Christian Churches of God
No. 042
Bienheureux Ceux qui Sont Invités
(Édition 1.0
20020914-20020914)
Le chapitre 24 de la
Genèse relate l’histoire d’Abraham
cherchant une épouse pour
son fils Isaac par l'intermédiaire de son serviteur. Ce récit est riche en
symbolisme et révèle un dessein supérieur : la recherche d’une épouse pour
Isaac présente une corrélation directe avec la quête menée par Dieu pour
trouver une épouse à Son Fils, Jésus-Christ.
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ã 2002 Peter Donis,
éd. Wade Cox)
(Tr. 2011, 2026, rév.
2026)
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Bienheureux Ceux qui Sont Invités [042]
Entreprenons une lecture suivie du chapitre 24 de la Genèse.
Genèse 24:1-4 Abraham était vieux, avancé en âge ; et l’Éternel avait
béni Abraham en toute chose. 2 Abraham dit à son serviteur, le
plus ancien de sa maison, l’intendant de tous ses biens : Mets, je te prie,
ta main sous ma cuisse ; 3 et je te ferai jurer par l’Éternel, le
Dieu du ciel et le Dieu de la terre, de ne pas prendre pour mon fils une
femme parmi les filles des Cananéens au milieu desquels j’habite, 4
mais d’aller dans mon pays et dans ma patrie prendre une femme pour mon fils
Isaac.
Abraham était âgé de 100 ans à la naissance d'Isaac (Gen. 17:17). Il avait
environ 140 ans lorsqu'il chargea son serviteur de trouver une épouse pour
son fils, alors âgé de 40 ans. Si l’on applique l'équivalence d'un jubilé
(50 ans) à chaque année de la vie d'Isaac, depuis sa naissance jusqu'à sa
rencontre et son mariage avec son épouse, nous parvenons à une période de
2000 ans.
Il
existe un parallèle saisissant entre la vie du Christ et celle d'Isaac. Le
Christ est né il y a près de 40 jubilés, soit 2000 ans. Rébecca représente
l'Église. Isaac avait quarante ans lorsqu'il épousa Rébecca ; de même,
depuis sa naissance, le Christ attend 40 jubilés (2000 ans) pour s'unir à
son épouse, l'Église. Dans les Écritures, le jubilé symbolise la
proclamation de la liberté à travers toute la terre lors du retour du Christ
(Lév. 25:10).
À
l'âge de 40 ans, Isaac était pleinement capable de choisir lui-même sa
propre épouse ; pourtant, Abraham dépêcha son serviteur à Haran
pour chercher une
femme pour Isaac. C'est Abraham qui, par l'entremise de son serviteur,
choisit l'épouse de son fils. Il en va de même pour le Christ : Dieu le Père
(préfiguré ici par Abraham), par la puissance de Son Esprit (dépeint par le
serviteur), attire les personnes qui constituent le corps ou l'épouse du
Christ (Jean 6:44).
Le
serviteur le plus âgé mentionné pourrait être Éliézer. Abraham fit appel à
lui parce qu’il adorait lui aussi Dieu (Genèse 24:26,52). S'il s'agissait
bien d'Éliézer, sa loyauté mérite d'être soulignée : il cherchait une épouse
pour le fils même qui l'avait évincé comme héritier des biens d'Abraham
(Genèse 15:2).
L'épouse ne devait en aucun cas être cananéenne, les cananéens étant frappés
de malédiction (Genèse 5:8-15).
Abraham ordonnait ainsi à son serviteur de chercher une épouse issue d'un
peuple adorant le même Dieu.
Genèse
24:5-6 Le serviteur lui répondit : Peut-être la femme ne voudra-t-elle pas
me suivre dans ce pays-ci ; devrai-je mener ton fils dans le pays d’où tu es
sorti ? 6 Abraham lui dit : Garde-toi d’y mener mon fils !
Éliézer décrit ici la
situation d'un conjoint non converti. Nous ne devons pas permettre à nos
conjoints non convertis de nous empêcher de quitter l'Égypte spirituelle ni
de nous persuader d'y retourner. Nous avons été appelés des ténèbres à la
merveilleuse lumière de Dieu (1Pierre 2:9).
Genèse 24:7 L’Éternel, le Dieu du ciel, qui m’a fait sortir de la maison
de mon père et de ma patrie, qui m’a parlé et qui m’a juré, en disant : Je
donnerai ce pays à ta postérité, lui-même enverra son ange devant toi ; et
c’est de là que tu prendras une femme pour mon fils.
C'est Dieu le Père qui
nous extrait de notre maison de servitude originelle. Tous ceux qui
accomplissent la Volonté de l’Unique Véritable Dieu sont considérés comme
les descendants spirituels d'Abraham. Abraham identifie ici le Christ comme
l'Ange de Dieu.
Genèse 24:8 Si la femme ne veut pas te suivre, tu seras dégagé de ce
serment que je te fais faire. Seulement, tu n’y mèneras pas mon fils.
Cette femme illustre ceux
qui sont « appelés mais non choisis ». L'Esprit de Dieu œuvrera auprès de
chaque individu pour le conduire au baptême. Éliézer est délié du serment si
la femme ne veut pas le suivre. Il en est de même avec l'Esprit de Dieu.
Éliézer typifie ici l'Esprit de Dieu, ce qui nous montre que si une personne
n'est pas disposée à suivre, l'Esprit Saint est "délié" de cette personne -
s’en retire.
Genèse 24:9 Le serviteur mit sa main sous la cuisse d’Abraham, son
seigneur, et lui jura d’observer ces choses.
Dès
notre baptême, nous sommes remis au Christ, qui vit en nous (Galates 2:20).
Nous entrons dans une alliance pour obéir à Dieu. Nous ne pouvons pas
retourner à nos anciennes voies [ou mode de vie], alors que nous étions
morts par nos transgressions (Éph. 2:5), ni ramener Christ à notre ancien
état (Gal. 5:1).
Genèse 24:10 Le serviteur prit dix chameaux parmi les chameaux de son
seigneur, et il partit, ayant à sa disposition tous les biens de son
seigneur. Il se leva, et alla en Mésopotamie, à la ville de Nachor.
Le
nombre dix dénote la plénitude ordinale et un nouveau commencement (le
chiffre 1 d'une nouvelle série).
Les
chameaux représentent les nations païennes. En d'autres termes, ils
représentent toutes les nations. Les chameaux sont considérés comme impurs
selon la loi (Lév. 11:4). Tout comme l'homme est considéré comme impur parce
qu'il n'observe pas la Loi.
Tous
les biens du maître étaient entre les mains de son serviteur. Cela pourrait
inclure toutes les promesses spirituelles. C'est par la descendance
d'Abraham que toutes les nations doivent être bénies. Éliézer portait ainsi
la responsabilité du salut de toute l'humanité.
Genèse 24:11 Il fit reposer les chameaux sur leurs genoux hors de la
ville, près d’un puits, au temps du soir, au temps où sortent celles qui
vont puiser de l’eau.
