il y avait assez d'herbe pour leurs
animaux. Il était évident que Dieu voulait que les Israélites campent à cet
endroit pendant au moins plusieurs jours. Le Tabernacle fut érigé comme il
l'avait été au Sinaï, et les diverses tribus établirent leurs camps dans
leurs positions désignées.
(La Bible The New International Study Bible a été utilisée
comme une source de référence dans divers endroits dans cette étude.)
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