Les Églises Chrétiennes de Dieu

[L1A]

 

 

 

Préface 

et

Introduction à la Loi de Dieu [L1A]

 

(Édition 1.0 20120902-20120902)

 

 

Ce texte explique la séquence et la méthode de lecture de la loi de Dieu et explique l'obligation continuelle d'identifier le Sabbat et pourquoi elle doit être lue dans les Années de Sabbat.

 

Christian Churches of God

PO Box 369,  WODEN  ACT 2606,  AUSTRALIA

 

Courriel: secretary@ccg.org

 

(Copyright © 2012 Wade Cox)

(Tr. 2012, rév. 2017)

 

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 Préface et Introduction à la Loi de Dieu [L1A]

 

Préface

La Grande Restauration sous Esdras et Néhémie s'est tenue et la Loi a été lue dans l'année du Jubilé de 375/4-374/3 AEC (Avant l'Ère Courante) au Septième mois de l'année de Sabbat, et s'est terminée au Septième mois de l'année du Jubilé (consulter l'étude La Lecture de la Loi avec Esdras et Néhémie (No. 250)). Il est important que nous comprenions tous comment elle a été faite puisqu'elle est le guide à la Lecture de la Loi. Ils ont commencé la lecture de la loi aux Trompettes. Il a été dit aux gens qu'il leur était exigé de lire la Loi de Dieu, et le peuple a demandé qu'elle soit apportée et qu'elle leur soit lue. Eux et les sacrificateurs se sont préparés à la fin du sixième mois et ont construit une chaire d'où elle devait être lue.

 

Ils ne sont pas allés n'importe où sinon à Jérusalem de la campagne environnante. Néhémie est venu pour cela. Le Livre de la Loi a commencé à être lu à partir des Trompettes et a continué à partir du Deuxième jour du mois. Le peuple et les sacrificateurs étaient tous excités à ce sujet et ont pleuré lors de la lecture et de l'exposition. Le texte de Néhémie 8:1-18 dit exactement comment cela était fait.

 

Notez également que cela doit être une demi-journée aux Jours Saints et la Fête, et à partir de midi aux Jours Saints il est alors dit aux gens d'aller leur chemin et de manger de la graisse (du troupeau) et de boire des liqueurs douces (vin) l'après-midi du Jour des Trompettes jusqu'au dernier jour de la Fête des Tabernacles. Notez également qu’ils étaient en préparation avant les Trompettes où ils ont commencé à lire la loi et avaient fait une chaire en bois. Ainsi, l'événement avait été bien connu et bien préparé à l'avance. Nous avons maintenant plus de texte à cause du Nouveau Testament. Nous savons par Néhémie qu'ils l'ont également lue le deuxième jour du mois, ce qui peut avoir été un jour de Sabbat après la Nouvelle Lune, car ils ne se seraient pas normalement assemblés aux jours normaux de travail. Donc, nous pouvons démontrer de ce texte qu'ils ont continué à étudier et à lire la loi de Dieu à travers le Septième mois jusqu'à midi du 21 Tishri, le dernier jour avant le Dernier Grand Jour.

 

