Les Églises Chrétiennes de Dieu

 

[183]

 

 

 

Le Végétarisme et la Bible [183]

 

(Édition 2.0 19961116-19991023-20090620)

 

Beaucoup de religions dans le monde embrassent le végétarisme comme un mode de développement religieux. Certains le voient comme un rite de purification. D'autres le voient, pour des raisons d'éthique, comme une réponse à la cruauté perçue contre les animaux. Cette étude retrace le végétarisme religieux du passé jusqu'au présent Christianisme. L'abstinence du vin est aussi discutée. Elle se rapporte à l’étude Le Vin dans la Bible.

 

Christian Churches of God

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(Tr. 2003, rev. 2015)

 

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Le Végétarisme et la Bible [183]

 

Beaucoup de religions dans le monde embrassent le végétarisme comme un mode de développement religieux. Certains le voient comme un rite de purification. D'autres le voient, pour des raisons d'éthique, comme une réponse à la cruauté perçue contre les animaux. Des religions, comme le Bouddhisme et l'Hindouisme, ont de telles prohibitions. Les premiers systèmes grecs pythagoriciens avaient aussi des tabous de purification à propos de la consommation de certaines viandes. Le Bouddhisme tend vers le végétarisme, et à des niveaux plus extrêmes, au végétalisme qui est une forme absolutiste de végétarisme qui s'abstient de la consommation des produits alimentaires provenant d'animaux, comme le lait, le fromage et les oeufs.

 

L'idée a été développée par étapes partout, autant en Inde Ancienne qu'en Égypte. Les concepts bouddhistes ont été introduits en Grèce par Pyrrhon d'Élis (c. 4ème siècle AEC) (Burnet, l'article Sceptics (Sceptiques), ERE, Vol. 11, p. 228). Pyrrhon est allé en Inde quand Anaxarque, le disciple de Métrodore de Chios, y est allé dans le convoi d'Alexandre le Grand (c. 326 AEC). Le noble Kshatriya, appelé Sâkyamuni ou Siddhrâtha ou Tathâgata (n. c. 560 AEC), avait donné la loi du Dharma à Sarnath vers environ 527 AEC ; il est ensuite devenu ce qui est maintenant reconnu comme Bouddha. Pyrrhon a écouté les gymnosophistes et les Mages en Inde. Il a ensuite habité des places solitaires et désertes (selon Antigonus de Carystus, tel qu'enregistré par Diogène Laërce (Laertius), ibid.) ; il n'était pas tellement un sceptique, mais un ascétique et un quiétiste. Il devrait être considéré comme la première influence bouddhiste à l'Ouest. Le Bouddhisme, bien sûr, n'était pas végétarien dans le passé et il y avait simplement une série de prohibitions alimentaires quant aux types de viandes qui ne devraient pas être consommés ; les catégories primaires étaient les éléphants, les tigres et les grands chats, les serpents et les humains. Ces catégories n'étaient pas directement pour l'ascétisme, mais elles y étaient reliées. Longtemps avant cela, Pythagore avait établi une école de philosophie qui a cherché à libérer l'humanité de la roue de la renaissance dans la doctrine de la transmigration. Cette vue était venue en Inde par les mêmes influences qui l'avaient emmenée en Grèce, du Nord avec les Celtes Hyperboréens et elles ont été vaguement nommées Scythiques (John Burnet, Early Greek Philosophy (Première Philosophie grecque), quatrième édition, Adam et Charles Black, 1958 ; Réimpression, p. 82, voir n. 2). La philosophie était en soi une purification et une façon d'évasion de la roue (Burnet (B), ibid., p. 83). La philosophie de la première période a nié l'existence de l'âme immortelle et il n'y a aucune place pour l’affirmation qu’une telle doctrine s’y applique. Socrate a été le premier à affirmer la doctrine de l'âme immortelle d'une façon rationnelle (Burnet, ibid., p. 84 et aussi Burnet "The Socratic Doctrine of the Soul" (La Doctrine Socratique de l'Âme), Proceedings of the British Academy (Mesures de l'Académie britannique), 1915-16, p. 235). L'ancienne religion n'était pas un ensemble de doctrines. Rien n'était exigé, sauf que le rituel devrait être exécuté correctement et avec une disposition d'esprit appropriée ; l'adorateur était libre d'en donner n'importe quelle explication qu'il lui plaisait (Burnet, ibid.). Ainsi, la religion d'Israël, comme un code écrit, était unique par rapport aux Grecs et à leurs systèmes associés. Il est aussi facile de voir comment l'ascétisme est devenu important pour un mouvement religion, qui était concerné avec la forme plutôt que le contenu du code écrit. Ce legs a été transmis au monde gréco-romain où le rituel a pris la place de la compréhension et la répétition, la place d'un enseignement informé.

 

Pythagore, le fils de Mnésarque, a passé le début de sa vie adulte à Samos. Il était éminent dans le règne de Polycrate (532 AEC). Il avait beaucoup en commun avec les systèmes orphiques et bachiques qui étaient présents en Égypte (bien que les Égyptiens n'aient pas cru du tout en la transmigration) ; de là, il a été suggéré qu'il y soit allé. Selon Timaios, il est allé en Italie en 529 AEC et il est demeuré à Crotone pendant vingt ans (Burnet, p. 89), se retirant à Métaponte (ibid., p. 91). Il était un Ionien et l'ordre a été, à l'origine, limité aux états achéens. Malgré ce qui pourrait être pensé à cause de leur ressemblance à la société orphique, Apollon et non pas Dyonisius était leur dieu en chef. C'était parce que la connexion de leur ordre était avec Délos. Il a été identifié avec Apollon Hyperboréus (Burnet, p. 90).

 

Nous savons que Pythagore était bien connu au cinquième siècle, tant comme un homme scientifique qu'un enseignant de l'immortalité. Il enseignait la doctrine de la transmigration et donc la doctrine a précédé le Bouddhisme. La structure est venue des Scythes en Inde et en Grèce. L'influence du Scythe Zalmoxis peut être une source des doctrines de Pythagore, bien que Zalmoxis l'ait précédé de plusieurs années. Il y a, cependant, une distorsion curieuse à l'ascétisme et à la purification de Pythagore. Il a introduit l'abstinence de certaines viandes, comme une partie des rituels de purification. Selon Aristoxène, il ne s'est pas abstenu de toutes les viandes en général. Cependant, les types interdits sont ceux directement établis comme les types purs, soit le bœuf et le bélier (Burnet, p. 93). Il était partiel aux porcs qui allaitaient et aux chevreaux tendres. Burnet note les commentaires d’Aristoxène quant au tabou sur les haricots, qui était une idée orphique qui peut avoir été adoptée par les Pythagoriciens (Burnet, p. 93 n. 5). Cette vue a peut-être été prise du Pythagorisme par le monde ancien, en général. Ces pratiques d'abstinence de la chair animale étaient associées avec les cultes des Mystères des systèmes Orphiques, Bachiques et Pythagoriciens. De là, elles semblent avoir pénétré le Gnosticisme d'Alexandrie et semblent certainement avoir pénétré le Christianisme suite à son apparition à Rome aussi. Nous examinerons ce processus plus tard.

 

Le point réel à être noté consiste en ce que les aliments purs sont interdits et les aliments impurs, dans le cas du porc, et le repas du jeune chevreau du culte du mystère (probablement bouilli dans le lait de sa mère est ici soutenu en contradiction directe à l'Écriture), sont interdits. Pythagore a enseigné la parenté des bêtes et des hommes. Burnet déduit que sa loi d'abstinence de certains types de chair était basée sur les tabous et non pas pour des raisons humanitaires ou ascétiques. C'est confirmé par un commentaire de Porphyry, Defence of Abstinence la Défense de l'Abstinence) où il dit que, quoiqu'ils se soient abstenus de la chair en règle générale, ils l'ont néanmoins mangée quand ils sacrifiaient aux dieux (Burnet, p. 95 n. 2 en référence à Bernays, Theophrastos’ Schrift über Frömmigkeit). Porphyry (V. Pyth. c15) a préservé une tradition à l’effet que Pythagore a prétendument recommandé un régime de chair pour les athlètes (Milo?). Burnet soutient que cette histoire doit être provenue en même temps et d'une façon semblable à celles mentionnées par Aristoxène. Bernays montre que cela vient de Héraclide de Pont (Theophr. Schr., n. 8 ; cf. Burnet, p. 95, n. 3). Selon Burnet, les néo-platoniciens ont essayé de retourner à la forme originale de la légende pythagoricienne et de trouver une explication à la reconstruction du quatrième siècle (ibid.).

 

Ils avaient un grand nombre d'abstinences superstitieuses et de choses à faire et à ne pas faire. Ils se sont abstenus des haricots, n'ont pas brisé le pain, n'ont pas mangé d'un pain entier et n'ont pas mangé le cœur (de leurs sacrifices). Les exemples de superstitions, comme ne pas toucher un coq blanc, ne pas franchir une barre transversale, ne pas remuer un feu avec un fer, ne pas arracher une guirlande, etc., sont trop nombreux pour les inscrire ici, mais ils peuvent être vu dans Burnet (ibid., p. 96).

 

Il n'y a aucun doute que ce concept était entièrement religieux et sélectif. Ils ont aussi vu la musique et l'astronomie comme des sciences sœur. Ils ont utilisé la musique pour purger l'âme et la médecine pour purger le corps. De telles méthodes de purifier l'âme étaient familières dans l'Orgie des Corybantes et expliquent, par conséquent, l'intérêt pythagoricien dans les Harmoniques (Burnet, pp. 97-98). L'influence de Pythagore sur Aristote est claire dans l'argument des trois vies du Théorétique, de la Pratique et de l'Apolaustique, répété par Aristote dans Éthique (voir aussi Burnet, p. 98). Son influence sur Platon ne devrait pas non plus être ignorée à cause des références apparemment indirectes à lui par Platon (cf., par exemple, Burnet, p. 188). Le dynamisme religieux de ce système a été aussi le premier à utiliser les mathématiques au-delà des besoins du commerce (le traité d'Aristoxène sur l'Arithmétique ; cf. Burnet, p. 99). Pythagore semble avoir produit l'étude des sommes des séries (Burnet, p. 104) et aussi déterminé les proportions de l'harmonie et de l'octave. (De la proportion harmonique 12:8:6, nous constatons que 12:6 est l'octave ; 12:8, le cinquième et 8:6, le quatrième ; cf. Burnet, ibid., p. 106).

 

Pythagore semble aussi avoir découvert que la terre était une sphère (Burnet, p. 111), ce que les Ioniens ont refusé d'accepter. Le point réel consiste ici en ce que nous avons affaire à un système théorique et religieux principal associé aux cultes du Mystère ; de ce système, le végétarisme a émergé à l'Ouest. Les dispositions des tabous eux-mêmes reflètent une contre relation avec les systèmes hébreux.

