Les Églises Chrétiennes de Dieu

[185]

 

 

 

Le Socinianisme, l’Arianisme et l’Unitarisme [185]

 

(Édition 1.5 19961221-20150612)

 

Le terme Socinianisme a été appliqué très aléatoirement sur un grand corps de doctrines anti-trinitaires. La Divinité est la question centrale du Socinianisme. À partir du point de vue des Catholiques et des Unitaires, ils soutenaient correctement que Dieu est absolument singulier. Ils ont conclu que la distinction des personnes est destructive à cette singularité. À partir de cette logique, ils niaient la Trinité en tant que logiquement défectueuse. La distinction entre le Trinitarisme et l’Unitarisme est que cet hommage rendu à Christ est dû à sa relation avec le Père et d'un type secondaire - tandis que les Trinitaires le soutiennent comme le culte de latrie, où il est en fait Dieu, comme le Père est Dieu.

 

 

Christian Churches of God

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(Copyright © 1996, 2015 Wade Cox)

(Tr. 2009, rév. 2015)

 

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 Le Socinianisme, l’Arianisme et l’Unitarisme [185] 

 


Le terme Socinianisme a été appliqué très aléatoirement sur un grand corps de doctrines anti-trinitaires. Le terme est provenu de Lelius Socinius (1526-1562) et de son neveu Faustus Socinius (1539-1604), natifs du pays de Sienna. La secte a surgi avant que Faustus ne soit entré en contact avec elle, mais elle lui doit son individualité. Une société secrète a été formée à Vicenza dans le diocèse de Venise pour discuter de la Trinité. Parmi les membres étaient George Blandrata (le médecin), Alciatus, Gentilis et Lelio Socinius. Lelius (ou Lelio) Socinius était un prêtre de Sienna et l'ami de Bullinger, Calvin et Melancthon. L'objectif de la société était la promotion de l'anti-trinitarisme. La société était divisée, et ses membres se sont enfuis en Pologne où ils ont de nouveau été persécutés.

 

Il devrait être noté que les Nominalistes sous Abelard étaient les géniteurs réels de l'anti-trinitarisme durant la période de la Réforme comme les Catholiques l'ont vu, et c'est le sentiment de Hugh Pope dans son article sur le Socinianisme (Cath. Encyc., Vol. XIV, p. 113). Correctement nommés les anti-réalistes, le nominalisme a été rejeté par la philosophie Catholique. Le nominalisme concerne l'explication des choses en termes d'individu et de la réalité externe particulière. Il nie donc l'existence de concepts abstraits et universels, et refuse d'admettre que l'intellect a le pouvoir de les produire. Par conséquent, la progression mystique est exclue. Le Réalisme Exagéré invente un monde de réalités correspondant exactement aux attributs du monde de la pensée. Les catholiques étaient des Réalistes Aristoteliens Modérés (particulièrement à partir d'Aquinas et surtout d’Occam), plutôt que des Réalistes Platoniques Exagérés. Ce processus de pensée a d'énormes implications et conséquences pour l'explication de la Théorie Causale et du monde spirituel. La science moderne et la pensée empirique sont essentiellement concernées par l'explication des événements en termes physiques. Les Nominalistes ont développé leurs théories plus particulièrement à travers Hume, Stuart Mill, Spencer, Huxley and Tain. Les Catholiques les considèrent comme confondant des opérations logiques essentiellement distinctes (la simple décomposition des représentations sensibles ou empiriques avec l'abstraction l'analogie correctement soi-disant et aussi de l’analogie sensible avec le processus d'universalisation) (voir De Wulf Nominalism, Realism, Conceptualism, Cath. Encyc., Vol. XI, p. 93). Les Catholiques Aristoteliens sont considérés (par eux-mêmes) comme distinguant soigneusement entre ces deux opérations mentales. Le nominalisme est irréconciliable avec une philosophie spiritualiste et, de là, aussi avec le Scolasticisme. Le Phénoménalisme de Kant est aussi considéré comme détruisant tous les liens qui pourraient relier le concept avec le monde externe (de Wulf, ibid.). Les Catholiques soutenaient jusqu'à la fin en ce siècle que nous ne créons pas en bloc l'objet de notre connaissance, mais nous l’engendrons en nous sous l'influence causale de l'objet qui se révèle à nous (ibid.). Cela a une implication pour la révélation volontaire de Dieu et, par conséquent, la nature de Dieu. L'explication de la réalité est comme une ontologie. L'ontologie est la science de l'étude de l'être. Elle touche à l'étude de l'être ou l'essence des choses dans l’abstrait. De là, toute religion est concernée par cette explication dans l’abstrait. Une telle explication donne la réalité à Dieu et aux fils de Dieu et aux démons.

 

L’Ontologisme, qui s’apparente au Réalisme Platonique, identifie arbitrairement les types idéaux, qui nous viennent à partir du monde sensible au moyen d'abstraction, avec les types idéaux consubstantiels avec l'essence de Dieu. De Wulf soutient que quand nous formions nos premières idées abstraites, nous ne connaissions pas encore Dieu. Nous sommes si ignorants de Lui que nous devons utiliser ces premières idées pour prouver a posteriori Son existence. De Wulf pense que l'Ontologisme a vécu sa vie et ce monde est maintenant si enchanté par l'expérience et l'observation, qu'il ne retournera pas aux rêves de Platon (ibid.). Les Catholiques n'ont pas tenu compte dans leur avis que certains des plus grands penseurs étaient des Unitaires aussi bien que des producteurs d'explications scientifiques et philosophiques de la réalité – John Locke et Sir Isaac Newton étant des exemples notables. Ainsi, les Unitaires (ou Ariens comme les Trinitaires les ont catalogués) ont probablement joué un rôle aussi important dans ce processus.

