Les Églises Chrétiennes de Dieu

[212E]

 

 

 

Les Descendants d’Abraham Partie V : Juda [212E]

 

(Édition 3.0 20070115-15-20070115-20070417-20100827)

 

 

 

L'Écriture Sainte nous dit qu'un durcissement est tombé sur les cœurs de [la Tribu de] Juda et que dans les Derniers Jours, ils se tourneront et se convertiront pour que le Messie puisse retourner à son propre peuple et son propre héritage.

 

 

Christian Churches of God

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(Copyright © 2007, 2010 Wade Cox)

(Tr. 2012)

 

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Les Descendants d’Abraham Partie V : Juda [212E]

 

 

Introduction

 

C'est une question de l'Écriture que Juda sera converti dans les Derniers Jours et le durcissement de leurs coeurs sera enlevé.

 

Un durcissement est tombé sur les cœurs de Juda, et le Messie a dû être tué conformément à la prophétie. Juda a dû être enlevé d'Israël et le Temple physique détruit à cause de son aveuglement pour ce qui est de la première partie et le Plan de Dieu par rapport au Temple pour ce qui est de la deuxième partie. La séquence a été faite conformément à la prophétie comme nous voyons de Daniel quant au Temple et comme expliqué dans l’étude Le Signe de Jonas et l'Histoire de la Reconstruction du Temple (No. 13). L’aveuglement qui est tombé sur Juda est détaillé dans l’étude La Guerre avec Rome et la Chute du Temple (No. 298).

 

Dans les Derniers Jours l’aveuglement sera enlevé et l'Esprit Saint sera versé sur Juda pour qu'ils soient convertis et le Plan de Dieu mis en oeuvre.

 

La séquence des changements des croyances de Juda et les épreuves qu'ils ont subies, quand vu dans le contexte de l'Écriture Sainte et la prophétie, sont reconnaissables comme s’adaptant dans la structure complète. Ils n'ont pas eu besoin d'avoir autant souffert à l'extérieur du Plan de Dieu mais ils sont des gens entêtés et un endurcissement est réellement tombé sur leurs coeurs.

 

Bientôt ils se repentiront et leurs yeux seront ouverts.

 

Ils ont toujours un certain nombre d’épreuves à supporter (consulter l’étude La Guerre de Hamon-Gog (No. 294)).

 

Cependant, Juda survivra et ils surmonteront et seront restaurés.

 

Leur histoire est l'Écriture Sainte et l'Écriture ne peut être anéantie (Jean. 10:34-35).

 

De la même manière la prophétie traite de l'Église et des autres nations entourant la Terre Sainte. Les prophéties couvrent le Moyen-Orient, incluant l'Égypte, la Perse et les nations alliées avec, ou se plaçant elles-mêmes en coalition avec, ces nations.

 

Il y avait toujours une question de liberté et de persécution des Juifs. Comme exemple de leur traitement nous nous tournerons vers l’Angleterre.

 

Les Juifs en Angleterre

 

L'année 2006, ou 29/120, a marqué le 350ème anniversaire (égal à 7 Jubilés) de la décision d’Olivier Cromwell comme Seigneur Protecteur de réadmettre les Juifs en Angleterre. Leur expulsion, qui a duré environ 366 ans, avait été faite par le décret du Roi Edouard I, ordonné au Jour de la Toussaint en 1290. L'Angleterre était ainsi le premier pays européen à formellement expulser les Juifs après plusieurs centaines d’années de persécution.

 

Leur réadmission est arrivée principalement par les efforts d'un homme, le Rabbin Menasseh ben Israel d'Amsterdam. En 1655, il a présenté une pétition au Conseil d'État en Angleterre demandant qu’aux Juifs soient accordées la liberté de commerce, la liberté de religion – incluant leurs propres synagogues et cimetières et le droit de fonctionner conformément à la Loi Mosaïque – et faisant appel à la révocation de toutes les lois antijuives. Cependant, aucune décision n'a été faite par le comité formé pour s’occuper de la question de leur réadmission. La plupart des membres de ce comité de juges, de marchands et d’ecclésiastiques étaient en fait opposés à l'idée, mais Cromwell lui-même a donné la permission en 1656. Cromwell et ses Puritains avaient aussi raisonnablement soutenu une première interdiction parlementaire à la célébration de Noël, des jours des Saints et d'autres jours saints non-bibliques.

 

Il a été noté que l'interdiction par Edouard était par la prérogative royale seulement et non pas selon n'importe quel Acte du Parlement, de là, il n'y avait aucune loi réelle d'expulsion à révoquer. Ce n'est que plus de 200 ans plus tard en 1858, cependant, que les Juifs en Grande-Bretagne ont reçu l’égalité totale de droits en tant que citoyens. Cromwell, qui est mort en 1658, a cherché à réadmettre les Juifs pour certaines raisons. Beaucoup de ses collègues Puritains avaient un intérêt sincère dans la langue et la littérature hébraïques et ont senti une certaine sympathie à l’égard du ‘peuple de l'Ancien Testament’, tandis que pour d'autres c'était une question d'opportunité politique. La raison primaire était apparemment pour l'avantage commercial direct, comme il y avait un commerce lucratif fonctionnant entre la Hollande et l'Angleterre en ce temps et les Juifs ont été reconnus comme des maîtres commerçants et marchands qui pourraient faciliter ce commerce. Lucien Wolf, le fondateur de la Société Historique Anglo-Juive, a écrit au début du 20ème siècle sur ce qu'il a considéré comme étant le motif pour la réadmission : “C'était vraiment le manque de lingot dans le pays qui, aussi tôt que 1643 … a suggéré à Cromwell la désirabilité d’établir des marchands juifs à Londres.”

 

Et l’établissement ils l’ont fait, en nombres toujours croissants. Expulsés les premiers de l'Espagne et du Portugal pendant l'Inquisition Catholique, les Juifs avaient fondé des affaires à Amsterdam et avaient contribué à faire de la ville un des ports les plus occupés dans le monde à ce moment-là. Suivant la décision de Cromwell beaucoup de ces Sephardi et d'autres Juifs ont commencé à se déplacer en Angleterre et à réintroduire quelques aspects de l’observance de la Torah en Grande-Bretagne. Il a été dit à quelqu'un qui a visité la Synagogue Sephardi à Creechurch Lane, Londres en 1662 : “un an à l’époque d'Olivier, ils ont vraiment construit des tentes de l'autre côté de la Tamise et observé la Fête des Tentes en elles.” En octobre 1663, le célèbre intimiste Samuel Pepys a aussi visité cette Synagogue Sephardi, le successeur immédiat duquel, Bevis Marks, reste la plus vieille en Grande-Bretagne aujourd'hui.

 

Depuis leur réadmission formelle, les Juifs sont devenus entièrement intégrés dans la société britannique et se sont prouvé des serviteurs loyaux de la Couronne et un actif inestimable au pays dans un grand nombre de manières. Aujourd'hui, il y a environ 300,000 Juifs au Royaume-Uni, sur plus de 13-14 millions environ dispersés dans le monde entier. Il y a plus de Juifs aux États-Unis d’Amérique qu’en Israël, et les États-Unis et le Commonwealth britannique sont le vrai foyer pour la majorité de Juda aujourd’hui. En ce sens, les Juifs ont été réunis avec Israël, et la nation Israël est réellement une section du Commonwealth. Il est ironique qu’Israël et l’Australie soient regroupés ensemble dans la même division du monde par les accords de Rome.

 

Dans le journal The Times (Londres) du 1er juin 2002, le Rabbin Jonathan Romain a écrit un article intitulé ‘Parias, héros et un peuple loyal : comment les monarques de l'Angleterre ont vu leurs sujets juifs’, dont une partie se lit comme suit :

 

Quand la dernière Princesse Marguerite a visité la Synagogue Maidenhead, il y a dix ans - le premier culte juif qu’elle avait suivi - elle a admis ensuite que ce qui l’avait stupéfiée le plus n'était pas les Hébreux ou les rituels, mais la découverte que les Juifs récitaient une Prière pour la Famille Royale à chaque service de Sabbat. …

 

Ce n'est pas juste à cause de la présence de la Reine que les Juifs ont prié ; cela a été une tradition de longue date pour demander la bénédiction de Dieu sur le monarque comme le symbole de stabilité nationale, bien que, franchement, quelques rois et reines l'aient mérité moins que d'autres.

 

La relation entre la Couronne et les Juifs a commencé avec Guillaume Ier, quand une communauté installée a été établie là après qu'il ait apporté des Juifs de la Normandie pour aider à coloniser son nouveau royaume. Ils ont été vus comme un élément digne de confiance dans une population autrement instable, avec les Anglo-Saxons souhaitant être débarrassés de lui et de sa noblesse rivalisant pour le pouvoir. Leurs relations avec Guillaume II étaient encore plus cordiales et il a même plaisanté qu'il considérerait la conversion au Judaïsme s'ils pouvaient le faire admettre à ses évêques - beaucoup à l'horreur de ces derniers, bien que cela n'ait jamais été mis à l'épreuve.

 

En tant que nouveaux arrivants au pays, les Juifs … ont été officiellement déclarés d’être “la propriété personnelle” de la Couronne, responsable directement au Trône et lui appartenant. Cette définition a eu beaucoup d'avantages, donnant des droits de résidences et de protection aux Juifs. …

 

Des rois succédants ont abusé de ce pouvoir spécial, prélevant des impôts punitifs aux Juifs … Pour sa part, Elisabeth II a traité ses sujets juifs comme ils souhaiteraient : exactement de la même façon que tous les autres. …

 

La plupart des Juifs seraient enchantés de voir un élément de multi-foi à n'importe quels couronnements futurs, avec les rabbins Orthodoxes et Progressistes participant au côté d'autres leaders religieux, mais pour le moment ils sont plus qu'heureux de joindre les acclamations de ‘Vive la Reine’ (emphase ajoutée).

 

Une telle dédicace et un tel respect pour la Monarchie sont rarement vus parmi les plus loyaux de ses autres sujets, Chrétiens ou autres. Peut-être qu’inconsciemment, les Juifs prient en réalité pour leur propre famille, comme il a été prouvé que les membres de la Famille Royale actuelle sont les descendants directs du Roi David d'Israël et sont donc de la tribu de Juda. (Consulter l’étude De David et les Exilarques à la Maison de Windsor (No. 67) et le Message de Sabbat du 16/4/27/120 à http://www.ccg.org/French/Sabbath/2004/S_03-07-04.htm).

 

Plusieurs parmi la famille royale connaissent ce fait, puisqu’il y a une table généalogique dans le Château de Windsor montrant en réalité leur ascendance du Roi David. La Reine Victoria (a régné de 1837-1901) était entièrement consciente qu'elle occupait le trône de David. La majorité des sujets de la Couronne, cependant, reste dans l'ignorance à ce jour.

 

Comme un point d'intérêt, la Reine actuelle, Elisabeth II, a commencé son règne en février 1952, de sorte que l'année 1977 a été son jubilé officiel (bien qu'un d'argent, c'est-à-dire une moitié de jubilé). Son jubilé d'argent a coïncidé avec la vraie année de Jubilé. La première année du nouveau jubilé était le début du vrai 120ème Jubilé du Calendrier de Dieu.

 

Le trône éternel de David

 

Il a été dit aux deux rois, David et Salomon que le trône qui leur avait été donné serait éternel (2Sam. 7:13,16 ; Jér. 33:17).

 

2Samuel 7:12-17 Quand tes jours seront accomplis et que tu seras couché avec tes pères, j’élèverai ta postérité après toi, celui qui sera sorti de tes entrailles, et j’affermirai son règne. 13 Ce sera lui qui bâtira une maison à mon nom, et j’affermirai pour toujours le trône de son royaume. 14 Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils. S’il fait le mal, je le châtierai avec la verge des hommes et avec les coups des enfants des hommes ; 15 mais ma grâce ne se retirera point de lui, comme je l’ai retirée de Saül, que j’ai rejeté devant toi. 16 Ta maison et ton règne seront pour toujours assurés, ton trône sera pour toujours affermi.' 17 Nathan rapporta à David toutes ces paroles et toute cette vision. (LSG)

 

Il pourrait être déduit de quelques Écritures saintes que l'obéissance totale à Dieu et à Ses Lois a été exigée pour que la promesse reste en vigueur quant au trône physique d'Israël (par exemple 1Rois 2:1-4 ; 2Chro. 6:16 ; Ps. 132:11-12). Cependant, le verset 45 de 1Rois 2 suggère que le trône serait établi pour toujours de son commencement, sans tenir compte de l'obéissance par les rois (et reines) qui y monteraient.

 

Au verset 14 de 2Samuel 7 ci-dessus, il apparaît que Salomon et les rois après lui auraient été réprimandés sévèrement de leurs péchés, mais la promesse quant à la continuité de la lignée royale sur le trône d'Israël ne serait jamais révoquée.

 

1Rois 2:1-4,45 David approchait du moment de sa mort, et il donna ses ordres à Salomon, son fils, en disant : 2 Je m’en vais par le chemin de toute la terre. Fortifie-toi, et sois un homme ! 3 Observe les commandements de l’Éternel, ton Dieu, en marchant dans ses voies, et en gardant ses lois, ses ordonnances, ses jugements et ses préceptes, selon ce qui est écrit dans la loi de Moïse, afin que tu réussisses dans tout ce que tu feras et partout où tu te tourneras, 4 et afin que l’Éternel accomplisse cette parole qu’il a prononcée sur moi : Si tes fils prennent garde à leur voie, en marchant avec fidélité devant moi, de tout leur coeur, et de toute leur âme, tu ne manqueras jamais d’un successeur sur le trône d’Israël. ' … 45 Mais le roi Salomon sera béni, et le trône de David sera pour toujours affermi devant l’Éternel. (LSG)

 

Et de nouveau dans les Psaumes :

 

Psaume 89:35-37 J’ai juré une fois par ma sainteté : Mentirai-je à David ? 36 Sa postérité subsistera toujours ; son trône sera devant moi comme le soleil, 37 comme la lune il aura une éternelle durée. Le témoin qui est dans le ciel est fidèle. Pause. 37 Comme la lune il sera établi pour toujours ; il tiendra ferme tandis que les cieux supportent. (LSG)

 

Une analogie peut être faite entre le trône de David et les Lois de Dieu. Ces dernières n’ont pas été abrogées pendant les deux mille dernières années depuis la mort du Messie, seulement pour devenir exécutoire, comme l'Écriture Sainte indique explicitement qu'elles seront, dans le Royaume de Dieu à venir. Le trône physique de David n’a pas non plus disparu depuis 2600 ans ou presque (c'est-à-dire depuis la captivité de Juda en 586 AEC), seulement pour réapparaître quand le Messie sera venu pour prendre sa royauté. Plutôt, autant la lignée royale sur le trône que la Loi royale de Dieu ont été en opération continue dès leur commencement.