 

Les systèmes religieux de la Limite et de l'Illimité dans le Pythagorisme et leur opposition par des individus, comme Parménide, sont trop complexes pour les examiner ici, mais il y a une signification cosmologique dans la structure qui mérite un examen et une exposition plus en détail. La structure centrale était concernée par la déesse dont le nom, selon Aétius, était Ananké, la Détentrice des Sorts. On disait d'elle qu'elle dirigeait le cours de toutes les choses, incluant le cours fixé des étoiles. Elle est le début de toute union et de toute naissance et on lui attribue la création d'Éros, le premier de tous les dieux (Burnet, pp. 190-191). Nous avons affaire à la déesse Mère du Proche-Orient ancien, qui est apparue plus tard dans le Christianisme sous forme de Marie déifiée. Burnet est incertain de sa position dans le Mythe d'Er, cependant, il note que Théophraste aurait déclaré qu'elle a occupé une position à mi-chemin entre la terre et le ciel. Cette cosmologie est centrale au système. Burnet considère que la théorie des bandes, trouvée dans les premiers systèmes philosophiques, comme celle de Pythagore, a rapport à la Voie Lactée et nous voyons que cela est central aux doctrines gnostiques concernant l'âme et à sa progression au, et du ciel. Cela apparaît plus tard avec des systèmes de purification apparentés aux Mystères. Le Pythagorisme, comme les autres cultes du Mystère, avait une tradition orale développée par opposition à la loi biblique écrite. Cela rend les faits de la question difficile à traiter.

 

Ainsi, nous voyons l'opposition directe des temps les plus anciens à cet argument de l'abstinence de la viande. Premièrement, il est un rite direct des cultes du Mystère dans le contrôle du régime alimentaire. Deuxièmement, il est clairement relié à un anti-judaïsme ou réaction contre les lois de Dieu. Ce mécanisme de pensée d'accusation contre Dieu est à la base du raisonnement entier du végétarisme parmi les groupes religieux. Nous verrons que c'est évident et ce, même parmi ceux qui disent qu'ils appuient les lois de Dieu.  

La Position Biblique

 

Les catégories de prohibitions parmi les animaux sont inscrites dans l'étude Les Lois de l'Alimentation [015]. Les lois de l'alimentation sont directement reliées aux types d'animaux qui peuvent être mangés et ceux qui ne peuvent pas être mangés, conformément à la loi biblique. Depuis au moins le temps de Moïse, les lois avaient rapport au sacrifice et à la consommation de ces animaux qui tombent dans la catégorie permise (ou pure). Ces ordonnances ne sont pas simplement des suggestions ; elles sont des lois de Dieu qui détaillent, contrôlent et exigent en fait, dans le cas du repas de la Pâque du 15 Nisan, la consommation de viandes. Le système entier était centré sur un concept d'expiation pour le péché par un sacrifice de sang, ce qui représentait Jésus Christ ou le Messie.

 

Le Judaïsme autant que le Christianisme utilisent les mêmes textes à titre de références sur les viandes. Ces textes, à savoir l'Ancien Testament, dictent la consommation de viande. Certains éléments du Christianisme tirent des conclusions à partir des textes dans le Nouveau Testament, qui sont prétendument contraires à l'idée maîtresse de l'Ancien Testament. Ces affirmations sont examinées dans l'étude Les Lois de l'Alimentation [015] où il est démontré qu'elles sont fausses. D'autres sectes, comme les Adventistes du Septième Jour, font la revendication que le végétarisme est la vue biblique correcte. Ils le justifient en faisant des revendications quant au Jardin d'Éden et au système prédiluvien. Ces revendications ne sont pas nouvelles. Elles proviennent d'une forme anormale de Christianisme qui a existé dès les premiers jours de l'Église dans les éléments du Gnosticisme. Les vues ont été épousées par les sectes appelées Cathares ou les Puritains, qui ont embrassé d'autres doctrines gnostiques, comme le dualisme Manichéen. Parmi les Albigeois, les Cathares ont causé la persécution des Vaudois, qui observaient le Sabbat, ou Sabbatati, et ils ont été souvent confondus avec eux en raison de la persécution des deux groupes.

 

La consommation de viande et l'utilisation des animaux depuis Adam

 

Une grosse partie de l'erreur de la position concernant la consommation de viandes provient d'un malentendu de ce qui arrive dans le Livre de Genèse.

 

Genèse 2:4-25 Voici les origines des cieux et de la terre, quand ils furent créés.  5Lorsque l'Éternel Dieu fit une terre et des cieux, aucun arbuste des champs n'était encore sur la terre, et aucune herbe des champs ne germait encore : car l'Éternel Dieu n'avait pas fait pleuvoir sur la terre, et il n'y avait point d'homme pour cultiver le sol. 6Mais une vapeur s'éleva de la terre, et arrosa toute la surface du sol. 7L'Éternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l'homme devint un être vivant. 8Puis l'Éternel Dieu planta un jardin en Éden, du côté de l'orient, et il y mit l'homme qu'il avait formé. 9L'Éternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l'arbre de la vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal. 10Un fleuve sortait d'Éden pour arroser le jardin, et de là il se divisait en quatre bras. 11Le nom du premier est Pischon ; c'est celui qui entoure tout le pays de Havila, où se trouve l'or. 12L'or de ce pays est pur ; on y trouve aussi le bdellium et la pierre d'onyx. 13Le nom du second fleuve est Guihon ; c'est celui qui entoure tout le pays de Cusch. 14Le nom du troisième est Hiddékel ; c'est celui qui coule à l'orient de l'Assyrie. Le quatrième fleuve, c'est l'Euphrate. 15L'Éternel Dieu prit l'homme, et le plaça dans le jardin d'Éden pour le cultiver et pour le garder. 16L'Éternel Dieu donna cet ordre à l'homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; 17mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. 18L'Éternel Dieu dit : Il n'est pas bon que l'homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui. 19L'Éternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l'homme, pour voir comment il les appellerait, et afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l'homme. 20Et l'homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs ; mais, pour l'homme, il ne trouva point d'aide semblable à lui. 21Alors l'Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l'homme, qui s'endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. 22L'Éternel Dieu forma une femme de la côte qu'il avait prise de l'homme, et il l'amena vers l'homme. 23Et l'homme dit : Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! on l'appellera femme, parce qu'elle a été prise de l'homme. 24C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. 25L'homme et sa femme étaient tous deux nus, et ils n'en avaient point honte. (LSG)

 

Nous voyons dans le texte qu'il y a une séquence dans cette histoire concernant la création d'Adam et l'alimentation qu'on lui a donnée. Il a été créé avant que toute herbe ou produit alimentaire n’ait été créé dans le jardin, de la plantation spéciale du Jardin d'Éden (Genèse 2:7-8), par opposition au troisième jour de la création. Il semble donc avoir été alimenté pendant une période par un système de substitution. Cela n’est pas surprenant, puisque le processus d’adaptation de son système à l’alimentation solide s’est, sans doute, produit dans la même séquence que nous voyons chez un enfant normal en bas âge. Il a été créé en tant qu’homme, mais son système était néanmoins soumis à un ajustement.

 

Adam a eu à manger le produit des arbres du jardin et il a eu la responsabilité de s'en occuper. On lui a aussi donné du bétail. Le mot est DHS 929 behêmâh, qui signifie une bête ou un quadrupède. Le terme béhémot est dérivé de ce terme signifiant bœuf d'eau. Le terme behemah est appliqué d'habitude au bétail. C'est en contraste avec les bêtes sauvages qui sont nommées DHS 2416 chay, terme aussi utilisé à Genèse 1:30. Le texte à Genèse 2 explique la séquence de Genèse 1:20-31.

 

La supposition est faite, à partir du texte à Genèse 1:30, que tous les animaux avaient de l'herbe pour alimentation et que la création entière était végétarienne.

 

Genèse 1:24-31 Dieu dit : Que la terre produise des animaux vivants selon leur espèce, du bétail, des reptiles et des animaux terrestres, selon leur espèce. Et cela fut ainsi. 25Dieu fit les animaux de la terre selon leur espèce, le bétail selon son espèce, et tous les reptiles de la terre selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon. 26Puis Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. 27Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme. 28Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. 29Et Dieu dit : Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d'arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture. 30Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Et cela fut ainsi. 31Dieu vit tout ce qu'il avait fait et voici, cela était très bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le sixième jour. (LSG)

 

Notez de la Genèse 1:25 que Dieu a fait le bétail et les bêtes dès le commencement. Cette distinction a été faite et formée dans la création dès le commencement. Le processus de manger de la viande en est un d'un équilibre de produits chimiques. Les animaux impurs produisent des réactions chimiques qui décomposent leur chaîne alimentaire. Les équilibres chimiques ne sont pas convenables pour le corps humain. On l'explique dans l'étude Les Lois de l'Alimentation [015]. Ce que l'on n'explique pas, c'est qu'il y a un processus enzymatique, comme celui des enzymes des prédateurs ou des oiseaux, qui ne peut pas être consommé impunément par les humains. Il y a peu de doute qu'un équilibre a été établi dès la création pour tenir compte de la chaîne alimentaire. Dieu n'expérimente pas ou, comme Einstein a dit, Il ne joue pas aux dés.

 

Les commentateurs Rashi et Ibn Ezra soutiennent que, selon le verset 29, l'homme et la bête avaient le même régime alimentaire à la création. Ils soutiennent que l'homme avait eu l'interdiction de tuer des animaux pour son alimentation. Cela n'aurait été permis qu'après le déluge. Cette interprétation est fausse pour les raisons données ci-dessous. Les commentaires, comme celui de Moses Cassuto, d'Adam à Noé, quant au régime végétarien, sont une pure invention. Cette tradition a été établie à partir de textes isolés et sans archéologie. Les rituels de purification des cultes du Mystère ne peuvent pas être exclus comme influence sur ces individus par le Kabbale (Cabale). Les affirmations par des individus comme Joseph Albo que l'abattage d'animaux implique la cruauté, la rage et l'habitude de verser le sang innocent, sont une imputation directe et blasphématoire contre la nature de Yahovah élohim qui a introduit le processus (voir ci-dessous).

 

Dans cette séquence, nous voyons aussi une adaptation en séquence pour la création. La dernière créée a été Ève. Le processus de la chute est à Genèse 3. La séquence de l'histoire semble indiquer que le serpent avait des pieds jusqu'à ce moment-là. Genèse 3:13-24 montre la punition et le dialogue. Ce n'est pas une histoire simple.

 

Genèse 3:13-24 Et l'Éternel Dieu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela ? La femme répondit : Le serpent m'a séduite, et j'en ai mangé. 14L'Éternel Dieu dit au serpent : Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux des champs, tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie. 15Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon. 16Il dit à la femme : J'augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi. 17Il dit à l'homme : Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l'arbre au sujet duquel je t'avais donné cet ordre : Tu n'en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi. C'est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie, 18il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l'herbe des champs. 19C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. 20Adam donna à sa femme le nom d'Ève : car elle a été la mère de tous les vivants. 21L'Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des habits de peau, et il les en revêtit. 22L'Éternel Dieu dit : Voici, l'homme est devenu comme l'un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d'avancer sa main, de prendre de l'arbre de vie, d'en manger, et de vivre éternellement. 23Et l'Éternel Dieu le chassa du jardin d'Éden, pour qu'il cultivât la terre, d'où il avait été pris. 24C'est ainsi qu'il chassa Adam ; et il mit à l'orient du jardin d'Éden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l'arbre de vie. (LSG)

 

Le processus a été prévu par Dieu et ce, dès le commencement. L'Agneau a été tué et les élus ont été inscrits dans le livre de vie avant la fondation du monde (Apocalypse 13:8). Ainsi, Dieu avait prévu et pourvu pour cet événement. Notez que le serpent n'a pas été mis en doute. Sa culpabilité avait été démontrée. À partir du verset 14, nous voyons la distinction de nouveau entre le bétail et les bêtes sauvages des champs. Cela peut seulement signifier que dès le commencement, cette distinction a été faite pour montrer que l'intention était la consommation de viande. Le dialogue, concernant le serpent et la descendance des femmes, est une histoire spirituelle concernant l'emprisonnement de Satan.