 

Cette vue de la connaissance et de la Théorie Causale a été traitée dans l’ouvrage Création : De la Théologie Anthropomorphique à l’Anthropologie Theomorphique. Les Nominalistes étaient des anti-Trinitaires à partir de leur philosophie guidée par la raison qui niait le Mysticisme néo-Platoniste. La distinction entre les Catholiques et les anti-Trinitaires religieux était selon des motifs semblables, en ce que Dieu s’est révélé Lui-même à travers sa révélation de Lui-même, et seulement à l’adulte baptisé dans l'Esprit Saint. Ainsi, eux seuls pouvaient être consubstantiels.

 

C’est pour cette raison que les Catholiques ont supprimé ce sentiment anti-trinitaire vu que cela enseignait une relation consubstantielle conséquente à l'obéissance et avec une égalité avec Christ, mais subalterne à la volonté de Dieu. Les Catholiques ont nié cette fonction vu que Dieu a amorcé et a utilisé la progression mystique pour devenir Dieu tel que défini par les Cappadociens. C'était la distinction conceptuelle à laquelle les Catholiques se sont opposés à partir des Cappadociens (voir les études L'Esprit Saint (No 117) et Consubstantiel avec le Père (No 81)).

 

L'histoire nous montre que l'Église de Dieu avait longtemps précédé la Réforme et les Vaudois ont continuellement été anti-Trinitaires jusqu'à la Réforme. Hugh Pope dit que les anti-Trinitaires sont les représentants des Sabelliens, des Macédoniens et des Ariens d'une période antérieure. En effet, les Vaudois ont été condamnés et sous la description générale d’Arianisme en 1180 EC dans le traité par Bernard de Fontcaude (Adversus Vallenses et Arianos ; voir l'étude Le Rôle du Quatrième Commandement dans l’Histoire des Églises de Dieu Observant le Sabbat (No. 170)).

 

Les gens en Europe appelés anti-Trinitaires sont entrés en schisme en tant qu’un effet de la Réforme et parce qu'ils soutenaient des vues différentes. Il est donc trompeur de se référer à ces gens en tant que des Sociniens. C'est le même effet que de se  référer aux Églises de Dieu à partir des États-Unis depuis le milieu des années 1800 en tant que des Armstrongistes. Il était un leader postérieur d'une branche. Comme Armstrong, nous verrons que les Sociniens eux-mêmes ont changé leurs vues sur la nature de Dieu.

 

Lelius Socinius a vécu principalement à Zurich, mais il était le pilier du parti qui se réunissait à Cracovie. Il est mort en 1562 et les anti-Trinitaires ont subi des perturbations à partir de ce point. En 1570, les Sociniens se  sont séparés et, sous l'influence de Jean Sigismund, ils se sont établis à Racow. En 1579, Faustus est venu en Pologne avec les écrits de son oncle. Il a trouvé la secte divisée et a d'abord été refusé l'admission parce qu'il ne voulait pas se soumette à un deuxième baptême. Son premier baptême doit donc avoir été en tant qu'adulte. En 1574, les Sociniens avaient publié un Catéchisme des Unitaires. La nature et les perfections de la Divinité étaient décrites mais le document était silencieux sur les attributs divins qui étaient considérés comme mystérieux (par les Catholiques). Christ était considéré comme étant l'homme promis et le médiateur de la création.

 

Faustus Socinius a uni les factions sous lui à partir de 1579. Il avait été invité à Siebenburg (ou Siebenburgen) pour contrer la position anti-trinitaire de Francis David (ou Davidis) (1510-1579). David est mort au Château Deva où il avait été emprisonné à cause de ses vues sur la nature de Christ. L'Église à Siebenburg après la mort de Francis David, a été dirigée par Andreas Eossi et c'était l'Église de l'Est de l'Europe qui était les descendants des Vaudois. Nous savons hors de tout doute qu'ils étaient unitaires (souvent appelés Ariens par les Catholiques). Ils observaient le Sabbat, les Jours Saints et les Nouvelles Lunes et ils étaient la vraie Église de Dieu en Europe, étant ce que nous appellerions l'ère Thyatire (voir les études La Distribution Générale des Églises Observant le Sabbat et aussi Le Rôle du Quatrième Commandement dans l’Histoire des Églises de Dieu Observant le Sabbat (No. 170)).

 

David avait refusé d'accepter le principe particulier Socinien que Christ, sans être Dieu, devait être adoré. L'Église de Dieu en Europe n'avait jamais accepté que Christ soit l'objet de prière ou d’adoration. Le rejet de l'adoration de Christ était la vue cohérente de l'Église de Dieu au cours des siècles, y compris les Vaudois dont l'église à Siebenburg faisait partie. David a été emprisonné à cause de cette vue et il est mort en prison. Hugh Pope note aussi que Budnaeus a été dégradé pour avoir tenu la même vue que David et a été excommunié en 1584. Ces deux ont été ainsi convertis à la foi de la soi-disant Orthodoxie.

 

Les Sociniens, en ce temps là, ont supprimé le vieux catéchisme et en ont publié un nouveau ayant pour titre le Catéchisme de Racow qui, bien que rédigé par Faustus Socinius, n'a été publié qu'en 1605, l'année après sa mort. Il a été d'abord publié en Polonais et ensuite en Latin en 1609.

 

Les Sociniens ont prospéré. Ils ont établi des universités, tenus des synodes et ont possédé des presses d'impression desquelles ils ont produit de grandes quantités de littérature. Cette littérature a été rassemblée par Sandius sous le titre de Bibliotheca Antitrinitarianorum. Les oeuvres de Faustus sont rassemblées dans l'oeuvre Bibliotheca Fratrum Polonorum.

