Les Églises Chrétiennes de Dieu
[CB058]
Jephté
(Édition 1.0
20060513-20060513)
Jephté, le Galaadite,
était un puissant guerrier, mais il était un paria et ses demi-frères l'ont
conduit loin de la famille.
Lorsque Galaad était en difficulté, les aînés se
tournèrent vers lui et lui ont demandé son aide et en ont fait leur chef.
Cette étude a été adaptée à partir des Chapitres
66-67 de l’ouvrage The Bible Story Volume III de Basil Wolverton,
publié par Ambassador College Press.
Christian Churches of God
Courriel :
secretary@ccg.org
(Copyright
ã 2006 Christian
Churches of God, éd. Wade Cox)
(Tr. 2015, rév. 2026)
Cette étude peut être copiée et distribuée librement à la condition
qu'elle le soit en son entier, sans modifications ni rayures. On doit y
inclure le nom, l'adresse de l’éditeur et l'avis des droits d'auteur.
Aucun montant ne peut être exigé des récipiendaires des copies
distribuées. De brèves citations peuvent être insérées dans des articles
et des revues critiques sans contrevenir aux droits d'auteur.
Cette étude est disponible sur les pages du World Wide Web
:
http://logon.org/ et
http://ccg.org/
Jephté [CB058]
Nous continuons maintenant à partir de l’étude
Abimélec le Faux Roi (No. CB057).
Dieu choisit ce que l'homme rejette
Pendant ce temps, près de la frontière orientale du territoire de Manassé
en Galaad, il y avait un homme robuste connu sous le nom de Jephté. Son père
était Galaad de la tribu de Manassé, mais parce que sa mère n’était pas la
femme légitime de son père, ses demi-frères (dont la mère était l'épouse
légale de leur père) ne lui permettaient pas d’avoir part à leur héritage.
Rejeté par sa famille, Jephté a quitté la maison lorsqu’il était un très
jeune homme et s’est lui-même établi dans les modes de vie dans le désert
(Juges 11:1-3).
Il est devenu une personne bien formée à l'équitation, à la chasse et aux
combats. Finalement, il s’est développé lui-même comme un chef tribal, le
constructeur d'une petite armée privée qui était la crainte des tribus
nomades féroces, et le protecteur des faibles et des pauvres. Jephté était
en fait une sorte de capitaine des hommes moins pire que les pirates rusés
du désert, mais il est devenu célèbre et respecté dans son coin de pays. Il
avait la réputation de saisir seulement le butin des bandes de voleurs et
des tueurs vicieux, en particulier les Ammonites.
Dans Mitspa il y avait une préoccupation croissante quant à qui devrait
être choisi pour diriger l'armée d'Israël. Ils ont réalisé maintenant que
l'homme qu'ils avaient chassé pharisaïquement était leur seul espoir. Les
anciens de Galaad allèrent chercher Jephté au pays de Tob.
“Viens, sois notre commandant afin que nous puissions lutter contre les
Ammonites", disaient-ils (Juges 11:4-6).
Jephté dit : “Ne m’avez-vous pas haï et fait partir loin de la maison de mon père ?
Pourquoi venez-vous à moi maintenant que vous êtes en difficulté ?”
Les anciens ont expliqué : "Néanmoins, nous sommes ici pour demander ton
aide contre les Ammonites. Tu seras notre chef sur tous ceux qui vivent en
Galaad (vv. 7-8).
Jephté répondit :
"Si je prends votre armée contre les Ammonites, et que Dieu me rende
victorieux, serai-je vraiment votre chef ?"
Les anciens répondirent : "Le Seigneur est notre témoin ; nous ferons
certainement ce que tu dis." Alors Jephté partit avec eux à Galaad et il fut
nommé chef et commandant sur eux (vv. 9-11).
Quelques jours plus tard à Mitspa, Jephté envoya des messagers au roi des
fils d'Ammon, qui campait avec une grande armée au sud de la rivière Jabbok
sur le territoire de Gad. Il demanda au roi pourquoi il était venu pour
combattre les tribus du nord-est d'Israël.