 

Le commandement, aux versets 18-19, ne doit pas être interprété comme une limitation du régime alimentaire, mais plutôt des difficultés de la collection et du type. L'arbre de vie conférait l'immortalité et ainsi l'immortalité avait été niée à la création pour qu'elle soit corrigée et amenée dans une relation appropriée avec Dieu et l'Armée spirituelle. Les commentaires sont apparemment allégoriques.

 

La chose importante est l'action suivante de Yahovah élohim. Il tue ensuite du bétail et fait des vêtements de peaux pour l'homme et la femme. Sforno explique, à propos de la question de la nudité, que leurs actes de cohabitation étaient aussi innocents que manger et boire, puisque leurs actes étaient dans le service de leur créateur et non pas pour la satisfaction de leurs désirs (Soncino). Rashi soutient que le conseil alléchant de Satan a été réveillé quand il les a vus cohabiter sans dissimulation. Sforno considère le serpent comme un symbole pour le tentateur (Satan).

 

Les commentateurs rabbiniques ne comprennent pas les concepts qu'Adam est mort spirituellement en raison de sa désobéissance et, de là, la nécessité que le Messie meure comme sacrifice pour les péchés du monde.

 

Ici, nous avons la séquence dans laquelle Yahovah élohim a commencé le sacrifice d'animaux pour vêtir les humains. Aussi, l'abattage était ici purement utilitaire et il a commencé par Yahovah élohim, le subalterne de Psaume 45:6-7. L'utilisation domestique d'animaux a, par conséquent, été sanctionnée par Dieu et Jésus Christ depuis le début de l'histoire de l'homme. Aucun péché ne peut être attribué à Yahovah élohim dans cette action. Donc, l'action a été approuvée et établie pour l'humanité, et elle a été utilisée, comme nous le voyons de l’archéologie.

 

Cette utilisation du bétail ou des animaux domestiques est vue plus clairement dans l'incident de Caïn et Abel. Le bétail avait été mis en troupeaux et Abel était un éleveur nomade ou berger en tant qu’un gardien de brebis. Caïn était un laboureur de la terre. Caïn et Abel sont venus devant le Seigneur avec des offrandes. En conséquence, les sacrifices de moisson ont été institués avec Adam. Forcément, les festivals de moisson précèdent le Sinaï, comme le fait le Sabbat.

 

Abel a apporté les premiers-nés de son troupeau et le meilleur. Ainsi, l'offrande des premiers fruits et de la graisse des sacrifices a été établie dès le début. L'offrande de Caïn a été rejetée. Ainsi, la supériorité du sacrifice vivant a été établie ici. La vue que ces gens étaient végétariens est impossible à défendre. Genèse 4:7 impute le péché à Caïn dans le rejet de son offrande aussi. Le Targum traduit le texte par une paraphrase étendue.

 

Si vous amendez vos voies, vos péchés seront pardonnés ; mais si vous n'amendez pas vos voies, votre péché vous attend le jour du Jugement, car vous serez punis, si vous ne vous repentez pas ; Mais si vous vous repentez, vous serez pardonnés (Soncino).

 

Christ est le même hier, aujourd'hui et demain. Il est inconcevable qu'il établisse un système et le change immédiatement, qu’il interdise l'utilisation d'animaux et tue les animaux qu'il a mis à leur disposition pour vêtement, si l'intention de l'entente n'était pas continuelle. C'était en effet un système en cours. La gestion d'animaux, leur abattage et leur consommation étaient une caractéristique autant de la civilisation postdiluvienne que prédiluvienne.

 

Tout le système Adamique jusqu'à Noé a eu et compris la distinction entre les animaux purs et impurs. Adam et Abel l'ont comprise et elle était intacte au temps de Noé.

 

Caïn a tué Abel et la force des produits alimentaires de la terre lui a été niée. Le terme pour le sang est ici au pluriel. De là, les sangs d'Abel se sont écriés. Cela traite du sang d'Abel et de ses descendants potentiels (Rashi affirme qu'il a reçu tant de coups qu'il a saigné à mort, suite à ses blessures multiples).

 

Le conflit entre la création pré-Adamique, les descendants de Caïn, les descendants de Seth (le fils suivant d'Adam) et l'autre progéniture d'Adam, était en cours. Le conflit et le mal ont causé la décision d'anéantir complètement cet aspect de la création. Ce n'était pas une erreur de Dieu ; c'était le résultat de l'interférence de l'Armée dans la création dans une tentative de détruire le plan de Dieu. Une grande partie de la création a été perdue dans cette phase (Genèse 6:7,13).

 

La phase suivante est la conservation des animaux par l'entremise de Noé.

 

Noé a eu l'ordre de prendre deux animaux de chaque espèce dans l'arche et une ration commune de nourriture pour la consommation de tous les animaux dans l'arche. Cela ne signifie pas que tout le système prédiluvien a mangé la même alimentation que les animaux et qu'ils étaient végétariens. Ce que cela signifie, c'est que, pendant qu'ils étaient dans l'arche, le régime alimentaire de tous serait le même et il ne devait y avoir aucune mise à mort dans un espace restreint.

 

Genèse 6:17-22 Et moi, je vais faire venir le déluge d'eaux sur la terre, pour détruire toute chair ayant souffle de vie sous le ciel ; tout ce qui est sur la terre périra. 18Mais j'établis mon alliance avec toi ; tu entreras dans l'arche, toi et tes fils, ta femme et les femmes de tes fils avec toi. 19De tout ce qui vit, de toute chair, tu feras entrer dans l'arche deux de chaque espèce, pour les conserver en vie avec toi : il y aura un mâle et une femelle. 20Des oiseaux selon leur espèce, du bétail selon son espèce, et de tous les reptiles de la terre selon leur espèce, deux de chaque espèce viendront vers toi, pour que tu leur conserves la vie. 21Et toi, prends de tous les aliments que l'on mange, et fais-en une provision auprès de toi, afin qu'ils te servent de nourriture ainsi qu'à eux. 22C'est ce que fit Noé : il exécuta tout ce que Dieu lui avait ordonné. (LSG)

 

Genèse 7:1 et suivants continue à expliquer qu'il devait prendre sept paires des animaux purs et une seule paire des animaux impurs.

 

Genèse 7:1-3 L'Éternel dit à Noé : Entre dans l'arche, toi et toute ta maison ; car je t'ai vu juste devant moi parmi cette génération. 2Tu prendras auprès de toi sept couples de tous les animaux purs, le mâle et sa femelle ; une paire des animaux qui ne sont pas purs, le mâle et sa femelle ; 3sept couples aussi des oiseaux du ciel, mâle et femelle, afin de conserver leur race en vie sur la face de toute la terre. (LSG)

 

Il n'y a aucune suggestion que Noé ait eu besoin de se faire expliquer le concept de pur et impur, pas plus qu'il n'y ait suggestion qu'il n'ait pas été conscient de l'ampleur de la création à cet égard. La suggestion que ce texte indique que la consommation d'animaux a commencé après le déluge n'est pas supportée par la Bible, par la nature pastorale des fils d'Adam, ni de ce que nous connaissons de l'époque pré-diluvienne par l'archéologie.

 

Nous avons trouvé des restes humains de cette époque et de nombreux documents décrivant les types de personnes de l'époque. Il n'y a aucune évidence que les sociétés étaient végétariennes. En effet, l'évidence montre clairement qu'elles ne l'étaient pas. L'homme le plus vieux, trouvé dans la glace (dans les Alpes italiennes) de c. 3000 + AEC, avait des vêtements de peau, une hache à tête de cuivre et, selon toutes les indications, il était d'un village de chasseurs-cueilleurs.

 

Les apologistes végétariens pour cette ère ignorent toute l'évidence connue. Leurs affirmations sont contraires à la Bible et l'archéologie.

 

Nous savons de documents de l'Égypte ancienne que la viande et le gibier à plume, comme le pigeon, la colombe et l'oie, étaient consommés. Il y a des oies sur le tombeau d’Itet c. 2560 AEC dans l'Ancien Royaume. Les poulets n'ont été connus que durant le Nouveau Royaume et ils sont probablement seulement devenus communs pendant l'époque romaine (Baines et Malek, Atlas of Ancient Egypt (Atlas de l'Égypte Ancienne), Time-Life Books, 1994, pp. 8,19). Bien que l'agriculture par irrigation se soit faite dans ce qui est décrit comme la fin de la période Néolithique en Mésopotamie, il y avait une société de bergers nomades et de chasseurs-cueilleurs principalement consommatrice de viande avec l'évidence qu'ils recueillaient aussi les herbes comme céréales. L'agriculture était évidente plus à l'ouest dans la période prédynastique, de l'Égypte le long de la Méditerranée, mais il semble que les changements arides du climat aient forcé une concentration de gens dans la Vallée du Nil pour des buts agricoles (ibid., p. 14).

 

Tandis que le Nord de l'Afrique, à l'époque de l'Égypte prédynastique, a consisté principalement en chasseurs-cueilleurs ou en bergers, l'agriculture y avait été établie pendant l'Ancien Royaume. Il n'y a aucune évidence du tout que n'importe laquelle des civilisations de la Mésopotamie au Nord de l'Afrique était végétarienne. En effet, l'évidence exclut une telle affirmation. Suggérer que les fils d'Adam, à la différence de tous les autres bergers, étaient une race de bergers qui ont fait paître des animaux, mais ne les ont pas mangés est un raisonnement bizarre. La Bible est claire que le sacrifice a été établi avec Adam et employé par Abel. Il est clair que les catégories d'animaux purs doivent, par conséquent, avoir été établies. Dieu ne permettrait pas ou n'accepterait pas le sacrifice d'animaux impurs, comme nous le savons de la loi. Suggérer que la famille d'Adam ait eu des troupeaux, institué le sacrifice et ensuite jeté les sacrifices sans les consommer est si absurde que cela ne peut pas être pris au sérieux. De plus, la vie de berger nomade écarte le végétarisme comme un style de vie possible. D'ailleurs, le fil de fer barbelé et la maille n'avaient pas été inventés. Les offrandes agricoles de Caïn étaient moins acceptables pour Dieu. Les arguments avancés quant au végétarisme prédiluvien viennent de ceux qui ont eu peu ou pas d'expérience avec l'agriculture et la gestion d'animaux et qui ignorent les mots clairs des textes bibliques.

 

Noé et le Déluge

 

Noé a obéi à Dieu quand il a construit l'arche et y a placé les animaux, comme il en avait reçu instruction. Les catégories de bétail et de bêtes sont aussi utilisées dans le texte de Genèse 7:14 et suivants.

 

Le déluge a commencé le dix-septième jour du deuxième mois de la 600ème année de Noé. Le déluge a duré pendant quarante jours ou jusqu'au vingt-septième jour du troisième mois. Les eaux ne se sont pas retirées avant le premier Nisan de l'année suivante. Le vingt-sept Nisan de l'année suivante, la terre était sèche.

 

La première action de Noé après le déluge a été de construire un autel et de faire un sacrifice de chaque bête pure et de chaque volaille pure. Cette action a plu à Dieu. À partir de ce point, la promesse a été faite que, tant que la terre existerait, les moissons, les saisons d'ensemencement, le froid et la chaleur, l'été et l'hiver, le jour et la nuit ne cesseront pas.  