 

Jérémie 33:14-26 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, où j’accomplirai la bonne parole que j’ai dite sur la maison d’Israël et sur la maison de Juda. 15 En ces jours et en ce temps-là, je ferai éclore à David un germe de justice ; il pratiquera la justice et l’équité dans le pays. 16 En ces jours-là, Juda sera sauvé, Jérusalem aura la sécurité dans sa demeure ; et voici comment on l’appellera : L’Éternel notre justice. 17 Car ainsi parle l’Éternel : David ne manquera jamais d’un successeur assis sur le trône de la maison d’Israël ; 18 les sacrificateurs, les Lévites, ne manqueront jamais devant moi de successeurs pour offrir des holocaustes, brûler de l’encens avec les offrandes, et faire des sacrifices tous les jours. 19 La parole de l’Éternel fut adressée à Jérémie, en ces mots : 20 Ainsi parle l’Éternel : Si vous pouvez rompre mon alliance avec le jour et mon alliance avec la nuit, en sorte que le jour et la nuit ne soient plus en leur temps, 21 alors aussi mon alliance sera rompue avec David, mon serviteur, en sorte qu’il n’aura point de fils régnant sur son trône, et mon alliance avec les Lévites, les sacrificateurs, qui font mon service. 22 De même qu’on ne peut compter l’armée des cieux, ni mesurer le sable de la mer, de même je multiplierai la postérité de David, mon serviteur, et les Lévites qui font mon service. 23 La parole de l’Éternel fut adressée à Jérémie, en ces mots : 24 N’as-tu pas remarqué ce que disent ces gens : Les deux familles que l’Éternel avait choisies, il les a rejetées ? Ainsi ils méprisent mon peuple, au point de ne plus le regarder comme une nation. 25 Ainsi parle l’Éternel : Si je n’ai pas fait mon alliance avec le jour et avec la nuit, si je n’ai pas établi les lois des cieux et de la terre, 26 alors aussi je rejetterai la postérité de Jacob et de David, mon serviteur, et je ne prendrai plus dans sa postérité ceux qui domineront sur les descendants d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Car je ramènerai leurs captifs, et j’aurai pitié d’eux. (LSG)

 

En prévision du scepticisme répandu, Dieu offre un défi dans les versets 20 et 21. Le jour et la nuit sont venus en leur temps fixé avec une certitude absolue puisque la Terre a été renouvelée, de là, l'alliance de Dieu les concernant n'a jamais été brisée – ni Son alliance de mettre une ligne intacte des descendants de David sur le trône d'Israël (cf. vv. 25-26). Le sacerdoce Lévitique mentionné, ce sont maintenant (depuis la destruction du Temple à Jérusalem) les élus parmi les Églises de Dieu, qui ont exécuté le service spirituel continu depuis que l'Esprit Saint a été donné dans la nouvelle ère. Les élus, en fait, sont du sacerdoce supérieur de Melchisédek, duquel les Lévitiques étaient seulement un sous-ensemble provisoire. Nous voyons aussi que le sacerdoce Lévitique n'est jamais mentionné comme royal, à la différence de celui de Melchisédek (1Pierre 2:9). La Loi de Dieu est de la même manière appelée royale (Jacques 2:8).

 

Les obligations royales

 

Cet aspect royal apporte avec lui certains privilèges aussi bien que des devoirs, de la même manière que la Famille Royale actuelle a des obligations au Royaume-Uni et au Commonwealth entier, qui consiste actuellement en 54 nations environ et est sans aucun doute la troupe de nations d’Éphraïm mentionnée dans Genèse 48:19.

 

S'il y a des ‘privilèges’ de royauté, ils sont des associés avec la consécration désintéressée et le service à la nation, de noblesse oblige, que la Reine actuelle a en particulier successivement démontré. Elle est née pour un travail qu'elle n'a jamais souhaité et qui est ingrat dans les meilleurs moments, comme rapporté dans un film récemment fait The Queen, mettant en vedette Hélène Mirren dans le rôle principal.

 

Le Grand Rabbin des Congrégations Hébraïques Unies du Commonwealth, le Professeur Jonathan Sacks, avait quelque chose à dire au sujet des choses ‘royales’ d'une perspective biblique.

 

La Bible suggère que la royauté ne soit pas une question de privilège et de richesse, de splendeur et de palais. C’est le courage moral. Moïse, en ayant découvert qu’il est un enfant d'esclaves, trouve la grandeur. Ce n'est pas le pouvoir qui importe, mais le combat pour la justice et la liberté. Si Moïse avait été un prince égyptien, il aurait été éminemment oubliable. C’est seulement en étant vrai pour son peuple et pour Dieu qu’il est devenu un héros.

 

Freud [auteur de Moïse et le Monothéisme, dans lequel il a essayé de prouver que Moïse était en réalité un Égyptien] … a échoué à voir qu'il s'était trouvé face à face avec une des vérités morales les plus puissantes de la Bible jamais apprises. Ceux que le monde méprise, Dieu aime. Un enfant d'esclaves peut être plus grand qu'un prince.

 

Les standards de Dieu ne sont pas le pouvoir et le privilège. Ils sont de reconnaître l'image de Dieu dans le faible, l'impuissant, l'affligé, la souffrance et de combattre pour leur cause. … l'histoire de Moïse est un des grands récits d'espoir dans la littérature de l'humanité (The Times (London), 23 juin 2001).

 

La prééminence de Juda

 

Comme mentionné plus tôt, les Juifs ont fait une énorme contribution au Royaume-Uni et à la plupart des autres pays aussi. Ils ont été des pionniers dans pratiquement chaque domaine, de la science et la médecine (depuis le milieu des années 1800, environ 25 % des scientifiques du monde ont été juifs), à l'invention et au commerce et jusqu’à la loi, l'art et la musique (tant comme des compositeurs que des interprètes). Ils possèdent une intelligence naturelle et une grande énergie qui, par exemple, les ont aidés à littéralement faire ‘fleurir le désert comme une rose’ dans l’État d'Israël, en contraste marqué avec nombre de ses états voisins. D'un point de vue objectif et sans préjugés nous voyons que les Juifs, qui dans l’ensemble représentent seulement environ 0.23 % de la population du monde, doivent sûrement se classer comme le groupe de gens les plus doués et productifs, sans exception. Ils suscitent de ce fait l'envie sinon la haine complète des peuples moins-énergiques et moins-créateurs.

 

Cependant, le Rabbin Harold S. Kushner, dans son livre To Life ! A Celebration of Jewish Being and Thinking (Warner Books, NY, 1993), avait ceci à dire au sujet des Juifs qui, suite à leurs accomplissements, pourraient se considérer supérieurs à d'autres peuples :

 

Que cela signifie-t-il pour nous en tant que Juifs de nous considérer un “peuple choisi” ? Cela ne signifierait certainement pas que nous pensons que nous sommes meilleurs que d'autres peuple, individuellement ou collectivement. J'ai été un rabbin de congrégation pendant trente ans, travaillant professionnellement avec des familles juives, et s'il y a une chose que je sais sans l'ombre d'un doute, c’est que les Juifs sont aussi endommagés, aussi communs, aussi imparfaits qu'un autre. Il n'y a aucune revendication de supériorité biologique juive … Nous n'avons aucune façon de savoir combien de Juifs d'aujourd'hui sont des descendants biologiques purs d'Abraham et de Sara, quoique nous soyons tous leurs descendants spirituels. …

 

Mais c'est un fait historique que les Juifs et personne d'autre, ont donné la Bible au monde … Dieu, pour des raisons de Sa volonté, a voulu faire des Juifs l'instrument de Sa révélation de Lui-même au monde (p. 32).

 

Le fait est que seulement environ un tiers des Juifs sont en réalité même sémitiques encore moins des Juifs. L'origine des Juifs est détaillée dans l’étude L'Origine Génétique des Nations (No 265) 2ème édition.

 

Le Judaïsme est aujourd’hui une religion et non pas un simple peuple.

 

La clef est que Dieu a choisi, comme Il est le Maître Potier qui modélise et choisit des vases humains pour l'utilisation selon Sa volonté (Ésaïe 64:8), et ce n'est le droit à personne de remettre en question cela ou d’être envieux envers ceux qu'Il a choisis. Ils devraient et seront loués.

 

La prééminence et l'esprit innovateur de Juda ont été démontrés dans le temps passé par le fait qu'ils ont été exigés de marcher en avant-garde des armées d'Israël (Nom. 2:2-3,9), et étaient les premiers à sortir du camp après l'Arche de l'Alliance. Leur étendard ou enseigne était un jeune lion (cf. Genèse 49:9). Le Messie est mentionné comme un Lion de la Tribu de Juda et est mis en avant-garde d'Israël spirituel.

           

Pendant les guerres de conquête et de la possession de la Terre Promise, uniquement à Juda a été donné son héritage dans le territoire que cette tribu avait vaincu (Jos. 14:6-15 ; 15:13-17). La raison de cela est contenue dans les versets 8,9 et 14 et était essentiellement parce que Caleb le fils de Jephunné (de la tribu de Juda) avait “complètement suivi le Seigneur Dieu”, comme noté aussi dans le Livre des Nombres.

 

Nombres 14:24 Et parce que mon serviteur Caleb a été animé d’un autre esprit, et qu’il a pleinement suivi ma voie, je le ferai entrer dans le pays où il est allé, et ses descendants le posséderont. (LSG)

 

Bien que Josué d’Éphraïm était aussi loyal et avait apparemment l'esprit juste, ses descendants ne devaient pas posséder la terre sur une base continuelle, comme le devaient les générations de Caleb, le représentant de la tribu de Juda.

 

Il a été évalué que Juda a en réalité occupé un tiers du côté occidental entier de la Jordanie une fois que toutes les tribus eussent été installées dans leurs secteurs respectifs. La tribu de Siméon est aussi venue à être incorporée ou enveloppée dans le territoire de Juda (Jos. 19:9), bien qu'elle ait conservé une identité séparée. De même que le terme Joseph est le plus souvent appliqué aux tribus combinées d'Éphraïm et de Manassé, il apparaît que quand Juda est mentionné dans Deutéronome 33 cela inclut Siméon, vu que cette tribu est incluse avec Juda dans leur héritage et a été dispersée parmi Israël (cf. Jos. 19:1 ; Juges 1:3). Il y avait aussi une relation historique proche entre Siméon et Lévi (Genèse 49:5), ainsi il y a beaucoup de liens réciproques entre les tribus. Le nom Juda signifie loué (SHD 3063) et suggère peut-être que cette tribu sera un jour louée par ses tribus de frère et le reste du monde comme ayant été un instrument essentiel du salut de Dieu, vu que de Juda était provenu le Messie à travers le Roi David.

 

Les ennemis de Juda

 

De même que l'Israël spirituel, la vraie Église de Dieu Unitaire et observant la Loi, a subi la persécution intense au cours des siècles, ainsi aussi Juda, comme la partie la plus aisément identifiable d'Israël physique, a souffert terriblement. À plusieurs occasions infâmes, Juda a même été la cible pour l'annihilation par ses ennemis : une fois par l'Amalécite Haman, dont le plan a été contrecarré par Esther et Mardochée (Esther 3-9), mais même à ce moment là les Juifs ont dû se battre pour leurs vies ; et deuxièmement, au 20ème siècle, avec les pogroms antijuifs tant dans le Tsarisme que le Communisme en Russie, avec l'extermination massive dans l’Allemagne d'Hitler et ses territoires occupés (et souvent complices) en Europe.

 

Plus récemment, nous avons vu l'appel sans équivoque par le Président Ahmadinejad de l'Iran pour l'extermination de l'État d'Israël (et vraisemblablement tous les Juifs avec cela), comme si cela résoudrait d'une façon ou d'une autre les problèmes chroniques et difficiles du Moyen-Orient. C'est un appel qui laisse commodément échapper le fait que les guerres les plus vicieuses dans cette région avaient été menées (et continuent à être menées) entre des prétendus frères Musulmans, comme l'Irak et l'Iran dans les années 1980 et plus récemment entre les différentes sectes d'Islam, à savoir Shiite et Sunnite, dans l'Irak moderne.

 

Les origines de ces peuples et les déterminations de ce qui doit leur arriver est traité dans les autres études dans la série traitant de ces pays. Une grande partie du conflit est entre les fils de Sem et entre Elam et Ismaël et Kétura aussi bien que Juda. L'Iran est traité dans Les Fils de Sem : Partie I (No. 212A) et dans les études concernant la venue du Messie et aussi la Troisième Guerre Mondiale.

 

Sur la question du Moyen-Orient, il vaut la peine de lire ce que le Rabbin Sacks a écrit dans The Times (London) du 7 septembre 2001 quant à la friction permanente et souvent violente entre les Juifs et les fils d'Ismaël, tous des descendants du Patriarche Abraham :

 

Nous sommes, tout les deux, de la même race, tous les deux Sémites. C'est purement une question politique. Nous devons coexister. L'Islam est plus proche de la Communauté Juive que du Christianisme. Si les Juifs et les Chrétiens peuvent vivre ensemble, il n'y a aucune raison pour laquelle les Juifs et les Musulmans ne le peuvent pas. Israël ne va pas partir. La Palestine ne va pas partir. Et les larmes partagées amènent les gens à se rapprocher ensemble. Les Juifs ne sont pas optimistes, mais nous ne renonçons jamais à l'espoir pour Israël.

 

Le Professeur Sacks a dit dans un article suivant :

 

Ce n'est pas que la religion soit intolérante. Plutôt, nous devons apprendre de façon difficile que la religion ne doit jamais avoir recours au pouvoir.

 

Nulle part cela est dit plus dramatiquement que dans l'histoire d'Élie. Il était venu à la montagne frais et dispos d'une victoire décisive et sanglante sur les prophètes de Baal. Dieu lui a demandé, “que fais-tu ici, Élie ?” Le prophète a répondu, “j'ai été très zélé pour toi.” Il a alors été témoin d'un tourbillon, d’un tremblement de terre et d’un feu. Mais “le Seigneur n'était pas dans” le vent ou le tremblement de terre ou le feu. Alors, est venu “ la petite voix tranquille” qui était la voix de Dieu.

 

Le fanatique croit que Dieu est le pouvoir. C'est pourquoi les fanatiques doivent apprendre que ce soit par une vision ou une tragédie d'histoire, que Dieu est toujours dans la petite voix de raison, de compassion et de paix (The Times, le 20 avril 2002).

 

Les paroles de sagesse, et donc presque certainement tenues à ne pas être entendues dans cet âge au moins (et sans aide divine) pour “le chemin de la paix qu’ils ne connaissent pas” (Ésaïe 59:8), comme la preuve faite par l'histoire entière de l'homme, non juste celle du Moyen-Orient chroniquement troublé.

 

Cependant, quand Christ arrive ici, il prendra plus certainement le pouvoir et mettra en application une religion et une qui n'est pas observée sur cette planète à présent, à part par très peu de personnes qui sont persécutées pour cette foi.

 

Il peut sembler à plusieurs que les Juifs restent insulaires et distants, sinon arrogants et qu'ils incitent ainsi la persécution sur eux. Sous le titre “La Question Brûlante”, l'auteur Russe et dissident Alexandr Solzhenitsyn a dit que les Juifs étaient uniques dans le fait de ne s’être jamais assimilés avec une autre nation en 2,000 ans d'histoire, ajoutant que c'était leur caractéristique la plus saisissante et admirable (The Times, le 20 juin 2001). Il est certain que Dieu a arrangé la séparation des Juifs de cette façon pour un certain nombre de raisons ; cependant, cela leur a aussi permis d'être choisis d’une grande partie du reste de la population, comme aux occasions mentionnées.

 

Cependant, ils ont absorbé un certain nombre de gens et leur structure ADN diverse prouve ce fait.

 

Le fait est que très peu de gens sont des Juifs réels parmi ceux revendiquant le Judaïsme et quand ils cessent de pratiquer la religion ils sont simplement des Païens dans Juda revendiquant la protection conformément aux Lois de Dieu.

 

L'Holocauste

 

Beaucoup de Juifs laïcs se considèrent aujourd'hui athées ou agnostiques. Ceux dans l’État d'Israël prennent la vue que leur pays a survécu pendant presque 60 ans dans un environnement suprêmement hostile en raison de leurs propres efforts et d’une force militaire particulièrement efficace ; autrement dit, par une fierté non injustifiée de leur propre pouvoir, mais sans reconnaître l'aide incontestable et la protection de Dieu durant leurs nombreuses batailles contre la survie.

