Christian Churches of God

No. 040

 

 

 

Les Béatitudes

 

(Édition 3.0 19940702-19991127-20070202)

 

 

 

Ce document examine les Béatitudes ainsi que leur signification. Chacune d'elles est analysée dans l’ordre. La validité d'un « évangile de la santé et de la richesse » ou d'un « évangile de la prospérité » est également examinée. La place de l'Église dans l'exercice de ses fonctions est par ailleurs abordée.

 

 

Christian Churches of God

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 Les Béatitudes [040]

 


Les Béatitudes revêtent une importance considérable. Ce sermon prononcé par le Christ dans l'Évangile selon Matthieu, au chapitre 5, possède une force et une portée de grande ampleur.

 

Les Béatitudes constituent les bénédictions adressées à son Église et à son peuple. Elles s'offrent comme un modèle ou comme une ligne directrice pour la conduite des élus. Cependant, le christianisme contemporain dominant les décrit de manière édulcorée, transformant ces principes en un évangile de faiblesse. L’objectif de ce document est d'expliquer comment l’on peut tirer des Béatitudes des enseignements porteurs de force.

 

Il est écrit dans l’Évangile selon Matthieu 5:1-12 :

Matthieu 5:1-12 Voyant la foule, Jésus monta sur la montagne ; et, après qu’il se fut assis, ses disciples s’approchèrent de lui. 2 Puis, ayant ouvert la bouche, il les enseigna, et dit : 3Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux ! 4 Heureux les affligés, car ils seront consolés ! 5 Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre ! 6 Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés ! 7 Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ! 8 Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu ! 9 Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu ! 10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux ! 11 Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. 12 Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous. (LSG)

 

Christ s’adresse ici à l'Église, et de manière centrale aux disciples. Il poursuit ensuite en parlant du sel :

Matthieu 5:13-16 Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Il ne sert plus qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes. 14 Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; 15 et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. 16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. (LSG)

 

Christ ne s’arrête pas là. La plupart des chrétiens ont déjà entendu ces préceptes, mais ils les ont généralement morcelés et isolés en divers compartiments. Or, ils ne doivent pas être dissociés. Christ s’exprime selon une séquence porteuse d’un message précis. Il continue en disant :

Matthieu 5:17-20 Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. 18 Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. 19 Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. 20 Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux. (LSG)

Il y a eu, et il y a encore, dans l’Église de Dieu, des personnes qui ont enseigné l’atténuation (ou l’assouplissement) de la Loi sous diverses formes. Ces personnes ont affirmé que nous n'avons plus à observer tel ou tel aspect de la Loi. Il est vrai que certains aspects ne sont pas observés aujourd'hui en raison des coutumes de la société dans laquelle nous vivons. Toutefois, cela ne signifie point que ces lois ont été abolies, mais plutôt que la société les a rendues inapplicables. Pourtant, par le passé, certaines Églises de Dieu ont soutenu que, parce que nous n'observons plus tel aspect de ces lois, nous n'avons plus besoin d’en observer aucun autre. Par exemple, il a parfois été soutenu que les Jours Saints n'avaient plus besoin d’être observés sous prétexte que la section de la Loi dans laquelle ils figurent n'est plus applicable.

 

Ce raisonnement s'appuie sur le fait que la société interdit la vente des filles (Exode 21:7) et la polygamie (Exode 21:10), pour en déduire par extension que les Jours Saints (Exode 23:10-19) n’ont plus à être observés. Ce même processus logique pourrait s’étendre au jour du Sabbat ainsi qu’aux Dix Commandements (Exode 20:1-17 ; 23:1-13). Comme nous l’avons souligné à plusieurs reprises par le passé, la Loi n'a pas été abolie en ce qui concerne la polygamie, la vente des filles, ou le port de rubans bleus sur nos vêtements (Nombres 15:37-38 ; voir le document Le Premier Commandement : le Péché de Satan (No. 153)). La Loi subsiste dans son intégralité, et pas un iota ou un seul trait de lettre n’en a disparu. Les Lois sacrificielles ne sont plus observées actuellement parce que nous sommes le Temple lui-même. Quand le Messie reviendra, il réintroduira ce système. Mais cela ne relève pas de nous. Le Messie a été le sacrifice d’expiation, et cela suffit une fois pour toutes. C'est la seule composante de la Loi qui ait été pleinement accomplie. Les autres Lois ne sont plus appliquées de la même manière simplement parce que la société moderne ne pratique plus la vente des filles. La législation en Australie et dans la plupart des pays occidentaux n'autorise pas la polygamie, mais cette disposition subsiste pour les sociétés qui la pratiquent, et la polygamie n’est pas interdite par la Bible. Elle y est au contraire spécifiquement réglementée.

 

Cet exemple n'est point invoqué pour légitimer de telles pratiques, mais pour mettre en lumière le caractère permanent de la Loi au sein de cadres sociétaux humains en constante mutation. Il viendra un temps où notre société perdra sa stabilité, et Dieu agira envers nous de manière directe et dévastatrice. Il permettra que nous soyons châtiés par les nations, conformément aux bénédictions et aux malédictions de Deutéronome 28 (voir le document Les Bénédictions et les Malédictions (No. 075)).

 

Lorsque nos hommes tomberont finalement morts par millions (Ésaïe 3:25) et que les femmes erreront dans toutes nos nations avec des enfants illégitimes, elles saisiront les vêtements du petit nombre d’hommes survivants en disant : "Ôtez-nous notre honte" (Ésaïe 4:1). Telle est l'Écriture, et l'Écriture ne peut être anéantie (Jean 10:35).

 

Toutes ces dispositions visent à réaliser des objectifs spécifiques du Messie, ainsi qu’à régir et réglementer la société humaine en conformité avec la volonté de Dieu. C'est à cette fin que la Loi nous a été donnée.

 

Examinons maintenant les Béatitudes : nous en approfondirons l’intention et nous verrons la puissance qu’elles possèdent réellement.

 

La première Béatitude énonce : Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux.