La Loi

 

Dieu avait établi les lois des premiers fruits avec Adam et elles ont été observées par Noé et sa progéniture. La rébellion, après le déluge, de Nimrod et du système babylonien n'a pas affecté l'intégrité de la loi. Abraham a reçu la promesse parce qu'il était un ami de Dieu. Ses gens sont allés en esclavage à cause des actions des patriarches en Palestine. Ils ont été multipliés par des épreuves et ils sont sortis dans l'Exode, sous Moïse, pour qu'ils puissent être Son peuple et une lumière pour les nations.

 

Dieu a sorti Israël de l'esclavage avec un sacrifice. Ce sacrifice a indiqué le Messie. Israël n'était pas alors, ni destiné à devenir végétarien. La loi entière des produits alimentaires et des premiers fruits a été redonnée à Moïse au Sinaï. Les lois de l'alimentation concernant les viandes sont trouvées à Lévitique 11 et Deutéronome 14. Les raisons et les prohibitions concernant ces lois sont couvertes dans l'étude Les Lois de l'Alimentation [015].

 

Le sacrifice concernait le sacerdoce d'Israël. Les affirmations quant au sacrifice par les philosophes juifs et les Kabbalistes, qui semblent inclure certains de leurs rabbins éminents, sont des affirmations qui attaquent nécessairement autant la nature de Dieu que la régularité du sacerdoce.

 

La phase suivante de ce processus rabbinique étrange de qualifier les instructions de Dieu concerne les injonctions à propos de l'enlèvement du sang. Les arguments en faveur du végétarisme, parmi les autorités rabbiniques, sont intéressants, mais ils ignorent l'idée maîtresse de la prophétie.

 

Les rabbins qui épousent ce plan végétarien semblent soutenir que :

 

1.      La mort est venue dans le monde à cause de la désobéissance d'Adam et Ève.

2.      La consommation de viandes n'a pas été faite avant Noé.

3.      L'humanité avait dégénéré énormément à ce moment-là.

4.      On a donné la permission de manger de la viande après le déluge.

 

Leur logique est que la permission de manger de la viande était seulement une chose provisoire. Les raisons pour ceci sont :

 

Il est inconcevable que le Créateur, qui avait projeté un monde d'harmonie et une voie parfaite de vivre pour l'homme, des milliers d'années plus tard, constate que ce plan était mauvais (R. Abraham Isaac Hacohen Kook, A Vision of Vegetarianism and Peace (Une Vision de Végétarisme et Paix), éditeur R. David Cohen).

 

La logique est correcte. La prémisse est incorrecte. Comme nous le savons, Dieu est immuable et le Messie aussi. Dieu ne change pas (Mal. 3:6). Christ est le même hier, aujourd'hui et demain (Hébreux 13:8). Le changement de la loi, mentionné à Hébreux 7:12, concerne la metathesis de la loi qui a établi le sacerdoce dans les élus, comme l'ordre de Melchisédek. Le changement a aussi concerné le sacrifice. Rien n'a été dit ou transmis quant à une élimination de la consommation de viandes ; en effet, le contraire est le cas.

 

Kook a une vue erronée qu'Adam et ses fils n'ont pas mangé de viande. Il voit ainsi que, logiquement, cela implique une inconsistance dans l'octroi et l'application de la loi de Dieu. Il suppose incorrectement que le végétarisme était le système au début. En conséquence, ce sera de nouveau le système à la fin. Il conclut que manger de la viande est, par conséquent, une aberration à moyen terme de Dieu. Il attribue ainsi à Dieu l'inconsistance qu'il cherche à éviter.

 

Ce processus de raisonnement anormal dans le Judaïsme continue avec le raisonnement de R. Samuel Dressner.

 

L'enlèvement du sang que kashrut enseigne est un des moyens les plus puissants de  nous rappeler constamment la concession et le compromis qu'est l'acte entier de manger de la viande, en réalité. De nouveau, il nous enseigne la révérence de la vie.

 

Moses Cassuto poursuit alors à la déclaration des plus absurdes :

 

Apparemment, la Torah était, en principe, opposée à la consommation de la viande. Quand on a permis à Noé et ses descendants de manger de la viande, c'était une concession conditionnelle à la prohibition du sang.

 

Un tel raisonnement, qui a attribué des caprices aux lois de Dieu, ignore l'idée maîtresse des sections concernées par la nature pastorale des fils d'Adam et montre une ignorance de la base scientifique des lois de l'alimentation. Le problème ici est au niveau de la connaissance de Cassuto, Dressner et Kook, non pas dans la logique et la consistance de la Torah. Cette tradition mystique vient des systèmes Oraux à l'extérieur de la loi de Dieu et qui est entrée dans la Kabbale en provenance des cultes du Mystère. Ces gens sont des végétariens qui cherchent à justifier leur aberration dans la Torah et ce, malgré la loi écrite et l'évidence contre le végétarisme. Ils pourraient peut-être avoir un peu plus d'excuse qu'un Chrétien pour de telles vues anormales, mais l'Esprit Saint a donné la direction claire concernant cette fausse doctrine à travers Christ et les apôtres.

 

Prophétie et Viandes

 

On a recours à Ésaïe pour appuyer un végétarisme millénaire sous le Messie.

 

Ésaïe 11:6-9 Le loup habitera avec l'agneau, et la panthère se couchera avec le chevreau ; le veau, le lionceau, et le bétail qu'on engraisse, seront ensemble, et un petit enfant les conduira. 7La vache et l'ourse auront un même pâturage, leurs petits un même gîte ; et le lion, comme le bœuf, mangera de la paille. 8Le nourrisson s'ébattra sur l'antre de la vipère, et l'enfant sevré mettra sa main dans la caverne du basilic. 9Il ne se fera ni tort ni dommage sur toute ma montagne sainte ; car la terre sera remplie de la connaissance de l'Éternel, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent. (LSG)

 

L'emphase est mise sur le fait que le lion mangera de la paille, comme le bœuf. Le veau et le jeune lion sont accompagnés par le bétail qu'on engraisse. Il ne se fera ni tort ni dommage sur toute la montagne sainte de Dieu. Deux choses sont évidentes ici. La place est Sion et le veau, le bétail et le bœuf sont mentionnés. Un bœuf est un taureau châtré et ainsi la gestion des animaux est toujours en vigueur. Le bétail est une bête alimentée pour la viande. Le mot est DHS 4806 merîy’, ce qui signifie du bétail alimenté ou engraissé. C'est le même mot trouvé à Ézéchiel 39:18. Cet arrangement à Ézéchiel est à l'Avènement et il continue ensuite (à Ézéchiel 40) à traiter de la restauration du sacrifice pendant le Millenium (Ézéchiel 40:38-43 ; 43:18-27; 44:6-8 ; 45:13-25 ; 46:1-8).

 

Ces offrandes auront lieu les Sabbats et les Nouvelles Lunes (Ézéchiel 46:3). Les sacrifices du peuple seront bouillis dans des cuisines mises à part dans ce but au Temple (Ézéchiel 46:24).

 

En plus de la viande du sacrifice, qui est cuisinée au Temple, les rivières seront établies à partir des eaux du mont du temple et le poisson y sera pêché à côté de la mer, de Guédi à Églaïm. Les marais et les marécages seront pour la collection du sel. En plus de ces viandes, il y aura des arbres sur les bords de la rivière. Les arbres seront de types divers et ils porteront des fruits chaque mois. Leurs feuilles seront pour la guérison des nations (Ézéchiel 47:9-12).

 

On peut ainsi voir le texte d'Amos 9:14 dans le contexte d'un large système et non pas de délinéation de types d'alimentation limités. De plus, Amos 9:13 montre la consommation de vin, comme une promesse du Millenium.

 

Amos 9:13-14 Voici, les jours viennent, dit l'Éternel, où le laboureur suivra de près le moissonneur, et celui qui foule le raisin celui qui répand la semence, où le moût ruissellera des montagnes et coulera de toutes les collines. 14Je ramènerai les captifs de mon peuple d'Israël ; ils rebâtiront les villes dévastées et les habiteront, ils planteront des vignes et en boiront le vin, ils établiront des jardins et en mangeront les fruits. (LSG)

 

On voit aussi la gestion animale impliquant la production de lait à Joël 3:18.

 

Joël 3:18 En ce temps-là, le moût ruissellera des montagnes, le lait coulera des collines, et il y aura de l'eau dans tous les torrents de Juda ; une source sortira aussi de la maison de l'Éternel, et arrosera la vallée de Sittim. (LSG)

 

Zacharie 14 montre très clairement qu'à la restauration millénaire les fêtes seront observées et les nations enverront leurs représentants à Jérusalem ou elles seront punies (Zacharie 14:16-19). Le texte poursuit en démontrant clairement le sacrifice et la consommation de viande pendant le Millenium, sous le Messie.

 

Zacharie 14:20-21 En ce jour-là, il sera écrit sur les clochettes des chevaux : Sainteté à L'Éternel ! Et les chaudières dans la maison de l'Éternel seront comme les coupes devant l'autel. 21Toute chaudière à Jérusalem et dans Juda sera consacrée à l'Éternel des armées ; tous ceux qui offriront des sacrifices viendront et s'en serviront pour cuire les viandes ; et il n'y aura plus de marchands dans la maison de l'Éternel des armées, en ce jour-là. (LSG)

 

Le texte de la Bible contient un message cohérent et clair de consommation sanctionnée de viande et ce, d'Adam jusqu'à la fin du Millenium. Dieu est constant et Son système est sûr et juste. Le végétarisme n'a aucune sanction dans n'importe quelle section de l'Ancien Testament. Les rabbins, qui en font la revendication, font ainsi malgré le message clair de l'Écriture. Leurs arguments sont des imputations contre les lois et la nature de Dieu. Ils sont, en fait, des accusations contre la justice et l'intégrité du Seigneur des Armées et du Messie.

 

Le Message du Nouveau Testament

 

Il est clair que Christ n'était pas végétarien. Il a observé la Pâque (Matthieu 26:17-19 ; Marc 14:12-16 ; Luc 2:41 ; 22:8-15 ; Jean 2:13,23 ; 6:4 ; 11:55 ; 18:28,39 ; 19:14), laquelle a nécessairement impliqué la consommation de viande (Exode 12:11-13) et était en soi la Pâque (Luc 22:11).

 

Les apôtres ont observé les lois de l'alimentation et mangé de la viande. Ainsi, il n'y a eu aucune élimination de la viande depuis la Pentecôte. Actes 10 a été utilisé pour essayer de montrer l'extension des catégories de viandes permises (consulter l'étude Les Lois de l'Alimentation [015]). Cependant, cela ne peut d'aucune façon être interprété pour permettre le végétarisme. En fait, l'explication de ce texte par Pierre montre que la conversion avait été offerte aux Païens comme Pierre l’explique lui-même.

 

Viande Sacrifiée aux Idoles

 

Le passage impliquant le plus des viandes concerne la viande sacrifiée aux idoles. Le texte, à Romains 14:1-4, est vu comme permettant la pratique du végétarisme dans le Christianisme, mais comme une forme plus faible de Christianisme. C'est une signification incorrecte. L'abstinence de la viande n'est pas ici pour les raisons données par les végétariens, qui sont des imputations contre Dieu. Les raisons sont ici basées sur la supposition que la viande peut avoir été sacrifiée aux idoles. Ainsi, l'abstention est pour empêcher la transgression de la loi quant à la consommation d'aliments sacrifiés aux idoles.

