Les Églises Chrétiennes de Dieu

[CB058]

 

 

 

Jephté [CB058]

 

(Édition 1.0 20060513-20060513)

 

 

Jephté, le Galaadite, était un puissant guerrier, mais il était un paria et ses demi-frères l'ont conduit loin de la famille. Lorsque Galaad était en difficulté, les aînés se tournèrent vers lui et lui ont demandé son aide et en ont fait leur chef. Cette étude a été adaptée à partir des Chapitres 66-67 de l’ouvrage The Bible Story Volume III de Basil Wolverton, publié par Ambassador College Press.

  

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(Copyright © 2006 Christian Churches of God, éd. Wade Cox)

(Tr. 2015)

 

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Jephté [CB058]

 

 


Nous continuons maintenant à partir de l’étude Abimélec le Faux Roi (No. CB057).

 

Dieu choisit ce que l'homme rejette

Pendant ce temps, près de la frontière orientale du territoire de Manassé en Galaad, il y avait un homme robuste sous le nom de Jephté. Son père était Galaad de la tribu de Manassé, mais parce que sa mère n’était pas la femme légitime de son père, ses demi-frères (dont la mère était l'épouse légale de leur père) ne lui permettaient pas d’avoir part à leur héritage. Rejeté par sa famille, Jephté a quitté la maison lorsqu’il était un très jeune homme et s’est lui-même établi dans les modes de vie dans le désert (Juges 11:1-3).

 

Il est devenu une personne bien formée à l'équitation, à la chasse et aux combats. Finalement, il s’est développé lui-même comme un chef tribal, le constructeur d'une petite armée privée qui était la crainte des tribus nomades féroces, et le protecteur des faibles et des pauvres. Jephté était en fait une sorte de capitaine des hommes moins pire que les pirates rusés du désert, mais il est devenu célèbre et respecté dans son coin de pays. Il avait la réputation de saisir seulement le butin des bandes de voleurs et des tueurs vicieux, en particulier les Ammonites.

 

Dans Mitspa il y avait une préoccupation croissante quant à qui devrait être choisi pour diriger l'armée d'Israël. Ils ont réalisé maintenant que l'homme qu'ils avaient chassé pharisaïquement était leur seul espoir. Les anciens de Galaad allèrent chercher Jephté au pays de Tob. “Viens, sois notre commandant afin que nous puissions lutter contre les Ammonites", disaient-ils (Juges 11:4-6).

 

Jephté dit : “Ne m’avez-vous pas haï et m’avez fait partir loin de la maison de mon père ? Pourquoi venez-vous à moi maintenant lorsque vous êtes en difficulté ?”

 

Les anciens ont expliqué : "Néanmoins, nous sommes ici pour demander ton aide contre les Ammonites. Tu seras notre chef sur tous ceux qui vivent en Galaad (vv. 7-8).

 

Jephté répondit : "Si je prends votre armée contre les Ammonites, et que Dieu me rende victorieux, serai-je vraiment votre chef ?"

 

Les anciens répondirent : "Le Seigneur est notre témoin ; nous ferons certainement ce que tu dis." Alors Jephté partit avec eux à Galaad et il fut nommé le chef et le commandant sur ​​eux (vv. 9-11).

 

Quelques jours plus tard à Mitspa, Jephté envoya des messagers au roi des fils d'Ammon, qui campait avec une grande armée au sud de la rivière Jabbok sur le territoire de Gad. Il demanda au roi pourquoi il était venu pour combattre contre les tribus du nord-est d'Israël.

 

Les messagers revinrent rapidement avec la réponse sèche du roi ammonite : "Les Israélites se sont emparés de mon pays quand ils sont venus d'Égypte, je suis ici avec mon armée pour exiger que vous me le retourniez. C’est tout le territoire à l'est du Jourdain entre les rivières Arnon et Jabbok" (Juges 11:12-13).

 

Jephté a renvoyé un message au roi : “Israël n'a pas pris le pays de Moab ou le pays des Ammonites.

 

"Lorsqu’Israël est monté d'Égypte en passant par le désert, la mer Rouge et Kadès, des messagers ont été envoyés au roi d'Édom demandant la permission de passer par son pays. Il a refusé. La permission a été demandée au roi de Moab pour passer pacifiquement à travers Moab, et il a également refusé. Après que les Israélites eussent campé à Kadès pour un temps, ils partirent vers le nord-est, en faisant soigneusement attention à ne pas empiéter sur les terres d'Édom et de Moab, ou déranger ces gens tandis qu’ils passaient.

