Christian Churches of God
No. 040
Les Béatitudes
(Édition 3.0
19940702-19991127-20070202)
Ce document examine les
Béatitudes ainsi que leur signification. Chacune d'elles est analysée dans
l’ordre. La validité d'un « évangile de la santé et de la richesse » ou d'un
« évangile de la prospérité » est également examinée. La place de l'Église
dans l'exercice de ses fonctions est par ailleurs abordée.
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ã 1994, 1996, 1999, 2007 Wade
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2026)
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Les Béatitudes [040]
Les Béatitudes revêtent une importance considérable.
Ce sermon prononcé par le Christ dans l'Évangile selon Matthieu, au chapitre
5, possède une force et une portée de grande ampleur.
Les Béatitudes constituent les bénédictions
adressées à son Église et à son peuple. Elles s'offrent comme un modèle ou
comme une ligne directrice pour la conduite des élus. Cependant, le
christianisme contemporain dominant les décrit de manière édulcorée,
transformant ces principes en un évangile de faiblesse. L’objectif de ce
document est d'expliquer comment l’on peut tirer des Béatitudes des
enseignements porteurs de force.
Il est écrit dans l’Évangile selon Matthieu 5:1-12 :
Matthieu 5:1-12 Voyant la foule, Jésus monta sur la
montagne ; et, après qu’il se fut assis, ses disciples s’approchèrent de
lui. 2 Puis, ayant ouvert la bouche, il les enseigna, et dit : 3Heureux
les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux ! 4 Heureux
les affligés, car ils seront consolés ! 5 Heureux les
débonnaires, car ils hériteront la terre ! 6 Heureux ceux qui ont
faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés ! 7 Heureux
les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ! 8 Heureux
ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu ! 9 Heureux ceux
qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu ! 10 Heureux
ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à
eux ! 11 Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous
persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de
moi. 12 Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que
votre récompense sera grande dans les cieux ; car c’est ainsi qu’on a
persécuté les prophètes qui ont été avant vous. (LSG)
Christ s’adresse ici à l'Église, et de manière
centrale aux disciples. Il poursuit ensuite en parlant du sel :
Matthieu 5:13-16 Vous êtes le sel de la terre. Mais
si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Il ne sert plus
qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes. 14 Vous
êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être
cachée ; 15 et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le
boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui
sont dans la maison. 16 Que votre lumière luise ainsi devant les
hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre
Père qui est dans les cieux. (LSG)
Christ ne s’arrête pas là. La plupart des chrétiens
ont déjà entendu ces préceptes, mais ils les ont généralement morcelés et
isolés en divers compartiments. Or, ils ne doivent pas être
dissociés. Christ s’exprime selon une séquence porteuse d’un message précis.
Il continue en disant :
Matthieu 5:17-20 Ne croyez pas que je sois venu pour
abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour
accomplir. 18 Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et
la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou
un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. 19 Celui
donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera
aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des
cieux ; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer,
celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. 20 Car, je
vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des
pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux. (LSG)
Il y a eu, et il y a encore, dans l’Église de Dieu,
des personnes qui ont enseigné l’atténuation (ou l’assouplissement) de la
Loi sous diverses formes. Ces personnes ont affirmé que nous n'avons plus à
observer tel ou tel aspect de la Loi. Il est vrai que certains aspects ne
sont pas observés aujourd'hui en raison des coutumes de la société dans
laquelle nous vivons. Toutefois, cela ne signifie point que ces lois ont été
abolies, mais plutôt que la société les a rendues inapplicables. Pourtant,
par le passé, certaines Églises de Dieu ont soutenu que, parce que nous
n'observons plus tel aspect de ces lois, nous n'avons plus besoin d’en
observer aucun autre. Par exemple, il a parfois été soutenu que les Jours
Saints n'avaient plus besoin d’être observés sous prétexte que la section de
la Loi dans laquelle ils figurent n'est plus applicable.
Ce raisonnement s'appuie sur le fait que la société
interdit la vente des filles (Exode 21:7) et la polygamie (Exode 21:10),
pour en déduire par extension que les Jours Saints (Exode 23:10-19) n’ont
plus à être observés. Ce même processus logique pourrait s’étendre au jour
du Sabbat ainsi qu’aux Dix Commandements (Exode 20:1-17 ; 23:1-13). Comme
nous l’avons souligné à plusieurs reprises par le passé, la Loi n'a pas été
abolie en ce qui concerne la polygamie, la vente des filles, ou le port de
rubans bleus sur nos vêtements (Nombres 15:37-38 ; voir le document Le Premier Commandement : le Péché de Satan (No. 153)). La Loi subsiste dans son intégralité, et pas un
iota ou un seul trait de lettre n’en a disparu. Les Lois sacrificielles ne
sont plus observées actuellement parce que nous sommes le Temple lui-même.
Quand le Messie reviendra, il réintroduira ce système. Mais cela ne relève
pas de nous. Le Messie a été le sacrifice d’expiation, et cela suffit une
fois pour toutes. C'est la seule composante de la Loi qui ait été pleinement
accomplie. Les autres Lois ne sont plus appliquées de la même manière
simplement parce que la société moderne ne pratique plus la vente des
filles. La législation en Australie et dans la plupart des pays occidentaux
n'autorise pas la polygamie, mais cette disposition subsiste pour les
sociétés qui la pratiquent, et la polygamie n’est pas interdite par la
Bible. Elle y est au contraire spécifiquement réglementée.
Cet exemple n'est point invoqué pour légitimer de
telles pratiques, mais pour mettre en lumière le caractère permanent de la
Loi au sein de cadres sociétaux humains en constante mutation. Il viendra un
temps où notre société perdra sa stabilité, et Dieu agira envers nous de
manière directe et dévastatrice. Il permettra que nous soyons châtiés par
les nations, conformément aux bénédictions et aux malédictions de
Deutéronome 28 (voir le document Les Bénédictions et les Malédictions (No. 075)).
Lorsque nos hommes tomberont finalement morts par
millions (Ésaïe 3:25) et que les femmes erreront dans toutes nos nations
avec des enfants illégitimes, elles saisiront les
vêtements du petit nombre d’hommes survivants en disant : "Ôtez-nous
notre honte" (Ésaïe 4:1). Telle est l'Écriture, et l'Écriture ne peut
être anéantie (Jean 10:35).