 

C'est une position plutôt dangereuse à prendre, comme même les Assyriens Païens devaient découvrir (Ésaïe 10:12ff.). Ils ont été punis par Dieu pour s’être glorifiés eux-mêmes et leurs propres capacités sans tenir compte de leur Créateur et le fait qu'ils étaient simplement un outil dans Ses mains. À tout moment, Dieu peut choisir d’enlever Sa protection d'un individu ou d'une nation, y compris l'État d'Israël, à cause d'une attitude arrogante de leur part.

 

Le rejet du Juif laïc du Dieu de leurs pères est peut-être compréhensible considérant le nombre de morts dans les camps de concentration tant immédiatement avant que pendant la Deuxième Guerre mondiale en Europe. Beaucoup de Juifs fidèles observant la Torah dans ces camps ont prié à Dieu pour la délivrance et ont même marché au pas dans les crématoires Le louant ; plusieurs ont demandé où était Dieu à un moment comme celui là et comment Il pouvait leur permettre de souffrir de façon aussi horrifique qu’ils ont souffert s'ils étaient Son peuple choisi. Suite à ce qu'ils avaient témoigné, plusieurs qui ont survécu à ces camps de la mort ont simplement abandonné leur foi entièrement.

 

Juda et ses frères ont vendu leur demi-frère Joseph en esclavage ca. 1727 AEC. Environ 3664 ans plus tard, Juda lui-même a été envoyé en captivité dans le Troisième Reich et le frère Joseph (essentiellement l'Amérique moderne et le Commonwealth britannique) a joué un rôle déterminant dans le sauvetage du reste des camps de la mort. Pour plus d'information, voir le site Web l’Holocauste Révélé à :

http://www.ccg.org/domain/holocaustrevealed.org

 

Les Juifs avaient été envoyés comme des agneaux à l'abattage, pour être ‘offerts en holocauste’ en millions dans les crématoires comme tant d'animaux de l'offrande consumée par le feu (cf. Lév. 1:13) qui, bien qu'une analogie malheureuse, est néanmoins pertinente. Les adultes et les enfants juifs ont été littéralement faits pour passer par le feu, comme leurs ancêtres avaient imprudemment fait avec leurs propres enfants pendant l'adoration de dieux païens des siècles plus tôt (2Chro. 28:3). Pour ne pas comparer ces événements plus récents avec les offrandes consumées par le feu des sacrifices, le terme Holocauste n'est pas utilisé dans quelques textes hébreux modernes ; au lieu de cela, il est souvent mentionné comme la Shoah ou Calamité.

 

Le rabbin Kushner avait ceci à dire sur ce sujet :

 

C'est presque impossible pour des non-Juifs d’évaluer la signification de la cicatrice que l'Holocauste et les siècles de persécution menant jusqu'à cela, a laissé dans l'âme juive. Je ne connais pas les autres gens qui se réveillent pratiquement tous les jours se demandant si le monde les laissera vivre. … Mais après l'expérience Nazie, les Juifs comprennent que peu importe comment économiquement couronnés de succès ou socialement intégrés nous sommes, nous ne pouvons jamais nous sentir totalement sûrs. …

 

Je soupçonne que c’est pourquoi tant d'entre nous réagissent si défensivement quand Israël est critiqué : parce que nous avons toujours peur que la critique mène à un retrait d'approbation du droit d'Israël d'exister … Ce n'est pas de l'hypersensibilité de notre part de remarquer qu'aucun autre pays n'est incité continuellement à justifier son droit d'exister. (Quelqu'un appelle-t-il au démantèlement du Pakistan et à rendre la terre aux dizaines de millions d’Hindous qui ont été déplacés quand un état Musulman a été créé là en 1947 ?) (op. cit., pp. 247-9).

 

Au début de son livre le Rabbin Kushner a traité de la vieille question, Pourquoi Dieu permet-il le mal ?

 

Parfois les mauvaises choses arrivent aux bonnes gens parce que les lois de la Nature ne peuvent pas distinguer une bonne personne d'une mauvaise et parfois elles arrivent parce que Dieu ne s'immiscera pas pour emporter notre liberté humaine, peu importe de la façon destructrice dont nous avons l'intention de l'utiliser.

 

Même quelque chose d’aussi monstrueux que l'Holocauste vient d’être vu comme ce que l'Homme peut faire, non Dieu. “Pourquoi Dieu l'a-t-il laissé arriver ?” Parce que Dieu a décidé au début qu'Il ne mettrait pas en péril notre liberté humaine de choisir entre le bien et le mal, peu importe comment affreusement nous l'avons employé improprement. Si nous n'avons pas appris de l'histoire, de l'expérience, de la voix de conscience, nous continuerions à nous faire du mal et à nous tuer. ‘Dieu n’aurait-il pas pu faire une exception à cette règle dans ce cas, sauver tant de millions de vies ? ’ … cela signifierait-il, qu’Il aurait dû aussi intervenir pour arrêter Staline et Pol Pot de tuer des millions de gens en Russie et au Cambodge ? … sur quelle base Dieu suspendrait-il les règles dans un cas et pas dans d'autres ? Pour moi, l'Holocauste n'est pas une question théologique : “Pourquoi Dieu ne l'a pas arrêté ?” Pour moi, c'est une question psychologique : “Comment les êtres humains ont-ils pu si extrêmement mal employer leur liberté de décider comment se traiter les uns les autres ?” Cela ne défie pas ma foi en Dieu. Sinon, que pour moi c’est plus dur de croire en l’homme sans Dieu (ibid., pp. 162-3 ; emphase ajoutée).

 

De là, malgré les mémoires tout naturellement terrifiantes et le chagrin intense engendré par l'Holocauste (ou la Calamité), il y a ceux qui démontrent une certaine dignité dans la capacité d'être plus compréhensifs, si ce n’est de pardonner, au sujet de cet épisode la plus désagréable dans l'histoire juive.

 

Le mécontentement de Dieu à l’égard de Juda

 

Tandis que R. Kushner et d'autres ne peuvent pas blâmer Dieu, la persécution chronique des Juifs et l'Holocauste lui-même peuvent en réalité avoir été la punition directe de Dieu (puisque, du moins, Il a vraiment permis à cela d'arriver). Cependant, cela ne devrait pas être interprété comme Sa haine pour ou l'abandon des Juifs. C’est tout à fait le contraire, en fait, puisque Dieu dit par Ses prophètes et dans les Écritures qu'Il châtie ceux qu'Il aime, comme n'importe quel parent ayant de l'amour réprimande son fils pour l'avantage suprême du fils, quelle que soit la façon dont la punition peut apparaître dure à ce moment-là.

 

Pour citer les paroles que Jésus Christ a données à l'ange assigné à l'Église d’Éphèse en Asie Mineure, “Néanmoins, j'ai quelque chose contre toi, parce que tu as abandonné ton premier amour” (Apo. 2:4). Il pourrait parler aussi facilement à Juda ou aux Juifs aujourd'hui, puisqu’ils ont aussi abandonné leur premier amour – Éloah, le Seul Vrai Dieu – et ont souffert pour cela.

 

Dieu est clair qu'Il ne veut pas seulement nos ‘mains’, c'est-à-dire simplement suivre la lettre de la Loi comme tant d'adhérents au Judaïsme font. Ce qui est le plus important, Il exige nos ‘coeurs et esprits’ comme illustré par l'adhésion à l'esprit de la Loi. Parmi les appelés de Dieu, l'Esprit Saint conduit actuellement ‘une campagne pour gagner les coeurs et esprits’, avec une signification beaucoup plus grande que le terme militaire cliché. Cependant, il ne fera pas ainsi par une forte insistance. On nous dit plutôt qu'il sera comme une petite voix tranquille derrière nous disant, “C'est la voie ; marches-y” (Ésaïe 30:21).

 

Pour tout Juda, Yom Kippur, le jour le plus saint de l'année, devrait avoir été un temps pour la réflexion et la réévaluation avec une pieuse repentance. Cependant, ce jeûne n'était pas en réalité observé au jour correct selon le calendrier du Temple à l’origine de toute façon. (Consulter les études Le Calendrier de Dieu (No. 156) et Les Nouvelles Lunes (No. 125).) Les jours corrects pour l'adoration semblent vraiment importer à Dieu et Son Messie, et il y a des conséquences définies pour inventer son propre agenda, comme le Roi Jéroboam d'Israël devait découvrir quand il a mandaté un festival un mois plus tard que la Fête des Tabernacles ordonnée par Dieu ; sa maison entière ou héritage a été postérieurement retranchée (voir 1Rois 12:32-33 et 13:33-34).

 

Peut-être suite aux ajournements de Ses Jours Saints et Sabbats prescrits et la non-observance des Nouvelles Lunes depuis des siècles passés, Dieu a reporté la délivrance et le salut de Juda … jusqu'à ces Derniers Jours, quand Il aura de nouveau pitié d'eux.

 

Quand Dieu nous dit de garder le Sabbat saint, ce qui inclut de ne pas dire des commérages, Il veut dire juste cela. Ce n'est pas une question de simplement observer le Sabbat comme un devoir ou un rituel hebdomadaire ; au lieu de cela, c'est l'esprit dans lequel il est gardé qui plaît le plus à Dieu, comme Il le dit tout à fait simplement.

 

Ésaïe 58:13-14 Si tu retiens ton pied pendant le sabbat, pour ne pas faire ta volonté en mon saint jour, si tu fais du sabbat tes délices, pour sanctifier l’Éternel en le glorifiant, et si tu l’honores en ne suivant point tes voies, en ne te livrant pas à tes penchants et à de vains discours, 14 alors tu mettras ton plaisir en l’Éternel, et je te ferai monter sur les hauteurs du pays, je te ferai jouir de l’héritage de Jacob, ton père ; car la bouche de l’Éternel a parlé. (LSG)

 

Il ne veut pas non plus que les gens échangent des conseils financiers et des idées d'affaires le jour du Sabbat comme les équivalents modernes des changeurs d’argent dans le Temple. Cette tâche peut être faite un autre jour de la semaine. Jésus, ou Yehoshua ben Yoseph, a adhéré à cette injonction quand il a de force conduit les changeurs d’argent et d'autres violateurs du Sabbat hors de l'enceinte du Temple (Jean 2:13-17). La même chose pourrait s'appliquer dans beaucoup de Synagogues aujourd'hui où beaucoup d'affaires temporelles sont conduites le jour du Sabbat.

 

Le Qour'an [ou Coran] interdit aussi le commerce le jour du Sabbat, néanmoins, tant le vendredi que le Sabbat sur le Mont du Temple à ce jour, des changeurs d’argent chargent l'accès aux gens à la mosquée d'Al Aksah en violation directe du Coran et des Écritures.

 

La capacité lucrative incontestable des Juifs d’aujourd'hui était évidente beaucoup plus tôt dans leur histoire, quand le Patriarche Juda a suggéré à ses frères qu'ils vendent Joseph en captivité plutôt que de le tuer (Genèse 37:26-28). Cela peut avoir été pour sauver la vie de Joseph, cependant, le gain financier semble avoir joué une grande partie dans la motivation et la pensée de Juda … et peut-être encore, bien qu'ils soient loin d'être seuls dans cela dans le monde d'aujourd'hui, où le matérialisme et l'amour de l'argent dominent comme jamais auparavant. Par Ses prophètes, Dieu promet que nos idoles d'argent et d'or – la richesse et les biens qui sont devenus nos petits dieux – seront jetées aux chauves-souris et aux taupes à la culmination de cet âge, quand elles sont finalement reconnues comme étant de si petite valeur réelle (Ésaïe 2:20).

 

Jésus ou Yehoshua avait beaucoup à dire au sujet de l'argent et la richesse.

 

Matthieu 6:24  Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon. (LSG)

 

Marc 10:17-25 Comme Jésus se mettait en chemin, un homme accourut, et se jetant à genoux devant lui : Bon maître [didaskalos, SGD 1320 ; ou Rabbin], lui demanda-t-il, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? 18 Jésus lui dit : Pourquoi m’appelles-tu bon ? Il n’y a de bon que Dieu seul. 19 Tu connais les commandements : Tu ne commettras point d’adultère ; tu ne tueras point ; tu ne déroberas point ; tu ne diras point de faux témoignage ; tu ne feras tort à personne ; honore ton père et ta mère. 20 Il lui répondit : Maître, j’ai observé toutes ces choses dès ma jeunesse. 21 Jésus, l’ayant regardé, l’aima, et lui dit : Il te manque une chose ; va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi. 22 Mais, affligé de cette parole, cet homme s’en alla tout triste ; car il avait de grands biens. 23 Jésus, regardant autour de lui, dit à ses disciples : Qu’il sera difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! 24 Les disciples furent étonnés de ce que Jésus parlait ainsi. Et, reprenant, il leur dit : Mes enfants, qu’il est difficile à ceux qui se confient dans les richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! 25 Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. (LSG)

 

Le Rabbin Saul/Paul de Tarse, qui a apparemment étudié sous Gamaliel l'Ancien, était aussi certain que l'amour de l'argent était une cause principale des gens se séparant eux-mêmes de Dieu et abandonnant leur Foi.

 

1Timothée 6:6-11 C’est, en effet, une grande source de gain que la piété avec le contentement ; 7 car nous n’avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n’en pouvons rien emporter ; 8 si donc nous avons la nourriture et le vêtement, cela nous suffira. 9 Mais ceux qui veulent s’enrichir tombent dans la tentation, dans le piège, et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition. 10 Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux ; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments. 11 Pour toi, homme de Dieu, fuis ces choses, et recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la patience, la douceur. (LSG)

 

De même le travail pseudépigraphique appelé Les Testaments des Douze Patriarches (R.H. Charles, SPCK, Londres, 1917 ; traduit de l'arménien), qui a été censément écrit au deuxième siècle AEC et était donc contemporain avec les Manuscrits de la Mer Morte, contient quelques observations incisives et avertissements. Les Testaments sont basés sur les commentaires supposés faits sur le lit de mort des fils de Jacob à leurs enfants. De pertinence particulière voici ceux faits par le Patriarche Juda, le quatrième fils de Jacob et sa première femme Léa. (Les interpolations connues ont été enlevées du texte.)

 

XVII. Et maintenant je vous commande, mes enfants, de ne pas aimer l'argent, ni de contempler la beauté des femmes ; parce que pour l'argent et la beauté, j'ai été induit en erreur vers Bathshua la Cananéenne.

XVIII. 2. Prenez garde, donc, mes enfants, de la fornication et de l'amour de l'argent et prêtez l'oreille à Juda votre père.

3. Car ces choses vous retirent de la loi de Dieu,

Et aveuglent l'inclination de l'âme,

Et enseignent l'arrogance,

Et ne font pas ressentir à l’homme d’avoir la compassion pour son voisin.

4. Ils privent son âme de toute la bonté,

Et l’oppriment avec le filet et les ennuis,

Et dévorent sa chair.

5 Et il entrave les sacrifices de Dieu ;

Il n’écoute pas un prophète quand il parle,

Et s’offusque des mots de piété.

XIX. Mes enfants, l'amour de l'argent mène à idolâtrie ; parce que, quand ils sont induits en erreur par l'argent, les hommes nomment des dieux ceux qui ne sont pas des dieux, et cela les fait sombrer dans la folie. 2. Pour l'argent j'ai perdu mes enfants et n’ai pas eu mon repentir, et les prières de mon père ont été acceptées, j’aurais dû mourir sans enfants. 3. Mais le Dieu de mes pères a eu pitié de moi, parce que je l'ai fait dans l'ignorance. 4. Et le prince de duperie m'a aveuglé et j'ai péché comme un homme et comme de la chair, étant corrompu par les péchés.