 

"Israël envoya des messagers à Sihon dans Hesbon, roi des Amorites, demandant la permission de passer par son pays. Sa terre est cette terre qui est désormais remise en question. Les Amorites l’avaient auparavant prise des Ammonites, et Ammon n'a jamais été capable de la récupérer. Au lieu d'accorder la demande de laisser passer Israël à travers sa terre, le roi Sihon a essayé d'anéantir Israël par l'épée. Mais il a été battu. Le Dieu d'Israël a ensuite donné la possession de la terre des Amorites à Israël. Elle comprenait le territoire de la rivière Arnon jusqu'à la rivière Jabbok, et depuis l'est du Jourdain jusque dans le désert. Ce sont les limites de la terre que vous prétendez comme étant les vôtres, mais pourquoi le prétendez-vous ? (Juges 11:14-23).

 

"Notre Dieu a pris cette terre des Amorites et Il nous l’a donnée. Si votre dieu Kemosch devait vous donner quelque chose, ne penseriez-vous pas que vous deviez en être le propriétaire légitime ? Peu importe que ce soit la terre dont vous parlez ou toute autre terre, si notre Dieu chasse les habitants devant nous, nous posséderons ce pays !

 

Les Ammonites rejettent la décision de Dieu

"Pensez-vous que vous êtes mieux que Balak, roi de Moab, qui savait mieux que de se battre avec Israël sur les villes et le territoire qu'il connaissait comme appartenant à Israël à juste titre ? A-t-il jamais prétendu que nous devrions lui donner le pays que Moab avait perdu aux Amorites ? Si vous pensez que ces endroits que vous avez perdus aux Amorites devraient être récupérés auprès d'Israël, pourquoi n’avez-vous pas fait quelque chose à ce sujet bien avant cela ?

 

"Compte tenu de toutes ces choses, vous devez admettre honnêtement qu'Israël n'a rien fait pour que vous menaciez la nation ou fassiez la guerre. Par ailleurs, vous faites la mauvaise chose de menacer une guerre contre Israël !

 

"Que le Dieu d'Israël, qui est le Dieu suprême, juge cette question entre Israël et Ammon !"

 

Le roi d'Ammon ne fit pas attention au message que Jephté lui a envoyé (Juges 11:24-28).

 

Alors l'esprit de l'Éternel fut sur ​​Jephthé. Il a traversé tout l'Est Israël pour recruter davantage de soldats, et même, il a envoyé des messagers à travers le Jourdain pour demander à la tribu d'Éphraïm de l’aider. Il a dit à ses officiers d’obtenir l'armée israélite prête à se déplacer. Alors que les préparatifs étaient en cours, Jephté a bêtement prononcé un vœu très inhabituel et inapproprié, pensant que sa chance pour la victoire serait plus grande s’il pouvait promettre quelque chose à Dieu en retour (Juges 11:29-31 ; 12:1-2).

 

"Si tu nous donnes le succès dans la bataille et si je suis autorisé à retourner en paix, alors je vais te dédier la première chose qui vient de ma porte pour me rencontrer", a-t-il dit à Dieu, "et je vais la préparer comme holocauste !"

 

Dieu n'a pas approuvé ce vœu bêtement prononcé et aurait aidé Jephté aussi sûrement s’il ne l’avait pas fait. Mais indépendamment de ce que Dieu pensait du vœu, Il a aidé Israël à foncer dans les Ammonites avec une force écrasante. La bataille a fait rage sur une superficie de trente milles qui a impliqué vingt villes. Quand ce fut fini, les Ammonites ont été complètement défaits. (vv. 32-33).

 

Mais le goût agréable de la victoire allait bientôt tourner en amertume pour Jephté. Son courage et son intégrité avaient apporté la victoire, mais son manque de bon jugement était forcé d’apporter le chagrin. Comme il approchait de sa maison à son retour du champ de bataille à l'est du Jourdain, sa jeune fille (son seul enfant) est venue danser hors de la maison.

 

Il resta bouche bée, se rappelant qu'il avait promis de consacrer à Dieu tout ce qui venait à sa rencontre ! (Juges 11:34).

 

Faire ce qui semble être bon

Il se souvint alors le vœu qu'il avait fait à Dieu avant la bataille. Jephté était si bouleversé qu'il a déchiré son manteau en lambeaux. Comme sa fille se précipita à sa rencontre, il la saisit dans une étreinte affectueuse. Puis il lui a dit du vœu qu'il avait fait. Ce fut un choc pour elle, mais elle ne se plaignit pas.

 

"Si tu as fait un vœu à Dieu," dit-elle à son père, "alors tu dois le garder. Dieu t’a donné une victoire sur les Ammonites, comme tu l’as demandé, donc fais de moi selon ta promesse dans cette affaire."

