Christian Churches
of God
No. 156
Le Calendrier de Dieu
(Édition
5.0 19960316-20000320-20070724-20080103-20160508)
Le Calendrier établi par Dieu a été mis en mouvement
dès la création. Il ne dépend ni de l'homme ni d'un quelconque système
d'observation pour être déterminé. Il était en vigueur durant toute la
période du Temple en Israël et n'est pas le même calendrier que celui
observé par les Juifs aujourd'hui. Les Chrétiens sont tenus, par la Loi et
le Témoignage de la Bible, d'observer et de suivre ce Calendrier et aucun
autre.
Courriel:
secretary@ccg.org
(Copyright
ã 1996, 1999, 2000, 2007, 2008, 2016 Wade Cox)
(Tr. 2003, 2025,
rév 2026)
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Le Calendrier
de Dieu [156]
Le calendrier du système juif est un système dérivé
postérieur. Il n'était pas celui utilisé durant la période du Temple à
l'époque de Christ et de l'Église. Dans l'Annexe 3 de
The History of the Jewish People in the Age of Jesus Christ (Vol. 1,
p. 587 et suiv.), Schürer mentionne que “les
noms Juifs sont d'origine assyro-babylonienne ; leurs équivalents akkadiens
sont : ni-sa-an-nu, a-a-ru, sf-ma-nu, du-u-zu, etc. ” et il se réfère
aux travaux de Landsburger sur le sujet (Materialen
zum Sumerischen Lexicon V (1957), pp. 25-26 etc.). Schürer ajoute :
Dans le cadre du Judaïsme, le document le plus ancien
répertoriant tous les mois les uns après les autres est le Megillath
Ta'anith. Il a été compilé au premier ou au début du deuxième siècle de
notre ère, puisqu'il est déjà cité dans la Mishnah [la Mishnah a été
compilée vers le deuxième siècle]. Parmi les autorités postérieures, il
suffit de mentionner le Chrétien peu connu, Josephus, qui dans son
Hypomnesticum (PG cvi, col. 33) mentionne [Nesan,
Eiar, Eiouan, Thamouz, 'Ab, 'Eloul, ‘Osri (lire Thisri), Marsaban, Chaseleu,
Tebeth, Eabath, 'Adar].
Après avoir listé les preuves concernant les noms des
mois juifs (voir l'Annexe), il dit ensuite :
Les mois juifs ont toujours continué d'être ce que les
mois de toutes les nations civilisées étaient à l'origine ; à savoir de
véritables mois lunaires. Comme la durée astronomique d'un mois est de 29
jours, 12 heures, 44', 3", des mois de 29 jours doivent alterner assez
régulièrement avec des mois de 30 jours. Mais douze mois lunaires ne
totalisent que 354 jours, 8 heures, 48', 38", alors que l'année solaire
comprend 365 jours, 5 heures, 48', 48". La différence entre une année
lunaire de douze mois et une année solaire, par conséquent, s’élève donc à
10 jours et 21 heures. Pour compenser cette différence, il faut intercaler
un mois au moins une fois tous les trois ans, et parfois dès la deuxième
année. Il a été observé dans les temps anciens qu'une compensation
suffisamment précise était obtenue en intercalant un mois trois fois tous
les huit ans (période durant laquelle la différence s’élève à 87 jours). Les
jeux grecs quadriennaux reposaient déjà sur la reconnaissance de ce cycle de
8 ans ('octaeteris'), le cycle de quatre ans étant simplement obtenu en le
divisant par deux.
Par conséquent, l'Olympiade est basée sur le calendrier
lunaire.
Schurer poursuit :
Dès le cinquième siècle avant J.-C, l'astronome Meton
d'Athènes avait élaboré un système de compensation encore plus précis, sous
la forme d'un cycle de 19 ans, dans lequel un mois devait être intercalé
sept fois. Ce système dépassait considérablement en termes de précision le
cycle de 8 ans, car en dix-neuf ans, il ne restait qu’une différence d’un
peu plus de deux heures, alors que dans le cycle de huit ans, elle était
d’un jour et demi. Parmi les astronomes postérieurs ayant fourni des calculs
encore plus précis, Hipparchus de Nicée (vers 180-120 av. J.-C) mérite une
mention particulière. Le fait que tous les dix-neuf ans, le cours du soleil
et de la lune coïncide à nouveau presque exactement était également bien
connu des Babyloniens. En effet, des inscriptions cunéiformes semble montrer
qu'ils utilisaient régulièrement un cycle intercalaire de 19 ans, dès
l’époque de Nabonnassar, bien avant Meton donc. Même si ce n'est pas encore
prouvé, l'utilisation d'une période intercalaire de dix-neuf ans durant les
ères perses et séleucides peut néanmoins être considérée comme vérifiée,
bien qu'il ne soit toujours pas absolument certain que la priorité revienne
aux Grecs ou (comme c’est probable) aux Babyloniens.
Ainsi, les Babyloniens possédaient la connaissance du
calendrier lunaire basé sur un cycle de 19 ans. Ils le comprenaient bien
avant le philosophe Meton. Même si cela n'est pas encore prouvé pour
Babylone, la période intercalaire de dix-neuf ans durant les ères perses et
séleucides peut néanmoins être considérée comme vérifiée. Schürer n'est pas
absolument certain que la priorité de cette compréhension revienne aux Grecs
ou, comme c'est probable, aux Babyloniens. Il s’avère qu'elle remonte bien
avant même les Babyloniens.
Schürer note :
…que le cycle de dix-neuf ans était utilisé dans le
royaume des Arsacides au premier siècle avant et après J.-C.. Cela a été
démontré par Th. Reinach, à partir de pièces de monnaie sur lesquelles les
années 287, 317 et 390 de l'ère séleucide apparaissent comme des années
intercalaires. Dans quelle mesure les Juifs de l'époque intertestamentaire
étaient-ils avancés dans ces domaines ? Ils
en avaient bien sûr une certaine connaissance générale, mais à moins que
nous nous soyons trompés complètement, à l'époque de Jésus, ils n'avaient
toujours pas de calendrier fixe, mais, sur la base d’une observation
purement empirique, ils commençaient chaque nouveau mois avec l'apparition
de la nouvelle lune, et de la même manière, sur la base de l'observation,
ils intercalaient un mois au printemps de la troisième ou de la deuxième
année, conformément à la règle selon laquelle, en toutes circonstances, la
Pâque devait tomber après l'équinoxe vernal.
Ces citations ouvrent le document en évoquant cette
période intertestamentaire et les commentaires de Schürer sur le calendrier.
Le Calendrier de Dieu remonte à la création. Ce calendrier ne dépend pas de
ce que faisaient les Juifs à l'époque de Jésus Christ et, en effet, nous
verrons pourquoi Schürer n’est pas, en réalité, correct ou exhaustif sur ce
point. Nous savons que le système d'observation a été introduit à une
période ultérieure et utilisé en parallèle avec les calculs de la
conjonction, apparemment pour justifier les traditions. Les spécialistes
s’accordent en général assez bien sur le fait que les Samaritains et les
Sadducéens avaient le même système,
basé sur la conjonction, calculé et annoncé au moins huit mois à
l'avance – certainement dans le cas des Samaritains. Nous examinerons cet
aspect plus en détail. Schürer ne franchit pas l’étape logique dans son
argumentation pour montrer pourquoi les Juifs en sont venus à fonctionner
par observation, alors qu’ils savaient pertinemment que ce n’était pas
correct, ou pourquoi ils ont introduit l'argument de l'observation à la fin
de la période du Temple. En effet, nous verrons que les Pharisiens n'avaient
pas eu le pouvoir de l'imposer durant la période du Temple, malgré leur
propre fourberie.
On peut affirmer avec certitude que les Samaritains
utilisaient le même calendrier depuis au moins 2500 ans, et que le
calendrier, les Sabbats et le système qu'ils utilisent aujourd'hui, basés
sur la conjonction, sont le même calendrier, les mêmes Sabbats qu'ils ont
utilisés durant la période du Temple et au-delà. Les commentaires d'Ibrahim
ibn Ya'kub, commentateur de la Bible samaritaine, montrent que les pratiques
samaritaines étaient basées sur la conjonction. Ils faisaient commencer le
jour au soir ou au crépuscule. Ils observaient le festival de deux jours du
14 et du 15 de Nisan ou Abib, comme l’a fait l'Église, celle qui observe le
Sabbat, pendant deux mille ans (voir le document
Le Rôle du Quatrième
Commandement dans l’Histoire des Églises de Dieu Observant le Sabbat (No.
170),
édition 1998). Ils observaient le sacrifice le 14 Nisan au
soir, à la fin du 14ème jour, et commençaient le repas le soir du
15 Nisan, le tout déterminé selon la conjonction. De plus, comme les
Sadducéens durant la période du Temple, ils célébraient la Fête de la
Pentecôte le dimanche, cinquante jours après le dimanche de la Gerbe Agitée
durant les Pains sans Levain (cf. John Bowman (éd. et tr.),
Samaritan Documents Relating to Their
History, Religion and Life, Pittsburgh Original texts and Translation
Series Number 2, pp. 223-237).
Il n'existe aucune preuve suggérant que les Samaritains
aient modifié leur système, ou que les Samaritains et les autres nations
mentionnées ci-dessus n'aient pas été capables de calculer la conjonction
avec précision, longtemps à l'avance, durant toute la période du Deuxième
Temple. Si les Juifs "ont perdu" cette connaissance à la fin de l’ère du
Deuxième Temple, alors, ils l'ont fait délibérément pour introduire leurs
traditions. L'Église n’a jamais suivis ces pratiques pour déterminer le
calendrier et les Nouvelles Lunes, sauf durant sa période la plus ignorante
de judaïsation post-Réforme. Au cours du troisième siècle, le Judaïsme
Rabbinique a également introduit dans son calendrier des festivals et des
systèmes païens, provenant de Babylone. R. Samuel Kohn, le Grand Rabbin de
Budapest et auteur d’ouvrages sur les pratiques samaritaines, écrivant à
Budapest en 1894, décrit les pratiques de l'Église sabbatarienne durant la
période de la Réforme. Il note que l'église sabbatarienne de Budapest
déterminait le calendrier selon la conjonction (avec une légère variation
par rapport aux pratiques samaritaines). Il souligne également que les
Judaïsants postérieurs (post-Simon Pechi) en Transylvanie suivaient
Rosh HaShanah ou le Nouvel An célébré en Tishri, ce qui était
une preuve de l'influence juive. Il affirme que Rosh HaShanah n'a été
introduit dans le Judaïsme qu’après la période post-Temple, au troisième
siècle. Le Docteur Kohn mentionne ce fait important dans l'ouvrage
The Sabbatarians in Transylvania
(Les Sabbatariens en Transylvanie), précisant que cette pratique est apparue
au troisième siècle, période "post-biblique" (se référant au Talmud
Rosh haShanah 8a, note 18 du chap.
7) (Éd. W. Cox, tr. T. McElwain et B. Rook,
CCG Publishing, USA, 1998, pp. v,
58, 106 et suiv. et. seq. et nn.). Bibliquement, le Nouvel An est en
Abib/Nisan, qui est le premier mois.
Le passage du calendrier biblique pur et originel vers
le calendrier rabbinique introduit depuis Babylone, premièrement sous le
Rabbin Hillel II en l’an 358 EC (ère actuelle), a été un processus long, car
les traditions devaient être ancrées pour justifier les changements
graduels. La Mishnah, compilée vers l’an 200 EC et sur laquelle le Talmud a
été plus tard rédigé comme commentaire, rend plus ou moins compte de ce
processus à travers les remarques et les autorités qu'elle mentionne.
Nous verrons plus bas qu'au moment de la période du
Temple, le Calendrier suivait le calcul des Sadducéens. Le calcul ou le
système pharisien n’est entré en vigueur qu’après la destruction du Temple
en l’an 70 EC. La Mishnah note de nombreuses pratiques que le calendrier
juif moderne est conçu pour empêcher. Ce calendrier n'a pas été vraiment
perfectionné – même sous Hillel II vers l’an 358 EC – et a subi des
modifications jusqu'au onzième siècle. Les détails de ces changements et
conflits sont consignés dans le document
Le Calendrier et la Lune :
Ajournements ou Festivals ? (No. 195).
La Mishnah montre que les Jours Saints tombaient avant
et après le Sabbat à plusieurs reprises, ce qui signifie que les traditions
et le système inventé par les Pharisiens pour protéger ces traditions
n'étaient pas encore en place, même au moment de la compilation de la
Mishnah (cf. Soncino Talmud :
Shabbat 114b ; Menachoth 100b ; et
Mishnah Besah 2:1 ;
Shabbat 15:3 ; Sukkah 5:7 ; Arakhin 2:2 ; Hagigah
2:4). Des Sabbats dos à dos étaient courants. Le texte de Hagigah 2:4 montre
le conflit qui se développait à ce moment-là (l’an 200 EC), entre les
partisans et les opposants à une Pentecôte tombant un dimanche (cf. ibid.
(No. 195) et voir ci-dessous).
Il est impossible que le système d'ajournements et le
calendrier juif actuel (ou moderne) aient été en vigueur à l’époque de
Christ.
La Mishnah indique également qu'il existe quatre
Nouvels An et que le premier jour de Nisan est le Nouvel An des rois
et des festivals. Ce point est également examiné dans le document
La
Soirée Mémorable (No. 101), qui examine les pratiques
samaritaines relatives à la Pâque. Nous pouvons également voir, d’après ces
indications dans la Mishnah que les datations relatives à Esdras et à
Néhémie étaient basées sur le 1er Nisan et
non sur le 1er
Tishri (cf.
La Lecture de la Loi avec
Esdras et Néhémie (No. 250)). À ce moment-là,
Tishri était utilisé pour le calcul des années, pour les années de
sabbats et pour les Jubilés (Rosh
Hashanah 1.1 E (3)). Nous constatons que l’idée de Tishri, venue
de Babylone, a été mentionnée pour la première fois dans la Mishnah comme
étant proposée par R. Eliazar et R. Simeon (ibid. 1.1 D). Il n'a pas été
observé comme Nouvel An pendant la période du Temple. La Mishnah tente
également de dissocier le début de la dîme du bétail au 1er
Elul (ibid. 1.1 C). La Maison de Shammai soutenait que le Nouvel An pour
les arbres était le 1er Shebat, tandis que la Maison de
Hillel soutenait qu’il étant le quinzième jour de ce mois-là. Le Nouvel An à
la Pleine Lune est une pratique directement païenne, également introduite
depuis Babylone et sans doute associée aux plantations selon les cycles de
la lune. Toutes ces déterminations relèvent du Judaïsme rabbinique de la
période post-Temple. Ce n’est qu’au troisième siècle que nous voyons
Tishri avancé par les rabbins. Aujourd’hui, ce système et celui des
ajournements dominent désormais le Judaïsme, contrairement à la parole de
Dieu. Rosh HaShanah (la Fête des Trompettes) ne tombe souvent pas sur
le molad (conjonction), et les Jours Saints de Dieu sont
reportés/ajournés par désobéissance à d'autres jours que Dieu n'a pas
ordonnés.
L’Encyclopaedia
Judaïca reconnaît ce fait dans son article à propos de la
Fixation de Rosh HaShanah
(Jour du Nouvel An).
Fixation de Rosh
HaShanah (Jour du Nouvel An). L'année commence le 1er Tishri,
qui correspond rarement au jour du
molad, car il existe quatre obstacles ou considérations, appelées
dehiyyah, pour fixer le premier jour du mois (rosh hodesh). Chaque dehiyyot
peut entraîner un ajournement de deux jours :
(1) principalement pour éviter que le Jour des Expiations
(10Tishri) ne tombe un vendredi ou un dimanche, et que Hoshana Rabba (le
septième jour de Sukkot ; 21Tishri) ne tombe un samedi, mais aussi en partie
pour des raisons astronomiques ...
(2) uniquement pour une raison astronomique : si le
molad se produit à midi ou plus
tard, Rosh HaShanah est retardé d'un jour (ibid., p. 44).
Les troisième et quatrième
dehiyyah sont des règles plus complexes impliquant des moments
spécifiques du molad et l'ajournement conséquent du 1er Tishri.
Ces moladot sont tabulés avec des
ajournements spécifiques, comme indiqué dans l'article de
l'Encyclopaedia Judaïca. Cette règle d'ajournement n'était pas
connue aux temps de Christ ni lors de la compilation du Talmud. La Mishnah,
ainsi que le Talmud, en tant que commentaire, montrent clairement que le
Jour des Expiations tombait un vendredi ou un dimanche jusqu'à l’époque de
la compilation de la Mishnah et, par conséquent, au temps de Christ, deux
siècles avant celle-ci.
Nous constatons également que la détermination des mois
était différente de celle du calendrier juif actuel.
(Arakhin 2:2) : On ne compte pas moins de quatre
mois pleins dans l'année, et [selon les sages] il n'y en a jamais eu plus de
huit.
Il est donc impossible que ces ajournements aient été
en place à l’époque de Christ. Nous poursuivons :
... On s'attendait
à ce que le système actuel soit remplacé [emphase ajoutée] à nouveau par
un système basé sur des valeurs réelles [par opposition aux valeurs
moyennes], plus proche du calendrier juif antérieur dans lequel les
Nouvelles Lunes (jours de la phasis
[c'est-à-dire la durée de l'intervalle entre la véritable conjonction et la
première apparition du nouveau croissant]) et les intercalations étaient
proclamées sur la base à la fois d'observations et de calcul (ibid., p. 47).
Notez que ces remarques ici montrent que les calculs se
faisaient en fonction de la véritable conjonction, selon les
phases (qui n’est pas visible) et
que les observations étaient introduites pour confirmer ce qui était déjà
connu depuis des mois et des années, à l’avance. Le terme
phases
de la lune provient du mot
phasis et a toujours été appliqué
à la Nouvelle Lune (pleine obscurité), la Pleine Lune, ainsi que les premier
et derniers quartiers. Le croissant n'a jamais été considéré comme une
véritable phase de la lune dans le sens où il serait utilisé pour la
Nouvelle Lune.
Aspect Historique.
Selon une tradition rapportée au nom de Haï Gaon (décédé en 1038), le
calendrier juif actuel a été introduit par le patriarche Hillel II... en
l’an 358/59 après J.-C.... Bien qu'il ne soit pas déraisonnable d'attribuer
à Hillel II la fixation de l'ordre régulier des intercalations, sa pleine
participation à l’élaboration du calendrier fixe actuel est douteuse (ibid.,
p. 48).
Notez ici que le calendrier juif moderne n'a été
réellement fixé qu’au onzième siècle, comme le reconnaît l’Encyclopaedia
Judaïca. La Judaïca introduit
ensuite la notion d'irrégularité dans les intercalations, affirmant qu'elles
étaient irrégulières.
…l'intercalation étant en partie due à l'état actuel des
divers productions agricoles et aux conditions sociales. ... l'état des
récoltes est, en fin de compte, déterminé par la position du soleil dans sa
course annuelle (ibid., p. 49).
Cependant, nous savons que les Sadducéens et les
Samaritains n'avaient pas ce problème d'irrégularité. Et la Nouvelle Lune
était annoncée par des feux allumés depuis le Mont des Oliviers, à l'est du
Temple, au-dessus de Cédron (voir le document
Le Messie et la Génisse
Rousse (No. 216)). Ce n'est que plus tard que les
Samaritains ont été accusés d'allumer des fanaux trompeurs lorsque les
Pharisiens ont pris les choses en main après la destruction du Temple et ont
introduit les ajournements basés sur des observations.
Aucun problème de ce type n'existait pendant la période
du Temple. Jean Hyrcanus avait détruit le tabernacle samaritain sur le Mont
Gerizim à l’époque des Maccabés, mais leur religion est restée intacte.