Toutes ces dispositions visent à réaliser des
objectifs spécifiques du Messie, ainsi qu’à régir et réglementer la société
humaine en conformité avec la volonté de Dieu. C'est à cette fin que la Loi
nous a été donnée.
Examinons maintenant les Béatitudes : nous en
approfondirons l’intention et nous verrons la puissance qu’elles possèdent
réellement.
La première Béatitude énonce : Heureux les
pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux.
Il s’agit là d’une apparente contradiction : Nous
serions pauvres en esprit, et pourtant nous héritons du Royaume des cieux.
Or, tout ce qu’on nous a enseigné affirme que nous devons être riches en
esprit. Nous devons travailler dur et nous efforcer d’accomplir, de nous
imprégner de l’esprit et de croître dans l’esprit. Comment ces choses
peuvent-elles être conciliées ? « Pauvres en esprit » signifie-t-il
simplement pauvres au sens de faibles ou abattus d'esprit ? Non, cela ne
signifie pas cela. Être pauvre en esprit, c’est sacrifier volontairement son
propre bien-être au profit de son prochain, de son frère – c’est-à-dire que
nous choisissons d’être pauvres en subordonnant nos intérêts
personnels au service des personnes que l’on sert. Cela implique que la
richesse ne constitue point, en soi, l’objectif des élus. Cette perspective
frappe de plein fouet l’évangile matérialiste de la santé, de la richesse et
de la prospérité.
Ces dernières années, divers éléments de l'Église de
Dieu ont enseigné qu'il existe un évangile de richesse/santé ou de
prospérité – une philosophie selon laquelle la maladie équivaut au péché et
la prospérité à la justice. La pratique ou la doctrine selon laquelle
la maladie équivaut au péché provient du chamanisme ; et c'est une hérésie.
C'est une doctrine de démons que l’on trouve dans les tribus de peuples
reculés d'Asie soumises à des systèmes sataniques de démonisme. Les maladies
de cette planète sont les conséquences accumulées de 6000 ans de rébellion
contre les Lois de Dieu.
Certains, sinon tous, de nos frères présentent à un
degré ou à un autre des carences génétiques dues à ces rébellions. Certaines
personnes sont contraintes par leur travail à des situations qui les rendent
malades, et elles ont besoin d'aide et de compassion. Nos frères, par le
passé, dans les églises des ères précédentes, étaient des médecins. Ils ont
répandu l'Évangile à travers toute l'Europe en visitant les foyers, en
guérissant et en aidant les malades. Pour nos prédécesseurs, la maladie
n'était point synonyme de péché. Ils chérissaient les gens qu’ils
s’efforçaient de sauver. Ils les guérissaient, les nourrissaient, les
habillaient et risquaient leur vie pour leur délivrer la parole de Dieu. Ils
ont volontairement abandonné leurs richesses, sacrifié leur intérêt
personnel, parcouru le monde à pied, et ont subordonné leur mode de vie et
leur bien-être par souci et amour pour les peuples du monde. Ils ont cherché
à amener tous les êtres à Christ par amour pour tous les hommes et par une
sollicitude totale et un amour mutuel, en tant que frères.
Nos frères ont littéralement sacrifié leur statut et
leur existence les uns pour les autres au fil des siècles. Dans la plupart
des églises du premier siècle, ils mettaient leurs biens en commun. Les
Apôtres avaient institué ce système où ils déposaient littéralement tout
leur argent dans une caisse commune afin de vivre en communauté.
Cela conduit à une autre réflexion : si nous devions
jamais reproduire une telle démarche de nos jours, beaucoup prendraient la
fuite avant même d'avoir commencé. L'on entend souvent dire : ‘‘On aime
tous les frères, mais certains, il vaut mieux les aimer de loin. ’’ Une
telle attitude révèle un grave problème spirituel, non seulement chez ceux
qui entretiennent cette opinion, mais aussi chez ceux qui la suscitent.
Certains ne sont pas conscients de l’impact de leur propre comportement.
L'on comprend dès lors que la pauvreté en esprit ne
désigne point une faiblesse morale, mais l'acte de placer les intérêts
d'autrui et l'œuvre de Jésus-Christ au-dessus de nos propres ambitions
personnelles.
La deuxième Béatitude énonce : Heureux ceux
qui sont affligés : ils seront consolés.
D'où provient cette notion d'affliction ? Qu'est-ce
que c’est d’être affligé, et en quoi cela constitue-t-il une bénédiction ?
Être affligé, c’est fondamentalement lié à la perte de quelque chose, ou
est-ce autre chose ? Le texte d'Ézéchiel 9:4 éclaire le sens de cette
expression, que Christ en réalité ne fait qu'amplifier. Nous commençons au
verset 1. Le titre est : Massacre des idolâtres :
Ézéchiel 9:1-11 Puis il cria d’une voix forte à mes
oreilles : Approchez, vous qui devez châtier la ville, chacun son instrument
de destruction à la main ! 2 Et voici, six hommes arrivèrent par
le chemin de la porte supérieure du côté du septentrion, chacun son
instrument de destruction à la main. Il y avait au milieu d’eux un homme
vêtu de lin, et portant une écritoire à la ceinture. Ils vinrent se placer
près de l’autel d’airain. 3 La gloire du Dieu d’Israël s’éleva du
chérubin sur lequel elle était, et se dirigea vers le seuil de la maison ;
et il appela l’homme vêtu de lin, et portant une écritoire à la ceinture. 4 L’Éternel
lui dit : Passe au milieu de la ville, au milieu de Jérusalem, et fais une
marque sur le front des hommes qui soupirent et qui gémissent à cause de
toutes les abominations qui s’y commettent. 5 Et, à mes oreilles,
il dit aux autres : Passez après lui dans la ville, et frappez ; que votre
œil soit sans pitié, et n’ayez point de miséricorde ! 6Tuez,
détruisez les vieillards, les jeunes hommes, les vierges, les enfants et les
femmes ; mais n’approchez pas de quiconque aura sur lui la marque ; et
commencez par mon sanctuaire ! Ils commencèrent par les anciens qui étaient
devant la maison. 7 Il leur dit : Souillez la maison, et
remplissez de morts les parvis !… Sortez !… Ils sortirent, et ils frappèrent
dans la ville. 8Comme ils frappaient, et que je restais encore,
je tombai sur ma face, et je m’écriai : Ah ! Seigneur Éternel, détruiras-tu
tout ce qui reste d’Israël, en répandant ta fureur sur Jérusalem ? 9 Il
me répondit : L’iniquité de la maison d’Israël et de Juda est grande,
excessive ; le pays est rempli de meurtres, la ville est pleine d’injustice,
car ils disent : L’Éternel a abandonné le pays, l’Éternel ne voit rien. 10 Moi
aussi, je serai sans pitié, et je n’aurai point de miséricorde ; je ferai
retomber leurs œuvres sur leur tête. 11 Et voici, l’homme vêtu de
lin, et portant une écritoire à la ceinture, rendit cette réponse : J’ai
fait ce que tu m’as ordonné. (LSG)
Ce processus commence aux plus hauts niveaux, avec
les élus eux-mêmes, pour s'étendre à l'ensemble de notre peuple. Notre
marquage dépend de notre capacité à gémir, à soupirer, à pleurer, à nous
repentir et à surmonter. Ceux qui ne sont pas affligés et ne se repentent
pas périront : hommes, femmes et
enfants.