Néhémie 8:1-18 Alors tout le peuple s’assembla comme un seul homme sur la place qui est devant la porte des eaux. Ils dirent à Esdras, le scribe, d’apporter le livre de la loi de Moïse, prescrite par l’Éternel à Israël. 2 Et le sacrificateur Esdras apporta la loi devant l’assemblée, composée d’hommes et de femmes et de tous ceux qui étaient capables de l’entendre. C’était le premier jour du septième mois. 3 Esdras lut dans le livre depuis le matin jusqu’au milieu du jour, sur la place qui est devant la porte des eaux, en présence des hommes et des femmes et de ceux qui étaient capables de l’entendre. Tout le peuple fut attentif à la lecture du livre de la loi. 4 Esdras, le scribe, était placé sur une estrade de bois, dressée à cette occasion. Auprès de lui, à sa droite, se tenaient Matthithia, Schéma, Anaja, Urie, Hilkija et Maaséja, et à sa gauche, Pedaja, Mischaël, Malkija, Haschum, Haschbaddana, Zacharie et Meschullam. 5 Esdras ouvrit le livre à la vue de tout le peuple, car il était élevé au-dessus de tout le peuple ; et lorsqu’il l’eut ouvert, tout le peuple se tint en place. 6 Esdras bénit l’Éternel, le grand Dieu, et tout le peuple répondit, en levant les mains : Amen ! amen ! Et ils s’inclinèrent et se prosternèrent devant l’Éternel, le visage contre terre. 7 Josué, Bani, Schérébia, Jamin, Akkub, Schabbethaï, Hodija, Maaséja, Kelitha, Azaria, Jozabad, Hanan, Pelaja, et les Lévites, expliquaient la loi au peuple, et chacun restait à sa place. 8 Ils lisaient distinctement dans le livre de la loi de Dieu, et ils en donnaient le sens pour faire comprendre ce qu’ils avaient lu. 9 Néhémie, le gouverneur, Esdras, le sacrificateur et le scribe, et les Lévites qui enseignaient le peuple, dirent à tout le peuple : Ce jour est consacré à l’Éternel, votre Dieu ; ne soyez pas dans la désolation et dans les larmes ! Car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la loi. 10 Ils leur dirent : Allez, mangez des viandes grasses et buvez des liqueurs douces, et envoyez des portions à ceux qui n’ont rien de préparé, car ce jour est consacré à notre Seigneur ; ne vous affligez pas, car la joie de l’Éternel sera votre force. 11 Les Lévites calmaient tout le peuple, en disant : Taisez-vous, car ce jour est saint ; ne vous affligez pas ! 12 Et tout le peuple s’en alla pour manger et boire, pour envoyer des portions, et pour se livrer à de grandes réjouissances. Car ils avaient compris les paroles qu’on leur avait expliquées. 13 Le second jour, les chefs de famille de tout le peuple, les sacrificateurs et les Lévites, s’assemblèrent auprès d’Esdras, le scribe, pour entendre l’explication des paroles de la loi. 14 Et ils trouvèrent écrit dans la loi que l’Éternel avait prescrite par Moïse, que les enfants d’Israël devaient habiter sous des tentes pendant la fête du septième mois, 15 et proclamer cette publication dans toutes leurs villes et à Jérusalem: Allez chercher à la montagne des rameaux d’olivier, des rameaux d’olivier sauvage, des rameaux de myrte, des rameaux de palmier, et des rameaux d’arbres touffus, pour faire des tentes, comme il est écrit. 16 Alors le peuple alla chercher des rameaux, et ils se firent des tentes sur le toit de leurs maisons, dans leurs cours, dans les parvis de la maison de Dieu, sur la place de la porte des eaux et sur la place de la porte d’Éphraïm. 17 Toute l’assemblée de ceux qui étaient revenus de la captivité fit des tentes, et ils habitèrent sous ces tentes. Depuis le temps de Josué, fils de Nun, jusqu’à ce jour, les enfants d’Israël n’avaient rien fait de pareil. Et il y eut de très grandes réjouissances. 18 On lut dans le livre de la loi de Dieu chaque jour, depuis le premier jour jusqu’au dernier. On célébra la fête pendant sept jours, et il y eut une assemblée solennelle le huitième jour, comme cela est ordonné. (LSG)

 

Donc, cette lecture de la loi doit s'étendre à partir des Trompettes jusqu'au 21 Tishri et se terminer avant le Dernier Grand Jour. Passez du bon temps et étudiez et mangez le gras et buvez des liqueurs douces.  

 

Introduction 

Cet ouvrage est dédié à l'exposition correcte et intégrale de la Loi de Dieu. Il est édité dans la 35ème année de Sabbat du 120ème Jubilé, ou 2012/13 de l'ère actuelle, en utilisant la séquence qui est dérivée de la Bible et les détails historiques publiés dans l'étude de Cox W. E., Les Grandes Lignes de la Chronologie de l'Âge (No. 272). Il nous est commandé de lire la Loi dans chaque septième année ou année de Sabbat, de sorte que les instructions données par Dieu à l'humanité ne soient pas perdues, mais soient conservées dans les esprits et les actions des personnes qui sont mises à part comme élus de Dieu à cet effet.

 

La fiction commune crue par le Christianisme moderne Antinomien, c'est que Dieu a aboli la Loi qu'Il a donnée à Moïse par Son médiateur au Sinaï. De là, les églises Chrétiennes cherchent à éliminer les dispositions de la Loi Biblique et cherchent à introduire ou à justifier les coutumes et traditions qui sont non seulement non bibliques mais aussi dérivées des cultes d'adoration des dieux étrangers, des traditions qui sont contraires à l'ordre formel de Dieu tel que donné à Moïse.