Les messagers revinrent rapidement avec la réponse sèche du roi ammonite
: "Les Israélites se sont emparés de mon pays quand ils sont venus d'Égypte,
je suis ici avec mon armée pour exiger que vous me le restituez. C’est tout
le territoire à l'est du Jourdain entre les rivières Arnon et Jabbok" (Juges
11:12-13).
Jephté a renvoyé un message au roi :
“Israël n'a pas pris
le pays de Moab ou le pays des Ammonites.
"Lorsqu’Israël est monté d'Égypte en passant par le désert, la mer Rouge
et Kadès, des messagers ont été envoyés au roi d'Édom demandant la
permission de passer par son pays. Il a refusé. La permission a été demandée
au roi de Moab pour passer pacifiquement à travers Moab, et il a également
refusé. Après que les Israélites eurent campé à Kadès pour un temps, ils
partirent vers le nord-est, en faisant soigneusement attention à ne pas
empiéter sur les terres d'Édom et de Moab, ou déranger ces gens tandis
qu’ils passaient.
"Israël envoya des
messagers à Sihon dans Hesbon, roi des Amorites, demandant la permission de
passer par son pays. Sa terre est cette terre qui est désormais remise en
question. Les Amorites l’avaient auparavant prise des Ammonites, et Ammon
n'a jamais été capable de la récupérer. Au lieu d'accorder la demande de
laisser passer Israël à travers sa terre, le roi Sihon a essayé d'anéantir
Israël par l'épée. Mais il a été battu. Le Dieu d'Israël a ensuite donné la
possession de la terre des Amorites à Israël. Elle comprenait le territoire
de la rivière Arnon jusqu'à la rivière Jabbok, et depuis l'est du Jourdain
jusque dans le désert. Ce sont les limites de la terre que vous prétendez
comme étant les vôtres, mais pourquoi le prétendez-vous ? (Juges 11:14-23).
"Notre Dieu a pris cette terre des Amorites et Il nous l’a donnée. Si
votre dieu Kemosch devait vous donner quelque chose, ne penseriez-vous pas
que vous devriez en être le propriétaire légitime ? Peu importe que ce soit
la terre dont vous parlez ou toute autre terre, si notre Dieu chasse les
habitants devant nous, nous posséderons ce pays !
Les Ammonites rejettent la décision de Dieu
"Pensez-vous que vous êtes mieux que Balak, roi de Moab, qui savait mieux
que de se battre avec Israël sur les villes et le territoire qu'il
connaissait comme appartenant à Israël à juste titre ? A-t-il jamais
prétendu que nous devrions lui donner le pays que Moab avait perdu aux
Amorites ? Si vous pensez que ces endroits que vous avez perdus aux Amorites
devraient être récupérés auprès d'Israël, pourquoi n’avez-vous pas fait
quelque chose à ce sujet bien avant cela ?
"Compte tenu de toutes ces choses, vous devez admettre honnêtement
qu'Israël n'a rien fait pour que vous menaciez la nation ou fassiez la
guerre. Par ailleurs, vous faites la mauvaise chose de menacer une guerre
contre Israël !
"Que le Dieu d'Israël,
qui est le Dieu suprême, juge cette question entre Israël et Ammon !"
Le roi d'Ammon ne fit pas attention au message que Jephté lui a envoyé
(Juges 11:24-28).
Alors l'esprit de l'Éternel fut sur Jephthé. Il a traversé tout l'Est
d’Israël pour recruter davantage de soldats, et même, il a envoyé des
messagers à travers le Jourdain pour demander à la tribu d'Éphraïm de
l’aider. Il a dit à ses officiers d’obtenir l'armée israélite prête à se
déplacer. Alors que les préparatifs étaient en cours, Jephté a bêtement
prononcé un vœu très inhabituel et inapproprié, pensant que sa chance pour
la victoire serait plus grande s’il pouvait promettre quelque chose à Dieu
en retour (Juges 11:29-31 ; 12:1-2).
