Les Églises Chrétiennes de Dieu

[009]

 

 

 

La Liberté et la Responsabilité [009]

 

(Édition 2.0 19940327-19991022)

 

Cette étude examine la responsabilité individuelle des Chrétiens à la lumière de la Pâque et de la Fête des Pains sans Levain. Le sacrifice de Jésus Christ dans la crucifixion à la place des pécheurs comme Barabbas est examiné.

 

Christian Churches of God

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(Copyright © 2006 Wade Cox)

(Tr. 2007, rév 2014)

 

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Liberté et Responsabilité [009]


 

Le Premier Jour des Pains sans Levain célèbre le départ d'Israël de l'Égypte et l'Exode est un prototype de notre départ de l'Égypte, c’est à dire du péché (la totalité du système des choses établies et contrôlées par les Élohim déchus, l’Armée démoniaque de ce monde).

 

Une des choses qui caractérise l'Égypte, c’est à dire l'Égypte spirituelle telle que nous la comprenons, est que c'est un système visant directement à empêcher et à opposer l'adoration du Vrai Dieu. Par exemple, l'Égypte fonctionnait sous un Calendrier solaire – un calendrier en opposition au calendrier luni-solaire établi par Dieu pour Son adoration. Pendant qu'Israël restait en Égypte, il aurait été impossible pour eux de correctement adorer le Seul Vrai Dieu simplement à cause de ce seul point. La base du calendrier de l'Égypte aurait empêché l'adoration de Dieu.

 

La loi de Dieu, y compris le calendrier, est en train d’être restaurée. Cependant, même pendant que nous sommes impliqués avec la restauration de la loi, il y a des forces œuvrant à essayer de détruire ce qui a déjà été restauré. Le concept de la nature invariable de la loi de Dieu a déjà subi des attaques, de même que la loi en tant qu’une obligation imposée aux Chrétiens aujourd'hui.

 

Il a été affirmé par certains que les Jours Saints sont des traditions bibliques, des traditions de Dieu. Alors quelle différence y a-t-il entre observer Noël en tant que tradition et les Jours Saints de Dieu, si elles aussi ne sont que des traditions ? Si les Jours Saints ne sont que des traditions, il devient beaucoup plus facile de s’en débarrasser comme étant des exigences inutiles et non-obligatoires pour les Chrétiens.

 

Il n'y a aucun doute qu’un antinomisme envahissant est très présent dans l'Église aujourd'hui. Anti-Nomisme vient de deux mots : anti signifiant opposé ou contre et normas signifiant loi. Anti-Nomisme signifie "l'iniquité" ou "Anti-loi". En effet, dès le moment où vous abandonnez l'adoration du Vrai Dieu au bénéfice d’un certain autre dieu fictif issu de l'imagination humaine, un processus d'iniquité et de décadence commence tel que décrit dans Romains 1:18-32.

 

Quel rapport tout ceci a-t-il avec la saison de la Pâque ? Bien, dans les heures finales de la vie de Christ, deux événements et deux hommes sont mentionnés. Et il y a des leçons importantes à apprendre de ces événements et de ce qui est arrivé à ces hommes. Matthieu 27 mentionne l'histoire du premier de ces deux individus. Barabbas était un criminel célèbre du premier siècle en Palestine.

 

Matthieu 27:11-16 Jésus comparut devant le gouverneur. Le gouverneur l’interrogea, en ces termes : Es-tu le roi des Juifs ? Jésus lui répondit : Tu le dis. 12 Mais il ne répondit rien aux accusations des principaux sacrificateurs et des anciens. 13 Alors Pilate lui dit : N’entends-tu pas de combien de choses ils t’accusent ? 14 Et Jésus ne lui donna de réponse sur aucune parole, ce qui étonna beaucoup le gouverneur. 15 A chaque fête, le gouverneur avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que demandait la foule. 16 Ils avaient alors un prisonnier fameux, nommé Barabbas. (LSG)

 

Marc 15:6-7 ajoute un peu plus de détails.