 

Faire un vœu à Dieu est quelque chose qui devrait être fait très rarement, voire jamais. Jephté a commencé à réaliser qu'il avait été très stupide de faire un tel vœu téméraire. Mais, pensant que tout vœu était lié, il était déterminé à l’exécuter, même si Dieu désapprouvait certainement un tel acte.

 

"Avant que je parte," lui a dit la fille de Jephté, "Je voudrais profiter de deux mois pour rendre visite à mes amies qui vivent à différents endroits dans les montagnes voisines, comme je ne les reverrai jamais !"

 

Jephté a facilement accepté (Juges 11:35-38). Au bout de deux mois elle est retournée consciencieusement à la maison. La Bible ne précise pas les détails de ce qui est arrivé. Elle conclut simplement : "… elle est retournée à son père, qui accomplit sur elle le vœu qu'il avait fait ..." (Juges 11:39). Bien que certains commentateurs aient pensé que Jephté a gardé sa fille en vierge perpétuelle, les Juifs et la plupart des commentateurs ont compris cette histoire tragique telle qu’elle est expliquée dans la Bible Authorized Version of the Bible.

 

La leçon ici est que personne n’est lié en Israël par un vœu qui contrevient à la loi de Dieu. Jephté a appris une puissante leçon. Il a découvert, à travers cette tragédie, la vraie leçon de foi – que l'on ne doit pas faire un vœu à Dieu afin de Lui faire réaliser ce qu'Il a promis. Ce que Dieu attend de nous c’est que nous apprenions à Lui faire confiance en toute chose. Lorsque Jephté a finalement appris cette leçon, il est devenu un exemple exceptionnel de la foi. Paul a même fait référence à lui dans Hébreux 11:32 comme un des exemples remarquables de la foi dans l'Ancien Testament.

 

Il devint plus tard une coutume en Israël pour les jeunes femmes de passer quatre jours chaque année dans l'expression de la tristesse pour la fille de Jephté (Juges 11:40).

 

Jephté et Éphraïm

Les hommes d'Éphraïm ont été offensés parce qu’ils n’avaient pas reçu une partie de la gloire que l'armée de Jephté a obtenue dans la lutte contre les Ammonites. En fait, ils étaient si irrités qu'ils ont formé une armée et ont traversé à Tsaphon pour faire face à Jephté.

 

"Pourquoi ne nous as-tu pas permis d’entrer dans ta bataille avec les Ammonites ?" demandèrent-ils avec colère. Nous allons mettre le feu à ta maison et la réduire en cendres sur toi !"

 

"Il n'y avait pas de temps à perdre en préparation contre les Ammonites," a-t-il expliqué. "Si vous aviez voulu aider, vous auriez pu vous porter volontaire peu importe le nombre d'hommes que vous auriez pu réunir rapidement quand je vous ai demandé de l'aide. Mais vous n’avez envoyé personne. Alors maintenant, vous n’avez aucune bonne raison de vous plaindre. Des milliers d'hommes, y compris moi-même, ont risqué leur vie contre l'ennemi, mais Dieu nous a délivrés et l'affaire est terminée. Quelle est donc la raison d’amener une armée pour me combattre ?" (Juges 12:1-3).

 

"Vous, les hommes de la région de Galaad êtes des renégats d’Éphraïm et de Manassé !" ont-ils crié. "Vous êtes seulement les exilés et l'écume d'Israël !"

 

Ces insultes infondées ont piqué les Galaadites, et il ne fallut pas longtemps avant que la bataille fasse rage.

 

Les hommes d'Éphraïm étaient en colère comme pas possible, mais les hommes de Jephté, après toutes ces remarques insultantes, étaient davantage plus en colère, et ils sont tombés contre leurs frères avec une telle puissance qu'ils ont défait rapidement les hommes d'Éphraïm, qui ont rompu les rangs et ont fui dans la peur et la confusion dans toutes les directions. Jephté savait finalement qu’ils passeraient tous le Jourdain à l'Ouest pour revenir à leur territoire de résidence au Sud, il ordonna donc à ses hommes de se précipiter sur les lieux à la rivière où il était possible de passer à gué. Il sentait que les gens qui avaient une telle attitude misérable devaient être punis, et Dieu lui a permis de faire exactement cela.