"Si tu nous donnes le succès dans la bataille et si je suis autorisé à
retourner en paix, alors je vais te dédier la première chose qui vient de ma
porte pour me rencontrer", a-t-il dit à Dieu, "et je vais la préparer comme
holocauste !"
Dieu n'a pas approuvé ce vœu bêtement prononcé et aurait aidé Jephté
aussi sûrement s’il ne l’avait pas fait. Mais indépendamment de ce que Dieu
pensait du vœu, Il a aidé Israël à foncer sur les Ammonites avec une force
écrasante. La bataille a fait rage sur une superficie de trente miles qui a
impliqué vingt villes. Quand ce fut fini, les Ammonites ont été complètement
défaits. (vv. 32-33).
Mais le goût agréable de la victoire allait bientôt tourner en amertume
pour Jephté. Son courage et son intégrité avaient apporté la victoire, mais
son manque de bon jugement était forcé d’apporter le chagrin. Comme il
approchait de sa maison à son retour du champ de bataille à l'est du
Jourdain, sa jeune fille (son seul enfant) est venue danser hors de la
maison.
Il resta bouche bée, se rappelant qu'il avait promis de consacrer à Dieu
tout ce qui venait à sa rencontre ! (Juges 11:34).
Il se souvint alors du vœu qu'il avait fait à Dieu avant la bataille.
Jephté était si bouleversé qu'il a déchiré son manteau en lambeaux. Comme sa
fille se précipita à sa rencontre, il la saisit dans une étreinte
affectueuse. Puis il lui a parlé du vœu qu'il avait fait. Ce fut un choc
pour elle, mais elle ne se plaignit pas.
"Si tu as fait un vœu à Dieu," dit-elle à son père, "alors tu dois le
tenir. Dieu t’a donné une victoire sur les Ammonites, comme tu l’as demandé,
donc fais de moi selon ta promesse dans cette affaire."
Faire un vœu à Dieu est quelque chose qui devrait être fait rarement,
voire jamais. Jephté a commencé à réaliser qu'il avait été très stupide de
faire un tel vœu téméraire. Mais, pensant que tout vœu était lié, il était
déterminé à l’exécuter, même si Dieu désapprouvait certainement un tel acte.
"Avant que je parte," lui a dit la fille de Jephté,
"Je voudrais profiter de deux mois pour rendre visite à mes amies qui
vivent à différents endroits dans les montagnes voisines, puisque je ne les
reverrai jamais !"
Jephté a facilement accepté
(Juges 11:35-38). Au bout de deux mois elle est retournée consciencieusement
à la maison. La Bible ne précise pas les détails de ce qui est arrivé. Elle
conclut simplement : "… elle est retournée à son père, qui accomplit sur
elle le vœu qu'il avait fait ..." (Juges 11:39). Bien que certains
commentateurs aient pensé que Jephté a gardé sa fille en vierge perpétuelle,
les Juifs et la plupart des commentateurs ont compris cette histoire
tragique telle qu’elle est expliquée dans la Bible
Authorized Version of the Bible.
La leçon ici est que personne n’est lié en Israël par un vœu qui
contrevient à la loi de Dieu. Jephté a appris une puissante leçon. Il a
découvert, à travers cette tragédie, la vraie leçon de foi
– que l'on ne doit pas faire un vœu à Dieu, afin de Lui faire réaliser ce
qu'Il a promis. Ce que Dieu attend de nous c’est que nous apprenions à Lui
faire confiance en toute chose. Lorsque Jephté a finalement appris cette
leçon, il est devenu un exemple exceptionnel de la foi. Paul a même fait
référence à lui dans Hébreux 11:32 comme un des exemples remarquables de la
foi dans l'Ancien Testament.
Il devint plus tard une coutume en Israël pour les jeunes femmes de
passer quatre jours chaque année dans l'expression de la tristesse pour la
fille de Jephté (Juges 11:40).