 

L'Église de Dieu à Siebenburg, d'autre part, s’est vue refuser le statut d'une église et une presse d'impression. Eossi a rédigé son oeuvre à la main et il a été copié par des assistants.

 

En 1638, les Catholiques ont insisté pour que les Sociniens soient bannis. La secte était redoutée en Europe mais Pope dit qu’un grand nombre de princes l'ont favorisée secrètement (ibid., p. 114). On a pensé à un moment qu'elle pourrait envahir l'Europe. L'Ambassadeur Britannique a averti les états de la Hollande que les Sociniens arriveraient en provenance de la Pologne, ce qu'ils ont fait en 1639. En 1653, ils ont été supprimés là au moyen de décrets très rigoureux.

 

Ils n'ont pas obtenu un grand appui en Angleterre, comme Pope l’observe, bien qu’en 1612, Leggatt et Wightman aient été condamnés à mort  pour avoir nié la divinité de Christ. John Biddle a soutenu ce qui était décrit comme étant des principes Sociniens et a été banni par Cromwell aux Îles Scilly desquelles il est retourné sous un mandat d'habeas corpus. Il a été mis en prison de nouveau après la Restauration, et il est mort en 1662.

 

Hugh Pope note correctement (ibid.) que les Unitaires sont fréquemment identifiés avec les Sociniens, mais il y a des différences fondamentales entre leurs doctrines.

 

Nous verrons que le terme Unitaire est souvent mal appliqué par les Catholiques, et Pope utilise le terme dans un seul sens uniquement, que nous considérons comme étant incorrect. Les Catholiques soutiennent que les termes Unitaire, Arien et Socinien sont des termes distincts et exclusifs tandis que Schaff, par exemple, les classerait tous sous le terme Unitaire (avec pratiquement tout le reste) comme nous le voyons à partir de son Histoire de l'Église Chrétienne (Vol. II, pp. 571 ff).

 

Les Sociniens croyaient que :

1.   La Bible était l’unique autorité, mais devait être interprétée par la raison.

2.   Ils rejetaient tous les mystères ("les Mystères sont en effet exaltés au delà de la raison mais ils ne la renversent en aucun cas ; ils n'éteignent en aucun cas sa lumière, mais la perfectionnent seulement."

    John Crell (d. 1633) de Deo et ejus Attributis ; cf. Pope, ibid.). 

3.   L'unité, l'éternité, l'omnipotence, la justice et la sagesse de Dieu doivent être insistées puisque nous pouvons être convaincus de celles-ci par la raison.

4.   L'immensité, l'infinité et l'omniprésence de Dieu étaient considérées comme étant au-delà de la compréhension humaine et donc pas essentiel pour le salut.

5.   La justice originale signifiait qu'Adam était libre du péché en tant qu’un fait, non pas qu'il était doté de dons particuliers ; de là, Socinius niait la doctrine du péché original entièrement.

6.   Puisque la foi était la confiance en Dieu, les Sociniens niaient la doctrine Catholique de justification dans le sens qu'ils la  soutenaient. Ce n'était rien qu'un acte juridique de la part de Dieu.

7.   Il n’y avait seulement que deux sacrements mais ceux-ci étaient considérés comme étant seulement de simples mesures d’incitation à la foi. Ils n'avaient aucune efficacité intrinsèque (et par  *

    conséquent, la transsubstantiation était rejetée et la mort actuelle du vieil homme au baptême est aussi, peut-être remise en question).

8.  Ils rejetaient le baptême des enfants et l'enfer. Les méchants étaient tout simplement anéantis.

 

La Divinité est la question centrale du Socinianisme. À partir du point de vue des Catholiques et des Unitaires, ils soutenaient correctement que Dieu est absolument singulier. Ils ont conclu que la distinction des personnes est destructive à cette singularité. À partir de cette logique, ils niaient la Trinité en tant que logiquement défectueuse. Les Catholiques voient cette vue comme étant fausse à partir de la doctrine de la Circumincession ou de la distinction de la Trinité dans la Divinité. Le Dithéisme moderne d'Herbert Armstrong, tel qu’avancé à partir de 1978, essaye de réconcilier ce problème de l'Unité et de la Distinction en essayant de nier la trinité et de garder l'Esprit Saint séparé de la combinaison. Ceci est la position qui a forcé le Concile de Constantinople en 381, et qui a abouti au Trinitarisme formel (cf. Grégoire de Nazianze 380 EC, tel que cité dans l'oeuvre Le Gouvernement de Dieu). C'est semblable à l'erreur Macédonienne qui est aussi appelée le semi-Arianisme, en ce qu'il essaye d'accommoder une Christologie élevée. Les disciples d'Armstrong sont arrivés à l'étape, en 1990, de la déclaration que Dieu et Christ avaient eu une discussion sur lequel allait descendre pour être sacrifié (Worldwide News et l'adresse par l'évangéliste G. Waterhouse, Canberra, Australie – Fête des Tentes 1990) . 

 

Les Sociniens, cependant, ont continué à déduire qu'il ne peut y avoir aucune proportion entre le fini et l'infini et, de là, il ne peut y avoir aucune incarnation de la Déité, ce qui exigerait une telle proportion. Cependant, si par une impossibilité, il y avait la distinction des personnes dans la Déité, aucune personne divine ne peut être unie à une personne humaine puisqu’il ne peut y avoir aucune unité entre deux individualités. Le deuxième argument est contraire à l'Écriture Sainte. Aquinas traite du premier point à partir du point de vue Catholique à Summa, I, Q. xii, a. 1 ad 4 am (voir Petavius pour le reste).

