Christian Churches of God

No. L1A

 

 

 

Préface 

et

Introduction à la Loi de Dieu

 

(Édition 2.0 20120902-20120916)

 

Ce texte expose l’ordre et la méthode de lecture de la Loi de Dieu, explique l'obligation continue d'identifier le Sabbat et précise les raisons pour lesquelles cette lecture doit avoir lieu lors des Années de Sabbat.

 

Christian Churches of God

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(Copyright ã 2012 Wade Cox)

(Tr. 2012, 2026, rév. 2026)

 

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 Préface et Introduction à la Loi de Dieu [L1A]

 

 


Préface

La Grande Restauration sous Esdras et Néhémie eut lieu, et la Loi fut lue au cours de l'année du Jubilé, de 375/4 à 374/3 avant notre ère (AEC), au Septième mois de l'Année de Sabbat pour s’achever au Septième mois de l'année du Jubilé (voir le document La Lecture de la Loi avec Esdras et Néhémie (No. 250)). Il est primordial que nous comprenions tous la manière dont elle fut exécutée, car elle sert de guide pour la Lecture de la Loi. Le peuple et les prêtres commencèrent cette lecture au jour de la Fête des Trompettes. Il fut signifié au peuple qu'il avait l’obligation de lire la Loi de Dieu, et celui-ci demanda qu'on la lui apporte pour la lire. Le peuple et les prêtres se préparèrent à la fin du Sixième mois et construisirent une estrade en bois depuis laquelle la Loi devait être proclamée.

 

Ils ne sont pas allés n'importe où sinon à Jérusalem, depuis les campagnes environnantes. Néhémie est venu spécialement pour cela. La lecture du Livre de la Loi débuta le jour des Trompettes et se poursuivit à partir du Deuxième jour du mois. Le peuple et les prêtres manifestèrent un grand zèle, pleurant durant la lecture et l'exposition. Le texte de Néhémie 8:1-18 décrit avec exactitude le déroulement de cet événement.

 

Il convient également de noter que la lecture lors des Jours Saints et des fêtes durait une demi-journée. À partir de midi, depuis le Jour des Trompettes jusqu'au dernier jour de la Fête des Tabernacles, le peuple était invité à se retirer pour manger les mets gras (du troupeau) et de boire les boissons douces (le vin) dans l'après-midi. Notons aussi que des préparatifs avaient été menés avant la Fête des Trompettes par l'édification de l'estrade en bois et la mise en place de la lecture. L’événement était donc bien connu et minutieusement préparé en amont. Nous disposons aujourd’hui de sources textuelles supplémentaires grâce au Nouveau Testament. Nous savons, d'après le livre de Néhémie, que la lecture fut également menée le deuxième jour du mois — qui correspondait vraisemblablement à un Sabbat après la Nouvelle Lune, car ils ne se seraient pas normalement assemblés aux jours ouvrables ordinaires. Ce texte nous permet donc de démontrer qu'ils ont continué à étudier et à faire la lecture de la Loi de Dieu tout au long du Septième mois, jusqu'à midi le 21 Tishri, soit le dernier jour avant le Dernier Grand Jour.  