Jephté et Éphraïm
Les hommes d'Éphraïm ont été offensés parce qu’ils n’avaient pas reçu une
partie de la gloire que l'armée de Jephté a obtenue dans la lutte contre les
Ammonites. En fait, ils étaient si irrités qu'ils ont formé une armée et ont
traversé à Tsaphon pour faire face à Jephté.
"Pourquoi ne nous
as-tu pas permis d’entrer dans ta bataille avec les Ammonites ?"
demandèrent-ils avec colère. Nous allons mettre le feu à ta maison et la
réduire en cendres sur toi !"
"Il n'y avait pas de temps à perdre en préparation contre les Ammonites,"
a-t-il expliqué. "Si vous aviez voulu aider, vous auriez pu vous porter
volontaires, peu importe le nombre d'hommes que vous auriez pu réunir
rapidement quand je vous ai demandé de l'aide. Mais vous n’avez envoyé
personne. Alors maintenant, vous n’avez aucune bonne raison de vous
plaindre. Des milliers d'hommes, y compris moi-même, ont risqué leur vie
contre l'ennemi, mais Dieu nous a délivrés et l'affaire est terminée. Quelle
est donc la raison d’amener une armée pour me combattre ?" (Juges 12:1-3).
"Vous, les hommes de
la région de Galaad êtes des renégats d’Éphraïm et de Manassé !" ont-ils
crié. "Vous êtes seulement les exilés et l'écume d'Israël !"
Ces insultes infondées ont piqué les Galaadites, et il ne fallut pas
longtemps avant que la bataille fasse rage.
Les hommes d'Éphraïm étaient en colère comme pas possible, mais les
hommes de Jephté, après toutes ces remarques insultantes, étaient davantage
plus en colère, et ils sont tombés contre leurs frères avec une telle
puissance qu'ils ont défait rapidement les hommes d'Éphraïm, qui ont rompu
les rangs et ont fui dans la peur et la confusion dans toutes les
directions. Jephté savait finalement qu’ils passeraient tous le Jourdain à
l'Ouest pour revenir à leur territoire de résidence au Sud, il ordonna donc
à ses hommes de se précipiter sur les lieux à la rivière où il était
possible de passer à gué. Il sentait que les gens qui avaient une telle
attitude misérable devaient être punis, et Dieu lui a permis de faire
exactement cela.
Au début, les Galaadites avaient de la difficulté à identifier les gens
parce qu'ils étaient très nombreux à traverser le Jourdain. Pour traverser
en toute sécurité, les Éphraïmites ont tenté de se présenter comme des gens
de l'est du Jourdain afin qu'ils ne soient pas attaqués. Alors, quelqu'un a
pensé à la bonne façon de déterminer qui était d’Éphraïm. Chaque homme,
comme il s’approchait de la rivière, a été invité à prononcer le mot
"schibboleth". Les personnes qui étaient à l'est du Jourdain pouvaient le
prononcer correctement, mais les Éphraïmites, à cause de leur façon
particulière de parler, ne pouvaient se résoudre à dire "schibboleth" mais
affirmaient que c’était "sibboleth." Tous ceux qui ont mal prononcé le mot
furent tués. Au moment où l'affaire s’est terminée, quarante-deux mille
hommes d'Éphraïm étaient morts ! (Juges 12:4-6).
Jephté a vécu cette guerre contre ses frères à cause de son erreur de
faire un vœu à Dieu. Jephté a conduit Israël pendant six ans. Puis il est
mort et a été enterré dans Galaad (v. 7).
Ibtsan, Elon et Abdon
Pendant les vingt-cinq années suivantes, trois autres juges ont gouverné
cette partie d'Israël.
Ceux-ci étaient :
Ibtsan de Bethléem qui a conduit Israël pendant sept ans. Il avait trente
fils et trente filles. Il a donné ses filles en mariage à des personnes ne
faisant pas partie de son clan et il a fait venir trente jeunes femmes qui
n'appartenaient pas à son clan comme épouses pour ses fils. Cela représente
le conseil intérieur.