 

Marc 15:6-7 À chaque fête, il relâchait un prisonnier, celui que demandait la foule. 7 Il y avait en prison un nommé Barabbas avec ses complices, pour un meurtre qu’ils avaient commis dans une sédition. (LSG)

 

Luc 23:13-25 complète le portrait.

 

Luc 23:13-25 Pilate, ayant assemblé les principaux sacrificateurs, les magistrats, et le peuple, 14 leur dit : Vous m’avez amené cet homme comme excitant le peuple à la révolte. Et voici, je l’ai interrogé devant vous, et je ne l’ai trouvé coupable d’aucune des choses dont vous l’accusez ; 15 Hérode non plus, car il nous l’a renvoyé, et voici, cet homme n’a rien fait qui soit digne de mort. 16 Je le relâcherai donc, après l’avoir fait battre de verges. 17 A chaque fête, il était obligé de leur relâcher un prisonnier. 18 Ils s’écrièrent tous ensemble : Fais mourir celui-ci, et relâche-nous Barabbas. 19 Cet homme avait été mis en prison pour une sédition qui avait eu lieu dans la ville, et pour un meurtre. 20 Pilate leur parla de nouveau, dans l’intention de relâcher Jésus. 21 Et ils crièrent : Crucifie, crucifie-le ! 22 Pilate leur dit pour la troisième fois : Quel mal a-t-il fait ? Je n’ai rien trouvé en lui qui mérite la mort. Je le relâcherai donc, après l’avoir fait battre de verges. 23 Mais ils insistèrent à grands cris, demandant qu’il fût crucifié. Et leurs cris l’emportèrent : 24 Pilate prononça que ce qu’ils demandaient serait fait. 25 Il relâcha celui qui avait été mis en prison pour sédition et pour meurtre, et qu’ils réclamaient ; et il livra Jésus à leur volonté. (LSG)

 

Ici nous avons une scène étonnante. Voici un homme, Barabbas, un criminel célèbre reconnu coupable. Il avait été condamné pour meurtre de même que pour sédition, le rendant passible de la peine de mort selon la loi Romaine et la loi Juive. Toutefois, il a été libéré aux dépens d'un homme innocent, Jésus le Messie. Jésus n'avait pas violé la loi Romaine, ni n’avait transgressé la loi Juive (c'est-à-dire la loi de Dieu). Il n'y avait aucune base légale pour sa condamnation.

 

Bien plus, le processus entier de jugement avait été corrompu. Jésus avait été trahi par un de ses propres disciples. Il a été jugé par le Sanhédrin pour des accusations de blasphème et qui a ensuite substitué les accusations à celles de sédition contre l'état Romain lorsqu’il a été remis à Pilate. Après que Pilate l’eût examiné, il a été trouvé innocent de ces accusations.

 

Pourtant, Pilate a remis le jugement de Jésus à la foule qui hurlait. Incroyablement, la foule a demandé que le sang du Christ retombe sur eux :

 

Matthieu 27:25 Et tout le peuple répondit : Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ! (LSG)

 

Ce faisant, ils accomplissaient en fait la prophétie. Souvenez-vous, lorsque l'agneau de la Pâque était tué, le sang était mis sur les montants de la porte et sur le linteau. En demandant que le sang de Christ retombe sur eux, Israël, représenté par les Juifs qui étaient là, accomplissait ce que l’épandage du sang sur les cadres de la porte décrivait –  être couvert par le Sang de l'Agneau de Dieu de la Pâque.

 

Mais considérez maintenant Barabbas. Il méritait la mort mais il a été libéré. Imaginez les sentiments d'exaltation qu'il a dû ressentir. Essayez de vous mettre à sa place et considérez toutes les pensées qui viendraient à votre esprit : la liberté de vivre de nouveau avec sa famille, ses amis et parents ; une deuxième chance à la vie ; les pensées de "qui est cet homme qui va mourir à ma place ? ".