 

Cette fiction antinomienne est avancée en dépit du fait que le Christ a dit que, tant que le Ciel et la Terre ne disparaîtront pas, pas un seul iota ou trait de lettre – en fait, virgule ou point – ne passerait de la Loi (Matthieu 5:18). Dans les deux premiers siècles de l'Église, il a été compris que la Loi a été donnée à Moïse par Jésus Christ en tant que l'Ange de la Présence au Sinaï. Justin Martyr de l'Église de Rome a enregistré ce fait dans ses écrits ca. 154 EC (Ère Courante) (consulter les études Cox W. E., La Première Théologie de la Divinité (No. 127), La Déformation des Binitaires et des Trinitaires de la Première Théologie de la Divinité (No. 127b), et Les Doctrines Originales de la Foi Chrétienne (No. 088)).

 

Le calendrier du Christianisme Trinitaire est aussi un témoignage contre lui. Le culte du dimanche et l'observance de Noël et de Easter/Pâques (consulter l'étude de Cox W. E., Les Origines de Noël et de Easter/Pâques (No. 235)) dans les Annexes) et d'autres coutumes païennes sont non seulement contraires à la Loi et au Témoignage, mais aussi, dans le cas de Noël, sont directement condamnés (cf. Jér. 10:2-8). Les fêtes de dieux étrangers sont souvent masquées par des noms de prétendus saints. Toute cette déformation des Lois de Dieu est un témoignage de désobéissance envers la Loi Biblique en général, et est justifiée par l'affirmation que le Christ est venu pour changer la Loi et éliminer les préceptes soi-disant “lourds” donnés à Moïse.

 

Le même mythe au sujet de la perte de la Loi et conjointement, avec un calendrier dénaturé, est présent dans l'Islam provenant des faux enseignements du Hadith et de ses étudiants. De façon similaire, le Judaïsme utilise le Talmud pour renverser la Bible et est en totale contradiction avec la Loi. La Loi n’était pas une chose nouvelle donnée à Moïse. Les textes rapportent que, bien avant Moïse, Abraham a reçu une relation d'alliance et la promesse de Dieu qu'il deviendrait le père d'une multitude de nations à cause de son obéissance aux Lois de Dieu.

 

Nous savons qu'Abraham a observé les Lois de Dieu, et il est communément admis parmi les trois grandes religions monothéistes du Judaïsme, du Christianisme et de l'Islam que la Loi a été donnée à Noé, Abraham, Isaac, Jacob et à Moïse, Aaron et les prophètes, à Christ et l'Église, puis à Mouhammad et les Musulmans dans l'Islam. Ils s'entendent tous en prétendant que leurs écrits sacrés enseignent les mêmes doctrines et lois que l'on trouve dans la Torah, mais cependant le Judaïsme nie la réalité du message des deux révélations ultérieures puisqu'elles s'attaquent à la véracité de leurs traditions Talmudiques.

 

De la même manière, le Christianisme Trinitaire et Dithéiste ou Binitaire nie le Coran, car il attaque les erreurs mêmes du Trinitarisme introduites à partir du quatrième jusqu'au sixième siècle.

 

L'Islam n’a pas à nier quelque révélation ultérieure : il nie tout simplement le compte rendu historique biblique. Il prétend que le vrai récit historique a été perdu et que les Musulmans sont ainsi dispensés d'observer la Loi de Dieu telle que révélée dans la Bible.

 

L'archéologie et les comptes rendus des documents écrits historiques montrent cependant avec certitude et ce définitivement que la Bible est toujours la même collection correcte des écrits. Malgré une certaine falsification par le Judaïsme le compte rendu est intact, et toutes les modifications qui ont été faites ont été notées et enregistrées pour la postérité.

 

Les écrits de Paul ont été utilisés pour tenter de dénigrer la Loi ou de justifier les changements occasionnés par l'introduction des cultes du Mystère et du Soleil dans le Christianisme.