Quand il est mort, Elon de Zabulon a gouverné Israël pendant dix ans.
Après Elon, Abdon de Pirathon a gouverné en Israël pendant huit ans. Il
eut quarante fils et trente petits-fils, qui montaient sur soixante-dix
ânes. Cela représente le conseil total de soixante-dix restauré.
Aucun d'entre eux n'a fait quelque chose de particulièrement mémorable,
mais dans ces années-là il y avait un certain degré de paix et de prospérité
dans cette région (Juges 12:7-15).
La naissance de Samson
Encore une fois les Israélites ont fait le mal aux yeux du Seigneur,
alors l'Éternel les livra entre les mains des Philistins pendant quarante
ans.
En ces jours-là, il y avait un danite nommé Manoach qui vivait dans la
ville de Tsorea, qui était sur le territoire de Dan près de la frontière
entre Dan et Juda. C’était à environ vingt miles à l'ouest de Jérusalem, et
dans le territoire occupé par les Philistins.
Manoach était marié depuis plusieurs années, et bien qu'il espérât élever
une grande famille, sa femme n'a pas eu d'enfants. Comme le temps passait,
le couple a eu à faire face à la possibilité que la femme de Manoach ne soit
pas capable d'avoir des enfants.
Un jour, alors que la femme de Manoach était seule, l'Ange du Seigneur
lui apparut et lui dit :
"Je sais que tu n’as pas été en mesure d'avoir des enfants, mais je veux
que tu saches que, bientôt, tu donneras naissance à un fils. Écoute mes
instructions. Ce fils qui est à toi sera sous le vœu de naziréen à partir du
moment de sa naissance jusqu'à sa mort. Tu ne dois pas boire de vin ni de
boisson forte et tu ne dois manger aucune nourriture qui est impure. Ce fils
qui est le tien doit grandir pour devenir une personne très spéciale qui
doit commencer à délivrer Israël de la puissance des Philistins !" (Juges
13:1-5).
Ce que la femme de Manoach a fait sera relaté quelques paragraphes plus
loin. Le vœu de naziréen doit d'abord être expliqué. Quand les Israélites
campaient sur le Mt. Sinaï et ont reçu de Dieu des instructions complètes
sur la façon de se conduire, à juste titre, ces directives incluaient ce
qu'il fallait faire si l'on décidait de se consacrer soi-même au service
spécial à Dieu pour une période de temps choisie, que ce soit pour un mois,
une année ou plusieurs années. Cette promesse d'aller dans un tel service
spécial était connue comme le vœu de naziréen.
Toute personne qui a fait un tel vœu devait faire trois choses : Ne pas
boire d'alcool ni consommer de la boisson à base de raisin ou de tout
produit du raisin comme le vinaigre ou des raisins secs ; ne toucher aucune
personne morte ; s’abstenir de se couper les cheveux (Nombre 6). Le fils de
Manoach devait observer ces règles toute sa vie, et la femme de Manoach
devait les observer jusqu'à ce que son fils soit sevré.
Les vœux de naziréat n'étaient plus nécessaires de la part du Messie qui
n'était pas lui-même un naziréen. D'après la Bible, à aucun moment du
ministère de Christ, il n'a prononcé les vœux de naziréat.
Lorsque Manoach est revenu, sa femme se rendit immédiatement à lui et lui
a dit avec enthousiasme ce qui avait eu lieu.
"Je lui ai demandé son nom, mais il n'a ni répondu à ma question, ni m'a
dit d'où il venait !" s’exprima-t-elle haut et fort (Juges 13:1-7).
Alors Manoach a prié Dieu et a demandé que l'Ange du Seigneur soit envoyé
à nouveau pour leur enseigner la façon d'élever l'enfant qui devait naître.