Néhémie 8:1-18 Alors tout le peuple s’assembla comme un seul homme sur la place qui est devant la porte des eaux. Ils dirent à Esdras, le scribe, d’apporter le livre de la loi de Moïse, prescrite par l’Éternel à Israël. 2 Et le sacrificateur Esdras apporta la loi devant l’assemblée, composée d’hommes et de femmes et de tous ceux qui étaient capables de l’entendre. C’était le premier jour du septième mois. 3 Esdras lut dans le livre depuis le matin jusqu’au milieu du jour, sur la place qui est devant la porte des eaux, en présence des hommes et des femmes et de ceux qui étaient capables de l’entendre. Tout le peuple fut attentif à la lecture du livre de la loi. 4 Esdras, le scribe, était placé sur une estrade de bois, dressée à cette occasion. Auprès de lui, à sa droite, se tenaient Matthithia, Schéma, Anaja, Urie, Hilkija et Maaséja, et à sa gauche, Pedaja, Mischaël, Malkija, Haschum, Haschbaddana, Zacharie et Meschullam. 5 Esdras ouvrit le livre à la vue de tout le peuple, car il était élevé au-dessus de tout le peuple ; et lorsqu’il l’eut ouvert, tout le peuple se tint en place. 6 Esdras bénit l’Éternel, le grand Dieu, et tout le peuple répondit, en levant les mains : Amen ! amen ! Et ils s’inclinèrent et se prosternèrent devant l’Éternel, le visage contre terre. 7 Josué, Bani, Schérébia, Jamin, Akkub, Schabbethaï, Hodija, Maaséja, Kelitha, Azaria, Jozabad, Hanan, Pelaja, et les Lévites, expliquaient la loi au peuple, et chacun restait à sa place. 8 Ils lisaient distinctement dans le livre de la loi de Dieu, et ils en donnaient le sens pour faire comprendre ce qu’ils avaient lu. 9 Néhémie, le gouverneur, Esdras, le sacrificateur et le scribe, et les Lévites qui enseignaient le peuple, dirent à tout le peuple : Ce jour est consacré à l’Éternel, votre Dieu ; ne soyez pas dans la désolation et dans les larmes ! Car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la loi. 10 Ils leur dirent : Allez, mangez des viandes grasses et buvez des liqueurs douces, et envoyez des portions à ceux qui n’ont rien de préparé, car ce jour est consacré à notre Seigneur ; ne vous affligez pas, car la joie de l’Éternel sera votre force. 11 Les Lévites calmaient tout le peuple, en disant : Taisez-vous, car ce jour est saint ; ne vous affligez pas ! 12 Et tout le peuple s’en alla pour manger et boire, pour envoyer des portions, et pour se livrer à de grandes réjouissances. Car ils avaient compris les paroles qu’on leur avait expliquées. 13 Le second jour, les chefs de famille de tout le peuple, les sacrificateurs et les Lévites, s’assemblèrent auprès d’Esdras, le scribe, pour entendre l’explication des paroles de la loi. 14 Et ils trouvèrent écrit dans la loi que l’Éternel avait prescrite par Moïse, que les enfants d’Israël devaient habiter sous des tentes pendant la fête du septième mois, 15 et proclamer cette publication dans toutes leurs villes et à Jérusalem: Allez chercher à la montagne des rameaux d’olivier, des rameaux d’olivier sauvage, des rameaux de myrte, des rameaux de palmier, et des rameaux d’arbres touffus, pour faire des tentes, comme il est écrit. 16 Alors le peuple alla chercher des rameaux, et ils se firent des tentes sur le toit de leurs maisons, dans leurs cours, dans les parvis de la maison de Dieu, sur la place de la porte des eaux et sur la place de la porte d’Éphraïm. 17 Toute l’assemblée de ceux qui étaient revenus de la captivité fit des tentes, et ils habitèrent sous ces tentes. Depuis le temps de Josué, fils de Nun, jusqu’à ce jour, les enfants d’Israël n’avaient rien fait de pareil. Et il y eut de très grandes réjouissances. 18 On lut dans le livre de la loi de Dieu chaque jour, depuis le premier jour jusqu’au dernier. On célébra la fête pendant sept jours, et il y eut une assemblée solennelle le huitième jour, comme cela est ordonné. (LSG)  

Cette lecture de la Loi doit donc s’étendre à partir de la Fête des Trompettes jusqu'au 21 Tishri, et s’achever avant le Dernier Grand Jour. Passez du bon temps, étudiez, mangez les mets gras et buvez les liqueurs douces.  

 

Introduction 

Cet ouvrage est dédié à l'exposition rigoureuse et intégrale de la Loi de Dieu. Il est publié lors de la 35ème Année de Sabbat du 120ème Jubilé, soit en 2012/13 de l'ère actuelle, en utilisant la séquence dérivée des Écritures et des détails historiques publiés dans le document de Cox W. E., Les Grandes Lignes de la Chronologie de l'Âge (No. 272). Il nous est commandé de lire la Loi tous les sept ans, lors de l’Année de Sabbat, afin que les instructions transmises par Dieu à l'humanité ne soient pas perdues, mais qu’elles demeurent vivaces dans la pensée et les actions de ceux que Dieu a mis à part comme Ses élus à cette fin.

 

La fiction communément admise par le christianisme antinomien moderne soutient que Dieu aurait aboli la Loi qu'Il a transmise à Moïse par l'intermédiaire de Son envoyé [médiateur] au Sinaï. Par cette posture, les Églises chrétiennes cherchent à évacuer les dispositions de la Loi biblique pour introduire ou légitimer des coutumes et des traditions non seulement non bibliques, mais aussi issues des cultes voués à des divinités étrangères — des traditions en contradiction formelle avec les injonctions explicites adressées par Dieu à Moïse.

