Les Églises Chrétiennes de Dieu

[212C]

 

 

 

Les Descendants d’Abraham

Partie III : Ismaël [212C]

 

(Édition 1.1 20070203-20070203-20070417)

 

 

 

Abram et Lot étaient une tribu, mais Abram n'avait pas encore d’enfant. Ils ont décidé de ne pas attendre que Saraï porte un enfant, ainsi Agar, sa servante, a été donnée à Abraham et il a eu Ismaël par Agar.

 

 

Christian Churches of God

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(Copyright © 2007 Wade Cox)

(Tr. 2012)

 

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Les Descendants d’Abraham Partie III : Ismaël [212C]


Contexte

 

Ismaël est le premier fils d'Abraham ; sa mère était Agar, une Égyptienne qui était la servante de Saraï (plus tard nommée Sara).

 

Comme Saraï n'avait pas été capable d'avoir des enfants et avait maintenant passé l'âge de la maternité, elle a donné Agar à Abraham dans le but de lui octroyer un enfant. Agar avait été donnée à Saraï pendant qu'ils étaient en Égypte et c’est allégué par les Arabes que Pharaon a donnés Agar à Saraï de la Maison Royale en dédommagement de son péché.

 

La Version King James de Genèse 16:3 déclare qu’Agar a été donnée à Abraham par Saraï pour être sa femme.

 

Genèse 16:1-10 Saraï, femme d’Abram, ne lui avait point donné d’enfants. Elle avait une servante Égyptienne, nommée Agar. 2 Et Saraï dit à Abram : Voici, l’Éternel m’a rendue stérile ; viens, je te prie, vers ma servante ; peut-être aurai-je par elle des enfants. Abram écouta la voix de Saraï. 3 Alors Saraï, femme d’Abram, prit Agar, l’Égyptienne, sa servante, et la donna pour femme à Abram, son mari, après qu’Abram eut habité dix années dans le pays de Canaan. 4 Il alla vers Agar, et elle devint enceinte. Quand elle se vit enceinte, elle regarda sa maîtresse avec mépris. 5 Et Saraï dit à Abram : L’outrage qui m’est fait retombe sur toi. J’ai mis ma servante dans ton sein ; et, quand elle a vu qu’elle était enceinte, elle m’a regardée avec mépris. Que l’Éternel soit juge entre moi et toi ! 6 Abram répondit à Saraï : Voici, ta servante est en ton pouvoir, agis à son égard comme tu le trouveras bon. Alors Saraï la maltraita ; et Agar s’enfuit loin d’elle. 7 L’ange de l’Éternel la trouva près d’une source d’eau dans le désert, près de la source qui est sur le chemin de Schur. 8 Il dit : Agar, servante de Saraï, d’où viens-tu, et où vas-tu ? Elle répondit : Je fuis loin de Saraï, ma maîtresse. 9 L’ange de l’Éternel lui dit : Retourne vers ta maîtresse, et humilie-toi sous sa main. 10 L’ange de l’Éternel lui dit : Je multiplierai ta postérité, et elle sera si nombreuse qu’on ne pourra la compter. (LSG)

 

Saraï n'a pas attendu la promesse de Dieu, mais a essayé d'acquérir par préemption la naissance d'un héritier masculin par sa servante Agar, ce qui était usuel à cette époque. Cependant, Saraï a été méprisée par Agar quand elle a conçu et porté un enfant.

 

C’est important de noter ici que Dieu, par l'Ange du Seigneur, a fait une alliance en ce temps de multiplier considérablement les descendants d'Agar. Cependant, tandis qu'Ismaël était le premier-né, il ne lui fut pas donné la même promesse qui a été donnée à Isaac plus tard. Ce n'était pas la seule occasion où les plus grandes bénédictions étaient données au fils plus jeune.

 

Genèse 16:11-16 L’ange de l’Éternel lui dit : Voici, tu es enceinte, et tu enfanteras un fils, à qui tu donneras le nom d’Ismaël ; car l’Éternel t’a entendue dans ton affliction. 12 Il sera comme un âne sauvage ; sa main sera contre tous, et la main de tous sera contre lui ; et il habitera en face de tous ses frères.

 

Yishma’el (SHD 3458) signifie Dieu entendra. Dieu a béni le garçon et il a demeuré dans le désert de Paran et est devenu un archer. Agar a pris une femme de l'Égypte pour lui (Genèse 21:20). Il a été prophétisé de devenir un homme sauvage (ou l'âne sauvage d'un homme) de sa main contre tous les hommes. L'âne sauvage d'un homme se réfère au fait de son habitation dans le désert d'un esprit d’acharnement indépendant contre ses frères. Cela est davantage plus vrai aujourd'hui et il ne sera pas vraiment libre jusqu'à ce que le Messie vienne (cf. aussi Ésaïe 21:13 ; Jér. 3:2 ; Esdras 8:31 ; Ps. 10:8-9).

 

13 Elle appela Atta-El-roï le nom de l’Éternel qui lui avait parlé ; car elle dit : Ai-je rien vu ici, après qu’il m’a vue ? 14 C’est pourquoi l’on a appelé ce puits le puits de Lachaï-roï ; il est entre Kadès et Bared. 15 Agar enfanta un fils à Abram ; et Abram donna le nom d’Ismaël au fils qu’Agar lui enfanta. 16 Abram était âgé de quatre-vingt-six ans lorsqu’Agar enfanta Ismaël à Abram.

 

L'explication traditionnelle de cet événement basé sur le texte dans Galates 3:19 était qu'il est né par la faiblesse de la foi de Sara et ainsi la Loi est venue pour représenter la transgression, et le sacerdoce Lévitique est aussi devenu le précurseur du Messie et de l'Église (e.g. voir la note de Bullinger au v. 15 dans The Comp. Bible).

 

La Promesse de Dieu à Abraham

 

Lorsqu’Abraham fut âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans, l'Ange du Seigneur lui apparut. Notez à cette étape qu’il est toujours appelé Abram et c’est en ce temps que la promesse lui est donnée qu'il deviendrait le père de beaucoup de nations et son nom est changé en Abraham. Cette promesse n'était pas simplement pointée vers un héritage génétique, mais aussi au fait que par son fils Isaac il serait l'ancêtre du Messie et le salut serait étendu aux nations. Le nom Abram (SHD 87) signifie grand père et pointe au fait que Dieu s’étend Lui-même pour devenir le Père de beaucoup de nations (ou une multitude (SHD 85) comme Ha Élohim, le prince des Élohim. C’était dans cet acte et cette promesse que Dieu a révélé Son Plan au monde.

 

Genèse 17:1-16 Lorsque Abram fut âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans, l’Éternel apparut à Abram, et lui dit : Je suis le Dieu tout-puissant. Marche devant ma face, et sois intègre. 2 J’établirai mon alliance entre moi et toi, et je te multiplierai à l’infini. 3 Abram tomba sur sa face ; et Dieu lui parla, en disant : 4 Voici mon alliance, que je fais avec toi. Tu deviendras père d’une multitude de nations. 5 On ne t’appellera plus Abram ; mais ton nom sera Abraham, car je te rends père d’une multitude de nations. 6 Je te rendrai fécond à l’infini, je ferai de toi des nations ; et des rois sortiront de toi. 7 J’établirai mon alliance entre moi et toi, et tes descendants après toi, selon leurs générations : ce sera une alliance perpétuelle, en vertu de laquelle je serai ton Dieu et celui de ta postérité après toi. 8 Je te donnerai, et à tes descendants après toi, le pays que tu habites comme étranger, tout le pays de Canaan, en possession perpétuelle, et je serai leur Dieu. 9 Dieu dit à Abraham : Toi, tu garderas mon alliance, toi et tes descendants après toi, selon leurs générations. 10 C’est ici mon alliance, que vous garderez entre moi et vous, et ta postérité après toi : tout mâle parmi vous sera circoncis. 11 Vous vous circoncirez ; et ce sera un signe d’alliance entre moi et vous. 12 À l’âge de huit jours, tout mâle parmi vous sera circoncis, selon vos générations, qu’il soit né dans la maison, ou qu’il soit acquis à prix d’argent de tout fils d’étranger, sans appartenir à ta race. 13 On devra circoncire celui qui est né dans la maison et celui qui est acquis à prix d’argent ; et mon alliance sera dans votre chair une alliance perpétuelle. 14 Un mâle incirconcis, qui n’aura pas été circoncis dans sa chair, sera exterminé du milieu de son peuple : il aura violé mon alliance. 15 Dieu dit à Abraham : Tu ne donneras plus à Saraï, ta femme, le nom de Saraï ; mais son nom sera Sara. 16 Je la bénirai, et je te donnerai d’elle un fils ; je la bénirai, et elle deviendra des nations ; des rois de peuples sortiront d’elle.

 

La circoncision était un signe de l'Alliance de Dieu avec les fils d'Abraham et des élus.

 

Les noms donnés aux serviteurs de Dieu sont très importants. De même qu'Abram signifie grand père et Abraham signifie père d'une grande multitude et nous avons vu que le changement de nom était aussi un changement de statut. De la même manière, Saraï signifie ma dame ou ma princesse tandis que Sara signifie dame ou princesse et princesse de la multitude, montrant de nouveau le changement de statut et l'extension de cette Alliance entre Dieu et Son peuple et l'extension du salut aux Païens à travers Son Église.

 

Abraham s'inquiétait d'Ismaël et a demandé à Dieu qu'Ismaël puisse vivre dans Sa vue. Cependant, l'Alliance était avec Isaac. Néanmoins, Dieu a aussi promis qu'Ismaël soit aussi le père de plusieurs. Il serait le père de douze princes et il serait une grande nation. Ainsi il existe une alliance avec Ismaël comme une extension d'Isaac sous le Messie.

 

Genèse 17:17-27 Abraham tomba sur sa face ; il rit, et dit en son cœur : Naîtrait-il un fils à un homme de cent ans ? et Sara, âgée de quatre-vingt-dix ans, enfanterait-elle ? 18 Et Abraham dit à Dieu : Oh ! qu’Ismaël vive devant ta face ! 19 Dieu dit : Certainement Sara, ta femme, t’enfantera un fils ; et tu l’appelleras du nom d’Isaac. J’établirai mon alliance avec lui comme une alliance perpétuelle pour sa postérité après lui. 20 À l’égard d’Ismaël, je t’ai exaucé. Voici, je le bénirai, je le rendrai fécond, et je le multiplierai à l’infini ; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation. 21 J’établirai mon alliance avec Isaac, que Sara t’enfantera à cette époque-ci de l’année prochaine. 22 Lorsqu’il eut achevé de lui parler, Dieu s’éleva au-dessus d’Abraham. 23 Abraham prit Ismaël, son fils, tous ceux qui étaient nés dans sa maison et tous ceux qu’il avait acquis à prix d’argent, tous les mâles parmi les gens de la maison d’Abraham ; et il les circoncit ce même jour, selon l’ordre que Dieu lui avait donné. 24 Abraham était âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans, lorsqu’il fut circoncis. 25 Ismaël, son fils, était âgé de treize ans lorsqu’il fut circoncis. 26 Ce même jour, Abraham fut circoncis, ainsi qu’Ismaël, son fils. 27 Et tous les gens de sa maison, nés dans sa maison, ou acquis à prix d’argent des étrangers, furent circoncis avec lui.

 

L'histoire d'Isaac et celle des fils de Ketura est traitée dans les études Numéro 212E, 212F et 212C respectivement. À la fin de sa vie, Abraham a été enterré par ses deux fils aînés, qui sont indicatifs d'une relation ininterrompue entre lui et les frères. Il avait 175 ans.

 

Genèse 25:7-10 Voici les jours des années de la vie d’Abraham : il vécut cent soixante quinze ans. 8 Abraham expira et mourut, après une heureuse vieillesse, âgé et rassasié de jours, et il fut recueilli auprès de son peuple. 9 Isaac et Ismaël, ses fils, l’enterrèrent dans la caverne de Macpéla, dans le champ d’Ephron, fils de Tsochar, le Héthien, vis-à-vis de Mamré. 10 C’est le champ qu’Abraham avait acquis des fils de Heth. Là furent enterrés Abraham et Sara, sa femme.

