Les Églises Chrétiennes de Dieu

[204]

 

 

 

La Doctrine de Balaam et la Prophétie de Balaam [204]

 

(Édition 1.0 19970531-19970531)

 

 

 

 

La doctrine de Balaam est souvent liée aux doctrines des Nicolaïtes et les deux sont condamnées par Christ. Le lien est fait à partir du texte grec de l'Apocalypse, qui peut être interprété de manière à faire le lien. On pense donc que les doctrines vont main dans la main. Elles coexistent dans une certaine mesure, mais elles sont en fait des doctrines bien distinctes, comme nous le verrons. Ici, nous examinons la façon dont elles sont issues et comment elles coexistent avec les doctrines des Nicolaïtes.

 

Christian Churches of God

PO Box 369,  WODEN  ACT 2606,  AUSTRALIA

 

Courriel: secretary@ccg.org

 

(Copyright © 1997 Wade Cox)

(Tr. 2013)

 

Cette étude peut être copiée et distribuée librement à la condition qu'elle le soit en son entier, sans modifications ni rayures. On doit y inclure le nom, l'adresse de l’éditeur et l'avis des droits d'auteur. Aucun montant ne peut être exigé des récipiendaires des copies distribuées. De brèves citations peuvent être insérées dans des articles et des revues critiques sans contrevenir aux droits d'auteur.

 

Cette étude est disponible sur les pages du World Wide Web à:
 http://www.logon.org/french/ et http://www.ccg.org/french/

 


La Doctrine de Balaam et la Prophétie de Balaam [204]

 

 

Christ condamne à la fois les doctrines des Nicolaïtes et la doctrine de Balaam. La traduction typique d'Apocalypse 2:14-16 est la suivante :

Apocalypse 2:14-16 Mais j’ai quelque peu de chose contre toi : c’est que tu en as là qui retiennent la doctrine de Balaam, lequel enseignait Balac à mettre un scandale devant les enfants d’Israël, afin qu’ils mangeassent des choses sacrifiées aux idoles, et qu’ils se livrassent à la fornication. 15 Ainsi tu en as, toi aussi, qui retiennent la doctrine des Nicolaïtes ; ce que je hais. 16 Repens-toi : autrement je viendrai à toi bientôt ; et je combattrai contre eux par l’épée de ma bouche. (MAR)

 

Apocalypse 2:14-16 J’ai pourtant quelques reproches à te faire : tu as chez toi des gens attachés à la doctrine de Balaam qui avait appris au roi Balaq à tendre un piège devant les Israélites. Il voulait qu’ils participent au culte des idoles en mangeant les viandes provenant de leurs sacrifices et en se livrant à la débauche. 15 De même, tu as, toi aussi, des gens attachés à la doctrine des Nicolaïtes. 16 Change donc, sinon je viens à toi sans tarder et je vais combattre ces gens-là avec l’épée qui sort de ma bouche. (SEM)

 

La traduction de ce texte s'appuie sur le texte grec trouvé, par exemple, à Nestlé, mais omet de la RSV le mot ομοιως homoiõs que Marshall traduit par de même.

 

Le [Texte] Receptus a les mots o μισω o misõ qui sont rendus ce que je hais. Ainsi, la traduction dépend du texte qui est utilisé. Les mots sont tout à fait différents. James Nelson Darby, suivant les commentateurs critiques tels que Nestlé, traduit le texte comme suit : Ainsi tu en as, toi aussi, qui tiennent la doctrine des Nicolaïtes pareillement.

 

Ceci est trompeur, car les doctrines contiennent des similitudes mais contiennent aussi des caractéristiques distinctes et séparées, qui sont assez dissemblables. Il est tout à fait possible que les doctrines aient été regroupées afin que la condamnation par Christ sur ​​les deux doctrines ne puisse être développée au maximum dans le cas des Nicolaïtes puisque ce système a des caractéristiques qui avaient pénétré le Christianisme dominant. Un tel problème ne soutient pas l'examen car il impliquait directement dans un cas la Divinité et la doctrine de l'Antéchrist. Nous pouvons le déduire de l'examen de la première épître de Jean, aux Parthes.

 

Les doctrines des Nicolaïtes ont été exposées dans l’étude Les Nicolaïtes (No. 202). Cette étude reprend à partir de là et examine la doctrine de Balaam.

 

Balaam a enseigné aux Moabites et aux Madianites, les nations entourant Israël qu'ils pouvaient rendre Israël défait aux yeux de Dieu en l'incitant à sacrifier aux idoles et à commettre la fornication. L'histoire est examinée ci-dessous pour résoudre le problème dans son intégralité.

 

Campements d'Israël du Sinaï jusqu’à l'occupation

1.      Les Tombes de la Convoitise (voir aussi Nombres 11:34). L'alimentation du troupeau est symbolisée ici.

2.      Hatséroth (SHD 2698 cours comme entourées d'un mur). Ici Yahovah a traité avec Aaron et Miriam au sujet de la femme Cuschite et le pouvoir central de Moïse. Ils sont ensuite allés au désert de Paran.