 

Cette fiction antinomienne est professée en dépit des paroles mêmes du Christ, qui affirmait que, jusqu'à ce que le ciel et la terre passent, pas un seul iota ni un seul trait de lettre — l'équivalent d'une virgule ou d'un point — ne disparaitrait de la Loi (Matthieu 5:18). Durant les deux premiers siècles de l'Église, il était universellement admis que la Loi avait été donnée à Moïse par Jésus-Christ en tant qu'Ange de la Présence au Sinaï. Justin Martyr, représentant de l'Église de Rome, a consigné ce fait dans ses écrits vers l’an 154 EC (Ère Courante) (consulter les documents Cox W. E.,  La Théologie de la Divinité des Premiers Temps (No. 127), La Déformation par les Binitaires et les Trinitaires de la Théologie de la Divinité des Premiers Temps (No. 127B), et Les Doctrines Originales de la Foi Chrétienne (No. 088)).

 

Le calendrier du Christianisme Trinitaire constitue également un témoignage à charge contre lui. La pratique du culte du dimanche, la célébration de Noël et de Easter/Pâques (consulter le document de Cox W. E., Les Origines de Noël et de Easter/Pâques (No. 235)) dans les Annexes), de même que d'autres coutumes païennes transgressent la Loi et le Témoignage. Dans le cas de Noël, ces pratiques font l'objet d'une condamnation explicite (cf. Jér. 10:2-8). Les fêtes de dieux étrangers sont souvent masquées par des patronages prétendument saints. Toutes ces déformations apportées aux Lois de Dieu témoignent d’une désobéissance généralisée à l'égard de la Loi biblique, cautionnée par l'argument fallacieux selon lequel le Christ serait venu abroger la Loi et supprimer les directives soi-disant “contraignantes” données à Moïse.

 

Ce même mythe de l'abolition de la Loi, doublé d'un calendrier falsifié, est présent dans l'Islam par le biais des faux enseignements du Hadith et de ses érudits. De façon similaire, le judaïsme recourt au Talmud pour pervertir le sens de la Bible et vider la Loi de sa substance. Pourtant, la Loi ne constituait pas une nouveauté inaugurée avec Moïse. Les Écritures attestent que, bien avant Moïse, Abraham bénéficia d'une alliance et d'une promesse divine selon lesquelles il deviendrait le père d'une multitude de nations en raison de son obéissance aux Lois de Dieu.

 

Il est établi qu'Abraham a observé les Lois de Dieu, et il est communément admis au sein des trois grands monothéismes — judaïsme, christianisme et islam — que la Loi fut dispensée à Noé, Abraham, Isaac, Jacob, puis à Moïse, Aaron et aux prophètes, au Christ et à l'Église, et enfin à Mouhammad et aux Musulmans. Tous s'accordent à reconnaître que leurs textes sacrés professent des doctrines et des lois similaires à celles de la Torah ; toutefois, le judaïsme rejette la validité des révélations subséquentes, dans la mesure où celles-ci sapent la véracité de ses traditions talmudiques.

 

De la même manière, le christianisme trinitaire, de même que le dithéisme ou le binitarisme, rejette le Coran parce que ce dernier met en lumière les erreurs théologiques mêmes introduites par le trinitarisme entre le IVe et le VIe siècle.

 

L'Islam, pour sa part, n'a point besoin de nier les révélations postérieures : il nie tout simplement le témoignage historique de la Bible. Il prétend que le texte authentique aurait été altéré ou perdu, dispensant ainsi les Musulmans de l’obligation d'observer la Loi de Dieu telle qu’elle est révélée par la Bible.

 

Cependant, l'archéologie et les archives historiques démontrent de manière irréfutable que la Bible demeure ce corpus textuel intègre. Malgré quelques falsifications par le Judaïsme, le document est demeuré intact, et toute modification intervenue a été consignée et répertoriée pour la postérité.

 

Les épîtres de Paul ont souvent été instrumentalisées pour tenter de dénigrer la Loi ou légitimer les changements apportés par l'infiltration des cultes à Mystères et du culte du Soleil au sein du christianisme.