Hyrcanus a réprimé les Pharisiens et ce n'est que pendant neuf ans, sous le
règne d’Alexandra, qu'ils ont eu une influence. Ils ont également été
réprimés par Hérode en raison de leurs intrigues. Les Sadducéens et leur
système contrôlaient le Temple plus ou moins continuellement jusqu'à sa
prise dans la période finale et sa destruction en l’an 70 EC (cf. ibid.,
(No. 101)). Les Pharisiens ont
accusé Christ lui-même d'être un Samaritain (Jean 8:48). C'était, comme nous
le voyons du texte, parce qu'il rejetaient la véracité de leurs
enseignements et traditions. Il observait les festivals du Temple, qui
étaient basés sur le système des Sadducéens et des Samaritains. Celui-ci
était déterminé par la conjonction de la lune – et était le système originel
du Temple (voir ci-dessous). Dans l’ouvrage de John Bowman,
The Samaritan Problem Studies in the Relationships of Samaritanism,
Judaism, and Early Christianity (Tr. par Alfred M. Johnson Jr.,
Pittsburgh Theological Monograph Series Number 4, The Pickwick Press,
Pittsburgh, Pennsylvania, 1974, ch. 1, pp. 1 et suiv.), nous voyons que les
Samaritains étaient présents dans le Royaume du Nord même après la
dispersion de l’an 721 AEC (avant l'ère actuelle), et
qu’une diaspora samaritaine existait
en Égypte et en Syrie, depuis l'Antiquité jusqu'au 18ème siècle.
John Bowman déclare :
Étant donné que de nombreux manuscrits samaritains sont
disponibles dans les bibliothèques européennes, j'ai toujours eu du mal à
comprendre pourquoi les érudits chrétiens, qui savent depuis le temps de
Joseph Scalinger (1540-1609) que les Samaritains ont survécu, continuent à
répéter les mêmes affirmations à propos des Samaritains que celles faites
par les Juifs des époques post-babylonienne, mishnaïque et talmudique, et
qui sont parvenues dans la tradition savante chrétienne via les Pères de
l'Église.
... Les découvertes de Qumrân ont maintenant incité
certains chercheurs à remettre en question l'idée trop souvent utilisée et
trop facilement acceptée du "Judaïsme Normatif" et des sources rabbiniques,
comme critères fiables de l'essence du Judaïsme au 1er siècle.
Par conséquent, il semble approprié d'examiner une fois de plus précisément
si les Samaritains, en tant que première secte juive n’ayant pas de
traditions ni coutumes indépendantes, ont préservé des usages et des
conceptions plus anciens que ceux que les Rabbins du 2ème siècle
après J.-C. (et plus tard) ont tenté de rendre sacrés en les faisant passer
pour des traditions orales remontant à l’époque de Moïse, transmises à eux
en tant que gardiens/dépositaires du seul et véritable Israël.
La raison pour laquelle la position samaritaine n'est
pas étudiée ouvertement est autant due à la faute des prêtres samaritains
eux-mêmes qu’à celle des Juifs.
Le Calendrier de
Dieu
Pour comprendre
et trouver les bases du Calendrier de Dieu, nous devons remonter à Genèse 1.
Genèse 1:14-19 Dieu dit : Qu'il y ait des luminaires dans
l'étendue du ciel, pour séparer le jour d'avec la nuit ; que ce soient des
signes pour marquer les époques, les jours et les années ; 15 et
qu'ils servent de luminaires dans l'étendue du ciel, pour éclairer la terre.
Et cela fut ainsi. 16 Dieu fit les deux grands luminaires, le
plus grand luminaire pour présider au jour, et le plus petit luminaire pour
présider à la nuit; il fit aussi les étoiles. 17 Dieu les plaça
dans l'étendue du ciel, pour éclairer la terre, 18 pour présider
au jour et à la nuit, et pour séparer la lumière d'avec les ténèbres. Dieu
vit que cela était bon.19 Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un
matin : ce fut le quatrième jour. (LSG)
Le mot traduit par
luminaires ici est
מְאֹרֹת
(m’aor,
Strong H3974), signifiant porte-lampes
ou lampes (cf. Exode 25:6 ; 27:20
; 35:14). À Genèse 1:3, le texte dit :
que cela devienne lumière. Il ne s’agit pas du verbe
être (Companion Bible,
note de bas de page au v. 3). On parle donc ici de la condition préalable du
système pour les activités subséquentes.
La lumière n'a pas été établie qu’au quatrième jour de
la création, selon le récit de la Genèse. Cela indique une séquence de
l’activité de Dieu dans la création. L'activité du quatrième élément de la
séquence de création consistait à établir les luminaires pour séparer la
nuit et le jour, pour servir de signes, de marqueurs des saisons, des jours
et des années (Genèse 1:14).
La séquence du Calendrier, tel qu'établi par Dieu lors
de la création, est déterminée par les corps célestes. Ainsi, le mouvement
et la position des corps célestes sont les facteurs déterminants du
calendrier. Nous verrons que ce principe se développe tout au long de la
Bible et est central à la Loi.
Psaume 104:19 Il a fait la lune pour marquer les temps ;
le soleil sait quand il doit se coucher. (LSG)
La lune est donc le facteur déterminant, et non le
soleil. Le soleil n’agit que pour marquer le jour et sert de repère pour le
départ de l'année à partir de l'équinoxe.
On note aussi que le jour se compose du soir et du
matin. Le soir précède le matin ou le jour. Le soir précède le matin, ce qui
signifie que le jour est déterminé en commençant à la tombée de la nuit (la
noirceur), le soir précédent, c’est-à-dire la Fin du Crépuscule Nautique du
Soir (FCNS) de ce jour-là.
Lévitique 23:32 Ce sera pour vous un sabbat, un jour de
repos, et vous humilierez vos âmes ; dès le soir du neuvième jour jusqu'au
soir suivant, vous célébrerez votre sabbat. (LSG)
Cette conception, selon laquelle le jour débute en
soirée après le coucher du soleil, était continuellement en usage, même
parmi les Juifs à l’époque de la Mishnah. C'était la méthode normale de
déterminer le jour pour la plupart des nations, et cette pratique est restée
en usage parmi les peuples anglophones jusqu'au début du dix-neuvième siècle
environ (voir plus bas).
Mishnah :
(Besah 2:1) Lorsqu’un jour de fête coïncide avec la veille
du Chabbat [vendredi], une personne ne doit pas commencer à cuisiner ce
jour-là [Vendredi] spécifiquement pour le jour de fête. Mais il prépare la
nourriture pour le jour de la fête et, s'il y a des restants, il les garde
pour le Chabbat. Et il peut préparer un plat cuisiné la veille du jour de la
fête [jeudi] et s’en servir (comme base pour préparer de la nourriture le
vendredi) aussi pour le repas du Chabbat.
(2-2) Si un jour de fête coïncidait avec le jour juste
après le Chabbat [dimanche], l’école de Shammaï dit : "On doit immerger tous
les ustensiles avant le début du Chabbat". Mais l’école de Hillel dit : "Les
ustensiles doivent être immergés avant le Chabbat, mais une personne peut
s'immerger elle-même le jour même du Chabbat."
(Chabbat 15:3) On peut replier les vêtements jusqu’à
quatre ou cinq fois maximum. De même, on peut préparer les lits la nuit du
Chabbat pour les utiliser durant le Chabbat, mais pas pendant le Chabbat en
vue de les utiliser après le Chabbat. D. R. Ishmaël dit : "On peut replier
vêtements et préparer les lits au Yom Kippour en prévision du Chabbat".
Ce texte confirme que Yom Kippour (le Jour des
Expiations) pouvait tomber un vendredi, à l’époque où la Mishnah a été
compilée.
(Sukkah 5:7) : Trois fois par an, toutes les gardes
sacerdotales partageaient à égalité les offrandes des fêtes et la
distribution des Pains de Proposition. À la Pentecôte, ils lui disaient :
"Ici vous avez le pain sans levain, voici du pain levé pour vous". La garde
sacerdotale en service pendant cette semaine est celle qui offre les
offrandes entières quotidiennes, les offrandes apportées suite à des vœux,
les offrandes volontaires et les autres offrandes publiques. Elle offre
tout. Quand un jour de fête tombait juste avant ou suit immédiatement le
Chabbat, toutes les gardes sacerdotales se partageaient à égalité les Pains
de Proposition.
Cela implique que des Sabbats dos-à-dos (consécutifs)
étaient une occurrence normale.
Le récit du naufrage de l’apôtre Paul illustre
clairement que, dans la conception biblique, le jour commençait en soirée et
que la nuit était suivie du jour, selon un cycle de vingt-quatre heures. Ce
passage révèle également qu’au Ier siècle, le jour ne débutait pas non plus
à minuit.
Actes 27:27-32 La quatorzième nuit, tandis que nous étions
ballottés sur l'Adriatique, les matelots, vers le milieu de la nuit,
soupçonnèrent qu'on approchait de quelque terre. 28 Ayant jeté la
sonde, ils trouvèrent vingt brasses; un peu plus loin, ils la jetèrent de
nouveau, et trouvèrent quinze brasses. 29 Dans la crainte de
heurter contre des écueils, ils jetèrent quatre ancres de la poupe, et
attendirent le jour avec impatience. 30 Mais, comme les matelots
cherchaient à s'échapper du navire, et mettaient la chaloupe à la mer sous
prétexte de jeter les ancres de la proue, 31 Paul dit au
centenier et aux soldats : Si ces hommes ne restent pas dans le navire, vous
ne pouvez être sauvés. 32 Alors les soldats coupèrent les cordes
de la chaloupe, et la laissèrent tomber. 33 Avant que le jour
parût, Paul exhorta tout le monde à prendre de la nourriture, disant : C'est
aujourd'hui le quatorzième jour que vous êtes dans l'attente et que vous
persistez à vous abstenir de manger. (LSG)
Le changement à minuit comme début du jour a été une
invention ultérieure de l'Église romaine ; il n'a aucun rapport avec la
période biblique ancienne. Il semble que, à l'exception des Italiens, toutes
les nations avaient la même pratique (ou une pratique similaire) concernant
le début du jour.
Les textes de la Bible, depuis l’époque de Moïse,
attestent que le jour était compris comme commençant par la nuit - le soir.
Comme nous l'avons vu, le jeûne du Jour des Expiations était observé du
coucher du soleil au coucher du soleil (Lévitique 23:32), c’est-à-dire
lorsque le soleil s’est déjà couché, et qu’il fait noir (FCNS). Les Juifs
aujourd’hui observe ce jeûne du coucher du soleil jusqu’à la tombée de la
nuit (la noirceur) où ils finissent leur jeûne. Ce qui signifie que ce jour
compte approximativement 25 heures.
Cette pratique était restée intacte, comme en témoigne
la restauration sous Néhémie, où le Sabbat était protégé par la fermeture
des portes de la ville du soir au soir.
Néhémie 13:19 Puis j'ordonnai qu'on fermât les portes de
Jérusalem avant le sabbat, dès qu'elles seraient dans l'ombre, et qu'on ne
les ouvrît qu'après le sabbat. Et je plaçai quelques-uns de mes serviteurs
aux portes, pour empêcher l'entrée des fardeaux le jour du sabbat. (LSG)
Ce texte montre que l’obscurité commençait à tomber
avant le Sabbat. Le verbe hébreu utilisé est
tsalal (Strong H6752), qui :
…est lié à tsel,
‘ombre’ et signifie ‘lorsque les portes commençaient à être dans l’ombre’ ou
‘à projeter de longues ombres’ (voir
Soncino n. au v. 19).
Cette explication, fournie par la Soncino, est
importante pour les traditions de placer le temps bien au-delà du coucher du
soleil. Cela est compris comme correspondant à ‘l'approche de l’obscurité’
(cf. Strong H6751 et H6752).
Les longues
ombres se situent en fin d'après-midi, au crépuscule, juste avant la
noirceur. On pourrait conclure de ce texte que le Sabbat commençait
effectivement une fois l’obscurité tombée. Par conséquent, le jour commence
à ce que l’on appelle la Fin du
Crépuscule Nautique du Soir (FCNS),
lorsqu’il commence à faire nuit. Selon une distinction rabbinique, le jour
commence quand il devient impossible de distinguer la couleur d’un fil rouge
ou bleu. Cette perte de lumière correspond à la Fin du Crépuscule Nautique
du Soir (FCNS). Les trois termes descriptifs des 3 crépuscules sont :
1)
le
Crépuscule Civil, qui prend fin quand le soleil est 6 degrés
au-dessous de l'horizon et qui est utilisé pour les réverbères ;
2)
la Fin du
Crépuscule Nautique du Soir (FCNS), quand le soleil est à 12
degrés au-dessous de l'horizon ; et
3)
la Fin du
Crépuscule Astronomique, quand le soleil est à 18 degrés
au-dessous de l'horizon.
À FCNS, il fait nuit noire.
À DCNS (Au Début du Crépuscule Nautique du Soir),
l’obscurité commence à s’installer à l'horizon.
Toutes les nations, y compris l'ancien Israël et les
tribus de Juda, faisaient commencer le jour à la tombée de la nuit, et
faisaient suivre la nuit par le jour, en comptant les nuits. Cette pratique
était également celle des Allemands et des peuples Teutons en général. Voici
une citation de John Brady (Brady's
Clavis Calendaria I-II, London, 1812, p. 98) dit :
Les différentes nations ont varié et divergent encore
aujourd’hui, sur le moment où commence leur calcul du jour. Les Turcs et les
Mahométains le comptent à partir du crépuscule du soir, tandis que les
Italiens non seulement font commencer leur première heure au coucher du
soleil, mais comptent les vingt-quatre heures d’affilée, sans aucune
division, et non pas deux fois douze heure, comme c'est l’usage dans ce pays
[l’Angleterre] et en Europe en général – à l'exception de certaines
régions d'Allemagne, où l’on compte également les vingt-quatre heures,
qu'ils appellent "des heures italiennes". [...] Pourtant, bien que le jour
ecclésiastique partout en Italie commence à minuit, et que les rites
de l'Église romaine soient toujours régis selon cette tradition, il est
particulièrement remarquable que l'on permette au jour civil de différer
dans sa période de commencement, entrant ainsi en contradiction non
seulement avec l'usage de presque tout le reste de l'Europe, mais aussi de
leurs propres ancêtres – d'autant plus que le coucher du soleil, qui
dicte le jour civil, varie selon les saisons...
Ainsi nous constatons qu'en 1812, à l'époque de
Napoléon et de la retraite de son armée depuis Moscou, le jour commençait et
finissait toujours au crépuscule du soir dans l'Islam et ailleurs, ou au
coucher du soleil chez les Italiens. Le début du jour à minuit, en 1812,
restait une aberration de l'Église Catholique romaine. Et c'est de cette
source qu'elle est entrée et s’est imposée en Europe et en Occident. Il
s’agit d’une invention ecclésiastique sans fondement biblique. D’ailleurs,
Christ parle d’un jour de 12 heures et d’une nuit, qui en sont venues à être
mesurées comme un cycle de 24 heures, comme le faisaient les Italiens et les
astronomes. Personne n'a jamais fait commencer le jour à l'aube, sauf comme
seconde période de 12 heures. Le jour de 24 heures commençant à minuit est
un décalage ultérieur, standardisé des horloges pour s'aligner avec les
temps des traditions ecclésiastiques romaines. La standardisation du temps
aurait pu tout aussi facilement (et aurait dû) être établie à partir de
l'aube et de la tombée de la nuit aux équinoxes, avec les premières heures
après le coucher du soleil (ce que nous appelons 18h00) marquant 1h00
du soir, au lieu de 19h00. 17h00
serait alors resté la onzième heure, comme cela a été le cas pendant près de
six mille ans. 7h00 du matin devrait alors correctement s’appeler 1h00
du matin, et sur une horloge de 24
heures, cela correspondrait à 13h00. Cette méthode aurait été en accord avec
l'enseignement de Christ et sera rétablie depuis
Jérusalem lors de la Restauration.
La raison pour laquelle les séquences ecclésiastiques
commençaient à partir de minuit tenait à son importance pour le jeûne, car
leur pratique de jeûner différait de celle de la Bible et de l’Église
primitive. Brady explique que le terme
noon (midi) signifiait à
l'origine la neuvième heure. En
comptant à partir de 6h00 du matin, cela correspondrait à 15h00, "moment
où, selon les anciennes règles ecclésiastiques, le chant était toujours
entonné" (ibid., p. 99). Midi désigne aujourd’hui la moitié du jour,
soit parce que les moines rompaient toujours leur jeûne à cette heure, soit
parce que le repas principal avait lieu à midi (voir ibid.). Nous devrions
aussi garder ce fait à l’esprit lorsqu’on lit des textes anciens mentionnant
"noon" (midi). D’ailleurs, le mot
luncheon (déjeuner) provient d’une erreur d’orthographe du mot
nuncheon ou
noon song (chant de midi).
À aucun moment dans l'histoire, la description de
Daniel 7:25 n'a mieux décrit une société et un peuple qu'à l'Europe, du
dix-neuvième siècle à nos jours. Ce système, issu de Rome au deuxième
siècle, approche aujourd’hui rapidement de sa conclusion.
Le terme day
(jour) provient du vieux Saxon Dæg,
apparenté au latin Dies ou
Diis. Les anciens attribuaient aux jours les noms des planètes,
qu'ils appelaient Dii (dieux)
(ibid. p. 100), et ce terme a été appliqué à la rotation de 24 heures de la
Terre.
Chez les Saxons, les Écritures ont été traduites en
langue saxonne sous le Roi Athelstan (vers l’an 940), qui a instauré des
amendes pour toute activité pendant le dimanche, car on l'avait considéré
comme ayant substitué au Sabbat dans le système romain et ce, dès le
quatrième siècle. Le système du dimanche et d’Easter/Pâques a été imposé à
la Grande-Bretagne par le pouvoir des Saxons et ce, depuis le Synode de
Whitby en l’an 664 EC. Jusqu’alors, la plupart des gens en Grande-Bretagne
étaient des Sabbatariens Quartodécimans (voir le document
Les
Disputes Quartodécimanes (No. 277)). Plus tard, le roi
Edgar (vers l’an 960) a décrété que le jour devrait être gardé saint de
15h00 le samedi jusqu'à l'aube du lundi (cf. Brady ibid., pp. 103-104).
Ainsi, le temps de préparation du vendredi a été transféré au samedi, et une
période entièrement nouvelle de douze heures supplémentaires a été ajoutée
arbitrairement. Cette extension du jour a été la seule aberration connue du
jour finissant jusqu’à l’aube constitue une aberration unique dans
l’histoire (à part le culte de (à part le culte de Râ en Égypte).
Le terme jour
est généralement compris de deux manières :
Cette dernière en est venue à être appelée, par les
astronomes de l'ère moderne ou industrielle, un
Nycthemeron (nycthémère). Cependant, les anciens peuvent être
excusés d’avoir utilisé le même mot
jour pour les deux concepts. C'était certainement le terme utilisé lors
des traductions de la Bible, et cela reste l’usage courant aujourd'hui (cf.
Brady, p. 97). Genèse 1:5 est souvent traduit par : ...
il y eut un soir et il y eut un matin : ce fut le premier jour.
Cependant, une traduction plus précise devrait simplement dire Jour Un
ou Jour Premier. La Soncino
Chumash rend ce texte en rapport au Premier Jour ainsi :
un soir et un matin : un jour (cf. Soncino Chumash page 2). Cette
distinction repose sur l'interprétation de Rashi, qui suggère que Dieu était
seul ce jour-là (en tant que L’Un), et qu'Il a créé les autres êtres
célestes le deuxième jour. Cependant, cette lecture ne résiste pas à
l'analyse minutieuse du texte même de la Soncino. Aucune autre autorité
rabbinique ne soutient cette interprétation (cf.
The Interlinear Bible de Green).
Rashi se trompe et introduit une erreur supplémentaire inutile concernant
Genèse 1:1-2.
Les termes soir
('ereb (SHD 6153), cf. 'arab :
mélanger ou se mêler) et
matin (boker (SHD 1242),
cf. bakker : chercher ou
examiner) représentent les opposés du jour et de la nuit. 'Ereb
évoque le mélange de la lumière au crépuscule, et boker désigne la
lumière claire du jour, "le moment où
il devient possible de discerner distinctement les caractéristiques de la
lumière" (ibid.).
Le mot jour
utilisé ici est yôwm (Strong
H3117), issu d'une racine inusitée
signifiant être chaud. Il
désigne : une journée (les heures chaudes). Il est utilisé, comme Strong le dit, pour
signifier littéralement, soit les périodes du lever du soleil au coucher de
soleil ou d'un coucher de soleil au suivant ; ou, au sens figuré, un espace
de temps défini par un contexte, souvent utilisé de manière adverbiale pour
évoquer un âge (une époque). Prétendre que son usage se limite uniquement
aux heures diurnes du jour est absurde.