 

Les Sociniens ne sont pas devenus soi-disant Ariens comme le furent Campanus et Gentilis. On voit que Gentilis était une personne de la société originale. Il a été décapité à  Berne en 1566, et certains lui ont attribué le terme de Trithéiste comme  Pope l'observe (voir A Short History of Valentius Gentilis the Tritheist, London, 1696). Les vues Dithéistes peuvent s'effondrer dans ce problème quand l'Esprit Saint est peu clairement expliqué ou là où il existe un certain penchant au Trinitarisme. Ceci est arrivé dans l'Église Adventiste du Septième Jour qui est devenue trinitaire à partir de 1931, après la mort d'Uriah Smith à sa déclaration en 1978, et dans l’Église Universelle de Dieu entre 1978 et 1993 où elle est aussi devenue trinitaire.

 

Les Catholiques disent que Socinius n’est pas devenu Unitaire, bien que, comme Paul de Samostata et Sabellius, il considérait l'Esprit Saint simplement en tant qu’une opération de Dieu, une puissance pour la sanctification.

 

C'était dans l'enseignement du Christ que Socinius différait des Unitaires, bien qu'il enseignait l’adoration à Christ, ce que l'Église de Dieu a refusé de faire. Socinius soutenait que Christ était le logos mais niait sa pré-existence. En tant que la Parole de Dieu, il était l'interprète. Pope dit (ibid.) que Socinius expliquait Jean comme se référant à la régénération seulement. Sans doute, ceci était tiré à partir du concept tohu et bohu de Genèse 1:1-2. (Cette idée a beaucoup plus d'acceptation avec les découvertes archéologiques modernes.) Christ a été, cependant, miraculeusement engendré. Il était l'homme parfait. Il était le médiateur nommé mais il n'était pas Dieu, seulement un homme déifié. Dans ce sens, il serait adoré.

 

Les Catholiques soutiennent ceci comme étant la ligne de démarcation précise entre les Unitaires et les Sociniens (voir Pope, ibid.). Les Catholiques soutiennent que les Unitaires nient la naissance miraculeuse de Christ et lui refusent l'adoration. Pope dit que, selon leurs principes, les Unitaires sont beaucoup plus logiques.

 

Ainsi les Catholiques disent que la distinction entre les Ariens, les Unitaires et les Sociniens est que : 

1.   Les ariens disent que Christ a une pré-existence en tant qu’un produit du Père. Les Catholiques prétendent que les ariens disent que l'Esprit Saint est un produit du Fils. Ce n'est basé sur aucun écrit

      des soi-disant Ariens, mais sur une supposition postérieure des Athanasiens.  

2.   Les Unitaires sont considérés comme niant la pré-existence, la naissance divine, et de là, l'adoration du Christ. (Nous appelons cette vue l’Unitarisme Radical, et les Catholiques devraient distinguer ce

      point.) 

3.   Les Sociniens sont tenus comme niant la pré-existence de Christ, mais acceptent sa naissance miraculeuse, et de là, lui accordent l'adoration.

 

Cette distinction est fatalement imparfaite comme nous l’examinerons ci-dessous.

 

Les condamnations formelles du Socinianisme ne reflètent pas correctement leurs doctrines vu que les condamnations ont été publiées avant la publication du Catéchisme de Racow en 1605. Les condamnations sont dans la Constitution de Paul IV, Cum quorundam, 1555 (Denz. 993) confirmé par Clément VIII en 1603 Dominici gregis. De plus, le catéchisme peut ne pas en réalité refléter les vues plus développées des leaders du parti (voir Hugh Pope, ibid., p. 115). À partir de ces décrets, il a semblé qu’on assumait en 1555, et de nouveau en 1603 que les Sociniens soutenaient que : 

a.   Il n'y avait aucune Trinité ; 

b.   Que Christ n'était pas consubstantiel avec le Père et l'Esprit Saint ;

c.   Qu'il n'a pas été conçu de l'Esprit Saint, mais engendré par Joseph ;

d.   Que sa mort et sa passion n'ont pas eu lieu pour obtenir notre rachat ;

e.   Que la vierge bénie n’était pas la mère de Dieu, ni a-t-elle conservé sa virginité.

 

À partir du Catéchisme de 1605, les Sociniens soutenaient clairement que Christ a été miraculeusement conçu, mais Pope dit (ibid.) dans quel sens, ce n'est pas clair. Ainsi, les condamnations reposent sur une preuve incorrecte et contradictoire. Ce qui est peut-être le problème le plus important dans ce récit Catholique des doctrines des Sociniens est qu'ils soutiennent que les Sociniens niaient la pré-existence de Christ. Cependant, quand nous examinons leurs déclarations au sujet du récit de Jean concernant le Messie, nous voyons que les Sociniens soutenaient que Jean 1:10 parlaient d’un récit de régénération et non pas de la création initiale. Cela ne laisserait aucun problème avec les déclarations claires dans Éphésiens 3:9 dans les textes antiques et aussi dans Apocalypse 4:11 qui exclut clairement Christ de n'importe quel récit de la Divinité. On considère maintenant le scénario de récréation de Genèse 1:1-2 comme étant le scénario le plus probable à partir de ce que nous connaissons de l'âge de la terre et de son histoire. Il est impossible de réconcilier le déni de la pré-existence du Messie avec sa régénération de la terre dans Jean 1:10. Les Sociniens ne pouvaient pas vraiment ainsi avoir soutenu la doctrine de l’Unitarisme radical et doivent avoir été des Unitaires subordinationistes, et appelés à tort des Ariens par les Catholiques. Cette vue fusionne alors les deux groupes et leur donne une histoire à partir des Vaudois. L'explication la plus probable est que des Unitaires radicaux étaient présents en petit nombre partout dans les églises Européennes, mais n'ont pas représenté leur vraie vue doctrinale. De façon semblable, ils existent aujourd'hui en petit nombre dans certaines branches de l'Église de Dieu.

