Les Églises Chrétiennes de Dieu

[032]

 

 

 

Jurer par Dieu [032]

 

(Édition 1.0 20010804-20010804)

 

 

Un Chrétien devrait-il jurer par la Bible ou par toute autre chose : Qu’est ce que dit la Bible sur le fait de jurer et de prêter un serment ?

 

Christian Churches of God

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(Copyright © 2001 Wade Cox, Ron Proposch, Andrew et Dale Nelson, Storm Cox)

(Tr. 2011, rév. 2012)

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Jurer par Dieu [032]

 

Dans tout l'Ancien Testament, il y a de nombreux exemples de personnes jurant qu'elles s'engageront à faire une tâche au nom d'un autre.

 

Un exemple est Genèse 24:37-41 :

 

Mon seigneur m’a fait jurer, en disant : Tu ne prendras pas pour mon fils une femme parmi les filles des Cananéens, dans le pays desquels j’habite ; 38 mais tu iras dans la maison de mon père et de ma famille prendre une femme pour mon fils. 39 J’ai dit à mon seigneur : Peut-être la femme ne voudra-t-elle pas me suivre. 40 Et il m’a répondu : L’Éternel, devant qui j’ai marché, enverra son ange avec toi, et fera réussir ton voyage ; et tu prendras pour mon fils une femme de la famille et de la maison de mon père. 41 Tu seras dégagé du serment que tu me fais, quand tu auras été vers ma famille ; si on ne te l’accorde pas, tu seras dégagé du serment que tu me fais.

 

Et Genèse 50:5-6 :

 

Mon père m’a fait jurer, en disant : Voici, je vais mourir ! Tu m’enterreras dans le sépulcre que je me suis acheté au pays de Canaan. Je voudrais donc y monter, pour enterrer mon père ; et je reviendrai. 6 Pharaon répondit : Monte, et enterre ton père, comme il te l’a fait jurer.

 

Il y a de nombreux exemples de personnes jurant/promettant/prêtant serment (parfois à leur propre peine) de faire quelque chose en retour pour une action qu'ils souhaitent être prise par Dieu afin de les aider en quelque sorte. Souvent, le désir était contraire à la volonté expresse de Dieu et la prophétie, telle qu'elle est exprimée par Ses serviteurs les prophètes.

 

Un exemple de ce type d'action voulue par un homme à l'encontre de la volonté de Dieu et en jugement contraire à Sa loi se trouve dans le texte étrange et énigmatique dans Juges 11:29-40 :

 

L’esprit de l’Éternel fut sur Jephthé. Il traversa Galaad et Manassé ; il passa à Mitspé de Galaad ; et de Mitspé de Galaad, il marcha contre les fils d’Ammon. 30 Jephthé fit un vœu à l’Éternel, et dit : Si tu livres entre mes mains les fils d’Ammon, 31 quiconque sortira des portes de ma maison au-devant de moi, à mon heureux retour de chez les fils d’Ammon, sera consacré à l’Éternel, et je l’offrirai en holocauste. 32 Jephthé marcha contre les fils d’Ammon, et l’Éternel les livra entre ses mains. 33 Il leur fit éprouver une très grande défaite, depuis Aroër jusque vers Minnith, espace qui renfermait vingt villes, et jusqu’à Abel-Keramim. Et les fils d’Ammon furent humiliés devant les enfants d’Israël.

 

Ici nous voyons que l'Esprit du Seigneur est venu sur Jephté, et Dieu avait utilisé Jephté pour soumettre Ammon devant les enfants d'Israël. Jephté a mal interprété cet assujettissement comme un désir de la part de Dieu d’éliminer Ammon alors que ce ne devait jamais être le cas. Les Moabites, à cause de leur idolâtrie, ont été retirés de la congrégation du Seigneur et c'est seulement en tant que fils d'Ammon qu’ils pouvaient entrer dans la nation d'Israël et être absorbés, comme Dieu avait prédit que cela arriverait dans les derniers jours. Ammon obéirait à Israël dans les derniers jours comme nous le voyons d'Ésaïe 11:14. Dans Jérémie 49, nous voyons la destruction prophétisée des nations d'Ésaü et Edom, mais le verset 6 montre la captivité d'Ammon en Israël. Ils ne sont pas détruits et la volonté de Dieu a été mal interprétée. Nous continuons dans Juges 11 au verset 24, nous avons vu que Ammon adorait Kemosh, ce qui était interdit aux fils d'Abraham (voir Le Veau d'Or (No. 222). Au verset 34, nous voyons :