 

Il s’agit là d’une apparente contradiction : Nous serions pauvres en esprit, et pourtant nous héritons du Royaume des cieux. Or, tout ce qu’on nous a enseigné affirme que nous devons être riches en esprit. Nous devons travailler dur et nous efforcer d’accomplir, de nous imprégner de l’esprit et de croître dans l’esprit. Comment ces choses peuvent-elles être conciliées ? « Pauvres en esprit » signifie-t-il simplement pauvres au sens de faibles ou abattus d'esprit ? Non, cela ne signifie pas cela. Être pauvre en esprit, c’est sacrifier volontairement son propre bien-être au profit de son prochain, de son frère – c’est-à-dire que nous choisissons d’être pauvres en subordonnant nos intérêts personnels au service des personnes que l’on sert. Cela implique que la richesse ne constitue point, en soi, l’objectif des élus. Cette perspective frappe de plein fouet l’évangile matérialiste de la santé, de la richesse et de la prospérité.

 

Ces dernières années, divers éléments de l'Église de Dieu ont enseigné qu'il existe un évangile de richesse/santé ou de prospérité – une philosophie selon laquelle la maladie équivaut au péché et la prospérité à la justice. La pratique ou la doctrine selon laquelle la maladie équivaut au péché provient du chamanisme ; et c'est une hérésie. C'est une doctrine de démons que l’on trouve dans les tribus de peuples reculés d'Asie soumises à des systèmes sataniques de démonisme. Les maladies de cette planète sont les conséquences accumulées de 6000 ans de rébellion contre les Lois de Dieu.

 

Certains, sinon tous, de nos frères présentent à un degré ou à un autre des carences génétiques dues à ces rébellions. Certaines personnes sont contraintes par leur travail à des situations qui les rendent malades, et elles ont besoin d'aide et de compassion. Nos frères, par le passé, dans les églises des ères précédentes, étaient des médecins. Ils ont répandu l'Évangile à travers toute l'Europe en visitant les foyers, en guérissant et en aidant les malades. Pour nos prédécesseurs, la maladie n'était point synonyme de péché. Ils chérissaient les gens qu’ils s’efforçaient de sauver. Ils les guérissaient, les nourrissaient, les habillaient et risquaient leur vie pour leur délivrer la parole de Dieu. Ils ont volontairement abandonné leurs richesses, sacrifié leur intérêt personnel, parcouru le monde à pied, et ont subordonné leur mode de vie et leur bien-être par souci et amour pour les peuples du monde. Ils ont cherché à amener tous les êtres à Christ par amour pour tous les hommes et par une sollicitude totale et un amour mutuel, en tant que frères.

 

Nos frères ont littéralement sacrifié leur statut et leur existence les uns pour les autres au fil des siècles. Dans la plupart des églises du premier siècle, ils mettaient leurs biens en commun. Les Apôtres avaient institué ce système où ils déposaient littéralement tout leur argent dans une caisse commune afin de vivre en communauté.

 

Cela conduit à une autre réflexion : si nous devions jamais reproduire une telle démarche de nos jours, beaucoup prendraient la fuite avant même d'avoir commencé. L'on entend souvent dire : ‘‘On aime tous les frères, mais certains, il vaut mieux les aimer de loin. ’’ Une telle attitude révèle un grave problème spirituel, non seulement chez ceux qui entretiennent cette opinion, mais aussi chez ceux qui la suscitent. Certains ne sont pas conscients de l’impact de leur propre comportement.

 

L'on comprend dès lors que la pauvreté en esprit ne désigne point une faiblesse morale, mais l'acte de placer les intérêts d'autrui et l'œuvre de Jésus-Christ au-dessus de nos propres ambitions personnelles.

 

La deuxième Béatitude énonce : Heureux ceux qui sont affligés : ils seront consolés.

 

D'où provient cette notion d'affliction ? Qu'est-ce que c’est d’être affligé, et en quoi cela constitue-t-il une bénédiction ? Être affligé, c’est fondamentalement lié à la perte de quelque chose, ou est-ce autre chose ? Le texte d'Ézéchiel 9:4 éclaire le sens de cette expression, que Christ en réalité ne fait qu'amplifier. Nous commençons au verset 1. Le titre est : Massacre des idolâtres :

Ézéchiel 9:1-11 Puis il cria d’une voix forte à mes oreilles : Approchez, vous qui devez châtier la ville, chacun son instrument de destruction à la main ! 2 Et voici, six hommes arrivèrent par le chemin de la porte supérieure du côté du septentrion, chacun son instrument de destruction à la main. Il y avait au milieu d’eux un homme vêtu de lin, et portant une écritoire à la ceinture. Ils vinrent se placer près de l’autel d’airain. 3 La gloire du Dieu d’Israël s’éleva du chérubin sur lequel elle était, et se dirigea vers le seuil de la maison ; et il appela l’homme vêtu de lin, et portant une écritoire à la ceinture. 4 L’Éternel lui dit : Passe au milieu de la ville, au milieu de Jérusalem, et fais une marque sur le front des hommes qui soupirent et qui gémissent à cause de toutes les abominations qui s’y commettent. 5 Et, à mes oreilles, il dit aux autres : Passez après lui dans la ville, et frappez ; que votre œil soit sans pitié, et n’ayez point de miséricorde ! 6Tuez, détruisez les vieillards, les jeunes hommes, les vierges, les enfants et les femmes ; mais n’approchez pas de quiconque aura sur lui la marque ; et commencez par mon sanctuaire ! Ils commencèrent par les anciens qui étaient devant la maison. 7 Il leur dit : Souillez la maison, et remplissez de morts les parvis !… Sortez !… Ils sortirent, et ils frappèrent dans la ville. 8Comme ils frappaient, et que je restais encore, je tombai sur ma face, et je m’écriai : Ah ! Seigneur Éternel, détruiras-tu tout ce qui reste d’Israël, en répandant ta fureur sur Jérusalem ? 9 Il me répondit : L’iniquité de la maison d’Israël et de Juda est grande, excessive ; le pays est rempli de meurtres, la ville est pleine d’injustice, car ils disent : L’Éternel a abandonné le pays, l’Éternel ne voit rien. 10 Moi aussi, je serai sans pitié, et je n’aurai point de miséricorde ; je ferai retomber leurs œuvres sur leur tête. 11 Et voici, l’homme vêtu de lin, et portant une écritoire à la ceinture, rendit cette réponse : J’ai fait ce que tu m’as ordonné. (LSG)