Puis
il fit reposer
ses chameaux sur leurs genoux. Eliezer, figurant l’Esprit Saint,
agit sous la direction de Christ ici. Christ fera agenouiller
ses nations (chameaux), à l’extérieur de la Nouvelle Jérusalem, car
toutes les nations appartiennent à Dieu (Ps. 82:8). Tout pouvoir et toute
autorité ont été donnés à Christ. Seuls ceux qui ont lavé leurs robes sont
autorisé à entrer par les portes dans la ville (Apoc. 22:14). Seuls ceux qui
vaincront deviendront des colonnes dans le temple de Dieu. Il n’y a qu’une
seule cité pour nous, la Nouvelle Jérusalem (Apocalypse 3:12). Le reste de
l'humanité se verra assigner sa place hors de la cité.
Le
puits d'eau symbolise l'eau vive (l'Esprit) que Christ donne, laquelle
conduit à la vie éternelle (Jean 4:14). Les femmes qui puisent l'eau
représentent l'Église. Dans les temps anciens, c’était la tâche de la femme
de puiser au puits pour sa famille. Durant le millénaire, l'Église partagera
la responsabilité de puiser l'eau de la vérité et de la vie pour la donner
aux nations. Nous, en tant que l’Église, puisons l’eau maintenant, étant
remplis de l'Esprit Saint (Actes 2:4, 13:52).
Tout
cela se produisit au soir, moment hautement symbolique : le travail cesse
(Ruth 2:17) ; les ouvriers reçoivent leur salaire (Deut. 24:15) ; les
sacrifices du soir sont offerts (Exode 29:38-42, Nom. 28:3-8), et l’impureté
rituelle prend fin (Lévitique 11:24-28). Isaac sort pour méditer (Genèse
24:63). Christ s’est retiré pour prier (Matthieu 14:23). Nous pouvons tirer
quelques parallèles à partir de ces textes.
Les
peuples des nations seront amenés au puits, leur labeur d'être attelés à
l'esclavage cessera (Gal. 5:1). Ils pourront participer au sacrifice de
Jésus-Christ, leur période d'impureté rituelle prendra fin. Ils viendront
méditer sur la parole de Dieu, élevant leurs prières comme un encens et
leurs mains comme l'offrande du soir (Ps. 141:2), dans un esprit de
miséricorde et de connaissance de Dieu (Osée 6:6).
Genèse 24:12 Et il dit : Éternel, Dieu de mon seigneur Abraham, fais-moi,
je te prie, rencontrer aujourd’hui ce que je désire, et use de bonté envers
mon seigneur Abraham !
Éliézer adresse sa prière à l’Unique Véritable Dieu, identifiant Eloah, le
Dieu Très-Haut, comme le Dieu d'Abraham. Abraham adorait l’Unique Véritable
Dieu. C’est à ce Dieu seul que nous devons prier, et à nul autre. Nous
demandons au nom du Fils, sans toutefois adresser nos prières au Fils
lui-même.
On
nous dit dans la Bible comment nous devons prier (Matthieu 6:9-13). Quand
nous prions pour les préoccupations des autres, plus que pour les nôtres, le
Père nous donnera tout ce dont nous avons besoin. Cela se réfère au fait de
chercher le Royaume en premier, et tout le reste nous sera donné (Matthieu
6:33). C'est une attitude de sacrifice de soi. C'est ce que Christ avait. Il
a donné sa vie pour nous. C'est le type d'esprit vers lequel nous devons
aspirer.
Genèse
24:13-14 Voici, je me tiens près de la source d’eau, et les filles des gens
de la ville vont sortir pour puiser de l’eau. 14 Que la jeune
fille à laquelle je dirai : Penche ta cruche, je te prie, pour que je boive,
et qui répondra : Bois, et je donnerai aussi à boire à tes chameaux, soit
celle que tu as destinée à ton serviteur Isaac ! Et par là je connaîtrai que
tu uses de bonté envers mon seigneur.
Éliézer posté près
du puits évoque les nombreuses Églises venues puiser l'eau à la source de
vie. Toutefois, l'Esprit (le serviteur) fait une distinction entre les
Églises (les femmes). L’Église doit manifester non seulement le témoignage,
mais aussi produire les fruits de l'esprit (Matt. 7:20). La femme qui dirait
: bois, et je donnerai aussi à boire à
tes chameaux,
possédait le témoignage. Le Royaume de Dieu est bâti à
partir de personnes désireuses de servir, et non de celles qui veulent être
servies. C'est ce que Dieu veut (Matt. 20:28).
Genèse 24:15 Il n’avait pas encore fini de parler que sortit, sa cruche
sur l’épaule, Rebecca, née de Bethuel, fils de Milca, femme de Nachor, frère
d’Abraham.
Dieu le Père connaît nos
besoins avant même que nous les exprimions (Matt. 6:8). La lignée de Rébecca
montre qu'elle était de la famille d'Abraham, mais plus important encore,
elle adorait le Dieu unique, en tant que descendante spirituelle.
Elle
est sortie. Cela se réfère à sa
sortie de sa famille et de ce monde. Elle accomplit son devoir en venant
puiser de l'eau, acte traduisant sa foi. Porter sa propre cruche démontre
qu'elle dispose des ressources et de la force nécessaires
de puiser elle-même l'eau, sans dépendre d'autrui.
Notre corps terrestre est
comparé à un vase fait d'argile (Ésaïe 64:8). À l'état naturel, l'argile
brute est rarement propre à la fabrication de poterie. Nous, en tant
qu'êtres humains dans notre état charnel naturel, ne sommes pas aptes à
hériter du royaume de Dieu (1 Cor. 15:50). L'argile est mélangée avec de
l'eau, puis tamisée pour éliminer les pierres et les particules plus
grosses. C'est par le moyen de l'Esprit Saint que nous pouvons être modelés
et transformés, ayant nos cœurs purifiés d'une mauvaise conscience et nos
corps lavés d'une eau pure (Héb. 10:22).
L'argile façonnée conserve sa forme et durcit sous l'effet d'une température
élevée, image des épreuves de l'affinage. Cette température élevée est
l’épreuve que nous traversons. Nous subissons
diverses épreuves, afin que le caractère authentique de notre foi, plus
précieux que l'or qui périt et qui est éprouvé par le feu, soit trouvé digne
de louange, de gloire et d'honneur lors de la révélation de Jésus-Christ
(1Pierre 1:7). Lorsque nous sommes éprouvés par le feu et affinés,
notre composition spirituelle change. Nous sommes alors conformés à l'image
de notre frère, Jésus-Christ (Romains 8:29), qui lui-même, ayant été éprouvé
par ce qu'il a souffert, est capable de nous secourir (Héb. 2:18), ayant été
rendu parfait (Héb. 5:9).
Genèse 24:16 C’était une jeune fille très belle de figure ; elle était
vierge, et aucun homme ne l’avait connue. Elle descendit à la source,
remplit sa cruche, et remonta.
Ce
verset se rapporte à la condition spirituelle avant le baptême.