 

Romains 14:1-4 Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions. 2Tel croit pouvoir manger de tout : tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes. 3Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l'a accueilli. 4Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d'autrui ? S'il se tient debout ou s'il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l'affermir. (LSG)

 

Le texte dans Romains 14:6 a été étendu pour inclure une section qui n’est pas présente dans les textes anciens.

Romains 14:6 Celui qui a égard au jour, y a égard à cause du Seigneur ; et celui qui n’a pas égard au jour, n’y a pas égard à cause du Seigneur. Celui qui mange, mange à cause du Seigneur, car il remercie Dieu ; et celui qui ne mange pas, ne mange as à cause du Seigneur, et il remercie Dieu. (KJF)

 

Le texte et celui qui n’a pas égard au jour, n’y a pas égard à cause du Seigneur est omis des textes (voir Companion Bible, n. au v. 6). Le texte concerne les aliments sacrifiés aux idoles et s'ils sont ou non impurs. La position de l'église était que, si on l'ignorait, il était assumé qu'ils n'avaient pas été sacrifiés aux idoles. Les plus faibles dans la foi choisissaient de ne pas manger du tout pour ne rien faire contre ce que leur conscience leur dictait. Ainsi, cette forme d'abstinence n'était pas pour des raisons végétariennes, mais pour des raisons d'idolâtrie assumée. On considérait que cela rendait les viandes impures. Cette vue explique alors un texte de Paul, qui est un des textes auquel 2 Pierre fait allusion, qui est tordu pour la destruction de l'individu.

 

Romains 14:14-23 Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien n'est impur en soi, et qu'une chose n'est impure que pour celui qui la croit impure. 15Mais si, pour un aliment, ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l'amour : ne cause pas, par ton aliment, la perte de celui pour lequel Christ est mort. 16Que votre privilège ne soit pas un sujet de calomnie. 17Car le royaume de Dieu, ce n'est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit. 18Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes. 19Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l'édification mutuelle. 20Pour un aliment, ne détruis pas l’œuvre de Dieu. À la vérité toutes choses sont pures ; mais il est mal à l'homme, quand il mange, de devenir une pierre d'achoppement. 21Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s'abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse. 22Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu'il approuve ! 23Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu'il mange est condamné, parce qu'il n'agit pas par conviction. Tout ce qui n'est pas le produit d'une conviction est péché. (LSG)

 

Ce texte ne se réfère pas aux catégories de viandes pures et impures données dans la loi. S'il le fait, Paul ne peut pas être un apôtre de Jésus Christ. Nous savons scientifiquement que les catégories d'aliments reposent sur des bases solides. De plus, nous savons que l'église a observé les catégories de viandes pures et impures pendant des siècles. Après l'apostasie, l'église, à travers la persécution, les a observées et les observe toujours. Paul doit donc se référer au problème des aliments sacrifiés aux idoles. Autrement, il ne parle pas selon la loi et le témoignage (Ésaïe 8:20). Il parle ailleurs de produits alimentaires qui ont été conçus pour être reçus avec actions de grâces. Par conséquent, ce texte doit se référer à la catégorie des aliments sacrifiés aux idoles. Ceux qui se sont abstenus étaient faibles dans la foi. Il n'y a, cependant, aucune base pour cette forme d'abstention puisque de tels sacrifices ont cessé depuis des siècles.

 

L'Esprit Saint a donné à Paul une directive claire sur deux questions qui devaient être préservées en rapport à cela. Il s'est prononcé sur une des questions avant qu'il n'en ait reçu la directive et il s'est fait corriger pour son erreur. L'autre devait devenir un problème sérieux de l'Église de Dieu dans les derniers jours. En conséquence, cela a exigé la direction prophétique claire de l'Esprit Saint.

 

Les Doctrines de Démons des Derniers Jours

 

Les doctrines de démons des derniers jours sont discutées dans l'étude Les Doctrines de Démons des Derniers Jours [048]. Les deux doctrines affirmées par les démons dans les derniers jours concernaient le mariage et le végétarisme. Paul avait parlé du mariage, mais il était clair qu'il n'avait eu aucune directive de l'Esprit Saint sur la question. La fois suivante qu'il a parlé de ces choses, il avait vraiment une directive claire. Examinons les déclarations.

 

Dans sa lettre aux Corinthiens, Paul a donné un avis et il a dit que c'était juste cela, son avis ; il n'avait aucun ordre du Seigneur.

 

1Corinthiens 7:25-40 Pour ce qui est des vierges, je n'ai point d'ordre du Seigneur ; mais je donne un avis, comme ayant reçu du Seigneur miséricorde pour être fidèle. 26Voici donc ce que j'estime bon, à cause des temps difficiles qui s'approchent : il est bon à un homme d'être ainsi. 27Es-tu lié à une femme, ne cherche pas à rompre ce lien ; n'es-tu pas lié à une femme, ne cherche pas une femme. 28Si tu t'es marié, tu n'as point péché ; et si la vierge s'est mariée, elle n'a point péché ; mais ces personnes auront des tribulations dans la chair, et je voudrais vous les épargner. 29Voici ce que je dis, frères, c'est que le temps est court ; que désormais ceux qui ont des femmes soient comme n'en ayant pas, 30ceux qui pleurent comme ne pleurant pas, ceux qui se réjouissent comme ne se réjouissant pas, ceux qui achètent comme ne possédant pas, 31et ceux qui usent du monde comme n'en usant pas, car la figure de ce monde passe. 32Or, je voudrais que vous fussiez sans inquiétude. Celui qui n'est pas marié s'inquiète des choses du Seigneur, des moyens de plaire au Seigneur ; 33et celui qui est marié s'inquiète des choses du monde, des moyens de plaire à sa femme. 34Il y a de même une différence entre la femme et la vierge : celle qui n'est pas mariée s'inquiète des choses du Seigneur, afin d'être sainte de corps et d'esprit ; et celle qui est mariée s'inquiète des choses du monde, des moyens de plaire à son mari. 35Je dis cela dans votre intérêt ; ce n'est pas pour vous prendre au piège, c'est pour vous porter à ce qui est bienséant et propre à vous attacher au Seigneur sans distraction. 36Si quelqu'un regarde comme déshonorant pour sa fille de dépasser l'âge nubile, et comme nécessaire de la marier, qu'il fasse ce qu'il veut, il ne pèche point ; qu'on se marie. 37Mais celui qui a pris une ferme résolution, sans contrainte et avec l'exercice de sa propre volonté, et qui a décidé en son cœur de garder sa fille vierge, celui-là fait bien. 38Ainsi, celui qui marie sa fille fait bien, et celui qui ne la marie pas fait mieux. 39Une femme est liée aussi longtemps que son mari est vivant ; mais si le mari meurt, elle est libre de se marier à qui elle veut ; seulement, que ce soit dans le Seigneur. 40Elle est plus heureuse, néanmoins, si elle demeure comme elle est, suivant mon avis. Et moi aussi, je crois avoir l'Esprit de Dieu. (LSG)

 

Ce conseil de Paul était mauvais, mais il a été permis parce qu'il a servi un autre but. Il était correct dans l'esprit dans lequel il a été donné et il sert dans ce texte comme une remontrance pour ceux qui servent Dieu. De plus, c'est un passage édifiant pour ceux qui n'avaient aucun enfant et qui étaient des eunuques, en réalité ou pour la foi. Il y avait, à ce moment-là, un nombre considérable d'eunuques (le canon 21 des Canons Apostoliques, ANF, Vol. VII, p. 501 encourage leur ordination comme évêques). Donc, ce conseil était correct car il a servi à élever ceux qui étaient désavantagés dans l'église. De tels gens sont toujours dans la foi et ils ont assez de douleur pour leur perte et ils devraient être élevés dans leur service de Dieu. Cependant, ce n'était pas et ce n'est pas censé être une injonction contre le mariage dans l'église. L'Esprit Saint est intervenu parce que, dans les dernières années, cette question et une autre constitueraient un problème sérieux de la foi.

 

1Timothée 4:1-5 Mais l'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, 2par l'hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience, 3prescrivant de ne pas se marier, et de s'abstenir d'aliments que Dieu a créés pour qu'ils soient pris avec actions de grâces par ceux qui sont fidèles et qui ont connu la vérité. 4Car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté, pourvu qu'on le prenne avec actions de grâces, 5parce que tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière. (LSG)

 

Paul fait comprendre que l'Esprit a expressément dit que ces doctrines de démons existeraient dans les derniers jours. Nous les voyons maintenant à une plus grande échelle que jamais auparavant. Jusqu'à ce siècle, les doctrines de démons avaient rapport au célibat, comme il a été appelé parmi l'Église Orthodoxe et Catholique, les Gnostiques, les Montanistes, les Manichéens et les soi-disant systèmes Puritains ou Cathares. Le végétarisme et l'abstention d'alcool, par ailleurs, ont été limités aux Gnostiques, Montanistes, Manichéens, Cathares et leurs héritiers. Ces sectes avaient plus ou moins suivi l'Église de Dieu pendant des siècles et avaient souvent amené la persécution sur elle.

 

Ascétisme Gnostique

 

La doctrine des Ascétiques était à l'origine présente parmi les cultes des Mystères et par les Pythagoriciens est entrée la pensée Occidentale. L'influence des Mystères, au Nord de l'Afrique, est devenue évidente dans les groupes économiques et sociaux qui ont émergé à Alexandrie, comme une force opposée à la loi Judaïque. Ce système a été appelé le Gnosticisme, du terme gnosis ou connaissance, que ses adhérents ont revendiqué posséder par l'expérience mystique. C’était ascétique, comme l’étaient les mystères dans l'abstention de viandes. Une autre école de Gnosticisme s'est développée en Syrie, qui devait produire plus tard une série de penseurs ascétiques et anti-loi. Le plus célèbre de cette école est Simon le Magicien.

 

Les deux grandes écoles de Gnosticisme étaient celles d'Alexandrie et la syrienne. À l'école d'Alexandrie, qui a inclus Basilide, Valentin et les Ophites, nous voyons que le Platonisme et la théorie d'émanation ont prévalu. À l'école syrienne, qui a consisté en Saturnin, Bardesanes et Tatian, nous constatons que le Parsisme et le Dualisme ont prévalu.

 

Distinct de ces deux écoles était le système qui a surgi de Marcion en Asie Mineure. Schaff allègue que cette occurrence provient du legs de Paul et de son message d'évangile fort en opposition au légalisme (voir Schaff, The History of the Christian Church (L'Histoire de l'Église Chrétienne), Vol. 2, Eerdmans, Michigan, réimpression de 1987, p. 459). Schaff semble avoir mal compris le message de Paul à cet égard (consulter l'étude Les Textes des Œuvres de la Loi- ou MMT [104] et la série sur la Loi [252 à 263]).

 

Le Gnosticisme est apparu sous trois formes dépendant du système auquel il se greffait. Celles-ci sont les formes païennes, juives et chrétiennes. Ainsi, il n'est pas surprenant de trouver des auteurs juifs supportant les concepts ascétiques gnostiques à partir de l’Ancien Testament qui vont à l'encontre de l'idée maîtresse de la loi de l'Ancien Testament et de la prophétie. Cette intrusion a été effectuée par la Kabbale et elle est trouvée parmi leurs rabbins les plus éminents. Il ne devrait pas être surprenant que des prétendus auteurs juifs et des prétendus auteurs Chrétiens puissent construire des doctrines ascétiques autour de la Bible en employant improprement l'Écriture. Ils ne soutiennent pas les doctrines bibliques ; ils supportent leur système gnostique de parasites qui a syncrétisé les deux systèmes sur lesquels ils s'alimentent. Cette identification est très importante pour comprendre la nature insidieuse de leur théologie.