 

La Bible ne donne pas beaucoup d'information quant à Ismaël, cependant ses descendants sont inscrits dans Genèse 12:12-18. Il a vécu jusqu’à l’âge de 137 ans et a eu en effet 12 fils comme cela a été prophétisé. Il a aussi eu une fille, Basmath, qui était la soeur de Nebajoth. Basmath a épousé plus tard Ésaü (Genèse 36:2-3).

 

Agar

 

Nous traiterons premièrement avec Agar. Nous savons peu de la Bible sauf les détails basiques de la naissance d'Ismaël. Elle était une Égyptienne, une esclave à Saraï, une concubine d'Abram et la mère d'Ismaël. La signification de son nom est un étranger ; celui qui craint. 

 

1Chroniques 5:10-20 traite des guerres contre les Hagarites pendant le temps de Saül. Les descendants d'Isaac sont allés à la guerre contre les descendants d’Agar. On a connu ces descendants comme Hagrites, Hagarites ou Hagaréniens.

 

Psaume 83:6 indique que les Ismaélites et les Hagarites étaient deux peuples séparés. Cela semble indiquer que Agar a continué à avoir d'autres enfants plus tard qui sont devenus un 'peuple' ou nation à part entière. Ici, Ismaël et les Hagrites sont dénotés séparément.

 

Psaume 83:5-8 Ils se concertent tous d’un même coeur, ils font une alliance contre toi ; 6 Les tentes d’Édom et les Ismaélites, Moab et les Hagaréniens, 7 Guebal, Ammon, Amalek, Les Philistins avec les habitants de Tyr ; 8 l’Assyrie aussi se joint à eux, elle prête son bras aux enfants de Lot. Pause.

 

L’Encyclopédie Juive sur internet à l’adresse url : JewishEncyclopedia.com, dans son article sur Agar (par Solomon Schechter,  Gotthard Deutsch   Executive Committee of the Editorial Board.   Emil G. Hirsch  Hartwig Hirschfeld), dit :

 

Il y a, cependant, dans les divers passages dans Chroniques, des références à la tribu des Hagarites, qui étaient les voisins des tribus transjordaniennes d'Israël et qui ont été chassés de leurs maisons par elles (1Chron. v. 10, 18-22 ; xi. 38 ; xxvii. 31). Les Hagarites ont été identifiés avec les Agraioi mentionnés par Strabo (xvi. 4, 2) et quoique Arabes, ils n'appartiennent pas aux Ismaélites.

 

Il est généralement présumé que les Ismaélites sont devenus les Arabes du Moyen-Orient. Les Hagarites ont vécu à l'Est de Galaad, qui est dans les collines près d’Amman Jordanie, mais se sont plus tard déplacés en ce qui est aujourd’hui l’Irak.

 

L'Histoire du Monde des Historiens (The Historians’ History of the World) fait des Hagarites un clan ismaélite, mais mythologise leur généalogie avec celle d'Ismaël en première référence, mais semble la traiter comme véritable dans la seconde quant à Esdras (ibid., Vol. 2, pp. 66,129).

 

Nabataea.net, a un article au sujet d’Agar. Il note que W.W. Muller a tenu la vue qu'une ville du peuple d’Agar aurait été écrite comme han-Hagar en araméen et probablement Hagara. Ainsi il est discuté que quand ce nom est Hellénisé ce serait devenu Gerrha.

 

Il est aussi noté que H. von Wissmann a proposé que le terme Hagar puisse être utilisé pour décrire une ville murée avec des tours et des bastions.

 

L'utilisation de ces théories de ces archéologues a émis l’hypothèse que le Royaume Arabe Est des Gerrhaéens puisse être attribué aux descendants d’Agar. L'histoire nous dit beaucoup plus du peuple connu comme Gerrhaéens dans le monde grec.

 

Nicander de Colophon, écrivant au troisième siècle AEC (avant l’ère courante), mentionne dans une poésie “les nomades de Gerrha et ceux qui labourent leurs champs par l'Euphrate” (A.S.F. Gow et A.F. Scholfield, Nicander, The Poems and Poetical Fragments, Cambridge, 1952, p. 111). Il y a ainsi deux groupes, l’un étant des nomades de Gerrha et l'autre une communauté agricole sédentaire tout près de l'Euphrate.

 

Il y a peu de mention d'eux dans les récits assyriens ou chaldéens. Cependant, beaucoup d'historiens ont avancé des théories sur eux.

 

Movers a suggéré que cela puisse avoir été Nebucadnetsar qui a banni les nomades Gerrhaéens comme partie d'une politique de protection de son pays des tribus arabes menaçantes (F. C. Movers, Das phonizische Alterthum, Berlin 1856, iii. 308).

 

Newman dit que s'il y a une connexion entre les Hagrites de 1Chroniques 5:10, 19-20 ; Psaume 83:6-H83:7, ce n'est pas certain, mais cela semble probable puisque deux des fils d'Ismaël (Genèse 25:15) sont des Hagrites (1Chr. 5:19) (The Interpreter’s Dictionary of the Bible, art. ‘Hagar’, Vol. 2, pp. 508-9).

 

Le récit biblique nous dit dans 1Chroniques 5 que :

 

1Chroniques 5:19-22 Ils firent la guerre aux Hagaréniens, à Jethur, à Naphisch et à Nodab. 20 Ils reçurent du secours contre eux, et les Hagaréniens et tous ceux qui étaient avec eux furent livrés entre leurs mains. Car, pendant le combat, ils avaient crié à Dieu, qui les exauça, parce qu’ils s’étaient confiés en lui. 21 Ils prirent leurs troupeaux, cinquante mille chameaux, deux cent cinquante mille brebis, deux mille ânes, et cent mille personnes ; 22 car il y eut beaucoup de morts, parce que le combat venait de Dieu. Et ils s’établirent à leur place jusqu’au temps où ils furent emmenés captifs. (LSG)

 

Cela pourrait être lu de deux manières mais le texte dans Psaume 83:6-8 dit simplement :

 

Les temples d'Édom, les Ismaélites, Moab et les Hagaréniens, Guebal, Ammon, Amalek, les Philistins avec les habitants de Tyr ; l’Assyrie se joint aussi à eux, ils ont les enfants de Lot

 

Ainsi nous devons supposer qu'au moins au temps de David les Ismaélites et les Hagarites s'étaient divisés dans un minimum de deux groupes identifiables.

 

R. F. Schnell dans son article sur les Hagrites dit aussi que la liaison n'est pas certaine, mais considère qu'ils sont probablement les “Agraioi mentionnés par les géographes grecs Strabo, Ptolémée et Pline” (ibid. art. ‘Hagrite’, p. 511). Sous Saül, ils ont été vaincus par Ruben et les Trans-Jordaniens Israël, qui ont étendu leurs frontières au désert et ont occupé leurs pays. Cela peut avoir forcé leur déplacement au Nord vers l'Euphrate après les conquêtes de David.

 

D'une manière importante, Schnell note que les Fils de Agar ou ‘Agarenes (KJV) sont mentionnés en connexion avec Théman dans Baruch 3:23, mais on ne considère pas le texte significatif et, conformément à la tradition de l'Est, ils sont mentionnés aussi dans 1Rois 4:30-5:10 ; Jérémie 49:7 ; Abdias 8 (ibid.).

 

C'était évident au moment de Baruch que l'on considérait les fils d’Agar être associés à Théman.

 

L'expulsion des nomades Gerrha

 

Rawlinson date l'expulsion des Nomades de Gerrha à la période néo-assyrienne après que Sennachérib eût exterminé les Chaldéens en 694 AEC et suggère qu'il ait expulsé un certain nombre de gens (incluant les nomades Gerrha) et ait replacé les Chaldéens là (Rawlinson, G. H., Intercourse between India and the Western World from the Earliest Times to the Fall of Rome, Cambridge, 1926, p. 6).

 

Dans un article intitulé Les Douze Tribus Perdues d'Ismaël (The Twelve Lost Tribes of Ismaël) nous lisons les commentaires et ensuite les notes des auteurs antiques que nous voyons comme suit :

 

“La plupart des auteurs, cependant, ont favorisé une date soit conformément à la chute de la suprématie chaldéenne aux mains des Achéménides (eg. A.H. L. Heeren, A manual of Ancient History, (Oxford 1833); O. Blau 'Altarabische Sprachstudien: 2 Theil' ZDMG 27 (1873), 328; H. Kiepert, Lehrbuch der alten Geographie' Berlin, 1878, 188; S. Genthe, Der Persische Meerbusen; Geschichte und Morphologie, Inauguraldiss. (Marburg, 18896), 10; A.W. Stiffe, 'Ancient Trading Centres of the Persian Gulf, iii: Pre-Mohammedan Settlements", GJ9 (1897), 311; Tkac, Gerrha, 1271) soit à un certain point dans l'ère Achaemenid, (e.g. Kennedy, The Early Commerce of Babylon", 271 and n. 5 a cru que les Chaldéens ont quitté Babylone après que Darius I eût reconquis la Ville en 488 av. J.-C. Cf Shiwek, 'Der Persische Golf', 64) qui a suggéré que l'expulsion des Chaldéens ait eu lieu pendant le règne de Xerxès après la répression brutale de la révolte à Babylone de Megabyzus en 482 av. J.-C. Parce que Gerrha n'est pas mentionnée par Hérodote, M. Amer a proposé une base encore plus postérieure dans ‘The Ancient Trans-Peninsular Routes of Arabia," 135

 

Strabo 16.4.19 nous dit que "de leur trafic tant les Sabéens que les Gerrhaéens sont devenus les plus riches de tous (les Arabes)."

 

Strabo 16.3.3 rapporte : "les Gerrhaéens importent la plupart de leur cargaison sur des radeaux en Babylonie et naviguent de là vers l'Euphrate avec eux et leur transmettent ensuite par terre à toutes les parties du pays." Et "le trafic des Gerrhaéens par terre est pour la plupart, dans les marchandises Arabes et aromatiques..."

 

Agatharchides (200 - 131 av. J.-C) nous dit "... Petra et la Palestine où les Gerrhaéens et les Minaéens et tous les Arabes qui vivent dans la région apportent les encens de la région montagneuse, il est dit, et leurs produits aromatiques."

 

Juba (25 av. J.-C à 25 ap. J.-C.) et Pliny (77 ap. J.-C.) (NH 12.40.80) rapportent que : "Pour ce commerce (avec Elymais et Marmanie) ils ont ouvert la ville de Carra (Gerrha) où leur marché a été tenu. Car ils ont tous eu l'habitude de commencer la marche de vingt jours à Babba et Syrie-Palestine. Selon le rapport de Juba, ils ont commencé plus tard pour la même raison d'aller vers l'empire des Parthes. Il me semble que depuis toujours ils ont apporté leurs marchandises aux Perses plutôt qu'en Syrie et en Égypte," ce qu’Hérodote confirme, lequel dit "les Arabes ont payé 1,000 talents d’encens annuellement aux rois de la Perse."

(cf. http://www.balaams-ass.com/alhaj/twelvetribesofIsmaël.htm#anchor78633

 

L’emplacement de la Gerrha postérieure

 

D.T. Potts, dans sa série de deux volumes intitulé Le Golfe Arabique dans l'Antiquité (The Arabian Gulf in Antiquity, (Volume II, From Alexander the Great to the Coming of Islam, Clarendon Press, Oxford, 1990)) utilisant la description de Strabo, suggère que Gerrha ait été située dans la région du port moderne d'al-Jubayl de l’Arabie Saoudite de l’Est.

 

Strabo a dit que Gerrha était située à deux cents stades éloignés de la mer et de 2,400 stades de Teredon (qui aurait été située près de Basra moderne). C'est la suggestion de Potts qu'il y ait tant une ville de Gerrha qu'un port de Gerrha et qu'ils aient été situés à environ vingt milles de distance.

 

Le Mystère

 

La question quant à savoir si Agar s'est remariée et a eu des enfants est considérée par certains d’être une question de conjecture. La question quant à savoir si les Hagarites sont les descendants d'Ismaël, premier-né d'Agar ou fils unique, ou les fils d'une autre tribu ensemble doit être encore résolue. Peut-être les avances dans l'ADN nous diront la solution définitive une fois que les tribus seront correctement identifiées et évaluées.

