Les Églises Chrétiennes de Dieu

[CB054]

 

 

 

L’Histoire de Job [CB054]

 

(Édition 2.0 20060320-20061214)

 

Dans le pays d'Uts vivait un homme appelé Job. Il était intègre et droit et il craignait Dieu, et se détournait du mal. Cette étude a été adaptée des Chapitres 57 et 58 de l’ouvrage The Bible Story Volume III de Basil Wolverton, publié par Ambassador College Press.

 

 

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(Copyright © 2006 Christian Churches of God, éd. Wade Cox)

(Tr. 2014)

 

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L’Histoire de Job [CB054]

 

Le personnage principal de cette histoire dans les livres de l'Ancien Testament est Job. La plupart des paroles du livre sont prononcées par Job et ses conseillers, mais Job n’était pas l'auteur (Job 1:1). Il semble que Moïse ait écrit le Livre de Job.

 

Job était un fils d'Issacar (Genèse 46:13) et donc un petit-fils de Jacob. Issacar était la tribu qui comprenait le plus clairement le calendrier de Dieu. Non seulement Job connaissait le Seul Vrai Dieu, mais il savait aussi les jours corrects pour adorer Dieu.

 

Job est souvent décrit comme un Arabe qui a régné sur un domaine   le pays d'Uts – s’étendant jusqu'au Fleuve Euphrate. Job était le plus grand homme de caractère dans ce pays de l'Est (Job 1:3).

 

Quant à être un génie, Job n’était pas exactement cela. Probablement il a obtenu ce titre parce qu'il était un homme très sage et un ingénieur qualifié (Job 3:11-15 ; 29:21-25).

 

La chose remarquable à propos de Job était qu'il suivait les Lois de Dieu et a utilisé son pouvoir pour protéger les démunis (Job 29:7-17). Il a fait jouer son influence en faveur du Seul Vrai Dieu, travaillant en même temps pour détruire la croyance dans les dieux païens (Job 29:20-22, 25).

 

La partie de la vie de Job racontée dans l'Écriture avait à voir avec les années de l’âge mûr de sa vie. Il était devenu un homme plus célèbre et respecté qu'il ne l'avait été auparavant. Il était plus riche que jamais, possédant sept mille brebis, trois mille chameaux, mille bœufs et cinq cents ânes. Job possédait de nombreux bâtiments, et beaucoup de terres pour le pâturage de ses animaux. Il avait aussi une très belle maison, et des bâtiments et des tentes dans lesquels ses serviteurs, les ouvriers salariés et les bergers vivaient (Job 1:3).

 

Le plus grand trésor de Job, cependant, était ses dix enfants qu’il était en train d’élever - sept fils et trois filles. Ils avaient des maisons confortables propres à eux dans lesquelles ils se réunissaient souvent pour tenir des dîners et banquets d'anniversaire de naissance. Job a noté qu'ils faisaient beaucoup de fêtes et il sentait qu'ils pourraient être en train de pécher. Par conséquent, il faisait souvent des sacrifices en leur nom. Ses prières constantes à Dieu étaient que le Créateur soit miséricordieux envers sa famille (Job 1:4-5). Il ne semble pas que Job ait assisté à ces fêtes d'anniversaire où ils observaient "leur jour". Les anniversaires de naissance et les fêtes d'anniversaire ont une origine païenne. Voir l'étude Les Anniversaires de Naissance (No. 287).

 

On enseignait depuis longtemps aux gens un mensonge qu'il y a une grande bataille en cours entre les forces du bien et du mal avec Dieu comme le champion du bien et Satan comme le champion du mal. Ainsi, cela semble être une longue guerre entre Dieu et Satan, avec chacun à tour de rôle esquivant les coups puissants de l'autre, et ce processus s’est répété siècle après siècle, jusqu'à ce que Dieu frappe enfin, un coup victorieux final qui en est tel que tout se termine bien.