 

Au début, les Galaadites avaient de la difficulté à identifier les gens parce qu'ils étaient tellement ils étaient très nombreux à traverser le Jourdain. Pour traverser en toute sécurité, les Éphraïmites ont tenté de se présenter comme des gens de l'est du Jourdain afin qu'ils ne soient pas attaqués. Alors, quelqu'un a pensé à une bonne façon de déterminer qui étaient d’Éphraïm. Chaque homme, comme il s’approchait de la rivière, a été invité à prononcer le mot "schibboleth". Les personnes qui étaient à l'est du Jourdain pouvaient le prononcer correctement, mais les Éphraïmites, à cause de leur façon particulière de parler, ne pouvaient se résoudre à dire "schibboleth" mais affirmaient que c’était "sibboleth." Tous ceux qui ont mal prononcé le mot furent tués. Au moment où l'affaire s’est terminée, quarante-deux mille hommes d'Éphraïm étaient morts ! (Juges 12:4-6).

 

Jephté a vécu cette guerre contre ses frères à cause de son erreur de faire un vœu à Dieu. Jephté a conduit Israël pendant six ans. Puis il est mort et a été enterré dans Galaad (v. 7).

 

Ibtsan, Elon et Abdon

Pendant les vingt-cinq années suivantes, trois autres juges ont gouverné cette partie d'Israël.

 

Ceux-ci étaient :

Ibtsan de Bethléem qui a conduit Israël pendant sept ans. Il avait trente fils et trente filles. Il a donné ses filles en mariage à l’extérieur de ceux de son clan et il a amené une trentaine de jeunes femmes à l’extérieur de son clan comme épouses pour ses fils. Cela représente le conseil intérieur.

 

Quand il est mort, Elon de Zabulon a gouverné Israël pendant dix ans.

 

Après Elon, Abdon de Pirathon a gouverné en Israël pendant huit ans. Il eut quarante fils et trente petits-fils, qui montaient sur ​​soixante-dix ânes. Cela représente le conseil total de soixante-dix restauré.

 

Aucun d'entre eux n'a fait quelque chose de particulièrement mémorable, mais dans ces années-là il y avait un certain degré de paix et de prospérité dans cette région (Juges 12:7-15).

 

La naissance de Samson

Encore une fois les Israélites ont fait le mal aux yeux du Seigneur, alors l'Éternel les livra entre les mains des Philistins pendant quarante ans.

 

En ces jours-là, il y avait un danite nommé Manoach qui vivait dans la ville de Tsorea, qui était sur ​​le territoire de Dan près de la frontière entre Dan et Juda. C’était environ vingt miles à l'ouest de Jérusalem, et dans le territoire occupé par les Philistins.

 

Manoach était marié depuis plusieurs années, et bien qu'il espérât élever une grande famille, sa femme n'a pas eu d'enfants. Comme le temps passait, le couple a eu à faire face à la possibilité que la femme de Manoach ne soit pas capable d'avoir des enfants.

 

Un jour, quand la femme de Manoach était seule, l'Ange du Seigneur lui apparut et lui dit : "Je sais que tu n’as pas été en mesure d'avoir des enfants, mais je veux que tu saches que, bientôt, tu donneras naissance à un fils. Écoute mes instructions. Ce fils qui est à toi sera sous le vœu de naziréen à partir du moment de sa naissance jusqu'à sa mort. Tu ne dois pas boire de vin ni de boisson forte et ne dois manger aucune nourriture qui est impure. Ce fils qui est le tien doit grandir pour devenir une personne très spéciale qui doit commencer à délivrer Israël de la puissance des Philistins !" (Juges 13:1-5).

 

Ce que la femme de Manoach a fait sera relaté quelques paragraphes plus loin. Le vœu de naziréen doit d'abord être expliqué. Quand les Israélites campaient sur le Mt. Sinaï et ont reçu de Dieu des instructions complètes sur la façon de se conduire, à juste titre, ces directions incluaient ce qu'il fallait faire si l'on décidait de se consacrer soi-même au service spécial à Dieu pour une période de temps choisie, que ce soit pour un mois, une année ou plusieurs années. Cette promesse d'aller dans un tel service spécial était connue comme le vœu de naziréen.

 

Toute personne qui a fait un tel vœu devait faire trois choses : Ne pas boire d'alcool ni consommer de la boisson à base de raisin ou de tout produit du raisin comme le vinaigre ou des raisins secs ; ne toucher aucune personne morte ; s’abstenir de se couper les cheveux (Nombre 6). Le fils de Manoach devait observer ces règles toute sa vie, et la femme de Manoach devait les observer jusqu'à ce que son fils soit sevré.

 

Les vœux de naziréen ne sont plus nécessaires depuis le Messie qui n’était pas lui-même naziréen. D'après le récit historique enregistré dans la Bible, à aucun moment dans le ministère de Jésus-Christ n’a-t-il fait les vœux de naziréen.