3.      Rithma (le fém. de genêt d’Espagne (Planta genista) ; l'arbre Juniper).

4.      Le Grenadier de la Brèche (SHD 7428 Rimmon-peretz c’est-à-dire grenadier de la brèche).

5.      Libna (un arbre blanchâtre peut-être le styrax ; peuplier).

6.      Rissa (SHD 7446 une ruine comme tombant en pièces).

7.      Lieu de Rencontre (Kehelatha ; convocation).

8.      Mont Shaphar (SHD 8234 beauté dérivé de briller).

9.      Harada (SHD 2732 de SHD 2731 peur et anxiété de là tremblement ou frémissement).

10.  Makhéloth (assemblées ; pl. SHD 4721).

11.  Tahath (la dépression ou le bas).

12.  Tarah (SHD 8646 Terach le Père d'Abraham, de dérivation incertaine).

13.  Mithka (SHD 4989 fém. de douceur).

14.  Haschmona (der, de SHD 2831 Kashman signifiant cabinet ou grande capacité en ressources de là riches ou princes. Le fém. SHD 2832 signifie ici fertile).

15.  Moséroth (SHD 4149 fém. de châtiment de là corrections).

16.  Benejaakan (SHD 1142 fils de Jaakan signifie les tornades ou tortueux).

17.  Trou de la Faille (SHD 2735 également grotte de la coupe).

18.  Jothbatha (SHD 3193 de SHD 3192 plaisir).

19.  Abrona (SHD 5684 de SHD 5683 de transition).

20.  Etsjon-Guéber (SHD 6100 épine dorsale d'un homme).

21.  Kadès dans le Désert de Tsin (sanctuaire).

22.  Le Mont Hor à l’extrémité d'Édom. Ici, Aaron escalada le mont Hor et mourut âgé de 123 ans dans la 40ème année de l'Exode (Nombres 33:38-39). Israël pleura Aaron pendant trente jours (Nombres 20:29). De là,

Israël entreprit de faire le tour d’Édom en utilisant le chemin de la mer Rouge et le peuple s'impatienta (Nombres 21:4), et le Seigneur en tua plusieurs aux moyens de serpents de feu (Nombres 21:6). Moïse dressa le serpent sur ​​le poteau et les gens ont été sauvés dans l'intervalle (Nombres 21:9), mais le symbole est devenu un objet d'idolâtrie.

23.  Tsalmona (SHD 6758 ombre).

24.  Punon (SHD 6325 perplexité).

25.  Oboth (SHD 88 outres).

26.  Ije-Abarim ou Ijim à la frontière de Moab (SHD 5856, 5682 le cumul des régions au-delà). Nombres 21:12 appelle le camp suivant comme la Vallée des Zéred (SHD 2218 bordée d'arbustes). Ils campèrent alors

de l'autre côté de l'Arnon entre Moab et les Amoréens. Ils campèrent ici à Beer ou le Puits. En partance du Désert, ils allèrent jusqu'à Matthana (SHD 4980 don ou offrande sacrificielle), Nahaliel (SHD 5160 vallée de Dieu), Bahamoth (ou Bemoth SHD 1120 les hauteurs), puis à la vallée de Moab (Nombres 21:12-20 ).

27.  Dibon-Gad (SHD 1769 1410 langueur de Gad, le fils et la tribu de Jacob (voir aussi la divinité babylonienne de la fortune Gad prononcée gawd SHD 1408)).

28.  Almon-Diblathaïm (SHD 5963 vers les gâteaux de figues pressées voilés ou cachés).

29.  Montagnes d’Abarim devant Nebo (régions au-delà).

30.  Plaines de Moab en Jordanie, près de Jéricho.

Les symboles des campements sont ouverts à diverses interprétations. Les trente camps égalisent avec le nombre du Conseil céleste, d'où la restauration peut être interprétée comme progressive. Le nombre de camps ainsi que les références internes à Ijim totalisent le nombre de siècles depuis l'Exode jusqu’à la fin de la période de six mille ans du plan du salut, menant à l’établissement du Millénaire sous le Messie. Ceci se termine à la fin de cette période jubilaire en 2027/28.

 

Le dernier campement s’étendait de la Chambre des déserts à la Prairie des Acacias dans les Plaines de Moab (Nombres 33:49). Ici, Jéhovah parla à Moïse et ordonna à Israël d'habiter la terre et de chasser ses habitants ou ils deviendraient des épines dans leurs yeux et des aiguillons dans leurs côtés et Dieu fera de même pour Israël. Ils devaient diviser le pays par le sort en héritage (Nombres 33:50-56). Canaan devait être purgé comme le système millénaire doit être purgé.

 

Dans le campement final avant d'entrer dans la Terre Promise, les Moabites et les Madianites ont tenté de faire en sorte qu’Israël soit maudit par Balaam, fils de Béor, le prophète. Ainsi, la signification est destinée pour la période des Églises juste avant le Millénium. Dans Apocalypse 2:12, la prophétie et l'exemple sont compris de s'étendre sur toute la période de quelque cinq ères de l'Église. Le camp devait former un carré de douze tribus en groupes de trois (Nombres 10).