 

34 Jephthé retourna dans sa maison à Mitspa. Et voici, sa fille sortit au-devant de lui avec des tambourins et des danses. C’était son unique enfant ; il n’avait point de fils et point d’autre fille. 35 Dès qu’il la vit, il déchira ses vêtements, et dit : Ah ! ma fille ! tu me jettes dans l’abattement, tu es au nombre de ceux qui me troublent ! J’ai fait un vœu à l’Éternel, et je ne puis le révoquer.

 

Ce texte n'est pas bien compris. Jephté avait juré de détruire Ammon. S’ils étaient livrés entre ses mains, alors quiconque sortait de sa maison à son retour serait pour le Seigneur comme un vœu spécial. Or, une disposition existe dans la Loi pour ce vœu, mais il est spécifiquement qualifié dans le cas d'une femme à trente sicles d'argent (cf. Lév. 27:1-8). Il n'y a aucune disposition que ce soit pour sacrifier un être humain. En fait, c’est interdit par la Loi et qualifié par ce texte. Jephté appliquait les mêmes idées et même loi du culte de Kemosch à son propre peuple, en dépit de la Loi de Dieu et il devait être jugé par ce fait. Il était évident que sa fille, d’après sa conduite, allait à la montagne, comme c'était la coutume avec l'adoration du système du veau au sein d’Ammon.

 

36 Elle lui dit : Mon père, si tu as fait un vœu à l’Éternel, traite-moi selon ce qui est sorti de ta bouche, maintenant que l’Éternel t’a vengé de tes ennemis, des fils d’Ammon. 37 Et elle dit à son père : Que ceci me soit accordé : laisse-moi libre pendant deux mois ! Je m’en irai, je descendrai dans les montagnes, et je pleurerai ma virginité avec mes compagnes. 38 Il répondit : Va ! Et il la laissa libre pour deux mois. Elle s’en alla avec ses compagnes, et elle pleura sa virginité sur les montagnes. 39 Au bout des deux mois, elle revint vers son père, et il accomplit sur elle le vœu qu’il avait fait. Elle n’avait point connu d’homme. Dès lors s’établit en Israël la coutume 40 que tous les ans les filles d’Israël s’en vont célébrer la fille de Jephthé, le Galaadite, quatre jours par année.

 

Dans ce cas, elle ne devait connaître aucun homme et a été mise à part. S'il l'a tuée ou si elle a été mise à l’écart du mariage et dévouée au service du Temple, nous ne le savons pas, mais à partir de cet acte, sa progéniture dans sa fille a été coupée, puisqu’il avait désiré éliminer les fils d'Ammon. Il y a quatre jours de jeûne mentionnés dans la Bible comme jeûnes parmi Juda. La coutume pour chacun des jours peut avoir un lien, mais le processus était avant les occasions de jeûnes.

 

Nous devons découvrir à travers les prophètes que les fils ne seront pas punis pour les péchés des pères, et chaque homme doit être puni pour ses propres péchés.

 

De ce texte, nous voyons les éléments suivants :

 

1.        Le serment n'a pas besoin d'être assermenté.

2.        Sacrifier est interdit.

3.        Le concept d '"aller à la montagne" a des connotations associées aux systèmes liés à la fertilité ces jours-là.

 

La coutume de culte païen n'avait pas été éliminée d'Israël pendant toute la période d'occupation. Dans les jours de Christ, Hérode observait la coutume des anniversaires. Les fils et les filles de Job avaient été tués pour cette pratique. Au temps des Romains, ils tuaient des captifs et les Juifs étaient emmenés captifs et utilisés à cet effet les jours d’anniversaires des empereurs à la chute de la Judée et les rébellions.