 

Ce qui est arrivé à Barabbas, cependant, n'était pas seulement un événement isolé en passant. L'histoire de Barabbas est significative parce qu'il était un type de toute l'humanité. Tous ont péché. Nous avons tous encouru la peine de mort pour nous-mêmes (Rom. 6:23).

 

1Jean 3:15 Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui. (LSG)

 

Le terme hait signifie ici haine, mais il est aussi utilisé ailleurs comme aimer comparativement moins. La partialité est l'esprit de meurtre. C'est un péché (Js. 2:9). Si quelqu’un de nous a déjà détesté quelqu'un ou a démontré de la partialité, alors nous avons participé dans l'esprit de meurtre mentionné ici dans l’épître de Jean. Barabbas, bien sûr, était un meurtrier dans le sens littéral. Barabbas était aussi coupable de sédition étant impliqué dans une insurrection. Nous n’avons peut-être pas été impliqués dans une sédition et une insurrection directement contre les gouvernements des hommes, mais nous nous sommes tous rebellés contre Dieu (Rom. 3:10-17 ; 8:7) et ainsi nous nous sommes placés nous-mêmes à l'extérieur de la volonté de Dieu et, ainsi, avons indirectement participé à l'esprit de sédition contre Dieu.

 

Ainsi, Barabbas était un type représentant toute l'humanité et chacun de nous individuellement. Maintenant Barabbas a été libéré en échange de la personne du Christ. La croix où Jésus a été crucifié avait été destinée pour Barabbas. La flagellation et les coups que Christ a reçus avaient été destinés pour Barabbas. Ainsi, l'exemple de Barabbas nous montre le prix élevé qui a été payé pour notre liberté.

 

Finalement, quand nous considérons le nom de Barabbas, nous trouvons quelque chose de plus fascinant. Son nom signifie littéralement fils du père. Bar signifie fils - par exemple, Simon Bar-Jonas voulait dire Simon, le fils de Jonas. Abbas ou abba signifie père. Et ainsi, nous, aussi, sommes des fils (de façon générique) de notre Père au ciel (Rom. 8:15). Ainsi, nous voyons que l'exemple de Barabbas nous apprend, entre autres, le prix élevé qui a été payé afin de nous permettre de devenir des fils et des filles de notre Père - des fils et des filles libérés d’une mort méritée - par le prix du sang de notre frère aîné, Jésus le Messie.

 

Immédiatement après la libération de Barabbas, Christ a été emmené et fouetté. Nous reprenons l'histoire dans Luc 23:26.

 

Luc 23:26 26 Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix, pour qu’il la porte derrière Jésus. (LSG)

 

Imaginez la situation. Les coups de fouet que Christ a reçus étaient la mort intermédiaire. Christ serait en effet extrêmement affaibli et son corps serait accablé, meurtri et vidé de force. Il a pratiquement été  écorché vif. Les soldats Romains ont d’abord placé la croix sur le dos de Jésus :

 

Jean 19:17 17 Jésus, portant sa croix, arriva au lieu du crâne, qui se nomme en hébreu Golgotha. (LSG)

 

Jésus est sorti en transportant sa propre croix. Cependant, il semble que Jésus doit avoir trébuché ou glissé ou s’est peut-être effondré sous le poids de la croix - on ne nous donne pas les détails - et il était évident aux soldats que Jésus ne serait pas capable de porter sa croix jusqu’à Golgotha, la place du crâne. Un des soldats a décidé de tirer quelqu'un de la foule et a commandé un passant, Simon de Cyrène. Considérez les pensées de Simon à ce moment : "pourquoi me dérangent-ils ? Je n'ai rien fait de mal. Je n’ai rien à voir avec cette affaire. Et s'ils font une erreur et me clouent à la croix à sa place ? Je me demande qu’est-ce qu’il a fait pour mériter cette mort ? "

 

"Portez-la maintenant !" Le soldat lui aurait crié. Il était probablement continuellement poussé tout le long du chemin devant ou derrière Jésus abattu. Après l’avoir apportée jusqu’au sommet, sans doute l'a-t-il laissée tomber et a disparu de nouveau dans la foule aussi rapidement que possible.