 

De la même façon, le texte d’Actes 15 a été utilisé – et frauduleusement altéré dans la Réforme –  pour justifier ce point de vue antinomien, ou l'élimination de la Loi. Comme la plupart d'entre nous le savent, le texte dans Actes 15 traite du débat dans l'Église (entre Pierre et les autres disciples et les anciens) concernant la circoncision ainsi que les rituels de purification que les Pharisiens avaient introduits. Il a été rendu évident de cette conférence que les Gentils (les nations) qui entrent dans l'Église avaient de graves problèmes concernant la circoncision des hommes adultes et, puisque plusieurs étaient des esclaves, cela a été exacerbé. On n'a pas permis à une personne d'interférer et de là de circoncire l'esclave d'un autre homme en toute impunité. Le texte dans Actes 15 décrit les problèmes et la résolution de la question.

 

La position doctrinale correcte telle que procédée dans l'Église est vue dans l'ouvrage La Purification et la Circoncision (No. 251). L'explication suivante d’Actes 15:1-3 est au cœur de cet argument. “Le problème se pose parce que certaines des personnes en Judée (peut-être quelques-uns des sacrificateurs mentionnés dans Actes 6:7) sont descendues aux églises d'Asie Mineure et firent des remontrances au peuple, exigeant qu'ils soient circoncis sinon ils ne pouvaient pas être sauvés. Paul et Barnabas ont débattu avec eux, puis Paul et Barnabas avec le groupe sont allés à Jérusalem pour exposer et discuter cette question avec les Apôtres et les anciens. Ils sont arrivés par la route côtière jusqu'à Césarée, passant via Phénicie et la Samarie, et ont proclamé l'extension du salut aux païens, et la foule se réjouissait.”

 

Il y avait des membres de la secte des Pharisiens qui étaient convertis, et ceux-ci se levèrent à Jérusalem pour exiger que les Gentils soient circoncis et observent la Loi de Moïse. L'Église a examiné cette question, alors Pierre se leva et dit :

 

"Hommes frères, vous savez que dès longtemps Dieu a fait un choix parmi nous, que les Gentils par ma bouche écouteraient la parole de l'évangile et qu'ils crussent. Et Dieu, qui connaît les cœurs, leur a rendu témoignage et leur a donné l'Esprit Saint comme Il l'a fait pour nous, et n'a fait aucune différence entre nous et eux, ayant purifié leurs cœurs par la foi. Par conséquent, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant un joug sur le cou des disciples que ni nos pères ni nous n'avons pu porter. Mais nous croyons que par la grâce du Seigneur Jésus-Christ nous serons sauvés de même qu'eux". (Actes 15:7-11)

 

Les frères écoutaient en silence comme Barnabas et Paul ont donné un compte rendu des miracles que Dieu avait faits parmi les nations à travers eux.

 

Jacques (Yakob, le frère du Seigneur et évêque de Jérusalem ; cf. Actes 12:17 et la note en bas de page à la Companion Bible ; aussi Gal. 1:19) alors se leva et dit : “Hommes frères écoutez-moi”. Il a utilisé le vrai nom de Pierre quand il a dit : “Siméon (i.e. Simon) a raconté comment Dieu a premièrement visité les Gentils pour avoir un peuple pour Son nom, et avec cela s'accordent les paroles des prophètes, selon qu'il est écrit : après cela, Je reviendrai encore et construirai de nouveau le Tabernacle de David (i.e. la Tente de David, comme condition modeste) qui est tombé et je réparerai les ruines (les choses renversées, cf. Rom. 11:3) de celui-ci, et je vais le mettre en place, afin que le résidu (kataloipos ou reste fidèle) des hommes cherche le Seigneur, et tous les Gentils sur lesquels mon nom est invoqué (en prenant la deuxième place ; cf. Zacharie 8:23 ; voir aussi Deut. 28:10 ; Jér 14:9 ; Jacques 2:7).

 

Jacques a fait un certain nombre de choses ici. Tout d'abord, il a montré qu'il était le doyen des Apôtres, ou le président de la conférence, et que Pierre n'était pas le doyen des Apôtres. Paul a également indiqué qu'il faisait partie et était soumis à la direction du Conseil des Apôtres et des anciens de l'Église, sous la présidence de Jacques, un fait que Pierre a également reconnu. Deuxièmement, Jacques a prédit que le Temple devait être détruit, puisque cette conférence a eu lieu à Jérusalem quand le Temple était encore debout.