Ce n'est point un message de faiblesse. La nation
australienne, par exemple, sera mise à genoux par l'épée. La ville de Sydney
devra se repentir de son Mardi Gras. De telles pratiques constituent
des abominations aux yeux de Dieu et seront abolies ; et il n'est nullement
erroné d'affirmer que la parole de Dieu demeure. Ces gens appellent le bien
mal et le mal bien ; ils sont une abomination aux yeux de Dieu et une
puanteur dans Ses narines. Dieu permettra qu’ils soient détruits.
Notre tâche consiste à avertir le peuple, et notre
paresse et notre ajournement de l’action signifient que des enfants
mourront. Voilà pourquoi nous sommes bénis si nous pleurons, soupirons et
gémissons. Mais nous devons agir de manière active, et non passive. Nous
devons faire preuve de proactivité, et non de réactivité. Il ne s’agit point
simplement d’exprimer de la consternation. Nous devons sortir et le leur
dire. Nous devons porter la voix, proclamer l'avertissement et appeler cette
nation au repentir — en tournant le cœur des pères vers leurs fils et celui
des fils vers leurs pères
—, sinon ce pays
périra. Ce n’est pas une critique inhérente à notre égard, mais simplement
le soulignement de l'urgence du problème. Notre capacité à exister en tant
que nation et le nombre de nos frères dans le Millénium dépendent de ce que
nous faisons maintenant. Même le nombre de Gentils (Païens) dépend de la
manière dont nous accomplissons notre tâche. Nous avons des ressources
limitées, et trop de personnes sont paralysées par les erreurs du passé, par
et avec une indolence pharisaïque (en étant juste à leurs propres yeux).
La troisième Béatitude dit : Heureux les
débonnaires, car ils hériteront la terre.
Y a-t-il une contradiction à dire que nous devons
avertir cette nation et le monde, et que nous devons pourtant être doux
(débonnaires) ? Que signifie la douceur ? Est-elle synonyme de faiblesse ?
Non ! La débonnaireté n'est pas de la faiblesse.
Moïse était le plus doux de la terre, et nul ne
pourrait raisonnablement le qualifier de faible. De même, la force ne réside
ni ne s'exprime dans des affirmations dogmatiques, la puissance des armes,
l'exercice d'une position hiérarchique ou l'abus d'autorité aux dépens
d'autrui. La force réside dans la capacité de donner sa vie pour son peuple.
1Corinthiens 13 est, comme nous le savons, le chapitre de l'amour. La
charité, au sens de l'amour, est l’amour inconditionnel agapè de
Dieu. C'est le genre d’amour qui fut prononcé par la bouche de Christ sur le
poteau lorsqu’il a dit : "Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce
qu'ils font". C’est cet amour qui émana de la bouche d’Étienne lors de
son martyre par lapidation. Une vision du Royaume lui était accordée pour
l'aider à traverser cette épreuve. Cela est examiné dans le cadre des deux
dernières Béatitudes.
À la lecture de 1Corinthiens 13, nous pouvons saisir
la nature de cette douceur et de cet héritage de la Terre
dont parle le
Christ. C'est le genre de douceur qui vient de la subordination de soi à ses
frères.
Quand je parlerais les langues des hommes et des
anges, si je n’ai pas la charité, je suis un airain qui résonne, ou une
cymbale qui retentit.
Il doit y avoir une manifestation concrète de notre
sollicitude. Parler de foi sans rien faire équivaut à des paroles vides, à
de simples cymbales qui résonnent. 1Corinthiens 13 évoque les dons
prophétiques, la compréhension des mystères et la connaissance, ainsi qu’une
foi capable de transporter les montagnes. Cependant, si nous n'avons pas
l'amour qui doit l’accompagner, notre foi est mal orientée ; car toute la
puissance de l’Esprit Saint est octroyée à ceux qui savent l’exprimer dans
la débonnaireté – dans l'amour les uns pour les autres. Nous ne recevons
l’Esprit Saint dans sa plénitude et sa puissance qu'à la condition de savoir
l'orienter vers autrui par amour.
Il nous est concédé juste assez de dons pour
subsister ; moins nous manifestons d'amour, plus l'Esprit demeure restreint.
Si nous ne surmontons point cette faiblesse, nous perdrons l’Esprit Saint.
Nous avons vu des personnes testées sur leur
compréhension de la Divinité. Celles qui n'ont point traité cette épreuve
avec la rigueur requise et ont opté pour une mauvaise décision ont perdu ce
qu'elles avaient déjà acquis.
La première étape correspond au Premier Grand
Commandement (exprimé dans les quatre premiers Commandements) à savoir :
aimer le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ta pensée, et de toute
ton âme. La douceur est la forme de comportement qui subordonne toute chose
à ce Premier Commandement.