 

Encore une fois, ce qui est arrivé à Simon était une leçon pour nous. Ce que Simon de Cyrène a fait était le prototype de ce que chacun de nous doit faire. Nous devons devenir comme Jésus Christ et partager son fardeau.

 

Matthieu 10:24-25 Le disciple n’est pas plus que le maître, ni le serviteur plus que son seigneur. 25 Il suffit au disciple d’être traité comme son maître, et au serviteur comme son seigneur. S’ils ont appelé le maître de la maison Béelzébul, à combien plus forte raison appelleront-ils ainsi les gens de sa maison ! (LSG)

 

Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. Le sacrifice de Jésus paye la pénalité de nos péchés, mais il n'enlève pas notre responsabilité d'obéir à Dieu. Il y a encore beaucoup [de choses] que Dieu attend que nous fassions. Et, à ceux qui ont reçu beaucoup, beaucoup leur sera demandé. Ainsi, il y a des parallèles entre le service rendu par Simon à Christ en ce jour de Pâque et ce que Dieu attend de nous maintenant.

 

Quand Jésus a marché sur les routes poussiéreuses de la Judée, plusieurs personnes l'ont suivi. Certains avaient des questions. Certains voulaient une guérison ou une faveur. Certains voulaient voir un miracle ou une démonstration de pouvoirs divins. Certains voulaient de la nourriture. Mais quelques-uns ont été suffisamment émus pour accepter ce que Jésus a enseigné. À un moment donné, Jésus s’est arrêté et a placé une lourde responsabilité sur les épaules de ceux qui ont été attirés par ses enseignements. Jésus place cette même responsabilité sur nous aujourd'hui et il nous donne les critères pour devenir disciples dans Luc 14.

 

Luc 14:26-27 26 Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. 27 Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple. (LSG)

 

Le terme haine signifie ici aimer comparativement moins. L'exemple de Simon est qu'il a partagé le transport de la croix de Christ. La croix est devenue le symbole suprême de la persécution Chrétienne. Elle était un symbole de honte (Héb. 12:1-3 ; 1Cor. 1:8-25). Le concept entier de la croix signifie un empressement pour donner sa vie pour les autres. Jésus désirait le faire (Jean 15:9-17). Jésus a été persécuté pour son message et ainsi nous le serons si nous sommes fidèles à ce message (Jean 15:18-21). Jésus était désireux de donner sa vie, aussi bien métaphoriquement en venant vivre parmi nous en tant qu’un homme mortel, et dans le sens littéral par sa persécution et en fin de compte sa mise à mort d’une façon honteuse et illégale.

 

Jésus dit qu'il nous considère comme ses amis. S'il nous compte parmi ses amis, alors nous aussi nous devons désirer donner nos vies de la même manière, tant métaphoriquement que littéralement, pour lui et, par extension, à ses frères et sœurs, nos frères dans l'Église.

 

Porter les fardeaux les uns des autres, c’est porter le fardeau de notre Maître (Gal. 6:2 ; Phil. 2:1-4). Nous devons aussi être prêts à donner nos vies littéralement si c'est ce que Dieu demande (Luc 14:28-33).

 

Les leçons de Barabbas et de Simon de Cyrène sont profondes. Nous avons été libérés par Christ afin que nous puissions être des fils et des filles de notre Père. Maintenant, ayant été libérés, nous avons une responsabilité à prendre en charge, un mode de vie à mettre en œuvre et un message à proclamer. Occupons-nous des affaires de notre Père.

 

 

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