 

De surcroît, le texte d'Actes 15 a été exploité — et frauduleusement altéré à l'époque de la Réforme — afin d'accréditer cette vision antinomienne prônant l'abolition de la Loi. Comme la plupart d'entre nous le savent, le texte dans Actes 15 traite du débat qui secoua l'Église (entre Pierre et les autres disciples et anciens) au sujet de la circoncision et des rituels de purification que les cercles Pharisiens avaient introduits. Il ressort clairement de cette conférence que l’intégration de Gentils (les nations) au sein de l'Église posait de sérieux problèmes concernant la circoncision des hommes adultes et, cela a été complexifié davantage par le fait que nombre d’entre eux étaient des esclaves. Or, nul n'avait le droit de disposer impunément de l'intégrité physique de l'esclave d'autrui pour le circoncire. Le chapitre 15 des Actes expose ces difficultés ainsi que la résolution qui y fut apportée.

 

La ligne doctrinale authentique, telle qu'elle fut mise en pratique dans l'Église, est analysée dans l'ouvrage La Purification et la Circoncision (No. 251). L'explication suivante, tirée d’Actes 15:1-3, s’avère centrale pour cette démonstration : “ Le différend surgit parce que certains individus venus de Judée (probablement des prêtres mentionnés en Actes 6:7) descendirent dans les Églises d'Asie Mineure pour faire des remontrances aux fidèles, exigeant qu'ils soient circoncis sinon ils ne pouvaient pas être sauvés. Paul et Barnabas entrèrent en vive discussion avec eux, puis il fut décidé que Paul, Barnabas, accompagnés d’une délégation monteraient à Jérusalem pour exposer et débattre de cette question avec les Apôtres et les Anciens. Ils ont voyagé le long de la route côtière jusqu'à Césarée, passant via Phénicie et la Samarie, et ont proclamé l'extension du salut aux païens, provoquant une grande joie parmi les frères.”

 

Il y avait des membres des sectes des Pharisiens qui s’étaient convertis, et ceux-ci se sont levés à Jérusalem pour exiger que les Gentils fussent circoncis et soumis à l’observance de la Loi de Moïse. L'Église a examiné cette question, alors Pierre s’est levé et a dit :

"Hommes frères, vous savez que dès longtemps Dieu a fait un choix parmi nous, que les Gentils par ma bouche écouteraient la parole de l'évangile et qu'ils crussent. Et Dieu, qui connaît les cœurs, leur a rendu témoignage et leur a donné l'Esprit Saint comme Il l'a fait pour nous, et n'a fait aucune différence entre nous et eux, ayant purifié leurs cœurs par la foi. Par conséquent, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant un joug sur le cou des disciples que ni nos pères ni nous n'avons pu porter. Mais nous croyons que par la grâce du Seigneur Jésus-Christ nous serons sauvés de même qu'eux". (Actes 15:7-11)

Les frères écoutaient en silence tandis que Barnabas et Paul ont donné un compte rendu des miracles que Dieu avait accomplis par leur intermédiaire parmi les nations.

 

Jacques (Yakob, frère du Seigneur et évêque de Jérusalem ; cf. Actes 12:17 et la note de bas de page de la Companion Bible ; voir aussi Gal. 1:19) se leva à son tour et déclara : “Hommes frères, écoutez-moi !”. Il a utilisé le vrai nom de Pierre quand il a dit : “Siméon (i.e. Simon) a raconté comment Dieu a d’abord visité les Gentils pour tirer d’eux un peuple pour Son nom, et avec cela s'accordent les paroles des prophètes, selon qu'il est écrit : Après cela, je reviendrai encore et relèverai de sa chute le Tabernacle de David (i.e. la Tente de David, comme condition humble) et j’en réparerai les ruines (les éléments renversés, cf. Rom. 11:3), et je vais la redresser, afin que le résidu (kataloipos ou reste fidèle) des hommes cherche le Seigneur, ainsi que toutes les nations sur lesquelles mon nom est invoqué (en occupant la deuxième place ; cf. Zacharie 8:23 ; voir aussi Deut. 28:10 ; Jér. 14:9 ; Jacques 2:7).

 

Par cette intervention, Jacques accomplit plusieurs actes décisifs. Premièrement, il démontra qu'il occupait la fonction d'Apôtre principal ou de président de la conférence, infirmant l'idée que Pierre en eût été le chef suprême. Paul lui-même indiquera qu'il s'inscrivait sous l'autorité du Conseil des Apôtres et des anciens présidé par Jacques, fait que Pierre reconnut également. Deuxièmement, Jacques prophétisa la destruction prochaine du Temple, alors même que cette conférence se tenait à Jérusalem à une époque où le sanctuaire était encore debout.