Quelques jours plus tard, quand la femme de Manoach était dans le champ
l'Ange du Seigneur est venu à nouveau, mais son mari n’était pas avec elle.
Elle courut à son mari pour lui dire que la personne qui avait prédit
qu'elle aurait un fils était à nouveau présente. Manoach se hâta de
retourner avec sa femme pour trouver un homme qui convenait exactement à la
description qu'elle lui avait donnée quelques jours auparavant.
"Es-tu celui qui a parlé à ma femme il y a quelques jours ?" demanda
Manoach un peu hésitant.
"Je suis le même," répondit l'étranger. "Tu as prédit que nous aurions un
fils," a poursuivi Manoach. "Nous aimerions savoir plus en détail comment
nous devrons l'élever."
"J'ai déjà donné les instructions à ta femme," répondit l'étranger. "Si
vous vous en tenez à elles, vous ferez bien." Il a ensuite répété ces
instructions pour leur rafraîchir la mémoire (Juges 13:8-14).
Manoach a demandé à l'homme de rester jusqu'à ce qu’une jeune chèvre soit
rôtie pour une fête spéciale. L'étranger dit à Manoach qu'il ne resterait
pas pour manger, mais que s’il voulait faire cuire la viande, elle devrait
être offerte en sacrifice à Dieu.
Plus Manoach a parlé avec l'étranger, plus curieux il est devenu au sujet
de son identité.
"Quel est ton nom ?" a-t-il finalement demandé hardiment. "Nous aimerions
savoir afin que nous puissions t’honorer à juste titre lorsque tes
prédictions se réaliseront et que notre fils sera né."
"À présent, vous devez comprendre que mon nom devrait être gardé secret,"
répondit l'étranger. "Par conséquent, vous ne devriez pas poser des
questions à ce sujet."
Manoach ne comprenait toujours pas qui était cet homme, mais il a fait
tel que suggéré et a placé un chevreau apprêté sur une grosse roche à sommet
plat à proximité. Comme il recula pour ramasser quelques bâtons pour faire
un feu, l'étranger s’est dirigé vers le rocher. Des flammes en jaillissaient
! Puis, comme Manoach et sa femme regardaient, il monta sur la roche, et
miraculeusement est monté vers le haut avec les flammes et la fumée !
Manoach et sa femme étaient tellement effrayés à la vue et par la
réalisation soudaine que cet homme était un visiteur venant de la part de
Dieu qu'ils sont tombés craintivement par terre. Quand finalement ils ont
regardé autour, ils n’ont vu aucun signe de l'étranger (Juges 13:15-20).
"Nous avons vu Dieu !" murmura Manoach. "Personne ne peut voir Dieu et
vivre ! Nous allons sûrement être frappés de la mort à cause de cela !"
Sa femme n’était pas si inquiète au sujet de la question. Elle l’a
consolé en faisant remarquer que si Dieu voulait les frapper de la mort, Il
n’aurait pas accepté leur sacrifice et Il ne leur aurait pas dit qu'ils
auraient bientôt un fils (Juges 13:21-23).
Le couple n’avait pas vu Dieu le Père. L'étranger était le Messager de
Dieu et était l'être qui est devenu plus tard l'homme Jésus-Christ.
Finalement, un fils est né de la femme de Manoach. Il a été nommé Samson.
Il a grandi pour être un jeune homme exceptionnellement fort qui sentait
très énergiquement que quelque chose devait être fait pour libérer son
peuple du contrôle et de l'influence des Philistins païens.
L'Ange de Yahovah a organisé la délivrance d'Israël des Philistins par la
main de Samson. Nous avons appris dans les leçons précédentes que cet Ange
est l'être qui est devenu plus tard l'homme Jésus-Christ. Samson a été mis à
part depuis sa naissance comme étant consacré à l'Éternel. Ceci est la
prédestination des élus dès la fondation du monde.
Nous allons continuer avec l'histoire de Samson dans l’étude
Samson (No. CB059).
Référence :
La Bible The New International Version Study
Bible
q