 

La Foi et le salut sont donc destinés à être étendus aux Gentils qui composeraient également le Tabernacle de David. Cet édifice a précédé le Temple de Salomon et bien évidemment étendu au-delà de la structure physique. Jacques a montré ici que la prophétie s'est étendue à toutes les nations, et que les personnes à qui le salut de Dieu est appliqué seraient le résidu fidèle. Cela signifie qu'il doit y avoir un reste de l'humanité fidèle à travers la tribulation à venir. Mais fidèle à quoi pourrait-on se demander ?

 

Jacques a alors continué avec ce qui a été par la suite transformé en la plus déconcertante des déclarations.

 

"Comme Dieu connaît toutes Ses œuvres depuis le début de l'âge [aeon]. Par conséquent, ma parole est [Je juge ou décide] : Que nous ne troublions pas ceux parmi les Gentils qui se convertissent à Dieu, mais que nous leur écrivions qu'ils s'abstiennent des souillures des idoles, de l'impudicité et des animaux étouffés et du sang. Car Moïse a depuis des temps anciens dans chaque ville des gens qui le prêchent, étant lu dans les synagogues chaque Sabbat". (Actes 15:18-21)

 

Suite à cela, les Apôtres et les anciens et toute l'Église ont envoyé Jude Barsabbas et Silas, hommes chefs de l'Église avec Paul et Barnabas, avec des lettres écrites par eux pour les églises d'Antioche et de la Syrie et de la Cilicie. Ils ont dit :

 

"Puisque nous avons entendu dire que certains hommes qui sont sortis de chez nous vous troublent avec des paroles inquiétantes, à qui nous n'avions donné aucun ordre de ce genre. Il nous a semblé bon à nous qui nous sommes assemblés d'un commun accord d'envoyer des représentants choisis à vous avec nos bien-aimés Barnabas et Paul, hommes qui ont exposé leur vie pour notre Seigneur Jésus-Christ. Nous avons donc envoyé Jude et Silas, qui vous diront la même chose de leur bouche". (Actes 15:22-27)

 

Ce texte contient une contrefaçon dans la KJV provenant du Textus Receptus, dans lequel les mots : “disant que vous devez être circoncis et observer la loi” ont été ajoutés avant “à qui nous n'avions pas donné un tel ordre”. Ce texte n'est pas présent dans les documents anciens, mais a été inséré dans le Receptus durant la Réforme, par conséquent, il n'a pas de fondement dans les faits. Toutefois, le texte est utilisé pour justifier l'argument de grâce-loi qui dit que la Loi est abolie et que les seules limitations sur les Gentils – et donc aussi sur l'Église dans son ensemble, compte tenu de l'impossibilité d'identifier les nations d'Israël – sont ceux qui figurent dans ce texte (consulter l'étude La Relation entre le Salut par la Grâce et la Loi (No. 082)).

 

Le texte se poursuit ensuite dans Actes 15:28-29 :

 

"Car il a paru bon à l'Esprit Saint et à nous de ne vous imposer d’aucun fardeau que ces choses nécessaires : Que vous vous absteniez des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés et de la fornication. Si vous évitez ceux-ci vous faites bien."

 

Ils retournèrent à Antioche et ont livré le message là en premier. Jude et Silas, étant prophètes, exhortèrent les frères et sont restés à Antioche pendant un certain temps, affermissant les frères.

 

Si ces deux versets dans Actes 15, étaient un résumé complet des exigences de la Foi, alors nous sommes en effet sans gouvernail. Pourquoi aurions-nous besoin d'une Bible et toutes les épîtres ultérieures de l'Église pour traiter des questions qui se posent dans l'observance des Sabbats, des Nouvelles Lunes et des Fêtes s'ils ont été mis de côté ou abandonnés pour les Églises de Dieu des Gentils ? Si elle est prise sur son intention présumée de restreindre la Loi du Pentateuque donnée à Moïse, alors cette brève liste de catégories élimine efficacement les Dix Commandements. En effet, c'est précisément ce que les faux Chrétiens prétendent qu'elle fait.