 

Ce processus commence aux plus hauts niveaux, avec les élus eux-mêmes, pour s'étendre à l'ensemble de notre peuple. Notre marquage dépend de notre capacité à gémir, à soupirer, à pleurer, à nous repentir et à surmonter. Ceux qui ne sont pas affligés et ne se repentent pas périront : hommes, femmes et enfants. Ce n'est point un message de faiblesse. La nation australienne, par exemple, sera mise à genoux par l'épée. La ville de Sydney devra se repentir de son Mardi Gras. De telles pratiques constituent des abominations aux yeux de Dieu et seront abolies ; et il n'est nullement erroné d'affirmer que la parole de Dieu demeure. Ces gens appellent le bien mal et le mal bien ; ils sont une abomination aux yeux de Dieu et une puanteur dans Ses narines. Dieu permettra qu’ils soient détruits.

 

Notre tâche consiste à avertir le peuple, et notre paresse et notre ajournement de l’action signifient que des enfants mourront. Voilà pourquoi nous sommes bénis si nous pleurons, soupirons et gémissons. Mais nous devons agir de manière active, et non passive. Nous devons faire preuve de proactivité, et non de réactivité. Il ne s’agit point simplement d’exprimer de la consternation. Nous devons sortir et le leur dire. Nous devons porter la voix, proclamer l'avertissement et appeler cette nation au repentir — en tournant le cœur des pères vers leurs fils et celui des fils vers leurs pères —, sinon ce pays périra. Ce n’est pas une critique inhérente à notre égard, mais simplement le soulignement de l'urgence du problème. Notre capacité à exister en tant que nation et le nombre de nos frères dans le Millénium dépendent de ce que nous faisons maintenant. Même le nombre de Gentils (Païens) dépend de la manière dont nous accomplissons notre tâche. Nous avons des ressources limitées, et trop de personnes sont paralysées par les erreurs du passé, par et avec une indolence pharisaïque (en étant juste à leurs propres yeux).

 

La troisième Béatitude dit : Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre.

 

Y a-t-il une contradiction à dire que nous devons avertir cette nation et le monde, et que nous devons pourtant être doux (débonnaires) ? Que signifie la douceur ? Est-elle synonyme de faiblesse ? Non ! La débonnaireté n'est pas de la faiblesse.

 

Moïse était le plus doux de la terre, et nul ne pourrait raisonnablement le qualifier de faible. De même, la force ne réside ni ne s'exprime dans des affirmations dogmatiques, la puissance des armes, l'exercice d'une position hiérarchique ou l'abus d'autorité aux dépens d'autrui. La force réside dans la capacité de donner sa vie pour son peuple. 1Corinthiens 13 est, comme nous le savons, le chapitre de l'amour. La charité, au sens de l'amour, est l’amour inconditionnel agapè de Dieu. C'est le genre d’amour qui fut prononcé par la bouche de Christ sur le poteau lorsqu’il a dit : "Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font". C’est cet amour qui émana de la bouche d’Étienne lors de son martyre par lapidation. Une vision du Royaume lui était accordée pour l'aider à traverser cette épreuve. Cela est examiné dans le cadre des deux dernières Béatitudes.

 

À la lecture de 1Corinthiens 13, nous pouvons saisir la nature de cette douceur et de cet héritage de la Terre dont parle le Christ. C'est le genre de douceur qui vient de la subordination de soi à ses frères.

Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit.

Il doit y avoir une manifestation concrète de notre sollicitude. Parler de foi sans rien faire équivaut à des paroles vides, à de simples cymbales qui résonnent. 1Corinthiens 13 évoque les dons prophétiques, la compréhension des mystères et la connaissance, ainsi qu’une foi capable de transporter les montagnes. Cependant, si nous n'avons pas l'amour qui doit l’accompagner, notre foi est mal orientée ; car toute la puissance de l’Esprit Saint est octroyée à ceux qui savent l’exprimer dans la débonnaireté – dans l'amour les uns pour les autres. Nous ne recevons l’Esprit Saint dans sa plénitude et sa puissance qu'à la condition de savoir l'orienter vers autrui par amour.

 

Il nous est concédé juste assez de dons pour subsister ; moins nous manifestons d'amour, plus l'Esprit demeure restreint. Si nous ne surmontons point cette faiblesse, nous perdrons l’Esprit Saint.

 

Nous avons vu des personnes testées sur leur compréhension de la Divinité. Celles qui n'ont point traité cette épreuve avec la rigueur requise et ont opté pour une mauvaise décision ont perdu ce qu'elles avaient déjà acquis.

 

La première étape correspond au Premier Grand Commandement (exprimé dans les quatre premiers Commandements) à savoir : aimer le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ta pensée, et de toute ton âme. La douceur est la forme de comportement qui subordonne toute chose à ce Premier Commandement.

 

Le peuple de Dieu a mis de côté ses mariages, ses frères, son bien-être, sa richesse, et tout le reste pour l'Église. Chacun de nous a été appelé à consentir à un sacrifice. Chacun de nous a été appelé et donné aux autres afin que nous puissions développer l'amour et la puissance de l'Esprit Saint. Nous hériterons de la Terre parce que notre Maître, Jésus-Christ, recevra, et a reçu, cette puissance, cette royauté et cette autorité en tant qu’Étoile du matin. Cela nous sera également donné sur son trône (Apoc. 2:26-28 ; 3:12,21). Nous le ferons grâce à notre capacité intrinsèque à subordonner notre intérêt personnel pour servir notre semblable.