 

Dieu limite la puissance de Satan

Ce n’est pas la situation. Dieu est Souverain de l'univers et de tout ce qu'il renferme (Dan. l 4:17, 25, 32 ; Job 38:1-19). Satan est le dieu ou le prince de ce monde (Éph. 2:2). Il est sous le pouvoir et l'autorité de Dieu. Il ne peut faire que ce que Dieu lui permet de faire. En d'autres termes, Dieu peut permettre et en fait permet que le mal se produise en donnant la permission à Satan de tenter ou de juger les personnes qui ont besoin de tirer des leçons, mais Dieu permet à Satan de faire certaines choses seulement dans une certaine mesure.

 

Dieu garde un œil sur tous les anges, y compris les anges déchus ou démons. S’il les appelle devant Lui pour faire un rapport, ils doivent obéir, y compris Satan.

 

À cette époque-là, au cours de la vie de Job, Satan est venu avec d'autres anges pour faire rapport à Dieu et il lui a été demandé ce qu'il avait fait. Sa réponse était qu'il s’était promené et avait regardé la Terre. Il ne pouvait pas mentir avec succès à Dieu. Vagabonder était ce qu'il avait fait depuis longtemps avec ses démons, cherchant des opportunités pour séparer les hommes de Dieu (Job 1:6-7).

 

"Si tu as été partout sur Terre, alors tu dois avoir remarqué qu'un homme du nom de Job est un de mes plus obéissants serviteurs," dit Dieu à Satan. "Que penses-tu de lui ?"

 

"Je connais l'homme," répondit Satan. "Je suis conscient que tu lui as donné une grande capacité, le pouvoir et la richesse. En même temps, tu l’as protégé lui et sa famille de la détresse, la maladie et la mort. Il sait que ces bénédictions viennent de toi, alors il travaille à t’être fidèle. Mais enlève-lui cette prospérité et ce confort, et il se détournera de toi. En fait, il te maudira !" (Job 1:8-11). Remarquez comment Satan a admis que Dieu est tout-puissant et pleinement en mesure de protéger Job de lui.

 

"Tu voudrais détruire la foi de cet homme", a fait remarquer Dieu. "Je vais te donner l'occasion de le tester. Traite avec lui comme tu l’entends, mais ne lui fais aucun préjudice corporel" (v. 12). Remarquez comment Dieu met une limite sur le mal de Satan, et ne le laisse tenter et éprouver Job que dans une certaine mesure. Ce que Satan ne savait pas c’est que Dieu l'utilisait pour enseigner à Job une leçon dont il avait tant besoin. Mais Satan pensait qu'il avait une chance de détruire un des serviteurs de Dieu. Satan a quitté, anxieux d'apporter le trouble à l'un des plus fidèles disciples de Dieu. Ce ne fut pas beaucoup plus tard que Job examinant une partie de son verger fut surpris par l'approche bruyante d'un de ses laboureurs.

 

La destruction soudaine est venue

"Nous labourions tes champs à la frontière à l'est," a déclaré l'homme avec agitation, "quand tout à coup une bande de Sabéens à cheval se précipita sur nous ! Ils ont tué tous les hommes sauf moi, et ont pris tous les bœufs et tous les ânes qui paissaient à proximité !"

 

Avant que Job en état de choc puisse s’exprimer, un autre de ses hommes avec lassitude couru jusqu'à lui pour dire qu'une série de grands éclairs avait frappé l’endroit où tous les moutons et les bergers avaient été rassemblés, de sorte que tous les moutons avaient été tués et qu'il était le seul l'homme à s’échapper.

 

Ce deuxième homme n’avait pas fini de donner sa triste nouvelle quand un troisième homme se précipita vers Job, agitant les bras et en criant.

 

"Trois bandes de Chaldéens ont attaqué le pâturage des chameaux !" dit l'homme effrayé. "Ils ont tué tes hommes, puis ont pris les trois mille chameaux ! J’ai réussi à m’échapper pour te le rapporter !" (Job 1:13-17)

 

Ces trois rapports ont laissé Job dans un silence stupéfait. Il ne pouvait à peine croire qu'une telle grande perte puisse venir si soudainement. Lentement et hébété, il s’est assis avec son dos appuyé sur un tronc d'arbre. Soudain, il eut conscience qu'un quatrième homme se tenait devant lui, parlant et agitant ses mains sauvagement.