 

Nous allons essayer d'identifier les Douze Tribus d'Ismaël et leurs emplacements précédents et actuels. Ils étaient des nomades mais ils ont aussi gardé un rapport génétique raisonnablement complet.

 

Le récit biblique place les Hagarites dans le désert à l'Est de la Palestine et vers Babylone. En écrivant au troisième siècle AEC, Nicander de Colophon mentionne les nomades de Gerrha et les situe le long des rivages de la Rivière de l'Euphrate. Ils se sont étendus et plus tard le nom Gerrha a été appliqué à la côte Est entière de l'Arabie.

 

Quelques étudiants comme ceux de Nabataea.net supposent que les Hagarites et par la suite les Gerrhaéens (leur nom grec) se réfèrent aux douze tribus qui sont venues d'Ismaël et par la suite d’Agar. Ils considèrent que cela soit très probable que les Juifs les aient simplement mentionnés comme les descendants d’Agar, regroupant les enfants d'Ismaël et les autres enfants qu’Agar aurait eus. Ils disent : “Dans la culture dominée par le mâle du Moyen-Orient, c’est douteux qu'une tribu s’appelle elle-même d’après un descendant féminin. Les Juifs, cependant, peuvent l'avoir volontiers fait dans un sens dérogatoire.”

 

Paul dans Galates 4:21-31 dit qu’Agar en tant qu’une esclave représente l’Ancienne Alliance tandis que Sara, étant une femme libre, représente la Nouvelle Alliance.

 

Galates 4:21-31 Dites-moi, vous qui voulez être sous la loi, n’entendez-vous point la loi ? 22 Car il est écrit qu’Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre. 23 Mais celui de l’esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse. 24 Ces choses sont allégoriques ; car ces femmes sont deux alliances. L’une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c’est Agar, 25 car Agar, c’est le mont Sinaï en Arabie, -et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants. 26 Mais la Jérusalem d’en haut est libre, c’est notre mère ; 27 car il est écrit : Réjouis-toi, stérile, toi qui n’enfantes point ! Éclate et pousse des cris, toi qui n’as pas éprouvé les douleurs de l’enfantement ! Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux que les enfants de celle qui était mariée. 28 Pour vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de la promesse ; 29 et de même qu’alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l’Esprit, ainsi en est-il encore maintenant. 30 Mais que dit l’Écriture ? Chasse l’esclave et son fils, car le fils de l’esclave n’héritera pas avec le fils de la femme libre. 31 C’est pourquoi, frères, nous ne sommes pas enfants de l’esclave, mais de la femme libre.

 

La comparaison par Paul vise directement Juda. Il revendique Jérusalem comme son centre et compte sur les aspects physiques de sa descendance d'Isaac et de la promesse du salut comme une promesse physique. Paul utilise l'analogie du conflit entre Ismaël et Isaac pour illustrer le fait que l'Église est à Juda ce que Juda s'est considéré être envers Ismaël. L'alliance entière a été établie avec Abraham pour pointer vers Christ et reposerait en fin de compte dans l'Église, qui était ouverte aux Païens et non juste à Ismaël et les fils de Lot et Ésaü, mais à toutes les nations du monde comme faisant partie de l'Israël de Dieu en Christ.

 

Les Fils d'Ismaël

 

Les fils d'Ismaël sont devenus les Arabes Bédouins aussi, et nous avons maintenant beaucoup de tribus nommées qui se considèrent distinctes des Bédouins. Nous examinerons maintenant ces tribus.

 

Genèse 25:12-18 Voici la postérité d’Ismaël, fils d’Abraham, qu’Agar, l’Égyptienne, servante de Sara, avait enfanté à Abraham. 13 Voici les noms des fils d’Ismaël, par leurs noms, selon leurs générations : Nebajoth, premier-né d’Ismaël, Kédar, Adbeel, Mibsam, 14 Mischma, Duma, Massa, 15 Hadad, Théma, Jethur, Naphisch et Kedma. 16 Ce sont là les fils d’Ismaël ; ce sont là leurs noms, selon leurs parcs et leurs enclos. Ils furent les douze chefs de leurs peuples. 17 Et voici les années de la vie d’Ismaël : cent trente-sept ans. Il expira et mourut, et il fut recueilli auprès de son peuple. 18 Ses fils habitèrent depuis Havila jusqu’à Schur, qui est en face de l’Égypte, en allant vers l’Assyrie. Il s’établit en présence de tous ses frères.

 

Les Chroniques inscrivent aussi les fils d'Ismaël.

 

1Chroniques 1:29-31 Voici leur postérité. Nebajoth, premier-né d’Ismaël, Kédar, Adbeel, Mibsam, 30 Mischma, Duma, Massa, Hadad, Téma, 31 Jethur, Naphisch et Kedma. Ce sont là les fils d’Ismaël.

 

Tel que noté ci-dessus, Ismaël avait aussi une fille dont le nom était Mahalath, mais elle a aussi été appelée Basmath.

 

Nebajoth

 

Nebaioth, ou Nabajoth et ses frères se sont installés en Arabie. Josephus le note dans Antiquités des Juifs, Livre 1, Chapitre 12.4.

 

 “Ceux-ci ont peuplé tout le pays de l'Euphrate à la Mer Rouge et l'ont appelé Nabatene. Ils sont une Nation Arabe et ils nomment leurs tribus de ceux-ci, tant à cause de leur propre vertu, qu'à cause de la dignité d'Abraham leur père.”

 

Il était le chef de la tribu portant son nom. Lui et son frère Kédar étaient renommés pour l’élevage de moutons au temps d'Ésaïe (Ésaïe 60:7).

 

Les troupeaux de Kédar se réuniront tous chez toi ; les béliers de Nebajoth seront à ton service ; ils monteront sur mon autel et me seront agréables, et je glorifierai la maison de ma gloire.

 

Ce verset montre les deux tribus des fils d'Ismaël qui seront converties et elles offriront le sacrifice à Dieu à Jérusalem en tant qu’élément de la Restauration millénaire. Les “béliers de Nebajoth seront à ton service” sont une allusion à la fonction du premier-né d'Ismaël en tant qu’élément du sacerdoce sous le Messie.

 

Tandis que Josephus et d'autres érudits ont précédemment identifié Nebajoth avec les Nabatéens, l'Encyclopédie International Standard Bible Encyclopedia (ISBE) dit que le fait d'une différence d'orthographe rend cette théorie inacceptable. L'Encyclopédie Juive renonce aussi à cette théorie.

 

À partir des récits historiques des Assyriens nous apprenons que le Roi Assurbanipal (668-662 AEC) combattit les Nabatéens. Cependant, un groupe de Chaldéens, y compris quelques tribus voisines, se sont rebellés contre Sennachérib, le dirigeant Assyrien, en 703 AEC. Parmi les rebelles, les récits de Tiglath-Pileser III inscrivent les Nabatu (les descendants possibles de Nebajoth, le fils aîné d'Ismaël) et les Kédarites (les descendants du deuxième fils d'Ismaël). Ces tribus n'ont pas été vaincues et elles ont été enregistrées comme s'enfuyant de l'Assyrie dans le Désert de l'Arabie.

 

Comme on pouvait s'y attendre le royaume Assyrien a été finalement divisé comme les deux frères ont commencé à régner – l’un comme le Roi de la Babylonie et l'autre Roi d'Assyrie. Alors en 652 AEC quand le conflit a éclaté entre les deux frères, les Kédarites ont soutenu le roi babylonien dans une invasion de l'Assyrie de l’Ouest. Ils ont été défaits et se sont enfuis auprès du leader du Nabayat pour la sécurité. Quand les Kédarites et Nabayat ont attaqué plus tard les frontières de l’Ouest de l’Assyrie ils ont été défaits.

 

Environ trois cents ans plus tard le papyri Zenon, qui date de 259 AEC, mentionne que les Nabatu négociaient l'encens avec les Gerrhéens et Minaéens, le transportant à Gaza et en Syrie par les centres des Kédarites de l'Arabie du Nord, Jauf et Tayma.

 

Des récits historiques déclarent clairement qu’en 586 AEC, les Édomites ont commencé à se déplacer vers le Nord dans les pays Juifs et que Nebucadnetsar s'était vidé. De même les tribus Arabes ont commencé à se déplacer vers le Nord. En même temps les Nabatu ont commencé à occuper la terre vide abandonnée par les Édomites et l’ont finalement fait le centre de l'Empire Nabatéen.

 

Basé sur le commerce marchand, les Nabatéens ont continué à construire une civilisation impressionnante. Tandis que la ville de Petra était la capitale originale, Bostra, en Syrie, a été aussi utilisée comme une ville royale. D'autres villes ont été aussi construites dans le Negeb, dans l'Arabie Saoudite du Nord d’aujourd'hui et dans les parties de la Jordanie moderne. Cependant, en 106 EC les Nabatéens ont fait sécession de leur empire aux Romains et en quelque temps ils ont perdu leur individualité.

 

Cependant, l'Encyclopédie juive dans son article par George A Barton sur les Nabatéens déclare qu'ils ne sont pas identiques aux Nebajoth.

 

Barton déclare que tandis qu'il a été initialement pensé que les Nabatéens étaient les mêmes gens que les Nebajoth de Genèse 25:13 et aussi avec les Naba-a-a-ti des annales d'Assurbanipal, on le considère maintenant qu'ils devraient être identifiés avec les Kadmoniens de Genèse 15:19.

 

Comme les inscriptions ont été trouvées écrites en araméen, il apparaît que les Nabatéens étaient d’origine arabe mais probablement ils étaient des Arabes sous l'influence Arabe. 

 

Schürer, dans L'Histoire des Juifs à l’Époque de Jésus Christ, (The History of the Jewish People in the Age of Jesus Christ, (ed. Vermes, et al., T. and T. Clark Edinburgh, 1987, Appendice II, pp. 574 ff.)) dit que l'on connaît si peu de choses sur les Nabatéens que ni même leur origine ethnique n’est certaine. Leur langue sur les inscriptions et les pièces de monnaie était sans exception araméenne, ce qui indique qu'ils étaient araméens. Cependant, par ailleurs, les auteurs antiques parlaient à plusieurs reprises d’eux comme des Arabes, non seulement par ceux éloignés d'eux dans le temps, mais par Josephus qui est attendu à connaître parfaitement la différence entre les deux.

 

De cette preuve on a donc conclu qu'ils étaient des Arabes qui, parce que la langue arabe n’était pas encore développée en une langue écrite, se servaient de l'Araméen qui était la langue civilisée de l’époque pour des buts littéraires. Schürer considère leur identification avec les Nebayoth de Genèse 25:13, 28:9 ; 36:3 ; 1Chroniques 1:29 ; Ésaïe 60:7 comme une tribu arabe très improbable. Ainsi, il les escompte comme étant les fils d'Ismaël.

 

C'est seulement du début de la période hellénistique qu'une image logique d'eux apparaît. Ils ont été à ce moment-là installés là où les Édomites ont vécu entre la Mer Morte et le Golfe d'Aqaba, dans la région de Petra que Schürer dit n'est pas probablement identique avec l’ancienne Sela des Édomites (ibid., p. 576).

 

Après que Antigonus ait conduit Ptolémée Lagus de Coele-Syrie en 312 AEC, il a envoyé son général Athenaeus contre les Nabatéens avec 4000 de l’infanterie et 600 de la cavalerie et ont attaqué leur forteresse à Petra par surprise. Cependant, en raison de sa propre négligence, son armée a été pratiquement annihilée dans un assaut de nuit par les Nabatéens (ibid.). Antigonus a alors envoyé son fils Démétrius pour les soumettre, mais sans succès. Selon Diodorus qui a écrit le compte-rendu, ils étaient des nomades pastoraux primitifs qui n'avaient pas développé de royauté. La première dynastie connue de ces gens était Aretas qui a été décrit comme Tyrannos ou tyran. Le Souverain Sacrificateur Jason a cherché le refuge avec lui en 168 AEC (2Mac. 5:8).