XXVI. Observez, donc, mes enfants, toute la loi du Seigneur, car il y a l'espoir pour tous ceux qui tiennent ferme à Ses voies.

 

Il y a un thème évident ici et l'auteur du Livre d'Ecclésiaste avait ceci à dire sur le même sujet :

 

Ecclésiaste 5:10 Celui qui aime l’argent n’est pas rassasié par l’argent, et celui qui aime les richesses n’en profite pas. C’est encore là une vanité. (LSG)

 

Cependant, le Rabbin Kushner lie alors cette question au problème éternel d'antisémitisme latent résultant souvent de l'envie.

 

Si quelques Juifs sont forts et agressifs ou coupables de procédures de gestion contraires à la morale (comme le sont beaucoup de païens), on a le droit de ne pas les aimer comme des individus, mais on n'a aucun droit d'étendre cette aversion aux membres innocents du plus grand groupe. L'antisémitisme, comme tout préjudice racial et religieux, est un signe que quelque chose est faux avec le haineux, pas avec sa victime (op. cit., p. 262).

 

Le plaidoyer juif

 

Le Patriarche Juda a montré une grande compassion et des habiletés verbales impressionnantes en tant que l'avocat pour son demi-frère Benjamin (Genèse 44:16-34), tellement qu'il a fait fondre le cœur de Joseph en Égypte. Juda a noblement pris sur lui le rôle de protecteur et son action d'intercession semblable au Christ au nom de son frère a probablement lié les deux si étroitement que, au démantèlement du Royaume après la mort de Salomon, Benjamin est devenu allié avec Juda (avec la moitié de la tribu de Lévi) plutôt qu'avec la tribu de son frère entier Joseph. C'était évidemment une action de Dieu comme la partie de Son plan qui se déploie.

 

Cette entente a été ratifiée et la permanence donnée par David (de Juda) et le fils du Roi Saül Jonathan (de Benjamin), comme enregistré dans 1Samuel 20:42. Le nom Benjamin signifie le fils de la main droite, donc il semble que lui et ses descendants étaient toujours destinés à être le bras droit de Juda. C’est ironique qu'ils ont été principalement des gens gauchers et ont été presque détruits pour leur perversité. La droite signifie aussi le Sud comme le ‘front’ fait toujours face à l'Est en hébreu. Il est intéressant que la ville royale de Jérusalem ait été apparemment placée dans la frontière historique de la tribu de Benjamin plutôt que Juda, comme on pouvait s'attendre. Aussi, Joseph peut avoir eu la primauté en Égypte, mais il semble que Juda doit avoir l'ascendant à Jérusalem (métaphoriquement mentionné comme Égypte).

 

La justice doit être faite et faite correctement et la perversion de la justice par Juda ou les autres tribus sera punie, de la même manière, le Talmud pervertit les Lois de Dieu et sera détruit.

 

L'objectif fondamental des activités du plaidoyer était censé être la défense de l'innocent et de l’indigent (Ps. 82:2-4) ou d’essayer et d’atténuer la sentence d'une personne coupable ; il ne devait certainement pas faire s’en tirer le coupable sur une subtilité juridique. Il n’incombe pas à un avocat de chercher et d’exploiter des échappatoires légales ou de défendre l'indéfendable, au détriment d'un système national de justice et de la société en général. Cette sorte de comportement contraire à la morale, en méprisant délibérément l'esprit de la loi, sera puni par Dieu dans les Derniers Jours. Il dit qu'Il déteste l'injustice et la perversion du système de justice (cf. Job. 8:3 ; 36:17). Afin d’être le plus efficace, la justice doit aussi être rapide et le vrai coupable puni comme un avertissement pour les autres. La Torah est tout à fait spécifique sur le besoin de la vraie justice pour tous les gens.

 

Exode 23:6-8 Tu ne porteras point atteinte au droit du pauvre dans son procès. 7 Tu ne prononceras point de sentence inique, et tu ne feras point mourir l’innocent et le juste ; car je n’absoudrai point le coupable. 8 Tu ne recevras point de présent ; car les présents aveuglent ceux qui ont les yeux ouverts et corrompent les paroles des justes. (LSG)

 

Le prophète Ésaïe était conscient de la situation dans son temps et a prévu la même chose arrivant en ces Derniers Jours, conformément à l'application duelle des Écritures Saintes.

 

Ésaïe 59:4  Nul ne se plaint avec justice, nul ne plaide avec droiture ; ils s’appuient sur des choses vaines et disent des faussetés, ils conçoivent le mal et enfantent le crime. (LSG)

 

Il apparaîtrait que la vérité, la justice et le traitement équitable soient extrêmement importants pour Dieu comme de telles exigences des leaders et des gens sont mentionnées assez souvent dans l'Écriture (par exemple, Jér. 23:5 ; Ézéchiel 45:9).

 

Proverbes 21:3 La pratique de la justice et de l’équité, voilà ce que l’Éternel préfère aux sacrifices.

 

Car sans justice (tsedek, SHD 6664) il ne peut y avoir aucune droiture (tsedek) et vice versa. Et comme l'auteur d'Ecclésiaste avertit et le prophète Ésaïe enjoint :

 

Ecclésiaste 5:8 Si tu vois dans une province le pauvre opprimé et la violation du droit et de la justice, ne t’en étonne point ; car un homme élevé est placé sous la surveillance d’un autre plus élevé, et au-dessus d’eux il en est de plus élevés encore. (LSG)

 

Ésaïe 56:1-2 Ainsi parle l’Éternel : Observez ce qui est droit, et pratiquez ce qui est juste ; Car mon salut ne tardera pas à venir, et ma justice à se manifester. 2 Heureux l’homme qui fait cela, et le fils de l’homme qui y demeure ferme, gardant le sabbat, pour ne point le profaner, et veillant sur sa main, pour ne commettre aucun mal ! (LSG)

 

De nouveau, la justice et la droiture sont ici synonymes et interchangeables.

 

L’observance de la Torah

 

Il apparaît que Juda ou Lévi ait été assigné pour être les scribes ou les législateurs de Dieu (chaqaq, SHD 2710). Certains Kéniens avaient aussi cette tâche. Les scribes ont été mentionnés comme Sopherim (de saphar, SHD 5608) depuis le temps d'Esdras, et ont reçu la tâche de préserver fidèlement l'Écriture Sainte pendant les siècles (Ps. 60:7 et 108:8). Il est enregistré que les Juifs et les Lévites ont été nommés les gardiens des Oracles de Dieu du commencement (Rom. 3:1-2), cependant, ce n’était seulement que jusqu'à la mort du Messie et de la formation des Églises de Dieu à partir des Apôtres (consulter l’étude Les Oracles de Dieu (No. 184).

 

C'étaient peut-être les capacités naturelles des Juifs et des Lévites, avec leur consécration et perfection, qui les ont particulièrement adaptés pour la tâche de transcrire les textes saints. Par tradition, un rituel détaillé et respectueux de copier les Écritures Saintes était exigé, par lequel on a considéré chaque lettre sainte en soi, donc il n’était permis de toucher à aucune lettre contiguë ; chaque parole devait être lue à haute voix d'une version originale du texte ; et chaque lettre et chaque mot étaient comptés pour assurer qu’aucun n'avait été ajouté ou omis, conformément à l'injonction dans la Torah (Deut. 4:2).

 

Les Chrétiens doivent naturellement une dette énorme de gratitude aux Scribes pour avoir fidèlement copié et préservé les Écritures Saintes Hébraïques (le Tanakh) pendant des centaines d'années, pour que, au temps approprié, ils puissent être traduits dans toutes les langues du monde, comme c’est toujours fait aujourd'hui. Ils ont, cependant, pris des libertés avec les Écritures, mais ont préservé ces textes pour un récit permanent et que nous connaissons aujourd'hui (voir par exemple les notes de The Companion Bible aux textes).

           

De plus, le reste d'Israël a semblé plus incliné à atténuer les Lois de Dieu, jusqu'à finalement décider que ces Lois avaient été supprimées en tout et que nous sommes seulement sous "la grâce" dans la nouvelle dispense chrétienne. Il semble que le pseudo-christianisme soit dans un tel assaut pour se dissocier de tout ce qui est juif et les Juifs (même jusqu'à impartialement récemment être connus comme les "Tueurs de Christ"), ils ont oublié que la majorité des Chrétiens de la première génération étaient des Juifs ou des Hébreux de toutes les douze tribus d'Israël, situés tant en Judée que dans la Diaspora, et qui n'ont pas soudainement renoncé à leur observance de la Torah quand ils sont devenus des Chrétiens baptisés. Ils ont continué à adorer dans leurs Synagogues locales, bien que plusieurs aient été plus tard expulsés comme Jésus/Yehoshua a dit qu'ils seraient (Jean 16:2 ; cf. aussi Jean 9:22), peut-être pour avoir mentionné "l'hérésie" que le Messie attendu depuis longtemps pour leur libération avait déjà apparu, mais avait été honteusement tué. Ce n'était pas la sorte d'information que beaucoup de personnes voulaient savoir (voir Actes chapitre 7).

 

Dans Actes 24, Paul a exposé explicitement devant le gouverneur romain Félix et beaucoup de Juifs éminents qu'il observait toujours la Loi.

 

Actes 24:14 Je t’avoue bien que je sers le Dieu de mes pères selon la voie qu’ils appellent une secte, croyant tout ce qui est écrit dans la loi et dans les prophètes, (LSG)

 

Ce n'était pas simplement un cas de Paul croyant tout ce qui est écrit dans la Loi, mais n'agissant pas alors sur cette croyance. Tout au contraire en fait, et sa déclaration réfute ici l'avis antinomien que Paul a dénigré la Loi dans ses nombreuses épîtres.

 

Par contraste avec l'empressement des pseudo-Chrétiens dans juste quelques siècles pour abroger la Loi, Juda allait souvent à l'autre extrême. Ils avaient une tendance à présenter de plus en plus d’ordonnances et de restrictions créées par l’homme, bien qu'avec l'intention noble, peut-être, revendiquant que celles-ci faisaient partie de la Loi Orale donnée à Moïse. Certaines reliures du Judaïsme ont aussi vu le besoin de mettre une barrière autour des Lois de Dieu comme indiqué, par exemple, par leurs 39 prohibitions du Sabbat, dont peu soutiennent quelque ressemblance que ce soit avec les injonctions originales quant au Sabbat dans la Torah telles que données directement par l'Ange de l'Alliance (qui est devenu le Messie).

 

Geza Vermes, dans son livre The Religion of Jesus the Jew (SCN Press, Londres, 1993), avait ceci à dire sur les prohibitions.

 

“Nous devons attendre jusqu'au Livre des Jubilés (50.6-9) au milieu du deuxième siècle av. J.-C et les lois du Document Damascus (10.14-12.6) un demi-siècle plus tard, avant de rencontrer les premières tentatives à la systématisation, et jusqu'à la section appropriée de la Mishnah (Shab. 7.2) avant de recevoir une liste détaillée de trente-neuf classes d'action proscrite.” (fn. p.12)

 

La Mishnah a été compilée vers 200 EC, longtemps après la chute du Temple. De là, c’était longtemps après que la Torah écrite ait été produite que cette prétendue loi Orale a été codifiée. Cette fabrication de lois plus contraignante et inutilement lourde était ce que Yehoshua a condamné (cf. Matt. 23:1ff.). Il a évidemment reconnu la différence entre les Lois qu'il avait données à Moïse et celles ajoutées ensuite par des personnes trop zélées et souvent hypocrites et religieuses.

 

R. Kushner a donné la perspective juive sur la Loi de Dieu ou Torah et pourquoi elle est toujours obligatoire pour tous ceux qui revendiquent d’aimer Dieu et d’agir comme Ses serviteurs aujourd'hui.

 

“Nous apprenons deux leçons des histoires que nous racontons sur nous-mêmes : que Dieu nous aime et que Dieu a besoin de nous.

 

Dieu montre Son amour envers nous en se rapprochant pour combler l’immense fossé entre Lui et nous. Il montre Son amour envers nous en nous invitant à entrer dans une Alliance avec Lui et en partageant avec nous Sa Torah précieuse. L'idée que le fait de nous donner des lois est un signe de l'amour de Dieu en est une des différences théologiques fondamentales entre le Judaïsme et le Christianisme [du courant dominant]. … Les lois sont vues [par le dernier] comme l'instrument d'un Dieu dur, restrictif et punissant, et a besoin d’être remplacé par la règle d'amour et de pardon. Le Judaïsme – en admirant l'amour et le pardon … - voit le rôle de la Loi totalement différemment. De notre point de vue, un parent ayant de l'amour ne montre pas son amour en disant à un enfant, “Fais ce que tu veux et je t’aimerai toujours.” Ce n'est pas de l'amour, mais une abdication de responsabilité. … Les juifs ont compris depuis le commencement que la nôtre était une religion d'amour parce qu'elle ne nous a pas laissé trouver notre voie dans la vie sans aide. Elle a offert le conseil, la compréhension et des directives.” (op. cit., pp. 47-8)

 

Il continue à partager quelques pensées qui devraient être notées par les Chrétiens antinomiens en particulier.

 

Nous avons tendance à penser aux lois comme restreignant notre liberté. … Mais le Judaïsme insiste sur le fait que vivre selon les lois de Dieu est une question non seulement d'obéissance, mais une sorte de liberté plus importante.

 

Cela peut sembler être étrange de parler de la Torah, avec ses règlements et prohibitions innombrables, comme une source de liberté. … La liberté que la Loi offre est la liberté de l'athlète qui discipline son corps pour qu'il soit libre de faire des choses physiquement que vous et moi sommes incapables de faire. C'est la liberté d'être le maître de l'appétit plutôt que son esclave. … La liberté que la Torah nous offre est la liberté de dire non à l'appétit. …

 

La Loi ne fait pas de nous des pécheurs. La Loi essaye de nous rendre assez forts pour résister aux nombreuses tentations de pécher auquelles l'être humain est soumis quotidiennement. … Le deuxième don de la Loi est le message rassurant que nous et nos choix moraux sommes pris au sérieux au niveau le plus haut. …

 

Mais ce que le mode de vie juif fait en imposant des règles sur notre nourriture, notre sommeil et nos habitudes de travail c’est de prendre les activités les plus communes et mondaines et les investir de signification plus profonde, faisant de chacun d'entre elles une occasion pour obéir (ou désobéir) à Dieu (ibid., pp. 50-4).

 

C'est certainement un bon conseil pour s'occuper de la plupart des aspects de la vie. Il est vrai que, par l'autodiscipline et l'abnégation, nous sommes capables d’observer la Loi dans son aspect physique ; cependant, il y a toujours l’application spirituelle plus importante qui doit être traitée.

 

Le problème est que le Judaïsme comme une religion a corrompu les Lois de Dieu par la tradition. Cette pratique doit être arrêtée et la conduite de Juda et de Lévi doit être corrigée.

 

Yehoshua comme un observateur juif de la Torah   

 

Geza Vermes était aussi sans équivoque en ce qui concerne l'observance de Jésus/Yehoshua de la Loi de Moïse :

 

… Jésus non seulement n'était pas hostile à la Torah en principe ou ne refusait pas de s'y soumettre en pratique, prêt quand nécessaire à choisir entre des obligations contradictoires, mais il a reconnu la Loi de Moïse comme la pierre de fondation de son Judaïsme (op. cit., pp. 188-9).