 

Job frémit à la pensée qui poussa dans son esprit. Avec tout son bétail disparu, tout autre mauvais rapport devrait concerner sa famille !

 

Une tragédie douloureuse

Je sais qui tu es", a déclaré Job à l'homme. "Tu es l'un des serviteurs de la maison de mon fils aîné. Quelles nouvelles malheureuses as-tu à me donner ?"

 

"Vous ne devez pas avoir entendu ce que je viens de dire, monsieur," fit remarquer le serviteur au visage triste. "Cela me chagrine de répéter que tous vos fils et filles ont simplement été écrasés à mort dans l'effondrement de la maison de votre fils aîné !" (Job 1:18-19).

 

C’était le coup suprême pour Job, mais cette fois il n’était pas trop surpris des terribles nouvelles. Péniblement il leva son regard pour répondre aux yeux du serviteur tremblant.

 

"Comment est-ce arrivé ?" demanda Job. "Tous vos fils et filles étaient réunis pour un dîner à la maison de votre fils aîné," expliqua le serviteur. "Chacun d'entre eux étaient à l'intérieur, mangeant et buvant joyeusement. Soudain, un tourbillon est descendu sur la maison, l’a saisie depuis sa fondation et l’a lancée alors avec une telle force qu'elle a été démolie totalement. J’étais à une courte distance de la maison, apportant des fruits frais pour les convives, et j’ai été jeté par terre. J’ai lutté jusqu'à la maison détruite, m’y suis précipité et j’ai arraché assez de débris, avec l'aide des voisins, pour trouver que vos sept fils et trois filles étaient tous morts !"

 

Job s’est levé en tremblant sur ses pieds et s’est dirigé lentement vers sa maison. Sur le chemin il déchira sa veste ouverte. À ce moment, sa femme a regardé par la maison pour voir cet acte, qui, dans l’ancien Orient était un signe de grande douleur.

 

"Que s’est-il passé ?" cria la femme de Job tandis qu’elle courait à sa rencontre.

 

Quand Job lui a dit, elle l’accompagna en sanglotant jusqu’à la maison. Job a essayé de la réconforter, mais il n’a pas eu beaucoup de succès. Il l'a laissée seule, se rasa la tête, alla à l'extérieur et se prosterna, couché face avant sur la terre. Le rasage de la tête était aussi un ancien signe de deuil, mais pas plus particulier, peut-être, que notre coutume de moins en moins forte aujourd'hui de porter des vêtements noirs et des brassards noirs pendant et après les funérailles.

 

Job a refusé de se plaindre

"Je suis venu dans ce monde nu et sans biens," murmura Job. "Il n’est que justice que je sorte sans biens. Tandis que j’ai été ici, Dieu m'a permis beaucoup de bonnes choses, et je Le remercie et Le bénit pour chacune d’elles !"

 

Job avait une bonne attitude envers Dieu, même si Dieu avait permis à Satan d'enlever sa richesse, ses enfants, et son bonheur. Cependant, Satan n’avait pas été en mesure de faire en sorte que Job commette le péché de se plaindre contre Dieu (Job 1:20-22).

 

Quelque temps plus tard, lorsque les anges sont venus à nouveau devant Dieu pour rendre compte de leurs activités, Dieu a interrogé Satan comme Il l’avait fait auparavant.

 

"Je suis bien conscient de ce que tu as fait à mon serviteur Job," a rappelé Dieu à Satan. "Tu as sans doute remarqué que son chagrin à la perte que tu lui as fait n'a pas abouti à ce qu’il me maudisse, comme tu as dit qu'il le ferait."

 

"Il est resté fidèle seulement parce que tu ne m’as pas permis d’affliger son corps," fut la réponse de Satan. "Si un homme souffre une grande douleur physique, de sorte qu'il pense que la mort pourrait en résulter, il va tout faire pour se sauver. Permets-moi d'apporter la maladie sur Job et il abandonnera rapidement ses voies obéissantes et se tournera pour te maudire."