 

Schaff soutient que les Simoniens, les Nicolaïtes, les Ophites, les Carpocratiens, les Prodiciens, les Antitactes et les Manichéens appartiennent à une classe de Gnostiques qui paganisent. Il maintient que Cérinthus, Basilide, Valentin et Justin appartiennent à une classe qui judaïse et que Saturninus, Marcion, Tatian et les Encratites appartiennent à une division qui christianise (ibid., p. 460). Il note correctement que la distinction est seulement relative. Tous les systèmes gnostiques ont un caractère païen et ils sont essentiellement opposés au Judaïsme pur de l'Ancien Testament et au Christianisme du Nouveau Testament. Il dit :

 

Le Judaïsme des prétendus Gnostiques qui judaïsent est seulement une sorte apocryphe, qu'il ait la teinte alexandrine ou cabalistique (ibid.).

 

À la note 1 de la page 460, il trouve que Gibbon s'étend exclusivement sur leur caractéristique antijuive et leur fait exprimer sa propre aversion de l'Ancien Testament. Un point important consiste en ce que les éléments Kabbales, qui ont largement pénétré la philosophie juive, cherchent à influencer la théologie de l'Ancien Testament avec l'ascétisme et cela est répandu dans le Judaïsme.

 

Schaff a divisé les Gnostiques en trois divisions : les Gnostiques spéculatifs ou théosophiques, dans lequel il groupe Basilide et Valentin ; les pratiques et ascétiques (Marcion, Saturninus et Tatian) ; et les antinomiens, sous lequel il groupe les Simoniens, les Nicolaïtes, les Ophites, les Carpocratiens et les Antitactes.

 

Simon le Magicien est peut-être l'influence mystique la plus ancienne sur le Christianisme (Actes 8:4-24). Simon le Magicien a été baptisé par Philippe en Samarie autour de 40 EC (Ère Courante) et il a cherché à obtenir le pouvoir de l'esprit avec de l'argent et a été licencié par Pierre. Justin Martyr, lui-même un Samaritain, prétend que Simon était originaire de Gitthon, en Samarie (Apol. 1, 26). Il y avait une place mentionnée comme Gittai, maintenant appelée Kuryet Jit, près de Flavia Neapolis ou Nablus, la ville de Justin Martyr (cf. Schaff, p. 461, n. 2). Cependant, Josephus enregistre un magicien juif du même nom qui était originaire de Chypre et un ami du Procurateur Félix. Il semble qu'il ait été utilisé pour aliéner Drusilla de son mari, le roi Azizus d'Emesa, en Syrie. Félix espérait l'épouser (Antiquities of the Jews (Antiquités des Juifs) XX, 7, 2). L'histoire serait donc celle du mouvement de la Samarie en Syrie pour réaliser les buts du Procurateur. Le baptême dans l'église était apparemment juste un autre plan pour s'enrichir. Le terme simonie est toujours utilisé pour le trafic de positions dans l'église.

 

Simon s'est présenté comme une émanation de la déité et il a fait beaucoup de disciples en Samarie par sa sorcellerie. Il a semblé être un des premiers juifs mystiques, peut-être le précurseur du Kabbalisme, qui a fonctionné à l'extérieur des limites du pouvoir judaïque. Irénée l'identifie comme le maître et l'ancêtre de tous les hérétiques et des Gnostiques, en particulier. C'est, bien sûr, incorrect puisque le Gnosticisme était une force en Égypte longtemps avant cela. Il note qu'il était un Gnostique et très important au mouvement ; mais son Gnosticisme était un type primitif et rudimentaire. Il s'est déclaré une incarnation de l'esprit du monde créateur. On a déclaré sa compagne, l'ancienne prostituée Hélène de Tyr, l'incarnation de l'âme réceptive du monde. Ses adhérents l'ont adoré comme un génie rédempteur et ce, jusqu'au troisième siècle. Les principes et pratiques de la secte étaient immoraux. Justin Martyr enregistre que Simon a fait une telle impression sur le sénat romain et les gens qu'ils lui ont rendu un hommage divin et lui ont prétendument érigé une statue sur une île dans le Tibre (Apol. 1. 26, 56). Cet emplacement est incorrect et il confond le sujet de la statue trouvée en 1574 et inscrite avec les mots Semoni Sanco Deo Fidio sacrum etc., avec celle de Semo Sancus ou Sangus, une déité sabine-romaine qui lui était inconnue (cf. Schaff, p. 462, n. 1). Bien sûr, cela n'écarte pas l'érection d'un autre mémorial à Rome ; cela peut avoir été la raison de la répétition de l'erreur dans Irénée (Adv. Her. 1. 23, 1) et Tertullien (Apol. 13) et aussi par Eusébius. Schaff note qu’Hippolyte, qui a résidé à Rome, ne le mentionne pas (ibid.). Les Simoniens sont encore généralement mentionnés dans quelques écrits, comme un terme pour les Gnostiques. Les sectes antinomiennes seront discutées ailleurs. Ces sectes ont pratiqué l'immoralité et elles n'étaient pas, en règle générale, ascétiques dans le même sens que les groupes gnostiques plus larges ; elles n'ont pas survécu à cause de leurs styles de vie dégénérés.

 

Selon une tradition recueillie par Épiphane, le Gnostique Cérinthus était prétendument un Juif égyptien qui a étudié à Alexandrie, sous Philo. Cette tradition affirme qu'il était un des faux apôtres qui se sont opposés à Paul et qui ont exigé la circoncision dans l'église (Galates 2:4 ; 2Cor. 11:13).

 

Il se serait opposé à Jean qui, prétendument, a quitté un bain public en raison du fait qu'il pourrait s'écrouler tandis que Cérinthus était là. Cérinthus a enseigné la séparation de Jésus terrestre du Christ céleste qui est descendu sur lui. Cette vue tombe aussi dans celle de l'Antéchrist. Il était fortement Judaïque. Schaff essaye de le placer avec les Ébionites (ibid., p. 465). Cérinthus était aussi un chiliaste ou millénariste qui était centré à Jérusalem. C'est omis par Irénée, qui était lui-même un chiliaste, mais c'est enregistré par Caius, Dyonisius (dans Eusébius), Theodoret et Augustin (cf. Schaff, p. 466). Ces individus étaient les premiers types qui ont incorporé des éléments de la théologie de l'église, mais ils ont commencé à tordre leur interprétation dans des paradigmes gnostiques. Cérinthus ne pourrait pas être classé avec le noyau central des Gnostiques qui étaient fortement contre l'Ancien Testament. Il semble avoir essayé de l’affaiblir par la proximité, mais a aussi utilisé des détracteurs parmi les soi-disant orthodoxes postérieurs. Cela a produit les déviations de la fin du premier siècle.

 

Les enseignants gnostiques du deuxième siècle ont commencé pendant le règne de l'empereur Hadrien (117-138 EC) avec le premier des systèmes bien développés, celui de Basilide. Son système était monothéiste plutôt que dualiste, mais les auteurs postérieurs essayent de le présenter comme dualiste.

 

Basilide a produit une vue théorique de Christ qui s'est développée plus tard en un triple Christ. Christ était considéré comme le fils du premier archon, le fils du second archon et le fils de Marie. La réconciliation des fils de Dieu à l’être qui était Dieu au-delà de l'existence a été effectuée par la production de Christ à partir de ces archons qui étaient subalternes à Lui. Ses disciples étaient prétendument quelque peu débauchés et ils ont corrompu le système de leur fondateur. Ce groupe est resté en Égypte jusqu'au quatrième siècle. Selon Sulpiciens Severus, certaines de ses doctrines ont été apportées en Espagne par Marcus de Memphis (cf. Schaff, p. 472).

 

Ce groupe avec les Ophites, les Perates et les Valentiniens faisaient souvent référence à l'Évangile de Jean avant le milieu du deuxième siècle.

 

Valentin est considéré être le plus important des théoriciens gnostiques. Irénée a dirigé son travail contre Valentin. Hippolyte prétend aussi qu'il était un Platonicien et un Pythagoricien (Schaff, p. 472-3). Il venait aussi d'une famille juive égyptienne et il a étudié à Alexandrie (Epiph. Her. XXXI. 2 ; cf. Schaff, p. 473). Il a rompu avec l'église orthodoxe par ambition, selon la conjecture de Tertullien. Il est allé à Rome où il a été un enseignant public pendant le pontificat de Hyginus (137-142 EC) et il y est resté jusqu'au pontificat d'Anicet (154 EC) (Iren. III, 4,3). Les Valentiniens étaient enracinés avant 140 EC et ils sont mentionnés par Justin Martyr (Syntagma contre toutes les Hérésies, perdue, mais notée dans  Première Apologie). Comme centre de l'empire, Rome était devenue le centre de toutes les sectes et des hérésies. Valentin ou Valentinus a été parmi les premiers Gnostiques qui ont enseigné à Rome avec Cerdo et Marcion. Cela a eu un effet significatif sur certains aspects de la théologie Chrétienne. Il a été excommunié et il est mort à Chypre vers 160 EC (Schaff, p. 473). Schaff croit que l'église était trop bien enracinée pour être affectée, mais il argumente du point de vue de la vision orthodoxe moderne. Les changements survenus entre le temps de Hyginus et Anicet sont très significatifs. La théologie de Valentin essaye d'utiliser le diagramme biblique du conseil des trente, qu'il arrange comme trente éternités provenant de l'abîme. Christ et Sophia ou l'Esprit Saint sont les derniers des trente.

 

L'école de Valentin se divise en deux branches ; une orientale et une italienne. Axionicos ou Ardesanes (Bardesane) a enseigné un corps pneumatique et céleste de Jésus Christ, parce que la Sophia ou l'Esprit Saint est venu sur Marie. L'école italienne, sous Héraclion et Ptolémée, a enseigné que le corps de Christ était psychique, et pour cette raison l'Esprit est descendu sur lui à son baptême. Cette secte est venue plus près de l'orthodoxie avec ses descendants qu'avec le maître. Ici, nous voyons la syncrétisation des systèmes.

 

Origène les accuse même de ne pas être assez allégoriques dans leur exposition de l'Évangile de Jean (Grabe, Spicil. II. 83-117 ; cf. Schaff, p. 479, n. 2). Dans l'Épître à Flore, Ptolémée affirme que la création du monde et l'Ancien Testament ne peuvent pas provenir du Dieu très haut. Il fait appel à la tradition apostolique et à Jean 1:18 à cet égard. Dieu seul est Bon (Matthieu 19:17) et, de là, Il ne peut pas être le créateur d'un monde aussi mauvais. Cette vue démontre un manque de connaissance de l'Écriture de leur part et de ceux qui épousent la foi Chrétienne en général, même au début.

 

Un autre disciple de l'école valentinienne, Marcos, qui a enseigné en Asie Mineure et en Gaule durant la deuxième moitié du deuxième siècle, a greffé le symbolisme numérique pythagoricien et kabbaliste aux théories gnostiques de l'école. Le Syrien Bardesanes et son fils Harmonius, tous les deux d'Édesse, sont crédités pour être les pères de l'hymnologie syrienne et ne montrent aucune trace de dualisme dans leur cosmologie.