Les termes utilisés pour limiter le temps
spécifiquement aux heures diurnes du jour sont :
yôwmâm (SHD 3119),
signifiant de jour ou
pendant la lumière (cf. Deutéronome 28:66 ; Josué 1:8 ; etc.), ou
shachar (SHD 7837), signifiant premières lueurs,
quand le soleil se lève (cf. Josué 6:15).
Mochorath
(Strong H4283) ou lendemain est
aussi utilisé pour indiquer le jour suivant ou lendemain
(cf. 1Samuel 30:17 ; Jonas 4:7).
Boqer ou
boker (Strong H1242) :
lorsqu’employé littéralement, d’un
matin à l’autre, il signifie de
jour en jour (cf. Juges 16:2 ; 19:26 ; 2Samuel 13:4). Cette utilisation
peut prêter à confusion si isolée de son contexte.
À la lumière de ces détails, nous voyons donc qu'au
moins dès l'époque de Moïse (dans le récit de la Création), le terme
jour englobait soir et matin comme une seule journée, c’est-à-dire
une période de 24 heures. Aucune autre interprétation rationnelle n’est
possible.
Nous avons vu dans Actes 27 que Paul partageait la même
compréhension que Néhémie, que les instructions données à Moïse concernant
le Jour des Expiations, et que celle en usage jusqu’au XIXe siècle. Ce n’est
que récemment que les calculs des temps et de la Loi ont été
changés/modifiés au point d'altérer l'organisation même de la structure
complète du jour (24h).
Le terme hébreu désignant la
semaine est dérivé du mot
shabuwa ou shabua (Strong
H7620). Ce mot provient lui-même de
shaba' (SHD 7650), signifiant être
complet. Il s’agit d’une racine primaire, liée à et utilisée dans le
sens de sheba ou shibah (SHD 7651,
qui représente le nombre sacré premier, sept étant le chiffre sacré, symbole
de la plénitude. Par conséquent, le terme shaba’ (Strong H7650),
signifie littéralement se faire sept.
c’est-à-dire jurer ou
prêter serment (en invoquant cette plénitude sacrée).
Le mot semaine
est donc directement basé sur ou dérivé du nombre sacré de jours composant
le sept. Le Sabbat est donc ainsi indissociable des racines linguistiques
évoquant le sept et la
complétude. On retrouve ce terme
semaine dans Genèse 29:27-28 et Daniel 9:27 où il signifie
littéralement être fait sept,
désignant soit une semaine de sept jours, soit une période de sept ans.
Dans le Nouveau Testament, le mot pour
semaine est un mot grec d'origine hébraïque – à savoir
Sabbaton (Strong G4521, de
Shabbath (Strong H7676)). Il
exprime l’idée de se'nnight
(littéralement « sept nuits »), c’est-à-dire l'intervalle
entre deux Sabbats.
La durée de la semaine est également déterminée par une
expression évoquant un Sabbat complet
ou parfait. Cette expression est
présente dans la Loi sur la Fête de la Pentecôte.
Lévitique 23:15-21 Depuis le lendemain du sabbat, du jour
où vous apporterez la gerbe pour être agitée de côté et d'autre, vous
compterez sept semaines entières. 16 Vous compterez cinquante
jours jusqu'au lendemain du septième sabbat ; et vous ferez à l'Éternel une
offrande nouvelle. 17 Vous apporterez de vos demeures deux pains,
pour qu'ils soient agités de côté et d'autre ; ils seront faits avec deux
dixièmes de fleur de farine, et cuits avec du levain : ce sont les prémices
à l'Éternel. 18 Outre ces pains, vous offrirez en holocauste à
l'Éternel sept agneaux d'un an sans défaut, un jeune taureau et deux béliers
; vous y joindrez l'offrande et la libation ordinaires, comme offrande
consumée par le feu, d'une agréable odeur à l'Éternel. 19 Vous
offrirez un bouc en sacrifice d'expiation, et deux agneaux d'un an en
sacrifice d'actions de grâces. 20 Le sacrificateur agitera ces
victimes de côté et d'autre devant l'Éternel, avec le pain des prémices et
avec les deux agneaux : elles seront consacrées à l'Éternel, et
appartiendront au sacrificateur. 21 Ce jour même, vous publierez
la fête, et vous aurez une sainte convocation : vous ne ferez aucune œuvre
servile. C'est une loi perpétuelle pour vos descendants, dans tous les lieux
où vous habiterez. (LSG)
La période de cinquante jours, qui débute après le
Sabbat hebdomadaire durant la Fête des Pains sans Levain comprend sept
Sabbats complets ou parfaits. À partir des textes de l'Ancien Testament,
cette période était appelée Fête des Semaines (Exode 34:22 ; Deutéronome
16:10,16 ; 2Chroniques 8:13), utilisant le même terme
shabua (Strong H7620). Le mot
Pentecôte vient de l’expression compter cinquante. Le terme
parfait, dans L’expression ‘Sabbats parfaits’, est
tamiym (Strong H8549),
signifiant entier. Utilisé comme
substantif, il désigne l'intégrité
ou la vérité – c’est-à-dire
sans défaut, complet ou achevé.
Ainsi, les cinquante jours jusqu'à la Fête de la Pentecôte contiennent sept
semaines complètes et parfaites ou sans tache. Ils commencent le jour après
le Sabbat hebdomadaire (un dimanche) et finissent le jour après le Sabbat
hebdomadaire (également un dimanche). Par conséquent, la Fête de la
Pentecôte ne peut pas tomber le 6 Sivan, car cela romprait le compte et ne
permettrait pas d'obtenir sept semaines parfaites et sans tache.
Le mot Sabbat
(Strond H7676) est différent de celui utilisé pour les Sabbats des jours des
Fêtes, qui sont appelés Shabbathown
(Strong H7677). Ce terme s'applique à tous les Jours Saints des Fêtes, et il
a la signification d'un Sabbatisme
ou Jour Saint, à l’exception du Jour des Expiations, désigné comme un
Shabbath shabbathown – une
répétition qui souligne son caractère extrêmement saint. Les termes employés
dans ce texte de Lévitique concernant le compte vers la Fête de la Pentecôte
sont bien Sabbat et non
shabbathown. Il ressort donc
clairement à partir des distinctions établies dans ce chapitre, qu'il s’agit
des Sabbats hebdomadaires, et non des Jours Saints. Par conséquent, le
calendrier Hillel ou juif actuel commet une erreur en fixant la célébration
au 6 Sivan. Cette divergence apparaît déjà dans la Mishnah, où les
Pharisiens avaient introduit la pratique du 6 Sivan pour la Fête de la
Pentecôte, une date qui pouvait parfois tomber et tombait effectivement
avant ou après un Sabbat, à ce moment-là. En revanche, dans le système du
Temple et chez les Samaritains, la Fête de la Pentecôte a toujours été
célébré le Premier Jour de la semaine, soit dimanche.
(Hagigah 2:4) La Pentecôte coïncidant avec un vendredi -
la Maison de Shammaï dit : "Le jour de l'abattage [de l'offrande entière
apportée pour répondre aux exigences d'apparaître devant l'Éternel] est le
jour après le Sabbat". Et la Maison de Hillel dit : "Le jour de l'abattage
[de l'offrande entière] n'est pas après le Sabbat". Mais ils s'accordent à
dire que, si ce jour coïncidait avec le Sabbat, le jour de l'abattage [de
l'offrande entière] est après le Sabbat. Le grand prêtre ne revêt pas ses
vêtements. De plus, on leur permet de conduire une lamentation ou d’observer
un jeûne, afin de ne pas confirmer l'opinion de ceux qui disent que la date
de la Pentecôte [doit toujours tomber] après le Sabbat [le dimanche].
En soutien à l'argument du 6 Sivan pour la
Pentecôte, certains ont recours à la Septante (LXX). Cependant, bien que
cette version ait été le texte standard de l’Église primitive, elle a été
rejetée par le Judaïsme rabbinique de Jamnia après la destruction du Temple
et la dispersion, notamment lors du concile de Jamnia. Le texte de l'Ancien
Testament a même été significativement modifié à cette époque pour soutenir
le Judaïsme rabbinique, donnant naissance au Texte Massorétique. Toute cette
question de la Fête de la Pentecôte dans la LXX a été examinée en détail
dans le document
Le Compte de l'Omer jusqu'à
la Pentecôte (No. 173)). Quoi qu'il en soit, les
arguments basés sur ce texte pour justifier la date du Sivan 6 sont
erronés.
Durant la période du Temple, la Pentecôte était
célébrée un dimanche aussi bien par le sacerdoce du Temple que par les
Samaritains. F.F. Bruce dit dans le dictionnaire
The Illustrated Bible Dictionary
(J. D. Douglas & N. Hillyer, éditeurs, IVP, 1980 ; art. 'Calendar',
Vol. 1, p. 225) :
De manière générale, le calendrier juif à l'époque du NT
(du moins avant l’an 70 ap. J.-C.) suivait le calcul des Sadducéens, puisque
c’est selon ce calcul que les services du Temple étaient organisés. Ainsi,
le jour de la Pentecôte était calculé comme le cinquantième jour après la
présentation de la première gerbe d'orge moissonnée, c'est-à-dire, le
cinquantième jour (y compris) à partir du premier dimanche après la Pâque
(voir Lévitique 23:15 et suiv.). Par conséquent, elle tombait toujours un
dimanche, comme c’est le cas dans le calendrier chrétien. Le système de
calcul pharisien, qui s’est imposé après l’an 70 ap. J.-C. et est devenu la
norme, interprétait le terme 'sabbat' dans Lévitique 23:15 comme le jour du
festival des Pains sans Levain, et non le sabbat hebdomadaire. Dans ce cas,
la Pentecôte tombait toujours le même jour du mois [6 Sivan].
Les Samaritains et l'Église n'ont pas modifié leur
pratique concernant la Fête de la Pentecôte depuis le premier siècle. Seul
le Judaïsme a changé ses observations, et ce, afin de préserver les
traditions qu'il avait introduites. L'église trinitaire a affecté la semaine
durant laquelle la Fête de la Pentecôte tombait par sa manipulation de la
date de Easter/Pâques, mais celle-ci a toujours été célébrée un dimanche,
comme cela avait été le cas durant la période du Temple, depuis l’époque de
la captivité assyrienne, et même avant cela, jusqu’à l’époque de Moïse. Les
pratiques samaritaines remontent à une période antérieure lors du pillage du
Premier Temple et à la captivité de Juda en l’an 587 AEC (Avant l’ère
Courante). Par conséquent, elles reflètent ainsi plus précisément les
pratiques en vigueur au début de la période du Premier Temple. Ces
traditions ont été graduellement introduites en Juda et dans le système des
Pharisiens à partir de la captivité babylonienne et plus tard. Elles n'ont
eu aucune influence sur les pratiques du Temple jusqu'à la période de sa
chute et de sa destruction.
La Semaine de Sept
Jours
Le concept de la semaine de sept jours est établi à
partir d'Exode 20:8-11.
Exode 20:8-11 Souviens-toi du jour du repos, pour le
sanctifier. 9 Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton
ouvrage. 10 Mais le septième jour est le jour du repos de
l'Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta
fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui
est dans tes portes. 11 Car en six jours l'Éternel a fait les
cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s'est reposé
le septième jour : c'est pourquoi l'Éternel a béni le jour du repos et l'a
sanctifié. (LSG)
Ainsi, la semaine est une ordonnance réglementée et
obligatoire, centrée sur le Sabbat, le septième jour de la semaine, qui est
et a toujours été le jour compris comme étant le samedi. Le terme anglais
Saturday dériverait du Saxon
Seator (ou apparemment aussi
Crodo, cf. Brady) qui est
généralement associé à la divinité romaine Saturne (Brady, pp. 122-123).
Dans de nombreuses langues, ce jour est désigné par le mot "sabbat" ou des
termes qui en découlent. Samuele Bacchiocchi développe toute cette histoire
dans son ouvrage (From Sabbath to
Sunday, Pontifical Gregorian University Press, Rome, 1977).
Le terme mois
provient étymologiquement du mot désignant la
lune dans l'ancienne langue racine
qui est devenue le français. En hébreu, le mot est
chadash ou
chodesh (Strong H2320), signifiant
Nouvelle Lune – et par extension,
mois. Ainsi, la Nouvelle Lune est le moyen de déterminer le début du
mois. Le lexique New
Brown-Driver-Briggs-Gesenius Hebrew-English Lexicon précise (p. 294) que
ce terme désigne Nouvelle Lune ou
Mois ... :
“1. Nouvelle lune comme jour, c'est-à-dire moment de la
nouvelle lune en tant que fête religieuse. 2.
mois commençant avec la Nouvelle Lune.” Historiquement, il ne fait
aucun doute que le mois débutait avec la Nouvelle Lune. La lune était aussi
toujours un festival durant la période du Temple et le Grand Prêtre entrait
dans le Temple ce jour-là, tout comme le jour du Sabbat.
Chodesh
est lié à châdar (Strong H2314),
signifiant encercler, enfermer,
cacher ou dissimuler ou
couvrir (voiler). Dans sa note à
propos du code Strong 2314, le lexique poursuit : "(comme quelque chose qui
entoure) [de] II. cacher derrière un
rideau, dissimuler,
confiner. IV.
se cacher, également demeurer
à l’écart ou rester
ou
se maintenir en arrière, aussi comme
rengainer une épée" (p. 294).
Cette racine évoque clairement celui de la pleine
noirceur, l’obscurité totale de la Nouvelle Lune, et non un croissant
ultérieur. La question du croissant lunaire est analysée dans le document
Le
Veau d'Or (No. 222).
Un autre terme désignant le mois est
yerach (Strong Ho391) (1Rois 6:37-38 ; 8:2 ; 2Rois 15:13 ; Zacharie
11:8). Ce mot vient d'une racine inutilisée dont la signification est
incertaine et signifie une lunaison,
c’est-à-dire un mois ou une lune. Un autre mot est le chaldéen
yerach (Strong H3393), qui correspond à Strong H3391 (Esdras 6:15).
Le mot pour lune, quand il est utilisé dans le
sens de soleil et lune est Strong H3394 ou Strong H3391. Il peut également
être Strong H3842 (Ésaïe 24:23 ; 30:26). Le mot pour Nouvelle Lune (Strong
H2320) est traduit par mois en
français. Les exceptions montrent clairement qu'il s'agit d'un jour
spécifique (1Samuel 20:5,18,24 ; 2Rois 4:23 ; Psaume 81:3 ; Ésaïe 66:23 ;
Ézéchiel 46:1,6 ; Amos 8:5). Les mois sont donc désigné comme la première,
la deuxième, la troisième Nouvelle Lune, etc.
La Nouvelle Lune est donc le point central ou
déterminant du mois. Elle forme la base du calcul des périodes au sein d’un
mois. Cela s’applique à tous les Jours Saints, y compris, et non des
moindres, les Nouvelles Lunes elles-mêmes (voir les documents
Les
Nouvelles Lunes (No. 125),
Les Nouvelles Lunes d'Israël
(No. 132), et aussi
Les Récoltes de Dieu, les
Sacrifices des Nouvelles Lunes et les 144,000 (No. 120)).
Les commentaires sur les mois faits dans le document
Les
Nouvelles Lunes d'Israël (No. 132) sont réexaminés
ci-dessous pour montrer la séquence et l’importance de leur utilisation.
Le terme saxon
Almanach semble dériver des mots araméens
al et
manach, signifiant
le
calcul. Seul Verstigan propose une
alternative en disant que cela vient de
al mon aght, c'est-à-dire
al mon heed ou
tenir compte des lunes. Assurément, le concept des jours commençant
et se terminant au coucher du soleil ou au crépuscule est cohérent avec
cette origine orientale (voir Brady, pp. 42-43). Les premiers almanachs
étaient des calendriers de cycle lunaire, gravés sur quatre pièces de bois,
alternant des séquences de 30 et 29 jours correspondant à la durée de la
lune, déterminant les conjonctions et les pleines lunes. Cette alternance
des jours était également une pratique arabe. Un exemplaire original d'un
Almanach saxon est reproduit dans l’ouvrage de Brady (op. cit., Vol. 1 entre
les pp. 42-43). Un almanach très ancien est conservé au St John’s College
de Cambridge, en Angleterre.
La lune est également symbolique car elle passe par
différentes phases. La Nouvelle Lune représente le début de l'activité de
chaque cycle. L'année compte douze mois (sauf quand il y a l'intercalation)
(1Rois 4:7 ; 1Chroniques 27:1-15). Ils sont généralement considérés comme
ayant une durée de 30 jours, et c'est ainsi qu'ils sont évoqués dans les
prophéties (Genèse 7:11 ; 8:3-4 ; Nombres 20:29 ; Deutéronome 21:13 ; 34:8 ;
Esther 4:11 ; Daniel 6:7-13).
Le mois de la Pâque, qui est Nisan ou Abib, est
expressément désigné par l’Éternel comme
le début de l'année (voir aussi
Nombres 9:1-3 ; 33:3 ; Josué 4:19 ; Ézéchiel 45:18,21). Ce début
symbolise la rédemption de l'Israël de Dieu du système du monde (Galates 1:4
; Apoc. 14:4).
Abib est déterminé à partir de la Nouvelle Lune la plus
proche de l'équinoxe du printemps dans l'hémisphère nord, qui marque le
début de la saison estivale., L'équinoxe d’automne dans l'hémisphère nord
marque le début de la saison hivernal. Ce sont les deux saisons mentionnées
dans la Bible (Genèse 8:22 ; Psaume 74:17). Le calcul est bien établi :
L'observation de l'équinoxe d’automne, c'est-à-dire 'la sortie de l'année' (voir Exode 23:16) et de
l'équinoxe de printemps ou vernal, appelé 'le retour de l'année' (1Rois
20:26 ; 2Chroniques 36:10), était essentielle pour contrôler le calendrier
et, par conséquent, les fêtes. Ainsi, l'année commençait avec
la nouvelle lune la plus proche de l'équinoxe vernal, lorsque le
soleil était dans le signe du Bélier (Jos.,
Ant. 3.201 [mieux vaut voir
Ant. (Antiquities of the Jews)
III.x.5]) et la Pâque, le quatorzième jour de Nisan, coïncidait avec la
première pleine lune (Exode 12:2-6). (The Illustrated Bible Dictionary, J. D. Douglas & N. Hillyer,
éditeurs, IVP, 1980; art. Calendar,
Vol. 1, p. 223).
Les mois sont énumérés dans un ordre précis afin que
l'année puisse être identifiée sans confusion ultérieur (Exode 12:2 ; 13:4 ;
2Chroniques 30:2 ; Néhémie 8:2). Les mois et les tours de service des
prêtres sont tous énumérés dans 1Chroniques 27:1-15. Les Nouvelles Lunes
étaient incluses parmi les jours d'adoration, aux côtés du Sabbat et des
Jours Saints dans Nombres 28 et 29 (en particulier, Nombres 28:1-2,11,14).
La méthode pour déterminer le Premier mois de l'Année
(appelé Nisan ou Abib) repose sur le fait que la période de la Pâque, les 14
et 15 Nisan, doit tomber après l'équinoxe. Ainsi, le jour de la préparation
du 14 Nisan peut coïncider avec l'équinoxe, mais le 15 Nisan doit
obligatoirement tomber après l'équinoxe. Ce sont les deux règles qui ont
prévalu jusqu'à la révision de Hillel. Schürer mentionne cette règle
concernant la Pâque dans son annexe sur le Calendrier.