 

"Nous verrons si tu as tort de nouveau," dit Dieu. "Tu peux faire ce que tu veux avec Job, sauf que tu ne peux pas l'amener à sa mort" (Job 2:1-6).

 

Congédié, Satan est revenu sur Terre, heureux parce qu'il avait reçu une fois de plus l'occasion de voir s’il pouvait tourner Job contre son Créateur. Il avait maintenant la permission d’enlever la santé de Job et sa dernière source restante de revenu.

 

Un matin, alors que Job s’est réveillé il fut effrayé de voir qu'il était extrêmement endolori dans tout son corps. Au début, ni lui ni sa femme n’avaient quelque idée pourquoi il se sentait si mal, mais au bout de quelques heures sa peau était bosselée avec des furoncles !

 

Agonie ajoutée à la douleur

C’est ainsi que Satan avait choisi de frapper Job, bien que Job n’eût aucune connaissance du pourquoi ou comment les terribles plaies atrocement douloureuses s’étaient si soudainement développées à partir du haut de sa tête jusqu’à la plante de ses pieds.

 

La simple vue des éruptions cutanées était si offensive que Job était embarrassé, même en compagnie de son épouse. Et il était dans une telle douleur qu'il ne pouvait même pas penser à accomplir ses fonctions. Tandis qu'un autre homme dirigeait l'entreprise, Job ne pouvait pas percevoir les sommes qui lui étaient dues. Ainsi, Job est devenu complètement pauvre sans un moyen de gagner sa vie. Il ne voulait pas s’asseoir ou s’allonger autour de sa maison et voir les expressions de dégoût de sa femme. Il a décidé de quitter sa maison et d’aller vers une décharge de cendres non loin. Là Job prit un morceau de poterie et se gratta avec alors qu'il était assis dans la cendre (Job 2:7-8).

 

S’assoir sur les cendres en ces jours-là était un signe d'humilité, qui est de savoir notre place et ne pas avoir une trop haute opinion de nous-mêmes.

 

Job et sa femme avaient maintenant une vie très amère, sans enfants et sans revenu - et la santé de Job avait disparu. Alors que Job avait déjà été un homme riche et important, il se trouvait sans rien et avec peu d'amis. Même ses parents n’avaient plus rien à faire avec lui. Il était soudainement devenu un paria parce que ses amis pensaient que Dieu l’avait mis sous une malédiction, et ses connaissances ne pouvaient plus le considérer comme riche. Fidèle à sa promesse, Dieu avait permis à Satan d’enlever TOUT à Job (Job 2:6).

 

En dépit des arguments de sa femme qu'il était stupide, Job a continué à rester sur le tas de cendres. Même sur ce monticule doux, il était misérable, parce que s’il était assis ou couché, les ulcères étaient extrêmement douloureux à la moindre pression sur eux.

 

Tard, une nuit, la femme de Job sortit vers le tas de cendres. Elle avait honte d'aller pendant la journée parce que Job avait été un homme important et avait subi une telle grande perte qu'il semblait à certains qu'il pourrait avoir perdu son esprit. La femme de Job aurait été affligée de savoir que les voisins la regardaient. Au lieu de réconforter son mari, elle a commencé à lui crier dessus.

 

Et maintenant -- une femme acariâtre !

"Pourquoi insistes-tu à t’accroupir là dans la saleté de cette décharge alors que je ne sais plus quoi faire me demandant comment joindre les deux bouts ?" gronda-t-elle. "Pourquoi dois-tu m’embarrasser de cette façon ? Si tu penses que tu es sur le point de mourir, pourquoi le faire dans un endroit comme ça ?"

 

Job a continué de s’asseoir en silence, lequel fut bientôt rompu à nouveau.

 

"J’aurais pensé que tu aurais plus de considération pour moi, la femme qui t’as donné dix enfants," poursuivit la femme de Job. "Qu'est-ce que tu aurais fait sans moi ? Est-ce un endroit pour un homme, même si beaucoup de personnes t’ont oublié maintenant ?"