Avant le baptême, nous devons manifester des
fruits dignes du repentir (Matt. 3:8). Le verset en question signifie un
point de démarcation chez la personne. La femme représente un
individu attiré par Dieu, et prêt à être donné au Christ.
Maintenant elle était
belle à voir.
Physiquement, Rébecca pouvait avoir été extérieurement belle. Mais nous
considérons l'intention spirituelle : la pureté intérieure. Le mot
maintenant se réfère à son état.
Si nous aimons Dieu de notre cœur et aimons notre prochain, nous sommes
maintenant considérés comme beaux.
Une
fois que nous commençons à manifester les fruits du repentir, et commençons
à observer les lois de Dieu, en connaissant qui est Dieu, nous sommes
considérés comme précieux aux yeux du Seigneur. Nous valons notre pesant
d’or (Jacques 1:25).
Aucun homme ne
l'avait connue.
Nous qui adorons l’Unique Véritable Dieu sommes dépeints comme des vierges
spirituelles (Apoc. 14:4). Nous qui aimons et obéissons à Dieu le Père, nous
L'adorons à travers Son fils Jésus-Christ. Si nous demeurons fidèles, nous
sommes considérés comme des vierges.
Dans
le contexte de la cérémonie du baptême, nous
descendons au puits ou dans un
grand bassin d'eau. Nous devons être entièrement immergés. Lorsque nous
remontons de l'eau, nous recevons
l'Esprit Saint (Actes 8:39). Ainsi, elle a vu la nécessité que son vase soit
rempli de l'eau du puits, l’Esprit Saint.
Dans
Matthieu, nous lisons le récit de l'Esprit de Dieu descendant comme une
colombe et reposant sur Christ (Matthieu 3:16). Cela visait à montrer que
Christ était ici dans la chair et qu’il avait reçu l'Esprit Saint dans cet
état.
Genèse 24:17 Le serviteur courut au-devant d’elle, et dit : Laisse-moi
boire, je te prie, un peu d’eau de ta cruche.
Et le serviteur courut à
sa rencontre —
c'est une continuation. Aussitôt que nous remontons de l'eau, nous sommes
rafraîchis, ou rencontrés par l'Esprit. L'Esprit nous conduit au baptême.
Avant le baptême, il œuvre avec nous, mais œuvre de l’extérieur. Après le
baptême par immersion et par l’‘imposition des mains’, l'Esprit entre en
nous et devient une partie intégrante de notre être.
Christ remonta hors de l'eau et
l'Esprit de Dieu descendit sur lui. Rebecca "remonta"
et le serviteur (l'Esprit de Dieu)
courut à sa rencontre. Le mot courut
représente la rapidité à laquelle cela se fit. Cela a été rapide, immédiat.
Nous recevons l'Esprit Saint et sommes donnés au Christ qui vit en nous
(Galates 2:20).
"Laisse-moi boire, je te
prie, un peu d'eau de ta cruche" (verset 17). Nous devrions toujours demeurer dans un état spirituel où
nous sommes en mesure d'aider les autres avec les mystères de Dieu. Nous ne
devrions jamais être à sec. Notre vase [spirituel] devrait être constamment
rempli de l'Esprit de Dieu.
Rebecca remplit sa cruche
et la replaça sur son épaule. Elle accomplissait sa tâche fidèlement,
efficacement et avec diligence. Nous avons reçu une mission à accomplir et
nous ne devrions pas nous laisser distraire de notre appel et de la tâche
qui nous a été confiée. Nous devons retenir fermement ce que nous avons,
afin que nul ne puisse prendre notre couronne (Apoc. 3:11).
Initialement Rebecca n'a pas offert à boire au serviteur. Elle a rempli sa
cruche et ensuite est partie chez elle. Nous devons parfois être prudents
quant à qui nous offrons à boire de notre cruche. Nous ne devrions pas jeter
nos perles devant les pourceaux (Matt. 7:6). Si un individu a soif de la
parole de Dieu, il vous demandera à boire, et nous devons satisfaire sa
soif. Ce n’est pas tout le monde qui veut boire à la source de vie. Mais si
une “personne a soif”,
alors nous devons l’aider et étancher sa soif de vérité.
Le
serviteur observa Rebecca tandis qu'elle remplissait sa cruche, de sorte
qu'il savait que celle-ci était pleine d'eau. Ceux qui nous entourent
doivent voir que nous sommes remplis d'un esprit différent, l'Esprit de
vérité. Il la regarda vaquer à ses occupations quotidiennes et constata
qu'elle était travailleuse et qu'elle accomplissait son devoir. De même,
lorsque les gens observent notre manière de vivre [mode de vie], ils se
sentent attirés vers nous, désirant une gorgée de l'eau du puits auquel nous
puisons.
Genèse 24:18
Elle répondit : Bois, mon
seigneur. Et elle s’empressa d’abaisser sa cruche sur sa main, et de lui
donner à boire.
Elle
a immédiatement dit "bois,
mon seigneur". Nous ne devons refuser personne qui s’enquiert du Seigneur.
Rebecca dépeint l'esprit de l'Église. Nous devons offrir notre aide avec
crainte et tremblement (Apoc. 22:17).
Rébecca estima le serviteur d'Abraham plus grand
qu’elle-même. En l'appelant "seigneur", elle s'humilia jusqu'à la condition
d'esclave ou de servante. Nous sommes appelés à nous entraider et à servir
les uns les autres dans l'amour (Gal. 5:13).
Nous pouvons également
voir qu'elle abaissa sa cruche à sa
main. Lorsque nous servons les autres, nous devons être capables
d'apporter notre aide de nos propres mains, pour ainsi dire [selon nos
propres moyens].
Rébecca ne tendit pas sa
cruche à Éliézer pour qu'il se serve lui-même ; elle la lui versa. Certaines
personnes ne sont pas assez expérimentées ou assez fortes dans la parole de
Dieu pour subvenir à leurs propres besoins spirituels. Nous devons le
reconnaître et édifier notre prochain là où nous le pouvons (Actes 20:32).
Le
Christ était notre seigneur et notre maître, et pourtant il a lavé les pieds
de ses disciples, un geste que nous devons accomplir chaque année lors du
Dîner du Seigneur, en sa mémoire (Jean 13:14). Il a ensuite donné sa vie
pour nous. Telle est l'attitude que le Père attend de nous (1Jean 3:16).
Le
Christ voyait que non seulement ceux qui sont appelés par le Père avaient
soif de l'eau vive, mais il prévoyait aussi que les nations (symbolisées par
les chameaux) auraient besoin de s'abreuver à la source de la vie. Il savait
qu'il lui faudrait donner sa vie afin que nous puissions recevoir l’Esprit
Saint du Père, que nous soyons Juifs ou Grecs.
Genèse 24:19 Quand elle eut achevé de lui donner à boire, elle dit : Je
puiserai aussi pour tes chameaux, jusqu’à ce qu’ils aient assez bu.
Rébecca montrait par là
qu'elle se souciait également des besoins des chameaux assoiffés. C'était
bien plus qu'un simple acte de bonté.