 

Ils étaient amicaux avec le parti Juif dans la révolte des Maccabéens en 164 et 160 AEC (voir 1Mac. 5:25 ; 9:35). Leur pouvoir a atteint aussi loin qu’à l'Est de la Jordanie. Dans la fin du deuxième siècle AEC quand les empires ptoléméens et séleucides se sont effondrés, ils ont atteint leur plus grande puissance sous Erotimus (Aretas II ?) à peu près vers 1110-100 AEC.

 

Les Palestiniens et les Syriens ont été défaits plusieurs fois par les Arabes apparemment sous le roi des Nabatéens de 93 AEC (Alexandre Jannaeus) à 87 AEC (Antiochus XII) peut-être les deux fois sous Obodat ou Obodas I. Antiochus XII est tombé dans la bataille à Cana.

 

Ainsi, nous avons une juste idée de la force et de la puissance et nous savons leur emplacement, mais si Schürer doit être suivi ils ne sont pas Ismaélites, mais sont des Arabes des fils de Ketura. Ils ne sont pas Édomites des fils d'Ésaü. C’est possible qu'ils soient tous les deux.

 

Ils ont négocié de l'Égypte et de Gaza par Petra en Arabie centrale et aussi loin que la Babylonie. D'autres itinéraires commerciaux leur étaient aussi disponibles et une colonie a été établie au port italien de Puteoli. Là ils ont érigé un temple à leur déité natale. Ils ont développé une monnaie au 2ème siècle AEC portant les noms des dirigeants suivants : Malchus I. (Maliku), c. 145 AEC ; Obodas I. (Obodath), c. 97-85 ; Aretas III (Haretath Melek Nabatu), c. 85-62 ; Obodas II (Obodath Melek Nabatu) ; Aretas IV (Haretath), 2-50 EC ; Malchus III, 50-70 ; et Rabel, 70-95.

 

Des inscriptions araméennes montrent que les Nabatéens ont contrôlé le secteur de l'Arnon à Damas tôt au Premier Siècle et ont perdu plus tard Hauran et Paraea à Hérode. Cependant, ils étaient capables de maintenir une ligne de forteresses liant leurs dominions du Sud avec la région autour de Damas, sur laquelle ils tenaient toujours un protectorat.

 

Dans le temps d'Augustus le royaume nabatéen est devenu dépendant de Rome, aussi bien que le royaume judéen.

 

La plupart des inscriptions nabatéennes viennent d'Aretas IV, Malchus III et Rabel, les rois de cette période et de façon intéressante c'était la fille d'Aretas (Haretath) qui a été divorcée avec Hérode Antipas en faveur de Hérodias (Josephus, Ant. Juifs, xviii. 5, 1 ; Matt. 14:3 ff.).

 

C'était pendant ce même règne que Paul a échappé à Damas (2Cor. 11:32). Les Nabatéens ont aidé l'armée de Titus pendant le siège de Jérusalem (Josephus, l.c. xvii. 10, 9) (consulter aussi l’étude La Guerre avec Rome et la Chute du Temple (No. 298)).

 

Le royaume nabatéen s’est terminé sous Trajan avec ses plus proches parties apportées dans la province romaine de l'Arabie. En 106 EC, ainsi rapporte Schürer, l'Arabie a appartenu à Petra ; autrement dit l'Arabie nabatéenne a été fait une province romaine par Cornelius Palma, le gouverneur de la Syrie sur les ordres de Trajan (ibid., p. 585).

 

Nous pouvons ainsi supposer que si les Nabatéens n'étaient pas à l'origine Arabes, mais Araméens (fils d'Aram) la région et son peuple ont été par la suite absorbés et, sous les Romains, ont formé une partie de la province de l'Arabie.

 

Si les Nabatéens étaient en effet les Kadmoniens de Genèse 15:19 alors nous traitons avec le Qedem, de la terre de Qedem qui est le pays de l’Est (Genèse. 25:6 RSV). Le Messie viendra toujours de l'Est et de là l'orientation des Hébreux était à l'Est comme étant au “front”. C'était à la terre de Qedem qu'Abraham a envoyé les fils de Ketura et que l'on a cru pour avoir été dans le Désert Syrien, à l'Est de Byblos. On a donné les pays des Kadmoniens, des Kéniens et des Keniziens aux descendants d'Abraham et ainsi ils ont été absorbés dans les fils de Ketura. Les fils de Qedem sont identifiés comme “les gens de l'Est” qui devaient inclure Job un fils d'Issacar d'Israël (Job 1:3 ; cf. 18:20), et des Rois Madianites qui montaient des chameaux (Juges 8:10-12, 21, 26) et les hommes sages qui ont porté les noms d'association arabe (1Rois 4:30-31 (H5:10 voir le dictionnaire Interpreter’s Dictionary of the Bible, Vol. 3, p. 2, art. ‘Kadmonites’).

 

Les Kéniens étaient une tribu de forgerons ou travailleurs du métal semi-nomades et ont occupé le pays rocailleux au Sud de Tell Arad sur les pentes occidentales de Wadi Arabah riche en minéraux au-dessus de Tamar (Nom. 24:21 ; Juges 1:16). Les Sleib arabes qui sont des travailleurs du métal nomades ne sont pas tenus dans le même respect que l’étaient ces Kéniens dès les débuts de 1300 AEC. Ils vivaient à l'origine à Canaan, qui est le pays promis à Abraham et ses descendants (Genèse 15:19). La référence dans Nombres 24:21 dit qu'ils sont “posés sur le roc” ce qui les place au moment de Balaam dans le Wadi Arabah.

 

Dans Juges 4:11 les Kéniens sont désignés comme les descendants de Hobab (cf. Juges 1:16).

 

Le dictionnaire Interpreter’s Dictionary considère qu'ils peuvent avoir vécu parmi les Madianites et leur avoir appris le travail du métal et il est pensé que Moïse a appris le travail du métal parmi les Kéniens et les Madianites, comme le terme est aussi occasionnellement appliqué à Jéthro, le beau-père de Moïse. Peu de temps après cela les Kéniens sont entrés en Palestine comme élément d'Israël dans la tribu de Juda et ce rapport semble être réaffirmé dans 1Samuel 15:6 où les Kéniens ont été décrits comme démontrant la fidélité à Israël dans l'Exode. À ce moment-là ils étaient devenus associés aux Amalécites et Saül leur a conseillé de se séparer s'ils voulaient éviter la destruction (ibid., p. 6).

 

Dans la période des Juges une branche nomade des Kéniens sous Héber a peuplé la Galilée (Juges 4:11 ; 5:24) (Int. Dict., ibid., p. 7).

 

1Chroniques 2:55 décrit comme Kéniennes certaines familles des scribes qui ont demeuré dans Jabez en Juda du Sud, traçant leur généalogie de Hammath, père de la maison de Récab. Il y a une composition d’ADN-Y E3b significative parmi les Juifs, qui est probablement venue des Cananéens.

 

La dernière mention des Kéniens dans la Bible est quand David, pendant qu'il vivait dans Gath des Philistins, a pillé des clans vivant dans le Negeb des Kéniens (1Sam. 27:10) et ensuite David a envoyé des présents aux anciens de Juda et à ses parents (cf. LXX) parmi ceux qui sont nommés comme résidant dans les villes des Kéniens (1Sam. 30:29).

 

Les Kéniens à l'Est sont devenus absorbés dans les Arabes. Cependant, le rapport postulé entre les Kéniens et la tribu arabe des Banu'l-Qayn vivant dans la région entre Teima et Hauran au sixième siècle EC juste avant le temps du Prophète ne peut pas être démontré (ibid.).

 

Les Keniziens mentionnés sont un groupe composé qui était présent dans Canaan quand il a été promis que leurs terres soient données aux descendants d'Abraham. Le nom s'applique aussi aux fils d'Eliphaz, premier-né d'Ésaü et est traité dans cette section.

 

Les Keniziens sont un groupe composé non-Israélite qui s’est déplacé dans le Negeb du Sud-est avant le corps principal de la conquête. Ils ont été composés des clans des Calebites qui ont occupé Hébron (El Khalil moderne) (Josué 14:6-14 ; 15:52-54). Le deuxième groupe était les Othnielites qui ont occupé Debir (Tell Beit Mirsim moderne ?) (Josué 15:15-19 ; Juges 1:11-15). Le troisième groupe possible peut avoir été les Jerahmeelites, qui doivent avoir occupé le pays des collines plus au Sud de Juda. Ils ont été associés aux Édomites et aux Kéniens. Ainsi le groupe du Sud associé aux Nabatéens, qui se sont postérieurement associés aux Arabes, est à son tour associé à Édom et Juda, mais ne peut en réalité provenir d'aucun d'eux, mais plutôt du premier Canaan et a une association avec Aram et de là les Araméens aussi bien qu'avec les Arabes les Juifs.

 

Kédar (noirceur ; douleur)

 

Il y a quelques allusions à Kédar dans la Bible. Les prophéties dans Ésaïe et Jérémie indiquent des guerres et la défaite, mais que dans les temps de la fin ils seront rétablis et placés dans Israël comme élément du Royaume Messianique. Le premier-né joue un rôle de chef de file au sein du ministère, mais aussi les fils du second-né, Kédar, sont placés dans la restauration parmi le troupeau, qui est l'Église de Dieu. Ils étaient des gens nomades négociant particulièrement les moutons et les chèvres et vivant dans des tentes.

 

Le nom Kédar a été rendu par les Hébreux comme Qedar et par les Assyriens comme Qidri. Les Arabes se réfèrent à eux comme Qidar. Ils sont devenus une tribu puissante des Arabes de la péninsule arabe du Nord-Ouest. Ils demeuraient dans des tentes noires, qui étaient bien connues dans le monde antique. Les Babyloniens sous Nebucadnetsar se sont battus contre eux en 599 AEC. Cela faisait partie de la subjugation des Sémites du Sud dont la partie finale était la destruction de Jérusalem et de Juda. Jérémie a prédit la bataille dans Jérémie 49:28-29. La tribu de Kédar avait une longue histoire de conflit avec les fils d'Assur et ils sont mentionnés dans les récits assyriens d'Assurbanipal et dans ceux de divers autres rois assyriens avec qui ils ont été en conflit. Dans ces récits Kédar et Nebajoth sont en association étroite.

 

Kédar a aussi vécu à la Mecque (Makkah). Le généalogiste arabe dit qu'il y a 40 générations de Kédar à ‘Adnan et son fils Ma'ad de qui les arabes ‘adnaniens tracent leur généalogie. Le Hadith dit que le Prophète a seulement tracé sa généalogie à ‘Adnan et s'est arrêté là comme il était dans l'incertitude de la généalogie à partir de cette date. Il est cité comme disant, “les généalogistes disent des mensonges” (cf. Rahmat-ul-lil’alameen 2/7-17). Ainsi le Prophète n'était pas un Arabe “Pur” ou al-‘Ariba, qui est en réalité un terme appliqué aux fils de Sem tant d'Aram qu'Arpacschad (consulter aussi Les Descendants d'Abraham Part IV : Les Fils de Ketura (No. 212D))

 

Le Prophète était un Arabe Arabicisé ou al-Musta’ribah des fils d'Ismaël. Certaines familles ‘ananaites nobles célèbres du groupe Quriesh sont Alnazi, Altamimi, Almaleek, Bani Khaled, Bani Kolab, Bani hashim etc.

 

Le terme Al-Musta’ribah est aussi utilisé pour les non-Ismaélites ou les Arabes Mélangés des deux groupes

 

Les quarante générations de Kédar entre lui et ‘Adanad sont sans doute aussi dispersées dans les grands peuples et absorbées plus tard dans d'autres tribus. La période de temps de quarante générations est 1600 ans. Si nous permettons seulement vingt ans par génération c'est toujours 800 ans jusqu'à 'Adnan, étant quelque temps dans la fin de la période des Juges et de la chute de Troy. Si on permet trente ans nous sommes à la période après la chute d'Israël et à environ au temps de la Captivité Babylonienne. Ainsi les guerres avec les Assyriens et l'expansion des Spartiates dans Laconie étaient toutes avant ‘Adnan et les guerres ont été combattues par les fils de Kédar et Nebajoth, et ces tribus ont été subjuguées par David comme l’ont été celles de Meshech et des Syriens avant que ce qui est devenu Sparte soit vaincu.