 

La Foi et le salut étaient donc destinés à être étendus aux Gentils, lesquels allaient également composer le Tabernacle de David. Cet édifice, antérieur au Temple de Salomon, transcendait manifestement la structure matérielle. Jacques démontrait ainsi que la prophétie englobait l'ensemble des nations et que les bénéficiaires du salut de Dieu formeraient le reste fidèle. Cela implique nécessairement l'existence d'un résidu humain demeurant fidèle à travers la tribulation à venir. Mais fidèle à quoi, pourrait-on s'interroger ?

 

Jacques a alors poursuivi par ce qui est devenu l'une des déclarations les plus énigmatiques :

"Comme Dieu connaît toutes Ses œuvres depuis le début de l'âge [aeon]. Par conséquent, ma parole est [Je juge ou décide] : Qu'on ne crée pas des difficultés à ceux des Gentils qui se convertissent à Dieu, mais qu'on leur écrive de s'abstenir des souillures des idoles, de l’impudicité, des animaux étouffés et du sang. Car, dès les temps anciens, Moïse a dans chaque ville des gens qui le prêchent, puisqu'on le lit dans les synagogues chaque jour de Sabbat". (Actes 15:18-21)

À la suite de cette délibération, les Apôtres, les anciens et l'Église tout entière ont décidé d’envoyer à Antioche, en Syrie et en Cilicie, Jude, surnommé Barsabas, et Silas, hommes influents parmi les frères, accompagnés de Paul et de Barnabas, munis d'une lettre rédigée en ces termes :

"Puisque nous avons entendu dire que quelques hommes qui sont sortis de chez nous, sans notre ordre, vous ont troublés par leurs discours et ont ébranlé vos âmes, nous avons jugé bon, après nous être rassemblés d'un commun accord, de choisir des délégués et de vous les envoyer avec nos bien-aimés Barnabas et Paul, des hommes qui ont risqué leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus-Christ. Nous avons donc envoyé Jude et Silas, qui vous annonceront de vive voix les mêmes choses ". (Actes 15:22-27)

Ce texte contient une contrefaçon dans la version KJV (issue du Textus Receptus), où les mots : “disant que vous devez être circoncis et observer la loi” ont été indûment ajoutés avant la mention “ auxquels nous n'avions donné aucun ordre ”. Ce texte n'est pas présent dans les manuscrits anciens, mais a été inséré dans le Receptus à l’époque de la Réforme et ne repose sur aucun fondement historique. Cependant, ce texte est utilisé pour justifier l'argument de grâce-loi, en prétendant que la Loi est abolie et que les seules restrictions imposées aux Gentils – et donc aussi pour l'Église dans son ensemble, compte tenu de l'impossibilité d'identifier les nations d'Israël – sont celles qui figurent dans ce texte (consulter le document La Relation entre le Salut par la Grâce et la Loi (No. 082)).

 

Le texte se poursuit ensuite dans Actes 15:28-29 :

"Car il a paru bon à l'Esprit Saint et à nous de ne vous imposer d’aucun fardeau que ces choses nécessaires : Que vous vous absteniez des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés et de la fornication. Si vous évitez ceux-ci vous faites bien."

De retour à Antioche, les délégués transmirent ce message. Jude et Silas, doués du don de prophétie, exhortèrent les frères et sont restés à Antioche pendant quelque temps, affermissant les frères.

 

Si ces deux versets d'Actes 15 constituaient un résumé exhaustif des exigences de la Foi, alors nous serions effectivement dépourvus de tout gouvernail. Pourquoi aurions-nous besoin d'une Bible et de toutes les épîtres ultérieures de l'Église pour régler les questions relatives à l'observance des Sabbats, des Nouvelles Lunes et des Fêtes, si celles-ci ont été écartées ou abandonnées au rang de vestiges pour les Églises de Dieu issues des Gentils ? Interprété selon l'intention qu'on lui prête souvent de restreindre la Loi du Pentateuque donnée à Moïse, ce bref inventaire réduirait à néant les Dix Commandements. C'est précisément la thèse que soutiennent les faux chrétiens.