Le peuple de Dieu a mis de côté ses mariages, ses
frères, son bien-être, sa richesse, et tout le reste pour l'Église. Chacun
de nous a été appelé à consentir à un sacrifice. Chacun de nous a été appelé
et donné aux autres afin que nous puissions développer l'amour et la
puissance de l'Esprit Saint. Nous hériterons de la Terre parce que notre
Maître, Jésus-Christ, recevra, et a reçu, cette puissance, cette royauté et
cette autorité en tant qu’Étoile du matin. Cela nous sera également donné
sur son trône (Apoc. 2:26-28 ; 3:12,21). Nous le ferons grâce à notre
capacité intrinsèque à subordonner notre intérêt personnel pour servir notre
semblable.
Nous devons cultiver cette nature au maximum de nos
aptitudes, ce qui
se manifeste notamment par la perception des besoins d'autrui. C’est une
expression de notre amour que d’anticiper les besoins des autres. Nous avons
une famille élargie, et nous devrions discerner les besoins des autres avant
que la personne ne les exprime. De cette manière, cela cesse d’être la
froideur de la charité telle que le monde la conçoit, et devient le produit
d’un souci constant d’autrui. C'est la capacité, par l'expression de
l'amour, de montrer que nous nous soucions des autres. Avoir vu et anticipé
quelque chose est un don au-delà des mots, car nous épargnons à notre frère
la nécessité de devoir demander. Aucun de nous ne devrait avoir à demander
quoi que ce soit.
En poursuivant la question de la douceur, nous
progressons vers la question du combat spirituel. Notre Maître possède le
pouvoir de sauver ou de ne point sauver, de nous délivrer ou de nous
abandonner. Il a le pouvoir de nous envoyer en captivité ou de nous en
préserver. De même, ceux qui s’appuient sur leurs propres forces et omettent
de servir Dieu de tout leur cœur, de toute leur âme et de toute leur pensée
échoueront à la fin. Ils iront soit dans la captivité d’Israël physique,
soit dans la captivité de la Deuxième Résurrection.
La Deuxième Résurrection constitue une école de
discipline où tous les hommes apprendront à aimer Dieu et verront les
résultats de leurs actes. Notre Maître a payé le prix pour nous en libérer
et nous offrir l’opportunité de diriger. Nous dirigerons par notre douceur
et notre patience persévérante.
À partir d’Apocalypse 6, nous voyons comment ce
concept est développé. Les sceaux sont examinés dans les documents Les Sept Sceaux (No. 140) et Les Sept Trompettes (No. 141). Ici, nous nous penchons sur la question de l’échec
à être doux. Ce qui se produit dans la progression des sceaux, c’est qu’ils
découlent directement des Béatitudes. Les sceaux sont spécifiquement le
résultat de l'échec à observer le Premier et le plus Grand Commandement,
ainsi que le Deuxième Grand Commandement, d'aimer son prochain comme
soi-même. Ensemble, ils synthétisent les Dix Commandements (cf. les
documents La Loi de Dieu (L1) et la série sur la Loi (No. 252-No. 263).
Le premier sceau se développe à partir de la fausse
religion – qui consiste à élever des systèmes de gouvernement au-dessus de
la structure biblique et des Lois de notre Maître et de notre Dieu.
L'ouverture progressive des sceaux est la
conséquence directe de la transgression de la Loi et du mépris des préceptes
des Béatitudes.
À mesure qu'ils sont brisés, le premier sceau est
ouvert à la fausse religion parce qu’il n'y a pas de douceur. Il n'y a pas
de désir (ou de volonté) de subjuguer l'intérêt personnel et d’aider tous
les hommes. Parce que la fausse religion est établie, il n'y a pas
d’unanimité d'esprit dans le service de l’Unique Véritable Dieu et de Sa
Loi-ordre. La division causée par des structures religieuses hiérarchiques
de groupes empiriques engendre des inégalités qui découlent à nouveau de
l'échec des Béatitudes dans nos esprits. Le désir devient convoitise, ce qui
entraîne le conflit. La guerre s’ensuit. De la guerre viennent la peste, la
mort et la famine. Ce sont les quatre premiers sceaux, et ils sont
exponentiels. À mesure que l'un progresse, les autres suivent.
Il s’ensuit alors qu’ils débouchent sur le cinquième
sceau de la persécution religieuse, car s’il y a une fausse religion, il y a
deux écoles et un faux dieu. Avec une fausse religion vient la convoitise du
pouvoir. Sans douceur, il y a la persécution.
Le cinquième sceau est le résultat de la persécution
qui surgit, conséquence de l’absence de douceur, et du désir de blesser et
de faire mal à ceux qui ne sont pas d'accord avec nous.
Le sixième sceau est marqué par les signes célestes.
Ils montrent que Christ interviendra de manière imminente et ordonnée pour
trancher le litige.
Par ces signes, Christ indique qu'il va mettre fin à
ce système mondial par les propres manigances, convoitises et puissance de
ces personnes contre elles-mêmes.
À ce moment-là, ils seront tous précipités dans la
Vallée de la Décision et périront par leurs propres turpitudes. Christ ne
les tue pas
dans le
sens où il se mettrait, sur ordre direct de Dieu, à mutiler et à tuer ces
gens. On leur permet d’utiliser leurs propres faiblesses, nées d’un échec à
observer les Béatitudes. Ils s'entretueront
par millions — hommes, femmes et enfants —, menaçant
presque de détruire cette planète.
Le monde est en train de dégénérer en tribalisme.
Les peuples anglophones dégénèrent également de cette manière. Les esprits
de nos populations sont systématiquement pervertis par Hollywood et les
médias à travers des schémas de violence et de bassesse.
L'Europe s’est déclarée la guerre à elle-même à deux
reprises au cours du XXe siècle par des actes de grande folie. Elle a
ensuite mené une Guerre Froide pendant 50 ans à la suite de la Seconde
Guerre Mondiale. Elle est maintenant sur le point de replonger dans la
barbarie. Elle est redevenue raciste. Les populations aborigènes sont
attaquées. Le nettoyage ethnique ainsi que la barbarie tribale de la guerre
des Balkans sont un précurseur de la Troisième Guerre Mondiale, tout comme
la Guerre Civile espagnole était un prélude de la Seconde Guerre Mondiale.