 

Nous devons cultiver cette nature au maximum de nos aptitudes, ce qui se manifeste notamment par la perception des besoins d'autrui. C’est une expression de notre amour que d’anticiper les besoins des autres. Nous avons une famille élargie, et nous devrions discerner les besoins des autres avant que la personne ne les exprime. De cette manière, cela cesse d’être la froideur de la charité telle que le monde la conçoit, et devient le produit d’un souci constant d’autrui. C'est la capacité, par l'expression de l'amour, de montrer que nous nous soucions des autres. Avoir vu et anticipé quelque chose est un don au-delà des mots, car nous épargnons à notre frère la nécessité de devoir demander. Aucun de nous ne devrait avoir à demander quoi que ce soit.

 

En poursuivant la question de la douceur, nous progressons vers la question du combat spirituel. Notre Maître possède le pouvoir de sauver ou de ne point sauver, de nous délivrer ou de nous abandonner. Il a le pouvoir de nous envoyer en captivité ou de nous en préserver. De même, ceux qui s’appuient sur leurs propres forces et omettent de servir Dieu de tout leur cœur, de toute leur âme et de toute leur pensée échoueront à la fin. Ils iront soit dans la captivité d’Israël physique, soit dans la captivité de la Deuxième Résurrection.

 

La Deuxième Résurrection constitue une école de discipline où tous les hommes apprendront à aimer Dieu et verront les résultats de leurs actes. Notre Maître a payé le prix pour nous en libérer et nous offrir l’opportunité de diriger. Nous dirigerons par notre douceur et notre patience persévérante.

 

À partir d’Apocalypse 6, nous voyons comment ce concept est développé. Les sceaux sont examinés dans les documents Les Sept Sceaux (No. 140) et Les Sept Trompettes (No. 141). Ici, nous nous penchons sur la question de l’échec à être doux. Ce qui se produit dans la progression des sceaux, c’est qu’ils découlent directement des Béatitudes. Les sceaux sont spécifiquement le résultat de l'échec à observer le Premier et le plus Grand Commandement, ainsi que le Deuxième Grand Commandement, d'aimer son prochain comme soi-même. Ensemble, ils synthétisent les Dix Commandements (cf. les documents La Loi de Dieu (L1) et la série sur la Loi (No. 252-No. 263).

 

Le premier sceau se développe à partir de la fausse religion – qui consiste à élever des systèmes de gouvernement au-dessus de la structure biblique et des Lois de notre Maître et de notre Dieu.

 

L'ouverture progressive des sceaux est la conséquence directe de la transgression de la Loi et du mépris des préceptes des Béatitudes.

 

À mesure qu'ils sont brisés, le premier sceau est ouvert à la fausse religion parce qu’il n'y a pas de douceur. Il n'y a pas de désir (ou de volonté) de subjuguer l'intérêt personnel et d’aider tous les hommes. Parce que la fausse religion est établie, il n'y a pas d’unanimité d'esprit dans le service de l’Unique Véritable Dieu et de Sa Loi-ordre. La division causée par des structures religieuses hiérarchiques de groupes empiriques engendre des inégalités qui découlent à nouveau de l'échec des Béatitudes dans nos esprits. Le désir devient convoitise, ce qui entraîne le conflit. La guerre s’ensuit. De la guerre viennent la peste, la mort et la famine. Ce sont les quatre premiers sceaux, et ils sont exponentiels. À mesure que l'un progresse, les autres suivent.

 

Il s’ensuit alors qu’ils débouchent sur le cinquième sceau de la persécution religieuse, car s’il y a une fausse religion, il y a deux écoles et un faux dieu. Avec une fausse religion vient la convoitise du pouvoir. Sans douceur, il y a la persécution.

 

Le cinquième sceau est le résultat de la persécution qui surgit, conséquence de l’absence de douceur, et du désir de blesser et de faire mal à ceux qui ne sont pas d'accord avec nous.

 

Le sixième sceau est marqué par les signes célestes. Ils montrent que Christ interviendra de manière imminente et ordonnée pour trancher le litige.

 

Par ces signes, Christ indique qu'il va mettre fin à ce système mondial par les propres manigances, convoitises et puissance de ces personnes contre elles-mêmes.

 

À ce moment-là, ils seront tous précipités dans la Vallée de la Décision et périront par leurs propres turpitudes. Christ ne les tue pas dans le sens où il se mettrait, sur ordre direct de Dieu, à mutiler et à tuer ces gens. On leur permet d’utiliser leurs propres faiblesses, nées d’un échec à observer les Béatitudes. Ils s'entretueront par millions — hommes, femmes et enfants —, menaçant presque de détruire cette planète.

 

Le monde est en train de dégénérer en tribalisme. Les peuples anglophones dégénèrent également de cette manière. Les esprits de nos populations sont systématiquement pervertis par Hollywood et les médias à travers des schémas de violence et de bassesse.

 

L'Europe s’est déclarée la guerre à elle-même à deux reprises au cours du XXe siècle par des actes de grande folie. Elle a ensuite mené une Guerre Froide pendant 50 ans à la suite de la Seconde Guerre Mondiale. Elle est maintenant sur le point de replonger dans la barbarie. Elle est redevenue raciste. Les populations aborigènes sont attaquées. Le nettoyage ethnique ainsi que la barbarie tribale de la guerre des Balkans sont un précurseur de la Troisième Guerre Mondiale, tout comme la Guerre Civile espagnole était un prélude de la Seconde Guerre Mondiale. L'incapacité politique à contrôler la Bête a enclenché une série fatale d’événements. Ces personnes, poussées par le matérialisme et l'amoralité, par leurs convoitises, leurs jeux de pouvoir et ambitions politiques, se détruiront elles-mêmes et ravageront cette planète.

 

Les doux hériteront de la Terre parce qu’il n'y aura plus personne d'autre en vie. Christ interviendra au cœur de cette folie et l’abrégera en faveur des élus, conformément au Plan de Dieu (Matt. 24:22).