 

Dès lors, l'ensemble du traité de Jean sur l'amour et la transgression de la Loi perdrait tout sens. L'épître de Jacques elle-même deviendrait absurde et contradictoire avec sa propre sentence. Les traités de Paul s'en trouveraient disqualifiés, de même que ceux de Pierre. L'Épître aux Hébreux, quant à elle, n'aurait plus aucune portée, à moins d'admettre que les Églises issues des hébreux sont soumises à une Loi et une séquence radicalement distinctes de celles des Gentils. Les Évangiles, ainsi que les paroles et les actions de Christ, se trouveraient placés en opposition totale avec ce passage ; l'enseignement du Christ s'en trouverait ruiné à la base, faisant de Dieu un être capricieux et ouvrant la voie au blasphème.

 

Si cette interprétation restrictive réduisant la Loi à ces seules interdictions était avérée, nous pourrions impunément : outrager Dieu, tenir n'importe quelle vue théologique que nous souhaitons, adopter n'importe quel calendrier qui nous convient ou n’observer aucun jour du tout ; maltraiter nos parents ; commettre des meurtres, euthanasier ou avorter ; mentir, et rompre nos contrats en toute impunité ; tricher, voler, et convoiter, consommer des nourritures impures. Nous pourrions prendre autant de femmes ou de concubines que désiré, il n'y a aucune relation interdite, et l'inceste serait permis. Nous pourrions nous livrer à des pratiques que même les païens considéreraient comme scandaleux. Nos sociétés peuvent continuer sur leur lancée et instaurer une moralité relative.

 

La condamnation prononcée même par Paul dans 1Corinthiens 5:5 à l'encontre de l'homme vivant avec la femme de son père n'aurait plus aucun fondement, cette union devenant rétroactivement valide. Une telle interprétation d’Actes 15 ferait du christianisme la risée des nations, et aurait signifié sa fin en quelques mois après l'introduction d'une telle vision. Aucune personne raisonnable ne se serait jamais intéressée au christianisme, il aurait été considéré comme un culte amoral, et chaque État aurait eu le devoir légitime de l’interdire.

 

Ce point de vue de la Loi est celui que les antinomiens voudraient nous faire adopter, mais il s’agit d’un faux enseignement qu’aucune église issue de la Réforme n'a jamais endossé. Les opinions des Églises Protestantes sont toutes couvertes dans le document La Distinction dans la Loi (No. 096). La distinction fondamentale est entre la loi sacrificielle et les Lois de Dieu exprimées à travers les commandements.

 

Le litige évoqué ici portait sur la question de l'alimentation et sur les réglementations pharisaïques surajoutées concernant la manipulation des aliments et les purifications — des rites que les Gentils ne pouvaient observer en raison de leur environnement socioculturel. Les esclaves vivaient souvent dans des unions précaires, inégalement assorties, et le concubinage y était endémique. Tel est le sens véritable d'Actes 15:28-29 dans une société radicalement différente de la nôtre.

 

Jacques exhorte les fidèles à être des pratiquants de la parole et non de simples auditeurs, qualifiant la Loi de “loi parfaite de la liberté” (Jacques 1:25).

"Si vous accomplissez la loi royale, selon l'Écriture : Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien. Mais si vous faites acception de personnes, vous commettez un péché, et êtes condamnés par la loi comme des transgresseurs. Car quiconque observe toute la loi mais pèche contre un seul s'est rendu coupable de tous. Car celui qui a dit : 'Ne commets pas d'adultère' a dit aussi : 'Tu ne tueras point.' Si tu ne commets pas d'adultère, mais que tu tues, tu es devenu un transgresseur de la loi. Parlez et agissez comme devant être jugés sous la loi de la liberté. Car le jugement est sans miséricorde pour celui qui n'a pas fait miséricorde ; cependant la miséricorde triomphe du jugement. À quoi sert-il, mes frères, si un homme dit qu'il a la foi, mais n'a pas les œuvres ? Sa foi peut-elle le sauver ? (Jacques 2:8-14)

Jacques enseigne ici que la Loi de Dieu doit être tempérée par la miséricorde lors du jugement. Quel besoin aurions-nous de miséricorde si la Loi avait été abolie ? Nul châtiment n'est concevable en l'absence de loi.