 

La théorie gnostique a émergé généralisée dans son antijudaïsme et sa critique biblique avec Marcion. Il a été le précurseur de l'opposition rationaliste à l'Ancien Testament et aux Épîtres Pastorales. Il n'a pas compris l'harmonie de la révélation de la Bible et il a placé Christ en conflit avec toute la révélation précédente. Cette vue a été un précurseur au Christianisme moderne orienté sur le Nouveau Testament, lequel ne comprend pas les lois de Dieu, ni ne voit en elles aucune nécessité logique ou pertinence.

 

Schaff soutient que Marcion

 

représente une tendance antijuive extrême et pseudo pauline et un supranaturalisme magique, qui, dans l'ardeur fanatique pour un Christianisme primitif pur, annule toute l'histoire et tourne l'évangile dans une apparence brusque, artificielle, semblable à un fantôme (p. 483).

 

Marcion, le fils de l'évêque de Sinope à Pontus, a été excommunié par son père. Il est allé à Rome au milieu du deuxième siècle (c. 140-155 EC). Ainsi, Rome est devenue le centre du Gnosticisme, bien qu'elle n'ait produit aucune des écoles. Il a été considéré par Irénée, Justin Martyr et Polycarpe, comme l'hérétique principal de l'époque. Il a affirmé deux ou trois forces primitives. Le Dieu bon ou gracieux, que Christ a d'abord fait connaître ; la mauvaise matière, gouvernée par le diable et à laquelle le paganisme (Schaff) appartient ; et le créateur juste du monde, qui est le Yahovah limité, imparfait et fâché des Juifs. Schaff comprend que quelques auteurs réduisent les principes de Marcion à deux. Marcion a rejeté la théorie d'émanation païenne, la tradition secrète et l'interprétation allégorique des Gnostiques. Il n'a aucun Plérôme, Éternité, Dynamique, Syzygie ou Sophia souffrante dans son système. Il exclut la croissance graduelle et tout est non préparé, soudain et brusque. Son système était plus critique et rationaliste que mystique et philosophique (Schaff, p. 485). Il considérait que le Christianisme n'avait aucune connexion avec le passé, que ce soit juif ou païen. Christ n'est pas né, mais il est descendu soudainement à Capharnaüm, la quinzième année de Tibère, comme le révélateur du bon Dieu qui l'a envoyé. Il n'aurait eu aucune connexion avec le Messie de l'Ancien Testament, bien qu'il se soit appelé le Messie par compromis (Schaff, p. 486). Ils permettaient aux femmes de baptiser et ils ont enseigné le baptême par procuration pour les morts (Schaff, p. 487).

 

Malgré le fait qu'il fût un antinomiste violent, Marcion épousait les doctrines gnostiques classiques de l'ascétisme.

 

Marcion a enseigné et pratiqué l'autodiscipline ascétique la plus stricte, qui était dégoûtée non seulement de toutes les festivités païennes, mais même du mariage, de la chair et du vin. (Il a permis le poisson). Il ne pouvait trouver le vrai Dieu dans la nature pas plus que dans l'histoire. Il a admis des personnes mariées au baptême seulement par un vœu d'abstinence de toutes relations sexuelles (Tertullien I. 29; IV. 10, tel que noté par Schaff, p. 486).

 

La secte de Marcion s'est répandue en Italie, en Égypte, dans le Nord de l'Afrique, à Chypre et en Syrie. Ses disciples, qui ont inclus Prepo, Lucanus (l'Assyrien) et Apelles, ont adouci l'approche antagonique au paganisme et au Judaïsme, probablement pour les influencer. Leur moralité sévère et leur acceptation facile de la persécution en ont fait un danger pour l'église (voir Schaff, p. 487). Ils ont persisté pendant le cinquième siècle, malgré le fait que Constantin ait interdit leur liberté d'adoration. Ils existaient au septième siècle, quand le concile de Trullan de 692 a jugé approprié de prendre des dispositions pour leur réconciliation (Schaff, ibid.). Nous entendons ensuite parler de la forme de leur discipline environ deux cents ans plus tard, où il a été reconnu qu'elle était enracinée depuis une longue période de temps (voir ci-dessous). Le système a donc été continu au cours des siècles.

 

Les Manichéens

 

Un autre des systèmes Chrétiens qui ont été ses vrais héritiers était celui des Manichéens, bien que l'orthodoxie ait aussi hérité quelques aspects de ses enseignements.

 

Les Gnostiques ont enseigné que la matière était intrinsèquement mauvaise. Le motif à la base du Gnosticisme était d'éliminer les lois du Dieu de l'Ancien Testament. Seul le Nouveau Testament avait de la validité et le canon incluait d'autres textes qui étaient d'une nature extraordinaire.

 

Le dualisme tant du Gnosticisme que des sectes Chrétiennes des Manichéens et des Cathares ou Puritains qui les ont suivis, consistait en deux groupes ; à savoir les fils de la lumière et les fils de l'obscurité. Satan et le royaume de l'obscurité ont fait un assaut sur le royaume de la lumière. Selon eux, Adam, qui avait une forte étincelle de lumière, et Ève sont la création de Satan. Caïn et Abel étaient les fils conçus par Satan et Ève (c'est-à-dire, Ève a péché avec Satan), mais Seth était l'enfant d'Adam et Ève et, de là, plein de lumière. Ils ont été forcés dans cette situation parce qu'Abel était un berger et, de là, un mangeur de viande ; de ce fait, il ne pouvait pas être un enfant de lumière.

 

Parce que toute la matière était mauvaise, ils maintenaient que c'était seulement par l'ascétisme strict qu'un individu pouvait purger le corps de ce mal intrinsèque. Ils ont enseigné l'abstinence de toutes les viandes animales et l'abstinence de l'alcool. Parce que l'Ancien Testament sanctionnait et réglementait cette consommation, il était aussi l'œuvre du mauvais Dieu des Juifs. L'idée maîtresse à la base était une attaque contre le Dieu de l'Ancien Testament et le renversement de la loi.

 

La première Église a été totalement opposée aux fausses doctrines concernant le végétarisme et l'abstention du mariage et du vin. Dans le canon apostolique, qui est ajouté au huitième livre de la Constitution des Saints Apôtres, les règlements concernant la direction de l'église dans la plupart des questions sont donnés concernant autant le ministère que les laïcs Chrétiens. L'utilisation du vin est discutée dans la Constitution au Livre VIII, Ch. XLIV. À propos de l'abstinence :

 

Le canon 51 (Ante-Nicene Fathers (Pères d'Avant-Nicée), Vol. VII, p. 503) dit :

 

Si un évêque ou un ancien ou un diacre ou, en effet, n'importe qui du catalogue sacerdotal s'abstient du mariage, de la chair et du vin, pas pour son propre exercice, mais parce qu'il a en abomination ces choses, oubliant que "toutes les choses étaient très bonnes" et que "Dieu a fait l'homme et la femme," et abuse de la création de façon blasphématoire, qu'il soit réformé ou enlevé et rejeté de l'Église ; La même chose pour un laïc.

 

Le canon 53 (ibid.) dit :

 

Si un évêque ou un ancien ou un diacre ne prend pas de la chair ou du vin les jours de festival, qu'il soit enlevé, comme "ayant une conscience endurcie" et devenant une cause de scandale pour plusieurs.

 

Le canon 63 dit :

 

Si un évêque ou un ancien ou un diacre ou, en effet, quiconque du catalogue sacerdotal mange la chair avec le sang de sa vie ou celle qui est déchirée par des bêtes ou qui est morte d'elle-même, qu'il soit enlevé ; car la loi elle-même a interdit cela. Mais s'il est un des laïcs, qu'il soit suspendu.

 

Le canon 64 dit :

 

Si n'importe lequel du clergé jeûne le jour du Seigneur ou le jour du Sabbat, sauf un seul [c'est-à-dire le jour des Expiations], qu'il soit enlevé ; mais s'il est un des laïcs, qu'il soit suspendu.

 

Ce texte a été composé pour être utilisé dans l'église avant le Concile de Nicée (325 EC) bien que Harnack et, plus tard, Schaff attribuent la compilation finale (c'est-à-dire l'incorporation des livres sept et huit avec les six premières œuvres beaucoup plus vieilles) à environ 340-360 EC. Ces aspects sont inconfortables pour les Trinitaires modernes parce qu'ils discutent des fêtes et qu'ils ont aussi quelques aspects attribués aux Ariens ou aux Eusébiens qui étaient au pouvoir à Rome quelques années après Nicée.

 

La réalité consiste en ce que l'église était tout à fait incertaine quant à sa théologie avant Nicée et Constantinople et c’est probablement la raison. Le texte fait aussi référence à Judith, Maccabées, la Sagesse et Sirach, les deux Cléments et les Constitutions. Selon Hefele, Clément ne peut pas avoir été le Clément de Rome qui a écrit les canons (ibid., n. 8 p. 505). Pour nos buts, il est facile de voir l’orientation générale de l'église, qui a rejeté le végétarisme, le célibat et l'abstention du vin, comme Chrétienne. Il a été jugé nécessaire d'écrire ces œuvres pour s'occuper des hérésies de cette doctrine ascétique gnostique.

 

Nous voyons dans cette exposition la vraie origine du végétarisme dans le Christianisme. Il est venu des Mystères par voie du Pythagorisme et du Gnosticisme et il a été syncrétisé dans le pseudo-Christianisme. Les règles du célibat et le végétarisme sont les hérésies mêmes contre lesquelles Paul nous a mis en garde par l'Esprit Saint. Cela a été ensuite accompagné par l'abstention du vin, qui aurait aussi été et qui a été condamnée.

 

Ce système est devenu la base des hérésies des Cathares au Moyen Âge et il continue aujourd'hui. L'explication de la Divinité diffère, comme nous l'avons vu et nous le verrons, mais le thème central est toujours le même. Dieu a prétendument changé d'avis et la consommation de viande n'est pas vraiment acceptable pour Lui. Le système de l'Ancien Testament est, de ce fait, injuste et Il le supprimera quand le Messie (ou la fin) viendra. La vie après la mort est toujours développée comme une doctrine de l'âme qui va au ciel. Cette fausse doctrine d'ascétiques a persisté jusqu’au vingtième siècle. Nous avons vu seulement un cas où le règne millénaire de Jérusalem a été soutenu comme étant correct.

 

Ascétisme des Cathares

 

Pendant les croisades albigeoises, les ascétiques végétariens étaient les Cathares qui étaient les descendants logiques tant des Montanistes que des Manichéens dualistes. Ils étaient plus ou moins dans les mêmes secteurs que les Vaudois ou Sabbatati et ils ont attiré la persécution à cause de leur comportement aberrant (consulter l'étude Le Rôle du Quatrième Commandement dans l’Histoire des Églises de Dieu Observant le Sabbat [170]). Les Églises de Dieu avaient observé les lois de l'alimentation pendant toute l'histoire et elles n'ont jamais été végétariennes. C'était un facteur dans toutes les branches. Jusqu'au synode de Whitby, l'Église en Angleterre a observé les lois de l'alimentation et elle n'était pas végétarienne (voir Edwards, Christian England (Angleterre Chrétienne), Vol. I, p. 25-27 et suiv.).

 

Les Cathares ont été nommés comme tels de la purification et, de là, ils étaient les puritains de la secte gnostique. Le terme en est venu à être appliqué sans distinction et il semble avoir été confondu aussi avec les Chazzari, tel qu'examiné dans l'étude La Distribution Générale des Églises observant le Sabbat [122]. La distinction des Cathares, comme dualistes végétariens anormaux, n'est pas exposée de manière adéquate, mais elle est mentionnée dans l'étude Le Rôle du Quatrième Commandement dans l’Histoire des Églises de Dieu Observant le Sabbat [170].