 

Il a été ordonné à Balaam de ne pas aller avec les Moabites/Madianites (Nombres 22:12). Ils l’ont supplié et lui ont offert de l'argent et Balaam a dit qu'il ne pouvait pas aller à l'encontre de Dieu, ou au-delà de la bouche de Yahovah son Dieu, même s'ils lui donnaient une maison pleine d'argent et d'or (Nombres 22:18). Dans Nombres 22:20-21 il est dit qu’élohim vint à Balaam la nuit et lui dit :

 

Nombres 22:20-22 Dieu vint à Balaam pendant la nuit, et lui dit : Puisque ces hommes sont venus pour t’appeler, lève-toi, va avec eux ; mais tu feras ce que je te dirai. 21 Balaam se leva le matin, sella son ânesse, et partit avec les chefs de Moab. 22 La colère de Dieu s’enflamma, parce qu’il était parti ; et l’ange de l’Éternel se plaça sur le chemin, pour lui résister. Balaam était monté sur son ânesse, et ses deux serviteurs étaient avec lui.

 

Le point ici est que Balaam fit ce que le Seigneur a dit. Il n'a pas désobéi, puisque le Seigneur lui avait dit d'y aller. Cet événement était dans les personnes qui étaient censées être des ministres de Dieu.

 

Néanmoins, l'ange de YHVH est allé le confronter. Le but est indiqué au verset 35.

Nombres 22:35 L’ange de l’Éternel dit à Balaam : Va avec ces hommes ; mais tu ne feras que répéter les paroles que je te dirai. Et Balaam alla avec les chefs de Balak.

 

Le problème ici, c'est que Dieu savait que le cœur de Balaam était pervers et qu'il parlait pour le gain. Ainsi, Il ne permettrait pas qu’il maudisse Israël en Son nom, ce que Balaam devait avoir l'intention de faire. Alors nous voyons un acte de prescience. Cette activité a été prédite comme les actions du sacerdoce dans les derniers jours. La pratique des prêtres enseignant pour un salaire est attaquée dans Michée 3:11. Mais, plus particulièrement, Balaam enseignait à Balak à mettre une pierre d'achoppement devant les fils d'Israël pour qu’ils mangeassent des viandes sacrifiées aux idoles. Cette idolâtrie a été prévue et prédite comme c'est le cas durant l’Église ou ère de Pergame ou Pergamum.

 

L'activité allait de pair avec les doctrines des Nicolaïtes (Apoc. 2:13-15). La punition pour cela est que Christ leur fasse la guerre avec l'épée de sa bouche comme il a comparu devant Balaam et son ânesse dans cette histoire. L'histoire a été donnée pour avertir le sacerdoce des dangers du système babylonien, qui est l'endroit d’où Balaam venait, c’est-à-dire le fleuve, à savoir le bassin de l'Euphrate. Il a néanmoins été accepté comme un sacrificateur pour les fils d'Abraham, à savoir les Moabites et les Madianites. Ils étaient eux-mêmes également des adorateurs de faux dieux et Balaam était au courant de leur duplicité. La Bible est claire que Balaam était sacrificateur de Dieu ayant une place à l'intérieur des fils d'Abraham et à qui l'Ange de Yahovah est apparu.

 

C’est un point important de noter ici que les Moabites ont perdu la faveur de Dieu à cause de leur duplicité dans le culte des faux dieux. Cette action peut se produire parce qu'ils avaient adopté déjà des systèmes faux dans leur culte ou il est également possible qu'ils aient changé d'allégeance, car Israël était favorisé et eux ne l'étaient pas. Les choses ne sont pas allées à leur manière et ils ont blâmé Dieu pour le problème après avoir imputé Balaam. Cette situation est commune aujourd'hui en tant que l'Évangile de santé et de richesse. Si Dieu ne nous bénit pas, nous faisons quelque chose de mal, ou le groupe n'est pas juste. Si le malheur arrive à quelqu'un c'est parce qu'il pèche. Dieu connaît nos cœurs et Il nous testera dans cette attitude et va s'en occuper jusqu'à ce que nous éliminions toute trace d'une telle pensée. Quel péché Étienne, Paul ou Pierre ou Jacques ou Syméon ont-ils commis quand ils furent martyrisés ?

 

Le sacrifice de Balaam

Balaam fit ce que Dieu a ordonné et sacrifia sept taureaux et sept béliers. Balaam parla avec l'élohim d'Israël, à savoir l'Ange de YHVH, qui lui a dit de dire :

 

Nombres 23:7-10 Balaam prononça son oracle, et dit : Balak m’a fait descendre d’Aram, le roi de Moab m’a fait descendre des montagnes de l’Orient. — Viens, maudis-moi Jacob ! Viens, sois irrité contre Israël ! 8 Comment maudirais-je celui que Dieu n’a point maudit ? Comment serais-je irrité quand l’Éternel n’est point irrité ? 9 Je le vois du sommet des rochers, je le contemple du haut des collines : C’est un peuple qui a sa demeure à part, et qui ne fait point partie des nations. 10 Qui peut compter la poussière de Jacob, et dire le nombre du quart d’Israël ? Que je meure de la mort des justes, et que ma fin soit semblable à la leur !