 

De ces vues, tel qu’indiqué par les Catholiques, l'Église de Dieu en a soutenues seulement quelques-unes. Suggérer que l'Église de Dieu en Europe, soit à Siebenburg, soit en tant que Vaudois, étaient soit des Sociniens comme les Catholiques les définissent, soit des Unitaires radicaux, c'est-à-dire ceux qui nient la pré-existence de Christ, est tout simplement malveillant. Au mieux, cela simplifie trop et obscurcit certaines distinctions fondamentales. Il se peut aussi, que les Catholiques jouent simplement avec le terme pré-existence pour obscurcir la communauté des doctrines. Si le terme pré-existence est soutenu pour impliquer l'existence avant la génération de l'Armée, au lieu de l'existence avant l'Incarnation, alors, nous avons une nouvelle définition du terme. Si ceci est la solution du conflit absolu dans la présentation Catholique du dogme Socinien, alors, leurs distinctions et honnêteté académiques sont sérieusement remises en question. En tous cas, la vue de la Consubstantiation est aussi remise en question.

 

Les vues de l'Église et des autres partis peuvent être mieux décrits comme suit.

 

L'Église de Dieu a toujours été, dès le commencement avec Christ et les apôtres, subordinationiste unitaire. Elle soutenait que :

1.    Il y avait seulement Un Seul Vrai Dieu qui est Dieu et le Père de tous.

2.    Que Christ était un Dieu subalterne et pas le Seul Vrai Dieu. Il était le seul Dieu né  (Jean 1:18 ; voir Irénée pour le texte correct, cf. RSV Interlinéaire Grec-Anglais de Marshall).

3.    Que Christ et tous les Fils de Dieu étaient les produits du Père, et que dans ce sens, leur génération a impliqué un acte de volonté et de là, un acte de création (Mal. 2:10 ; Héb. 2:11 RSV ; cf. Eph.

       3:9 RSV.  Noter que la version KJV a ajouté les mots par Jésus Christ qui n’existent pas dans les textes antiques voir Companion Bible, n. à v. 9 et aussi n. à Apo. 4:11).

4.    Christ avait une pré-existence en tant que le Messager de Dieu, et de là, l'être qui a parlé à Moïse au Sinaï et le Messager de l'Ancien Testament (Genèse 48:15-16 ; Esaïe. 9:6 LXX ; Zach. 12:8 ;

       Actes 7:38 ; Galates. 3:19). Aucun homme n'a jamais vu Dieu, à aucun moment (Jean 1:18 ; 1Tim. 6:16). (La Septante (LXX) cite le Messie à partir de Ésaïe 9:6 en tant que l'Ange du Grand

       Conseil).

5.    Christ a eu une conception divine étant né par la vierge pour le rachat des péchés.

6.    Miriam (Marie) a conçu et a porté des enfants à Joseph qui sont inscrits dans la Bible en tant que les frères et les sœurs de Christ.

7.    Ils ont nié toute adoration de toute entité autre que Dieu le Père.

8.    Ils avaient deux sacrements.  

9.    Ils n'avaient aucun symbole de la croix.

10.  La transsubstantiation ne semble pas avoir été enseignée par eux.

11.  L'Esprit Saint était la force ou l'opération et la puissance de Dieu qui a conféré la capacité d’être fils de Dieu et d’être consubstantiel avec le Père comme Christ était consubstantiel avec le Père (voir

       les études L'Esprit Saint (No. 117) et Consubstantiel Avec le Père (No. 81)).

12.  Christ n'a pas cherché à saisir l'égalité avec Dieu, mais s'est complètement dépouillé, prenant la forme humaine et est devenu obéissant jusqu’à la mort (Phil. 2:6 RSV). Il a obtenu un ministère plus

       excellent (Héb. 8:6). En s'offrant lui-même, il est devenu le médiateur d'une nouvelle alliance ayant purifié les choses célestes et non seulement les terrestres (Héb. 9:14, 15, 23). Christ qui sanctifie et

       ceux qui sont sanctifiés, sont d'une même origine (Héb. 2:11 RSV). Christ est venu pour faire la volonté de Dieu et après avoir offert un sacrifice pour les péchés pour toujours, s'est assis à la droite

       de Dieu (Héb. 10:5-9,12). Christ a enduré la croix pour la joie qui était mise devant lui, et pour cette raison, est assis à la droite de Dieu (Héb. 12:2). Dieu s’occupe de toute l'Armée en tant que des

       fils, et nous sommes en soumission au Père des esprits qui nous châtie pour notre bénéfice. Christ a enduré et est devenu un fils de Dieu en puissance à partir de sa résurrection des morts

       (Rom. 1:4).

 

Ces vues étaient plus ou moins constantes à travers toute l'histoire de l'Église comme nous voyons à partir des récits historiques de persécution des sectes (voir l'étude Le Rôle du Quatrième Commandement dans l’Histoire des Églises de Dieu Observant le Sabbat (No. 170)). Nous savons que les vues ont été tenues par l'église à Siebenburg comme nous avons un écrit complet de leur vues dans l'oeuvre du Grand Rabbin de Budapest du dernier siècle (DIE SABBATHARIER IN SIEBENBURGEN, Ihre Geschicte, Literatur und Dogmatik, Budapest, Verlag von Singer & Wolfer, 1894). Ils n'étaient pas unitaires radicaux ; ils étaient unitaires subordinationistes comme nous.