Proverbes 12:10 Le juste prend soin de son bétail, mais les entrailles
des méchants sont cruelles. (LSG)
Nous sommes appelés à être justes et devrions nous soucier de la vie et
du bien-être des autres. Parfaitement exprimé, cela revient à « tu aimeras
ton prochain comme toi-même » (Deut. 6:4). Christ n'est pas mort pour une
race particulière de personnes. Il est mort pour la race humaine tout
entière. Nous devons faire preuve de bienveillance envers tous sans faire de
discrimination, car il nous est ordonné d'aimer même nos ennemis (Matthieu
5:44).
Par l'amour qu'elle
manifestait envers cet étranger et ses bêtes, Rébecca veillait en réalité
sur son propre héritage. L'Église (Rébecca) veille sur son propre héritage
(les Nations). En aimant notre prochain dès à présent, nous prenons soin de
ceux qui seront ultimement confiés à notre garde (Apoc. 2:26-27).
Genèse 24:20 Et elle s’empressa de vider sa cruche dans l’abreuvoir, et
courut encore au puits pour puiser ; et elle puisa pour tous les chameaux.
Rebecca a
rapidement vidé sa cruche dans
l'abreuvoir. Nous devons toujours saisir les occasions d'aider les autres ;
nous ne pouvons permettre à ceux qui demandent des orientations spirituelles
de mourir de soif, et il nous faut agir sans tarder. Dieu a appelé des
hommes de toutes les nations, et nous devons faire de notre mieux pour
veiller à ce que tous puissent recevoir l'eau qui donne la vie, que Dieu
réserve en Son Fils Jésus-Christ (1Cor. 12:13).
Nous constatons qu'il n'y
a nulle distinction entre les purs et les impurs : Les chameaux d'Eliezer
ont reçu l'eau du même puits. Il nous a été fait don du même Esprit, bien
qu'avec des capacités et des dons divers.
Rébecca put remplir et
vider sa cruche à plusieurs reprises. Certaines personnes qui prodiguent
leur esprit au service des autres éprouvent de la difficulté à le renouveler
; toutefois, nous ne devrions pas nous lasser d’être au service des autres.
Nous devons être capables de déverser l'esprit de compassion et d'amour les
uns envers les autres.
Genèse 24:21 L’homme la regardait avec étonnement et sans rien dire, pour
voir si l’Éternel faisait réussir son voyage, ou non.
Nous pouvons déduire de
ce verset que l'homme représente ici Christ, puisque nous lui sommes
désormais remis et que nous avons été baptisés en son corps. Cela nous
démontre que seul le Père est omniscient. Le Christ ne connaît pas l'issue
de toutes choses ; seul le Père dans les cieux sait tout (Matt. 24:36).
Genèse 24:22-23 Quand les chameaux eurent fini de boire, l’homme prit un
anneau d’or, du poids d’un demi-sicle, et deux bracelets, du poids de dix
sicles d’or. 23 Et il dit : De qui es-tu fille ? dis-le-moi, je
te prie. Y a-t-il dans la maison de ton père de la place pour passer la
nuit ?
Le
fait de placer les deux bracelets aux poignets et de “l’anneau pour le nez”
— ou plus exactement d'un joyau pour le front (cf.
L'Origine du Port des Boucles d'Oreilles et des Bijoux dans les Temps
Anciens (No. 197)) — se rapporte au rachat de la personne
entière concernée ainsi qu'à l'accomplissement d'une expiation.
Nous
sommes définis par nos actions, ce qui implique invariablement la main,
symbole de la personne tout entière (Ps. 24:4, Actes 2:23). La main peut
désigner un groupe (“la main de mes ennemis”), (Ps. 31:15) ; une nation (“la
main des Égyptiens”), (Exode 3:8), ou servir à décrire une époque :
“Repentez-vous, car le royaume des cieux est à portée de main” (Matt. 3:2,
Matt. 4:17). La main décrit également la manière dont Christ a guéri :
“Jésus étendit la main et le saisit” (Matt. 14:31) ; “Ma fille vient de
mourir, mais viens pose ta main sur elle et elle vivra” (Matt. 9:18). Nous
utilisons aussi nos mains dans la prière (Genèse 14:22 LSG). La main
signifie faiblesse et force ; elle est utilisée pour la bénédiction (Genèse
48:14,17), et dans l’adoration (Lévitique 14:26,27).
Les deux bracelets,
représentant les mains gauche et droite, reflètent notre faiblesse physique
(gauche) et notre force spirituelle (droite).
Tant
les femmes que les hommes hébreux portaient des bracelets. L'église est
composée d’hommes et de femmes, et nous sommes des Juifs spirituels
(Hébreux) (Rom. 2:29). Le bracelet était un insigne de statut élevé ou de
royauté (2Samuel 1:10). Nous sommes faits pour être un sacerdoce royal
(1Pierre 2:9) de la maison de David. Le bracelet est fait de matières
précieuses, il rappelle que nous avons du prix aux yeux du Seigneur (Ps.
116:15 ; Ps. 35:17, NKJV). Ces bracelets sont en or, signifiant que le
Tout-Puissant sera notre or, c'est-à-dire nos richesses dans la foi (Job
22:25).
Dans
les temps anciens, les bracelets marquant l'importance sociale se portaient
au haut du bras, tandis que le bracelet de la femme ordinaire se portait au
poignet, comme aujourd'hui. On peut supposer que Rébecca reçut des bracelets
pour ses poignets, typiques des femmes ordinaires, afin de montrer que Dieu
utilise les faibles et les choses viles (ordinaires) pour confondre les
sages et les forts (1Cor. 1:27).
Le
poids de ces bracelets, dix sicles, équivaut au prix exigé pour le rachat
d'une femme âgée de cinq à vingt ans (Lévitique 27:1-5). Le Christ a payé ce
prix pour nous en donnant sa vie. Les bracelets et l’anneau se rattachent
également au rite de l'expiation (Nombres 31:49-50).
Genèse
24:24-25 Elle répondit : Je suis fille de Bethuel, fils de Milca et de
Nachor. 25 Elle lui dit encore : Il y a chez nous de la paille et
du fourrage en abondance, et aussi de la place pour passer la nuit.
Eliezer et Rébecca
appartenaient à la même foi. Nous qui sommes de la même foi ne devons pas
nous atteler à un joug étranger, et nous devons célébrer ensemble les fêtes
du Seigneur chaque fois que possible.
Genèse
24:26-27 Et l’homme inclina sa tête et adora le SEIGNEUR ; 27 Et
il dit : Béni soit le SEIGNEUR Dieu de mon maître Abraham, qui n’a pas privé
mon maître de sa miséricorde et de sa vérité. Moi étant en chemin, le
SEIGNEUR m’a conduit à la maison des frères de mon maître. (KJF)
Le serviteur exprime ici
sa reconnaissance envers Dieu. Il est manifeste qu'il a compris que ces
événements n'étaient pas le fruit du hasard et que Dieu le Père contrôlait
tout le processus. Il accorde ce qui est nécessaire et requis à ceux qui le
demandent ; nous devrions, nous aussi, rendre grâces en toutes choses.