Les mois étaient généralement, et tous ne sont pas
mentionnés par leur nom dans les Écritures.. Les mois de l'année sont les
suivants :
1. Nisan (mars-avril) (ou Abib ;
cananéen)
2. Iyyar (avril-mai) (ou Ziv ;
cananéen)
3. Sivan (mai-juin)
4. Tammuz (juin-juillet)
5. Ab (juillet-août)
6. Elul (août-septembre)
7. Tishri (septembre-octobre) (ou Ethanim ;
cananéen)
8. Marcheshvan (octobre-novembre) (ou Bul ;
cananéen)
9. Chislev (novembre-décembre)
10. Tebeth (décembre-janvier)
11. Shebat (janvier-février)
12. Adar (février-mars)
Les équivalents babyloniens sont :
1. Nisanu :
le mois des sacrifices
2. Ayaru : le
mois des processions
3. Simanu :
la saison fixe ou le temps fixé pour la fabrication des briques
4. Du-uzu :
le mois de Tammuz, dieu de la fertilité
5. Abu : le
mois des torches
6. Elulu ou
Ululu : le mois de la purification
7. Teshritu :
le mois du commencement
8. Arah-samna
: le huitième mois
9. Kislimu :
de signification incertaine
10. Tebitu :
le mois de se plonger (dans l'eau)
11. Shabatu :
le mois des tempêtes et de la pluie
12. Adaru :
le mois de l'aire de battage
Le cycle de douze mois lunaires (354 ¼ jours) est plus
court que l'année solaire (365 ¼ jours). Comme la fête du printemps de
Pâque-Mazzoth, qui marque le cycle des fêtes agricoles, devait être célébré
à un moment précis de l'année, il était nécessaire d’ajouter un mois
intercalaire à la fin de l'année, en Adar.
La Pâque doit coïncider avec la première récolte (qui
suit l'équinoxe). Ainsi, le début de l'année dépend de la position de la
lune à cette période, lorsque la récolte d'orge commence.
Abib signifie
épis verts, et ces épis verts étaient coupés et rôtis, n’ayant pas
encore atteint la maturité ou la "blancheur de la récolte". Le premier de
ces épis verts de la récolte était coupé et agité comme Gerbe Agitée,
marquant ainsi le début du compte de l'omer jusqu'à la Fête de la Pentecôte.
Dans le récit de Josué, la séquence est la suivante : ils sont entrés dans
la Terre Sainte et ils ont ensuite mangé du vieux grain, le matin après la
Pâque, c’est-à-dire le matin du 15e jour du Premier Mois, et la manne a
alors cessé (Josué 5:11). Les épis verts ne sont pas mentionnés, car ils ont
rôti les nouveaux épis d'Abib après la Gerbe Agitée, qui n'avait pas encore
eu lieu. Par conséquent, seul le vieux grain est mentionné comme ayant été
consommé. La Gerbe Agitée symbolisait le Messie, qui a été le
premier-engendré d'entre les morts.
La symbolique spirituelle est primordiale. Les Fêtes
dépendent des Nouvelles Lunes, et non l’inverse. Le mois intercalaire est
appelé WeAdar (ou et Adar), selon
M. Ned VIII.5 (voir Interpreter’s
Dictionary of the Bible, Vol. 1, p. 487). Les calculs rabbiniques
montrent que sept années, dans chaque cycle de dix-neuf ans, comportent un
mois supplémentaire, que nous appelons Adar II.
Comme nous l'avons vu, les mois sont déterminés par les
Nouvelles Lunes, et tout le Plan du Salut se dévoile à travers elles, depuis
le calcul des Fêtes jusqu’à leur illustration dans le cycle des récoltes
physiques réelles. L'année prophétique est basée sur une année symbolique
fixée à 360 jours (soit douze mois de 30 jours) (voir le document
Les
Récoltes de Dieu, les Sacrifices des Nouvelles Lunes et les 144,000 (No.
120) pour les implications sur les Fêtes et les
144000). Ceci est connu comme étant un
temps. Cette durée peut aussi étendue prophétiquement selon le principe
« un jour pour une année », formant ainsi 360 ans.
Sept temps équivalent alors à 2520
ans, et la moitié de cette période (1260 ans) correspond aux un
temps, des temps et la moitié d'un
temps de Daniel 12:7.
Dans le document
Moïse et les Dieux d'Égypte
(No. 105), il est souligné que Dieu a jugé le système
égyptien et ses dieux à travers l'Exode. De même, Dieu s'est occupé du
système babylonien par l'établissement correct du Calendrier et de l'Église.
Il est important noter que le système babylonien commençait l'année avec le
mois des commencements, Teshritu
(ou Tishri). C’est à
partir de ce mois que le Messie établira le Nouveau Commencement, symbolisé
par la Fête des Trompettes, le Jour des Expiations et la Fête des
Tabernacles.
Tishri est déterminé par la Nouvelle Lune, qui est la
Fête des Trompettes. Comme indiqué dans le document
Les
Nouvelles Lunes d'Israël (No. 132), le mois des
commencements a été placé à la Septième lune. Il y a été noté que cette
séquence représentait l'établissement, sous le Messie, des sept phases des
Sept Églises. La signification profonde de ce symbolisme est développée dans
les documents sur les Nouvelles Lunes. L'explication du symbolisme des Fêtes
est répétée (recitée ci-dessous du document
Les Nouvelles Lunes (No.
125)) :
L'année devait commencer au mois du sacrifice,
représentant le sacrifice de la Pâque du Messie. Ce mois marquait le début
de la récolte, qui était aussi la première de la séquence des récoltes, à
savoir la récolte de l'orge. Dieu a ensuite poursuivi le processus des
récoltes à travers chacune des phases, qui sont trois périodes de récolte.
Celles-ci sont la Pâque et les Pains sans Levain, la Fête des Semaines
(Pentecôte) et la Fête des Tabernacles ou de la Récolte (du Rassemblement).
La Fête des Semaines symbolise la récolte de l'Église avant le retour du
Messie. Il s’agit d’un processus continu.
Ainsi, la Pentecôte marque le début d'une séquence qui
s’étend sur cinq lunes, de Sivan jusqu’à Tishri, bien que la séquence de
Nisan jusqu’à Tishri en compte sept. Ces cinq Nouvelles Lunes sont également
représentées par les pierres que David a prises du ruisseau (consulter le
document d'étude David et
Goliath (No. 126)). Elles représentent aussi les cinq Églises
qui ont réussi. Sardes et Laodicée sont éliminées. Cependant, les cinq sont
continués comme la succession des mois. Sivan initie la fabrication des
briques du Temple de Dieu. La séquence implique ensuite la renaissance (Du-uzu :
Tammuz), les flambeaux (Abu : Ab) ou les bougies de l'Église, et la
purification (Elulu : Elul) des élus. Les mois de Simanu (Sivan)
à Teshritu (Tishri) sont donc pris en compte dans le symbolisme
chrétien, ce qui élimine le symbolisme babylonien. Le feu du 9-10 Ab a
apparemment été autorisé en raison de l'idolâtrie d'Israël envers les
pratiques babyloniennes.
Les mois sont au nombre de douze au total, avec un
treizième mois (Adar II) intercalé sept fois tous les dix-neuf ans. Ces
dix-neuf ans marquent un cycle complet, déterminé par la rotation des phases
lunaires à travers les saisons. Les sacrifices des fêtes sont au nombre de
72 au total au cours de l’année, répartis comme suit :
La Fête des Trompettes constitue un sacrifice double,
puisqu’elle est à la fois une Fête et une Nouvelle Lune (Nombres 29:1-6).
Le sacrifice de la Gerbe Agitée, associé aux Fêtes et
aux Nouvelles Lunes, revêt une grande portée symbolique, développée dans le
document
Les
Récoltes de Dieu, les Sacrifices des Nouvelles Lunes et les 144,000 (No.
120). Les mois intercalaires entretiennent un lien
avec :
Toutes les activités de Dieu dans la création
s’expriment à travers des symboles, reflétés non seulement dans les
mouvements des cieux, mais aussi dans l'assignation de l'organisation et des
responsabilités d'Israël. Israël, en tant que nation et Église au sein de
l'Alliance, est fondé sur ces relations (voir le document
L'Alliance de Dieu (No. 152)).
Citation du document
No. 125 (suite) :
Cette relation repose sur la fonction du mois intercalaire
qui s’insère parmi les douze mois normaux. Israël représente ce système à
travers ses tribus. Israël compte douze tribus. Celles-ci sont, en partant
du nord : Dan, Aser, Nephthali, Juda, Issacar, Zabulon, Ruben, Siméon, Gad,
Éphraïm, Manassé et Benjamin (voir Nombres 10:11 ; cf. Ézéchiel 1:4 et
suiv.). La tribu de Lévi, quant à elle, est centrée sur ou autour du
Tabernacle. Ainsi, bien qu’il y ait douze tribus, Joseph détient le droit
d'aînesse et est en réalité divisé en deux parts pour former douze tribus,
tandis que la tribu de Lévi renonce à sa part pour assumer la fonction
sacerdotale. Ce schéma organisationnel d'Israël physique trouve son reflet
dans les étoiles dès la création. Adar II symbolise le sacerdoce, en tant
que treizième mois et treizième tribu. Ce mois apparaît sept fois dans un
cycle (tous les 19 ans).
Ce cycle représente les sept esprits de Dieu dans
l'exécution ou exercice de leurs fonctions sous la direction des anges des
sept Églises. Sans la compréhension des Nouvelles Lunes, il est impossible
de résoudre ou de saisir pleinement cette réalité prophétique.
Les Nouvelles Lunes étaient au cœur du système de culte
d'adoration établi par le calendrier hébreu. Il était essentiel de les
observer correctement, car leur compréhension était centrale pour saisir le
Plan du Salut. Cependant, le système israélite tomba souvent dans
l’apostasie et fut constamment miné par des déviations. Chaque fois, il a dû
être restauré par un délégué nommé par Dieu. Il y a eu dans l’histoire
d’Israël de nombreuses restaurations, mais aussi de nombreux échecs dans la
préservation de ce système sacré.
On peut voir que la Nouvelle Lune constituait le point
de référence principal pour le calcul du calendrier religieux. Pourtant,
cette pratique fut déformée à maintes reprises. La dernière rupture
définitive pour Juda est survenue sous le Rabbin Hillel II, en l’an 358 EC,
où les Sabbats étaient devenus si contraignants à cause des traditions
introduites que tout le système de calcul a dû être changé pour permettre de
maintenir les traditions établies par les Pharisiens. Les observations ont
été faites pour contrôler les Nouvelles Lunes, afin que ces traditions
puissent être observées. Afin de contrôler les personnes susceptibles de
contester la déclaration correcte de la Nouvelle Lune, d'autres restrictions
ont été mises en place, comme quant à qui pourrait être un témoin fiable
pour la Nouvelle Lune. Les femmes ont été exclues du statut de témoins, de
même que certaines catégories de personnes susceptibles d’être des
observateurs indépendants, comme les éleveurs de pigeons (voir la
Mishnah pour les catégories
exclues).
Examinons maintenant les commentaires sur la position
historique, tirés du texte du document
Les Nouvelles Lunes (No.
125) :
Position Historique Générale
La Fête de la Nouvelle Lune, connu des Juifs sous le nom
de Rosh Hodesh, avait lieu le premier jour du mois, lors de
l'apparition de la première phase de la lune (The
Jewish Festivals History and Observance de Hayyim Schauss, tr.
Samuel Jaffe, Schocken Books, New York, 1938, p. 275). Elle était donc
intrinsèquement liée à l’observation visuelle de la Nouvelle Lune.
“Il fut un temps où Rosh Chodesh était un festival
majeur, bien plus important que le Sabbat hebdomadaire... Une des raisons de
son importance résidait dans le fait que la date de tous les Festivals juifs
dépendait de la Nouvelle Lune (ibid., p. 274).”
Cette affirmation est une supposition. La Bible indique
qu'il était aussi important que le Sabbat, mais pas davantage. En revanche,
elle était plus significative que les autres Fêtes, comme nous allons le
voir.
La Bible place clairement la Nouvelle Lune au même rang
que les fêtes (Nombres 10:10). Le Festival de la Nouvelle Lune était un jour
de fête, et il était célébré le jour après que la Nouvelle Lune était
aperçue (New Catholic Encyclopedia, Vol. 10, McGraw Colline, NY,
1967, p. 382).
“Dans les premiers temps rabbiniques, le jour de la
Nouvelle Lune était fixé par le Sanhédrin à Jérusalem, après avoir accepté
les témoignages de personnes qui avaient affirmé avoir vu la nouvelle lune.
Parfois, les rabbins retardaient délibérément Rosh Hodesh afin d'empêcher
[éviter] que le Jour des Expiations ne tombe un vendredi ou un dimanche. Le
calendrier permanent a été fixé par Hillel II en l’an 358 EC (Ère Courante),
ce qui a permis de déterminer la date exacte de chaque Rosh Hodesh, sur
la base de calculs astronomiques et mathématiques (The Ency. of Judaism,
Geoffery Widoger, Macmillan, NY, 1989, p. 502).”
Remarque : Ces pratiques étaient au début des temps
rabbiniques, et que c’est bien après la chute du Temple en l’an 70 EC.
Ainsi, la manipulation rabbinique des Nouvelles Lunes a été
institutionnalisée dans le Calendrier Hillel à partir de l’an 358 EC. Ce
calendrier n'a aucune autorité biblique.
Nous disposons ici de preuves d’un ajournement délibéré
dans la déclaration des Nouvelles Lunes, avant même l’établissement du
calendrier d’Hillel. Remarquez qu’il ne s’agit pas de la période du Second
Temple, mais des débuts de l’ère rabbinique ancienne. Cependant, les
affirmations de l’Encyclopédie
New Catholic Encyclopedia concernant l’ajournement au jour
suivant révèlent une méconnaissance des règles relatives aux ajournements.
Il a été assumé que la Nouvelle Lune développe son croissant six heures
après la conjonction. Par conséquent, un ajournement n’était appliqué que si
la conjonction ou la Nouvelle Lune totalement obscure, tombait après midi
(12h00). Cette règle a été instauré dans le cadre des ajournements. La
citation se poursuit :
Il ne fait aucun doute que la Nouvelle Lune était
autrefois au moins aussi importante que le Sabbat.
“Le festival de la Nouvelle Lune occupait autrefois un
rang au moins égal à celui du Sabbat (Prolegomena to the History
of Israel de J. Wellhausen, 1885, p. 113). ”
La Nouvelle Lune était incontestablement un temps sacré
et était célébrée le jour où elle était déterminée par la conjonction.
Celle-ci était calculée à l’avance. Ce nouveau commencement était marqué par
des sacrifices spéciaux (Nombres 28:11-15) et les trompettes étaient sonnées
à ces occasions-là (Nombres 10:10 ; Psaume 81:3). Aucun travail ordinaire
n'était effectué. Le Roi organisait des fêtes spéciales lors de la Nouvelle
Lune. David en mentionne l'importance dans 1Samuel 20:5. L'absence de David
à la cour avait été remarquée, car sa place à la table avait été vide. Ils
savaient bien à l'avance quand la Nouvelle Lune approchait.
1Samuel 20:18 Jonathan lui dit : C'est demain la nouvelle
lune ; on remarquera ton absence, car ta place sera vide. (LSG)
Les Nouvelles Lunes étaient donc des assemblées
obligatoires, connues d'avance, à la Cour d'Israël. Cela rend absurde tout
argumentation en faveur d'un système basé sur l’observation. David a
respecté et célébré les Nouvelles Lunes de même que les Sabbats et les
Fêtes, selon leur ordre prescrit (1Chroniques 23:30-31). Il existait donc un
ordre établi depuis les temps anciens. Salomon observait également ces
jours. C’était une ordonnance perpétuelle pour Israël.
Les Nouvelles Lunes sont mentionnées avant même les
Fêtes dans l'ordre d'importance.
2Chroniques 2:4 Voici, j'élève une maison au nom de
l'Éternel, mon Dieu, pour la lui consacrer, pour brûler devant lui le parfum
odoriférant, pour présenter continuellement les pains de proposition, et
pour offrir les holocaustes du matin et du soir, des sabbats, des nouvelles
lunes, et des fêtes de l'Éternel, notre Dieu, suivant
une loi perpétuelle pour Israël. (LSG)
Les Nouvelles Lunes étaient respectées et célébrées,
tout comme les Sabbats et les Fêtes solennelles, par Élisée (2Rois 4:23) et
par Ézéchias, conformément à la Loi de l'Éternel (2Chroniques 31:3). Cette
pratique a été poursuivie par Esdras (Esdras 3:5) et Néhémie (Néhémie
10:29-33). Cette pratique s'est poursuivie jusqu'au temps de Christ et des
Apôtres. Le Calendrier, y compris les Nouvelles Lunes, ont été observés à
Colosses (Colossiens 2:16). Le but des Sabbats, des Nouvelles Lunes et des
fêtes établies dans le Calendrier était de servir de mémorial pour Israël
devant Dieu et pour l'expiation (Nombres 10:10, 33). Cette ordonnance est
inscrite dans la même séquence et chapitres que l'Ordre de Bataille
d'Israël. Ainsi, le Calendrier fait donc partie intégrante de l'Alliance de
Dieu et du but de Dieu dans le Plan du Salut.
La Nouvelle Lune doit être considérée comme un jour
d'adoration et d'assemblée, au même titre que les Sabbats et les Fêtes
(1Samuel 20:5,18 ; Ésaïe 66:23 ; Ézéchiel 46:1-3). Le sacrifice n'est plus
l’enjeu, car il a été accompli en le Messie. Ce qui compte désormais, c’est
l'obéissance (Jérémie 7:22-24 ; Hébreux 10:1-6).
La citation du document No. 125 se poursuit :
Le Nouvel An lors de la Nouvelle Lune du Premier mois,
Abib, revêtait une importance particulière (Psaume 81:3-5 ; cf. La
Lune et le Nouvel An (No. 213)). La Nouvelle Lune du Septième
mois était aussi spécialement sanctifiée (Lév. 23:24-25 ; Nombres 29:1-6).
2Rois 4:23 suggère que les Nouvelles Lunes et les Sabbats étaient considérés
tous deux comme des occasions pour consulter les prophètes, et Ézéchiel
désigne la Nouvelle Lune comme un jour spécial d'adoration (Ézéchiel
46:1,3).
[L’Encyclopédie Judaïca
et le judaïsme moderne affirment que] : À l'origine, la Nouvelle Lune
n'était pas fixée par des calculs astronomiques, mais aurait été proclamée
solennellement après que des témoins avaient attesté la réapparition du
croissant de lune. Selon les autorités rabbiniques, le 30e jour de chaque
mois, les membres de la Cour Suprême (Sanhédrin) se réunissaient dans une
cour à Jérusalem, appelée Beit Ya'azek, où ils attendaient de
recevoir la déposition du témoignage de deux témoins dignes de foi ; ils
sanctifiaient alors la Nouvelle Lune. Si le croissant de la lune n'était pas
visible le 30e jour, la Nouvelle Lune était automatiquement
célébrée le 31e jour. Pour informer la population du début du mois, des
fanaux étaient allumés sur le Mont des Oliviers et, de là, relayés à travers
tout le territoire et dans certaines régions de la Diaspora.
[Il est ensuite affirmé que] Plus tard, cependant, les
Samaritains ont commencé à allumer des fanaux trompeurs, qui induisaient en
erreur, ce qui a poussé la Cour Suprême (Sanhédrin) à envoyer des messagers
vers les communautés éloignées. Ces Juifs qui vivaient à une grande distance
de Jérusalem célébraient toujours le 30e jour du mois comme la Nouvelle
Lune. À ces occasions, lorsqu’ils étaient informés de son ajournement au 31e
jour, ils observaient également ce second jour comme la Nouvelle Lune (Rosh
Hashana 1:3-2:7). Vers le milieu du quatrième siècle, les sages avaient
établi un calendrier fixe, et la proclamation publique de la Nouvelle Lune
fut abandonnée. Cependant, une trace de cette pratique originelle subsiste
dans la tradition de la synagogue d'annoncer la Nouvelle Lune, le Sabbat
précédant sa célébration (Ency. Judaica, Vol. 12, p. 1039).
Ce processus témoigne de la manipulation du Calendrier
par les rabbins. Il n’existe aucun mois excédant trente jours – et ils le
savaient parfaitement. Remarquez également les commentaires de John Bowman
concernant les Samaritains et l'acceptation de cette propagande rabbinique,
mentionné plus haut. Le système originel reposait sur un système de calcul
selon la conjonction. Les Sadducéens comme les Samaritains suivait la même
méthode. Observez l’affirmation selon laquelle les Samaritains ont commencé
plus tard à allumer des fanaux
induisant en erreur : Pourquoi plus tard ? Les Samaritains
n'avaient pas modifié leur système. Celui-ci est resté inchangé pendant bien
plus de vingt-cinq siècles du judaïsme indépendant, alors que le judaïsme
rabbinique a subi des transformations majeures après la destruction du
Temple. C'était Juda qui a commencé à manipuler le calendrier, en s’appuyant
sur les traditions rabbiniques qui n'étaient ni autorisées ni reconnues
pendant la période du Temple. Cette manipulation du calendrier découlait de
l'incapacité des autorités à élaborer un système précis pour établir les
ajournements, visant à préserver des traditions. Cela a affecté le nombre de
mois de trente jours dans l'année, comme nous le verrons plus loin. Ces
effets sont devenus inexplicables et irréconciliables avec les pratiques
anciennes.