L'incapacité politique à contrôler la Bête a enclenché une série fatale
d’événements. Ces personnes, poussées par le matérialisme et l'amoralité,
par leurs convoitises, leurs jeux de pouvoir et ambitions politiques, se
détruiront elles-mêmes et ravageront cette planète.
Les doux hériteront de la Terre parce qu’il n'y aura
plus personne d'autre en vie. Christ interviendra au cœur de cette folie et
l’abrégera en faveur des élus, conformément au Plan de Dieu (Matt. 24:22).
Au cours de chacune des phases des sept sceaux,
l’humanité a eu la possibilité de se repentir. Le septième sceau comprend
sept trompettes, puis sept coupes, et les sept coupes représentent la colère
de Dieu. À chaque étape, il est dit : et ils ne se sont pas repentis (Apoc.
16:9). Durant cette période, nul n’est autorisé à entrer dans le Temple de
Dieu jusqu'à ce que les sept plaies soient accomplies (Apoc. 15:8)
; par conséquent, ils ne se
repentent donc pas et ne peuvent pas être convertis.
À chacune de ces épreuves, Dieu permet une soupape
de sécurité. Semblable à la situation d’une personne prise dans une impasse,
à qui on demande : “Abandonnes-tu ?” et qui répond : “Non !” En réalité,
l'humanité s'est elle-même mise dans sa propre impasse et s'achemine
lentement vers l'asphyxie par une blessure auto-infligée. Dieu dit en
substance : “Ne te tire pas une balle dans le pied, cela te fera mal”. Les
non-convertis, dans leur inimitié envers Dieu, disent en réponse : “Si je
veux me tirer une balle dans le pied, je le ferai”. Dieu s’efforce de sauver
ces personnes, mais elles continuent à s’amputer. Telle est l'issue fatale.
C'est pourquoi Christ a affirmé : “Heureux serez-vous, vous hériterez de la
Terre”, parce que nous ne nous détruirons point continuellement nous-mêmes.
La quatrième Béatitude est la suivante : Heureux
ceux qui ont faim et soif de la justice.
Ce désir correspond à une aspiration insatiable à la
connaissance de Dieu. Le Psaume 119 expose les préceptes de la Loi, dont
procède la justice. Les élus, remplis de l'Esprit Saint, manifestent une
diligence ardente dans cette faim et cette soif. Ils ne se nourrissent pas
de nourriture physique, mais de nourriture spirituelle.
Les documents sur L’Esprit Saint (No. 117) et Le Fruit de l'Esprit Saint (No. 146) doivent être considérés en lien avec les Béatitudes
et le fait d’être rempli. C’est l'Esprit Saint et tous ses fruits,
exprimés dans 1Corinthiens 13, et dans tous les autres textes de Paul sur le
sujet, qui constituent le remplissage qui a lieu.
Les Béatitudes forment une clé, et elles
s'enchaînent dans notre capacité à devenir le sel de la Terre et les
lumières du Temple. Nous pouvons devenir une lumière pour les Gentils
(Païens).
Cependant, notre nombre est restreint. Le sel ne
représente qu’une pincée sur la nourriture ou une portion infime des
ingrédients. Le même concept se retrouve dans l'histoire de Gédéon et des
300. Nous sommes très peu nombreux, appelés un d'une ville, deux d'une
famille (Jér. 3:14).
Jérémie 3:14 Revenez, enfants rebelles, dit
l’Éternel ; car je suis votre maître. Je vous prendrai, un d’une ville, deux
d’une famille, et je vous ramènerai dans Sion. (LSG)
C'est pourquoi si peu d’individus comprennent et
œuvrent en cette fin des temps. Dieu déverse Son Esprit sur l'humanité
d'abord par les élus (Actes 2:1-33), et cela se poursuit pendant les
Derniers Jours (Joël 2:28-32 ; Actes 2:17-21).
Élie pensait qu'il était le dernier restant. En
effet, il disait en substance : “Il ne reste personne d'autre. Mais Dieu, je
suis le seul ici ; j’ai de l’importance”. Il était enflé de vanité à cause
de sa tâche. Paul, quant à lui, avait consenti à la mise à mort d’Étienne et
pourtant il a affirmé en ce qui concerne la loi – être irréprochable (Phil.
3:6). Il a écrit cela après sa conversion et son meurtre d’Étienne !
Il n’y a qu’un seul homme juste, Jésus-Christ, et nous sommes tous pécheurs.
Christ, cependant, a déclaré que nul n'est bon, sauf Dieu seul (Matt.
19:16-17). Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu, y compris
Paul. Le péché est le péché, et il procède des iniquités de l'esprit.
Certains des élus qui ont précédé le Messie, tels que les parents de Jean le
Baptiste, étaient irréprochables au regard des ordonnances (Luc 1:6). Nous
devons tous être irréprochables après notre conversion (1Cor. 1:8 ; Phil.
2:15 ; 1Thess. 5:23 ; 1Tim. 3:2,10 ; 5:7 ; Tite 1:6,7 ; 2Pierre 3:14).
Paul, cependant, en vint plus tard à comprendre
qu'il était le pire des pécheurs (Rom. 7:1-25).
Certains d’entre nous pèchent en pensée, d’autres en
faits et en actes. Mais nous sommes mesurés dans notre esprit, pas seulement
sur nos actes. C'est un concept effrayant ! L'esprit offre de grandes
opportunités de pécher. Souvent, la nature de nos propres pensées nous
surprend, et les médias modernes présentent des opportunités de péchés de
l’esprit qui dépassent toute époque antérieure.
Cette question débouche naturellement sur celle de
la miséricorde. Ce n'est point le fruit du hasard si la miséricorde succède
à la faim et à la soif de la justice dans la structure des Béatitudes. Nous
devons être doux (humbles) pour parvenir, ou désirer parvenir, au
point de comprendre notre nécessité absolue de l'Esprit Saint, de la grâce
de Dieu et du sacrifice rédempteur du Christ. Nous devons être remplis afin
de subjuguer le moi. Notre vanité et notre suffisance se plient alors à la
dépendance exclusive envers le Christ. Certains d'entre nous doivent alors
être physiquement abaissés afin d’entrer dans le Royaume de Dieu. On permet
à certains de souffrir d’épreuves et de pertes pour amener leur esprit au
point où Dieu peut façonner leur entendement. Toutes choses concourent au
bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon Son dessein
(Romains 8:28).