 

Israël ne devait pas être compté parmi les nations. La fin des justes, c'est la vie éternelle. Toutes les nations feront partie d'Israël par conversion. Ainsi, les nations cesseront d'exister. Dieu ne peut devenir un et tout en tous que si nous formons un seul corps indivisible.

 

L'importance de ce texte c’est que l'adversaire tentait de faire en sorte qu'Israël soit maudit et, par conséquent, le Messie serait maudit, car c’est le Messie qui est le celui dont on parle ici. Israël a été divisé en quartiers conformément à la structure gouvernementale de l'Armée céleste. La finalité de Jacob est d'être la seule nation dans laquelle tous les Gentils seront établis comme sauvés sous le Messie lors du jugement.

 

Balaam, cependant, ne s'est pas contenté de faire la volonté du Seigneur sans qualification. Balak lui a demandé de nouveau de maudire Israël. L'histoire complète se trouve dans Nombres 23:17 à 24:25.

 

Nombres 23:17-30 Il retourna vers lui ; et voici, Balak se tenait près de son holocauste, avec les chefs de Moab. Balak lui dit : Qu’est-ce que l’Éternel a dit ? 18 Balaam prononça son oracle, et dit : Lève-toi, Balak, écoute ! Prête-moi l’oreille, fils de Tsippor ! 19 Dieu n’est point un homme pour mentir, ni fils d’un homme pour se repentir. Ce qu’il a dit, ne le fera-t-il pas ? Ce qu’il a déclaré, ne l’exécutera-t-il pas ? 20 Voici, j’ai reçu l’ordre de bénir : Il a béni, je ne le révoquerai point. 21 Il n’aperçoit point d’iniquité en Jacob, il ne voit point d’injustice en Israël ; l’Éternel, son Dieu, est avec lui, il est son roi, l’objet de son allégresse. 22 Dieu les a fait sortir d’Égypte, il est pour eux comme la vigueur du buffle. 23 L’enchantement ne peut rien contre Jacob, ni la divination contre Israël ; au temps marqué, il sera dit à Jacob et à Israël : Quelle est l’œuvre de Dieu. 24 C’est un peuple qui se lève comme une lionne, et qui se dresse comme un lion ; il ne se couche point jusqu’à ce qu’il ait dévoré la proie, et qu’il ait bu le sang des blessés. 25 Balak dit à Balaam : Ne le maudis pas, mais du moins ne le bénis pas. 26 Balaam répondit, et dit à Balak : Ne t’ai-je pas parlé ainsi : Je ferai tout ce que l’Éternel dira ? 27 Balak dit à Balaam : Viens donc, je te mènerai dans un autre lieu ; peut-être Dieu trouvera-t-il bon que de là tu me maudisses ce peuple. 28 Balak mena Balaam sur le sommet du Peor, en regard du désert. 29 Balaam dit à Balak : Bâtis-moi ici sept autels, et prépare-moi ici sept taureaux et sept béliers. 30 Balak fit ce que Balaam avait dit, et il offrit un taureau et un bélier sur chaque autel.

 

Nombres 24:1-25 Balaam vit que l’Éternel trouvait bon de bénir Israël, et il n’alla point comme les autres fois, à la rencontre des enchantements ; mais il tourna son visage du côté du désert. 2 Balaam leva les yeux, et vit Israël campé selon ses tribus. Alors l’esprit de Dieu fut sur lui. 3 Balaam prononça son oracle, et dit : Parole de Balaam, fils de Beor, parole de l’homme qui a l’œil ouvert, 4 parole de celui qui entend les paroles de Dieu, de celui qui voit la vision du Tout-Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent. 5 Qu’elles sont belles, tes tentes, ô Jacob ! Tes demeures, ô Israël ! 6 Elles s’étendent comme des vallées, comme des jardins près d’un fleuve, comme des aloès que l’Éternel a plantés, comme des cèdres le long des eaux. 7 L’eau coule de ses seaux, et sa semence est fécondée par d’abondantes eaux. Son roi s’élève au-dessus d’Agag, et son royaume devient puissant. 8 Dieu l’a fait sortir d’Égypte, il est pour lui comme la vigueur du buffle. Il dévore les nations qui s’élèvent contre lui, il brise leurs os, et les abat de ses flèches. 9 Il ploie les genoux, il se couche comme un lion, comme une lionne : Qui le fera lever ? Béni soit quiconque te bénira, et maudit soit quiconque te maudira ! 10 La colère de Balak s’enflamma contre Balaam ; il frappa des mains, et dit à Balaam : C’est pour maudire mes ennemis que je t’ai appelé, et voici, tu les as bénis déjà trois fois. 11 Fuis maintenant, va-t’en chez toi ! J’avais dit que je te rendrais des honneurs, mais l’Éternel t’empêche de les recevoir. 12 Balaam répondit à Balak : Eh ! n’ai-je pas dit aux messagers que tu m’as envoyés : 13 Quand Balak me donnerait sa maison pleine d’argent et d’or, je ne pourrais faire de moi-même ni bien ni mal contre l’ordre de l’Éternel ; je répéterai ce que dira l’Éternel ? 14 Et maintenant voici, je m’en vais vers mon peuple. Viens, je t’annoncerai ce que ce peuple fera à ton peuple dans la suite des temps. 15 Balaam prononça son oracle, et dit : Parole de Balaam, fils de Beor, parole de l’homme qui a l’œil ouvert, 16 parole de celui qui entend les paroles de Dieu, de celui qui connaît les desseins du Très-Haut, de celui qui voit la vision du Tout-Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent. 17 Je le vois, mais non maintenant, je le contemple, mais non de près. Un astre sort de Jacob, un sceptre s’élève d’Israël. Il perce les flancs de Moab, et il abat tous les enfants de Seth. 18 Il se rend maître d’Édom, Il se rend maître de Séir, ses ennemis. Israël manifeste sa force. 19 Celui qui sort de Jacob règne en souverain, il fait périr ceux qui s’échappent des villes. 20 Balaam vit Amalek. Il prononça son oracle, et dit : Amalek est la première des nations, mais un jour il sera détruit. 21 Balaam vit les Kéniens. Il prononça son oracle, et dit : Ta demeure est solide, et ton nid posé sur le roc. 22 Mais le Kénien sera chassé, quand l’Assyrien t’emmènera captif. 23 Balaam prononça son oracle, et dit : Hélas ! qui vivra après que Dieu l’aura établi ? 24 Mais des navires viendront de Kittim, ils humilieront l’Assyrien, ils humilieront l’Hébreu ; et lui aussi sera détruit. 25 Balaam se leva, partit, et retourna chez lui. Balak s’en alla aussi de son côté. (LSG)