 

Au cours de chacune des phases des sept sceaux, l’humanité a eu la possibilité de se repentir. Le septième sceau comprend sept trompettes, puis sept coupes, et les sept coupes représentent la colère de Dieu. À chaque étape, il est dit : et ils ne se sont pas repentis (Apoc. 16:9). Durant cette période, nul n’est autorisé à entrer dans le Temple de Dieu jusqu'à ce que les sept plaies soient accomplies (Apoc. 15:8) ; par conséquent, ils ne se repentent donc pas et ne peuvent pas être convertis.

 

À chacune de ces épreuves, Dieu permet une soupape de sécurité. Semblable à la situation d’une personne prise dans une impasse, à qui on demande : “Abandonnes-tu ?” et qui répond : “Non !” En réalité, l'humanité s'est elle-même mise dans sa propre impasse et s'achemine lentement vers l'asphyxie par une blessure auto-infligée. Dieu dit en substance : “Ne te tire pas une balle dans le pied, cela te fera mal”. Les non-convertis, dans leur inimitié envers Dieu, disent en réponse : “Si je veux me tirer une balle dans le pied, je le ferai”. Dieu s’efforce de sauver ces personnes, mais elles continuent à s’amputer. Telle est l'issue fatale. C'est pourquoi Christ a affirmé : “Heureux serez-vous, vous hériterez de la Terre”, parce que nous ne nous détruirons point continuellement nous-mêmes.

 

La quatrième Béatitude est la suivante : Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice.

 

Ce désir correspond à une aspiration insatiable à la connaissance de Dieu. Le Psaume 119 expose les préceptes de la Loi, dont procède la justice. Les élus, remplis de l'Esprit Saint, manifestent une diligence ardente dans cette faim et cette soif. Ils ne se nourrissent pas de nourriture physique, mais de nourriture spirituelle.

 

Les documents sur L’Esprit Saint (No. 117) et Le Fruit de l'Esprit Saint (No. 146) doivent être considérés en lien avec les Béatitudes et le fait d’être rempli. C’est l'Esprit Saint et tous ses fruits, exprimés dans 1Corinthiens 13, et dans tous les autres textes de Paul sur le sujet, qui constituent le remplissage qui a lieu.

 

Les Béatitudes forment une clé, et elles s'enchaînent dans notre capacité à devenir le sel de la Terre et les lumières du Temple. Nous pouvons devenir une lumière pour les Gentils (Païens).

 

Cependant, notre nombre est restreint. Le sel ne représente qu’une pincée sur la nourriture ou une portion infime des ingrédients. Le même concept se retrouve dans l'histoire de Gédéon et des 300. Nous sommes très peu nombreux, appelés un d'une ville, deux d'une famille (Jér. 3:14).

Jérémie 3:14 Revenez, enfants rebelles, dit l’Éternel ; car je suis votre maître. Je vous prendrai, un d’une ville, deux d’une famille, et je vous ramènerai dans Sion. (LSG)

C'est pourquoi si peu d’individus comprennent et œuvrent en cette fin des temps. Dieu déverse Son Esprit sur l'humanité d'abord par les élus (Actes 2:1-33), et cela se poursuit pendant les Derniers Jours (Joël 2:28-32 ; Actes 2:17-21).

 

Élie pensait qu'il était le dernier restant. En effet, il disait en substance : “Il ne reste personne d'autre. Mais Dieu, je suis le seul ici ; j’ai de l’importance”. Il était enflé de vanité à cause de sa tâche. Paul, quant à lui, avait consenti à la mise à mort d’Étienne et pourtant il a affirmé en ce qui concerne la loi – être irréprochable (Phil. 3:6). Il a écrit cela après sa conversion et son meurtre d’Étienne ! Il n’y a qu’un seul homme juste, Jésus-Christ, et nous sommes tous pécheurs. Christ, cependant, a déclaré que nul n'est bon, sauf Dieu seul (Matt. 19:16-17). Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu, y compris Paul. Le péché est le péché, et il procède des iniquités de l'esprit. Certains des élus qui ont précédé le Messie, tels que les parents de Jean le Baptiste, étaient irréprochables au regard des ordonnances (Luc 1:6). Nous devons tous être irréprochables après notre conversion (1Cor. 1:8 ; Phil. 2:15 ; 1Thess. 5:23 ; 1Tim. 3:2,10 ; 5:7 ; Tite 1:6,7 ; 2Pierre 3:14).

 

Paul, cependant, en vint plus tard à comprendre qu'il était le pire des pécheurs (Rom. 7:1-25).

 

Certains d’entre nous pèchent en pensée, d’autres en faits et en actes. Mais nous sommes mesurés dans notre esprit, pas seulement sur nos actes. C'est un concept effrayant ! L'esprit offre de grandes opportunités de pécher. Souvent, la nature de nos propres pensées nous surprend, et les médias modernes présentent des opportunités de péchés de l’esprit qui dépassent toute époque antérieure.

 

Cette question débouche naturellement sur celle de la miséricorde. Ce n'est point le fruit du hasard si la miséricorde succède à la faim et à la soif de la justice dans la structure des Béatitudes. Nous devons être doux (humbles) pour parvenir, ou désirer parvenir, au point de comprendre notre nécessité absolue de l'Esprit Saint, de la grâce de Dieu et du sacrifice rédempteur du Christ. Nous devons être remplis afin de subjuguer le moi. Notre vanité et notre suffisance se plient alors à la dépendance exclusive envers le Christ. Certains d'entre nous doivent alors être physiquement abaissés afin d’entrer dans le Royaume de Dieu. On permet à certains de souffrir d’épreuves et de pertes pour amener leur esprit au point où Dieu peut façonner leur entendement. Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon Son dessein (Romains 8:28).

 

La cinquième Béatitude est : Heureux les miséricordieux.