 

Job ne dit rien. "Tu es sans espoir !" s’écria sa femme. "Continue avec tes prières ! Tu ajoutes seulement à ta misère en étant ici. Et peu importe combien de jours tu t’assois ici bénissant Dieu, tu mourras ! Pourquoi ne maudis-tu pas Dieu pour qu'Il te détruise et mette fin à ta misère ?" (Job 2:9). Job non seulement avait perdu sa richesse, ses enfants, la santé, le pouvoir, l'influence, l'honneur, la dignité et les amis, mais avait aussi perdu le respect de sa femme.

 

La femme de Job sanglotant se retourna pour partir, mais Job se redressa et parla fortement.

 

"Tu parles follement," lui dit Job sévèrement. "On dirait une jeune femme qui a gravement péché étant encore dans la maison de son père. Pourquoi devrions-nous nous plaindre quand les difficultés viennent ? Dieu a fait beaucoup de choses merveilleuses pour nous. Faut-il s’attendre à passer toute notre vie sans problèmes ? Croyons-nous que Dieu devrait nous combler qu’avec les choses agréables ? Devrions-nous serrer les poings devant notre Créateur quand Il reprend temporairement quelques-unes des nombreuses bonnes choses qui Lui appartiennent en premier lieu ? Non ! Nous devrions être reconnaissants et résignés, peu importe ce qui se passe !" (v. 10).  

 

La femme de Job se rendit compte que ce serait un gaspillage d'efforts de discuter avec un homme avec une bonne attitude envers Dieu, et elle s’éloigna dans l'obscurité.

 

Quelques amis demeurent

En raison de ses hautes fonctions dans la vie, Job avait beaucoup de connaissances qui étaient riches et bien éduquées. Quand le mot a fait le tour du pays concernant l'état de Job, la plupart de ces connaissances de Job se sont demandées pourquoi un homme qui était si obéissant à son Dieu pouvait tomber dans ce malheur et la misère. Presque tous l’ont ensuite déserté.

 

Cependant, de tous ceux qui le connaissaient bien, trois qui étaient des amis proches de Job ont projeté de se rencontrer et de lui rendre visite ensemble (v. 11). Les noms de ces hommes étaient Eliphaz, Bildad et Tsophar, et ils sont venus de territoires non lointains.

 

Les caravanes combinées des trois arrivèrent à la maison un peu négligée de Job pour constater que seule sa femme était là.

 

"Vous trouverez mon mari assis ou couché dans le tas de cendres de la ville non loin d'ici," a-t-elle durement informé les visiteurs.

 

Les trois amis de Job ont chargé leurs serviteurs de camper non loin de la décharge de cendres. Puis ils se mirent en route à pied vers la silhouette solitaire qu’ils pouvaient voir au loin. Ils étaient accompagnés par un jeune homme nommé Élihu qui était également bien instruit et intelligent, et qui, en raison de sa grande admiration pour les réalisations bien connues de Job, avait demandé de se joindre aux trois amis (Job 32:2).

 

Même lorsque les visiteurs furent seulement à quelques mètres de Job, ils ne purent le reconnaître à cause des ulcères sur son visage et la quantité de poids qu'il avait perdu. Son état était bien pire que ce qu'ils avaient imaginé de sorte qu'ils ont pensé qu'il était très proche de la mort. Ils pleurèrent de douleur en le voyant. Maintenant, ils pouvaient comprendre qu'il y avait plus d'une raison pourquoi Job avait choisi de passer son temps sur un tas de cendres. Ses centaines de très douloureux furoncles le rendaient presque nécessaire.

 

Selon les coutumes de l'époque, les trois hommes ont déchiré leur tuniques et jeté de la poussière sur leurs têtes dans la douleur (Job 2:12).

 

Élihu était respectueusement à proximité tandis qu’Eliphaz, Bildad et Tsophar - qui étaient des hommes plus âgés - s’approchèrent de Job. Job regarda ses amis à travers les paupières gonflées. Il ne pouvait pas les toucher en signe de bienvenue, et c’était trop douloureux pour lui de montrer son appréciation pour leur présence en essayant de se lever. Il a été touché qu'ils soient venus pour le consoler, mais tout ce qu'il a fait a été de lever ses mains et de hocher la tête à chacun. Puis il baissa la tête et s’assit en silence. Les amis de Job étaient tellement surpris de voir comment il était horriblement misérable qu'ils se sont assis avec lui dans le silence, choqués, pour partager son agonie.