 

L'expansion des Édomites est arrivée après la chute d'Israël et de Juda. L'expansion est arrivée de ‘Adnan à la Mecque.

 

Ma’ad, fils de ‘Adnan, a eu seulement un fils, Nizar.

 

Nizar avait quatre fils qui se sont élargis pour former quatre grandes tribus. Celles-ci étaient :

1.    Eyad

2.    Anmar

3.    Rabi’a

4.    Mudar

Les deux dernières ont formé une variété de clans.

Rabi’a a engendré Asad, Anazah, ‘Abdul, Qais, Hanifa et d'autres. Le fils de Rabi’a, Wa'il a eu deux fils Bakr et Taghlib.

 

Les tribus Mudar se sont formées en deux grandes divisions :

1.    Les clans de Qais ‘Ailan ben Mudar

2.    Les clans d'Elias ben Mudar.

 

De Qais ‘Ailan sont venus :

Les Banu Saleem, les Banu Hawazin et les Banu Ghatafan, de qui sont descendus, ‘Abs, Zubyan, Ashja’ et Gani ben A’sur.

 

D'Elias sont venus :

Tamim ben Murra, Hudhail ben Mudrika, les banu Asad ben Khuzaimah et les clans de Kinana ben Khuzaimah, de qui sont venus les célèbres Quraish, les descendants de Fahr ben Malik, ben An-Nadr ben Kinana.

 

Les Quraish se sont élargis en tribus diverses, les plus notables étant Jumah, Sahm, ‘Adi, Makhzum, Tayim, Zahra et trois clans des Qusai ben Kilab, ‘Abdud-Dar ben Qusai, Asad ben 'Abdul' Uzza ben Qusai et ‘Abd Manaf ben Qusai.

 

‘Abd Manaf s’est élargi en quatre tribus :

1.    ‘Abd Shams

2.    Nawfal

3.    Muttalib

4.    Hashim

 

C'est de la famille de Hashim que l'homme Abu Qasim le Prophète de l'Arabie est descendu, étant Qasim ben ‘Abdullah, ben ‘Abdul-Muttalib ben Hashim appelé Mouhammad.

 

La lignée est d’Ismaël à Kinana à Quraish, à Hashim à Qasim connu comme Mouhammad (cf. Muslim 2/245 ; Tirmidhi 2/201).

 

(cf. aussi www.witnesss-pioneer.org/vil/Books/SM_tsn/ch1s1.html)

 

Ainsi la contribution la plus connue de Kédar consistait en ce que l’un des descendants de Kédar, Abu Qasim, a été converti à la foi Chrétienne. Ses disciples ont corrompu plus tard la foi avec ce qui est devenu connu comme le Hadith, une compilation de traditions et une fausse interprétation qui a été postérieure utilisée pour établir la religion de l'Islam.

 

Les enfants de ‘Adnan se sont répandus à travers l'Arabie. D'eux sont venus aussi la tribu de ‘Abdul Qais avec les clans de Bakr ben Wa’il et Tamim qui ont émigré à Bahrayn.

 

Les Banu Hanifa ben Sa’b ben Ali ben Bakr se sont installés dans Hijr la capitale de Yamama. Ainsi, toutes les tribus de Bakr ben Wa’ol ont vécu dans le secteur qui a inclus Yamama, Bahrayn, Saif Kazima, au rivage des mers et aux frontières extérieures de l'Irak, Ablah et Hait.

 

La plupart dans la tribu de Tahglib ont vécu dans le secteur de l'Euphrate et certains d'entre eux ont vécu avec les Bakr.

 

Les Banu Tamim ont vécu dans le demi-désert Basra.

 

Les Banu Saleem ont vécu aux alentours de Madinah (Médine) entre Waldi Al-Qura à Khaibar aux montagnes orientales de Harrah.

 

Les Taqif ont vécu en Ta’if et Hwazin à l'Est de la Mecque près d'Autas sur la route de la Mecque-Basra.

 

Les Banu Asad ont vécu à l'Est de Taim et à l'Ouest de Kufa avec les Banu Tai’ vivant entre eux et Taim, à environ cinq jours de marche de Kufa.

 

Zubyan a vécu dans les pays entre Taim et Hawran.

 

Pendant que quelques clans de Kinana ont vécu dans Tihama, les clans de Quraish ont vécu dans la Mecque et ont été désunis complètement.

 

Les Quraish ont été finalement unis sur des termes honorables, qui ont reconnu leur statut et importance comme une tribu, par Qusai ben Kilab qui a rassemblé leurs rangs les faisant ainsi une force (cf. Mudadrat Tareekh Al-Islamiyah Al-Umam1/15-16).

 

Pour le mouvement des fils de Ketura dans la Mecque et Médine sous l'occupation romaine de l'Arabie consulter l’étude Les Descendants d’Abraham Partie IV : les Fils de Ketura (No. 212D).

 

L'importance des Qureish s’est accrue significativement et beaucoup des fils de Kédar tracent leurs origines par sa famille.

 

Par exemple : il y a deux familles descendant du Prophète dans Basra étant les Barakat et les Al-Naqib. Il y a en tout 150 tribus en Irak, dont trente sont les plus importantes. La plupart de ces tribus ou clans considèrent la fidélité à leur clan comme étant plus importante que n'importe quelle fidélité nationale.

 

On donne la pleine liste des clans ou tribus de la famille du Prophète en Irak à l'Annexe A. Il y a soixante-douze clans ou sous-tribus revendiquant la descendance du Prophète en Irak seulement.

 

Cependant il y a beaucoup de fils d'Ismaël par Kédar en Irak. Les Rabi'a sont centrés autour du secteur de la ville Kut.

 

Les Bani (Banu) Tamim sont en Irak central et du Sud avec

· Le clan Al-Suhail comme les leaders tribaux près d'Abu Ghuraib

· La section Al-Turshan centrée dans le gouvernorat de Diyala

· La section Al-Kan’an dans le gouvernorat de Basra et de l’autre côté des frontières en Iran dans la Province du Khuzestân.

La Fédération des Bani Ka’b est aussi dans Basra et dans la Province du Kurdistan en Iran.

 

Les Fédérations Arabes et leurs emplacements en Irak sont dans l'Annexe A.

 

Prophétie sous les Babyloniens

 

Jérémie parle de Kédar sous les Babyloniens.

 

Jérémie 49:28-39 Sur Kédar et les royaumes de Hatsor, que battit Nebucadnetsar, roi de Babylone. Ainsi parle l’Éternel : Levez-vous, montez contre Kédar, et détruisez les fils de l’Orient ! 29 On prendra leurs tentes et leurs troupeaux, on enlèvera leurs pavillons, tous leurs bagages et leurs chameaux, et l’on jettera de toutes parts contre eux des cris d’épouvante. 30 Fuyez, fuyez de toutes vos forces, cherchez à l’écart une demeure, Habitants de Hatsor ! dit l’Éternel ; car Nebucadnetsar, roi de Babylone, a pris une résolution contre vous, il a conçu un projet contre vous. 31 Levez-vous, montez contre une nation tranquille, en sécurité dans sa demeure, dit l’Éternel ; elle n’a ni portes, ni barres, elle habite solitaire. 32 Leurs chameaux seront au pillage, et la multitude de leurs troupeaux sera une proie ; je les disperserai à tous les vents, ceux qui se rasent les coins de la barbe, et je ferai venir leur ruine de tous les côtés, dit l’Éternel. 33 Hatsor sera le repaire des chacals, un désert pour toujours ; personne n’y habitera, aucun homme n’y séjournera. 34 La parole de l’Éternel qui fut adressée à Jérémie, le prophète, sur Elam, au commencement du règne de Sédécias, roi de Juda, en ces mots : 35 Ainsi parle l’Éternel des armées : Voici, je vais briser l’arc d’Elam, sa principale force. 36 Je ferai venir sur Elam quatre vents des quatre extrémités du ciel, je les disperserai par tous ces vents, et il n’y aura pas une nation où n’arrivent des fugitifs d’Elam. 37 Je ferai trembler les habitants d’Elam devant leurs ennemis et devant ceux qui en veulent à leur vie, j’amènerai sur eux des malheurs, mon ardente colère, dit l’Éternel, et je les poursuivrai par l’épée, jusqu’à ce que je les aie anéantis. 38 Je placerai mon trône dans Elam, et j’en détruirai le roi et les chefs, dit l’Éternel. 39 Mais dans la suite des temps, je ramènerai les captifs d’Elam, dit l’Éternel.

 

Ézéchiel 27 traite de la lamentation de Tyr. Tyr était un grand centre de commerce et Kédar était une ressource favorisée pour le commerce de moutons et de chèvres.

 

Ézéchiel 27:21 L’Arabie et tous les princes de Kédar trafiquaient avec toi, et faisaient le commerce en agneaux, en béliers et en boucs.

 

Ésaïe déclare que la nation de Kédar, qui était des hommes puissants et des archers habiles, serait défaite.

 

Ésaïe 21:14-17 Portez de l’eau à ceux qui ont soif ; les habitants du pays de Théma portent du pain aux fugitifs. 15 Car ils fuient devant les épées, devant l’épée nue, devant l’arc tendu, devant un combat acharné. 16 Car ainsi m’a parlé le Seigneur : Encore une année, comme les années d’un mercenaire, et c’en est fait de toute la gloire de Kédar. 17 Il ne restera qu’un petit nombre des vaillants archers, fils de Kédar, car l’Éternel, le Dieu d’Israël, l’a déclaré.

 

Ces guerres viendront à une fin et le Messie établira les hommes de Kédar et utilisera ceux du premier-né Nebajoth pour convertir tous les Arabes et les fils du Moyen-Orient et ils seront apportés à la paix et gouvernés à partir de Jérusalem.

 

Adbeel (vapeur, ou nuage de Dieu, aussi serviteur de Dieu).

 

Cette tribu a été placée dans le Nord-Ouest de l'Arabie près de Kédar et Nebajoth. Ils sont mentionnés dans Genèse 25:13 et 1Chroniques 1:20. S. Cohen dit qu'ils étaient identiques aux Idiba'iléens qui ont été vaincus par Tiglath-Pileser III (certains attribuent comme II) et nommé ensuite comme des gardes sur la frontière égyptienne (Interp. Dict., Vol. 1, p. 45).

 

Ces Idiba’iléens sont les Idibi'ilu d'Arubu. Quelques autorités essayent de placer la tribu dans le Sinaï parce qu'ils ont demeuré à l'Ouest.

 

Mibsam (sentir bon) et Mishma (entendre ; obéir)

 

De nouveau, il y a peu d'information sur ces deux tribus. L’encyclopédie International Standard Bible Encyclopedia dit que comme ces deux noms sont aussi notés dans 1Chroniques 4:25ff. en rapport aux fils de Simione et qu'ils étaient deux tribus arabes, qui peuvent être devenues affiliées aux Simionites. 

 

Ces deux tribus semblent avoir été associées aux Idiba'iléens dans le même secteur.

 

On n'en connaît pas entièrement l'exactitude.

 

S. Cohen identifie Mibsam comme un descendant de Siméon et le père de Mishma de 1Chroniques 4:25 et semble les rendre distincts des Ismaélites (Interp. Dict. art. ‘Mibsam’, Vol. 3, p. 369). Cependant, dans son article ‘Mishma’ à la p. 404 il note qu'il y a un Jebel Mishma entre Teima et Jebel Shamar ; mais la lecture est incertaine. Il continue alors à dire que la présence des deux noms ici et dans les généalogies ismaélites peut indiquer que les deux étaient des tribus arabes qui étaient devenues affiliées à Siméon au cours de l'expansion de ce dernier vers le Sud (vv. 38-43).

 

Peut être qu'ils sont devenus affiliés de l'Égypte même avant l'Exode peut-être même sous les Hyksos, comme le texte dans Genèse semblerait exiger une première connexion ; mais l'expansion du sud de Siméon semble une explication très plausible.