Les Nouvelles Lunes ne sont pas mentionnées dans
Lévitique 23, parce qu’il ne s'agit pas d’une liste exhaustive des jours de
culte d'adoration d'Israël et du Calendrier Sacré. Nombres 28 et 29
présentent la seule liste complète des jours de culte. L'Offrande de la
Gerbe Agitée est incluse dans Lévitique 23, bien que ce ne soit pas un Jour
Saint, car elle fait partie intégrante de la Fête des Pains sans Levain et
constitue l'élément central de la Récolte de Dieu. L'Offrande de la Gerbe
Agitée doit être observée au même titre que les Fêtes (voir le document
L'Offrande de la Gerbe Agitée (No. 106b)).
On constate à travers l'histoire que le calendrier juif
moderne n'a pas commencé à être fixe qu’au milieu du quatrième siècle, selon
les sources juives elles-mêmes. Il a ensuite subi d’autres manipulations et
modifications jusqu'au onzième siècle. Le calcul précis de la Nouvelle Lune
élimine toute incertitude dans le calcul, ainsi que dans sa célébration à
l’échelle internationale.
Ainsi, selon l'ancienne procédure rabbinique juive,
lorsque la Nouvelle Lune ne peut pas être observée le jour durant lequel
elle se produit (c'est-à-dire lorsqu'elle tombe durant les heures diurnes),
elle est ajournée au jour suivant. Il s'agit d'une véritable escroquerie,
car la Nouvelle Lune entre systématiquement dans cette catégorie. Cette
règle a été instaurée peu après la période post-Temple pour l'observation de
la Nouvelle Lune. Elle n'a aucun lien avec le calcul du Molad de Tishri,
établi à partir du quatrième siècle, sous Hillel II. Ces dernières années,
la situation s'est encore dégradée, comme cela a été expliqué dans le
document
Les Nouvelles Lunes (No.
125).
Poursuivons avec la citation :
Il est devenu à la mode, avec l'avènement de la sociologie
et de l'étude des religions en développement, de traiter les prescriptions
bibliques concernant les Sabbats et les Nouvelles Lunes comme des éléments
concurrents pour la loyauté du peuple hébreu – les Nouvelles Lunes étaient
alors considérés comme des vestiges rudimentaires du culte du dieu lune.
Schauss était de cet avis lorsqu’il a écrit The Jewish Festivals (voir
p. 274). Il divise également le Pentateuque en deux parties : une section
plus ancienne, rédigée avant l’exil babylonien, et une autre plus tardive,
composée après le retour. Il affirme que la partie la plus ancienne ne fait
aucune mention de la fête. Il tire cette conclusion du fait que les
Nouvelles Lunes ne sont mentionnées ni dans Exode 23:14-19 ; 34:17-26, ni
dans Deutéronome 16, ni dans Lévitique 23. Il en déduit donc que le Livre
des Nombres doit être une partie ultérieure – sans toutefois fournir aucune
preuve à l’appui de cette hypothèse. C'est le genre d'argumentation typique
des apologistes modernes. La véritable raison de cette position est que le
retour de l'exil n'a pas effectué une restauration complète des pratiques
originelles.
“Après le retour de l'exil babylonien, un compromis a été
trouvé ; Rosh Chodesh n'a pas été reconnu comme un festival à part
entière, durant lequel le travail était interdit, mais des sacrifices
spéciaux étaient instaurées ce jour-là au Temple.
Jusqu’à ce jour, les Juifs exécutent un rituel spécial
pour accueillir le nouveau mois : une prière spéciale est récitée à la
synagogue le Sabbat précédant la Nouvelle Lune, et une cérémonie de
sanctification de la Nouvelle Lune est pratiquée en plein air par une
bénédiction prononcée lors de son apparition. (Schauss, p. 274).”
On en est venu à considérer pour acquis ce déclin, sans
pour autant pouvoir en fournir une explication complète. Un exemple de cette
tendance se trouve dans les références suivantes tirées de The Hebrew
Concept of Time and the Effect on the Development of the Sabbath, par
Diana R. Engel, The American University, Washington, 1976 :
“Aucun commerce n'avait lieu le jour de la Nouvelle Lune
(le jour après que le premier croissant apparaissait dans le ciel). Les
offrandes pour la Nouvelle Lune dépassaient d’ailleurs celles du Sabbat
(Nombres 28:11-5 ; Ézéchiel 46:4-7). Cependant, l'importance religieuse de
la Nouvelle Lune a diminué alors que celle du Sabbat a augmenté (pp.
69-70).”
Remarquez également ici qu'Engel a supposé que
l'apparition du premier croissant était considérée comme l’observation, et
que le jour après l'observation de l’apparition du premier croissant était
également supposé. Cette approche entraîne une série d'ajournements dans la
fixation de la Nouvelle Lune. Aucune preuve n'est citée à l'appui de cette
conjecture. La citation se poursuit à partir du document No. 125.
Un autre
exemple de l'inexplicabilité de ce déclin nous est fourni par Widoger :
"Ce
n’est pas clair de voir quand ni comment la Nouvelle Lune a perdu son
caractère festif. Ce changement était déjà intervenu au moment du retour
d'exil des Juifs, à la fin du sixième siècle AEC (Avant l’Ère Courante).
Elle n’était plus une fête à part entière, mais une semi-fête, comme Hol
ha-Mo'ed (les jours intermédiaires de la Pâque et de Sukkot où le
travail était permis), période durant laquelle les rabbins décourageaient
tout travail non nécessaire, et où les femmes devaient cesser leurs travaux
de couture et de tissage. Des conditions économiques plus rigoureuses et
strictes ont probablement motivé cette dévalorisation de la Nouvelle Lune,
d'autant plus qu'il n'y avait aucune raison religieuse ou historique
d'arrêter le travail ce jour-là. Au fil du temps, même ce statut de fête
mineure a disparu, et elle est devenue un jour ouvrable de travail
ordinaire, à l'exception de certaines variations liturgiques" (Widoger, op.
cit., p. 502).
Pourtant, le peuple juif – tout comme l'Église – a continué à observer les
Nouvelles Lunes. Cependant, la populace en général adoptait une attitude
spasmodique, et avait hâte de faire du commerce, comme d’ailleurs elle le
faisait également pour les sabbats et les fêtes, comme nous le savons :
"Vous dites : Quand la nouvelle lune sera-t-elle passée, pour que nous
puissions vendre du blé ?
Quand finira le sabbat, pour que nous ouvrions nos greniers à froment ?
(Amos 8:5)"
Pour
les Juifs, le Sabbat est devenu le jour le plus important de l'année. Diana
Engel affirme d’ailleurs que le jour du Sabbat est devenu à représenter :
"bien plus qu’un simple jour ou qu’un commandement parmi d’autres. Il a
incarné pour eux une grande partie de ce en quoi ils croyaient et ce qu'ils
défendaient. ... On ne saurait trop insister sur l'importance du sabbat pour
Israël, l’ardeur avec lequel ils l'attendaient et le glorifiaient." (p. 83).
Mais ils n'en
comprenaient pas réellement le sens ! Ils ne comprenaient pas la
signification spirituelle du Sabbat comme ils ne comprenaient pas les
Nouvelles Lunes. Le Judaïsme Rabbinique a dû réduire l'importance de la
Nouvelle Lune car celle-ci menaçait le système d'ajournements même. Elle ne
pouvait pas être supprimée complètement, car la Bible est trop explicite sur
le sujet, et il fallait donc en réduire l'importance pour pouvoir imposer un
faux calendrier.
Selon The
Lion Handbook of the Bible (éd. D. & P. Alexander, Lion Publishing,
1984) :
"Le Calendrier
juif Orthodoxe compte douze mois débutant à chaque nouvelle lune (le
croissant visible)" (p. 112).
Aucune preuve
n’étaye cette déclaration concernant le croissant visible. La plupart
des éléments Judaïsants – et apparemment une grande partie de l'érudition du
XXe siècle – en dépit des preuves, de leur propre pratique et du bon sens –
assimilent la Nouvelle Lune comme un croissant. Cela n'a jamais été le cas.
Le calendrier Samaritain, qui existe toujours et encore usage aujourd'hui,
prouve que c'est faux.
“Le
deuxième terme hébreu pour mois, hodesh, signifie correctement 'la
nouveauté' du croissant lunaire” (Encyc. Britt., 15ème édition,
Vol. 15, p. 465).
Comme nous l'avons vu, la définition du terme
chodesh n'a aucun lien avec le
croissant lunaire. Le croissant lunaire relève d’un autre système de culte
d'adoration, relié au système du dieu Sin et de Baal/Ashtoreth, ainsi qu’aux
sacrifices humains (cf. les documents
Le Veau d'Or (No. 222)
et
Les
Origines de Noël et de Easter/Pâques (No. 235)). Sa
base linguistique signifie être caché.
La Brittanica poursuit cette déclaration (qui n'est que partiellement
vraie), qui est contraire au concept hébreu véhiculé dans le symbolisme des
mots.
La citation se poursuit :
“Dans le calendrier religieux, le début du mois était
déterminé par l'observation du croissant de la nouvelle lune, et la date de
la Pâque était liée à la maturation de l'orge” (ibid.).
“... le premier croissant est ainsi la renaissance ou le
remplacement de l’ancienne lune par une nouvelle lune (ibid., p. 573)”.
Vers l’an 344 EC, et certainement avec le calendrier
Hillel de l’an 358, l'observation visible de la Nouvelle Lune a été
supplantée par des calculs astronomiques secrets. Les tables modernes
garantissent un positionnement absolu et précis.
“Le calendrier (juif) est donc schématique et indépendant
de la véritable Nouvelle Lune (Encyc. Britt., op. cit., p. 466)”.
(cité à partir de W. E. Cox
Les Nouvelles Lunes (No.
125), Christian Churches of God, 1995, 1999).
Le calendrier juif est ainsi contraire à l'intention
des textes et des Lois bibliques. Il est évident que le calendrier Hillel ou
juif, étant reconnu comme indépendant des véritables Nouvelles Lunes, ne
peut pas précisément refléter les Lois de Dieu, qui ne prévoient aucune
modification des Sabbats ni leur déplacement par rapport à la véritable
Nouvelle Lune. La conjecture des érudits modernes, selon laquelle la
Nouvelle Lune était considérée comme étant le croissant semble reposer sur
une base totalement spéculative, ignorant les pratiques connues des
Samaritains et des Sadducéens, et en contradiction avec les règles des
ajournements elles-mêmes. Une règle postérieure semble stipuler que le
croissant devait se développer à partir de la Nouvelle Lune, le jour durant
lequel il est apparu. De là, la règle de 12h00 des ajournements. Le
croissant était lié à l'adoration du dieu lune Sin et n'est pas une pratique
de l'Écriture. Notre mot sin
(péché) est lui-même dérivé des anciennes pratiques, tel que nous le voyons
de la position de l'hébreu et de la Bible. Notre manière de calculer la
Nouvelle Lune est conforme à la phasis
et elle n'a jamais changé. Elle suit l'ancienne pratique samaritaine. Cela
en soi devrait constituer une preuve convaincante. C'est le Judaïsme moderne
qui est dans un état de péché perpétuel, sous l'impulsion de ses rabbins.
La Nouvelle Lune est un événement astronomique précis,
parfaitement prévisible. Cet événement peut se produire à des jours
différents en raison de la rotation de la Terre. Par conséquent, la
détermination de la Nouvelle Lune doit donc être calculée à partir du moment
(de l’heure) où elle se produit à Jérusalem afin d’assurer l'uniformité du
culte religieux à travers le monde, compte tenu l’amélioration des
communications.
La détermination de la Nouvelle Lune, à Jérusalem
repose sur les Écritures, qui désignent Jérusalem en tant que Trône de
l'Éternel (Jérémie 3:17), le centre de la Loi et le point à partir duquel
elle sera promulguée sous le règne du Messie (Ésaïe 2:3) et d'où couleront
les eaux de l'Esprit (Zacharie 8:22 ; 14:8-21). Dieu y a placé Son Nom pour
toujours (2Chroniques 33:4).
Cette détermination peut placer l'Australie dans une
position où elle devance la structure temporelle complète à Jérusalem et
ailleurs ; elle est néanmoins nécessaire pour la mise en œuvre d'un
calendrier mondial cohérent. L’ancienne règle d'ajournement antérieure à
Hillel, qui lie la Nouvelle Lune au croissant visible après six heures (et,
par conséquent, la reporte, si elle arrive après 12h00), minimise l'impact
de ce problème. Cependant, cette règle ne repose sur aucune autorité
scripturaire et constitue une décision administrative.
La Position Biblique
L'exigence biblique concernant les Nouvelles Lunes a
été examinée dans le document
Les Nouvelles Lunes (No.
125). Voici un rappel de cette position.
La fête de la Nouvelle Lune est l’une des Fêtes de
l'Éternel. Elle est inscrite dans Nombres 10:10.
"Nombres 10:10 Dans vos jours de joie, dans vos fêtes, et
à vos nouvelles lunes, vous sonnerez des trompettes, en offrant vos
holocaustes et vos sacrifices d'actions de grâces, et elles vous mettront en
souvenir devant votre Dieu. Je suis l'Éternel, votre Dieu. (LSG) "
Les Sacrifices ont été accomplis en Christ. Cependant,
les Fêtes ou les Sabbats eux-mêmes n'ont pas été abolis.
Les offrandes requises ont vu leur nécessité
transformée en offrandes spirituelles pour chaque jour de la séquence des
Jours Saints, qu’il s’agisse des Sabbats, des Nouvelles Lunes ou des Fêtes.
Sous la Loi, les sacrifices étaient financés par une contribution spéciale
(impôt spécial), qui était sous la responsabilité de l'autorité nationale.
L'impôt du Prince (la contribution du Prince) est examiné dans le document
Le Prélèvement de la
Dîme (No. 161).
Ézéchiel 45:14-17 Ce que vous devrez pour l'huile, pour un
bath d'huile, sera la dixième partie d'un bath sur un cor, qui est égal à un
homer de dix baths, car dix baths font un homer. 15 Une brebis
sur un troupeau de deux cents dans les gras pâturages d'Israël sera donnée
pour l'offrande, l'holocauste et le sacrifice d'actions de grâces, afin de
servir de victime expiatoire, dit le Seigneur, l'Éternel. 16 Tout
le peuple du pays devra prélever cette offrande pour le prince d'Israël.
17 Le prince sera chargé des holocaustes, des offrandes et des
libations, aux fêtes, aux nouvelles lunes, aux sabbats, à toutes les
solennités de la maison d'Israël ; il offrira le sacrifice expiatoire,
l'offrande, l'holocauste, et le sacrifice d'actions de grâces, en expiation
pour la maison d'Israël. (LSG)
Cette offrande était une dîme d'une dîme d'huile, ainsi
qu’une demi-dîme de la dîme pour les offrandes de viandes. Elle était
collectée par le Prince pour les sacrifices des Sabbats, des Nouvelles
Lunes, des Jours Saints et des autres offrandes. Il est donc incorrect de
prétendre que la dîme a été éliminée avec les sacrifices, car ceux-ci
étaient clairement prévus séparément. Ce texte concerne également les
premier-fruits (les prémices) mentionnés dans Ézéchiel 44:29-30. Ces
ordonnances sont établies en vue de la restauration d'Israël dans ses
terres. Le Messie rétablira ainsi le système qu’on prétend qu’il aurait
aboli par sa mort – or l'Écriture ne peut pas être anéantie (Jean 10 :35).
Ce sera fait pour la guérison mentale des nations, mais cette question sera
examinée séparément.
La Fête de la Nouvelle Lune était considérée comme un
Shabbatown, un Sabbat Sacré. Comme
nous l'avons vu plus haut, des sacrifices y étaient offerts en guise de
mémorial.
Nombres 28:11-15 Au commencement de vos mois, vous
offrirez en holocauste à l'Éternel deux jeunes taureaux, un bélier, et sept
agneaux d'un an sans défaut ; 12 et, comme offrande pour chaque
taureau, trois dixièmes de fleur de farine pétrie à l'huile ; comme offrande
pour le bélier, deux dixièmes de fleur de farine pétrie à l'huile ; 13 comme
offrande pour chaque agneau, un dixième de fleur de farine pétrie à l'huile.
C'est un holocauste, un sacrifice consumé par le feu, d'une agréable odeur à
l'Éternel. 14 Les libations seront d'un demi-hin de vin pour un
taureau, d'un tiers de hin pour un bélier, et d'un quart de hin pour un
agneau. C'est l'holocauste du commencement du mois, pour chaque mois, pour
tous les mois de l'année. 15 On offrira à l'Éternel un bouc, en
sacrifice d'expiation, outre l'holocauste perpétuel et la libation. (LSG)
Nous voyons à partir de ce texte que les Nouvelles
Lunes devaient être célébrées chaque mois tout au long de l'année. Les mêmes
exigences s'appliquent aux Nouvelles Lunes qu’aux autres Fêtes et Sabbats :
1Chroniques 23:31 et à offrir continuellement devant
l'Éternel tous les holocaustes à l'Éternel, aux sabbats, aux nouvelles lunes
et aux fêtes, selon le nombre et les usages prescrits. (LSG)
Nous constatons ainsi que les Nouvelles Lunes occupent
en fait une position intermédiaire entre les Sabbats et les Fêtes. Tout
comme pour les Fêtes et les Sabbats, le lien entre les sacrifices et les
Nouvelles Lunes a été accompli dans le Messie. Cependant, l'observance des
Nouvelles Lunes elle-même n'a pas été abolie.
Cette observance ne doit
pas être confondue avec
l'adoration de la lune, qui est expressément interdite.
Deutéronome 4:19 Veille sur ton âme, de peur que, levant
tes yeux vers le ciel, et voyant le soleil, la lune et les étoiles, toute
l'armée des cieux, tu ne sois entraîné à te prosterner en leur présence et à
leur rendre un culte : ce sont des choses que l'Éternel, ton Dieu, a données
en partage à tous les peuples, sous le ciel tout entier. (LSG)
Deutéronome 17:3 allant après d'autres dieux pour les
servir et se prosterner devant eux, après le soleil, la lune, ou toute
l'armée des cieux. Ce n'est point-là ce que j'ai commandé. (LSG)
L'observance des Sabbats, des Nouvelles Lunes et des
Fêtes établies, a pour but de marquer le Plan de Dieu et le déroulement des
cycles de la création. Le calendrier solaire ne remplit pas cette fonction.
Dès la restauration de la Pâque sous Ézéchias, après la
Fête des Pains sans Levain, Ézéchias a restauré les Nouvelles Lunes aussi
bien que les Fêtes. Aucune restauration ne sera complète tant que les
Nouvelles Lunes n’auront pas été
correctement restaurées à leur place légitime au sein du système divin
(voir aussi Prove All Things, Church of God, In Truth, Vol.2, Issue 1, p. 6).
2Chroniques 31:3 Le roi donna une portion de ses biens
pour les holocaustes, pour les holocaustes du matin et du soir, et pour les
holocaustes des sabbats, des nouvelles lunes et des fêtes, comme il est
écrit dans la loi de l'Éternel. (LSG)
Esdras 3:5 note aussi que les Nouvelles Lunes ont été
restaurées sous Esdras. Les deux restaurations principales ont donc impliqué
la restauration des Nouvelles Lunes.
Esdras 3:5 Après cela, ils
offrirent l'holocauste perpétuel, les holocaustes des nouvelles
lunes et de toutes les solennités consacrées à l'Éternel, et ceux de
quiconque faisait des offrandes volontaires à l'Éternel. (LSG)
La Nouvelle Lune marque le commencement soit le Premier
jour du mois (Nombres 10:10 ; 28:11). Aucun système qui se base sur le
déplacement arbitrairement du début du mois n'est valide. Le calendrier
Hillel est invalide pour cette raison. Le véritable Calendrier du Temple
était basé sur la conjonction de la Nouvelle Lune et nous savons cela
d'après le texte de Philon.