 

Ce silence a duré toute une semaine, au cours de laquelle les hommes étaient assis avec Job jour et nuit (v. 13). Au bout de sept jours et sept nuits, sans aucune conversation, Job se redressa péniblement et parla soudain avec des lèvres gonflées.

 

"Périsse le jour où je suis né, qu’il soit oublié !" cria-t-il. "Que ce jour soit maudit ! Que Dieu ne l'inclue pas dans les jours du mois ou de l'année !" (Job 3).  

 

Controverse sur la cause de l'état de Job

Les amis de Job ont été surpris par cette explosion soudaine, mais ils ont également été soulagés d'apprendre que Job avait enfin choisi de parler. Job a continué de parler pendant plusieurs minutes, décrivant comment la mort serait mieux que la douleur amère de sa condition. Certaines de ses remarques ont fait naître chez ses amis le soupçon d'un péché caché, et dès que Job eut fini, Eliphaz se prononça.

 

"Je dois dire ce que je pense," a-t-il commencé. "Tu as instruit mon peuple dans le mode de vie et dans le développement de caractère, mais maintenant que la difficulté est venu jusqu’à toi, tu défaillis. Si tu es puni à cause d’un certain type de problème auquel tu t’es heurté, tourne-toi vers Dieu. Si Dieu te corrige, n’en sois pas malheureux. Il te verra à travers l'adversité et l’épreuve, et tu seras comblé d'années avant de mourir "(Job chapitres 4 et 5).

 

Eliphaz avait beaucoup plus à dire, dont une partie, à son tour, a incité Job à parler davantage.

 

"Je pensais que vous étiez venu ici pour me consoler," a-t-il déclaré, "mais maintenant vous me grondez et me chargez d'être un méchant !" (Job chapitres 6 et 7).

 

Job a continué pendant un certain temps, et quand il eut temporairement terminé, Bildad eut beaucoup à dire en le corrigeant. Dès que Job l’eût répondu, Tsophar se prononça. Lui aussi réprimanda Job, qui a ensuite pris la parole pour lui-même. Cela mit fin à la première d'une série de trois conversations inhabituelles. Pendant les deux discussions suivantes de type débat, il y avait plus de reproche de la part des amis de Job et plus de défense de la part de Job. Ces trois amis ont insisté sur le fait que Dieu punissait Job pour être un pécheur. Job a insisté sur le fait que Dieu le punissait sans raison. Même aujourd'hui, quand les gens deviennent malades d'autres personnes essaient de maintenir qu'ils ont péché et c’est pourquoi ils sont malades. Ce n’est pas la façon dont Dieu fonctionne ou pense.

 

Job était comme beaucoup de gens aujourd'hui qui disent qu'ils sont si bons qu'ils font toujours ce qui est juste seulement parce qu'ils aiment Dieu. La Bible dit que ce n’est pas vrai (Jér. 17:9 ; Jér. 10:23 ; Prov. 12:15 ; Ps. 39:5 ; 1Jean 2:4 ; Jean 14:15). Tout au long de ces conversations entre Job et ses trois amis, qui ont été écrites dans la Bible sous une forme poétique splendide, Job a constamment insisté sur le fait qu'il était sans péché et n’avait aucune raison de se repentir (Job, chapitres 8 à 31).

 

Enfin, les trois amis âgés ont tous renoncé de répondre à Job en raison de ce qui semblait être son attitude pharisaïque (Job 32:1). Ce qui donna au jeune Élihu l'occasion de dire ce qu'il pensait.

 

"Tu as essayé de te justifier à la place de Dieu," a-t-il poliment et respectueusement mais clairement dit à Job. "Quant à vous les trois amis, vous avez critiqué Job sans être en mesure de répondre à son autojustification" (Job 32:2-22).