Le
fait que le serviteur « fût en route » indique qu'il marchait sur la voie de
la vérité et qu’il était sur le chemin du salut. Lorsque nous remettons nos
voies entre les mains de l'Éternel, il affermit nos pensées (Proverbes
16:3). Christ conduit tous ceux qui lui appartiennent.
Genèse 24:28 La jeune fille courut raconter ces choses à la maison de sa
mère.
L'église garde la vérité qui lui a été confiée par l’Esprit Saint qui habite
en nous (2Tim. 1:14). Notre mission est de
proclamer la voie du salut (Actes
16:17). L'Église rend témoignage de Jésus-Christ tant à l’Israël physique
qu’à l’Israël spirituel.
Genèse
24:29-31 Rebecca avait un frère, nommé Laban. Et Laban courut dehors vers
l’homme, près de la source. 30 Il avait vu l’anneau et les
bracelets aux mains de sa sœur, et il avait entendu les paroles de Rebecca,
sa sœur, disant : Ainsi m’a parlé l’homme. Il vint donc à cet homme qui se
tenait auprès des chameaux, vers la source, 31 et il dit : Viens,
béni de l’Éternel ! Pourquoi resterais-tu dehors ? J’ai préparé la maison,
et une place pour les chameaux.
L’Israël physique voulait voir les richesses
matérielles de Dieu, avant de Le laisser entrer dans leurs cœurs (maison).
Laban n'était pas différent. Il ne se souciait pas des questions les plus
importantes de la loi, telles que la justice et la miséricorde et la foi
(Matt. 23:23). Il était plus intéressé à amasser les richesses terrestres,
plutôt que d’accumuler des trésors dans le ciel (Matt. 6:20). L'ancien
Israël savait qui était Dieu le Père, la loi lui ayant été transmise depuis
Adam.
Laban reconnaît les promesses de Dieu, à travers le
témoignage de sa sœur Rébecca. L’expression
“Ainsi m’a parlé l'homme,” renvoie
à la loi de Dieu transmise oralement. Sa sœur Rébecca
préfigure ici des
personnes telles qu'Énoch et Noé, à qui l'Esprit de Dieu parla par
l'intermédiaire de Son Ange, devenu plus tard l'homme Jésus-Christ (Actes
3:18-21).
Nous pouvons tirer quelques analogies simples de cette histoire
concernant sa relation avec la période précédant la Pâque. Le Christ envoie
ses disciples dans la ville, tout comme Éliézer se rend au puits fréquenté
par les femmes (Genèse 24:15). Christ a dit
“un homme va vous rencontrer portant
une cruche d'eau ; suivez-le dans la maison où il entrera.” (Luc 22:10)
— une scène
semblable à la rencontre d'Éliézer et de la femme portant une cruche d’eau
(Genèse 24:15), qu’il suit jusqu’à son domicile.
Les disciples de Christ ont demandé de passer la nuit là-bas et à côté de
la chambre d'invités (Luc 22:11). Eliezer a demandé s'il y avait une place
(chambre d'invités) pour lui et ses compagnons (les disciples).
Genèse 24:32
L’homme arriva à la
maison. Laban fit décharger les chameaux, et il donna de la paille et du
fourrage aux chameaux, et de l’eau pour laver les pieds de l’homme et les
pieds des gens qui étaient avec lui.
Christ est dépeint comme l'homme. Il est l’époux de l'Église
spirituelle. Pourtant, il est venu sous les traits d’un
serviteur. Christ, guidé
par l'Esprit Saint, savait où aller. Christ est venu
dans la maison où les disciples étaient présents dans la soirée
(Marc 14:17). Ce fut le moment où Eliezer a rencontré Rébecca et s'est
ensuite rendu à son foyer.
La paille et le fourrage fournis pour ses chameaux symbolisent la
nourriture de base, à l'instar du pain et du vin, que nous utilisons pour le
Dîner du Seigneur. La référence aux chameaux nous rappelle notre impureté
originelle avant le sacrifice du Christ, une analogie également employée par
le prophète Jérémie à l'encontre de ceux qui désobéissaient à l’Unique
Véritable Dieu (Jérémie 2:20-24).
L'eau fournie pour laver les pieds des
hommes qui étaient avec lui préfigure le geste accompli par le Christ la
veille de la Pâque, lorsqu’il a lavé les pieds de ses disciples,
les hommes qui étaient avec lui. (Jean 13:5). Si on regarde l’aspect
spirituel de ce verset, nous voyons que les chameaux représentent les
disciples également en tant que chefs de tribus, puis des nations dans leur
condition spirituelle impure.
Seuls ceux qui sont baptisés peuvent participer à la cérémonie du lavement
des pieds. Ceux participant au repas n’ont pas besoin d’être baptisés. Ceci
est extrait de donna de la paille et
du fourrage pour les chameaux. On nous montre très clairement que nous
sommes considérés comme spirituellement purs lorsque nous sommes baptisés et
prenons part à la cérémonie du lavement des pieds (1Pierre 2:10, Actes
11:9).
Genèse
24:33-34 Puis, il lui servit à manger. Mais il dit : Je ne mangerai point,
avant d’avoir dit ce que j’ai à dire. Parle ! dit Laban. 34 Alors
il dit : Je suis serviteur d’Abraham.
Ceci
décrit le comportement de Christ lors du dernier repas. Christ savait qu'il
ne pouvait pas manger le repas de la Pâque avec ses disciples, parce qu'il
était l'agneau pascal, immolé dès avant la fondation du monde (1Pierre 1:20
; Luc 22:14-16).
Christ déclarait qu'il en
mangerait avec eux lorsque tout serait accompli. De même, Éliezer ne
mangerait pas le repas jusqu'à ce que sa mission de trouver une épouse pour
Isaac soit accomplie.
En proclamant qu'il vient
au nom de son maître Abraham, Éliézer préfigure le Christ envoyé par Dieu le
Père, le serviteur n'étant pas plus grand que son maître (Matt. 10:24).
Éliezer, comme Christ, est venu au nom de son maître. Il n’a pas parlé de sa
propre autorité ni de sa propre volonté. Il a accompli la volonté de celui
qui l’a envoyé (Jean 6:38).
À l'instar du Christ,
Éliézer — symbole de l'Esprit Saint
— prêcha la bonne nouvelle du Royaume en exposant sa mission au foyer
familial et en relatant sa rencontre avec Rébecca (Genèse 24:35-49),
rappelant les récits des Évangiles du Nouveau Testament concernant la vie
des disciples aux côtés du Christ.
Christ révélait ainsi
l'évangile à la maison de Laban, attestant que les nations avaient
connaissance du plan de salut et que des serviteurs leur étaient constamment
envoyés pour révéler la volonté du Père.