 

Lorsque Manoach est revenu, sa femme se rendit immédiatement à lui et lui a dit avec enthousiasme ce qui avait eu lieu.

 

"Je lui ai demandé son nom, mais il n'a ni répondu à ma question, ni m'a dit d'où il venait !" s’exprima-t-elle haut et fort (Juges 13:1-7).

 

Alors Manoach a prié Dieu et a demandé que l'Ange du Seigneur soit envoyé à nouveau pour leur enseigner la façon d'élever l'enfant qui devait naître.

 

Quelques jours plus tard, quand la femme de Manoach était dans le champ l'Ange du Seigneur est venu à nouveau, mais son mari n’était pas avec elle. Elle courut à son mari pour lui dire que la personne qui avait prédit qu'elle aurait un fils était à nouveau présente. Manoach se hâta de retourner avec sa femme pour trouver un homme qui convenait exactement à la description qu'elle lui avait donnée quelques jours auparavant.

 

"Es-tu celui qui a parlé à ma femme il y a quelques jours ?" demanda Manoach un peu hésitant.

 

"Je suis le même," répondit l'étranger. "Tu as prédit que nous aurions un fils," a poursuivi Manoach. "Nous aimerions savoir plus en détail comment nous devrions l'élever."

 

"J'ai déjà donné les instructions à ta femme," répondit l'étranger. "Si vous vous en tenez à elles, vous ferez bien." Il a ensuite répété ces instructions pour leur rafraîchir la mémoire (Juges 13:8-14).

 

Manoach a demandé à l'homme de rester jusqu'à ce qu’une jeune chèvre soit rôtie pour une fête spéciale. L'étranger dit à Manoach qu'il ne resterait pas pour manger, mais que s’il voulait faire cuire la viande, elle devrait être offerte en sacrifice à Dieu.

 

Plus Manoach a parlé avec l'étranger, plus curieux il est devenu au sujet de son identité.

 

"Quel est ton nom ?" a-t-il finalement demandé hardiment. "Nous aimerions savoir afin que nous puissions t’honorer à juste titre lorsque tes prédictions se réaliseront et que notre fils sera né."

 

"À présent, vous devez comprendre que mon nom devrait être gardé secret," répondit l'étranger. "Par conséquent, vous ne devriez pas demander à ce sujet."

 

Manoach ne comprenait toujours pas qui était cet homme, mais il a fait tel que suggéré et a placé un chevreau apprêté sur une grosse roche à sommet plat à proximité. Comme il recula pour ramasser quelques bâtons pour faire un feu, l'étranger s’est dirigé au rocher. Des flammes en jaillissaient ! Puis, comme Manoach et sa femme regardaient, il monta sur la roche et miraculeusement est monté vers le haut avec les flammes et la fumée !

 

Manoach et sa femme étaient tellement effrayés à la vue et par la réalisation soudaine que cet homme était un visiteur venant de la part de Dieu qu'ils sont tombés craintivement par terre. Quand finalement ils ont regardé autour, ils n’ont vu aucun signe de l'étranger (Juges 13:15-20).

 

"Nous avons vu Dieu !" murmura Manoach. "Personne ne peut voir Dieu et vivre ! Nous allons sûrement être frappés à mort à cause de cela !"

 

Sa femme n’était pas si inquiète au sujet de la question. Elle l’a consolé en faisant remarquer que si Dieu voulait les frapper à morts, Il n’aurait pas accepté leur sacrifice et Il ne leur aurait pas dit qu'ils auraient bientôt un fils (Juges 13:21-23).

 

Le couple n’avait pas vu Dieu le Père. L'étranger était le Messager de Dieu et était l'être qui est devenu plus tard l'homme Jésus-Christ.

 

Finalement, un fils est né à la femme de Manoach. Il a été nommé Samson. Il a grandi pour être un jeune homme exceptionnellement fort qui sentait très énergiquement que quelque chose devait être fait pour libérer son peuple du contrôle et de l'influence des Philistins païens.

 

L'Ange de Yahovah a organisé la délivrance d'Israël des Philistins par la main de Samson. Nous avons appris dans les leçons précédentes que cet Ange est l'être qui est devenu plus tard l'homme Jésus-Christ. Samson a été mis à part depuis sa naissance comme étant consacré à l'Éternel. Ceci est la prédestination des élus dès la fondation du monde.

 

Nous allons continuer avec l'histoire de Samson dans l’étude Samson (No. CB059).

 

Référence :

Samson et les Juges (No. 073)

La Bible The New International Version Study Bible