 

Le traité entier de Jean sur l'amour et la transgression de la Loi est alors dénué de sens. Ainsi de même l'épître de Jacques est dépourvue de sens et contradictoire à cela, à sa propre décision. La série entière des traités de Paul est rendue en non-sens, comme le sont ceux de Pierre. L'épître aux Hébreux est également sans conséquence, sauf s'il est admis que les Églises des Hébreux sont soumises à une Loi et séquence tout à fait différentes que celles des Gentils. Les Évangiles et les paroles et actions de Christ sont placés en opposition totale avec ce qui est dit ici, et les enseignements du Christ sont piétinés avec ce point de vue, et Dieu est ainsi fait pour paraître capricieux et est blasphémé.

 

Si cette interprétation que la Loi se réduit à ces catégories est correcte, alors nous sommes en mesure de : abuser de Dieu, tenir n'importe quelle vue théologique que nous souhaitons, adopter n'importe quel calendrier que nous avons pensé nous convenait ou n’observer aucun jour du tout ; abuser de nos parents ; assassiner, ou tuer par l'euthanasie ou l'avortement ; mentir, et briser les accords en tout impunité ; tricher, voler, et convoiter, ou de manger quelque chose d'immonde. Nous pouvons prendre autant d'épouses ou de concubines que nous souhaitons, il n'y a pas de relations interdites, et l'inceste est permis. Nous pouvons faire ce que même les païens considèrent comme scandaleux. Nos sociétés peuvent faire ce qu'elles font maintenant et introduire la morale relative.

 

La condamnation même par Paul dans 1Corinthiens 5:5, où un homme vivait avec la femme de son père, n'aurait pas de sens, puisque la relation serait un mariage valide après le fait. L'interprétation d’Actes 15 sur ces lignes rendrait le Christianisme une risée parmi les nations, et aurait signifié sa fin en quelques mois après l'introduction d'un tel point de vue. Aucune personne raisonnable n’aurait jamais été intéressée par le Christianisme, il aurait été considéré comme un culte amoral, et chaque État aurait eu l'obligation de le restreindre.

 

Le point de vue de la Loi ci-dessus est celui que les antinomiens voudraient nous faire adopter, mais c'est un faux enseignement et aucune église de la Réforme n'a jamais adopté une telle interprétation. Les points de vue des églises Protestantes sont abordés dans l'étude La Distinction dans la Loi (No. 96). La distinction est entre la loi sacrificielle et les Lois de Dieu, exprimée par les commandements.

 

La question ici est dans la manière de traiter avec la nourriture et à la législation introduite par les Pharisiens quant aux manipulations et aux purifications, que les Gentils ne pouvaient jamais observer en raison de leur environnement. Les esclaves étaient maintenus dans le mariage et ils étaient sous un joug étranger dans de nombreux cas, le concubinage était également endémique. C'est ce qui est signifié ici dans Actes 15:28-29, dans une société qui était très différente de la nôtre.

 

Jacques nous dit de mettre en pratique la parole et non seulement de l'écouter, appelant la Loi “la loi parfaite de liberté” (Jacques 1:25).

 

"Si vous accomplissez la loi royale, selon l'Écriture : Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien. Mais si vous faites acception de personnes, vous commettez un péché, et êtes condamnés par la loi comme des transgresseurs. Car quiconque observe toute la loi mais pèche contre un seul s'est rendu coupable de tous. Car celui qui a dit : 'Ne commets pas d'adultère' a dit aussi : 'Tu ne tueras point.' Si tu ne commets pas d'adultère, mais que tu tues, tu es devenu un transgresseur de la loi. Parlez et agissez comme devant être jugés sous la loi de la liberté. Car le jugement est sans miséricorde pour celui qui n'a pas fait miséricorde ; cependant la miséricorde triomphe du jugement. À quoi sert-il, mes frères, si un homme dit qu'il a la foi, mais n'a pas les œuvres ? Sa foi peut-elle le sauver ? (Jacques 2:8-14)

 

Ici, Jacques est en train de dire que la Loi de Dieu doit être tempérée par la miséricorde dans le jugement. Pourquoi aurions-nous besoin de la miséricorde, si la Loi a été abolie ? Nous ne pouvons pas être punis en l'absence de loi.