"C'est la Nouvelle Lune, c’est-à-dire le
début du mois lunaire, marquant la période entre une conjonction et la
suivante, dont la durée a été calculée avec précision dans les écoles
d'astronomie."
(Judaeus, Philon, The Special Laws, II, XXVI, 140, traité de F.H.
Colson, Harvard University Press : Cambridge, MA, 1937.)
Ainsi, le calendrier lunaire est la marque du Peuple
Saint. Dans sa notation à Exode 12:2, la
Mekilta déclare que “les nations
calculent d'après le soleil, mais Israël selon la lune.”
'Les fêtes de la PÂQUE et des TENTES n'étaient pas
simplement fixées par le calcul lunaire général, mais sur la base de
l'apparition de la nouvelle lune du mois durant lequel elles arrivaient,
tandis que la PENTECÔTE dépendait de la Pâque dans ce système... Bien qu’il
soit impossible de documenter cela entièrement, il semble probable que le
sabbat faisait à l’origine partie de ce cycle naturel du temps, lié aux
phases de la lune, et qu'après sa séparation, la Fête de la Nouvelle Lune a
continué à être observée séparément' (The
Interpreter’s Dictionary of the Bible, Vol. 3, article New Moon, p.
544).
Cette hypothèse concernant le Sabbat et la Nouvelle
Lune s’appuie peut-être basée sur le système d'observance décrit dans le
document
Les Textes des Œuvres de la
Loi- ou MMT (No. 104), que Strugnell et Qimron ont traduit à partir
des Manuscrits de la Mer Morte (voir
Bib. Arch. Review, novembre-décembre 1994). Tous les rites historiques
juifs pour l'annonce de la Nouvelle Lune– proclamée depuis le Sabbat
précédent – incluaient une prière à contenu eschatologique.
La raison d'être de cette observance reposait sur la création de la lune
par Dieu, comme un "signe" de Son alliance inébranlable avec Israël, dont
elle décrétait les "temps" de son culte (Psaume
104:19 ; Ecclésiastique 43:6-8) (Int.
Dict., ibid., voir aussi Ber. R. 13d). Ainsi, le Calendrier est une
partie inséparable de l'alliance avec Israël.
La Nouvelle Lune était reconnue comme un moment propice
aux visions et à la prophétie, comme le suggère 2Rois 4:23, et plus
explicitement Ézéchiel 26:1 ; 29:17 ; 31:1 ; 32:1 ; (cf. Ésaïe 47:13 ; Aggée
1:1). Cela contredisait directement les astrologues et les devins du système
babylonien, comme nous le voyons d'Ésaïe 47:13.
Ésaïe 47:13 Tu t'es fatiguée à force de consulter : Qu'ils
se lèvent donc et qu'ils te sauvent, ceux qui connaissent le ciel, qui
observent les astres, qui annoncent, d'après les nouvelles lunes, ce qui
doit t'arriver ! (LSG)
Les pronostics mensuels étaient basés sur les phases de
la lune, pervertissant ainsi le système divin.
Les Sabbats et les Nouvelles Lunes imposaient tous deux
de se reposer du travail, comme nous le montre Amos 8:5. C'était un jour de
réjouissance. Cependant, la joie qui devait accompagner les Jours Saints a
été retirée, d'après Osée 2:11.
Osée 2:11 Je ferai cesser toute sa joie, ses fêtes, ses
nouvelles lunes, ses sabbats et toutes ses solennités. (LSG)
C'est en raison de l’infidélité et de l’idolâtrie
d’Israël. Dieu châtie Son peuple lorsqu’il abandonne Ses Lois, et la
conséquence est qu'Il détruit la richesse de la nation.
Osée 2:12 Je ravagerai ses vignes et ses figuiers, dont
elle disait : C'est le salaire que m'ont donné mes amants ! Je les réduirai
en une forêt, et les bêtes des champs les dévoreront. (LSG)
Le jeûne et le deuil étaient suspendus lors des
Nouvelles Lunes. Nous savons que c'est une pratique observée partout en
Israël jusqu'à l’époque du Messie, comme en témoigne les Apocryphes (Judith
8:6). Les cérémonies étaient proclamées au son des trompettes (Nombres 10:10
; Psaume 81:3).
Psaume 81:3 Sonnez la trompette en la nouvelle lune, en la
solennité, pour le jour de notre fête. (MAR)
La Nouvelle Lune des mois significatifs est observée de
façon particulière, d'après les textes.
1Samuel 20:6 Si ton père remarque mon absence, tu diras :
David m'a prié de lui laisser faire une course à Bethléhem, sa ville, parce
qu'il y a pour toute la famille un sacrifice annuel. (LSG)
Certaines Nouvelles Lunes revêtaient une importance
particulière, comme celle du mois de Nisan et celle de Tishri qui
correspondait à la Fête des Trompettes (voir aussi le document
La
Fête des Trompettes (No. 136)).
Ézéchiel 45:18-20 Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Le
premier jour du premier mois, tu prendras un jeune taureau sans défaut, et
tu feras l'expiation du sanctuaire. 19 Le sacrificateur prendra
du sang de la victime expiatoire, et il en mettra sur les poteaux de la
maison, sur les quatre angles de l'encadrement de l'autel, et sur les
poteaux de la porte du parvis intérieur. 20 Tu feras de même le
septième jour du mois, pour ceux qui pèchent involontairement ou par
imprudence ; vous purifierez ainsi la maison. (LSG)
La purification du sanctuaire ou du Temple commençait à
la Nouvelle Lune du Premier Mois (Nisan), au début de l'Année Sacrée (cf.
La Sanctification du Temple
de Dieu (No. 241)). Ce rituel permettait de purifier le parvis
intérieur, qui symbolisait les élus, représentés par la "roue intérieure" de
la vision d'Ézéchiel. Le Septième jour du Premier Mois ou Nisan était
consacré à la purification des simples et des gens dans l'erreur, achevant
ainsi la préparation du sacerdoce et de la nation tout entière.
La Nouvelle Lune du Septième Mois revêt une importance
particulière, comme le soulignent les Écritures :
Lévitique 23:24 Parle aux enfants d'Israël, et dis : Le
septième mois, le premier jour du mois, vous aurez un jour de repos, publié
au son des trompettes, et une sainte convocation. (LSG)
Néhémie 8:2 Et le sacrificateur Esdras apporta la loi
devant l'assemblée, composée d'hommes et de femmes et de tous ceux qui
étaient capables de l'entendre. C'était le premier jour du septième mois.
(LSG)
Ainsi, la Nouvelle Lune du Septième Mois marque le
début de la restauration à travers la Lecture de la Loi, qui se fait tous
les sept ans du cycle du Jubilé, chaque jour de la Fête des Tabernacles
(voir également
La Lecture de la Loi avec
Esdras et Néhémie (No. 250)).
Deutéronome 31:10-12 Moïse leur donna cet ordre : Tous les
sept ans, à l'époque de l'année du relâche, à la fête des tabernacles,
11 quand tout Israël viendra se présenter devant l'Éternel, ton Dieu,
dans le lieu qu'il choisira, tu liras cette loi devant tout Israël, en leur
présence. 12 Tu rassembleras le peuple, les hommes, les femmes,
les enfants, et l'étranger qui sera dans tes portes, afin qu'ils
t'entendent, et afin qu'ils apprennent à craindre l'Éternel, votre Dieu, à
observer et à mettre en pratique toutes les paroles de cette loi. (LSG)
Néhémie 8:18 On lut dans le livre de la loi de Dieu chaque
jour, depuis le premier jour jusqu'au dernier. On célébra la fête pendant
sept jours, et il y eut une assemblée solennelle le huitième jour, comme
cela est ordonné. (LSG)
Le symbolisme ici est que la septième année, ou année
de Sabbat, représente le cycle millénaire de mille ans, qui commence par le
retour du Messie, qui promulgue la Loi depuis Jérusalem. La Loi se répand
alors à travers le monde entier, suite à la subjugation des nations. La
lecture lors de la Fête des Trompettes, lors de la restauration sous
Néhémie, annonçait la restauration sous le Messie (voir aussi le document
Les
Grandes Lignes de la Chronologie de l’Âge (No. 272)).
(Extrait repris de W. E. Cox
Les Nouvelles Lunes (No.
125), Christian Churches of God, 1995, 1999)
Les Festivals selon Philon
En ce qui concerne les Fêtes dans le
cadre des Commandements, nous lisons ce que Philon a à dire dans Les Lois
Spéciales notamment le Quatrième Commandement :
LES LOIS SPECIALES, II*
{**Titre de Yonge, Un Traité sur les Lois Spéciales, Qui Sont Soumises à
Trois Articles du Décalogue, à savoir les Troisième, Quatrième et Cinquième
; Au sujet des Serments et la Révérence qui leur est Due ; À propos du Saint
Sabbat ; À propos de l'Honneur à Rendre aux Parents.}
....
La traduction de Yonge comprend ici un titre
traité séparément : Sur le Nombre Sept. Sa division suivante commence
et se termine par le chiffre romain I (= X dans Loeb). Le texte suit la
numérotation de Loeb.
X. (39) Le commandement suivant est celui
concernant le septième jour sacré, dans lequel est compris un nombre infini
de la plupart des festivals les plus importants. Par exemple, il y a la
libération de ces hommes qui, par nature, étaient libres, mais qui, en
raison de quelque nécessité imprévue de l'époque, sont devenus esclaves,
laquelle libération a lieu tous les sept ans. Là encore, il y a l'humanité
de créanciers envers leurs débiteurs, puisqu’ils pardonnent à leurs
compatriotes leurs dettes tous les sept ans. De plus, il y a le repos
accordé à la terre fertile, que ce soit dans la campagne ou dans le pays
montagneux, qui a également lieu tous les sept ans. En outre, il y a ces
ordonnances qui sont établies pour la cinquantième année. Et de toutes ces
choses, la narration dénudée (sans chercher aucune signification intérieure
et figurative) est suffisante pour conduire ceux qui sont bien disposés à
perfectionner la vertu et à rendre plus dociles et maniables même ceux qui
sont les plus obstinés et têtus dans leurs dispositions. (40) Or, nous avons
déjà assez longuement parlé de la vertu du nombre sept, expliquant quelle
nature il a par rapport au nombre dix, et aussi quelle connexion il a à la
dizaine elle-même, et aussi au nombre quatre, qui est le fondement et la
source de la dizaine. Et maintenant, après avoir été composé en un ordre
régulier à partir de l'unité, il produit en ordre régulier le nombre parfait
vingt-huit ; étant multiplié selon une proportion régulière égale en toutes
ses parties, il rend enfin à la fois un cube et un carré. J'ai également
montré comment il y a un nombre infini de beautés qui peuvent être extraites
d'une contemplation attentive de ce nombre, sur lesquelles nous n'avons pas
le temps de nous étendre maintenant. Mais nous devons examiner chacune des
questions particulières qui se présentent à nous comme étant comprises en
celui-ci, en commençant par la première. La première question à considérer
est celle des Festivals. [La traduction de Yonge inclut ici un titre traité
séparé : Montrer que les Festivals sont au Nombre de Dix. Ce "traité"
commence avec le chiffre romain I (= XI dans Loeb), énumère chacun des dix
festivals individuellement, et s'étend jusqu’au numéro 214 de Loeb. Le texte
suit la numérotation de Loeb.]
XI. (41) Maintenant, il y a dix festivals en
tout, comme la loi les établit.
Le premier est celui dont quiconque sera
peut-être surpris d'entendre appeler un festival. Ce festival a lieu chaque
jour.
Le deuxième festival est le septième jour,
que les Hébreux dans leur langue maternelle appellent le sabbat.
Le troisième est celui qui suit la
conjonction, c’est-à-dire qui arrive le jour de la nouvelle lune de chaque
mois.
Le quatrième est celui de la Pâque, qui est
appelé la Pâque.
Le cinquième est les premiers-fruits de
l’orge -- la gerbe sacrée. [Notez que la Gerbe Agitée est l'un des Dix
festivals de la période du Temple]
Le sixième est la fête des pains sans
levain, après laquelle cette fête est célébrée, ce qu’elle est en réalité.
Le septième jour des septièmes jours.
Le huitième est le festival de la lune
sacrée, ou la fête des trompettes.
Le neuvième est le jeûne.
Le dixième est la fête des Tentes ou
Tabernacles, qui est le dernier de tous les festivals annuels, se terminant
de manière à rendre le nombre parfait de dix. Nous devons maintenant
commencer avec le premier festival.
[Notez que Philon combine ici le Dernier
Grand Jour avec la Fête des Tabernacles formant Dix au lieu de Onze]
Nous remarquons ici que dans l'introduction en traitant de la troisième
Fête, à savoir la Nouvelle Lune, Philon utilise un terme qui a été traduit après
la conjonction et que d’autres ont traduit comme suivant dans le
sens de “selon” ou “tel que déterminé par” la conjonction. Toutefois, il
précise ce point en disant lequel se produit le jour de la Nouvelle Lune
de chaque mois. Le texte est donc tout à fait clair : la Nouvelle Lune
est le jour où se produit la conjonction. Dans les explications qui suivent,
Philon continue ensuite en affirmant que le mois va d'une conjonction à
l'autre, telle que déterminée dans les écoles d'astronomie, comme cela a été
cité précédemment.
Il ne peut donc y avoir aucune erreur. La Nouvelle Lune
a lieu le jour de la conjonction, telle que déterminée par les écoles de
Jérusalem. Ajourner la Nouvelle Lune, comme cela est fait par le Judaïsme,
revient à ajourner tous les festivals et à les rendre sans valeur. C’est
tout simplement faire un pied de nez à Dieu et à Ses Lois. C’est sur la
Nouvelle Lune que dépende toutes les fêtes subséquentes.
La traduction de Yonge omettait une partie du
paragraphe 140 et les textes des paragraphes 142-144 (qui sont fournis ici)
et explique le timing ainsi que la théologie sous-jacente à la Nouvelle
Lune, et pourquoi elle est calculée en fonction de la conjonction, et
pourquoi le jour de la Nouvelle Lune est le jour de la conjonction
elle-même.
LE TROISIÈME FESTIVAL
XXVI. (140) En suivant
l'ordre que nous avons adopté, nous abordons maintenant le troisième
festival, celui de la nouvelle lune. Tout d'abord, parce qu’elle marque le
début du mois, et que tout commencement, qu’il s’agisse du nombre ou du
temps, est digne d’honneur. Deuxièmement, parce qu'à ce moment-là, rien dans
l'ensemble du ciel ne se trouve privé de lumière. (141) En troisième lieu,
parce qu'à cette période, le corps céleste le plus puissant et le plus
important vient en aide au corps céleste moins important et plus faible ;
car, au moment de la nouvelle lune, le soleil commence à illuminer la lune
d’une lumière perceptible aux sens, puis elle affiche alors sa propre beauté
aux regards. Cela constitue, semble-t-il, une leçon évidente de bonté et
d’humanité pour les hommes, leur enseignant qu’ils ne doivent jamais hésiter
de partager leurs biens avec autrui, mais qu’à l’image des corps célestes,
ils doivent chasser l’envie et la bannir de leur âme. {17} {les paragraphes
142-144 ont été omis dans la traduction de Yonge en raison des lacunes de
l’édition Mangey sur laquelle il s’appuyait, et sont ici traduits à nouveau
pour cette édition.} (142) La quatrième raison est que, de tous les corps
dans le ciel, la lune parcourt le zodiaque dans le temps le plus court :
elle accomplit sa révolution en un mois. Pour cette raison, la loi a rendu
hommage à la fin de son cycle, le moment où la lune revient au point initial
d’où elle avait commencé son parcours, en faisant de ce jour une fête, pour
qu'elle puisse encore nous enseigner d’excellentes leçons, à savoir que dans
les affaires de la vie, nous devrions faire en sorte que les fins soient en
harmonie avec les débuts. Cela se produira si nous tenons les rênes sur nos
premières impulsions par la force de la raison, sans leur permettre de
rejeter tout frein et de se déchaîner comme des animaux sans gardien pour
conduire le troupeau.
http://www.earlyjewishwritings.com/text/philo/book28.html
Comme nous l'avons mentionné précédemment, la
traduction de Yonge ne contient pas l'intégralité du texte du paragraphe 140
tel que présenté par Colson, et les paragraphes 142-144 sont absents, ayant
apparemment été perdus ou supprimés, ce qui brouille la compréhension exacte
de la nature des Nouvelles Lunes. Cependant,
le paragraphe précédent ne laisse aucun doute quant à l'époque et à la
manière dont elles étaient déterminées.
Par conséquent, il n’existe aucune autorité justifiant
l’adoption d’un autre système, comme celui formulé par, et à partir de,
l'ère du Rabbin Hillel II (vers l’an 358) jusqu'au onzième siècle. La base
du calcul du Molad de Tishri est établie de manière à introduire une
série d'ajournements dans l'année juive. Ces ajournements garantissent que
les Sabbats et les Jours Saints n'ont pas à être observés en séquence, sauf
dans les cas où il n'y a pas de choix. Cela s’explique par le fait que les
Pharisiens et leurs successeurs, les Rabbins, ont rendu les Sabbats de Dieu
si contraignants que le système des Jours Saints est devenu un fardeau. Plus
grave encore, les Nouvelles Lunes elles-mêmes témoignent contre la validité
de ce système. Malgré la preuve claire des cieux et des Lois, telles
qu'établies depuis la création, on prétend aujourd’hui que le calendrier
Hillel fait autorité et que les Nouvelles Lunes ne peuvent pas être
observées, parce que le Molad de Tishri désormais détermine le temps
des mois, qui ne coïncident plus entièrement avec les véritables Nouvelles
Lunes. Cette sorte de raisonnement circulaire est populaire parmi les Juifs
et les ministres des Églises qui observent les Fêtes, mais non les Nouvelles
Lunes.
L'autorité pour déterminer le calendrier a été
abandonnée aux instances rabbiniques, qui fonctionnent à l'intérieur d'un
système de calcul établi bien après l’époque de Christ et des Apôtres. En
réalité, l'Église a fait face en même temps à deux attaques sataniques
simultanées contre ses doctrines. Dès le Concile d'Elvira (vers l’an 300),
on commença à s'attaquer aux Sabbats. Au Concile de Nicée (vers l’an 325),
la doctrine de la Divinité a été remise en question et la fête païenne de
Pâques (Easter) a été harmonisée entre les différentes sectes. Les autorités
rabbiniques, quant à elles, ont cessé d'exercer leur pouvoir à partir de
Jérusalem (puis de Jamnia). Avec l'aide des rabbins babyloniens, le Rabbin
Hillel II a développé le calendrier Hillel et le calcul du Molad de
Tishri.
En l’an 366 EC, lors du Concile de Laodicée, le Sabbat
a été anathématisé. En l’an 381 EC, au Concile de Constantinople, la
doctrine de la Trinité a été débattue et, au Concile de Chalcedoine en l’an
451, elle a été formulée définitivement. Le calendrier Hillel doit donc être
compris pour ce qu'il était et pour ce qu'il est. Il faisait partie d'une
attaque soutenue contre les doctrines et les pratiques religieuses de
l'Église et du peuple de Dieu, orchestré par un système apostat. Depuis au
moins l’an 358, Juda n’a plus observé correctement les Jours Saints de Dieu.
De même, les Églises de Dieu qui suivent le calendrier juif de Hillel ne
célèbrent pas ces jours conformément à la vérité.