La cinquième Béatitude est : Heureux les
miséricordieux.
Zacharie 7:8-10 La parole de l’Éternel fut adressée
à Zacharie, en ces mots : 9 Ainsi parlait l’Éternel des armées :
Rendez véritablement la justice, et ayez l’un pour l’autre de la bonté et de
la miséricorde. 10 N’opprimez pas la veuve et l’orphelin,
l’étranger et le pauvre, et ne méditez pas l’un contre l’autre le mal dans
vos cœurs. (LSG)
Cela a été un enseignement de certaines églises
trinitaires qui disent que nous n’avons pas à tenir parole envers les
personnes qui ne sont pas de notre propre dénomination. Elles enseignaient
que nous avons une norme différente de traitement dans nos relations avec
les personnes si nous sommes de la même foi. En termes d'honnêteté, de
veuves, d’orphelins et de pauvres au regard de la Loi, ceci n'est pas vrai.
Dieu ne fait point acception de personnes (Actes 10:34).
Les étrangers et les Païens
en viendront à placer leur
confiance en nous parce que nous ne favorisons personne au détriment d'un
autre dans l'application de la Loi. Les jugements de la Loi seront diffusés
et s’appliqueront à toute la planète, sans distinction de race, de couleur
de peau ou de classe sociale.
Zacharie 7:11-13 Mais ils refusèrent d’être
attentifs, ils eurent l’épaule rebelle, et ils endurcirent leurs oreilles
pour ne pas entendre. 12 Ils rendirent leur cœur dur comme le
diamant, pour ne pas écouter la loi et les paroles que l’Éternel des armées
leur adressait par son esprit, par les premiers prophètes. Ainsi l’Éternel
des armées s’enflamma d’une grande colère. 13 Quand il appelait,
ils n’ont pas écouté : aussi n’ai-je pas écouté, quand ils ont appelé, dit
l’Éternel des armées. (LSG)
Il viendra un temps où le Seigneur des Armées
n’écoutera pas. Il n’écoutera pas lorsque la nation criera, et elle sera
châtiée et livrée à d’autres peuples dotés d’un cœur de pierre pour la
punir :
Zacharie 7:14 Je les ai dispersés parmi toutes les
nations qu’ils ne connaissaient pas ; le pays a été dévasté derrière eux, il
n’y a plus eu ni allants ni venants ; et d’un pays de délices ils ont fait
un désert. (LSG)
La désolation et la guerre découlent du fait de
l'incapacité à écouter et à tenir compte de la parole de Dieu.
Zacharie 8:1-6 La parole de l’Éternel des armées se
révéla, en ces mots : 2 Ainsi parle l’Éternel des armées : Je
suis ému pour Sion d’une grande jalousie, et je suis saisi pour elle d’une
grande fureur. 3 Ainsi parle l’Éternel : Je retourne à Sion, et
je veux habiter au milieu de Jérusalem. Jérusalem sera appelée ville fidèle,
et la montagne de l’Éternel des armées montagne sainte. 4 Ainsi
parle l’Éternel des armées : Des vieillards et des femmes âgées s’assiéront
encore dans les rues de Jérusalem, chacun le bâton à la main, à cause du
grand nombre de leurs jours. 5 Les rues de la ville seront
remplies de jeunes garçons et de jeunes filles, jouant dans les rues. 6 Ainsi
parle l’Éternel des armées : Si la chose paraît étonnante aux yeux du reste
de ce peuple en ces jours-là, sera-t-elle de même étonnante à mes yeux ? dit
l’Éternel des armées. (LSG)
Ce qui paraît impossible aux hommes ne l’est point à
Dieu. Dieu peut susciter des enfants à Abraham à partir des pierres du
désert, et c'est ce qu'Il fera. Nous sommes dans la phase préparatoire à
l'établissement du Millénaire. Tout cela se rapporte au Messie et à
l'établissement du Royaume de Dieu. Dès lors, les questions de justice et de
miséricorde conditionnent notre aptitude à traiter nos semblables avec
équité.
La sixième Béatitude est la suivante : Bienheureux
ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu.
En manifestant ces qualités dans l'Esprit Saint en
tant qu’enfants de Dieu engendrés de l’Esprit par le baptême, nous recevons
le sceau de Dieu. Ce sceau nous confère la puissance spirituelle qui nous
permettra de voir Dieu. Paul a écrit qu’aucun homme, aucun être humain
physique, n’a vu ni ne verra jamais Dieu (1Tim. 6:16). C'est un concept sur
lequel Paul et Jean ont laborieusement insisté : nul homme n'a jamais vu
Dieu, parce que Dieu est une puissance spirituelle. Nous devons revêtir une
nature et des capacités spirituelles pour voir Dieu, et nul homme ne peut
l’être
[l'acquérir par
lui-même]. C'est un statut à atteindre et qui ne peut s’accomplir qu’après
la résurrection, distinction à laquelle nous parviendrons.
La septième Béatitude est la suivante : Heureux
ceux qui procurent la paix
[artisans de paix], car ils seront appelés fils de
Dieu.
Faire
la paix est
l'expression même de l'Esprit Saint. Instaurer la paix reflète la capacité
que Jésus-Christ manifeste pour gouverner cette planète. Il règne en
unissant cette planète en un seul accord sous l’égide de Dieu. Le
monothéisme ne signifie point que
Dieu est un en trois hypostases, mais le monothéisme, c’est que Dieu est
Un parce que tous — Jésus-Christ et tous ceux inclus dans l'Armée
céleste — subordonnent leurs volontés à Dieu. Ils partagent la volonté, la
forme et la puissance de Dieu par amour et désir. Nous sommes appelés au
sein de ce système pour participer à Sa volonté par désir et par amour. Jésus lui-même l’a
dit : "Ma nourriture/viande est de faire la volonté de Celui qui m'a envoyé
[et d’accomplir Son œuvre]" (Jean 4:34). Cela devrait être la question
fondamentale pour nous. C'est ce qu’est le monothéisme. Nous sommes tous
d'un seul Esprit qui émane de Dieu et qui rend Jésus-Christ un avec Dieu.