 

D'autres vues sont apparues en Europe en plus, l’unitarisme radical qui niait la pré-existence du Christ et le socinianisme qui prétendument soutient les doctrines imparfaites que nous avons vues ci-dessus. Le Dualisme Manichéen est aussi apparu aussi bien que le Montanisme Cathariste avec leurs doctrines ascétiques établies à partir du gnosticisme, et des Mystères qui sont décrits dans l’étude Le Végétarisme et la Bible (183).

 

Les Églises de Dieu du dix-neuvième et du vingtième siècles ont les mêmes doctrines que l'église a soutenues au cours de l'histoire. Les changements des doctrines des Églises Adventistes du Septième Jour (SDA) et des Églises Universelles de Dieu (WCG) sont notés ci-dessus. Si les rapports donnés par les Catholiques sur les doctrines Ariennes sont corrects, alors les Ariens diffèrent de l'Église originale concernant l'Esprit Saint, et ne comprennent pas sa fonction. Cela peut, bien sûr, être faux, étant donné la nature propagandiste Catholique et l'absence de déclaration de confirmation dans le Thalia ou d'autres œuvres d'Arius ou d'Eusèbe ou d’Asterius ou de tout autre évêque du parti. Le nom de Arien est donné à partir du nom d'un homme à un parti qui l'a longtemps précédé. C'est la pratique Catholique standard d’essayer d’appeler l'Église par des individus afin de rompre notre continuité. Ce stratagème est facilité et incité par le culte de la personnalité qui est endémique aux États-Unis.

 

La simple distinction fondamentale entre le Trinitarisme orthodoxe et l’Unitarisme subordinationiste de l'Église est ceci : 

.   Tous les deux s’accordent qu'il y a seulement un seul vrai Dieu. Il est non dérivé et existe de par lui-même (Ex. 3:14). En comparaison avec Lui, tout le reste est comme rien (Esaïe. 40:17 ;  cf.

    Sagesse. 11:23). Dieu est le commencement et la fin de toutes choses (Esaïe. 48:12 ; cf. Apo. 1:8). Toutes les autres choses sont de Dieu le Père, et par Lui, et en Lui à travers Christ (Rom. 11:36 ;

    1Cor. 8:6 ; Colossiens. 1:16). Dieu est le souverain absolu et indépendant (Ps. 46:12 ; Esaïe. 44:24 ; Héb. 1:10). L'Encyclopédie Catholique (Vol. IV, article Création, p. 471) dit le fait que ces

    textes affirment équivalemment que Dieu est le créateur de toutes choses finies, est trop évident pour faire d’autres commentaires. Les textes ne sont pas équivalents tels que nous le voyons.

.    Tous deux reconnaissent que le fils est une génération du Père.

 

Les points en litige sont les suivants :

1. Les Trinitaires soutiennent que :

.   Le Fils était éternellement existant en tant que Fils dans la Divinité. Sa génération n'a pas impliqué un acte de création, et il était vrai Dieu provenant du vrai Dieu (contrairement à Jean 17:3).

.   Dieu était éternellement le Père et Christ était éternellement le Fils.

.   Les autres fils de Dieu n'ont pas été produits du Père de la même manière et comme étant consubstantiels avec le Père. Il n'y a aucune preuve Scripturale pour cette prétention et on fait recours à la

    philosophie de Platon, Aristote et Plotinus pour justifier la prétention. La distinction n'a pas été résolue jusqu'au Quatrième Concile de Latran en 1215.

 À partir d'Augustin, le temps a commencé avec la création de l'Armée. Ainsi, il y a une distinction implicite et tacite entre la génération du Fils et celui des autres fils de Dieu de l'Armée. Cette

    revendication est nécessaire à partir des textes concernant le début du temps.

 Si le Fils n'était pas vraiment Dieu, il ne pouvait pas expier ou justifier la réconciliation à Dieu. Encore, cette affirmation n'est pas justifiée par les Écritures Saintes, mais par le recours à Platon et

    Aristote.

 

2. Les conciles postérieurs ont aussi décrété que :

.   Christ n’a jamais été vu dans l'Ancien Testament ou par aucun homme avant l'Incarnation.

 Christ n'est pas l'Ange de Yehovah, l'élohim de l'Ancien Testament qui est apparu à Moïse et qui lui a donné la loi au Sinaï, vu qu’aucun homme n'a jamais vu Dieu à aucun moment et, de là, ils ne

    pouvaient pas avoir vu Christ qui est Dieu.

.   Christ est omniscient et quand il a dit qu'il ne savait pas des choses, c'était comme une déclaration rhétorique.

 

La preuve de la première Église montre qu'il n'y avait aucune vue de culte visant des anges et ils étaient rarement représentés dans l'art Chrétien avant Constantin. La plus ancienne fresque où un ange apparaît est la scène de l'Annonciation (au deuxième siècle) du cimetière de Priscilla (voir Cath. Encyc., Vol. I, p. 485). L'ange ailé n'apparaît pas dans l'art Pré-Constantin. Ils n'étaient  jamais représentés à moins d’être historiquement nécessaires, et même pas toujours alors (ibid.). Une colombe a été utilisée pour représenter l'ange dans le four avec des enfants hébreux dans la fresque du troisième siècle dans le cimetière de Priscilla. Dans la fresque du quatrième siècle sur le même sujet, la main de Dieu a été substituée au messager céleste. À partir du temps de Constantin, un nouveau type d'ange avec des ailes apparaît dans l'art Chrétien probablement basé sur les Victoires (ibid.). Les plus anciens exemples existants, d'anges ailés apparaissent sur les bas reliefs de Carthage et une représentation sur de l'ivoire de Michel, les deux du quatrième siècle. La figure (au Musée Britannique) a un bâton dans une main et un globe surmonté d’une croix dans l'autre. Au cinquième siècle, nous voyons des anges devenir des serviteurs de Christ et de la Vierge Marie. L'arc de triomphe de Mary Majors montre un Gabriel ailé volant dans les airs vers Marie qui est entourée par des anges serviteurs ailés. Au sixième siècle, l'oeuvre Hierachia coelestis par le pseudo-Dionysius, a joué un rôle important dans la description d'anges. Jusqu'à ce temps, la vue du rang et de la fonction de l'Armée angélique n'était pas distinguée dans la manière dont nous avons eu l’habitude de voir ou de conceptualiser leur être et leur fonction. À partir de ce point, les relations des anges à Dieu ont été représentées à partir de l'Est d’après la façon des divers grades de fonctions de la cour rendant leur hommage à l'Empereur (Cath. Encyc., ibid., p. 485b). La littérature Chrétienne antique, comme son art, contient peu de références aux anges. La vue Catholique est qu'avec la croyance populaire dans une multitude de déités, il était nécessaire de mettre l'accent particulier sur l'unité de Dieu (ibid.).