L'affirmation selon laquelle la Fête des Tabernacles
devrait être prolongée à neuf jours si un Sabbat hebdomadaire suivait le
Dernier Grand Jour repose sur une supposition erronée : celle que le Sabbat
aurait une signification particulière au-delà de son observance hebdomadaire
lorsqu’il succède à une fête. Si de tels ajournements avaient été prévus, ou
si de telles exceptions devaient être faites, la Loi les aurait alors
mentionnés. Or, ils ne figurent pas nulle part dans les Écritures, et il
n’existe pas la moindre preuve qu’ils aient jamais été appliqués, envisagés
ou même imaginés avant l’an 344 EC. Certains considèrent l'année 344 comme
étant celle où le nouveau calendrier a été présenté dans certaines localités
(Ency. Judaïca, art. Hillel (II ; 330-365 EC)). En dépit du fait que
les Samaritains (et les Sadducéens qui étaient déjà disparus, à ce
moment-là) ont calculé la conjonction lunaire pendant des siècles, les Juifs
ont plus tard prétendu qu'il n'y avait aucun système établi. Au temps de la
Mishnah (vers l’an 200 EC), il n’y aurait eu, prétend-on, aucune méthode de
calcul en vigueur, car toute la
législation de la Mishnah repose sur la présupposition que, sans aucun
système de calcul préalable, chaque Nouvelle Lune commençait au moment où la
Nouvelle Lune devenait visible (Schürer, ibid., Vol. 1, p. 591). Cette
détermination se faisait sur le témoignage de témoins fiables devant la cour
à Jérusalem et, plus tard, à Jamnia (Schürer, ibid.).
La durée de chaque mois n'était pas fixée à l’avance.
Ceci est confirmé par les deux textes législatifs de la Mishnah (cités par
Schürer) :
(1) mErub. 3:7; 'si, avant le Nouvel An, un homme
craignait que [le mois Elul] puisse être intercalé…' [Il ressort clairement
de mSheb. 10:2 que la règle postérieure, selon laquelle Elul devait toujours
compter 29 jours, n'existait pas à ce moment-là (note de bas de page 11)]
(2) mArak. 2:2, 'Durant une année, il n'y a jamais moins de quatre mois
'complets' [de trente jours], et il n'est pas nécessaire de prendre en
compte plus de huit mois'.
Schürer commente ces passages ainsi :
Le premier passage révèle qu'en aucun cas il était
déterminé à l'avance si un mois devait compter 29 ou 30 jours. Le deuxième
passage montre à quel point le calendrier était incertain sous ce système
empirique : même à l'époque de la Mishnah (deuxième siècle de notre ère), on
considérait possible qu'il puisse y avoir des années durant lesquelles il y
avait seulement quatre mois de trente jours, et d'autres durant lesquelles
il y en avait huit (ce qui aurait pu faire varier l’année lunaire entre 352
et 356 jours, alors qu’en réalité elle dure 354 à 355 jours) (voir note de
bas de page 12 p. 592, ibid.).
(2) Le système d'intercalations n'était toujours pas
établi au deuxième siècle de notre ère. Il est vrai que Julius Africanus
affirme que les Juifs, comme les Grecs, intercalaient trois mois tous les
huit ans ; [Julius Africanus dans Euseb.
Demonstr. evang. viii 2, 54 =
Syncellus, éd. Dindorf 1, p. 611 = M. J. Routh
Religiquiae Sacrae II, p. 302 ...]
et il n'y a aucune raison de douter de cette déclaration concernant son
propre temps (la première moitié du troisième siècle de notre ère), bien que
ce soit inexact en ce qui concerne les Grecs, dont la majorité avait depuis
longtemps adopté le cycle plus précis de dix-neuf ans. C'est aussi
généralement valable pour le temps de Jésus, parce que, même avec la méthode
purement empirique, trois intercalations sur huit ans étaient un résultat
qui s’imposait naturellement. Néanmoins, la connaissance de ce cycle de huit
ans dans la section astronomique du
Livre d'Enoch et du Livre des
Jubilés reste toujours extrêmement vague ; et il n'était pas encore
intégré à un système intercalaire fixe (ibid.).
Ce texte démontre que l'année pouvait atteindre 352-356
jours dans certains cas, alors que les ajournements du calendrier appliquent
la règle de 354-355 jours— une règle arbitraire et non fondée.
Schürer met en lumière l’absurdité de construire un
calendrier basé sur l'un ou l'autre de ces systèmes du
Livre d'Enoch ou du Livre des
Jubilés (ibid., pp. 592-593).
La note 12 en bas de la page 592 précise :
Dans le contexte du passage cité (m Arak. 2:2), on donne
des limites minimales et maximales possibles en ce qui concerne les choses
les plus diverses. L'oscillation mentionnée ci-dessus dans la durée de
l'année était donc observée, en réalité, et, au temps de la Mishnah, elle
était toujours considérée comme possible. En réalité, cette affirmation
parut si étonnante aux autorités du Talmud de Babylone qu’elles tentèrent de
lui donner une nouvelle interprétation (voir bArak 8b-9a ; Zuckerman
Materialen, pp. 64 et suiv., (ibid.).
Ignorant les preuves apportées par les Samaritains,
Schürer soutient que le calendrier, à l’époque de la Mishna, était déterminé
uniquement par observation empirique, sans aucun calcul préalable, comme le
suggéreraient les deux règles suivantes :
(1) mMeg. 1:4, 'Si la Megillah (le rouleau d'Esther) a été
lu au Premier Adar et que l'année est intercalée, il doit être lu de nouveau
au Second Adar';
(2) mEduy. 7:7, '[R. Joshua et R. Papias] ont témoigné que
l'on peut déclarer l'année une année bissextile à tout moment pendant Adar ;
car précédemment, cela pouvait être fait seulement jusqu'à Purim. Ils ont
témoigné aussi que l'année peut être déclarée une année bissextile sous
certaines conditions. Une fois, quand Rabban Gamaliel était parti en voyage
pour obtenir l'autorisation du gouverneur de Syrie et qu’il avait été absent
longtemps, l'année a été déclarée une année bissextile à condition que
Rabban Gamaliel l'approuve. À son retour, il a dit, "j'approuve" ; et ainsi
ce fut une année bissextile'.
La règle concernant la lecture d'Esther n'indique pas
une incertitude observationnelle, mais plutôt la règle en vigueur qu'Esther
devait être lue également dans le mois intercalé. Elle ne fait aucunement
référence à quelque incertitude que ce soit quant à l'intercalation.
Pourtant, Schürer affirme avec certitude qu'il n'y
avait absolument aucun calcul à l'avance (Schürer,
ibid., p. 593).
La deuxième référence ci-dessus laisse entendre que
l'intercalation ne pouvait initialement être déclarée qu’avant Purim.
Cependant, cette règle elle-même est, au plus tôt, post-babylonienne. En
réalité : Les Samaritains annonçaient l'intercalation au moins huit mois à
l'avance. Les Sadducéens n'avaient pas une connaissance et un système
moindres, eux aussi d'un système précis et cohérent. Il est plus probable
que le système rabbinique, en contradiction avec les textes bibliques,
n'avait aucune méthode suffisamment rigoureuse pour être acceptée par le
peuple — du moins après la destruction du Temple.
La règle selon laquelle il était décidé d'intercaler ou
non un mois est très simple :
La fête de Pâque, qui doit être célébrée à la pleine lune
du mois de Nisan (14 Nisan), devait toujours avoir lieu après l'équinoxe de
printemps [meta isemerian earinen]... Anatolius, dans un fragment d’une
grande importance pour l'histoire du calendrier juif, conservé dans Eusebius
HE vii 32, 16-19, la caractérise
comme l’opinion unanime de toutes les autorités juives... Les déclarations
de Philon et de Josephus s'accordent aussi avec cela. Par conséquent, si
l'on constatait vers la fin de l'année que Pâque risquait de tomber avant
l'équinoxe de printemps, un mois supplémentaire était intercalé avant Nisan
(Schürer, ibid., p. 593).
Schürer insère “(14 Nisan)” ici dans le texte, en se
basant sur le fragment important d'Anatolius, qu'il considère comme montrant
que le 14 Nisan doit tomber après l'équinoxe (voir
Ante-Nicene Fathers, Vol. VI, pp.
147ff.). Cette question est examinée dans le document
Les
Disputes Quartodécimanes (No. 277). Au XXe siècle, il
a été admis que le 14 Nisan pouvait coïncider avec l’équinoxe, mais cela
pourrait ne pas être le cas, comme nous le verrons. Le véritable problème
semble venir d’Anatolius, selon lequel le sacrifice à la fin du 14 Nisan
doit avoir lieu sous la pleine lune, ce qui signifie qu’il parle de
l’équinoxe de printemps précédant le sacrifice à 15h00 à la fin du 14 Nisan,
marquant ainsi le début de la nuit du 15 du Premier mois. Cette question
revêt une grande importance pour le début de l'année. Anatolius commet
également une erreur significative dans ce texte concernant le début et la
fin des Pains sans levain, qui est contredite par la source de la Bible
ainsi que les pratiques des Samaritains et autres (cf. ibid. et
No. 277). D’après une lecture
soignée d'Anatolius, la règle est que le moment de l'équinoxe doit précéder
le sacrifice de 15h00, l'après-midi du 14 Nisan. S'il ne le fait
pas, l'année doit être
intercalée. Ce calcul était et est calculé des mois, voire des années à
l'avance.
Josephus précise par ailleurs que cela se produisait
pendant que le soleil était dans le signe du Bélier, ce qui rend le système
plus précis, mais ce fait est omis. Il est important que Schürer
note que les Grecs et les Babyloniens (les Égyptiens, avec leur année
solaire, n’étaient pas concernés ici) possédaient depuis des siècles un
calendrier fixe basé sur des calculs précis. Les Babyloniens avaient un tel
calendrier sous les Perses, et les Samaritains et les Sadducéens
déterminaient le calendrier longtemps à l'avance, selon la conjonction. Il
est impossible que les Juifs n'aient pas été au courant de ce système.
L'argument de Schürer sur l’entêtement du culte face à d’autres
connaissances est une remarque révélatrice, bien que pas dans le sens qu’il
l’entendait.
Seule l'association du calendrier avec le culte religieux,
ainsi que l'opposition obstinée de ce culte à toutes réformes scientifiques,
rendent un tel état des choses compréhensible. Mais, à la fin, la
connaissance scientifique a fini par s’imposer ici aussi, et ce, depuis
Babylone. Les Babyloniens, Mar Samuel à Nehardea et le Rabbin Adda bar Ahaba
à Sura, tous deux du troisième siècle de notre ère, sont reconnus comme
étant les rabbins qui ont apporté une contribution de manière
particulièrement importante au système du calendrier. Ce dernier était bien
au courant et avec précision le cycle de dix-neuf ans dans sa forme
améliorée, que lui avait donnée Hipparchus. L'introduction en Palestine d'un
calendrier fondé sur ce cycle doit être attribuée au patriarche Hillel dans
la première moitié du quatrième siècle de notre ère (Schürer, p. 594).
Pourquoi ont-ils résisté à la connaissance d’un système
entier qui les entourait, qui était présent parmi eux, et qui avait été
utilisé pendant la période de Temple ? Il existe une autre réponse à ce
problème, que Schürer hésite à fournir – une réponse pourtant évidente. Le
système empirique permettait aux rabbins d’ajuster les déclarations pour se
conformer aux contraintes pesantes imposées à la Foi par les traditions,
quant à l'observance du Sabbat, des Nouvelles Lunes et des Fêtes. Le cycle
de 19 ans était connu depuis des siècles et était très ancien en Orient. Par
exemple, leurs capacités en cartographie reposaient sur des connaissances
astronomiques supérieures à celles de l'Europe lors de la Réforme. Nous
disposons de preuves archéologiques indiquant que les rebelles de Bar Kochba
auraient atteint l'Amérique (voir C. Gordon,
Before Columbus, London, 1971).
Cependant, ce n'est que lorsque le système de calcul permettant les
ajournements d'être connus à l'avance a été suffisamment perfectionné que le
système rabbinique postérieur a accepté les méthodes de calcul à l'avance.
Le système en Palestine n'était pas une méconnaissance des calculs. Ils
possédaient ces connaissances et les appliquaient durant toute la période du
Temple. Le problème résidait plutôt dans l'absence d'un système précis
permettant d'observer les Fêtes dans le cadre rigide des traditions qui leur
avaient été imposées. Ce n'est pas arrivé avant le quatrième siècle EC. Sans
ces traditions – en elles-mêmes invalides –, le système de calcul aurait pu
rester en usage comme cela l'avait été de nombreux siècles auparavant.
C'était précisément pour ces traditions que Christ avait condamné les
Pharisiens.
Le système correct de calcul du mois basé sur la
Nouvelle Lune est donc parfaitement prévisible. À partir de la Nouvelle Lune
(la pleine noirceur), une année peut comporter un plus grand nombre de mois
de 30 jours. On reviendrait ainsi aux observations antérieures à la
tradition, qui comptaient jusqu'à huit mois de trente jours (voir plus
haut). La Pâque doit toujours tomber après l'équinoxe de printemps. La
Nouvelle Lune peut précéder l'équinoxe jusqu'à quatorze jours.
Le processus de la Nouvelle Lune est aussi étroitement
lié avec le système des Marées de Printemps et des Marées de Mortes-Eaux.
Les Marées de Printemps se produisent toujours lors des Pleines Lunes et des
Nouvelles Lunes. Les Marées de Mortes-Eaux se produisent lors des premiers
et derniers quartiers (voir Annexe).
On voit que les règles qui se sont développées révèlent
un processus de raffinement visant à privilégier la tradition au détriment
des Lois de Dieu, car ces traditions ont rendu l'observation des Jours
Saints particulièrement contraignante.
L'argument selon lequel le calendrier relève de la
responsabilité des Juifs, en tant que dépositaires des Oracles de Dieu,
repose sur une compréhension erronée qui interprète mal la signification des
Écritures (voir le document
Les Oracles de Dieu (No.
184)).
Une incohérence flagrante dans le raisonnement des
partisans de l'autorité juive, au sein des corps religieux qui suivent
l'argument de l'autorité juive, est celle-ci :
C'est là un raisonnement incohérent.
Les Nouvelles Lunes sont un élément central. Les Jours
Saints sont déterminés en fonction des Nouvelles Lunes et leurs calculs
restent précis depuis des siècles.
Les Nouvelles Lunes doivent être observées à partir de
leur occurrence réelle, et non pas suite à une adaptation ou un ajournement.
Les arguments contre l'observance des Nouvelles Lunes,
fondés sur l’idée qu'elles seraient rendues impossibles à cause des
rajustements et des ajournements, à partir du calcul du Molad de Tishri,
reposent sur de fausses prémisses et sont formellement absurdes. De tels
arguments supposent qu'il existerait une certaine validité à cette pratique
- ce qui n'est pas le cas - pour ensuite s'en servir pour s'opposer à
l'observation d'une institution biblique que le Messie déclare clairement
qu'il rétablira et imposera à toutes les nations lorsqu'il régnera depuis
Jérusalem (Ésaïe 66:23). Toute chair viendra adorer Dieu lors des jours de
Sabbats et de Nouvelles Lunes. Les Fêtes sont également obligatoires, comme
le monter Zacharie 14:16-19. Ce Calendrier Sacré de Dieu sera imposé par le
contrôle des récoltes et de l'approvisionnement en nourriture. Christ est le
même hier, aujourd'hui et demain (Hébreux 13:8). Si le Messie l'exigera de
toutes les nations à ce moment-là, il l'exige dès à présent de ses élus. Les
arguments contre les Nouvelles Lunes basés sur le Molad de Tishri partent du
postulat qu'il y a une certaine validité pour le calendrier Hillel et ses
ajournements, ce qui n'est pas le cas. En effet, de tels arguments prouvent
que le calendrier Hillel ou juif moderne est incompatible avec la Parole de
Dieu et l'observance correcte de Son Calendrier Sacré.
Après avoir déterminé le nouveau calendrier, Hillel II
a déclaré qu'il resterait en vigueur jusqu'à ce que le Messie vienne. Cette
déclaration a été faite en pleine conscience qu'il n'avait aucun fondement
biblique et que le Messie devrait en redéfinir le système. Hillel savait,
d’après Ésaïe 66:23, que les Nouvelles Lunes seraient réintroduites quand le
Messie viendrait, et comprenait donc que son propre système n'aurait aucune
validité pour la restauration millénaire. Le fait est que le Messie n'aurait
jamais toléré un tel système, car il transgresse la Loi par la tradition.
Christ avait déjà condamné les Scribes et les Pharisiens à cause de leurs
traditions, près de trois cents ans plus tôt. Christ a mis fin à leur
autorité lors de l'ordination des Soixante-dix (Luc 10:1,17).
Matthieu 15:2-6 Pourquoi tes disciples transgressent-ils
la tradition des anciens ? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils
prennent leurs repas. 3 Il leur répondit : Et vous, pourquoi
transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition ?
4 Car Dieu a dit : Honore ton père et ta mère ; et : Celui qui
maudira son père ou sa mère sera puni de mort. 5 Mais vous, vous
dites : Celui qui dira à son père ou à sa mère : Ce dont j'aurais pu
t'assister est une offrande à Dieu, n'est pas tenu d'honorer son père ou sa
mère. 6 Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre
tradition. (LSG)
Les rabbins savent que le calendrier est erroné, et
certains s’en inquiètent (cf.
Pourquoi la Pâque est-elle
aussi Tardive en 1997 ? (No. 239)). L'altération du
calendrier s'est produite par intermittence pendant un certain temps. Dieu
condamne l'avilissement de Ses Fêtes sous ces diverses formes, par
l'intermédiaire d’Ésaïe. La condamnation prononcée par Ésaïe concernait
autant l'esprit dans lequel elles étaient observées et les injustices
perpétrées par la nation avant, pendant et après ces célébrations, que le
fait de manipuler le calendrier. Cependant, Jéroboam a compris clairement ce
que Dieu pensait de l'ajournement des Fêtes (voir le document
Jéroboam et le Calendrier Hillel (No. 191)).
Ésaïe 1:13-14 Cessez d'apporter de vaines offrandes : J'ai
en horreur l'encens, les nouvelles lunes, les sabbats et les assemblées ; je
ne puis voir le crime s'associer aux solennités. 14 Mon âme hait
vos nouvelles lunes et
vos fêtes ; elles me sont à
charge ; je suis las de les supporter. (LSG)
L'accent est mis ici sur
vos Nouvelles Lunes et
vos Fêtes. Les pratiques
condamnées ici ne sont pas les Nouvelles Lunes et Fêtes instituées par
Dieu. Mais celles qui ont été perverties par les hommes et leurs
traditions. Cette corruption provient : Des pratiques et attitudes des
participants durant celles-ci, et de la manipulation du calcul de la
Nouvelle Lune, affectant ainsi le moment où ont lieu les Fêtes. Une Nouvelle
Lune erronée signifie une date de Fête erronée et la transgression de la Loi
de Dieu. La simple observation visuelle ne saurait justifier une incertitude
concernant la Nouvelle Lune et les Fêtes.
Le Calendrier est basé sur la Nouvelle Lune, un
événement astronomique précis qui est parfaitement prévisible et qui est
l'événement établi par la Loi biblique comme base de détermination des
systèmes de Jours Saints. Cet événement est calculé selon l'heure locale de
Jérusalem pour le situer dans une journée terrestre cohérente.
Cette journée terrestre constitue une période de 24
heures, calculée du coucher du soleil (crépuscule) au coucher du soleil
(crépuscule) à l'équinoxe, , ou en d'autres termes, approximativement de
18h00 à 18h00. Ce principe revêt une importance particulière pour le Premier
mois (Nisan) et le Septième Mois (Tishri), car ils sont les plus proches des
équinoxes.
Le système entier du calendrier est fondé sur le
Jubilé. Le Jubilé est un cycle de cinquante ans, qui se reflète dans la
construction du Temple, de l'Église et dans la structure de la Bible.
Certains auteurs juifs et samaritains postérieurs (cf. Bowman
Samaritan Documents, loc. cit.,
ch. 2, Tolidah et Lévitique
25:10-11) ont tenté, à tort, d’en faire un cycle de quarante-neuf ans à
partir du deuxième Jubilé. Le Jubilé représente la vie de l'homme et ses
cinquante ans de croissance. Les Lois sur lesquelles il repose sont
couvertes dans le document
La Loi et le Quatrième
Commandement (No. 256).
Il est composé de sept cycles de sept ans chacun. Les récoltes sont
accordées dans le Calendrier tous les six ans, afin que l'Année de Sabbat
puisse être observée (Lévitique 25:3-7). La Loi est lue chaque Année de
Sabbat lors de la Fête des Tabernacles (Deut. 31:10-13). La structure de la
Loi et des Prophètes, telle qu'elle est lue lors de la fête sabbatique
(préparée à partir de la Lecture de la
Loi 21/40 ou l’année de Sabbat 1998) est expliquée dans les documents
sur
La Loi et les Commandements
(les numéros 251-263) ; (cf. aussi le document
La
Loi de Dieu [L1]).