 

Par conséquent, l'enseignement de Jacques dans le chapitre 15 des Actes diverge fondamentalement de la caricature véhiculée par les antinomiens et les gnostiques contemporains se réclamant du christianisme. Jacques ne procède point à l'abrogation de la Loi de Dieu lors de la conférence de Jérusalem ; il n'en avait nullement l'autorité, et une telle démarche l'aurait immédiatement disqualifié de la foi. Jacques était le fils de Joseph et de Mariam, les parents terrestres du Christ, et par conséquent son frère. Il comprenait la pensée du Christ, ce qui explique pourquoi ce texte fait l'objet de tant de détournements et de falsifications. Le mensonge des trinitaires concernant la primauté de Pierre se trouve également ruiné par ce texte, dans lequel Jacques reconnaît que Paul observait lui-même la Loi de Dieu et lui donne des directives pour confondre les antinomiens ainsi que les Juifs qui l'accusaient à tort de rejeter la Loi (cf. Actes 22:22-24).

 

Si quelqu'un au sein de l'Église de Dieu soutient que la Loi est abolie, nous savons avec certitude qu'il n'est point des nôtres, car “S'ils ne parlent pas selon la loi et le témoignage, il n'y a aucune lumière en eux” (Ésaïe 8:20).

 

Les dispositions ultérieures relatives à l’affranchissement des esclaves sous des maîtres Chrétiens furent adoptées en conformité avec la Loi du Pentateuque, à l'instar de ce qui s'était produit — et avait été ultérieurement transgressé — à l'époque du prophète Jérémie (Jér. 34:8-17).

 

Pierre rappelle que le Christ a porté nos péchés en son corps sur le bois (1Pierre 2:24), tandis que Jean définit le péché comme la transgression de la Loi (1Jean 3:4). “Quiconque est né de Dieu ne commet pas le péché, car la nature de Dieu demeure en lui, et il ne peut pécher parce qu'il est né de Dieu. C'est par là que l’on reconnaît les enfants de Dieu et les enfants du diable : quiconque ne pratique pas la justice n'est pas de Dieu, non plus que celui qui n'aime pas son frère ” (1Jean 3:9-10). Ainsi, comment peut-on être coupable de transgression de la Loi de Dieu et ensuite se faire dire que nous sommes libérés de la Loi, alors même que cette même Loi exigeait notre baptême dans le corps du Christ ? Comment le châtiment ou la grâce pourraient-ils ne pas paraître capricieux dans une telle hypothèse ? Un tel raisonnement est dépourvu de toute cohérence logique.

 

Les élus sont ceux qui observent les Commandements de Dieu et gardent le Témoignage ou la Foi de Jésus-Christ (Apoc. 12:17; 14:12).

 

Il est écrit :

“Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit [ou intelligence]. C'est le plus grand et le premier commandement. Et un second qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes” (Matthieu 22:37-40).

La Loi et les Prophètes étaient des pédagogues destinés à nous conduire à Dieu par le Christ. Nous ne sommes point soustraits à la Loi, mais placés dans la condition de vivre en son sein comme dans la loi parfaite de la liberté, en y surajoutant la grâce et la miséricorde. Le sacrifice du Christ nous a affranchis des sacrifices animaux — toute la législation sacrificielle ayant trouvé son accomplissement en lui —, mais la Loi morale de Dieu n'a point été abolie.

 

Il apparaît ainsi manifeste que le Nouveau Testament — qui est le témoignage de la foi de Jésus-Christ telle qu'elle fut révélée par Dieu au Christ, aux Apôtres et à l'Église — fait l'objet d'une falsification intellectuelle visant à légitimer un système cultuel dévoyé, à savoir le faux christianisme, condamné tant par le judaïsme que par l'islam. De fait, ces trois traditions ont perverti l'enseignement de leurs textes respectifs et trahi le message de la Bible et du Coran.

 

L'exposé de la position du Coran concernant la Loi fait l’objet du document Le Coran sur la Bible, la Loi et l'Alliance (No. 083). Il ressort clairement du Coran que la Loi doit être observée et que les croyants doivent être baptisés, bien que l'islam des Hadiths ne pratique ni l'un ni l'autre.

 

Cet ouvrage est accompli en stricte exécution des obligations assignées à l'Église par la Loi et le Témoignage pour les années de Sabbat en 2012/13. Il sera publié, lu et diffusé parmi toutes les nations, ainsi que l’exige Dieu dans la Loi transmise par le Christ préincarné à Moïse au Sinaï, et réaffirmé par Christ, les Apôtres et les anciens ultérieurs dans leur établissement des Églises de Dieu à travers les siècles.

 

Nul ne saurait appartenir à la véritable Foi tout en méprisant les commandements que Dieu a prescrits à ceux qui se réclament de Son service.

 


 

 

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