 

Vermes continue avec ce thème à la page 194 :

 

Comme cela a été clairement démontré dans le chapitre 2, Jésus n'a fait aucune tentative de limiter, ou de s’interférer avec la Torah ; il l'a plutôt embrassée comme la structure reconnue du Judaïsme. Ce qu'il s'est efforcé de souligner était la piété intérieure pour le partisan individuel du Royaume des cieux. En bref, il a adopté, intensifié et a cherché courageusement à injecter dans le Judaïsme des gens ordinaires l'enseignement prophétique magnifique de la religion du cœur (cf. Ésaïe 29.13) (emphase ajoutée).

 

Plus tôt dans son livre, le susdit auteur a fait le commentaire suivant, qui est d'accord avec les vues exprimées ci-dessus par le Rabbin Kushner quant à l'observance de la Torah.

 

Pour être bref, la vue générale des prêches de Jésus en paraboles, proclamations et énonciations a montré que les choses essentielles requises sont le détachement des biens, la confiance inconditionnelle en Dieu et la soumission absolue à lui. Le fait que les devoirs imposés sont généralement exprimés en termes moraux plutôt qu’en termes ‘légaux’ ne devrait pas amener une personne à imaginer que la prédication eschatologique de Jésus est en conflit avec son attachement à la Loi. C'est l'approbation de sa récapitulation de la Torah comme l'amour de Dieu et l'amour des hommes qui apporte le scribe compatissant ‘près du Royaume’ (Marc 12.34). Peut-être même de manière plus significative, dans la Prière du Seigneur (Matt. 6.10) la pétition, ‘Que ton Règne vienne’, est suivie par, ‘Que Ta volonté soit faite’, une volonté divine vue par le Judaïsme de tous les âges comme étant exprimée et manifestée dans les commandements reçus par Moïse sur le Mont Sinaï (Vermes, ibid., pp. 148-9 ; emphase ajoutée).

 

Le Messie est venu pour présenter la dimension spirituelle essentielle qu’il est impossible de susciter en nous-mêmes. De cette manière, cependant, il n'a pas “annulé la lettre de la Loi” comme revendiqué par Ernst Kaesemann dans Les Essais sur les Thèmes du Nouveau Testament (traduction par W.J. Montague, Lond., 1964). Vermes a riposté à Kaesemann comme suit, et sa note en bas de page parle de Jésus expliquant la vraie signification de la Loi :

 

Soit dit en passant, les antithèses de Jésus ne diffèrent pas structurellement de celles dont, selon Marc 7.10-13 (Matt. 15.4-6), les Pharisiens auraient défendu leur doctrine concernant le qorban : ‘Moïse a dit … mais tu [Jésus] dis’ (Marc), ou même plus fortement, ‘Dieu a commandé … mais tu dis’ (Matt.). On peut, inutile de dire, débattre la nature des contrastes en question, mais le point en cause est que si l'enseignement de Jésus ‘annule la lettre de la Loi’, celui des Pharisiens semble faire de même, ce qui est bien sûr un non-sens 28

La note 28 de bas de page : Dans les paroles bien connues d’un érudit du Nouveau Testament, les scribes et les Pharisiens ‘falsifiaient la Loi de Dieu’, tandis que dans le cas de Jésus, c'était une question du ‘Fils élucidant sa signification réelle’ (C.E.B. Cranfield, L'Évangile selon Saint Marc (1959), 237).” (ibid., p. 31, emphase ajoutée)

 

Celui connu comme Jésus Christ a été mentionné par ses compatriotes Juifs comme un Rabbin à de nombreuses occasions (Matt. 23:7-8 ; Jean. 1:38,49 ; 20:16, etc.), donc peut-être le respect est dû pour sa sagesse et sa capacité d’enseignement quant à tout autre Rabbin auparavant ou depuis, comme Gamaliel, Akiba ou Rashi. Comme un Rabbin, il parlait presque exclusivement aux autres Juifs de son époque, et peut avoir été l'Enseignant attendu de Justice mentionné par les Esséniens.

 

On sait absolument qu'il n'a pas abrogé la Torah quand il était vivant ou par sa mort et résurrection, comme tant de Chrétiens revendiquent inexactement aujourd'hui. Il n'a pas dit au leader juif riche qui cherchait la meilleure voie de la vie éternelle, “Observe tous les Commandements pour le moment, mais, connais ceci, que ma mort et ma résurrection supprimeront toutes ces Lois de Dieu que la plupart des personnes trouvent si pesantes et difficiles de toute façon, car chacun viendra sous la grâce désormais” (voir Luc 18:18-30). Il vaut la peine de noter aussi que le Quatrième Commandement exigeant l'observance du Sabbat du septième jour était trop évident pour être du tout mentionné ici, cependant il ne pouvait nullement être considéré comme étant supprimé par le silence de Christ sur la question.

 

Les Patriarches et les prophètes étaient parmi peu de gens dans les Écritures hébraïques enregistrées comme ayant reçu l'Esprit de Dieu, la puissance de Dieu. Abraham a été appelé “un ami de Dieu” (2Chro. 20:7), tandis que David était connu comme “un homme selon le cœur de Dieu” (1Sam. 13:14). On leur a donné l'Esprit de Dieu et ils ont été conduits par lui. Ils étaient parmi les premiers à recevoir l'Esprit, mais étaient loin d’être uniques en cela. C'est la raison pour laquelle le Messie a eu son Avènement et a commencé son enseignement des aspects plus élevés de la Loi et de la disponibilité de l'Esprit Saint à un nombre beaucoup plus grand de gens que la simple poignée d'hommes et de femmes particulièrement favorisés qui l'avaient reçu jusqu'à ce moment-là, afin de permettre une observance plus fidèle de la Loi qu’il n’était possible auparavant.

 

À travers le Messie, Dieu nous donne à tous en réalité la chance de devenir Son “ami” et “une personne d’après Son propre coeur”. C'est Son intention que tous les êtres humains qui ont existé puissent être appelés dans le Corps d'Israël à un moment donné, recevoir l'Esprit pour qu'ils soient capables d’observer la pleine intention (c'est-à-dire l'esprit) de la Loi et ensuite être finalement transformés en des êtres d'esprit égaux aux anges dans le Ciel et devenir ainsi pleinement des Fils de Dieu ; et ensuite avoir la vie éternelle.

 

L’Avènement du Messie

 

Les Juifs généralement n’ont jamais accepté que l'homme appelé Jésus Christ ou Yehoshua ben Yoseph fût le Messie promis, malgré beaucoup de références le concernant dans le Tanakh. Un exemple est de Zacharie, où le Messie est prophétisé comme celui qui doit être tué en étant percé.

 

Zacharie 12:10 Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication, et ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né. (LSG)

 

Il ne sera pas sur le point d'être percé à son Avènement glorieux comme le Roi-Messie, donc il semble logique que la personne mentionnée ici doit avoir été percée dans le passé, ensuite ressuscitée à la vie afin d’être vue de nouveau par ceux qui l'ont percée à un certain temps dans l'avenir. Il est le même percé par les Juifs (par procuration) et les Païens Romains (par commission), ainsi il a déjà eu un Avènement … et la plupart des Juifs, d’alors et d’aujourd’hui, ne le savaient pas ou ont refusé de l'accepter. Jean, le disciple que Jésus aimait, qui était un Lévite, a exposé catégoriquement que la susdite Écriture se référait à ce même Jésus ou Yehoshua ben Yoseph.

 

Jean 19:37 Et ailleurs l’Écriture dit encore : Ils verront celui qu’ils ont percé. (LSG)

 

Le texte dans Zacharie se rapporte indéniablement à deux Avènements séparés d'une même personne, la personne que les premiers juifs convertis et tous les Chrétiens suivants ont reconnue comme le Messie attendu depuis longtemps. (Consulter aussi Le Commentaire de Zacharie (No. 297)). De là son premier Avènement selon Juda sera en réalité son second, quand il apparaîtra comme le Roi-Messie vainqueur. Quand ils ressusciteront dans la Deuxième Résurrection des morts, ceux qui ont percé le Messie, ou qui ont commandé pour que cela arrive, viendront au jugement devant lui. Cela est traité dans l’étude L’Avènement du Messie (No. 210).

 

Une autre Écriture qui implique deux Avènements d'un point de vue historique est trouvée dans Daniel 2:31-45. Il est généralement reconnu que les jambes de fer de cette image représentent l'Empire Romain, le quatrième royaume existant à l’époque du Messie et que la pierre non taillée par des mains humaines soit le Messie lui-même. On montre que la pierre frappe la grande image sur ses pieds de fer mélangé avec de l'argile plutôt que sur les jambes ; autrement dit, le Messie n'a pas détruit l'Empire romain et les occupants de la Judée à son premier Avènement comme Jésus Christ. Cet Empire devait durer plusieurs centaines d'années après sa mort et résurrection, sans que le Royaume physique promis soit fondé sur la Terre pendant cette période.

 

Soit dit en passant, en plus de parler de deux Avènements du Messie, le prophète Zacharie (Ézéchiel aussi) parle d’une ferme résurrection des morts à la vie, ainsi les Sadducéens sont sans excuse en essayant de nier la résurrection future (cf. Matt. 22:23 ; Luc 20:27ff.). Aussi, Paul, qui était de la tribu de Benjamin, a parlé au gouverneur romain de la Judée, Félix, et sa femme Juive, et a levé quelques questions inconfortables quant à la justice et une résurrection au jugement.

 

Actes 24:24-25a Quelques jours après, Félix vint avec Drusille, sa femme, qui était Juive, et il fit appeler Paul. Il l’entendit sur la foi en Christ. 25 Mais, comme Paul discourait sur la justice [la droiture ; KJV], sur la tempérance, et sur le jugement à venir, Félix, effrayé, dit … (LSG)

 

À une certaine étape, nous sommes tous exigés de reconnaître que le Messie est en effet déjà venu une fois sur cette Terre. Et la compréhension qu'il établirait le Royaume physique ici et à ce moment-là, et que par conséquent Yehoshua ben Yoseph ne pouvait pas avoir été le Messie promis, est fausse. Au lieu de cela, il a fondé le Royaume spirituellement dans les coeurs et les esprits d'un certain nombre de disciples fidèles à ce moment-là, avec le Royaume millénaire sur la Terre ne pouvant pas être établi avant son Deuxième Avènement.

 

Apocalypse 1:4-7 Jean aux sept Églises qui sont en Asie : que la grâce et la paix vous soient données de la part de celui qui est, qui était, et qui vient, et de la part des sept esprits qui sont devant son trône, 5 et de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre ! À celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, 6 et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen ! 7 Voici, il vient avec les nuées. Et tout oeil le verra, même ceux qui l’ont percé ; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui. Amen ! (LSG)

 

De nouveau, Apocalypse 1:7 contient une signification duelle. “Ceux qui l'ont percé” ne peuvent pas être là pour personnellement être témoins du Messie entrant dans la grande gloire sur les nuées ; cependant, eux et tous les autres le verront certainement un jour ou l'autre après qu'ils auront été ressuscités à la vie de nouveau, soit dans la Première soit la Deuxième Résurrection.

 

Il est même possible que certains des soldats romains et d'autres qui avaient une part dans la mort du Messie soient dans la Première Résurrection et le rencontreront ainsi littéralement dans l’air à son deuxième Avènement. Plusieurs Écritures Saintes y font allusion (Matt. 27:54 ; Marc 15:39 ; Luc 23:47). Par exemple, le centurion Païen a verbalement reconnu Jésus/Yehoshua comme le Fils de Dieu, donc c’est tout à fait imaginable qu'il ait été postérieurement converti et soit devenu un disciple avec beaucoup d'autres témoins à la crucifixion.

 

Matthieu 27:54 Le centenier et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui venait d’arriver, furent saisis d’une grande frayeur, et dirent : Assurément, cet homme était Fils de Dieu. (LSG)

 

Il semble étrange qu'un Païen reconnaisse le Messie quand tant de Juifs de l’époque ne l’ont pas fait. En fait, c'était la seconde occasion enregistrée sur laquelle un Païen savait que Christ était le Messie, l'autre étant quand il a parlé à la femme samaritaine au puits (Jean 4:4ff.). Beaucoup de leaders de Juda étaient jaloux de Yehoshua ben Yoseph et c'était peut-être une raison principale du désir de sa mort (voir Matt. 27:18). Comme dit le dicton, ‘on récolte ce que l’on sème’ ou, en hébreu, mida keneged mida. (lit. ‘mesure pour mesure’, c'est-à-dire le remboursement en nature par Dieu pour le bien ou le mal). Les Juifs ont persécuté l'Église infiniment et c'était pourquoi ils ont voulu que le prophète Mouhammad et le petit groupe en Arabie soient tués pour qu'elle soit bien anéantie. Ces envie et meurtre devaient être rendus avec intérêt sur les têtes de leurs propres descendants pendant plus de deux millénaires menant jusqu'à l'Holocauste du 20ème siècle.

 

Les Cantiques du Serviteur

 

Un autre auteur juif, Stuart Sacks, dans Revealing Jesus as Messiah (Christian Focus Publ., Scotland, 1998, p. 89), a fait cette observation :

 

Quelques auteurs talmudiques ont reconnu la probabilité que la souffrance est liée avec le travail du Messie [Talmud Babyl., traité du Sanhédrin 98b]. Parmi les prières antiques dites pendant le Jour des Expiations, peuvent être trouvées les paroles d'Eléazar ben Qalir (peut-être aussi tard que 1000 ap. J.-C) : ‘notre Messie juste est sorti de nous ; nous sommes glacés d'horreur et il n'y a personne pour nous justifier. Nos iniquités et le joug de nos transgressions qu’il porte, et est blessé pour nos transgressions. Il porte sur ses épaules nos péchés pour trouver le pardon pour nos iniquités.’ (cf. Ésaïe 53:4-5).

 

De là, il apparaît que quelques auteurs juifs ont reconnu (bien que plutôt silencieusement) le fait que le Messie soit en réalité venu et soit parti. Geza Vermes, dans son livre Jesus the Jew (SCM Press Ltd, Lond., 1983, p. 135), a aussi mentionné cette possibilité.

 

En plus du concept royal, la spéculation messianique dans le Judaïsme antique a inclus les notions d'un Messie sacerdotal et prophétique et dans certains cas, d'une figure messianique qui exécuterait toutes ces fonctions en un. À l’occasion, en outre, le rêve et la réflexion messianiques sont main dans la main avec la croyance que l'Oint était déjà venu.

 

Les Manuscrits de la Mer Morte montrent que la compréhension de la communauté là était que le Messie était la même personne, étant de deux Avènements. Le premier Avènement était en tant que le Sacrificateur-Messie et le deuxième était en tant que le Roi-Messie. Les textes sont examinés dans le symbolisme du Souverain Sacrificateur lors de Yom Kippur et sont examinés dans l’étude Le Jour des Expiations (No. 138) et Azazel et les Expiations (No. 214).

 

Ésaïe 53 est un d'une petite série de textes enregistrés par le prophète Ésaïe et généralement connus comme les Cantiques du Serviteur (aussi Ésaïe 42 ; 49 ; 50 ; 52:13-15 ; une partie de 40 et 61 aussi). Stuart Sacks avait ceci à dire au sujet du dernier de ces Cantiques :

 

Bien que la communauté Juive ait traditionnellement pensé à ce dernier Cantique du Serviteur en termes messianiques, comment merveilleux ce sera en ce jour où les multitudes de la maison d'Israël accepteront le témoin fiable de l'Écriture Sainte par des hommes tels que Luc et Philippe [cf. Actes 8:34-35]. Le fait demeure que les quinze vers du dernier Cantique [52:1-53:12] ne conviennent à personne d'autre aussi bien que le Messie comme il a été révélé au premier siècle en Palestine ; s'ils ne se réfèrent pas à Jésus, nous n'avons pas la moindre idée de qui Ésaïe parle (ibid., p. 68, emphase ajoutée).