 

Et Marc 6:21-28 :

Cependant, un jour propice arriva, lorsque Hérode, à l’anniversaire de sa naissance, donna un festin à ses grands, aux chefs militaires et aux principaux de la Galilée. 22 La fille d’Hérodias entra dans la salle ; elle dansa, et plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : Demande-moi ce que tu voudras, et je te le donnerai. 23 Il ajouta avec serment : Ce que tu me demanderas, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume. 24 Étant sortie, elle dit à sa mère : Que demanderai-je ? Et sa mère répondit : La tête de Jean Baptiste. 25 Elle s’empressa de rentrer aussitôt vers le roi, et lui fit cette demande : Je veux que tu me donnes à l’instant, sur un plat, la tête de Jean Baptiste. 26 Le roi fut attristé ; mais, à cause de ses serments et des convives, il ne voulut pas lui faire un refus. 27 Il envoya sur-le-champ un garde, avec ordre d’apporter la tête de Jean Baptiste. Le garde alla décapiter Jean dans la prison, 28 et apporta la tête sur un plat. Il la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.

 

Dans ce texte, il était en violation d'Exode 23:2 aussi. Il avait peur de la foule devant lui et il a arraché un jugement pour faire le mal pour ne pas déplaire à la foule.

 

Dans tous ces exemples, nous voyons une tendance au concept de Christ étant le sacrifice pour tous et chacun quelle que soit la circonstance ou le vœu.

 

Autorité

Quand quelqu’un jure il le fait donc par une autorité supérieure à lui-même. Il ou elle est également lié(e) par ce serment tel qu’indiqué dans Nombres 30:2.

 

Nombres 30:2 Lorsqu’un homme fera un vœu à l’Éternel, ou un serment pour se lier par un engagement, il ne violera point sa parole, il agira selon tout ce qui est sorti de sa bouche.

 

Dans l'ensemble de ce qui précède, c’était une pratique sociale commune et une cimentation d'un contrat verbal. Une version de la même chose dans la société d'aujourd'hui serait "tope-là", c’est-à-dire, se serrer la main ou, dans une cour de justice, jurer par l'autorité de la Bible.

 

Une extension intéressante de ce qui précède est les alliances de Dieu avec l'homme. Cela aussi est un contrat verbal qu'Il confirme avec une promesse et un serment.

 

Deutéronome 7:8 Mais, parce que l’Éternel vous aime, parce qu’il a voulu tenir le serment qu’il avait fait à vos pères, l’Éternel vous a fait sortir par sa main puissante, vous a délivrés de la maison de servitude, de la main de Pharaon, roi d’Égypte.

 

Évidemment, Dieu ne change pas d'un jour à l'autre et ne va pas briser une promesse qu’Il a donnée, qu’Il ait prêté serment ou non. C'est pour notre seul avantage qu'Il confirme Sa promesse par un serment. C'est la façon dont nous sommes habitués d’entendre une promesse validée.

 

Hébreux 6:16-17

Or les hommes jurent par celui qui est plus grand qu’eux, et le serment est une garantie qui met fin à tous leurs différends. 17 C’est pourquoi Dieu, voulant montrer avec plus d’évidence aux héritiers de la promesse l’immutabilité de sa résolution, intervint par un serment,

 

Les Écritures du Nouveau Testament nient-elles cette pratique de déclaration sous serment comme cela était fait, de toute évidence, dans l'Ancien Testament ?

 

Matthieu 23:16-22 :

Malheur à vous, conducteurs aveugles ! qui dites : Si quelqu’un jure par le temple, ce n’est rien ; mais, si quelqu’un jure par l’or du temple, il est engagé. 17 Insensés et aveugles ! lequel est le plus grand, l’or, ou le temple qui sanctifie l’or ? 18 Si quelqu’un, dites-vous encore, jure par l’autel, ce n’est rien ; mais, si quelqu’un jure par l’offrande qui est sur l’autel, il est engagé. 19 Aveugles ! lequel est le plus grand, l’offrande, ou l’autel qui sanctifie l’offrande ? 20 Celui qui jure par l’autel jure par l’autel et par tout ce qui est dessus ; 21 celui qui jure par le temple jure par le temple et par celui qui l’habite ; 22 et celui qui jure par le ciel jure par le trône de Dieu et par celui qui y est assis.