Genèse
24:50-51 Laban et Bethuel répondirent, et dirent : C’est de l’Éternel que la
chose vient ; nous ne pouvons te parler ni en mal ni en bien. 51
Voici Rebecca devant toi ; prends et va, et qu’elle soit la femme du fils de
ton seigneur, comme l’Éternel l’a dit.
Christ a prouvé qu'il
était le Fils de Dieu. Il a accompli sa mission durant sa vie terrestre. Il
a accompli toutes les Écritures. Tout a été exécuté exactement comme Dieu
l'avait prédit par la voix de ses prophètes.
Genèse
24:52-53 Lorsque le serviteur d’Abraham eut entendu leurs paroles, il se
prosterna en terre devant l’Éternel. 53 Et le serviteur sortit
des objets d’argent, des objets d’or, et des vêtements, qu’il donna à
Rebecca ; il fit aussi de riches présents à son frère et à sa mère.
Rebecca est alors fiancée à Isaac, tout comme nous sommes fiancés au Christ,
parés telle une épouse.
Genèse 24:54 Après quoi, ils mangèrent et burent, lui et les gens qui
étaient avec lui, et ils passèrent la nuit. Le matin, quand ils furent
levés, le serviteur dit : Laissez-moi retourner vers mon seigneur.
Nous
pouvons conjecturer que les hommes qui ont partagé ce repas préfigurent ceux
qui participent à la cérémonie du Dîner du Seigneur. De même que les
disciples sont restés toute la nuit avec le Christ, cela nous indique que le
Dîner du Seigneur fait partie intégrante du Festival de la Pâque. Nous
devons commémorer cette nuit le 14e jour du Premier mois. Ils
sont tous restés ensemble comme nous le faisons un jour saint d'observance.
Christ est ressuscité d'entre les morts le samedi soir, après avoir passé
trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. Nous pourrions encore
spéculer avec les éléments suivants :
Puis ils se levèrent le matin - Christ est monté dans les cieux dans les
premières heures du dimanche. L'expression
“Renvoyez-moi
à mon maître”
représente Christ dans son état corporel ressuscité,
s’étant préparé à retourner auprès du Père. Christ désirait retourner à son
Dieu. Il avait été ressuscité, et devait maintenant être offert comme la
Gerbe Agitée, le matin. Il devait
représenter le premier des premiers fruits.
Genèse 24:55 Le frère et la mère dirent : Que la jeune fille reste avec
nous quelque temps encore, une dizaine de jours ; ensuite, tu partiras.
L'expression
“Que la jeune femme reste avec nous quelques jours”
introduit une séquence temporelle. Nous savons qu'un jour
est comme mille ans pour le Seigneur, et mille ans comme un jour (2Pierre
3:8).
Le
fait de prendre une épouse au sein de la famille d'Abraham s'est déroulé il
y a environ quatre mille ans. Ceux qui devaient constituer l'épouse, les
élus de Dieu, ont commencé à être appelés principalement à partir d'Abraham
(bien qu'il y en ait eu d’autres avant lui). L'épouse n'en était qu'à ses
balbutiements. Elle était jeune, donc une plus longue période était
envisagée. Cela nous montre que l'Église devait demeurer dans un corps de
chair pour une courte durée, équivalant en réalité à environ quatre mille
ans — deux mille ans de préparation et deux mille ans de phase d'appel.
La mention
Au moins dix, après cela
elle peut aller, nous indique que l'Église demeurera en ce monde
jusqu'à ce que tout soit accompli (le chiffre 10),
jusqu'à ce que le reste des élus soit complet.
Après cela, elle peut aller. Une fois tous les élus scellés, nous
pouvons aller, en tant qu'êtres
ressuscités, pour épouser symboliquement Christ.
Genèse 24:56 Il leur répondit : Ne me retardez pas, puisque l’Éternel a
fait réussir mon voyage ; laissez-moi partir, et que j’aille vers mon
seigneur.
Le
Seigneur Dieu ayant fait prospérer son voyage, le serviteur brûlait du désir
de retourner auprès d'Abraham. De même, le Christ désirait retourner vers
son Dieu ; ressuscité, il s'apprêtait à monter au ciel pour prendre
possession de son héritage en tant que premier-né des prémices.
Genèse
24:57-58 Alors ils répondirent : Appelons la jeune fille et consultons-la.
58 Ils appelèrent donc Rebecca, et lui dirent : Veux-tu aller
avec cet homme ? Elle répondit : J’irai.
La question posée à
Rebecca n'était pas de savoir si elle voulait épouser Isaac, mais plutôt sur
son départ. Ils lui dirent, nous
montre que Dieu le Père nous appelle individuellement et nous demande si
nous voulons suivre Christ. Il s'agit d'une décision personnelle, tandis que
le reste du monde a son propre appel.
Rébecca savait qu'elle
s'engageait dans une alliance de toute une vie. Lorsque nous sommes appelés,
il nous est offert d'entrer dans une alliance d'amour avec Dieu et le
Christ. Les chrétiens ne sont pas forcés contre leur gré à suivre le Christ.
Il nous est donné un choix. Dieu recherche des êtres disposés à tout
abandonner pour Lui et à s'unir à Son Fils, Jésus-Christ.
Genèse
24:59-61 Et ils laissèrent partir Rebecca, leur sœur, et sa nourrice, avec
le serviteur d’Abraham et ses gens. 60 Ils bénirent Rebecca, et
lui dirent :
Ô notre sœur, puisses-tu devenir
La mère de
milliers de myriades,
et puisse ta postérité posséder
les portes de ses ennemis !
61
Rebecca se leva, avec ses servantes ; elles montèrent sur les chameaux, et
suivirent l’homme. Et le serviteur emmena Rebecca, et partit. (LSG). (La
NRSV traduit la dernière phrase comme : ainsi le serviteur prit Rebecca, et
continua son chemin)
Puis Rébecca et ses servantes se levèrent.
Autrefois, nous étions considérés comme spirituellement morts (Éphésiens 2:5
; Col. 3:3). Dès notre baptême, nous recevons l'Esprit Saint, par
l’intermédiaire de Jésus-Christ
— une réalité illustrée par la Fête de la Pentecôte.
Nous sommes désormais sanctifiés.
Rébecca a été bénie comme la mère de milliers de
myriades, et sa postérité devait posséder les portes de ses ennemis. Cette
bénédiction devait se perpétuer à travers les nations issues d'elle. Par sa
descendance, les tribus dirigent les nations païennes, et tous les peuples
de la terre intègrent l'Église en tant qu'épouses du Christ dans l'Esprit
lors des Résurrections des Morts.
Nous lisons ensuite que Rebecca monta sur les chameaux (représentant les
nations), suivit l'homme symbolisant l'Esprit Saint, et se dirigea vers
Isaac, figure du Christ ressuscité.
Avant notre naissance, nous avons été sanctifiés
(Jérémie 1:5). Bien que nous vivions dans ce monde, nous n’en faisons pas
partie
— c'est pourquoi nous
montons sur les chameaux. Nous sommes mis à part, saints. Nous avons été
envoyés vers les nations, pour les guider vers Dieu, par le Christ, les
conduisant vers la grâce salvatrice en Christ.