 

Cet auteur a ajouté que le dernier Cantique “identifie clairement l'individu souffrant en place d’un peuple rebelle” et la personne connue comme “Jésus (Yeshua) est l'incarnation parfaite du mot yasha” (signifiant sauver), car c'est enregistré que Jésus (Gk : Iesous) sauvera son peuple de leurs péchés (Matt. 1:21).

 

En retournant au Tanakh, le Psalmiste a donné une description spécifique des caractéristiques, pour ainsi dire, du Messie qui devait venir.

 

Psaumes 22:16 Car des chiens m’environnent, une bande de scélérats rôdent autour de moi, ils ont percé mes mains et mes pieds. (LSG)

 

C'est juste un petit exemple d’un ensemble entier de critères exigés pour Yehoshua/Jésus d’être entièrement reconnu comme le Messie promis. En plus du percement de ses mains et pieds par les clous, il y avait aussi des marques de piqûre autour de la tête de ce crucifié suite à la couronne d’épines qui avait été pressée sur sa tête. Ces trous dans son cuir chevelu ont permis au sang de couler goutte à goutte vers le bas de son visage et sur ses lobes de ses oreilles, tandis que les blessures dans ses mains et pieds ont permis au sang de couler sur ses pouces et gros orteils. Dieu a ainsi pris des dispositions pour que Yehoshua Ben Yoseph soit entièrement consacré comme un Sacrificateur, conformément à la cérémonie d'ordination solennelle d'Aaron et ses fils (et tous leurs descendants de sacrificateurs) comme décrit dans Lévitique 8:23-24 (consulter aussi l’étude L'Offrande de la Gerbe Agitée (No. 106b))

 

Même aujourd’hui, en tant que le Souverain Sacrificateur dans le sacerdoce Melchisédek, Yehoshua désire et est capable de faire l'intercession directement à Dieu le Père de la part des appelés et des choisis vivant sur la Terre, comme Timothée a montré.

 

1Timothée 2:3-6 Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur, 4 qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. 5 Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, 6 qui s’est donné lui-même en rançon pour tous. C’est là le témoignage rendu en son propre temps, (LSG)

 

Juifs pour Jésus

 

Dieu veut sûrement que quiconque de Juda devienne “un Juif pour Jésus”. Mais Il ne veut certainement pas que les Juifs renoncent à leur Monothéisme et embrassent les faux dieux du concept Trinitaire auquel adhère la majorité écrasante de ‘Chrétiens’, lesquels disent que Jésus est un des trois membres coégaux d'une Divinité exclusive. Si cette croyance est difficile à avaler et apparaît contraire au 'Shema Ysrael, c'est parce que cela est très certainement en désaccord avec lui.

 

Si nous avons accepté que le Messie a déjà eu un Avènement et est mort pour le salut de tous les gens dans le monde, alors il n'y a plus besoin de lutter avec le concept étranger de la Trinité du ‘Père, du Fils et du Saint-Esprit’ vu que c'est totalement non-scripturaire, trouvé ni dans le Tanakh, ni, étonnamment, dans les livres du Nouveau Testament Chrétien.

 

Une thèse Trinitaire typique pourrait inclure ce qui suit, quoique peut-être avec un peu moins d'honnêteté que trouvée dans la phrase d’ouverture. C'est en réalité une admission plutôt courageuse de considérer que le concept de la Trinité est supposé être crucial à la croyance chrétienne. Comme les Chrétiens sont aussi censés être les Gens du Livre, on s'attendrait raisonnablement à ce que la doctrine soit simplement énoncée dans les Écritures du Nouveau Testament.

 

Il est maintenant généralement reconnu que la doctrine de la Trinité n'est pas trouvée dans le Nouveau Testament. En même temps, il est plus généralement reconnu, que cela était autrefois, que le Nouveau Testament contient les matériaux desquels la doctrine de la Trinité a pris forme ; et ceux-ci doivent être trouvés, non tellement dans les textes dans lesquels les noms des trois "personnes" surviennent ensemble …, plutôt comme dans les grands traits du modèle Trinitaire qui peut être discerné, particulièrement dans la pensée de Paul et du Quatrième Évangéliste (The Holy Spirit in Christian Theology, George S. Hendry, SCM Press Ltd, Lond., 1965, p.30).

 

Ce n'est pas ainsi. Le seul modèle qui puisse être discerné, sauf dans les imaginations fertiles d'homme, est analogue au modèle d'ADN trouvé dans toutes les créatures vivantes. Les composantes de base sont les mêmes, c'est-à-dire que nous utilisons les mêmes textes scripturaux dans l'explication de la doctrine, mais les conclusions atteintes peuvent être totalement différentes, de même qu'un homme et un gorille possèdent le même ADN (environ 98 % de gènes) mais seulement un héritera la vie éternelle.

 

Quelques pseudo-chrétiens ont même prétendu que l'idée d'une Trinité est implicite dans l'Ancien Testament ou Tanakh, quand ce n'est pas le cas du tout. Un tel point de vue vient de l'utilisation du terme echad au lieu de yachid dans le 'Shema Ysrael en parlant du ‘seul et unique’ Dieu. L’étude Consubstantiel avec le Père (No. 81) devrait être étudiée pour une explication de l'utilisation du terme echad dans le ‘Shema.

 

La foi chrétienne originale, telle qu’expliquée par les Églises Chrétiennes de Dieu (CCG), fournit une alternative basée scripturalement aux croyances paganisées et syncrétiques ou à la carte des soi-disant Chrétiens.

 

Réconciliation de Juda et d’Israël

 

Malgré son immoralité persistante, sa rébellion et un amour malsain de richesse et de statut, il semble que Juda tienne une place spéciale d'affection dans le coeur de Dieu.

 

Psaume 114:2 Juda devient son sanctuaire [SHD 6944 : sainteté, le fait d'être sacré], Israël fut son domaine. (LSG)

 

Et, bien sûr, de Juda et de la lignée d’Isaï et de David, le Messie est né pour le salut du monde entier.

 

Ésaïe 11:10-13 En ce jour, le rejeton d’Isaï sera là comme une bannière pour les peuples ; les nations se tourneront vers lui, et la gloire sera sa demeure. 11 Dans ce même temps, le Seigneur étendra une seconde fois sa main, pour racheter le reste de son peuple, dispersé en Assyrie et en Égypte, à Pathros et en Éthiopie, à Elam, à Schinear et à Hamath, et dans les îles de la mer. 12 Il élèvera une bannière pour les nations, il rassemblera les exilés d’Israël, et il recueillera les dispersés de Juda, des quatre extrémités de la terre. 13 La jalousie d’Éphraïm disparaîtra, et ses ennemis en Juda seront anéantis ; Éphraïm ne sera plus jaloux de Juda, et Juda ne sera plus hostile à Éphraïm. (LSG)

 

Nous voyons dans 2Chroniques 28:9-15 qu'Éphraïm a changé d'avis quand lui et les autres tribus avaient fait la guerre avec Juda et pris beaucoup de captifs. Bien que Dieu soit fâché envers Juda et leur ait permis d'être défaits, Israël avait été trop zélé dans son traitement des Juifs capturés. Donc, Dieu leur a fortement conseillé de montrer la compassion. On nous juge souvent sur la façon avec laquelle nous traitons nos ennemis, car être magnanime dans la victoire est une caractéristique pieuse.

 

Bientôt, une réconciliation prévue de Juda et Israël se présentera, comme nous voyons dans Osée 1:11 et Ézéchiel 37:15-22.

 

Osée 1:11 Les enfants de Juda et les enfants d’Israël se rassembleront, se donneront un chef, et sortiront du pays ; car grande sera la journée de Jizreel. (LSG)

 

Ézéchiel 37:15-22 La parole de l’Éternel me fut adressée, en ces mots : 16 Et toi, fils de l’homme, prends une pièce de bois, et écris dessus : Pour Juda et pour les enfants d’Israël qui lui sont associés. Prends une autre pièce de bois, et écris dessus : Pour Joseph, bois d’Éphraïm et de toute la maison d’Israël qui lui est associée. 17 Rapproche-les l’une et l’autre pour en former une seule pièce, en sorte qu’elles soient unies dans ta main. 18 Et lorsque les enfants de ton peuple te diront : Ne nous expliqueras-tu pas ce que cela signifie ? 19 réponds-leur : Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Voici, je prendrai le bois de Joseph qui est dans la main d’Éphraïm, et les tribus d’Israël qui lui sont associées ; je les joindrai au bois de Juda, et j’en formerai un seul bois, en sorte qu’ils ne soient qu’un dans ma main. 20 Les bois sur lesquels tu écriras seront dans ta main, sous leurs yeux. 21 Et tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Voici, je prendrai les enfants d’Israël du milieu des nations où ils sont allés, je les rassemblerai de toutes parts, et je les ramènerai dans leur pays. 22 Je ferai d’eux une seule nation dans le pays, dans les montagnes d’Israël ; ils auront tous un même roi, ils ne formeront plus deux nations, et ne seront plus divisés en deux royaumes. (LSG)

 

Dans la prophétie donnée par Jacob/Israël à ses fils sur son lit de mort, il est dit que la main de Juda est sur le cou (ou dos) de ses ‘ennemis’.

 

Genèse 49:8-12 Juda, tu recevras les hommages de tes frères ; ta main sera sur la nuque de tes ennemis. Les fils de ton père se prosterneront devant toi. 9 Juda est un jeune lion. Tu reviens du carnage, mon fils ! Il ploie les genoux, il se couche comme un lion, Comme une lionne : qui le fera lever ? 10 Le sceptre ne s’éloignera point de Juda, ni le bâton souverain d’entre ses pieds, jusqu’à ce que vienne le Schilo, et que les peuples lui obéissent. 11 Il attache à la vigne son âne, et au meilleur cep le petit de son ânesse ; il lave dans le vin son vêtement, et dans le sang des raisins son manteau. 12 Il a les yeux rouges de vin, et les dents blanches de lait. (RSV)

 

Les derniers versets de ce texte se réfèrent à la mort du Messie à Jérusalem. Par sa mort il a accompli le lavage de ses vêtements et les vêtements de tout son peuple comme le vignoble de la Maison de Dieu (cf. Ésaïe 5:7).

 

En vue des mots frères et fils du père au verset 8, il semble que la référence est ici à la main de Juda étant sur le cou ou le dos de ses frères aussi (comme d'anciens ennemis) afin qu’il les tire vers lui, c'est-à-dire, pour les embrasser et pleurer sur le cou de chacun (cf. Genèse. 33:4 ; 45:14) dans un esprit de réconciliation plutôt que d’hostilité. Ésaïe 11:13 déclare prophétiquement que, “Éphraïm [représentant les 10 Tribus] n'enviera pas Juda et Juda n’irritera pas Éphraïm”. Comme mentionné plus tôt, cela se rapporte à la jalousie et à l’antipathie d'un groupe de gens (dans ce cas de tribu de frère) envers Juda (les Juifs), de même que Juda peut avoir envié Joseph (le père d'Éphraïm) comme le fils favori de leur père, le Patriarche Jacob. Le terme ennemis semble ainsi être dans le même sens que les ennemis seront de sa propre maison (Michée 7:6 ; Matt. 10:36), c'est-à-dire ses parents de sang. S’il y avait eu une connotation négative à cette partie du verset 8, il aurait probablement parlé de Juda ayant son pied sur le cou de ses ennemis (Jos. 10:24), ou un joug d'esclavage sur leurs cous (Genèse 27:40 ; Jér. 27:12).

 

Le Juste de la Nation de Dieu

 

Nous savons que l'essence de la Torah est l'amour de Dieu et l'amour de l'homme, comme Geza Vermes a répété ci-dessus. De même, en parlant principalement de même aux Juifs, R. Kushner voit que le besoin de tous d'entre nous est d’imprégner tous dans nos vies quotidiennes de la sainteté afin de plaire à Dieu.

 

Un des enseignements fondamentaux du Judaïsme est que la recherche de la sainteté, pour la rencontre avec Dieu, n'est pas limitée à la synagogue. Tout ce que nous faisons peut être transformé dans une expérience du Sinaï, une rencontre avec le sacré. Le but du Judaïsme n'est pas de nous apprendre comment s'échapper du monde profane à la présence purifiante de Dieu, mais de nous apprendre comment apporter Dieu dans le monde, comment prendre l'ordinaire et le rendre saint. (op. cit., p. 49)

 

Ce n'est pas une question de laver nos mains de ce monde à cause de ses problèmes apparemment insolubles, ou simplement d’attendre que le Royaume promis vienne afin de voir le Messie nettoyer le désordre sur la Terre et résoudre tout pour nous. Il y a un besoin essentiel de travailler dans ce monde, juste ici et maintenant, en faire une meilleure place, comme R. Kushner certifierait.

 

Mais le danger de croire trop ardemment dans un Monde à Venir consiste en ce que vous pouvez venir à vous soucier moins des imperfections de ce monde. Et s'il y a le crime effréné et la maladie ? Et si les veuves et d'autres pauvres gens sont profités par le riche et le puissant ? Ce monde est seulement la salle d'attente de Dieu. Dans l'Éternité, les gens obtiendront ce qu'ils méritent et le dernier sera le premier. Presque universellement, les Juifs rejettent cette perspective. Notre credo semblerait être que Dieu a tellement aimé le monde qu'Il a prodigué un soin immense en le créant, le faisant dans un endroit ordonné, beau et précieux. Et si nous aimons Dieu, nous devrions nous sentir obligés de traiter avec l'amour le monde qu’Il aime tant… on dit au lecteur de la Bible que le concept abstrait de justice est sans signification à moins qu'il ne soit mis en pratique dans les vies de chaque citoyen.” (ibid., pp. 44-45)

 

Comme le Rabbin le formulerait, il y a une voie plus noble dans laquelle faire un impact personnel et positif sur le monde : par l’étude et la mise en oeuvre de tout ce que nous avons appris, au moins comme un point de départ.

 

Le Judaïsme a toujours insisté sur le fait que la connaissance a le pouvoir non seulement de faire des gens intelligents, mais de les rendre bons. Ayant étudié, nous devrions nous engager à vivre différemment à la suite de ce que nous avons appris. Et ayant résolu de vivre différemment, nous devrions alors aller de l’avant pour bénir le monde de Dieu et le sanctifier. (ibid., p.304)

 

Tandis que personne n'est bon, mais Dieu seul (Marc 10:18), les Écritures Saintes du Nouveau Testament sont d'accord avec R. Kushner en nous disant que Dieu a tellement aimé le monde qu'Il a donné à une mort violente Son seul Fils né-humain (Jean 3:16-17), qui est venu non pas pour condamner le monde, mais en fin de compte pour le sauver. C'est tout à fait un concept différent que Jean a donné plus tard dans 1Jean 2:15 et qui contredit apparemment l'ancien texte en nous disant de ne pas aimer le monde. Cependant, on peut expliquer cela simplement comme une injonction de détester les systèmes créés par l’homme et inspirés par Satan (qui ne sont pas de Dieu, mais sont certainement permis par Lui d'exister) de ce monde, néanmoins, en même temps, d’aimer et se soucier des autres êtres humains comme Dieu Lui-même aime toute Sa création. Brown-Driver-Briggs (BDB) font la distinction dans leur définition du terme grec pour monde, à savoir kosmos (SGD 2889) :

 

5) Les habitants de la terre, hommes, la famille humaine ; ou …

7) les choses du monde, l'ensemble des choses terrestres

7a) le cercle entier des marchandises terrestres, la richesse de dotations, les avantages, les plaisirs, etc., qui bien que creux, fragiles et éphémères, remuent le désir, éloignent de Dieu et sont des obstacles pour la cause de Christ.