 

Ce passage souligne que les Juifs juraient. Cependant, le problème n'est pas de jurer, mais que les Scribes et les Pharisiens étaient si spirituellement aveuglés qu'ils passaient à côté de ce qui était spirituellement précieux et ce qui ne l’était pas. La preuve de leur mauvaise orientation est que quand ils juraient, ils le faisaient par l’item de moindre valeur. L'injonction est pour le Scribe et le Pharisien de regarder leur spiritualité. Dans ce texte, nous voyons aussi le plan de Dieu comme l’établissement du Temple de Dieu en tant que les élus. Dans ceci, le concept va jusqu’au Trône de Dieu.

 

Ils auraient dû avoir leur esprit sur les choses spirituelles, mais ils ne l’avaient pas. Ils utilisaient le Saint des Saints pour amasser l'or tel que Pompée l’a trouvé quand il est entré au Temple. À son crédit, il le laissa là.

 

Cette pratique de jurer faussement a été tolérée par la pensée catholique romaine dominante au cours des siècles. Ils ont enseigné, contrairement à l'enseignement explicite de la Bible, qu'ils n'étaient pas liés par serments aux non-catholiques romains, et leur ministère a pu commettre un certain nombre ou type de péchés pour le meurtre et la trahison en raison de leurs serments au système papal. Ils ont soutenu que leur serment était prépondérant à toute autre morale et ils ont ensuite été habilités à faire de faux serments dans toute autre circonstance. Cette vue est contraire à la Bible, aux Lois de Dieu et au témoignage de Jésus-Christ.

 

Jacques 5:12 Avant toutes choses, mes frères, ne jurez ni par le ciel, ni par la terre, ni par aucun autre serment. Mais que votre oui soit oui, et que votre non soit non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement.

 

Jacques 5:12 (comme l’est Matt. 5:33-36) est une écriture qui, à première vue semble être en contradiction directe avec toutes les autres écritures sur ce sujet. En regardant de plus près, nous voyons que Jacques soulignait que si un Chrétien dit qu’il ou elle fera ou ne fera pas quelque chose, ou cette chose est ainsi, nous devons dire ce que nous avons dit, c'est à dire que nous devons dire 'oui' ou 'non’ selon le cas. Il ne devrait y avoir aucune obligation de le corroborer avec un serment pour affirmer davantage notre conviction. Le fait du ‘oui’ ou ‘non’ devrait suffire de et par lui-même. Si cela n'était pas ainsi, nous blasphémerions Dieu chaque fois que nous disons oui quand on ne le pensait pas. Nous enfreindrions le commandement de ne pas porter un faux témoignage. De là, le serment ou la promesse est ou devrait être obsolète et inutile dans le cas des élus.

 

Ceci est cohérent avec l'injonction de ne pas jurer faussement. Voir Lévitique 19:12 ; Matthieu 5:33-36 et Nombres 30:2.

 

Il y a aussi l'exhortation forte d’éviter de jurer à notre détriment (Juges 11:29-40 et Marc 6:21-28). Dans ces deux cas, le jureur a regretté l’avoir fait, mais dans tous les cas devait honorer ce qui a été promis. (Il y a une exception à cette règle ; voir Nombres 30:10-13 L'affaire concerne également l'annulation des vœux par les femmes sous l'autorité de leurs pères ou leurs maris).

 

En conclusion, l'argument parfois utilisé que Dieu ne nous permet pas de jurer sur la Bible pour confirmer que nous allons dire la vérité, ou en d'autres termes que notre ‘oui’ signifiera ‘oui’ et ‘non’ ‘non’ n’est pas tout à fait exact. Car ce monde comprend que la confirmation est nécessaire par la référence à une autorité supérieure. Dieu a aussi tenu compte de ce fait dans la loi. Le point est qu'il ne devrait pas être nécessaire, puisque nous devrions nous tenir à ce que nous disons sans avoir besoin de jurer que nous le faisons. Si nous jurons, nous ne sommes pas plus ou moins responsables de nos paroles ou actions que si nous ne l’avions pas fait. Tout ce qui vient de notre bouche doit être l'équivalent d'un serment.

 

La loi de Dieu prévoit l’octroi des serments. La méthode recommandée pour faire un serment dans les Églises Chrétiennes de Dieu est une affirmation solennelle. Cependant, il est permis de faire un serment où les moyens ne sont pas disponibles autrement.

 

 

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