Le fait que les
servantes de Rebecca se sont
levées avec elle indique que les étrangers sont également autorisés à
assister aux fêtes
(Jean 12:20 ; Actes 2:5-11). Nous sommes autorisés à avoir des gens à la
fête qui ne sont pas des membres baptisés du corps de Jésus-Christ. La
référence aux servantes nous rappelle que les femmes doivent assister aux
fêtes (1Samuel 1:3,9 ; Luc 2:41-42). Il a été compris par l'ancien Israël
que tant les hommes que les femmes et les étrangers résidant dans leurs
portes devaient assister aux fêtes. Par définition, cela s'étend aux élus en
tant que l'Israël spirituel. Bien que la Loi n'impose l'obligation qu'aux
hommes, les femmes, tout en pouvant en être dispensées temporairement pour
des motifs physiques, y sont pleinement attendues.
Nous sommes conduits hors de ce monde, en écho au
second Exode à venir. Rebecca représente l'Église spirituelle, et ses
servantes figurent la nation physique d'Israël. Elles
montèrent sur les chameaux, ce
qui montre que par le moyen des nations, nous retournerons dans notre patrie
d’origine, d’où nous avions été dispersés. Nous suivons Christ.
Dans l'expression
Ainsi le serviteur prit Rebecca.
Le verbe traduit par prit (SHD
3947) revêt plusieurs sens liés au destin de l'humanité : nous sommes
arrachés à un faux système, rachetés
à grand prix, pour Christ, étant
préparés pour le mariage. Nous
sommes sélectionnés, une
génération choisie, pour être
pris en union sacrée.
Ce
terme prit rappelle un concept
similaire émerger dans le récit de la création, dans le Jardin d'Éden, où le
Seigneur a pris une côte d'Adam.
Le même mot est utilisé, en ce qui concerne le verset de Genèse 24:61
‘Ainsi, le serviteur prit
Rebecca’.
Genèse
2:21 Alors l’Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui
s’endormit ; il prit une de ses
côtes, et referma la chair à sa place. 22 L’Éternel Dieu forma
une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers
l’homme. 23 Et l’homme dit : Voici cette fois celle qui est os de
mes os et chair de ma chair ! on l’appellera femme, parce qu’elle a été
prise de l’homme. (LSG)
Dieu
plongea Adam dans un profond sommeil pour lui façonner une épouse. Il
a pris une de ses côtes et fait
(rendu “construit” en hébreu) une femme. De cela, nous pouvons comparer la
sortie de l'église. De même, l'Église est extraite du genre humain
pendant qu'un sommeil spirituel pèse sur le monde. Nous savons que le
premier Adam a échoué, c’est pourquoi Christ est venu en tant que second
Adam. Tout comme Dieu a retiré une seule côte, nous sommes retirés du monde
pour devenir des membres individuels du corps du Christ (1Cor. 12:27).
Le
mot côte vient de SHD 6763 tsela
et a des applications diverses. La Version Autorisée le traduit par : 1.
côté, côte, poutre. 1A côte (de
l'homme). 1C
chambres ou cellules
latérales
(de [la] structure du temple).
Nous sommes ce temple de Dieu (1 Cor 3:17).
Genèse 24:62 Cependant Isaac était revenu du puits de Lachaï-roï, et il
habitait dans le pays du midi.
Christ est revenu
— c'est-à-dire qu'il a été créé et envoyé — par
le chemin du Père, qui est le
“puits de vie et
de vision” (Lachaï-roï). Car Eloah est la source de vie, L'Éternel, (1Tim.
6:16) qui veille sur Son juste, désirant que nous Le voyions aussi, quand
Christ revient (Actes 22:14).
Genèse 24:63 Un soir qu’Isaac était sorti pour méditer dans les champs,
il leva les yeux, et regarda ; et voici, des chameaux arrivaient.
Isaac était sorti pour méditer dans les champs au crépuscule. Nous pouvons
saisir une plus grande compréhension de cette séquence, quand on décompose
ce verset, pour obtenir une image plus claire. Pour saisir la portée de ce
verset, il convient d'analyser l'expression
était sorti.
(SHD 3318)
sortir,
partir. aller
de suite (à un endroit), procéder à
(ou vers quelque chose). 1a4
venir ou aller de l'avant (avec
un but ou pour résultat). faire
sortir, emmener.
1b2
apporter hors
de.
1B3 conduire hors
de.
1B4
délivrer. être
sorti ou
mis au monde.
Strong, J.
(1996). Enhanced Strong’s Lexicon
(H3318). Ontario: Woodside Bible Fellowship.
Christ est sorti du Père. Il a
quitté le ciel et s’est rendu
de suite (à une place), la
terre. Christ a alors procédé,
comme un agneau [mené] à l'abattoir. Par sa résurrection, il est devenu le
premier des premiers fruits, (vers
ou en direction de quelque chose)
se rendit vers le Père, devenant le moyen de salut (avec un but ou pour un résultat)
pour toute l'humanité. Christ a désormais la responsabilité de
faire sortir les gens, et de
les conduire hors de ce monde,
pour les
apporter
hors de l’obscurité, et les
emmener hors de la servitude, afin
de les
délivrer,
pour être mis au monde comme
une nation sainte.
Isaac sortit pour méditer dans les
champs, vers le soir. Nous devons examiner ce que signifie le verbe
"méditer". Cela provient de SHD 7742
suwach, traduit par "méditer"
une seule fois.
Ses sens incluent :
Méditer, ruminer, converser intimement
avec, s’entretenir, formuler une plainte. (Strong,
J. (1996). Enhanced Strong’s
Lexicon (H7742). Ontario: Woodside Bible Fellowship.)
En
développant chacun des termes qui composent cette notion de méditation, un
tableau se dessine :
1.
Réfléchir = penser, songer,
délibérer, considérer, peser
2.
S’entretenir = communauté,
communiquer, dialoguer, communauté de vie
3.
Parler = s’entretenir, exprimer,
discuter, raconter
4.
Se
plaindre = protester, critiquer,
trouver à redire
Nous
observons ici une séquence. Ce que nous pouvons en déduire concerne le
moment et l'objectif du retour du Christ. Le Christ ne pense qu'à
accomplir la volonté du Père ; il
reflète Son image. Il retourne vers la
communauté auprès de laquelle il a
résidé
— que l'on pourrait
appeler la communauté agricole comme étant l'humanité. Cette fois, il
va s'entretenir avec toute la race humaine, mais quand il
parle, ce sera avec une épée à
double tranchant. Christ vient pour sauver la planète. Il vient sous une
forme de protestation en raison de
notre manque d'obéissance, car il a trouvé à redire sur notre manière
de vivre.
Le
champ représente un lieu à l'écart des distractions. Lorsque nous méditons
et fraternisons ensemble lors des jours de culte, nous devons être capables
de penser, de réfléchir à la parole de Dieu et de communiquer entre nous,
dans un environnement préservé des distractions, des sollicitations et des
influences de ce monde.