 

Il y avait souvent eu un certain idéalisme aux principes élevés exposé par les Juifs. En parlant comme un Juif américain, le Rabbin Kushner a fait cette observation :       

 

Nous avons tendance à ne pas voter pour des candidats juifs, ou pour le candidat le plus pro-Israël. Les électeurs juifs ont tendance à soutenir le candidat qui semble le plus engagé à faire du monde une meilleure place.

 

Dans la première partie du vingtième siècle, beaucoup de Juifs ont été attirés au Parti communiste non seulement parce qu'il remplaçait un tsar cruel, méchamment antisémitique en Russie, et certainement pas parce que les Juifs sont des révolutionnaires de nature, mais parce qu'il promettait de faire un monde meilleur. Quand le communisme s'est avéré être un “dieu qui a échoué,” quand la Russie de Staline s'est avérée être aussi brutale et aussi antisémitique que n'importe quel régime tsariste, ils ont retiré leur fidélité. Mais ils ont continué à chercher une cause à suivre, parce qu'ils croyaient que le but des êtres humains sur la terre était de faire pour Dieu la seule chose qu’Il ne pouvait pas faire pour Lui-même, de couronner Sa création avec la bonté et faire de ce monde, non pas quelque autre monde éloigné, le Royaume de Dieu.” (op. cit., pp. 46-7)

 

C'est évidemment une vue très digne, bien qu'il doive être de plus en plus évident que l'homme seul ne sera pas capable de résoudre la multitude de problèmes auxquels ce monde fait face. Cependant, il est manifeste que des Juifs (parmi plusieurs d'autres) ont souvent un sens fortement développé de justice et d'empathie pour leur semblable.

 

La revendication selon laquelle Dieu a besoin de nous n'est pas autant une déclaration de Dieu qu'il est de nous. Nous sommes appelés pour faire quelque chose pour Dieu et pour le monde. Nous sommes importants ; nous avons reçu les pleins pouvoirs. L'histoire du fondement du Judaïsme [et de tout Israël biblique] nous apprend ces deux leçons. C'est notre obligation d'être un modèle pour toutes les nations, leur montrant à quoi la vie orientée vers Dieu ressemble, et c'est notre obligation de faire le monde de Dieu complet en Lui donnant la seule chose qu'Il ne puisse pas faire pour Lui-même, en choisissant librement de faire le bien.  Dieu dépend de nous pour achever et sanctifier Son monde et nous Le décevons de façon cosmique si nous échouons à répondre à Son défi. (ibid., p. 48)

 

Dans la Mishnah, il y a une énonciation attribuée à Hillel, un contemporain plus ancien de Jésus/Yehoshua :

 

Soyez des disciples d'Aaron, aimant la paix et poursuivant la paix, aimant l'humanité (ha-beriyot) et en les apportant près de la Torah (mAb 1,12).

 

Dans son commentaire d'Ésaïe 60:3,6f., Geza Vermes déclare :

 

Ici, la venue du Royaume entraîne un élément de mystère : le salut d'Israël est présenté comme un aimant attirant le reste de l'humanité à Dieu (ibid., pp. 123-4).

 

Le salut aux Juifs d'abord

 

De nouveau nous voyons la position prééminente dans le grand plan de Dieu donné à Juda. Le salut était ouvert à eux d'abord, commençant par les 42 années et plus depuis la prédication de Jean le Baptiste jusqu'à la destruction du Temple à Jérusalem en 70 EC. Paul a réitéré ce fait.

 

Romains 1:16-17 Car je n’ai point honte de l’Évangile : c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec, 17 parce qu’en lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi, selon qu’il est écrit : Le juste vivra par la foi. (LSG)

 

À Juda a ainsi été donné ‘le premier refus’ de la vérité et du salut par Jésus le Messie ; cependant, la prééminence devait prouver une épée à deux tranchants, dans laquelle cela a signifié que Juda serait aussi le premier à être puni pour la rébellion comme, par exemple, au moment de la destruction du Temple et dans l'Holocauste des siècles plus tard. Le reste d'Israël peut encore avoir à éprouver sa propre punition.

 

Romains 2:9-13, 17-29 Tribulation et angoisse sur toute âme d’homme qui fait le mal, sur le Juif premièrement, puis sur le Grec ! 10 Gloire, honneur et paix pour quiconque fait le bien, pour le Juif premièrement, puis pour le Grec ! 11 Car devant Dieu il n’y a point d’acception de personnes. 12 Tous ceux qui ont péché sans la loi périront aussi sans la loi, et tous ceux qui ont péché avec la loi seront jugés par la loi. 13 Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés. … 17 Toi qui te donnes le nom de Juif, qui te reposes sur la loi, qui te glorifies de Dieu, 18 qui connais sa volonté, qui apprécies la différence des choses, étant instruit par la loi ; 19 toi qui te flattes d’être le conducteur des aveugles, la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres, 20 le docteur des insensés, le maître des ignorants, parce que tu as dans la loi la règle de la science et de la vérité ; 21 toi donc, qui enseignes les autres, tu ne t’enseignes pas toi-même ! Toi qui prêches de ne pas dérober, tu dérobes ! 22 Toi qui dis de ne pas commettre d’adultère, tu commets l’adultère ! Toi qui as en abomination les idoles, tu commets des sacrilèges ! 23 Toi qui te fais une gloire de la loi, tu déshonores Dieu par la transgression de la loi ! 24 Car le nom de Dieu est à cause de vous blasphémé parmi les païens, comme cela est écrit. 25 La circoncision est utile, si tu mets en pratique la loi ; mais si tu transgresses la loi, ta circoncision devient incirconcision. 26 Si donc l’incirconcis observe les ordonnances de la loi, son incirconcision ne sera-t-elle pas tenue pour circoncision ? 27 L’incirconcis de nature, qui accomplit la loi, ne te condamnera-t-il pas, toi qui la transgresses, tout en ayant la lettre de la loi et la circoncision ? 28 Le Juif, ce n’est pas celui qui en a les dehors ; et la circoncision, ce n’est pas celle qui est visible dans la chair. 29 Mais le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement ; et la circoncision, c’est celle du coeur, selon l’esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu. (LSG)

 

Quand Paul a parlé de la vraie circoncision (c'est-à-dire du coeur) exigée de tous les gens, non juste les Juifs, il répercutait les paroles de Jérémie.

 

Jérémie 4:3-4 Car ainsi parle l’Éternel aux hommes de Juda et de Jérusalem : Défrichez-vous un champ nouveau, et ne semez pas parmi les épines. 4 Circoncisez-vous pour l’Éternel, circoncisez vos cœurs, hommes de Juda et habitants de Jérusalem, de peur que ma colère n’éclate comme un feu, et ne s’enflamme, sans qu’on puisse l’éteindre, à cause de la méchanceté de vos actions. (LSG)

 

De même, Yehoshua a répété les paroles de Jérémie quand il a donné la parabole du semeur dans Matthieu 13:3ff., qui parle de la semence ou de la parole de Dieu étant émise ou distribuée à l'étranger et si oui ou non elle trouve racine dans la terre fertile. L'appel sort à présent et il revient aux individus dans Juda de permettre à ces paroles de prendre racine dans leurs coeurs et esprits et de répondre à cet appel.

 

Il semble que quand nous grattons la peau d'un athée avoué ou d’un Juif agnostique, nous trouvons non trop loin au-dessous de la surface une personne plutôt spirituelle qui pourrait aisément répondre à l'appel de Dieu de lui ou d’elle. Le rabbin Kushner a donné une indication de la spiritualité latente chez beaucoup de Juifs laïcs.           

 

... Israël n'est pas un nouveau pays de quarante ans, mais est en fait un des pays les plus vieux du monde …

Cela explique pourquoi les Juifs ont été émus jusqu’aux larmes en juin 1967 quand la Vieille Ville de Jérusalem, le Mur Occidental du Temple, le Tombeau des Patriarches dans Hébron et d'autres sites bibliques sont devenus la partie d'Israël. Cela les a connectés à leurs origines bibliques et même les Juifs non-religieux ont été ravis de cela. En deux mois de la fin de la Guerre de Six jours, entièrement la moitié de la population d'Israël, la plupart d’entre eux étant des Juifs non-religieux, étaient venus à Jérusalem pour prier au Mur Occidental. (Kushner, ibid., pp. 252-3)

 

Comme tous les enfants de Dieu, ils ont sans aucun doute un désir inné fort ‘de trouver leur chemin de retour à la maison’. Ils sont ‘de fils prodigues’ …comme nous tous. Et tandis que c'est noble et juste d'avoir une connexion forte avec la terre physique d'Israël, là reste la connexion la plus essentielle que nous sommes exigés d’avoir avec l'Israël spirituel.

 

R. Kushner explique dans To Life ! comment le Christianisme (du courant dominant) et le Judaïsme peuvent apprendre des leçons de valeur l'un de l'autre.

 

Le Christianisme a besoin du Judaïsme pour lui rappeler de quoi le monothéisme pur, sans compromis et moral ressemble. … Le Christianisme a besoin de l'exemple de la communauté juive luttant en réalité pour faire ce que la Torah nous commande de faire.

 

Mais le Judaïsme a besoin du Christianisme pour nous rappeler que la parole de Dieu n’est pas destinée à être observée pour nous seulement. Nous sommes invités non simplement à vivre selon les voies de Dieu, mais de le faire de telle sorte que le monde soit persuadé de se tourner à Dieu. (ibid., p. 290)

 

En effet, les Églises Chrétiennes de Dieu (CCG) rassemblent ces brins essentiels de croyances et pratiques religieuses, en étant à la fois observateur de la Torah et en promulguant les voies de Dieu aussi largement que possible avec le but suprême d'encourager le monde entier à se tourner vers Lui.

 

Attente de Juda

 

Les élus ne peuvent pas être scellés et le monde ne peut pas en général être sauvé, avant qu'un certain nombre de la tribu de Juda ne soit apporté dans la vraie Église de Dieu. Il a déjà été décidé que 12,000 personnes de la tribu de Juda seront installées dans le cœur central des choisis ou élus de Dieu, comptant 144,000 en tout (Apo. 7:3-5).

 

La Grande Multitude de la Première Résurrection (Apoc. chap. 7) doit consister en membres de toutes tribus et nations de la Terre. Nous savons que le pardon de Dieu est disponible à tout moment et non juste un jour spécifique de l'année comme Yom Kippur, à condition que le repentir soit véritable. Cela a été démontré plusieurs fois partout dans l'histoire d'Israël et de Juda.

 

2Rois 22:18-19 Mais vous direz au roi de Juda, qui vous a envoyés pour consulter l’Éternel : Ainsi parle l’Éternel, le Dieu d’Israël, au sujet des paroles que tu as entendues : 19 Parce que ton coeur a été touché, parce que tu t’es humilié devant l’Éternel en entendant ce que j’ai prononcé contre ce lieu et contre ses habitants, qui seront un objet d’épouvante et de malédiction, et parce que tu as déchiré tes vêtements et que tu as pleuré devant moi, moi aussi, j’ai entendu, dit l’Éternel.  (LSG)

 

2Chroniques 20:3,18-21 Dans sa frayeur, Josaphat se disposa à chercher l’Éternel, et il publia un jeûne pour tout Juda. Josaphat s’inclina le visage contre terre, et tout Juda et les habitants de Jérusalem tombèrent devant l’Éternel pour se prosterner en sa présence. 19 Les Lévites d’entre les fils des Kehathites et d’entre les fils des Koréites se levèrent pour célébrer d’une voix forte et haute l’Éternel, le Dieu d’Israël. 20 Le lendemain, ils se mirent en marche de grand matin pour le désert de Tekoa. À leur départ, Josaphat se présenta et dit : Écoutez-moi, Juda et habitants de Jérusalem ! Confiez-vous en l’Éternel, votre Dieu, et vous serez affermis ; confiez-vous en ses prophètes, et vous réussirez. 21 Puis, d’accord avec le peuple, il nomma des chantres qui, revêtus d’ornements sacrés, et marchant devant l’armée, célébraient l’Éternel et disaient : Louez l’Éternel, car sa miséricorde dure à toujours ! (LSG)

 

Un prophète de Juda a été une fois utilisé par Dieu pour avertir le roi d'Israël d’un désastre menaçant (1Rois 13:1-3). Encore, même aujourd'hui, quand Dieu appelle Juda pour revenir à Lui par Yehoshua le Messie, Il ne veut pas voir Ses prophètes, ceux apportant le message du rappel à Dieu, ignorés, abusés ou même assassinés comme c’est arrivé à de nombreuses occasions dans le passé.

 

2Chroniques 24:18-21 Et ils abandonnèrent la maison de l’Éternel, le Dieu de leurs pères, et ils servirent les Astartés et les idoles. La colère de l’Éternel fut sur Juda et sur Jérusalem, parce qu’ils s’étaient ainsi rendus coupables. 19 L’Éternel envoya parmi eux des prophètes pour les ramener à lui, mais ils n’écoutèrent point les avertissements qu’ils en reçurent. 20 Zacharie, fils du sacrificateur Jehojada, fut revêtu de l’esprit de Dieu ; il se présenta devant le peuple et lui dit : Ainsi parle Dieu : Pourquoi transgressez-vous les commandements de l’Éternel ? Vous ne prospérerez point ; car vous avez abandonné l’Éternel, et il vous abandonnera. 21 Et ils conspirèrent contre lui, et le lapidèrent par ordre du roi, dans le parvis de la maison de l’Éternel. (LSG)

 

Peu de choses devaient changer dans les années suivantes, comme quand Étienne a fait connaître la vérité aux Juifs de plusieurs parties du Proche et du Moyen-Orient au premier siècle EC (Actes 6:5-7:60). Il a aussi été lapidé à mort pour ses efforts ; et un certain Pharisien nommé Saul de Tarse a consenti à sa mort (Actes 8:1), bien que cela ait mené inexorablement à la foi de Saul en Jésus/Yehoshua comme le Messie et à sa conversion miraculeuse sur la route de Damas. Saul s'est repenti et a été baptisé et a été renommé Paul. On ne se moque pas de Dieu. Et Il traite finalement avec tous les jeux des gens et leur refus de Le reconnaître ou d’écouter Ses serviteurs ; mais dans Son propre temps Il traitera avec chaque personne pour son propre bien.

 

C'est peut-être approprié que le second livre des Chroniques soit le dernier livre dans le Tanakh juif, comme il contient des messages pertinents pour ces Derniers Jours de l'âge présent. Et, comme si souvent auparavant, Juda peut être exigé de faire l'exemple et de marcher dans l'avant-garde, cette fois dans une campagne des plus importantes pour livrer le vrai message du salut à tous. Les compétences de plaidoyer renommées de Juda pourraient être utiles aussi dans la persuasion du reste d'Israël de retourner à Dieu, comme ils ont essayé de faire auparavant avec un succès limité (voir 2Chroniques 29 et 30). Une campagne plus couronnée de succès avait été mise en oeuvre par le Roi Asa de Juda.