 

Élihu a continué à parler avec beaucoup de sagesse pour quelqu'un d'aussi relativement jeune, rappelant à ces hommes plus âgés que l'Esprit de Dieu, et non pas la raison humaine, nous donne les vraies réponses aux problèmes. Il a continué à reprendre et corriger les quatre hommes pour être dans l'erreur dans certaines des choses qu'ils avaient dites. Pourtant, il n'a pas traité durement avec Job (Job 33:7). Ses remarques merveilleuses, telle qu’écrites dans les chapitres 33, 34, 35, 36 et 37 du Livre de Job constituent quelques-unes des paroles les plus profondes dans la Bible. Il a montré à ces hommes que l'erreur de Job n’était pas en quelque péché secret qu'il cachait - comme ils le supposaient - mais en faisant honneur à lui-même plutôt que Dieu, pour les bonnes œuvres que Dieu lui avait inspiré à faire, et en pensant qu'il pouvait GAGNER le salut par des bonnes œuvres.

 

Élihu savait que la justice de l'homme ne vaut pas mieux que des vêtements souillés (Ésaïe 64:6). Les trois amis avaient plus parlé du droit de Dieu de punir les hommes pour les péchés. Élihu a parlé de la volonté de Dieu d'être miséricordieux et de donner le salut à ceux qui se repentent. (Voir aussi Psaume 103:10-14.) Il ne semblait plus rien à dire ou faire, de sorte que les quatre hommes avec lassitude se préparèrent à quitter.

 

Bien que ce fût en plein jour, le ciel était devenu noir pendant un certain temps. Il était évident qu’un genre de mauvais temps était sur le point de se produire. Au ciel les nuages ​​ont commencé à filer à toute allure et à bouillir. Le petit groupe sur le tas de cendres entendit soudainement le gémissement des vents. Job leva les yeux, mais il ne bougea pas. Réalisant qu'il était inutile de courir, les quatre autres hommes se tinrent immobiles, mais non pas sans crainte. Cependant, certaines personnes curieuses qui s’étaient rassemblées près du tas de cendres coururent pour leur vie.

 

Dieu condamne Job

D'une certaine manière les vents semblèrent envelopper les cinq hommes – pas pour leur faire du mal, mais pour les isoler doucement de leur environnement. Il y avait du vent fort tout autour, mais pas sur le tas de cendres (Job 38:1).

 

Puis une voix est venue clairement du vent qui les encerclait (v. 2). Surpris, Job a commencé à se lever, mais soudainement il tomba face contre terre quand il réalisa qu’on s’adressait à lui. Les quatre autres hommes étaient tellement effrayés qu'ils s’humilièrent également, inclinant leurs têtes vers le sol.

 

"Qui est-ce qui prétend parler des questions les plus profondes de Dieu, mais qui n'a pas connaissance de telles choses ?" demanda la voix puissante du Seigneur, l'Ange de Dieu (Job 38 ; 39 ; 40:1-2).

 

Job avait honte sous les mots offensants alors que la voix a ensuite comparé l'apprentissage et les entreprises médiocres de l'homme avec la sagesse qui sait tout et la force créatrice extraordinaire de Dieu. Il a rappelé à Job que seul Dieu est un grand Créateur. Quand le Seigneur s’arrêta enfin de parler, Job s’écria :

 

"J’avoue que je suis mauvais et souillé, et je n’ai pas la sagesse pour te répondre !" (Job 40:3-5).

 

Le Seigneur a ensuite rappelé à Job qu'il ne pouvait pas se sauver lui-même que seul Dieu peut donner le salut et que toute la puissance de l'homme vient de Dieu, et l'homme n’est rien sans Dieu (Job 40:6-14).

 

Le Seigneur continua de souligner combien l'homme a encore à apprendre, même sur les créatures qui existent sur cette planète, et que personne d'autre que le Créateur a toute conception réelle de ce qui est nécessaire pour créer et contrôler ces créatures (Job 40:15-24 ; Job 41). Quand le Seigneur eut cessé de parler, Job se vit finalement comme un pécheur très inutile, qui avait besoin de la miséricorde de Dieu tout autant que n’importe qui d'autre. Job prit alors la possibilité de s’exprimer à nouveau, tout en continuant à s’allonger sur le tas de cendres.