 

Ces tribus seraient ainsi aussi des Juifs et peut-être dispersées en Israël aussi.

 

Duma (silence)

 

Les Duma sont tenus pour être les Iduméens. Le nom de Duma est toujours préservé dans la ville arabe moderne de Dumat-al-Jandal, qui était la capitale de la tribu.

 

Maintenant cela ne peut pas être correct puisque Duma est un fils d'Ismaël, mais est aussi utilisé pour se référer au Mt. Seir, qui est la maison du fils d'Ésaü. Ésaïe 21:11 fait cette connexion. Ainsi nous devons supposer qu'une section de la tribu de Duma a été connectée avec Édom dans le Mt. Seir tandis que la section du Nord de Dumah a vécu dans le secteur en Mésopotamie au Nord. L'explication est probablement que, comme Édom s’est déplacé vers le Nord-Ouest dans les terres dépeuplées d'Israël et de Juda, les Dumah se sont déplacés dans les terres du Mt. Seir et ont été apparemment absorbés dans Édom mais, du moins, ont été prophétisés par Ésaïe.

 

L'Encyclopédie Juive dans son article par Emil G. Hirsch, Salomon Schechter et Kaufmann Kohler déclare que dans la littérature biblique Duma a été trouvé dans Dumat Al-Jandal en Arabie, appelée Jauf aujourd'hui (Yakut, s.v. ; Burkhardt, Travels en Syrie, p. 662) et comparé avec Domatha (Pliny, Historia Naturalis, vi. 32 ; Stephanus Byzantius, s.v.). Les Dumathii sont mentionnés dans le Porphyre, De Abstinentia (ii. 56), comme une tribu arabe qui sacrifie un garçon chaque année et l'enterre sous l'autel de son idole. Le nom Dumah semble indiquer, comme le nom Hadramaut (Genèse x. 26), une certaine légende du Hadès (comparer Glaser, Skizze der Gesch. und Geographie Arabiens, 1890, p. 440).

 

Il continue à dire que c'est le nom d'une terre probablement identique avec le territoire de la tribu d'Ismaël (Ésaïe xxi. 11). La Septante substitue Idumea (voir les commentaires ad loc., et comp. le Dictionnaire Abu Al-Walid, s.v. ).

 

Aussi, c'est le nom d'une ville de Juda (Jos. xv. 52). Le MS Ginsburg, la Vulgate et la Septante ont "Rouma", mais l’Onomastique de Jérôme et Eusebius, s.v., mentionne un village du nom de "Dumah", qui a été identifié avec "Khirbat Daumah" dans le voisinage de Bait Jibrin.

 

Duma est mentionné dans les récits bibliques comme une ville dans Canaan (Jos. 15:52). Il est aussi associé à Édom et Seir dans Ésaïe 21:11. De Nabataean.net :

 

Duma est généralement identifié par des historiens avec le peuple Addyrien Adummatu. Assarhaddon a rapporté comment, dans sa tentative de soumettre les Arabes, son père, Sennachérib s'est heurté contre leur capitale, Adummatu, qu'il a appelé la forteresse des Arabes. Sennachérib a capturé leur roi, Haza'il, qui est appelé, Roi des Arabes. Kaza'il est aussi mentionné dans une inscription d'Assurbanipal comme le Roi des Kédarites.

 

D'un point de vue géographique, Adummatu est souvent associée à l'arabe médiéval Dumat el-Jandal, qui était dans le passé une très importante et stratégique jonction sur l'itinéraire commercial principal entre la Syrie, Babylone, Nadjd et le secteur Hedjaz. Dumat el Jandal est tout au bout du Sud-est d'Al Jawf, qui est un bassin du désert et dénote souvent la région inférieure entière de Wadi as-Sirhan, la dépression célèbre située à mi-chemin entre la Syrie et la Mésopotamie. Ce secteur avait de l'eau et était une place d’arrêt pour les commerçants de caravane venant de Tayma, avant d’aller en Syrie ou en Babylonie.

 

Cet emplacement stratégique a efficacement fait de Duma l'entrée au Nord de l'Arabie. Cette oasis était le centre du règne pour beaucoup de rois et de reines arabes du Nord, comme c’est relaté dans les récits assyriens.

 

Massa (un fardeau ; prophétie)

 

Du site Web Nabatéen :

 

Les récits historiques de Tiglath Pileser III mentionnent les habitants de Mas'a et de Théma, qui lui ont payé le tribut. Sur le sommet de Jebal Ghunaym, situé à environ quatorze kilomètres au Sud de Tayma, les archéologues Winnett et Reed ont découvert quelques textes de graffiti mentionnant la tribu Massaa, en connexion avec Dedan et Nebajoth. Ces textes se réfèrent à la guerre contre Dedan, la guerre contre Nabayat et la guerre contre Massaa. Donc, ces tribus semblent avoir été près l'une de l'autre en ce temps là. La tribu de Massaa est probablement connectée avec les Masanoi aux alentours de Théma.

 

Hadad (joie ; bruit ; cris)

 

Quelques historiens spéculent que cette tribu peut être devenue connue comme les Harar, ou les gens de Hararina, qui ont vécu près du Nord-Ouest des montagnes de Palmyre. C’est aussi intéressant de remarquer qu'il y a une tribu Hadad en Arabie. La plupart des Hadads sont maintenant des Chrétiens et sont situés partout dans le Levant (par exemple La Jordanie, la Syrie, le Liban, la Palestine).

 

L’article de l’Encyclopédie Juive par Emil G. Hirsch and M. Seligsohn déclare que c’est le …

 

 “nom de plusieurs rois Iduméens, dont la signification est un "bruit fort." C'était primitivement le nom d'une divinité araméenne et formait une partie de divers noms araméens théophoriques, comme "Hadadrimmon" et "Hadadezer." Le nom a été porté par : 1. Le troisième roi Iduméen, qui a régné avant le temps du premier roi d'Israël et qui a remporté une victoire importante sur les Madianites (Genèse xxxvi. 35 ; I Chron. i. 46). 2. Le dernier roi Iduméen (I Chron. i. 51). Dans Genèse xxxvi. 39 le nom est comme "Hadar." 3. Un membre de la maison royale d'Édom, qui a échappé au massacre sous Joab et s'est enfui en Égypte (I Rois xi. 14 et seq. : voir Édom.). 4. () Un des fils d'Ismaël (Genèse xxv. 15 [A. V."Hadar"]; I Chron. i. 30)”.

 

Théma (admiration ; perfection ; consommation).

 

Cohen dit qu'il était un fils d'Ismaël et de là le nom d'une localité arabe (Genèse 25:15 ; 1Chr. 1:30).

 

C’est le même comme Teima moderne qui est une oasis située à peu près 250 milles SE d'Aqaba sur la route de la tête du Golfe Persique et environ 200 milles NNE de Médine sur la route de Damas. À l'ouest se trouve le Désert de Nefud qui sépare Théma de Duma et d’Édom. En vue de son emplacement stratégique à la jonction des deux itinéraires de caravane principaux c'était un important caravansérail (Interp. Dict. of the Bible, art. ‘Théma’, Vol. 4, p. 533). Ces caravanes sont mentionnées dans Job 6:19 et se dirigeaient vers cette ville. L'oracle dans Ésaïe 21:14, qui offre aux habitants de Théma d’aider leurs frères fugitifs en nourriture et en boisson, est pensé de se référer à la campagne de Tiglath-Pileser III d'Assyrie en 738 AEC. Bien que les parties de l'Arabie du Nord aient été vaincues, Théma a échappé la destruction en payant un tribut aux Assyriens, aussi bien que d'autres oasis.

 

Cependant, Jérémie a publié des avertissements sinistres contre eux (Jér. 25:23 ; cf. 49:28-33). Nebucadnetsar de Babylone a fait des campagnes contre la région et la prophétie peut avoir mentionné cette campagne ou avait un aspect duel.

 

Nabonide (555-539) était le dernier roi de la Babylonie et était en danger des Mèdes et des Perses. En 552 AEC (selon Cohen), il a laissé son fils Belshazzar régner à Babylone (cf. Dan. 7:1) et détruit la ville de Théma et sa populace, l'a ensuite reconstruite et a repeuplé la ville avec une large gamme de gens différents. Il a vécu là pendant dix ans (ca. 549-539) probablement pour consolider la région et consolider ses liaisons avec l'Égypte, qui était sa seule alliée contre les Perses. Cependant, Dieu a suscité Cyrus en 540 AEC pour vaincre les Babyloniens. Selon Xénophon, Cyrus a vaincu toute la région de l'Arabie, avec Babylone elle-même tombant une année plus tard (ibid.).

 

Les récits assyriens montrent aussi qu'une coalition dirigée par Samsi, la reine des Arabes, a été défaite et amenée à payer un tribut significatif. La coalition a été composée de Massaa, la ville de Tayma, les tribus de Saba, Hajappa, Badana, Hatti et Idiba'il, qui est loin à l'Ouest.

 

Des dirigeants féminins parmi les Arabes antiques n'étaient pas rares comme nous avons vu avec la Reine de Séba.

 

Notez les noms de la coalition et leur rapport aux sous-tribus d'Ismaël et aussi de Ketura au Sud-est et dans le lointain à l'Ouest de Théma.

 

L'Assyrien Sennachérib a nommé la grande porte à Ninive la Porte du Désert parce que le tribut des Sumu'anites et des Thémaites entrait par là.

 

Ces gens ne doivent pas être confondus avec les Thémani ou Thémanites qui sont un clan des gens d'Ésaü (Genèse 36:11,15). Ces gens ont vécu à Tawilan NE d'Elji sur une planche de terre au-dessus d'Elji et au-dessous de Jebel Heidan, qui le dépasse au NE. D’après les poteries du Premier Âge de Fer I-II (ca. 1200-600 AEC) trouvées là, il semble avoir été d'une importance considérable (ibid., art. ‘Théman’, pp. 533-534). C'était un secteur très fertile et a abondamment été peuplé. Un des rois qui était là a été Husham des Thémanites (Genèse 36:34 ; 1Chr. 1:45).

 

Jetur (ordre ; succession ; montagneux)

 

Cette tribu d'Ismaël (Genèse 25:15 ; 1Chr. 1:31) était une des tribus en guerre avec Israël en Transjordanie (1Chr. 5:19).

 

Saunders (Interp. Dict., art. ‘Iturea’, Vol. 2, p. 773) la place au NE de la Galilée dans le pays de l'Anti-Liban peuplé par les gens Arabes de lignée ismaélite. La région a été incluse dans la Tétrarchie de Philip (Luc 3:1). Saunders soutient que les gens connus du Deuxième Siècle AEC (par la forme Hellénisée) comme ‘Itouraoi sont sans aucun doute la même tribu que les descendants de Jetur mentionnés dans Genèse 25:15 et comme étant les ennemis de Ruben, Gad et Manassé (1Chr. 5:19). Schürer dit exactement la même chose dans son ouvrage (The History of the Jewish People in the Age of Jesus Christ, ed. Vermes et al., T. and T. Clark, Edinburgh, 1987, Vol. 1, Appendix 1, p. 561).

 

Les frontières exactes des Ituréens de la Palestine du Nord sont difficiles à définir. Il n'est pas certain si l’Iturée et Trachonitis étaient des zones complètement distinctes ou se chevauchaient ou étaient identiques.

 

Strabo (Geography XVI.2.16,18) situe le royaume des Ituréens à l'Anti-Liban dans la vallée de Beqa avec sa capitale à Chalcis et le distingue soigneusement du territoire des Trachons.

 

Josephus décrit une campagne contre eux par Aristobulus I en 105-104 AEC (Saunders, ibid.).

 

Ils ont été annexés de force par la Judée et les hommes ont été circoncis de force (A des J, XIII, xi, 3).

 

À l'origine ils étaient des gens de colline vivant sur la pente occidentale de l'Anti-Liban et peut-être dans la plus grande région du Liban vers Phénicie.