 

Les Cathares étaient divisés en deux sections, ceux d'Albi (France) ou Albanenses, qui étaient dualistes absolus et les Concorricci (Concorrezzo, en Italie) qui étaient dualistes relatifs. Les Concorricci soutenaient que Satan était un être subalterne qui était autorisé à créer. Cela ressemble beaucoup à la distinction entre les Montanistes et les Manichéens. Leurs vrais composants communs étaient leurs doctrines ascétiques.

 

Les Cathares avaient deux ordres, les parfaits ou sans péché et la catégorie inférieure, qui était simplement les credentes. L'ascétisme le plus strict était exigé des premiers. Ils épousaient la prohibition du mariage, des aliments de source animale, de l'utilisation de la force physique, etc. Ils affirmaient qu'après la mort, il n'y avait aucune résurrection, mais une transmigration (ERE, Vol. 6, article Hérésie (Chrétienne), p. 619).

 

Ce système était très différent des Vaudois, qui n'ont cru rien de cela. Les deux ont été appelés Albigeois et, en conséquence, les Vaudois ont souffert, bien qu'ils aient été irréprochables dans leur conduite. Les Cathares étaient apparemment présents à Reims aussi tôt qu'en 991, d'après le discours d'ordination de Gerbert, comme archevêque (voir ERE, Vol. 1, article Albigeois, p. 278 ; notez le Concile de Trullan de 692 concernant les Montanistes ci-dessus). Les branches des Cathares semblent s'être répandues en Flandre où ils étaient établis en 1025, suite aux prêches d'un Gundulf italien. Ils ont aussi rejeté l'Ancien Testament et la croix, comme symbole.

 

Quoique les Vaudois aient rejeté la croix, ils se sont accrochés à l'Ancien Testament. Ainsi, il y a un écart infranchissable entre les sectes. Les Cathares ont été supprimés du Nord de la France pendant environ soixante ans, suite au concile de Reims en 1049 (ibid., p. 279). La menace combinée des Cathares et des Vaudois pour Rome a incité les Inquisitions et la Croisade albigeoise.

 

Comparaisons Finales

 

Les aberrations et l'ascétisme des Cathares végétariens a été un problème pour l'Église de Dieu pendant des siècles. L'hérésie du végétarisme Chrétien est présente au vingtième siècle et elle prend de la force en se basant sur une série de fausses prémisses. Il a pris une forme plus subtile que celle des siècles précédents. Elle a adapté les aspects non essentiels pour assurer son acceptation plus grande ou peut-être parce que ses adeptes viennent du système orthodoxe. L'histoire de ce point de vue est provenue d'une série d'idées, qui sont plus ou moins constantes.

 

Le Gnosticisme et la théologie manichéenne étaient entièrement docétiques et, par leur vue pervertie du corps et de la matière, ils excluent complètement l'idée d'une incarnation divine. Schaff donne un rapport simple des doctrines (dans History of the Christian Church (Histoire de l'Église Chrétienne), Vol. 2, p. 503-508). L'argument entre l'église et la soi-disant Orthodoxie est concernant la position de Christ par rapport au Seul Vrai Dieu et la pertinence de la loi. Avec les Cathares, c'est devenu un certain nombre d'idées hérétiques, dont chacune de celles-ci est irréconciliable avec la nature de Dieu et Son omnipotence. Ainsi, les Dualistes jusqu'aux Cathares ont célébré le dimanche ; en ce jour, ils jeûnaient au symbole du Soleil, comme la représentation de la lumière de Christ. La régénération morale a été trouvée dans le raffinement physique, comme elle l'était avec les Gnostiques et les Manichéens avant eux. Cela a mené à une philosophie presque panthéiste de la nature. Les Cathares, cependant, avaient commencé à raffiner certaines de leurs idées en s'éloignant du problème avec Christ. La souffrance de Christ sur la croix était considérée par les Manichéens comme une illusion à la souffrance de l'âme du monde toujours enchaînée dans la matière physique. Il en était ainsi avec chaque plante qui luttait pour s'élever vers la lumière. De là, la classe des parfaits, que nous avons vue, a été aussi reflétée dans l'organisation des Cathares, qui ne tueraient pas ou ne blesseraient pas une bête, n'arracheraient pas une fleur et ne briseraient pas une brindille d'herbe. Schaff considérait qu'au lieu de prétendre être une libération de l'obscurité vers la lumière, c'est vraiment un passage de la lumière à l'obscurité (ibid., p. 505). Il est difficile de n'être pas d'accord avec de tels sentiments, étant donné le blasphème de la logique de son ascétisme.

 

La moralité de ces sectes était sévèrement ascétique. Cela est provenu de leur erreur quant au mal intrinsèque de la matière. C'était entièrement l'opposé de la vue pélagienne de la bonté essentielle de la nature humaine. Ils ont ainsi eu des vues quasi-bouddhistes quant à la libération de la bonne âme des chaînes de la matière. Dans ce sens, dans leur classe plus haute des parfaits, ils ont essayé une séparation du monde marquant la séparation du royaume de la matière au royaume de la lumière. C'est apparenté à la transition Bouddhiste du monde de Sansara au Nirvana.

 

La distinction entre le Gnosticisme et le dualisme Manichéen était dans l'administration. Le dualisme Manichéen avait une organisation strictement hiérarchique tandis que les Gnostiques étaient vaguement regroupés. C'était par cet ordre que les ascétiques ont été capables de durer aussi longtemps.

 

Leur organisation a reflété le système biblique à un degré surprenant. Ils avaient douze apôtres dirigés par un apôtre en chef. Sous eux étaient soixante-douze évêques, correspondant aux soixante-douze disciples (constitués comme les soixante-dix de Luc 10:1,17 et le Sanhédrin). Sous eux, il y avait des anciens, des diacres et des évangélistes itinérants (Schaff, ibid., p. 507). Ils avaient des jeûnes hebdomadaires, mensuels et annuels. Ils ont rejeté les fêtes orthodoxes, comme l'a fait l'Église Vaudoise de Dieu,  mais en mars, les premiers Manichéens ont célébré le martyr de Mani plutôt que le Dîner du Seigneur et la Pâque, les 14-15 Nisan comme l’a fait l’église. Ils ont semblé avoir baptisé avec de l'eau et oint avec de l'huile. Les Manichéens ont célébré une sorte de Dîner Saint souvent sous le déguisement d'églises orthodoxes. Les deux classes de membres correspondaient au système catholique. La classe inférieure ou les auditeurs étaient semblables aux fidèles et aux parfaits, la classe ésotérique ou de prêtres, étaient semblables au clergé. Le célibat avait, bien sûr, pénétré les deux. La perfection des élus consistait en un sceau ou un préservatif triple (signaculum).

 

(a) Le signaculum oris, qui est la pureté dans les paroles et le régime alimentaire, l'abstinence de tout aliment de source animale et de toute boisson forte, même au  dîner saint, et la restriction à un régime végétal, qui est fourni aux parfaits par "les auditeurs", particulièrement des olives, car les olives sont l'aliment de la lumière.

 

(b) Le signaculum manuum : Renonciation à toute propriété terrestre et aux poursuites matérielles et industrielles, même à l'agriculture ; avec une révérence sacrée pour la lumière/vie divine répandue par toute la nature.

 

(c) Le signaculum sinus ou célibat et abstinence de toute satisfaction de désir sensuel. Le mariage ou, plutôt, la procréation est une contamination de la matérialité, qui est essentiellement mauvaise.

Cette forme artificielle de sainteté des élus expiaient, en même temps, les péchés quotidiens inévitables des catéchumènes, qui leur accordaient la révérence la plus grande (Schaff, ibid., p. 506).

 

Schaff considère que, comme avec les Gnostiques, une fierté excessive provenant de la connaissance accompagnait la piété. Mais la vue générale est qu'ils avaient une bonne conduite. Schaff essaye de leur attribuer une forme raffinée de vice. En effet, ils doivent avoir été pharisaïques et ils étaient en contradiction directe des lois de Dieu.

 

Le système sous les Cathares était plus vaguement organisé sous les persécutions et il était davantage sujet au travail des évangélistes de secteur à secteur. Il semble qu'ils ont été une épine continuelle dans le côté de l'église pendant des siècles. Ils ont attiré la persécution à cause de leurs vues aberrantes (leur ascétisme n'étant pas la moindre). Le ministère moderne des églises épousant l'abstinence semble tomber dans les classes a et b ci-dessus. Cependant, les changements à la doctrine les ont amenés beaucoup plus près de la prétendue orthodoxie dans leurs doctrines concernant la Divinité et un élément important célèbre aussi le Sabbat et non pas le dimanche. Beaucoup d'orthodoxes épousent les doctrines b et c et certains ont les trois. L'ascétisme gnostique est maintenant plus répandu qu'il l'était dans les premiers jours ou dans les Âges des Ténèbres.

 

La logique entière de l'ascétisme végétarien et de l'abstinence du vin est une imputation contre la nature de Dieu et la sainteté de Jésus Christ. Christ a bu des boissons alcoolisées ou du vin. Il a été appelé un glouton et un ivrogne ou un buveur de vin par les ascétiques pharisaïques de Juda et critiqué parce qu'il a bu avec des publicains (Matthieu 11:19 ; Luc 7:34). Il n'était certainement pas un végétarien avant ou après sa résurrection d’entre les morts (voir ci-dessus et aussi Matthieu 17:27 ; Jean 21:9-10,13). On ne permettrait pas à Christ de devenir membre de certaines églises végétariennes ascétiques du vingtième siècle. En effet, on refuserait probablement le baptême à Jésus Christ dans une des églises principales qui enseignent les doctrines ascétiques et végétariennes en raison de leurs vues actuelles quant à l'alcool. Ils justifient la doctrine en revendiquant que Christ n'a pas bu de vin alcoolisé, ce qui est une affirmation non-biblique ridicule (l'étude Le Vin dans la Bible [188] expliquera cette question).

 

Il est impossible de réconcilier la foi Chrétienne avec la doctrine du végétarisme (voir ci-dessus), de supprimer le vin du Dîner du Seigneur ou d'enseigner qu'une telle abstinence est de Dieu. L'argument avancé par les végétariens et ces vues opposées à la consommation du vin sont des hérésies qui contestent la nature de Dieu. Les doctrines du végétarisme et de l'abstinence déforment la continuité de l'Écriture et ignorent des aspects importants de la prophétie. Les adhérents quittent la foi pour ces doctrines de démons.

 

Quand le Messie viendra, il établira son royaume à Jérusalem. Il gouvernera cette terre pendant mille ans (Apocalypse 20:1-7). Le Messie et les élus mettront en application le système de Dieu sur cette planète. Ceux qui n'observent pas les Sabbats et les Nouvelles Lunes (Ésaïe 66:23) et qui n'envoient pas leurs représentants à Jérusalem à la Fête des Tentes n'auront aucune pluie en saison. La consommation de viande sera établie conformément à la loi de Dieu sur cette planète (voir, par exemple, Zacharie 14:21). Les élus ne peuvent pas faire partie des élus à moins qu'ils ne consomment le corps et le sang de Christ au Dîner du Seigneur (Jean 6:53-57). Ceux qui enseignent autrement ne seront simplement pas dans la première résurrection.

 

 

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