Nous
savons qu'à son retour, le Christ reviendra à Jérusalem. Les chameaux qui
s'avançaient désignent désormais les nations rassemblées autour de
Jérusalem pour lui faire la guerre (Apoc. 16:12). De nombreux événements se
succèdent lors du retour du Christ.
Genèse 24:64 Rebecca leva aussi les yeux, vit Isaac, et descendit de son
chameau.
Nous
constatons que les nations sont attirées vers Jérusalem. À l'instar de la
parabole du figuier, nous sommes en mesure de voir ces événements se
dérouler. Ceux d'entre nous qui sont demeurés fidèles à Dieu et qui forment
le corps du Christ lèvent les yeux. Nul autre n'est mentionné — ni ses
servantes, ni les autres serviteurs —, ce qui se rapporte directement à
l'Église (Luc 21:27-28).
Il s'agit de notre rédemption, non de celle des nations. Le Christ vient
pour sauver les élus (Matt. 24:22).
Un autre aspect des
événements liés au retour du Christ se révèle alors : lorsque nous voyons le
Christ, nous descendons des chameaux, ou pour le dire plus précisément, nous
sommes ressuscités d'entre les nations.
Les
chameaux que nous chevauchons symbolisent les nations dans lesquelles nous
vivons. Seule Rébecca est descendue de sa monture, aucune autre
personne ne l'ayant fait, ce qui montre que nous sommes ressuscités
individuellement de chacune de nos nations d'origine. C'est précisément le
sens de ce passage : nous ne sommes pas tous regroupés sur un seul et même
chameau. Nous sommes dispersés parmi les nations, et il n'existe aucun lieu
de sécurité terrestre unique, sans quoi elle aurait été assise avec d'autres
sur une seule monture.
Le fait que Rébecca
leva les yeux a une signification. Elle savait qu'elle allait
épouser le plus riche des héritiers, et pourtant elle demeura humble. Sur
notre chemin, nous ne devons pas porter la tête haute dans l'orgueil, mais
l'abaisser dans l'humilité (Ésaïe 2:11).
Rappelons-nous que Rébecca n'avait jamais vu Isaac. Pourtant, en
l'apercevant dans les champs, elle est descendue de son chameau. Elle ne
l'aurait pas fait pour n'importe qui, elle qui avait demandé au serviteur
: "Qui est cet homme ?" Elle (l'église) savait qu'il s'agissait
d'Isaac (Christ).
Genèse 24:65 Elle dit au serviteur : Qui est cet homme, qui vient dans
les champs à notre rencontre ? Et le serviteur répondit : C’est mon
seigneur. Alors elle prit son voile,
et se couvrit.
Le
récit de Jean 6:15-20 explique comment le Christ vient à notre secours
lorsque nous sommes dans la tourmente. Lorsque nous nous trouvons au milieu
de nulle part, sans le moindre espoir, il marche sur les eaux pour nous
rejoindre et accomplit un miracle. Dès qu'il nous rejoint dans notre
détresse, nous sommes immédiatement conduits sur la terre ferme,
c'est-à-dire en lieu sûr.
De
même qu'Isaac a traversé les champs pour aller à la rencontre de Rébecca, le
Christ a marché sur les eaux pour nous rejoindre. Les disciples ont eu peur,
mais nous n'avons rien à craindre : Christ nous
reçoit volontiers. Nos jours de détresse sont révolus ; ils ont été
menés instantanément vers la terre de leur destination, tout
comme nous sommes conduits vers notre patrie spirituelle, Jérusalem. C'est
là que nous allons.
Genèse 24:65 Elle dit au serviteur : Qui est cet homme, qui vient dans
les champs à notre rencontre ? Et le serviteur répondit : C’est mon
seigneur.
Alors elle prit son voile, et se couvrit.
Le
mot hébreu désignant le voile (SHD
6809), issu d'une racine inutilisée, signifie "s'envelopper." On peut le
traduire par couverture ou manteau.
La bible American
Standard Version dit qu’elle prit son voile. Alors elle prit un voile et se
couvrit.
L'Église est figurée sous les traits d'une femme, et nous constituons
l'Église de Dieu. Comme nous l'avons lu, nous sommes des vierges
spirituelles. Elle manifeste de la modestie à la rencontre de son époux.
Lorsque Christ reviendra, nous serons ressuscités, et
prendrons le voile de la transformation en êtres spirituels. C’est
le voile dont nous nous revêtons : nos anciens corps mortels disparaissent,
et nous sommes transformés en fils de Dieu, en êtres spirituels. C’est notre
nouveau manteau. Nous ne sommes plus de chair et de sang, mais d'esprit.
Psaume 140:7 Éternel, Seigneur, force de mon salut ! Tu couvres ma tête
au jour du combat.
Ce jour est dépeint comme
un jour de bataille. C'est celui où Christ revient pour s'emparer de ce qui
lui revient de droit. Il le prendra par la force, car les démons ne le lui
céderont pas de bon gré. Nous trouvons du réconfort en sachant que notre
Dieu couvrira notre tête lors du retour du Christ. Notre tête symbolise
notre pensée et personnifie notre corps.
Genèse 24:66 Le serviteur raconta à Isaac toutes les choses qu’il avait
faites.
C'est par l'Esprit du
Père que toutes choses sont révélées (1Cor. 2:10). Le Père est en Christ, et
Christ en Lui (Jean 10:38).
Genèse 24:67 Isaac conduisit Rebecca dans la tente de Sara, sa mère ; il
prit Rebecca, qui devint sa femme, et il l’aima.
Isaac emmena Rébecca dans
la tente de sa mère, de même que nous sommes conduits par le Christ vers la
Nouvelle Jérusalem, la Mère de nous tous.
Le concept d’habiter dans
des cabanes (ou sous des tentes) visait à renforcer la dépendance absolue
d'Israël envers Dieu, alors qu'ils étaient étrangers dans le désert.
(Verset 67) ...Ainsi fut consolé Isaac, après avoir perdu sa mère. (LSG)
La
mère représente la nation physique d'Israël. Christ est issu de la tribu de
Juda (Matt. 2:1). La femme décrite dans l'Apocalypse dépeint l’Israël
physique (et spirituel) (Apoc. 12:13). L'Israël ancien n'a pas atteint le
salut dans sa globalité. Seules certaines personnes y parvinrent. Nous
pouvons qualifier cette ère comme étant « morte ». L'Église a ainsi apporté
la consolation au Christ.
Nous
pouvons affirmer par-là que le Christ a été consolé après la mort de sa
mère. Jérusalem a été détruite, et la Nouvelle Jérusalem viendra vers nous
en tant que la Cité de Dieu (voir
La Cité de Dieu (No. 180)).
Le Dernier Grand Jour représente le jugement du monde dans la justice et
l'élimination définitive du péché. Il symbolise la venue de Dieu sur la
terre et la Cité de Dieu unie dans la restauration finale. Cette
restauration finale est l’aboutissement ultime du plan de Dieu.
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