L’Esprit fait de nous une partie du Corps de Jésus-Christ qui est notre tête
[notre chef], et fait de nous tous une partie de Dieu qui est tout en
tous (Éph. 4:6). Il ne s’agit pas d’une Trinité, mais d’une
multiplicité. La Trinité limite la capacité de nous tous à voir Dieu et à
être un avec Dieu, de la même manière que Jésus-Christ est un avec Dieu. Le
binitarisme produit le même effet que le trinitarisme.
Pour être les enfants de Dieu, nous devons être des
artisans de paix et manifester les fruits de l'Esprit Saint. Comment y
parvenir ? Comment devenons-nous des artisans de paix ? Comment
résolvons-nous les problèmes ? En étant attentifs aux besoins et aux
préoccupations. Nous nous plaçons en position d'infériorité par rapport à
nos frères. Nous devrions dire : “Je ne veux pas obtenir quoi que ce soit au
détriment de mon frère. Je ne veux rien faire qui aille à l’encontre de la
volonté de mon Père. Je ne veux placer aucun système au-dessus du Corps de
mon Maître et de la volonté de mon Père. Si mon Père choisit de ne pas
intervenir, et que je meurs dans ce processus, alors telle est la volonté de
mon Père,
et pourtant je vivrai et je serai plus fort que l’on n’aurait jamais pu
l’imaginer".
Nous faisons la paix, mais pas parce que nous avons
peur d’un homme sur cette planète. L'Esprit Saint est un esprit de puissance
et d’un esprit sain – et non un esprit de crainte et de timidité. Que
certains d'entre nous soient physiquement faibles et ne puissent battre le
champion des poids lourds importe peu. Nous sommes tous physiquement faibles
dans certains domaines, mais notre force vient de la puissance de Dieu. Le
fait que Christ nous ait placés dans une position où nous ne pouvons pas
subjuguer les nations (littéralement détruire cette planète) est une vertu,
car il y a beaucoup de frères qui jugeraient injustement. S’ils étaient en
charge, il y aurait beaucoup de clones et beaucoup de morts. Certaines des
églises auraient brûlé tous les livres de cette planète si elles avaient été
en charge il y a vingt ans
; et certains voudraient
peut-être encore le faire. Beaucoup de femmes auraient été brûlées sur le
bûcher comme sorcières, et il y aurait eu quelques races ou peuples de
moins. Comme nous le savons tous, de nombreuses atrocités ont été commises
au nom de Dieu.
Comme huitième Béatitude, le Christ dit : Bienheureux
ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à
eux.
Le martyre d'Étienne dans les Actes est important.
Dans le chapitre 7, Étienne s’adresse au conseil. Quand il a terminé, ils
sont devenus furieux et ont grincé des dents. Qu’a-t-il dit ? Dans Actes
7:51, il a déclaré :
Hommes au cou raide, incirconcis de cœur et
d’oreilles !
Ils savaient ce qu'était la circoncision du cœur.
Ésaïe leur avait tout dit à ce sujet, et ils savaient que ce n'était pas une
sorte de nouvel enseignement. Christ avait déjà annoncé ses desseins à
travers les prophètes. Certaines personnes pensent que Jésus-Christ a mis en
place un nouveau système. Ce n’est pas le cas. Il a parlé à Israël pendant
des centaines d'années par l’intermédiaire des prophètes. Ils n’ont pas
voulu écouter. C'est ce que disait Étienne, et ils ne l’ont pas toléré.
Dans Matthieu 23:31,37 et Luc 11:50, Christ
demandait en substance aux Pharisiens : "Lequel des prophètes vos ancêtres n’ont-ils
pas persécuté ?" Il n’a pas dit ici : "Je pense que vous l’avez fait à
la plupart d'entre eux". Il leur a demandé de lui dire quel prophète ils
n'ont pas persécuté ? Tous les prophètes et tous ceux qui ont parlé au Nom
de Dieu ont été persécutés et le sont encore. Ils ont tué ceux qui ont
annoncé la venue du Juste, qu’Étienne disait qu'ils avaient trahi et
assassiné. Il a dit : "Vous êtes ceux qui reçoivent la loi telle qu’ordonnée
par le ministère des anges et qui ne l’ont pas observée" (Actes 7:53).
C’était une condamnation du judaïsme pharisien. Ils avaient la Loi mais ne
la mettaient pas en pratique en esprit.
En entendant ces paroles, ils étaient furieux
dans leur cœur, et ils grinçaient des dents contre lui. 55 Mais
Étienne, rempli du Saint-Esprit, et fixant les regards vers le ciel, vit la
gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu. Et il dit : Voici, je
vois les cieux ouverts, et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. 57 Ils
poussèrent alors de grands cris, en se bouchant les oreilles, et ils se
précipitèrent tous ensemble sur lui, 58 le traînèrent hors de la
ville, et le lapidèrent. Les témoins déposèrent leurs vêtements aux pieds
d’un jeune homme nommé Saul.
Alors qu'on le lapidait, Étienne s’adressa au Christ
:
"Seigneur Jésus, reçoit mon esprit". Puis, il tomba
à genoux et s’écria d'une voix forte : "Seigneur ne leur impute pas ce péché
!". Quand il eut dit cela, il s’endormit dans la mort. Quant à Saul, il
approuvait ce meurtre.
Saul a approuvé ce meurtre fait par eux. Les
manteaux furent portés et déposés à ses pieds parce qu’il agissait en tant
que témoin ou superviseur pharisien. Il était requis qu'un homme soit mis à
mort sous le regard ou la juridiction d'un témoin, d’un délégué. Dans les
Inquisitions, l'autorité provenait des Légats pontificaux. Mais Saul a
participé à l’assassinat d’Étienne comme s'il avait jeté la première pierre,
et c’était théoriquement son rôle de jeter la première pierre. En fait, le
témoin était celui qui autorisait la mise à mort. Sans cela, la lapidation
d’Étienne aurait été inexcusable. Paul aurait dû se repentir pleinement de
cet acte au lieu d’énoncer ce concept d’irréprochabilité. Il n'était pas
irréprochable parce qu’il avait enfreint le Commandement : Tu ne tueras
point. Il avait tué un innocent.