 

Zacharie 7:8-10 La parole de l’Éternel fut adressée à Zacharie, en ces mots : 9 Ainsi parlait l’Éternel des armées : Rendez véritablement la justice, et ayez l’un pour l’autre de la bonté et de la miséricorde. 10 N’opprimez pas la veuve et l’orphelin, l’étranger et le pauvre, et ne méditez pas l’un contre l’autre le mal dans vos cœurs. (LSG)

 

Cela a été un enseignement de certaines églises trinitaires qui disent que nous n’avons pas à tenir parole envers les personnes qui ne sont pas de notre propre dénomination. Elles enseignaient que nous avons une norme différente de traitement dans nos relations avec les personnes si nous sommes de la même foi. En termes d'honnêteté, de veuves, d’orphelins et de pauvres au regard de la Loi, ceci n'est pas vrai. Dieu ne fait point acception de personnes (Actes 10:34).

 

Les étrangers et les Païens en viendront à placer leur confiance en nous parce que nous ne favorisons personne au détriment d'un autre dans l'application de la Loi. Les jugements de la Loi seront diffusés et s’appliqueront à toute la planète, sans distinction de race, de couleur de peau ou de classe sociale.

 

Zacharie 7:11-13 Mais ils refusèrent d’être attentifs, ils eurent l’épaule rebelle, et ils endurcirent leurs oreilles pour ne pas entendre. 12 Ils rendirent leur cœur dur comme le diamant, pour ne pas écouter la loi et les paroles que l’Éternel des armées leur adressait par son esprit, par les premiers prophètes. Ainsi l’Éternel des armées s’enflamma d’une grande colère. 13 Quand il appelait, ils n’ont pas écouté : aussi n’ai-je pas écouté, quand ils ont appelé, dit l’Éternel des armées. (LSG)

Il viendra un temps où le Seigneur des Armées n’écoutera pas. Il n’écoutera pas lorsque la nation criera, et elle sera châtiée et livrée à d’autres peuples dotés d’un cœur de pierre pour la punir :

Zacharie 7:14 Je les ai dispersés parmi toutes les nations qu’ils ne connaissaient pas ; le pays a été dévasté derrière eux, il n’y a plus eu ni allants ni venants ; et d’un pays de délices ils ont fait un désert. (LSG) 

 

La désolation et la guerre découlent du fait de l'incapacité à écouter et à tenir compte de la parole de Dieu.

 

Zacharie 8:1-6 La parole de l’Éternel des armées se révéla, en ces mots : 2 Ainsi parle l’Éternel des armées : Je suis ému pour Sion d’une grande jalousie, et je suis saisi pour elle d’une grande fureur. 3 Ainsi parle l’Éternel : Je retourne à Sion, et je veux habiter au milieu de Jérusalem. Jérusalem sera appelée ville fidèle, et la montagne de l’Éternel des armées montagne sainte. 4 Ainsi parle l’Éternel des armées : Des vieillards et des femmes âgées s’assiéront encore dans les rues de Jérusalem, chacun le bâton à la main, à cause du grand nombre de leurs jours. Les rues de la ville seront remplies de jeunes garçons et de jeunes filles, jouant dans les rues. Ainsi parle l’Éternel des armées : Si la chose paraît étonnante aux yeux du reste de ce peuple en ces jours-là, sera-t-elle de même étonnante à mes yeux ? dit l’Éternel des armées. (LSG)

 

Ce qui paraît impossible aux hommes ne l’est point à Dieu. Dieu peut susciter des enfants à Abraham à partir des pierres du désert, et c'est ce qu'Il fera. Nous sommes dans la phase préparatoire à l'établissement du Millénaire. Tout cela se rapporte au Messie et à l'établissement du Royaume de Dieu. Dès lors, les questions de justice et de miséricorde conditionnent notre aptitude à traiter nos semblables avec équité.

 

La sixième Béatitude est la suivante : Bienheureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu.

 

En manifestant ces qualités dans l'Esprit Saint en tant qu’enfants de Dieu engendrés de l’Esprit par le baptême, nous recevons le sceau de Dieu. Ce sceau nous confère la puissance spirituelle qui nous permettra de voir Dieu. Paul a écrit qu’aucun homme, aucun être humain physique, n’a vu ni ne verra jamais Dieu (1Tim. 6:16). C'est un concept sur lequel Paul et Jean ont laborieusement insisté : nul homme n'a jamais vu Dieu, parce que Dieu est une puissance spirituelle. Nous devons revêtir une nature et des capacités spirituelles pour voir Dieu, et nul homme ne peut l’être [l'acquérir par lui-même]. C'est un statut à atteindre et qui ne peut s’accomplir qu’après la résurrection, distinction à laquelle nous parviendrons.

 

La septième Béatitude est la suivante : Heureux ceux qui procurent la paix [artisans de paix], car ils seront appelés fils de Dieu.

 

Faire la paix est l'expression même de l'Esprit Saint. Instaurer la paix reflète la capacité que Jésus-Christ manifeste pour gouverner cette planète. Il règne en unissant cette planète en un seul accord sous l’égide de Dieu. Le monothéisme ne signifie point que Dieu est un en trois hypostases, mais le monothéisme, c’est que Dieu est Un parce que tous — Jésus-Christ et tous ceux inclus dans l'Armée céleste — subordonnent leurs volontés à Dieu. Ils partagent la volonté, la forme et la puissance de Dieu par amour et désir. Nous sommes appelés au sein de ce système pour participer à Sa volonté par désir et par amour. Jésus lui-même l’a dit : "Ma nourriture/viande est de faire la volonté de Celui qui m'a envoyé [et d’accomplir Son œuvre]" (Jean 4:34). Cela devrait être la question fondamentale pour nous. C'est ce qu’est le monothéisme. Nous sommes tous d'un seul Esprit qui émane de Dieu et qui rend Jésus-Christ un avec Dieu. L’Esprit fait de nous une partie du Corps de Jésus-Christ qui est notre tête [notre chef], et fait de nous tous une partie de Dieu qui est tout en tous (Éph. 4:6). Il ne s’agit pas d’une Trinité, mais d’une multiplicité. La Trinité limite la capacité de nous tous à voir Dieu et à être un avec Dieu, de la même manière que Jésus-Christ est un avec Dieu. Le binitarisme produit le même effet que le trinitarisme.