 

Jacques dit par conséquent quelque chose entièrement différent dans Actes 15 que ce qui est présenté par les antinomiens ou Gnostiques d'aujourd'hui qui se disent Chrétiens. Jacques ne supprime pas la Loi de Dieu dans ce jugement à la conférence de Jérusalem, il n'y avait aucune autorité pour cela et, en effet, il aurait été disqualifié de la Foi s'il l'avait fait. Cet homme, Jacques, était le fils de Joseph et Mariam, les parents de Christ, et était donc son frère. Jacques a compris ce que Christ voulait dire, ce qui explique pourquoi ce texte est mal utilisé et forgé. Le mensonge des Trinitaires quant à la primauté de Pierre est également exposé dans ce texte. Jacques a reconnu que Paul lui-même a observé la Loi de Dieu et lui donna la direction pour réfuter ces antinomiens, et les Juifs aussi qui affirmaient que lui-même n'observait pas la Loi de Dieu comme nous le voyons dans Actes 22:22-24.

 

Si quiconque dans l'Église de Dieu nous dit que la Loi de Dieu est abolie, nous savons qu'il n'est pas des nôtres, car “S'ils ne parlent pas selon la loi et le témoignage, il n'y a aucune lumière en eux” (Ésaïe 8:20).

 

Les dispositions postérieures pour la libération des esclaves sous des maîtres Chrétiens ont été faites conformément à la Loi du Pentateuque, comme cela s'était passé et avait également été abrogé. Cela a été enregistré par le prophète Jérémie dans le texte de Jérémie 34:8-17.

 

Pierre dit que le Christ a porté nos péchés en son corps sur le bois (1Pierre 2:24). Jean nous dit que le péché est la transgression de la Loi (1Jean 3:4). “Quiconque est né de Dieu ne commet pas le péché, car la nature de Dieu demeure en lui, et il ne peut pécher parce qu'il est né de Dieu. En cela, il peut être vu qui sont les enfants de Dieu, et qui sont les enfants du diable : quiconque ne fait pas le bien n'est pas de Dieu, ni celui qui n'aime pas son frère” (1Jean 3:9-10). Ainsi, comment peut-on être coupable de la transgression de la Loi de Dieu et ensuite se faire dire que nous sommes libérés de la Loi qui nous a exigés d'être baptisés dans le corps du Christ ? Puis on nous dit qu'elle n'a pas besoin d'être observée de toute façon. Comment la pénalité ne peut être autre qu'un caprice, si tel était le cas ? Il n'y a aucune validité de logique dans cette réflexion.

 

Les élus sont ceux qui observent les Commandements de Dieu et gardent le Témoignage ou la Foi de Jésus-Christ (Apoc. 12:17; 14:12).

 

Il est écrit :

“Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit [ou compréhension]. C'est le plus grand et le premier commandement. Et un second qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes” (Matthieu 22:37-40).

 

La Loi et les Prophètes étaient des pédagogues pour nous amener à Dieu par Christ. Nous ne sommes pas coupés de la Loi, mais plutôt placés dans une position de vivre en elle, en tant que la loi parfaite de liberté, et d'aller au-delà d'elle dans la grâce et la miséricorde. Nous sommes libérés des sacrifices d'animaux à travers le sacrifice du Christ, comme le corps entier de loi sacrificielle a été accompli dans Christ ; la Loi de Dieu, cependant, n'a pas été enlevée.

 

Il devrait devenir évident que le Nouveau Testament ainsi appelé – le témoignage de la foi de Jésus-Christ tel que révélé par Dieu à Christ et aux Apôtres et à l'Église – est déformé pour justifier un système d'adoration perverti et contraire, à savoir le faux Christianisme qui est condamné tant par le Judaïsme que par l'Islam. En effet, les trois systèmes ont dénaturé les enseignements dans leurs écrits et perverti la Bible et le Coran.

 

Les enseignements du Coran sur la Loi sont contenus dans l'étude Le Coran sur la Bible, la Loi et l'Alliance (No. 083). Il est évident d'après le Coran que la Loi doit être observée et les adhérents baptisés, cependant l'Islam Hadithique ne fait rien.

 

Cet ouvrage est réalisé dans l'accomplissement des obligations imposées à l'Église par la Loi et le Témoignage pour les années de Sabbat en 2012/13. Il sera publié, lu et distribué dans toutes les nations tel que exigé par Dieu dans la Loi donnée par le Christ pré-incarné à Moïse au Sinaï et renforcée par Christ et les Apôtres et les anciens ultérieurs dans leur établissement des Églises de Dieu au cours des siècles.

 

Nul ne peut être membre de la vraie Foi et ignorer les commandes que Dieu a données à ceux qui prétendent être Ses serviteurs.


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