 

La raison pour les bénédictions est d'autant plus évidente dans Nombres 24:17 et suiv où le Messie est désigné comme l'Étoile du Matin et le Sceptre qui doit briser les Moabites et les fils de tumulte. Cette référence est pour les Amalécites et les Kéniens et se réfère à la destruction des Assyriens par les Kittim qui ont été interprétés comme l'Empire romain (voir en particulier Les Manuscrits de la Mer Morte) qui s'étend de l'empire de fer de Daniel 2 dans le dernier de fer et d'argile, qui est détruit par le Messie (Dan. 2:45) et qui est la dernière des bêtes, la quatrième de Daniel 7:7. Ce dernier empire s'étend sur une longue période et a sept têtes ou époques dynastiques et dix cornes comme les royaumes de la dernière phase (Apoc. 17:1-18).

 

Le dernier empire est du nombre des sept, mais est un huitième. C'est une bête qui contient dix rois, qui lui donnent leur puissance et leur autorité pour faire la guerre à l'Agneau. Ce système est régi par une prostituée religieuse qui suit le système babylonien qui se caractérise par Balaam. La bête, cependant, dans les derniers jours se retourne contre la prostituée et la détruit (Apoc. 17:16-18).

 

La raison pour la clé de la prophétie ici, c'est que nous nous penchons sur un système religieux qui prétend agir selon les instructions de Dieu et qui existe dans les Églises mêmes de Dieu. Cependant, il vient, en fait, du système babylonien et enseigne ces doctrines, sapant Israël depuis le début.

 

La doctrine de Balaam est l’écroulement du système de loi de la Bible par des moyens indirects.

 

Balaam avait, en effet, appris aux Moabites après cet épisode à contourner les bénédictions du Seigneur en provoquant Israël à commettre l'idolâtrie et donc à entrer en condamnation en vertu de la loi (Nombres 31:16). Les filles de Moab avaient invité Israël aux sacrifices de leurs dieux, et les gens ont mangé de la nourriture sacrifiée aux idoles et se sont prosternés devant leurs dieux et, par conséquent, Israël s’est mis lui-même sous le joug de Baal de Peor, le dieu cananéen des tempêtes et de la fertilité, adoré au centre de culte de Peor (Nombres 25:1-5).

 

D’après Nombres 25:4, il est évident que la pénalité a été payée par les dirigeants qui ont conduit Israël dans l'erreur. Le Seigneur a commandé que tous les chefs du peuple soient pendus au soleil comme une mesure de la responsabilité sociale. Cet enseignement pour un salaire si détesté par Dieu survient dans les Églises de Dieu et est accompagné par les doctrines des Nicolaïtes. Nicolaïtes est dérivé de deux racines Nico ou Nike et laos de là laïtes - ce qui signifie, en effet, conquérir les gens ou les laïcs. Le sentiment est celui d’un peuple comme n’étant pas celui de quelqu’un et, de là, ils ne sont pas le même peuple. Ce sont les gens qui sont de Dieu et les dirigeants sont du système apostat.

 

Les doctrines de Balaam et des Nicolaïtes diffèrent dans le sens où elles sont toutes deux affectées par les cultes du Mystère et les deux enseignent le sacrifice aux idoles du faux système. Cependant, la doctrine de Balaam était plus identifiée avec l'enseignement pour un salaire dans le même système, tandis que les Nicolaïtes ne sont pas identifiés comme étant du même système du tout, seulement des apostats ou des personnes épousant une fausse religion dans le système – et c'est le vrai problème.