 

Au Premier Siècle AEC sous Ptolémée et Lysanius le royaume a développé des terres à son étendue la plus grande, s'étendant de la mer à l'Ouest à Damas à l'Est et a inclus les terres de Panias et de Ulatha au Sud, vers le bas et incluant peut-être les frontières du Nord de la Galilée. Après la mort de Lysanius en 36 AEC le royaume peut avoir été divisé en plusieurs zones plus petites.

 

Schürer détaille l’étendue de l’Iturée dans son ouvrage. Il note Gaulanitis d’être à l'Est de la Jordanie et prenant son nom de Golon et était l’antique Basan (Deut. 4:43 ; Jos. 20:8 ; 21:27 ; 1Chr. 6:56). Josephus distingue le plus haut et le plus bas de Gaulanitis et dit que Gamal s'approvisionne au plus bas de Gaulanitis à l'Est du Lac Génésareth (B. J. iii 3,1 (37)) et Gaulanitis a fourni la frontière de l’Est de la Galilée (vol. 1, p. 337 n.). C'est ainsi les plaines à l'Est de la Jordanie de sa source à l’extrémité Sud du Lac Génésareth. La zone de Panias, qui a été occupée par les Ituréens, a été localisée à la ville de Panias à la source de la Jordanie (Vol. II, 23:1). Cela a appartenu durant les premiers temps à Zenodorus et auparavant c'était au royaume des Ituréens. Le commentaire par Luc se référait en fait à seulement une petite partie de ce qu'était autrefois un royaume beaucoup plus grand. Les Ituréens ont été considérés tant par les Grecs que par les Romains comme un peuple de bandits non civilisés et ils les ont désignés tant comme Syriens que Arabes. Les références dans Vergil, Lucan, Cicéron et Strabo, mentionnent toutes leur compétence comme archer. Le nom hellénisé apparaît d'abord au deuxième siècle AEC avant le règne romain en Palestine. Ils ont formé une confédération forte dispersée partout dans le Liban. Au Premier Siècle AEC ils ont été gouvernés par Ptolémée le fils de Mennaeus (ca. 85-40 AEC) et Strabo dit qu'il a possédé “Massyas et le pays Montagneux des Ituréens” (Geography XVI.ii.10). Pompey a détruit beaucoup de forteresses fortifiées et a réduit le secteur. Son fils Lysanius a hérité la principauté tribale et est mentionné comme un Roi des Ituréens par Dio Cassius (XLIX.32), il a gouverné la principauté jusqu'à sa mort en 36 AEC. À l'instigation de Mark Antony de grandes portions ont été données à Cléopâtre et tant Plutarque (Antony 36) que Josephus (Antiq. XV.iv, 1-2) le confirment.

 

L'histoire suivante est confuse mais elle a été probablement divisée en quatre parties. En 20 AEC, Augustus a conféré la tétrarchie de Zenodorus, qui était le successeur de Lysanius comme un vassal de Cléopâtre, à Hérode le Grand qui l'a à son tour légué à son fils Philip (Josephus, Ant. xv. 10, 3) (voir aussi Saunders, Interp. Dict., loc. cit.).

 

La tétrarchie est centrée sur Abila qui a été conférée par Claudius à Hérode Agrippa I en 41 EC (voir aussi Josephus, Antiq. XIX.v.1 et XX.vii.1). Abila s’étend sur 18 milles romain de Damas sur la route à Héliopolis et est maintenant le village de Suk sur le Barada et qui se trouve sur les restes de la ville antique. La ville contient la place du tombeau du Prophète Abel, de là Abila ou Abilene (Schürer, p.567).

 

Lysanius fils de Ptolémée n'est pas le Lysanius mentionné dans Luc et Josephus. C'est un Lysanius beaucoup plus jeune auquel Josephus se réfère, et la preuve archéologique tant à Abila (Corpus Inscriptorium Graecarun 4521) qu’à Héliopolis (4523) a maintenant confirmé que tant Josephus que Luc se réfèrent à ce tétrarque plus jeune qui a gouverné Abila avant 47 EC.

 

En 38 EC, le territoire de Soemus des Ituréens a été saisi par Caligula et incorporé plus tard dans la province de Syrie.

 

Saunders considère qu'il consistait probablement du territoire du Nord au-dessous de Héliopolis à Laodicée, qui était la tétrarchie d'Arca (Saunders, ibid.).

 

Les frontières du Sud du territoire de Philippe ont aussi exclu les villes de Bosra et Salcah, au Sud du Hauran, comme nous avons des inscriptions plaçant les Rois nabatéens Malchus et Aretas sur elles. Cependant, d'une inscription Araméenne, Schürer dit que Hebran sur la pente du   Sud du Hauran a appartenu à Philippe (op.cit., p. 338 n.).

 

Wikipedia dit que :

Les Ituréens sont d'abord mentionnés par Eupolemus – comme une des tribus vaincues par David (Eusebius, Præparatio Evangelica, ix. 30) – et par la suite par Strabo, Pliny l’Ancien, Josephus et d'autres, dont certains désignent les Ituréens comme les Arabes et d'autres comme les Syriens. Ils étaient connus aux Romains comme un peuple prédateur (Cicero, Philippics, ii. 112),  et ont été appréciés par eux pour leur grande compétence dans le tir à l'arc (Cæsar, Bellum Africanum, 20).

 

Le fait que l’Iturée était dans la région de la Montagne du Liban est confirmé par une inscription datant d’environ l’année 6 EC (Ephemeris Epigraphica, 1881, pp. 537-542), dans laquelle Q. Æmilius Secundus relate qu’il a été envoyé par Quirinius contre les Ituréens à la Montagne du Liban. En 38 Caligula a donné l’Iturée à un certain Soemus, qui est appelé par Dio Cassius (lix. 12) et par Tacitus (Annals, xii. 23) "le roi des Ituréens." Après la mort de Soemus (49) son royaume a été incorporé dans la province de la Syrie (Tacitus, l.c.). Après cette incorporation les Ituréens ont pourvu des soldats pour l'armée romaine ; et les désignations "Ala I. Augusta Ituraeorum" et "Cohors I. Augusta Ituraeorum" sont rencontrées dans les inscriptions (Ephemeris Epigraphica, 1884, p. 194).

 

Hérode le Grand a établi les Juifs de Babylone à Batanea (Schürer, loc. cit., pp. 337-338) et la populace dans ces secteurs de Batanea, Trachonitis, Auranitis, Gaulanitis, Panias et aussi, comme Luc dit, d’Iturée (Luc 3:1) était un mélange de Juifs rétablis, de Phéniciens Tarshish d’ADN-Y K2, de Druze, de Grecs, de Syriens et d’Arabes. Le nom de Massyas peut aussi indiquer une autre tribu Arabe ou Syrienne.

 

Le démantèlement réel du secteur des Ituréens est placé par Schürer comme le plus probablement dans l’administration de Quirinius quand son préfet Q. Aemelius Secundus a entrepris une expédition militaire contre les Ituréens (Schürer, loc. cit., p. 569).

 

Certainement sous Claudius les royaumes de Chalcis et de l’Iturée ont existé côte à côte. En 38 EC, Caligula a placé les Ituréens sous un Soaemus qui est mort en 49 EC et les Ituréens ont été incorporés en Syrie. Ainsi, les Syriens étaient un composé d'Ismaélites et d’Araméens qui ne sont pas des descendants d'Abraham et des autres nations.

 

Les Romains ont alors levé des auxiliaires des Ituréens une fois qu'ils étaient en Syrie et leurs cohortes et cavalerie ont servi partout dans l'Empire.

 

Naphisch (l'âme ; celui qui se repose, se régénère, ou repos)

 

L’encyclopédie ISBE enregistre Naphisch comme le 11ème fils d'Ismaël et le prince en chef de la tribu arabe qui est descendue de lui. La tribu a été défaite par les tribus israélites transjordaniennes et les survivants ont été pris captifs. Certains sont devenus des esclaves du temple et sont inscrits parmi les familles qui sont revenues de l'exil (Esdras 2:50 ; Néh. 7:52).

 

On peut considérer cette tribu comme une partie de Juda aujourd'hui.

 

Kedma (oriental ; antique ; premier)

 

Ils sont identifiés comme les Kadmoniens, les gens de l'Est, inscrits avec les Kéniens et les Keniziens d'Édom. Ils sont aussi traités ailleurs dans les études traitant d’Édom et les autres fils d'Abraham.

 

Mariage dans Édom

 

Genèse 36:2-3 Ésaü prit ses femmes parmi les filles de Canaan : Ada, fille d’Elon, le Héthien ; Oholibama, fille d’Ana, fille de Tsibeon, le Hévien ; 3 et Basmath, fille d’Ismaël, soeur de Nebajoth.

 

Jérémie, chapitres 40 et 41, mentionne Ish'mael le fils de Nethani'ah, mais il n'est pas le Ismaël discuté ici.

 

Ainsi, nous avons identifié les fils d'Ismaël et leurs divers mouvements et les places probables de leur résidence. Ils se sont déplacés partout dans le Moyen-Orient et dans le monde entier, mais ils peuvent être identifiés par leur ADN-Y.

 

 

 

 

q

 

 

 

Annexe A

 

Descendants d’Abraham

Tribus arabes en Irak

 

Tribu

Sous-groupe

Lieu d’établissement

Fédérations (qabila)

 

 

AL-BU MUHAMMAD

 

centré dans le gouvernorat de Maysan

fédération ‘ANZA (prononcé ‘Aniza)

 

 

fédération ‘AZZA

 

autour de Balad

DULAYM

 

centré dans le gouvernorat d’Anbar

 

groupe Al-Bu Fahd

 

 

Al-Bu Nimr

 (de al-Ramadi)

 

Al-Mahamda

 

 

Al-Falahat

 

 

Al-Bu Fahad

 

 

Al-Bu Dhiyab

 

 

Al-Bu Mahhal

 

 

Al-Bu Issa

 (à Falloujah)

 

Al-Jumeilat

 (à Falloujah)

 

Al-Karabla

 

 

Al-Bu Assaf

 

 

Al-Bu Risha

 

 

Al-Bu Aiwan

 

 

Al-Bu Farraj

 

 

Al-Karabla

 

JUBOUR

 

 

fédération BANI KA’B

 

centré au sud de la ville de Bassorah et de l'autre côté de la frontière dans la province du Khuzestân d'Iran

KHAZA’IL

 

 

BANI LAM

 

 

MUNTAFIQ

 

 

 

clan A1-Sa’dun (leaders tribaux)

 

 

BaniMalik

 

 

Bani Khalid (pluriel al-Khawalid)

 

 

Bani Qais (Al-Qaisiyun)

 

 

Bani Sa’id

 

 

Bani Hassan

(Irak du Sud)

 

Bani Khafaja

 

 

Abbouda

 

 

Al-Bu Salih

 

 

A1-Mayyah

 

 

Al-Izayrij

 

 

Bani Zaid

 

 

Al-Sharifat

(An-Naasriya, sud de l’Irak)

 

Al-Ghizi

 

 

Al-Hameed

 

RABI’A (prononcé Rubai’a)

 

centré autour du secteur de la ville de Kut

Shammar

 

le gouvernorat de Ninawa

BANI TAMIM (quelque fois écrit Timim or Temim)

 

Irak Central et du Sud

 

clan al-Suhail (leaders tribaux)

 près d’Abu Uhuraib

 

al-Turshan

section centrée dans le gouvernorat de Diyala

 

al-Kan’an

section dans le gouvernorat de Basra et de l’autre côté de la frontière dans [[les Arabes du Khuzestân/Khuzestanl] la province de l’Iran

fédération Tikriti

 

 

 

Al-Bu Nasir (inclus Saddam Hussein)

 

 

Al-Bu Ajeel

 

 

Al-Shaya’isha

 

‘UBAYD

 

 al-’Alam et Tarmiya

ZUBAYD

 

 

 

 

 

Note : Les fédérations ‘AZZA, DULAYM, JABUR, Janabi et  ‘UBAYD ci-dessus sont

toutes des sous-sections des ZUBAYD

 

région de Baghdad

 

BANI TAMIM

 

Shammar

SHAMMAR est une sous-section de la région Tayy Tikrit

 

Shammer Jarba (Sunni)

 

Shammer Toga (Shia)

 