 

Le développement de la vue touchant des anges est devenu nécessaire pour faire la distinction positive entre les fils de Dieu dans l'Armée, et le rôle et la fonction de Christ comme cela a été déterminé à partir de 381 au Concile de Constantinople. À partir du Concile de Chalcedoine, le rôle et la fonction des fils de Dieu en tant que messagers et esprits administrateurs ont été réduits au point que leur existence était devenue banalisée et le mot ange a cessé d'être une fonction descriptive d'un fils de Dieu en exécution du plan de Dieu. Il était devenu l'entité en son propre droit qui a atteint une existence inférieure au rôle perçu du Messie et des élus. Cette vue a servi à élever la Christologie et à enlever Christ de la création à tous les niveaux conformément au dogme trinitaire. Cette vue n'était pas la vue de la première Église et le terme ange était simplement vu en tant qu'une fonction des fils de Dieu. Cet argument de réduction est simplement le plus grand problème à ce jour pour expliquer la vraie cosmologie biblique aux débutants qui n'ont pas lu la Bible en profondeur. Justin Martyr (Apol. 1:6) dit que l'armée des Bons anges était tenue dans la plus grande vénération. Athenagoras qualifie les devoirs de l'Armée loyale que Dieu a nommé à leurs nombreux postes, pour s'occuper des éléments et du ciel et du monde (Legatio x). Au quatrième siècle, Eusèbe de Césarée fait la distinction entre le culte qui leur est rendu et l'adoration rendue à Dieu (Demonstratio evang., III, 3). Dès la fin du quatrième siècle, Ambrose de Milan leur recommande des prières (Cath. Encyc., ibid.). Nous voyons ainsi que la doctrine de l'âme immortelle avait pénétré dans le Christianisme. Ces Athanasiens avaient réduit la position des fils de Dieu en relation avec le Père, à celle d’autres êtres en relation avec une trinité perçue.

 

En même temps, ils ont établi un culte qui favorise la prière et la vénération envers eux, et envers Marie en tant qu’un être ressuscité. La doctrine de Consubstantialité à partir de ce point, enlevait l'Armée de sa relation avec Dieu, la limitant à une Trinité. À partir de ce point, les plus antiques litanies vénéraient la Trinité et ensuite Michel (qui signifie Celui qui est comme Dieu) et Gabriel (qui signifie Homme de Dieu) et ensuite Marie (ibid.). Ces distinctions que nous voyons ci-dessus, sont devenues fondamentales dans la division entre la vraie Église et le Christianisme Athanasien (ou du courant dominant).

 

Ce n'est qu’à partir du Quatrième Concile de Latran en 1215, en vue de la position prise par les Dualistes parmi les Cathares Albigeois, que l'Église Romaine a déclaré que les anges ont été créés (par opposition à Christ qui n'a pas été créé), et que les hommes ont été créés après eux (décrèt Firmiter ; cf. Cath. Encyc., article Ange, Vol. I, p. 476). La langue hébraïque, bien sûr, a simplement le mot malak à partir de la racine lak qui signifie celui qui part ou un envoyé, de là le messager. L'ange de Sa présence est dans Ésaïe 63:9 et la LXX (Septante) appelle le Messie l’Ange du Grand Conseil. Aquinas déclare que les anges n’étaient pas co-éternels avec Dieu, mais ont été créés ex nihilo. De cette façon, Aquinas maintient la distinction entre Christ et les autres fils de Dieu. À partir de Tauler (d. 1361) et ses contemporains, la classification Dionysiaque des Esprits est suivie.

 

L’Adoration 

La notion d'adoration est comme le processus de rendre hommage. Il est appliqué par degrés. Il est adressé directement à Dieu et, dans ce sens, c'est l'adoration supérieure suprême absolue de l'adoration. Cette adoration souveraine, la latrie, est due à Dieu seul (Cath. Encyc., Vol. XV, article Adoration, p. 710). Quand l’adoration (dulie ; hyperdulie pour Marie) est adressée à d'autres, elle est seulement indirectement à Dieu, mais adressée à eux en vue de leur relation avec Dieu. Les deux formes sont tirées du concept de rendre hommage comme proskuneo ou prosternation du grec. Ainsi, bibliquement, l'hommage rendu à Christ et aux élus, est tiré de leur relation avec Dieu. Dans ce sens, la distinction entre le Trinitarisme et l’Unitarisme est que cet hommage à Christ est en vue de sa relation au Père et d'un type secondaire – tandis que, les Trinitaires le soutiennent comme un culte du latrie, où il est en fait Dieu, comme le Père est Dieu.