 

Le problème de manger des viandes sacrifiées aux idoles est endémique au sein du système des premiers siècles sous le paganisme et le système gréco-romain. Paul a mentionné ce problème. Il s'agissait d'une question très sérieuse et réelle de ces époques-là. La plupart des viandes avaient la possibilité réelle qu'elles avaient été sacrifiées aux idoles. Il traite du problème dans [l’épitre aux] Romains parce que le problème auquel l'Église faisait face était que s’ils mangeaient sciemment des viandes sacrifiées aux idoles, ils tombaient sous les injonctions prononcées contre les activités dans la Torah et pour lesquelles Israël et Moab et Madian furent punis.

 

Romains 14:1-23 Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions. 2 Tel croit pouvoir manger de tout : tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes. 3 Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l’a accueilli. 4 Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui ? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir. 5 Tel fait une distinction entre les jours ; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. 6 Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c’est pour le Seigneur qu’il mange, car il rend grâces à Dieu ; celui qui ne mange pas, c’est pour le Seigneur qu’il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu. 7 En effet, nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même. 8 Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur. 9 Car Christ est mort et il a vécu, afin de dominer sur les morts et sur les vivants. 10 Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère ? ou toi, pourquoi méprises-tu ton frère ? puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu. 11 Car il est écrit : Je suis vivant, dit le Seigneur, tout genou fléchira devant moi, et toute langue donnera gloire à Dieu. 12 Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même. 13 Ne nous jugeons donc plus les uns les autres ; mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute. 14 Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien n’est impur en soi, et qu’une chose n’est impure que pour celui qui la croit impure. 15 Mais si, pour un aliment, ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l’amour : ne cause pas, par ton aliment, la perte de celui pour lequel Christ est mort. 16 Que votre privilège ne soit pas un sujet de calomnie. 17 Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit. 18 Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes. 19 Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle. 20 Pour un aliment, ne détruis pas l’œuvre de Dieu. À la vérité toutes choses sont pures ; mais il est mal à l’homme, quand il mange, de devenir une pierre d’achoppement. 21 Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse. 22 Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve ! 23 Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché. (LSG)

 

Le problème ici est que l'ensemble du système de boucherie était interconnecté avec le système sacrificiel des Gentils dans quelque secte qu'ils ont suivie. De la même façon qu'aujourd'hui, il y avait des bouchers casher. Les esclaves ne pouvaient pas se prévaloir d'un tel luxe et étaient tributaires de la bonne volonté de la Maison pour ce qu'ils mangeaient. Le vrai problème, c'est que s’ils ne savaient pas si cela avait été sacrifié à une idole alors cela n'avait pas d'importance et que rien de lui-même n’était impur. C’était seulement le fait de participer sciemment aux viandes sacrifiées aux idoles qui les rendaient impures. En fait, cela amenait sur le corps les peines entraînées par le fait de manger de la nourriture au sein de la loi biblique. Ce problème était commun dans tout le monde romain et hellénisé. Cette question est traitée par Paul dans sa lettre aux Corinthiens également car ils étaient un grand centre de culte. Ils étaient également empêtrés dans les rites cultuels de la prostitution dans les divers temples. Comme le problème de l'alimentation, la prostitution cultuelle était endémique en Asie Mineure dès les premiers jours des Babyloniens et avant.

 

1Corinthiens 8:1-13 Pour ce qui concerne les viandes sacrifiées aux idoles, nous savons que nous avons tous la connaissance. — La connaissance enfle, mais la charité édifie. 2 Si quelqu’un croit savoir quelque chose, il n’a pas encore connu comme il faut connaître. 3 Mais si quelqu’un aime Dieu, celui-là est connu de lui. — 4 Pour ce qui est donc de manger des viandes sacrifiées aux idoles, nous savons qu’il n’y a point d’idole dans le monde, et qu’il n’y a qu’un seul Dieu. 5 Car, s’il est des êtres qui sont appelés dieux, soit dans le ciel, soit sur la terre, comme il existe réellement plusieurs dieux et plusieurs seigneurs, 6 néanmoins pour nous il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes. 7 Mais cette connaissance n’est pas chez tous. Quelques-uns, d’après la manière dont ils envisagent encore l’idole, mangent de ces viandes comme étant sacrifiées aux idoles, et leur conscience, qui est faible, en est souillée. 8 Ce n’est pas un aliment qui nous rapproche de Dieu : si nous en mangeons, nous n’avons rien de plus ; si nous n’en mangeons pas, nous n’avons rien de moins. 9 Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d’achoppement pour les faibles. 10 Car, si quelqu’un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple d’idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles ? 11 Et ainsi le faible périra par ta connaissance, le frère pour lequel Christ est mort ! 12 En péchant de la sorte contre les frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre Christ. 13 C’est pourquoi, si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai jamais de viande, afin de ne pas scandaliser mon frère. (LSG)

 

L'injonction vise à empêcher une autre pierre d'achoppement, mais de ne pas supposer que toutes les viandes étaient sacrifiées aux idoles à moins que cela était connu autrement. L'inverse était le cas, et c'était une question de foi. Ainsi, Paul dit que personne ne vous juge au sujet des viandes (Col. 2:16).