Zoba

Al-Dulaym

 

Al-Janabi

 

Al-Nidawat

 

Al-Ubayd

 

Al-Azza

 

Al-Akabi

 

Al-Bu Mohammed

 

Al-Bu Aitha

 

Al-Bu Amir

 

Al-Jubour

 

Al-Muj ama’

 

Al-Ghrair

 

Al-Ugaydat

 

Al-Anbariyeen

 

Al-Qarraghul

 

Al-Dafaf a

 

Al-Bu Muhyi

 

Bani Saad

 

Bani Lam

 

Rubai’a

 

Khazraj

 

Shammar Toga

 

 

région de Mossoul

 

Al-Dulaim

100000, la plupart d’entre eux dans la province occidentale d’Anbar

Al-Hayali

 

Al-Jubour

 

Al-Lihaib

 

Al-Bu Hamad

 

Al-Bu Hamdan

 

Al-Bu Badran

 

Al-Bu Mitaywit

 

Al-Ugaydat

 

Al-Jihaysh

 

Hadid

 

Bayyat

 

Khazraj

 

 

Descendants de la section Khazraj des Ansar

Shammar

sous-section des Tayy

Tayy

 

 

région de Tikrit

 

 

Al-Bu Nasir

Tikrit

 

Al-Bu Latif

 

 

Hadithiyyin

 

 

 

Rifa’iyyin

 

Al-Ubayd

 

 

Al-Azza

 

 

Al-Bu Farraj

 

 

 

Jawa’ina

Baiji

Lihayb

 

Sharqat

Al-Mushahadah

 Un individu de cette tribu aura le nom de Mash-hadani

 

 

 

Al-Mashayikh

 

Tarmiya et en Al-Hawejah (L’individu appelé Al-Mashayikhi)

 

Région de Najaf

 

 

Al-Bu Dush

 

 

Al-Fatla

 

 

Al-Ghazalat

 

 

Al-Jaryu

 

 

Al-’Isa

 

 

Al-Shibil

 

 

Al-Zagarit

 

 

Bani Hassan

 

 

Bani Assad

 

 

Kaab

 

 

Abu Gulal

 

 

 

           

région de Hilla

 

 

Al-Bu Sultan

 

 

Al-Bu Amir

 

 

Al-Masoud

 

 

Al-Jubour

 

 

Al-Janabi

 

 

Al-Ma’amra

 

 

Al-Dulaym

 

 

Al-Qarraghul

 

 

Shammar

 

 

Zoba’a

 

 

Zubayd

 

 

Jihaysh

 

 

Khafaja

 

 

 

région d’Arnarah

 

 

Bani Lam

 

 

Al-Bu Mohammed

 

 

Al-Izayrij

 

 

Al-Bu Darraj

 

 

Al-Sudan

 

 

Al-Beidhan

 

 

Al-Sarai

 

 

Al-Bahadil

 

 

Al-Suwa’id

 

 

Al-Issa

 

 

Al-Maryan

 

 

Al-Bazzoun

 

 

 

région de Bassorah

 

 

BANI KAB

 

 

Bani Malik Bani Assad

 

 

Bani Mansour

 

 

BANI TAMIM

 

 

Bani Khalid

 

 

Al-Shirish

 

 

Al-Sayamur

 

 

Al-Mayyah

 

 

Al-Duwasir (Bédouin)

 

 

Al-Mutawr

 

 

Al-Mutayr (Bédouin)

 

 

Al-Halaf

 

 

Al-Eidan

 

 

Al-Gatarna

 

 

Al-Garamsha

 

 

Al-Suwa’id

 

 

Al-Ghanim

 

 

Khafaja

 

 

Rubai’a

 

 

 

région de Nasfriyah

 

 

Al-Bu Salih

 

(Alrumaieth, Nassrallah)

AI-Sa’eed

 

 

Al-Abbouda

 

 

Al-Jawabir

 

 

Al-Dhufayr

 

 

Al-Dulaym

 

 

Al-Qanaghul

 

 

Al-Husseinat

 

 

Al-Sharifat

 

 

Al-Shuwailat

 

 

Al-Ghizi

 

 

Al-Bidor

 

 

Al-Jubour

 

 

Bani Rikab

 

 

Bani Hassan

 

 

Bani Khaigan

 

 

Bani Assad

 

 

Bani Zaid

 

 

Chinana

 

 

Hacham

 

 

Al-Sa’doun

 

(Leaders tribaux de la fédération Muntafiq qui a gouverné l’Irak du Sud, le Koweït et l’Arabie du Nord)

 

 

région d’Al Diwaniyah

 

 

Khaza’il

 

 

Al-Bidayr

 

 

Al-Jubour

 

 

Al-Agra’

 

 

Al-Zeyad

 

 

Al-Ibrahim

 

 

Al-Bahahtha

 

 

Al-Dulaym

 

 

Al-Zirfat

 

 

Al-Kurd

 

 

Al-A’ajeeb

 

 

Al-Ardhiyat

 

 

Al-Izayrij

 

 

Bani Hacheem

 

 

Afaj

 

 

Zubayd

 

 

Chabsha

 

 

 

région de Kut

 

 

Rubai’a

 

 

A1-Shohman

 

 

Zubayd

 

 

Shammar Toga

 

 

Bani Lam

 

 

Giraish

 

 

Al-Mayyah

 

 

Al-Magasis

 

 

Al-Dulaym

 

 

Al-Jubour

 

 

 

région de Kirkuk

 

 

Al-Ubayd

 

 

Al-Jubour

 

 

A1-Ni’aim

 

 

Al-Bayyat

 

 

Al-Azza

 

 

Al-Tamimi

 

 

Bani Zaid

 

 

Shammar

 

 

Harb

 

 

Qays

 

 

Jibari (Kurdes)

 

 

Dawoudi (Kurdes)

 

 

Salehi (Kurdes)

 

 

Shwann (Kurdes)

 

 

Zengena (Kurdes)

 

 

 

région de Baquba

 

Shammar

 

Bani Tamim

 

Bani Zaid

 

Bani Ways

 

Bani Lam

 

Al-Azza

 

Al-Ubayd

 

A1-Ambakiya

 

A1-Bayyat

 

Al-Girtan

 

Al-Tatran

 

Al-Ma’amra

 

Al-Jubour

 

A1-Mujama’

 

Al-Dafafa

 

Al-Sigoug

 

Al-Karkhiya

 

Al-Khishalat

 

Al-Maghamis

 

A1-Zuhairiya

 

A1-Dainiya

 

A1-Suwa’id

 

A1-Dilfiya

 

Al-Ridainiya

 

Al-Nida

 

A1-Sumaida’

 

Al-Bu Jawari

 

Qays

 

Khafaja

 

Rubia’a

 

Shammar Toga

 

 

région de Ramadi

 

Al-Dulaym

 

Al-Ugaydat

 

Al-Jaghayfa

 

Al-Lihaib

 

Al-Halabsa

 

Al-Ma’adhid

 

Al-Jubour Shammar

 

Zoba’a

(Zoba est une sous-section de Shammer)

Aniza

 

 

Autres tribus du Nord

 

Al-Bayyat

 

Il est dit que c'était à l'origine une tribu turkmène qui s’est plus tard mélangée avec les al-‘UBAYD

 

Al-Hadid (pluriel al-Hadidiyun)

 

Les Bani Harb

 

A1-Saadun

 

Al-Shammawi

 

UBAYD

plaines Haweeja du Sud

 

Familles Basra

 

Descendants de la famille noble du Prophète Mouhammad

 

 

Barakat

 

al-Naqib

Des Bani Khalid (Khawalid)

 

 

Muhammad A1-‘lsa

 

Al-’Abdul-Wahid

Familles Najdi

 

 

al-Zuhair

Autres familles

 

 

al-Khudairy

 

al-Mandeel

 

al-Nama

 

al-Rasheed

 

al-Thukair

 

Baraak

 

Basha-Ayan

 

Bacha-Chi

 

Sheikh Khaz’al

 

Khan (Famille Mohammed Khan)

 

Tribus bédouines

‘ANIZA (prononcé ‘Iniza) (Les familles royales de l'Arabie saoudite, le Koweït et Bahreïn remontent à cette tribu. Le cheikh général vit dans l'ouest de l'Irak. C'est l'une des plus grandes tribus arabes bédouines, avec les clans en Arabie saoudite, le Koweït, les pays du Golfe, l'Iraq, la Jordanie, la Palestine, la Syrie, la Turquie et l'Égypte.)

 

Al-Dhufayr

 

Al-Ghalal

 

Al-Hassan

 

Al-Mutayr

 

Al-Sulayb

 

Al-Bu Mitaywit

 

Harb

 

Shammar

 

 

Al-Kharsa

 

Sinjara

 

Zoba

 

Al-Sayih

Bani Khalid (pluriel Al-Khawalid)

 

Al-Noor

 

 

Descendants de la famille du prophète islamique Mouhammad

Al-Awadi (Najaf)

 

Al-Mossawi Al Yaseen (Najaf)

 

A1-Mushahadah à Tarmiya

 

Al-Ni’aym

Kirkuk, Hawija et Baghdad

Al-Bu Milais

Samarra

Al-Bu Badri

Samarra

Al-Bu Baz

Samarra

Al-Bu Aswad

Samarra

Al-Bu Abbas

Samarra

Al-Bu Darraj

Samarra

Al-Bu Issa

Samarra

Al-Bu Nissan

Samarra

Al-Bu Udhaym

Samarra

Al-Marasma

Balad, Samarra et Baquba

Al-Tarabla

Tikrit

Al-Bu Nasir

Tikrit

Al-Hadid (pluriel al-Hadidiyun)

 

Al-Naqib

famille à Basra

Al-Sadoun

Basra Al-Ridaini à Basra

Famille Barakat

Basra

Famille Al-Hakim

Naj af

Famille Kamuna

Najaf

Famille Al-Qizwini

Najaf

Famille Al-Tabataba’i

Najaf

Famille Bahr Al-Uloom

Najaf

Famille Al-Khoei

Najaf

Famille Al-Kharsan

Najaf

Famille Al-Zuwain

Najaf

Famille Al-Zaini

Najaf

Famille Al-Taliqani

Najaf

Famille Al-Allaq

Najaf

Famille A1-Faqih

Najaf

Famille Al-Jazatiri

Najaf

Famille A1-Keshwan

Najaf

Famille Al-Hilu

Najaf

Famille Al-Safi

Najaf

Famille Al-Ghraifi

Najaf

Famille Al-Sharmuti

Najaf

Famille Al-Hamami

Najaf

Famille Al-Abu Tubikh

Najaf

Al-Yasir

Najaf

Famille Shubbar

Najaf

Famille Al-Saraf

Najaf

Al-Adhari

Al Diwaniyah

Al-Suwafi

Diwaniyah

Famille Hashimi

Baghdad, descendants de l’ancienne famille royale

Famille Al-Gailani

Baghdad

Famille Al-Haideri

Baghdad

Famille Al-Alusi

Baghdad

Famille Al-Tatar

Baghdad

Famille Al-Wa’idh

Baghdad

Famille Al-Witri

Baghdad

Famille Al-Shahristani

Baghdad

Famille Al-Sadr

Baghdad et Najaf

Famille Al-Haboubi

Baghdad et Najaf

Famille Utayfa

Baghdad

Famille Witwit

Hilla

Famille Al-Rifa’i

Basra, Baghdad, Samarra et Ana

Al-Muwashit

Ad-Dawr

A1-Mishayikhoun

Dujail

Famille A1-A’raji

Mosul, Baghdad et Najaf

Famille Al-Husseini

Mossoul

Al-Bu Sab’a

Mossoul

Al-Sada

Tal Afar

Famille Al-Barzanchi

Sulaimaniya et Arbil

Famille Al-Naqshabandi

Sulaimaniya

Famille Al-Kasnazani

Kirkuk

Famille Al-Talabani

Kirkuk

Famille Al-Dawudi

Kirkuk

Al-Rijaibat

Kirkuk et Baquba

Al-Kaysey

Baghdad

 

Autres, à être classifiés

Harb                (à ad-Dur)

Al-Fallujiyyin (à Falluja)