À la fin, à la neuvième Béatitude, nous lisons : Heureux
serez-vous quand les gens vous insulteront, qu'on vous persécutera et qu'on
dira faussement contre vous toute sorte de mal, à cause de moi.
Christ l'a personnalisée. Il a centré la persécution
sur chacun et chacune des élus. Les personnes qui persécutent les élus sont
celles qui détiennent l'autorité ou qui prétendent la détenir dans ce qui se
prétend être les Églises ou congrégations de Dieu. Ce fut d'abord le
judaïsme, mais la plus grande persécution est venue du christianisme dit
dominant. Elle se poursuit dans le système Protestant et dans les Églises de
Dieu elles-mêmes. Ce sont ceux qui se disent Chrétiens et ne le sont pas.
Ceux du dehors, dans le christianisme mainstream qui prétendent être les
Églises de Dieu, persécutent les élus parce qu'ils ne connaissent pas notre
Maître.
C’est ce que dit Ésaïe 66:5 :
Écoutez la parole de l’Éternel, Vous qui craignez sa
parole. Voici ce que disent vos frères, qui vous haïssent et vous repoussent
à cause de mon nom : Que l’Éternel montre sa gloire, et que nous voyions
votre joie ! – mais ils seront confondus. (LSG)
En fait, les élus sont rejetés de la Synagogue par
ceux qui pensent rendre un service à Christ. Ils tentent de mettre les élus
à mort. Qui a tué Ésaïe en le sciant en deux, selon la tradition ? C’est le
sacerdoce. Qui a lapidé Jérémie à mort ? Les traditions disent que ce furent
les prophètes d'Anathoth. Ceux-là mêmes qui prétendent être des colonnes de
lumière sont ceux qui nous outragent le plus parce qu'ils ne connaissent pas
notre Maître. Ils se croient justes mais n'ont pas l'Esprit Saint. Ils ne
peuvent pas observer la Loi, car l'esprit charnel est inimitié contre Dieu
(Rom. 8:7). Il ne s’agit pas d’un concept selon lequel les gens sont des
ennemis de Dieu. Sans l'Esprit Saint et sans proximité avec Dieu, nous ne
pouvons pas observer la Loi, car elle émane de la nature de Dieu. Ce que
Dieu dit en substance, c’est : “J'ai établi ce système. Je vous ai créés, et
vous n’êtes pas complets sans Mon Esprit”.
L'analogie est très similaire à celle d’un bateau
amarré dans le port avec le générateur en marche. Toutes les lumières sont
allumées, mais le bateau n’avance nulle part, car seul le moteur auxiliaire
tourne. Le moteur principal n'est même pas démarré. Ces gens ne peuvent
s’empêcher d’être ce qu’ils sont. Ils n’ont même pas fait tourner les
turbines. Ils fonctionnent avec le moteur auxiliaire, voilà l'analogie. Ce
n'est même pas la moitié de la puissance ; ils n'ont aucune puissance. Les
lumières sont allumées, mais il n'y a aucune dynamique. C'est lorsque nous
mettons le moteur principal en marche grâce à l’Esprit Saint que nous
devenons alors opérationnels. Nous pouvons alors quitter le port et naviguer
partout où la volonté de notre Père nous y autorise.
Dire faussement contre nous toute sorte
de mal, à cause du Christ,
n'est pas quelque chose de nouveau. Les exemples ci-dessus illustrent le
genre d’outrages auxquels nous avons été confrontés au fil des siècles.
Parce que nous n'avions pas les moyens d'écrire des livres, nous n'avions
pas pu faire connaître notre version des faits. Ils ont brûlé nos écrits, qualifié ce que nous
faisions de mal et prétendu que nous commettions des horreurs telles
qu’adorer l’Unique Véritable Dieu, jeûner, observer le Sabbat et nous vêtir
sans ostentation. Ils nous ont pendus et brûlés sur le bûcher pour ces
motifs. C'était leur mode de se vêtir comme des paons. Le christianisme du
courant dominant nous a outragés pour toutes sortes prétextes. Ils avaient
très peu de choses à nous reprocher en tant que Foi (voir le document Le Rôle du Quatrième Commandement dans l’Histoire des Églises de Dieu
Observant le Sabbat (No. 170) et le document La Distribution Générale des Églises de Dieu Observant le Sabbat (No.
122)).
Beaucoup de nos frères ont été appelés à sortir du
péché. Souvent, le monde condamnait les pécheurs. Cependant, une fois
convertis, ils étaient acceptés et pardonnés par l'Église en tant que
frères. Cette acceptation inconditionnelle des pécheurs dans la grâce
salvatrice du baptême de Jésus-Christ est la marque distinctive de l'Église
de Dieu et des élus.
Christ a dit : “Réjouissez-vous et soyez dans
l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ; car de même
qu'ils ont persécuté les prophètes qui vous ont précédés, ils vous
persécuteront aussi”.
Supportez la persécution du monde à la lumière de
l'espérance qui est en nous. Efforcez-vous d’accomplir l’œuvre de Dieu.
Nous devons être le sel de la Terre et la lumière du
monde. Jésus-Christ est la lumière du monde et, à travers nous, il répand
l'Évangile. Dieu a choisi de nous utiliser par-delà toute grande œuvre. Il
nous a appelés pour confondre les puissants. Il nous a appelés, nous les
faibles et les humbles. Certains d'entre nous sont faibles, d’autres sont
humbles et d’autres sont les deux à la fois. Mais Il nous a appelés, non pas
pour nous laisser dans cet état, mais pour nous élever à une pleine
puissance par l'Esprit Saint.
La mesure de cette puissance réside dans les
Béatitudes et dans notre capacité à subjuguer notre propre intérêt à celui
de Dieu et de nos compagnons dans l'Église. Ceux d'entre nous qui sont seuls
trouvent une famille, ceux qui n'ont pas d'enfants deviennent parents, et
ceux qui étaient isolés ne le sont plus. Nous formons tous une famille
élargie, en puissance, à travers un seul Esprit. Christ nous enseigne dans
ses Béatitudes comment y arriver et comment accomplir ses desseins. Nous ne
sommes pas appelés à la faiblesse, mais à la puissance.
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