 

Cependant, la doctrine de Balaam et des Nicolaïtes impliquaient une imputation directe dans les cultes du Mystère et leurs repas cultuels. C’était ancien et le sacrifice de la chèvre et sa préparation relative au culte dans le lait de sa mère était un ancien rituel condamné par la Torah (Exode 23:19 ; 34:26 ; Deut. 14:21). Ceci est spécifiquement condamné à trois reprises. C’est également utilisé spécifiquement en référence textuelle aux prémices et aux trois saisons de fête (ibid.).

 

Le sacerdoce est également condamné pour son attitude et pour condamner les sacrifices fournis par le Seigneur. Tel est le sens de Malachie 1. Les sacrificateurs offrent de la nourriture aveugle et polluée comme sacrifice, mais ils dédaignent ensuite la table du Seigneur quand ils disent que la table est polluée et la nourriture pour elle peut être méprisée (Malachie 1:6-14 ; 2:1-12).

 

Malachie 1:1-14 Oracle, parole de l’Éternel à Israël par Malachie. 2 Je vous ai aimés, dit l’Éternel. Et vous dites : En quoi nous as-tu aimés ? Ésaü n’est-il pas frère de Jacob ? dit l’Éternel. Cependant j’ai aimé Jacob, 3 Et j’ai eu de la haine pour Ésaü, J’ai fait de ses montagnes une solitude, j’ai livré son héritage aux chacals du désert. 4 Si Édom dit : Nous sommes détruits, nous relèverons les ruines ! Ainsi parle l’Éternel des armées : Qu’ils bâtissent, je renverserai, et on les appellera pays de la méchanceté, peuple contre lequel l’Éternel est irrité pour toujours. 5 Vos yeux le verront, et vous direz : Grand est l’Éternel Par delà les frontières d’Israël ! 6 Un fils honore son père, et un serviteur son maître. Si je suis père, où est l’honneur qui m’est dû ? Si je suis maître, où est la crainte qu’on a de moi ? dit l’Éternel des armées à vous, sacrificateurs, qui méprisez mon nom, et qui dites : En quoi avons-nous méprisé ton nom ? 7 Vous offrez sur mon autel des aliments impurs, et vous dites : En quoi t’avons-nous profané ? C’est en disant : La table de l’Éternel est méprisable ! 8 Quand vous offrez en sacrifice une bête aveugle, n’est-ce pas mal ? Quand vous en offrez une boiteuse ou infirme, n’est-ce pas mal ? Offre-la donc à ton gouverneur ! Te recevra-t-il bien, te fera-t-il bon accueil ? dit l’Éternel des armées. 9 Priez Dieu maintenant, pour qu’il ait pitié de nous ! C’est de vous que cela vient : Vous recevra-t-il favorablement ? dit l’Éternel des armées. 10 Lequel de vous fermera les portes, pour que vous n’allumiez pas en vain le feu sur mon autel ? Je ne prends aucun plaisir en vous, dit l’Éternel des armées, et les offrandes de votre main ne me sont point agréables. 11 Car depuis le lever du soleil jusqu’à son couchant, mon nom est grand parmi les nations, et en tout lieu on brûle de l’encens en l’honneur de mon nom et l’on présente des offrandes pures ; car grand est mon nom parmi les nations, dit l’Éternel des armées. 12 Mais vous, vous le profanez, en disant : La table de l’Éternel est souillée, et ce qu’elle rapporte est un aliment méprisable. 13 Vous dites : Quelle fatigue ! et vous le dédaignez, dit l’Éternel des armées ; et cependant vous amenez ce qui est dérobé, boiteux ou infirme, et ce sont les offrandes que vous faites ! Puis-je les agréer de vos mains ? dit l’Éternel. 14 Maudit soit le trompeur qui a dans son troupeau un mâle, et qui voue et sacrifie au Seigneur une bête chétive ! Car je suis un grand roi, dit l’Éternel des armées, et mon nom est redoutable parmi les nations. (LSG).

 

Cet avertissement est donné aux sacrificateurs de Lévi à la clôture du canon de l'Ancien Testament avant qu'il ne soit compilé à la mort d'Esdras coïncidant avec Alexandre le Grand en 321 EC (Seder Olam Rabba 30).