 

2Chroniques 15:1-9 L’esprit de Dieu fut sur Azaria, fils d’Obed, 2 et Azaria alla au-devant d’Asa et lui dit : Écoutez-moi, Asa, et tout Juda et Benjamin ! L’Éternel est avec vous quand vous êtes avec lui ; si vous le cherchez, vous le trouverez ; mais si vous l’abandonnez, il vous abandonnera. 3 Pendant longtemps il n’y a eu pour Israël ni vrai Dieu, ni sacrificateur qui enseignât, ni loi. 4 Mais au sein de leur détresse ils sont retournés à l’Éternel, le Dieu d’Israël, ils l’ont cherché, et ils l’ont trouvé. 5 Dans ces temps-là, point de sécurité pour ceux qui allaient et venaient, car il y avait de grands troubles parmi tous les habitants du pays ; 6 on se heurtait peuple contre peuple, ville contre ville, parce que Dieu les agitait par toutes sortes d’angoisses. 7 Vous donc, fortifiez-vous, et ne laissez pas vos mains s’affaiblir, car il y aura un salaire pour vos oeuvres. 8 Après avoir entendu ces paroles et la prophétie d’Obed le prophète, Asa se fortifia et fit disparaître les abominations de tout le pays de Juda et de Benjamin et des villes qu’il avait prises dans la montagne d’Éphraïm, et il restaura l’autel de l’Éternel qui était devant le portique de l’Éternel. 9 Il rassembla tout Juda et Benjamin, et ceux d’Éphraïm, de Manassé et de Siméon qui habitaient parmi eux, car un grand nombre de gens d’Israël se joignirent à lui lorsqu’ils virent que l’Éternel, son Dieu, était avec lui. (LSG)

 

De même, le Roi Josaphat de Juda a finalement vu le besoin d’enseigner et mettre en oeuvre les Lois de Dieu partout dans Israël comme une partie essentielle de n'importe quel processus de restauration.

 

2Chroniques 17:6-10  Son coeur grandit dans les voies de l’Éternel, et il fit encore disparaître de Juda les hauts lieux et les idoles. 7 La troisième année de son règne, il chargea ses chefs Ben-Haïl, Abdias, Zacharie, Nethaneel et Michée, d’aller enseigner dans les villes de Juda. 8 Il envoya avec eux les Lévites Schemaeja, Nethania, Zebadia, Asaël, Schemiramoth, Jonathan, Adonija, Tobija et Tob-Adonija, Lévites, et les sacrificateurs Elischama et Joram. 9 Ils enseignèrent dans Juda, ayant avec eux le livre de la loi de l’Éternel. Ils parcoururent toutes les villes de Juda, et ils enseignèrent parmi le peuple. 10 La terreur de l’Éternel s’empara de tous les royaumes des pays qui environnaient Juda, et ils ne firent point la guerre à Josaphat. (LSG)

 

Josaphat établit plus tard des juges dans tout Juda pour administrer le juste jugement et ainsi la vraie justice pour tous.

 

2Chroniques 19:4-11 Josaphat resta à Jérusalem. Puis il fit encore une tournée parmi le peuple, depuis Beer-Schéba jusqu’à la montagne d’Éphraïm, et il les ramena à l’Éternel, le Dieu de leurs pères. 5 Il établit des juges dans toutes les villes fortes du pays de Juda, dans chaque ville. 6 Et il dit aux juges : Prenez garde à ce que vous ferez, car ce n’est pas pour les hommes que vous prononcerez des jugements ; c’est pour l’Éternel, qui sera près de vous quand vous les prononcerez. 7 Maintenant, que la crainte de l’Éternel soit sur vous ; veillez sur vos actes, car il n’y a chez l’Éternel, notre Dieu, ni iniquité, ni égards pour l’apparence des personnes, ni acceptation de présents. 8 Quand on fut de retour à Jérusalem, Josaphat y établit aussi, pour les jugements de l’Éternel et pour les contestations, des Lévites, des sacrificateurs et des chefs de maisons paternelles d’Israël. 9 Et voici les ordres qu’il leur donna : Vous agirez de la manière suivante dans la crainte de l’Éternel, avec fidélité et avec intégrité de coeur. 10 Dans toute contestation qui vous sera soumise par vos frères, établis dans leurs villes, relativement à un meurtre, à une loi, à un commandement, à des préceptes et à des ordonnances, vous les éclairerez, afin qu’ils ne se rendent pas coupables envers l’Éternel, et que sa colère n’éclate pas sur vous et sur vos frères. C’est ainsi que vous agirez, et vous ne serez point coupables. 11 Et voici, vous avez à votre tête Amaria, le souverain sacrificateur, pour toutes les affaires de l’Éternel, et Zebadia, fils d’Ismaël, chef de la maison de Juda, pour toutes les affaires du roi, et vous avez devant vous des Lévites comme magistrats. Fortifiez-vous et agissez, et que l’Éternel soit avec celui qui fera le bien ! (LSG)

 

Ainsi la restauration doit être selon les Lois de Dieu.

 

La mission complète de Yehoshua le Messie a été mise très succinctement par Geza Vermes.

 

Car l'attrait magnétique de l'enseignement et de l'exemple de Jésus offre l'espoir et des conseils à ceux à l’extérieur de la religion organisée, les brebis perdues de l'humanité, qui languissent après un monde de miséricorde, de justice et de paix vécu comme des enfants de Dieu (The Religion of Jesus the Jew, op. cit., p. 215).

 

L'auteur de Chroniques a noté que tout Israël, y compris Juda, était sans direction et manquait d'un berger ou d'un guide, et le fait que le prophète Michée “a vu” cela suggère une signification prophétique pour aujourd'hui.

 

2Chroniques 18:16a Michée répondit : Je vois tout Israël dispersé sur les montagnes, comme des brebis qui n’ont point de berger ; (LSG)

 

Cela a été répété plus tard par Yehoshua/Jésus, qui a vu que Juda était une nation perdue :

 

Matthieu 9:36 Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger. (LSG)

 

Cependant, à son prochain Avènement, le Messie viendra comme le Rédempteur de l'asservissement au péché suite à la rébellion envers Dieu.

 

Ésaïe 59:20 Un rédempteur viendra pour Sion, pour ceux de Jacob qui se convertiront de leurs péchés, dit l’Éternel. (LSG)

 

D’une importance essentielle cependant, c’est le fait que si nous attendons jusqu'à ce que Messie fasse son apparition sur la Terre avant que nous ne nous engagions finalement à le reconnaître et l'acclamer comme l’Oint attendu, ce sera plutôt trop tard pour nous d’être inclus dans la Première (et la meilleure) Résurrection. C’est pourquoi Christ dit qu'il y aura des pleurs et de grincement de dents (Matt. 8:11-12), comme ceux qui ne l'ont pas accepté dans la période entre ses deux Avènements seront éperdus en ayant ‘manqué le bateau’ par leur indécision, incrédulité ou manque d'attitude repentante lorsqu’ils savaient la Vérité et où la trouver, ou se sont imaginé d'un air suffisant être les fils d'Abraham par héritage et ainsi avec un pied dans le Royaume déjà. On nous dit que les fiers ou les hautains de Juda seront enlevés, y compris les Rabbins et les Sionistes enseignant des mensonges (Sophonie 3:11), et les Juifs seront convertis malgré leurs traditions non bibliques. Ces aspects sont aussi couverts dans l’étude Le Mesurage du Temple (No. 137).

 

Il sera assez facile d'accepter le Roi-Messie comme le Oint quand nous serons debout devant lui, non pas sans une certaine agitation peut-être. Mais c’est quand il est hors de vue tout de suite que l'on s'attend à ce que nous croyions les rapports à son sujet et marchions par la foi. Nous n'avons pas besoin de la foi pour croire en quelqu'un ou quelque chose qui est devant nous.

 

La prière de Salomon à la dédicace du Temple est probablement la plus belle et émouvante dans la Bible entière (1Rois 8:22-53 ; 2Chro. 6:12-42). À noter en particulier le verset : “chaque fois qu'ils feront appel à toi”, vraisemblablement avec un désir véritable de retourner à Dieu au lieu de se contenter de passer par les motions de la religiosité, c'est-à-dire, avec un coeur loin de Dieu (Ésaïe 29:13 ; Matt. 15:8). Se référer à l’étude Le Règne des Rois Partie III : Salomon et la Clef de David (No. 282C) pour le texte intégral de la prière du Temple de Salomon et le fait de son application aux Païens aussi bien qu'à Israël

 

De même que Dieu a écouté et a tenu compte de la prière de Salomon, on nous rappelle qu'Il voit tout et récompense en conséquence.

 

2Chroniques 16:9a Car l’Éternel étend ses regards sur toute la terre, pour soutenir ceux dont le coeur est tout entier à lui. (LSG)

 

Il est aussi dans un état d'empressement à écouter la prière qui vient du fond du cœur, et est prêt à agir en conséquence.

 

Jérémie 29:12-14 Vous m’invoquerez, et vous partirez ; vous me prierez, et je vous exaucerai. 13 Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre coeur. 14 Je me laisserai trouver par vous, dit l’Éternel, et je ramènerai vos captifs ; je vous rassemblerai de toutes les nations et de tous les lieux où je vous ai chassés, dit l’Éternel, et je vous ramènerai dans le lieu d’où je vous ai fait aller en captivité. (LSG)

 

Une partie particulièrement appropriée de la Prière Amidah peut valoir la peine d’être rappelée ici aussi.

 

5. Pour le Repentir : Ramène-nous, Ô notre Père, à Ton Instruction ;

attire-nous près, Ô notre Roi, à Ton service ;

et fais en sorte que nous retournions vers Toi dans le repentir parfait. Béni sois-Tu, Ô Seigneur, qui prends son plaisir dans le repentir.

 

6. Pour le Pardon : Pardonne-nous, Ô notre Père, car nous avons péché ;

pardonne-nous, Ô notre Roi, car nous avons transgressé ; car Tu pardonnes et pardonnes.

Béni sois-Tu, Ô Seigneur, qui es miséricordieux et toujours prêt à pardonner.

 

À vous qui avez donné à l'humanité tellement déjà : Dieu peut certainement utiliser vos talents incontestables dans Son travail pour le salut du monde. Vous êtes encouragés à prendre votre position dans l'avant-garde du retour d'Israël à la Terre Promise et à la faveur de Dieu.

 

Le monde vous attend, Juda. Vous devez être préparés pour que le Messie puisse retourner à Sa propre tribu et Son propre peuple dans l’application régulière de la loi.

 

 

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ANNEXE

 

Il y a quelque temps, j'ai écrit sur l'aspect qu’Hitler soit un Juif. Depuis ce temps, les preuves scientifiques ont été rassemblées et nous pouvons maintenant dire avec certitude qu'il était un Juif, des deux côtés de son ascendance, que ce soit séfarade ou ashkénaze, ce n'est pas encore certain. Il n'était cependant pas un fils de Juda, mais plutôt d'un premier converti au Judaïsme.

 

Ce qui est compris d’être la situation, c'est que son père Alois Hitler était le fils illégitime de la jeune fille Maria Schickelgruber et d’un homme juif de 19 ans nommé Frankenberger. La Gestapo en Autriche a emprisonné son cousin, un certain Alois V. Schikelgruber dans un camp de la mort autrichien.

 

Ce que nous savons maintenant hors de tout doute, c'est qu’Hitler était un Juif de lignée ancienne qui n’était pas en soi des fils de Juda. En d'autres termes, il était un converti au Judaïsme. Nous pouvons déterminer cela à partir de la structure ADN-Y de sa famille, des tests ADN ont été faits sur 39 de ses proches et il s'est avéré être de l’ADN-Y chamitique E1b1b1. Heidi Blake a écrit un article à ce sujet le 24 août 2010 dans le Telegraph : http://www.telegraph.co.uk/news/newstopics/world-war-2/7961211/Hitler-had-Jewish-and-African-roots-DNA-tests-show.html

 

 

Hg. E1b n'est pas sémite et certainement pas un fils de Juda. L’ADN-Y vient de l’ADN-Y égyptien/nord-africain ou cananéen. Il s'agit très probablement d’une souche égyptienne ancienne qui a abouti dans la souche phénicienne de Carthage.

 

Jean-Paul Mulders, un journaliste belge, et Marc Vermeeren, un historien, ont dépisté les parents du Führer, y compris un agriculteur autrichien qui était son cousin, plus tôt cette année. "On peut postuler à partir de ceci qu’Hitler était parent avec des gens qu'il méprisait", écrit M. Mulders dans le magazine belge, Knack.

 

L’haplogroupe E1b1b1, qui représente environ 18 à 20 pour cent des ashkénazes et de 8,6 pour cent à 30 pour cent des chromosomes Y séfarades, semble être l'un des lignages fondateurs majeurs de la population juive. Knack, qui a publié les résultats, dit que l'ADN a été testé dans des conditions de laboratoire rigoureuses.

 

"C'est un résultat surprenant", a déclaré Ronny Decorte, un spécialiste en génétique à l'Université catholique de Louvain.

 

L’haplogroupe E1b1b1 qui s’est manifesté dans les échantillons de la famille d'Hitler est rare en Europe occidentale et est le plus souvent trouvé dans les Berbères du Maroc, de l'Algérie et de la Tunisie, ainsi que parmi les Juifs ashkénazes et séfarades.

 

Quelque 25% de tous les Juifs d'Europe sont de Hg. E, et Hg. E1b est une souche fondamentale du Judaïsme. Il en est de même pour E3b.

 

E1b1b1 peut provenir d'un groupe primitif de Nord-Africains qui sont entrés en Israël depuis l'Égypte dès l'Exode ou qui étaient des Cananéens ou ont été convertis des Berbères Nord-Africains à une date ultérieure dans la communauté juive là-bas. Les Juifs là en Autriche peuvent même être arrivés en Europe avec les forces puniques, mais il est beaucoup plus probable qu'ils soient venus avec les Juifs ashkénazes qui sont partis pour l'ouest, même dès le Dixième Siècle avec les fondateurs de l'Autriche. Certes, ils étaient arrivés en 1215.

 

Le fait le plus étonnant et consternant, c'est qu’un “Juif” pur sang a assumé la dominance de l'Allemagne, une nation à laquelle il n'appartenait même pas vraiment, bien qu'il se soit battu pour elle et ait été décoré par elle. Il a mobilisé cette nation et l’a imprégnée de la volonté expresse de détruire un groupe ethnique de personnes qui composaient une grande partie de l'intelligentsia de son propre peuple et à laquelle le petit homme sordide appartenait lui-même dans une famille élargie qui vit encore là en Autriche à ce jour.

 

Il a fait tuer ses propres parents dans un camp de la mort autrichien. À quel genre d'esprit avons-nous affaire ? Un très malade est la conclusion évidente.

 

C’est tout à fait une possibilité sérieuse que la famille d'Hitler fût des esclaves égyptiens qui ont quitté l'Égypte en tant qu’élément de la Multitude Mélangée et ont été assignés à Juda ou à Lévi dans la répartition des travailleurs dans le système du Temple. Leur ADN-Y élimine complètement la possibilité qu'ils étaient des Sémites. La seule possibilité de tout sang sémite en eux est par les lignées femelles.

 

Nous savons maintenant hors de tout doute ce qu’Hitler était et de quelle structure familiale il venait et ce qu'il a fait à son propre peuple.

 

La correction de la deuxième résurrection confrontera littéralement des millions de personnes avec une terrible vérité qu'ils auront beaucoup de difficulté à traiter. Chaque amoureux des Nazis de quatre sous et ennemi des Juifs et d’autres races devront être confrontés à la réalité de ce qu'ils ont suivi et qui ils étaient.

 

L'une des choses les plus drôles dont on m'a parlé à propos des membres du Ku-Klux-Klan aux États-Unis était qu'il y avait un certain nombre de familles qui sont allées passer des tests ADN-Y ; et ils ont été furieux quand ils ont découvert qu'ils étaient les descendants des esclaves africains qui ont pu arriver dès l'époque romaine. Ils pensaient qu'ils étaient blancs et ils ne l’étaient pas. Ils persécutaient leurs propres frères et quand ils ont découvert la vérité, ils ont été furieux. Ils ne se sont pas repentis.

 

Soyez très prudents, car vous ne savez jamais qui pourrait être votre frère. L’ordre est d'aimer tous les hommes et de montrer de ce fait que vous aimez Dieu que vous n'avez pas vu.