 

Job se repent enfin

"Je me repens d’avoir parlé comme je l'ai fait," a-t-il dit. "Je me rends compte maintenant que tu sais tout et peux tout faire et que j’ai dit des choses que je ne comprenais pas. Je me déteste moi-même de m’être considéré trop sage, trop créatif et trop juste, quand je suis vraiment rien de plus que de la poussière et la cendre !" (Job 42:1-6).

 

Le Seigneur parla ensuite à Eliphaz, qui était l'aîné des trois amis de Job.

 

"Je suis très mécontent de vous trois," dit-il. "Vous n’avez pas parlé de moi avec droiture, comme l'a fait mon serviteur Job. Maintenant prenez sept taureaux et sept béliers et offrez pour vous un holocauste. Mon serviteur Job priera alors pour vous. Si vous ne le faites pas, je sévirai contre vous !" (vv. 7-8).

 

Les trois hommes obéirent. L'holocauste a été fait, Job a prié pour ses amis et Dieu a accepté tout ce qui a été fait (v. 9). Quant à Élihu, il n’avait ni faussement accusé Job ni déformé la justice de Dieu. Il avait bien parlé, et Dieu n'a pas exigé une offrande de lui.

 

La condition misérable de Job le laissa aussi soudainement qu'elle était venue. Immédiatement après qu’il eût prié pour ses trois amis, la plaie, les démangeaisons, les furoncles diminuèrent de suite et furent guéris sans cicatrices. Job était une fois de plus confortable et sain. Dès lors, comme par miracle, tout a tourné en sa faveur. Ses frères, sœurs et amis qui l'avaient quitté retournèrent à lui pour le visiter et le réconforter et apportèrent des cadeaux, de l'argent et des bijoux. Il acheta du bétail, et celui-ci s’accru si bien que par la suite, il fut deux fois plus riche qu’il ne l'avait été auparavant ! (vv. 10-12). Outre le doublement du nombre d'animaux qu'il avait possédés, une bénédiction physique encore plus grande fut sur lui.

 

C’était une nouvelle famille. Dieu a donné à Job et sa femme sept autres fils et trois autres filles, et ses filles étaient connues comme les plus belles dans le pays (vv. 13-15).

 

Job avait des enfants adultes quand ce grand ennui lui est arrivé, mais après cela il vécut de nombreuses années pour voir les enfants de ses enfants jusqu’à la quatrième génération (vv. 16-17).

 

À travers les siècles Job est devenu connu comme l'homme le plus patient qui ait jamais vécu. Il serait plus approprié, cependant, de le reconnaître pour ce que la Bible fait remarquer qu’il était - probablement l'homme le plus juste à ses propres yeux qui n’ait jamais vécu. Être juste à ses propres yeux ne signifie pas toujours mépriser les autres comme étant des misérables pécheurs tout en se voyant soi-même comme étant très bon. Dans le cas de Job, cela signifiait qu'il était tellement conscient et fier d'être obéissant qu'il sentait qu'il était sans péché, et que sa grande souffrance est venue sans raison.

 

Job avait des leçons à apprendre sur lui-même et son Créateur, mais il n'a pas renoncé à Dieu. Il est resté ferme dans ses croyances et sa confiance en Dieu, même si tout le monde était contre lui.

 

La fin heureuse à cette histoire était que, après beaucoup d’épreuves Job était en mesure de voir ses fautes et était disposé à se repentir. C’était son repentir qui a mis fin à sa grande épreuve. Job a offert des sacrifices pour ses soi-disant amis qui l'accusaient à tort. On nous rappelle ici que nous devons aimer nos ennemis et prier pour ceux qui nous persécutent (ou harcèlent) (Matt. 5:44). Consultez aussi l’étude Comprendre les Béatitudes (No. CB027).

 

Cette expérience humaine importante aurait pu être totalement perdue pour nous aujourd'hui. Mais Dieu ordonna à Moïse, au cours de l'errance dans le désert, que le récit de Job sur sa souffrance devienne l'Écriture Sainte - une partie vitale de l’"Ancien Testament" de la Bible, pour notre usage aujourd'hui.

 

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