 

Pour être les enfants de Dieu, nous devons être des artisans de paix et manifester les fruits de l'Esprit Saint. Comment y parvenir ? Comment devenons-nous des artisans de paix ? Comment résolvons-nous les problèmes ? En étant attentifs aux besoins et aux préoccupations. Nous nous plaçons en position d'infériorité par rapport à nos frères. Nous devrions dire : “Je ne veux pas obtenir quoi que ce soit au détriment de mon frère. Je ne veux rien faire qui aille à l’encontre de la volonté de mon Père. Je ne veux placer aucun système au-dessus du Corps de mon Maître et de la volonté de mon Père. Si mon Père choisit de ne pas intervenir, et que je meurs dans ce processus, alors telle est la volonté de mon Père, et pourtant je vivrai et je serai plus fort que l’on n’aurait jamais pu l’imaginer".

 

Nous faisons la paix, mais pas parce que nous avons peur d’un homme sur cette planète. L'Esprit Saint est un esprit de puissance et d’un esprit sain – et non un esprit de crainte et de timidité. Que certains d'entre nous soient physiquement faibles et ne puissent battre le champion des poids lourds importe peu. Nous sommes tous physiquement faibles dans certains domaines, mais notre force vient de la puissance de Dieu. Le fait que Christ nous ait placés dans une position où nous ne pouvons pas subjuguer les nations (littéralement détruire cette planète) est une vertu, car il y a beaucoup de frères qui jugeraient injustement. S’ils étaient en charge, il y aurait beaucoup de clones et beaucoup de morts. Certaines des églises auraient brûlé tous les livres de cette planète si elles avaient été en charge il y a vingt ans ; et certains voudraient peut-être encore le faire. Beaucoup de femmes auraient été brûlées sur le bûcher comme sorcières, et il y aurait eu quelques races ou peuples de moins. Comme nous le savons tous, de nombreuses atrocités ont été commises au nom de Dieu.

 

Comme huitième Béatitude, le Christ dit : Bienheureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux.

 

Le martyre d'Étienne dans les Actes est important. Dans le chapitre 7, Étienne s’adresse au conseil. Quand il a terminé, ils sont devenus furieux et ont grincé des dents. Qu’a-t-il dit ? Dans Actes 7:51, il a déclaré :

Hommes au cou raide, incirconcis de cœur et d’oreilles !

 

Ils savaient ce qu'était la circoncision du cœur. Ésaïe leur avait tout dit à ce sujet, et ils savaient que ce n'était pas une sorte de nouvel enseignement. Christ avait déjà annoncé ses desseins à travers les prophètes. Certaines personnes pensent que Jésus-Christ a mis en place un nouveau système. Ce n’est pas le cas. Il a parlé à Israël pendant des centaines d'années par l’intermédiaire des prophètes. Ils n’ont pas voulu écouter. C'est ce que disait Étienne, et ils ne l’ont pas toléré.

 

Dans Matthieu 23:31,37 et Luc 11:50, Christ demandait en substance aux Pharisiens : "Lequel des prophètes vos ancêtres n’ont-ils pas persécuté ?" Il n’a pas dit ici : "Je pense que vous l’avez fait à la plupart d'entre eux". Il leur a demandé de lui dire quel prophète ils n'ont pas persécuté ? Tous les prophètes et tous ceux qui ont parlé au Nom de Dieu ont été persécutés et le sont encore. Ils ont tué ceux qui ont annoncé la venue du Juste, qu’Étienne disait qu'ils avaient trahi et assassiné. Il a dit : "Vous êtes ceux qui reçoivent la loi telle qu’ordonnée par le ministère des anges et qui ne l’ont pas observée" (Actes 7:53). C’était une condamnation du judaïsme pharisien. Ils avaient la Loi mais ne la mettaient pas en pratique en esprit.

 

En entendant ces paroles, ils étaient furieux dans leur cœur, et ils grinçaient des dents contre lui. 55 Mais Étienne, rempli du Saint-Esprit, et fixant les regards vers le ciel, vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu. Et il dit : Voici, je vois les cieux ouverts, et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. 57 Ils poussèrent alors de grands cris, en se bouchant les oreilles, et ils se précipitèrent tous ensemble sur lui, 58 le traînèrent hors de la ville, et le lapidèrent. Les témoins déposèrent leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme nommé Saul.

 

Alors qu'on le lapidait, Étienne s’adressa au Christ :

"Seigneur Jésus, reçoit mon esprit". Puis, il tomba à genoux et s’écria d'une voix forte : "Seigneur ne leur impute pas ce péché !". Quand il eut dit cela, il s’endormit dans la mort. Quant à Saul, il approuvait ce meurtre.

 

Saul a approuvé ce meurtre fait par eux. Les manteaux furent portés et déposés à ses pieds parce qu’il agissait en tant que témoin ou superviseur pharisien. Il était requis qu'un homme soit mis à mort sous le regard ou la juridiction d'un témoin, d’un délégué. Dans les Inquisitions, l'autorité provenait des Légats pontificaux. Mais Saul a participé à l’assassinat d’Étienne comme s'il avait jeté la première pierre, et c’était théoriquement son rôle de jeter la première pierre. En fait, le témoin était celui qui autorisait la mise à mort. Sans cela, la lapidation d’Étienne aurait été inexcusable. Paul aurait dû se repentir pleinement de cet acte au lieu d’énoncer ce concept d’irréprochabilité. Il n'était pas irréprochable parce qu’il avait enfreint le Commandement : Tu ne tueras point. Il avait tué un innocent.