Une triple récolte est accordée lors de la
quarante-huitième année du Jubilé, durant la sixième année du dernier cycle,
afin que les deux années, le Sabbat et le Jubilé, puissent être observées
(Lévitique 25:21). Cette année du Jubilé est comptée à partir du Jour des
Expiations de la quarante-neuvième année, jusqu’au Jour des Expiations de la
cinquantième année ou Jubilé, où toutes les terres retournent à leurs
propriétaires tribaux. Toutes les valeurs des terres sont calculées sur
cette base (Lévitique 25:15). Cette année est observée, et le Jubilé est
sonné le Jour des Expiations de la quarante-neuvième année (Lévitique
25:8-9), puis sanctifié pendant un an jusqu'au Jour des Expiations de la
cinquantième année (Lévitique 25:9-13), afin que les terres puissent ensuite
être labourées et ensemencées pour la récolte de printemps en Abib, la
Première année du Jubilé suivant. Cette année (la 50ème) est une
huitième année normale du cycle (Lévitique 25:22).
Le Jubilé a lieu les années 24 et 74 AEC, puis 27 et 77
EC, à chaque siècle. Le prochain Jubilé, le quarantième Jubilé depuis le
ministère du Messie et le quarante-neuvième Jubilé depuis la reconstruction
du Temple et la restauration de la Loi sous Esdras et Néhémie, aura lieu
lors de l'année sacrée 2027/8. L'année 2028 marquera le début du Jubilé des
Jubilés et du nouveau règne millénaire du Messie, comme 1/121e Jubilé (cf.
La
Lecture de la Loi avec Esdras et Néhémie (No. 250),
La
Signification de la Vision d'Ézéchiel (No. 108),
Le
Moment de la Crucifixion et de la Résurrection (No. 159)
et
Les
Grandes Lignes de la Chronologie de L’Âge (No. 272)).
Le Calendrier de Dieu est en parfaite adéquation avec
Son Plan exécuté conformément à ce Calendrier depuis des millénaires. Il est
en parfaite harmonie avec Sa Loi.
Si Dieu avait voulu nuancer (modifier) ou ajuster Son
système, Il aurait donné des instructions claires, comme Il l’a fait pour
tous les autres aspects de Sa Loi. Lorsqu’Il est silencieux sur un sujet,
nous pouvons déduire en toute sécurité qu'il n'y a aucune base pour un
système qui remettrait en cause ce qu'Il a établi. C’est Dieu, et non Juda,
qui a autorité sur les Écritures immuables et sur Son propre Calendrier.
Addendum :
Le calendrier samaritain est déterminé en fonction de
la conjonction. Tout comme celui des Sadducéens et du sacerdoce durant la
période du Temple, il était identique sur ce point, ainsi que dans la
détermination de la Pentecôte, qu'ils ont déterminée comme tombant le
dimanche. Ce qui est moins bien compris, c'est qu'ils ont différé sur un
aspect, à savoir celui de la détermination de l'équinoxe et du début de
l'année. Cette distinction a ainsi fait que le calendrier samaritain est
décalé d’un mois par rapport au calendrier du Temple, environ soixante pour
cent du temps, bien que tous les deux aient été déterminés selon la
conjonction. Cet aspect est expliqué dans la nouvelle édition du document
La Lune et le Nouvel An (No.
213) et est également examiné dans la dernière édition
de
Jéroboam et le Calendrier
Hillel (No. 191).
q
ANNEXE A
La
place des équinoxes dans la détermination des Fêtes
Philon, un Juif d'Alexandrie au cours de la vie de
Christ, a enseigné sur le Calendrier du Temple et a exposé dans son ouvrage sur
les Lois Spéciales que les équinoxes traditionnels ont lieu au premier et
au septième mois. Cela signifie qu'il croyait que la nouvelle lune AVANT
le traditionnel Équinoxe Vernal est le premier mois de l'année !
Philon poursuit en disant [dans LES LOIS SPECIALES,
II, (153) page 582 LE CINQUIEME FESTIVAL XXVIII.] "Bien que le mois, "dans
lequel" l'équinoxe d'automne se produit soit le premier en séquence en
fonction des orbites solaires, on ne le considère pas comme le premier dans la
loi.”
http://www.earlyjewishwritings.com/text/philo/book28.html
Philon dit ici que le mois au cours duquel l'équinoxe d'automne ou du Nord se
produit est le premier mois de l'année en fonction de l'orbite solaire, mais
n’est pas considéré comme le premier dans la loi, c'est-à-dire que
le mois/lune au cours
duquel l'équinoxe d'automne arrive est le septième mois, bien que cela soit le
premier selon l'orbite solaire. Le mois au cours duquel l'équinoxe
de printemps au nord se
produit est le premier mois de l'année selon la loi, mais le septième selon
l'orbite solaire. Ainsi, Hillel est une hérésie.
Il écrit aussi SUR LA CRÉATION (116) Page 17 :
“Et le soleil, qui préside le jour, fait deux
équinoxes chaque année, l’un au printemps, l’autre à l'automne. L'équinoxe de
printemps dans la constellation du Bélier et celui d'automne dans celle de la
Balance sont la démonstration la plus évidente possible de la dignité divine du
chiffre sept.”
L'affirmation selon laquelle chaque équinoxe a lieu
dans une séquence de sept mois est obtenue en comptant de Un à Sept avec cinq
mois entre le premier et le septième, et après le septième comme cinq jusqu’au
premier mois à la fin du second sept en tant que la prochaine séquence de Sept
pour arriver au premier mois.
La citation utilisée par certains comme “Car chacun des équinoxes a lieu
“dans” le septième mois, au cours duquel les hommes sont expressément
commandés par la loi de célébrer les festivals les plus grands et les plus
populaires et complets ; car c'est grâce
à ces deux saisons, que tous les fruits de la terre
sont engendrés et amenés à la perfection ; le fruit du grain, et toutes les
autres choses qui sont semées sont dus à
l'équinoxe de printemps, et celui de la vigne ainsi
que de toutes les autres plantes qui portent des baies dures, lesquelles
existent en grand nombre, sont du à l’équinoxe d’automne".
http://www.earlyjewishwritings.com/text/philo/book1.html
FLACCUS à la page 735 du chapitre 14 verset 116 déclare : "Ce fut le malheur
sans précédent qui a frappé Flaccus dans le pays dont il était le gouverneur,
étant fait prisonnier comme un ennemi à cause des Juifs, ... au temps de son
arrestation, car c’était le festival général pour les Juifs au moment de
l'équinoxe d'automne, au cours duquel c’est la coutume des Juifs d’habiter sous
des tentes ;"
http://www.earlyjewishwritings.com/text/philo/book36.html
LES LOIS SPÉCIALES, I. Remarquez aussi que, d'après
ce texte, la Nouvelle Lune
du Nouvel An est une fête sacrée tout aussi bien, les nouvelles lunes exigeant
des sacrifices spéciaux.
“(180) Pour la fête qui commence le mois sacré, {23} {la signification exacte de
ieromeμnia est incertaine. La meilleure explication du terme a été suggérée par
un scholiaste sur Pindar Nem. 3.2 qui a expliqué que les débuts de mois étaient
sacrés (A. B. Drachmann, Scholia Vetera dans Pindari Carmina [3 vol, Leipzig:.
B. G. Teubner, 1903û27] 3:42). Ainsi comprise comme la désignation de Philon
pour le jour de la fête qui ouvre le mois sacré, c'est ici toujours traduit par
"la fête qui commence le mois sacré."} il y a lieu d’offrir des sacrifices
doubles puisque la raison en est double : la première, puisque c'est la nouvelle
lune ; la seconde, puisque c’est la fête qui commence le mois sacré. En ce qui
concerne le fait que c’est la nouvelle lune, il est clairement indiqué que des
sacrifices équivalents à ceux des autres nouvelles lunes doivent être offerts.
Concernant le fait que c’est la fête qui commence le mois sacré, les dons sont
doublés, à l’exception des jeunes taureaux. En effet, on en offre un au
lieu de deux, puisque le juge a cru bon d'utiliser le caractère indivisible du nombre
au lieu du nombre divisible deux au début de l'année. (181) Dans la première
saison - il appelle le printemps et son équinoxe la première saison - il a
ordonné que la fête qui est appelée "la fête des pains sans levain" soit
célébrée pendant sept jours et a déclaré que tous les jours étaient égaux en
honneur dans les services religieux. Car il a commandé que chaque jour dix
holocaustes soient sacrifiés comme ils le sont pour les nouvelles lunes, ce qui
rend le nombre total d'holocaustes sauf ceux qui traitent de l'offrande pour le
péché à soixante-dix. (182) Car il pensait que la même raison régissait la
relation de la nouvelle lune au mois qui régit la relation entre les sept jours
de la fête et l'équinoxe qui a eu lieu dans le septième mois. En conséquence, il
a déclaré sacré à la fois le début de chaque mois et le début, composé du même
nombre de jours que les nouvelles lunes, de l’ensemble des sept mois. (183) Au
milieu du printemps, la récolte a lieu dans la saison au cours de laquelle les
offrandes d’actions de grâces sont offertes à Dieu provenant des champs,
parce qu'il a produit des
fruits en abondance et que les récoltes sont en train d’être moissonnées. Cette
fête est la fête la plus célébrée publiquement et est appelée "la fête des
premiers produits", nommée étymologiquement d’après la circonstance que les
premiers des produits, les premiers fruits, sont consacrés à cette époque-là.”
http://www.earlyjewishwritings.com/text/philo/book27.html
LES LOIS SPÉCIALES, II
181.} Parce que, avant que la récolte annuelle soit
procédée pour l’usage humain, le premier produit du nouveau grain ainsi que le
premier fruit qui est apparu sont offerts en tant que premiers fruits. (180) Car
il est juste et religieusement correct que ceux qui ont reçu le plus grand don
de Dieu, l'abondance des aliments les plus nécessaires et les plus bénéfiques,
et même les plus doux, n’en jouissent pas ou n’en fassent aucun usage avant
d’offrir les premiers fruits au Pourvoyeur. Ils ne lui donnent rien, puisque
toutes les choses et les possessions et les dons sont à lui, mais, par un petit
symbole, ils manifestent leur reconnaissance et leur amour de Dieu
envers celui qui n'a pas
besoin de faveurs, mais qui comble de faveurs continuellement et à
profusion. (181) Ou bien
parce que le fruit du blé est surtout le premier et le plus excellent de
tous les produits. (182) Et
le pain est levé parce que la loi interdit à toute personne d’offrir des pains
sans levain sur l'autel ; non pas qu'il devrait y avoir une contradiction dans
les injonctions données, mais que d’une certaine manière le don et la réception
peuvent être d'une seule sorte ; la réception étant la reconnaissance de ceux
qui l'offrent, et le don une effusion certaine des bénédictions habituelles sur
ceux qui offrent. [...] {25} {ce passage dans son entier semble être corrompu et
inintelligible. Mangey souligne en particulier que ce qui était interdit n’était
pas d’offrir des pains sans levain, mais du pain levé sur l'autel. Voir Exode
28.23:18} Non en effet que [...] {26} {une partie de la section 183 a été omise
dans la traduction de Yonge, car l'édition sur laquelle Yonge a basé sa
traduction, Mangey, ne contenait pas
ce matériel. Ces lignes ont
été récemment traduites pour ce volume.}
http://www.earlyjewishwritings.com/text/philo/book28.html
LES LOIS SPECIALES, 1, (186 -- page 551 (186) “Quand
la troisième saison a lieu au septième mois, à l'équinoxe d'automne, on célèbre,
au commencement du mois, la fête qui commence le mois sacré appelée "la fête des
trompettes", et qui a été discutée précédemment. Au dixième jour a lieu le jeûne
qu’ils prennent au sérieux -- non seulement ceux qui sont zélés en matière de
piété et de sainteté, mais même ceux qui ne font rien de religieux le reste du
temps.”
LE DÉCALOGUE (161) à la page 532, "Mais au septième jour de la semaine, il a
attribué les plus grands festivals, ceux de la plus longue durée, aux périodes
de l'équinoxe à la fois du printemps et de l'automne de chaque année ; nommant
deux festivals pour ces deux époques, chacun d'une durée de sept jours ; celui
qui a lieu au printemps étant pour la perfection de ce qui est semé, et celui
qui tombe en automne étant une fête d'action de grâces pour l’approvisionnement
à la maison de tous les fruits que les arbres ont produits. Et sept jours ont
très justement été nommés au septième mois de chaque équinoxe, pour que chaque
mois puisse recevoir un honneur particulier d'un jour sacré de festival, dans le
but de régénérer et de réconforter l'esprit avec ses jours de congés."
http://www.earlyjewishwritings.com/text/philo/book26.html
LES LOIS SPECIALES, II, page 582 LE CINQUIEME
FESTIVAL XXVIII. (150) "Et il y a un autre festival combiné avec la fête de la
Pâque, ayant une utilisation de la nourriture différente de celle habituelle, et
non coutumier ; l'utilisation, à savoir, des pains sans levain, duquel il tire
son nom. ... Ce mois, étant le septième (mois scriptural) à la fois en chiffre
et en ordre, en fonction des révolutions du soleil, est le premier en pouvoir ;
(151) c'est pourquoi
il est aussi appelé le premier dans les écritures
sacrées. Et la raison, comme je l'imagine, est la suivante : L'équinoxe vernal
est une imitation et une représentation de ce commencement selon lequel ce monde
a été créé.
En conséquence, chaque année, Dieu rappelle aux hommes la création du monde, et
cette vue met en avant le printemps, saison au cours de laquelle
toutes les plantes
fleurissent et s’épanouissent (152) c’est la raison pour laquelle cela est très
correctement défini dans la loi comme le premier mois puisque, en quelque sorte,
cela peut être considéré comme une empreinte du premier commencement de tout, en
étant estampé par celle-ci par un Sceau archétypique. (153) Bien que le mois
dans lequel l'équinoxe d'automne se produit soit le premier dans l'ordre
des orbites solaires, on ne
le considère pas comme le premier dans la loi.
La raison en est que, à ce moment-là, après que toute la production agricole a
été récoltée, les arbres perdent leurs feuilles et tout ce qu’a produit le
printemps dans toute sa splendeur se flétrit sous des vents secs après avoir été
séché par la chaleur flamboyante du soleil. (154) Par conséquent, il a pensé
qu’il était incongru et inapproprié d’appliquer le nom "premier" au mois où la
montagne et la plaine deviennent stériles et infertiles. Car il est nécessaire
que les phénomènes les plus beaux et les plus désirables appartiennent à ces
choses qui sont premières et qui ont reçu la position de leadership, ces
phénomènes par lesquels la reproduction et la croissance des animaux et les
fruits et les récoltes ont lieu, mais pas les forces destructrices sinistres.
(155) Et cette fête commence le quinzième jour du mois, au milieu du mois, le
jour où la lune est pleine de lumière, parce que
la providence de Dieu
veille à ce qu'il n'y ait
aucune obscurité en ce
jour-là. ... (160) Depuis, donc, le festival du printemps est une commémoration
de la création du monde,
LES LOIS SPECIALES, I {titre de Yonge, un Traité sur la Circoncision.} XXXV.
(172) "Et des pains sont placés au septième jour sur la table sacrée, étant
égaux en nombre aux mois de l'année, douze pains, disposés en deux rangées de
six chacun, conformément à la disposition des équinoxes ; car il y a deux
équinoxes chaque année, le vernal et l'automnal, chacun compté par des périodes
de six mois. À l'équinoxe vernal, toutes les graines semées dans le sol
commencent à mûrir ; c'est aussi à cette époque que
les arbres commencent à
faire pousser leurs fruits. À l'équinoxe d'automne,
le fruit des arbres est arrivé à une maturité
parfaite et c'est à cette époque que commence le
temps des semences. C'est ainsi que la
nature, au cours d'un long cheminement, répand sur la race humaine des dons qui
se succèdent et dont les
symboles sont les deux sets de six pains ainsi placés sur la table."
"Conformément à l’agencement des équinoxes ; car il y a deux équinoxes chaque
année,"
Une nouvelle lune ou mois sur ou "après" l'équinoxe
n’est pas le mois au cours duquel l'équinoxe a lieu ou se produit ! Philon ne
parle pas du Calendrier solaire sur lequel le système romain était basé après
Julius Ceasar. Philon dit spécifiquement que le Mois se produit d'une Nouvelle
Lune à l'autre, et qui est le jour où la conjonction se produit. Voir les Lois
Spéciales à propos du Troisième festival ou la Nouvelle Lune. Le Nouvel An est
toujours la Nouvelle Lune la plus proche de l'équinoxe quand une année
bissextile insère Adar II ou We Adar pour intercaler le calendrier lunaire.
L'intercalation se produit dans l'année sacrée 2016/2017, plaçant la Nouvelle
Lune le 28 mars 2017 après l'équinoxe et non en mars 2016, comme c'était
le cas avec les
intercalations babyloniennes de Hillel. L'affirmation selon laquelle la Nouvelle
Lune doit toujours se produire avant l'Équinoxe est une fausse interprétation et
une lecture erronée de Philon.
C'est également ce qui ressort de
l’ouvrage de Josephus
Antiquités des Juifs
- Livre III.
CHAPITRE 10. CONCERNANT LES FESTIVALS ; ET LA
MANIÈRE DONT CHAQUE JOUR DE CES FESTIVALS DOIT ÊTRE OBSERVÉ. 5. "Au mois de
Xanthicus, qui est appelé par nous Nisan, et est le début de notre année. Ainsi,
Hillel est faux avec le Nouvel an à Rosh Hashana ou à l'automne. En 2016, Hillel
a Rosh Hashana en octobre ou au huitième mois commençant après l'Équinoxe du
Nord.
http://www.earlyjewishwritings.com/text/josephus/ant3.html
Voir aussi
Antiquités des Juifs - Livre I
CHAPITRE 3. CONCERNANT LE DÉLUGE ; ET DE LA FAÇON
DONT NOÉ ÉTAIT SAUVÉ DANS UNE ARCHE, AVEC SA PARENTÉ, ET ENSUITE HABITA DANS LA
PLAINE DE SHINAR, 3. Cette calamité est arrivée dans la six centième année du
gouvernement, [âge] de Noé, au deuxième mois,
(14)
appelé par les Macédoniens Dius, mais par les Hébreux
Marchesuan : car c’est ainsi qu’ils réglèrent leur année en
Égypte. Mais Moïse a décidé que Nisan,
ce qui est la même chose que Xanthicus, devait être le premier mois pour leurs
festivals, [mars avril et non avril mai comme en 2016 avec Hillel ndlr]
parce qu'il les a fait sortir de l'Égypte en ce mois-là : de sorte que ce
mois-ci a commencé l'année quant à toutes les solennités qu'ils observaient en
l'honneur de Dieu, bien qu'il conservait l'ordre original des mois quant à la
vente et l'achat, et d'autres affaires ordinaires. Au début de la deuxième
année, au mois Xanthicus, comme
les Macédoniens l’appellent, mais le mois de
Nisan, comme les Hébreux l'appellent, à la nouvelle lune, ils
consacrèrent le tabernacle et tous ses ustensiles, que j'ai déjà décrits."
http://www.earlyjewishwritings.com/text/josephus/ant1.html
L'histoire est claire sur ce qu’était le calendrier
du Temple, et les mensonges des Juifs et des Armstrongites doivent être traités
avec le plus grand mépris. L'Église a la responsabilité d'étudier les faits du
Calendrier du Temple et de rejeter purement et simplement ce qui n’est pas vrai.
ANNEXE B
JUBILÉ
Lévitique
25:20-22
20 Si vous dites : Que mangerons-nous la septième année, puisque nous ne
sèmerons point et ne ferons point nos récoltes ?
21 je vous accorderai ma bénédiction la sixième année, et elle donnera des
produits pour trois ans.
22 Vous sèmerez la huitième année, et vous mangerez de l’ancienne récolte ;
jusqu’à la neuvième année, jusqu’à la nouvelle récolte, vous mangerez de
l’ancienne.