 

Malachie 2:1-12 Maintenant, à vous cet ordre, sacrificateurs ! 2 Si vous n’écoutez pas, si vous ne prenez pas à cœur de donner gloire à mon nom, dit l’Éternel des armées, j’enverrai parmi vous la malédiction, et je maudirai vos bénédictions ; oui, je les maudirai, parce que vous ne l’avez pas à cœur. 3 Voici, je détruirai vos semences, et je vous jetterai des excréments au visage, les excréments des victimes que vous sacrifiez, et on vous emportera avec eux. 4 Vous saurez alors que je vous ai adressé cet ordre, afin que mon alliance avec Lévi subsiste, dit l’Éternel des armées. 5 Mon alliance avec lui était une alliance de vie et de paix, ce que je lui accordai pour qu’il me craignît ; et il a eu pour moi de la crainte, il a tremblé devant mon nom. 6 La loi de la vérité était dans sa bouche, et l’iniquité ne s’est point trouvée sur ses lèvres ; il a marché avec moi dans la paix et dans la droiture, et il a détourné du mal beaucoup d’hommes. 7 Car les lèvres du sacrificateur doivent garder la science, et c’est à sa bouche qu’on demande la loi, parce qu’il est un envoyé de l’Éternel des armées. 8 Mais vous, vous vous êtes écartés de la voie, vous avez fait de la loi une occasion de chute pour plusieurs, vous avez violé l’alliance de Lévi, dit l’Éternel des armées. 9 Et moi, je vous rendrai méprisables et vils aux yeux de tout le peuple, parce que vous n’avez pas gardé mes voies, et que vous avez égard à l’apparence des personnes quand vous interprétez la loi. 10 N’avons-nous pas tous un seul père ? N’est-ce pas un seul Dieu qui nous a créés ? Pourquoi donc sommes-nous infidèles l’un envers l’autre, en profanant l’alliance de nos pères ? 11 Juda s’est montré infidèle, et une abomination a été commise en Israël et à Jérusalem ; car Juda a profané ce qui est consacré à l’Éternel, ce qu’aime l’Éternel, il s’est uni à la fille d’un dieu étranger. 12 L’Éternel retranchera l’homme qui fait cela, celui qui veille et qui répond, il le retranchera des tentes de Jacob, et il retranchera celui qui présente une offrande à l’Éternel des armées. (LSG)

 

Le problème existe depuis des siècles.

 

Michée 3:10-11 Vous qui bâtissez Sion avec le sang, et Jérusalem avec l’iniquité ! 11 Ses chefs jugent pour des présents, ses sacrificateurs enseignent pour un salaire, et ses prophètes prédisent pour de l’argent ; et ils osent s’appuyer sur l’Éternel, ils disent : L’Éternel n’est-il pas au milieu de nous ? Le malheur ne nous atteindra pas. (LSG)

 

Cette corruption est également endémique au sein de l'Église depuis les premiers jours et Jean met en garde contre le problème dans sa lettre aux Parthes dans 1Jean.

 

Ces prêtres ont amené les fausses doctrines. Jean identifie la nature du problème dans son épître. Dans l’étude Les Nicolaïtes (No. 202), nous pouvons voir l'influence gnostique dans l'église.

 

L'introduction des cultes du Mystère était systématique et a sapé l'église. Le ministère a enseigné pour un salaire et il a séduit les frères aux faux dieux. Les leçons et la doctrine qu'ils enseignaient amenant à la doctrine et prises comme doctrine à partir des Conciles de Nicée, en 325 EC, et Constantinople, en 381 EC, étaient des doctrines de démons et l'ensemble du système à partir de ce moment-là était celui des viandes sacrifiées aux idoles sur les autels des églises.

 

Ils ont introduit de fausses doctrines concernant les viandes et le célibat (voir l'étude Le Végétarisme et la Bible (No. 183)). Ils ont séparé la structure de l'église en prêtres et laïcs de la même manière que les cultes du Mystère et les païens l’ont fait. Les prêtres assumaient les élus instruits ésotériques, et les laïcs adoraient par cœur et par l'énoncé de répétitions sans signification sous forme condamnée par Christ.

 

Matthieu 6:5-7 Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. 6 Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. 7 En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. (LSG)

 

Le système de Baal était comme une adhésion aveugle aux prêtres dans la forme. Le système entier des Gentils adorait en forme. Quelqu’un pouvait attribuer n’importe quel symbolisme qu'il aimait à un sacrifice aussi longtemps que la forme était correcte. De la même manière, le sacerdoce des derniers jours dans de tels systèmes a essayé d'usurper l'autorité de Dieu et de réduire la compréhension des élus.

 

Par conséquent, le sacerdoce a régné sur les laïcs, comme un sacerdoce ésotérique, qui a enseigné pour un salaire. Cette erreur, la doctrine de Balaam et du système de Baal de Jézabel et de la prostituée de l'Apocalypse, a existé depuis des siècles et est à la base des échecs dans les ères de Pergame et Thyatire et l'échec quasi-total des Laodicéens des derniers jours. C'est l'une des principales raisons pour lesquelles l'église de Laodicée est vomie de la bouche de Dieu (Apoc. 3:16). Le sacerdoce est coupable et le sacerdoce paiera de sa vie selon la pénalité déclarée par la bouche de Dieu dans Nombres 25:4. Le sacerdoce n'est pas celui des nations. Christ, en tant que l'Ange de YHVH, est spécifiquement mentionné comme menaçant Balaam ici.

 

Nous sommes appelés d'entre les nations. Nous devons continuer dans la vraie foi et ne pas être renversés. Nous devons nous battre dur pour développer l’Esprit Saint en puissance, transmettant les connaissances dans la vérité et sans crainte.

 

 q