 

Les Distinctions Protestantes 

Les distinctions entre le Catholicisme et le Trinitarisme Protestant sont considérées comme étant constantes et complémentaires aux arguments ci-dessus. Le Protestantisme a deux vues. Une est celle de Luther qui a adopté la doctrine soutenue par l'Église longtemps avant lui, à savoir celle de Sola Scriptura, ou la Bible seule, en tant qu’autorité. L'Église Anglicane et d'autres acceptent les Conciles comme ayant la validité jusqu'à Chalcedoine en 451 et sont de là, infectés de la même manière doctrinalement que le Catholicisme Romain, mais à un degré moindre. L'Église Luthérienne ne suit pas cette doctrine de Luther – autrement, ils auraient rétabli plus des vérités originales qu'ils en ont réellement rétablies. Harnack soutient que le Christianisme est devenu contaminé par le Polythéisme et a adopté de nombreuses pratiques païennes (Das Wesen des Christentums, Berlin, 1900, pp. 126,137-138,148). Cela a été essentiellement la dispute entre l'église de la lignée du courant dominant et l'Église de Dieu au cours des siècles.

 

Le Binitarisme, qui doit aussi être soumis à ces arguments, est une autre diversion incohérente qui ne tient pas selon la logique et, de là, n'a pas survécu en tant que doctrine sérieuse d’aucune manière sérieuse.

 

L'Église et l'Adoration 

Christ a fondé une Église avec un Seigneur, une foi, un baptême et un seul Dieu et Père de tous (Eph. 4:5-6). Ce baptême représente l'adoration entière, qui devrait être unique, adressée au même Dieu par le même Christ (Cath. Encyc., article Adoration, ibid.). Cette foi n'a pas changé et l'Église adore toujours le même Dieu et Père de tous. Dieu a le droit d'être adoré en tant que justice et l'adoration n'est pas un acte facultatif de Sa création (Cath. Encyc., op. cit.). La justice et la droiture sont le même mot (tsedek) dans la langue hébraïque. L'adoration en privé ou même l’adoration individuelle en public ne sont pas suffisantes. La société devrait L'honorer et les Chrétiens devraient se réunir en public pour L'adorer, le louer et le remercier (ibid.).

 

Les Montanistes du deuxième siècle ont commencé un culte d'adoration de l'Esprit Saint car ils s’attendaient que l'Esprit Saint viendrait et prendrait la place des fils et annoncerait un évangile plus parfait. Cette vue a été réprimée, mais a conduit au Quatrième Concile de Rome en 380 où le Pape Damasus a condamné quiconque niait que l'Esprit Saint devrait être adoré comme le Père et le Fils (ibid., p. 711). Ainsi, l'année suivante (381) au Concile de Constantinople, l'Esprit Saint a été ajouté à la Divinité en tant que la Trinité, mais peut-être pas avec autant de succès que les Cappadociens l’aurait aimé. Cela forme la seconde grande distinction entre l'Église et le Trinitarisme.

 

Les Catholiques reconnaissent (ibid.) que Christ a soigneusement observé toutes les prescriptions de l'adoration Juive (incluant les Sabbats et les Fêtes) parce qu’une seule déviation d’un point ou un autre ferait certainement réveiller toute protestation dont un certain écho aurait été préservé dans les évangiles. La seule protestation a été concernant la méthode et non pas le fait de l'observance du Sabbat.

 

La Vraie Église 

Le système du courant dominant a essayé d'enterrer toute trace d'une Église continue opposée à leur doctrine. Les écrits de l'histoire et des doctrines sont incorrectes à partir des fausses idées des individus impliqués et du caractère secret de l'Église en persécution. L'Église Catholique a persécuté l'Église de Dieu pendant des siècles. En 1179 EC, le Troisième Concile Général de Latran a interdit l’existence de l'Église appelée les Vaudois à partir de cette année. Le Pape Lucius III a publié une bulle d'excommunication à Vérone en 1184 parce que l'Église a décrété que l'obéissance était à Dieu et non pas à l'homme, et a refusé de renoncer à la foi. Une conférence générale entre l'Église et les Catholiques a été tenue en 1191 et a été suivie par une seconde à Parmiers en 1207. En 1192, l’évêque Otto de Toul a commandé que tous les Vaudois soient enchaînés et livrés au tribunal épiscopal. En 1194, Alphonso II d'Aragon a commandé leur bannissement à l'exil hors de son dominion et leur a interdit l'abri ou la nourriture. Le Concile de Gênes (1197) a affirmé ces dispositions et a commandé la mort au bûcher contre l'Église. Dès lors, ils ont essayé de tuer ou de supprimer l'Église par tous les moyens possibles. L'existence de sectes hérétiques contemporaines a compliqué le problème de l'identification, et l'histoire Catholique est tout simplement fausse dans sa tentative de limiter l'Église à Pierre Waldo et au douzième siècle, et de banaliser ses doctrines et son effet (voir les études La Distribution Générale des Églises Observant le Sabbat et aussi Le Rôle du Quatrième Commandement dans l’Histoire des Églises de Dieu Observant le Sabbat (No 170)).

 

Christ a une Église – quoique dans des administrations ou opérations diverses comme le dit Paul (1Cor. 12:6). Cette Église n'a pas cessé de fonctionner ou n'a pas changé ses doctrines de base au cours des deux mille ans. L'Église Catholique veut que tous croient qu'ils sont ce corps. Cette prétention est fausse. Christ n'a pas commencé l'oeuvre en ce siècle, il n'a pas changé non plus ses vues. Christ est le même hier, aujourd'hui et pour toujours. Nous sommes les vrais héritiers de cette foi livrée une fois pour toutes aux saints (Jude 3).

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