 

À la fin, à la neuvième Béatitude, nous lisons : Heureux serez-vous quand les gens vous insulteront, qu'on vous persécutera et qu'on dira faussement contre vous toute sorte de mal, à cause de moi.

 

Christ l'a personnalisée. Il a centré la persécution sur chacun et chacune des élus. Les personnes qui persécutent les élus sont celles qui détiennent l'autorité ou qui prétendent la détenir dans ce qui se prétend être les Églises ou congrégations de Dieu. Ce fut d'abord le judaïsme, mais la plus grande persécution est venue du christianisme dit dominant. Elle se poursuit dans le système Protestant et dans les Églises de Dieu elles-mêmes. Ce sont ceux qui se disent Chrétiens et ne le sont pas. Ceux du dehors, dans le christianisme mainstream qui prétendent être les Églises de Dieu, persécutent les élus parce qu'ils ne connaissent pas notre Maître.

 

C’est ce que dit Ésaïe 66:5 :

Écoutez la parole de l’Éternel, Vous qui craignez sa parole. Voici ce que disent vos frères, qui vous haïssent et vous repoussent à cause de mon nom : Que l’Éternel montre sa gloire, et que nous voyions votre joie ! – mais ils seront confondus. (LSG)

 

En fait, les élus sont rejetés de la Synagogue par ceux qui pensent rendre un service à Christ. Ils tentent de mettre les élus à mort. Qui a tué Ésaïe en le sciant en deux, selon la tradition ? C’est le sacerdoce. Qui a lapidé Jérémie à mort ? Les traditions disent que ce furent les prophètes d'Anathoth. Ceux-là mêmes qui prétendent être des colonnes de lumière sont ceux qui nous outragent le plus parce qu'ils ne connaissent pas notre Maître. Ils se croient justes mais n'ont pas l'Esprit Saint. Ils ne peuvent pas observer la Loi, car l'esprit charnel est inimitié contre Dieu (Rom. 8:7). Il ne s’agit pas d’un concept selon lequel les gens sont des ennemis de Dieu. Sans l'Esprit Saint et sans proximité avec Dieu, nous ne pouvons pas observer la Loi, car elle émane de la nature de Dieu. Ce que Dieu dit en substance, c’est : “J'ai établi ce système. Je vous ai créés, et vous n’êtes pas complets sans Mon Esprit”.

 

L'analogie est très similaire à celle d’un bateau amarré dans le port avec le générateur en marche. Toutes les lumières sont allumées, mais le bateau n’avance nulle part, car seul le moteur auxiliaire tourne. Le moteur principal n'est même pas démarré. Ces gens ne peuvent s’empêcher d’être ce qu’ils sont. Ils n’ont même pas fait tourner les turbines. Ils fonctionnent avec le moteur auxiliaire, voilà l'analogie. Ce n'est même pas la moitié de la puissance ; ils n'ont aucune puissance. Les lumières sont allumées, mais il n'y a aucune dynamique. C'est lorsque nous mettons le moteur principal en marche grâce à l’Esprit Saint que nous devenons alors opérationnels. Nous pouvons alors quitter le port et naviguer partout où la volonté de notre Père nous y autorise.

 

Dire faussement contre nous toute sorte de mal, à cause du Christ, n'est pas quelque chose de nouveau. Les exemples ci-dessus illustrent le genre d’outrages auxquels nous avons été confrontés au fil des siècles. Parce que nous n'avions pas les moyens d'écrire des livres, nous n'avions pas pu faire connaître notre version des faits. Ils ont brûlé nos écrits, qualifié ce que nous faisions de mal et prétendu que nous commettions des horreurs telles qu’adorer l’Unique Véritable Dieu, jeûner, observer le Sabbat et nous vêtir sans ostentation. Ils nous ont pendus et brûlés sur le bûcher pour ces motifs. C'était leur mode de se vêtir comme des paons. Le christianisme du courant dominant nous a outragés pour toutes sortes prétextes. Ils avaient très peu de choses à nous reprocher en tant que Foi (voir le document Le Rôle du Quatrième Commandement dans l’Histoire des Églises de Dieu Observant le Sabbat (No. 170) et le document La Distribution Générale des Églises de Dieu Observant le Sabbat (No. 122)).

 

Beaucoup de nos frères ont été appelés à sortir du péché. Souvent, le monde condamnait les pécheurs. Cependant, une fois convertis, ils étaient acceptés et pardonnés par l'Église en tant que frères. Cette acceptation inconditionnelle des pécheurs dans la grâce salvatrice du baptême de Jésus-Christ est la marque distinctive de l'Église de Dieu et des élus.

 

Christ a dit : “Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ; car de même qu'ils ont persécuté les prophètes qui vous ont précédés, ils vous persécuteront aussi”.

 

Supportez la persécution du monde à la lumière de l'espérance qui est en nous. Efforcez-vous d’accomplir l’œuvre de Dieu.

 

Nous devons être le sel de la Terre et la lumière du monde. Jésus-Christ est la lumière du monde et, à travers nous, il répand l'Évangile. Dieu a choisi de nous utiliser par-delà toute grande œuvre. Il nous a appelés pour confondre les puissants. Il nous a appelés, nous les faibles et les humbles. Certains d'entre nous sont faibles, d’autres sont humbles et d’autres sont les deux à la fois. Mais Il nous a appelés, non pas pour nous laisser dans cet état, mais pour nous élever à une pleine puissance par l'Esprit Saint.

 

La mesure de cette puissance réside dans les Béatitudes et dans notre capacité à subjuguer notre propre intérêt à celui de Dieu et de nos compagnons dans l'Église. Ceux d'entre nous qui sont seuls trouvent une famille, ceux qui n'ont pas d'enfants deviennent parents, et ceux qui étaient isolés ne le sont plus. Nous formons tous une famille élargie, en puissance, à travers un seul Esprit. Christ nous enseigne dans ses Béatitudes comment y arriver et comment accomplir ses desseins. Nous ne sommes pas appelés à la faiblesse, mais à la puissance.

 

 

 

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