Les Églises Chrétiennes de Dieu

[220]

 

 

 

L’Étymologie du Nom de Dieu [220]

 

(Édition 2.0  19970825-20130825)

 

Plusieurs personnes semblent soulever un problème quant à la prononciation ou à l'usage du nom Dieu et du nom Jésus aussi. La dérivation du nom Dieu et les noms qui sont appliqués aux êtres dans l'Ancien Testament et au Messie dans le Nouveau Testament sont examinés pour le fondement et la signification des noms dans les langues Hébraïque, Grecque et Anglaise aussi.

 

Christian Churches of God

PO Box 369,  WODEN  ACT 2606,  AUSTRALIA

 

Courriel: secretary@ccg.org

 

 

(Copyright © 1997 Wade Cox)

(Tr. 2007, rev 2014)

 

Cette étude peut être copiée et distribuée librement à la condition qu'elle le soit en son entier, sans modifications ni rayures. On doit y inclure le nom, l'adresse de l’éditeur et l'avis des droits d'auteur. Aucun montant ne peut être exigé des récipiendaires des copies distribuées. De brèves citations peuvent être insérées dans des articles et des revues critiques sans contrevenir aux droits d'auteur.

 

Cette étude est disponible sur les pages du World Wide Web à:
http://ccg.org/ et http://french.ccg.org/

 



L’Étymologie du Nom de Dieu [220]


Les objections quant à l'usage du mot Dieu, proviennent de la compréhension que la divinité Babylonienne de la fortune était Baal-Gad (prononcé gawd, similaire à Dieu en anglais God ). Il est alors assumé que l’expression est païenne si le mot Dieu est utilisé.

 

Le mot Dieu (God en anglais) dans l’ancien langage Anglo-saxon provient du mot Goode, ou Goot comme en Hollandais et en Allemand. Le mot est en fait un mot Hébreu duquel le mot gad lui-même, dans le sens de SHD 1410, est dérivé. Le mot est SHD 1464 Guwd (prononcé goode). Les tribus d'Israël, lorsqu’elles ont été emmenées en captivité, ont pris avec elles ce nom. Il était aussi utilisé par les Assyriens qui les ont capturés. C'est une racine principale signifiant de s’entasser sur ou attaquer et cela signifie envahir ou surmonter. C'est en ce sens-là, surmonter, que le terme est utilisé car Dieu est le centre de la puissance. Guwd ou Goode n’est pas le même que gad ou Baal-Gad qui est adoré par les Babyloniens. L’un est une perversion des concepts de l'autre.

 

Le mot God (Dieu en français) est dérivé d’un ancien mot Teutonique, gudo, qui signifie celui qui est invoqué (ou adoré) par sacrifice (cf. Oxford English Universal Dictionary, art. God, p. 808). Ceci a été adapté parmi les tribus Teutoniques dans des formes variables.

 

Les mots sont encore plus mal compris à cause d'un symbolisme adopté dans l’ancien Hébreu et parmi les Sémites. Ceci a été démontré dans la pratique de faire référence à la déité par le symbolisme du taureau. L’indication claire provient de Psaumes 22:12. Les Taureaux forts de Basan, qui sont associés avec Gilead provient de la forme du mot SHD 47. Ce mot et la forme du mot SHD 6499 sont combinés dans l’emploi et tous les deux sont nommés taureaux.

 

Le mot traduit comme taureaux forts est en fait le mot abbiyr, qui est dérivé de SHD 46 abiyr signifiant le puissant et fait référence à Dieu. Le SHD 47 abbiyr signifie ange [le messager céleste], le taureau ou le chef principal, puissant, vaillant, fort ou courageux.

 

Les termes se trouvent en Psaumes 22:12 où les taureaux aussi sont réduits en des êtres inférieurs. Ils se trouvent dans les Psaumes 50:13 ; 68:30 ; Esaïe. 34:7 ; et Jérémie 50:11. Jérémie 52:20 se réfère aux douze taureaux d’airain sous l'autel par le terme SHD 1241 baqar et ce, en distinction du terme abbiyr qu’il utilise ailleurs.

 

La représentation de l'Armée céleste loyale en tant que des taureaux qui représentent Dieu est ancienne, étant même trouvée dans la culture pré-Hébraïque. Le système Babylonien dans ses cultes de mystère a adopté la typologie de l’abattage de taureau, qui s’est transporté au Mithraïsme. La typologie de l’abattage de taureau est une représentation des guerres dans les cieux (voir David Ulansey The Origins of the Mithraic Mysteries, Oxford, 1989 pour la cosmologie ; Perseus est le tueur de taureau des Mystères). Ce symbolisme continue dans l’association de l’être puissant avec le centre de la bonté ou Gott ou Goode.

 

Le mot anglais God (Dieu en français), via le mot Teutonique Gudo et les formes plus anciennes, est associé avec les anciens Sémites et Hébreux comme nous le voyons ci-dessus. Ainsi, le taureau était autant le symbole de vénération que le sacrifice significatif. De là, le nom est devenu associé au taureau. Cela pointait vers le sacrifice du Messie en tant que le Taureau d'Expiation. Cette compréhension a longtemps été maintenue parmi les Sémites par Sem en tant que Souverain Sacrificateur de l'époque post-déluge. Grâce à des découvertes récentes, il semble que cela a été encore plus déformé dans le système à Ur.

 

Yahovah est le Taureau d'Israël. Il est le Messie en tant que le Grand Taureau du Ciel agissant pour le Père, le centre de la bonté suprême. Dieu, en ce sens, forme le centre de la bonté suprême et c'est en ce sens seulement qu'il est utilisé. De la même manière, une tribu d'Israël est nommée Gad. Cela signifie-t-il que les patriarches étaient des païens ? Non, pas du tout. Gad signifie cette troupe-là ou l'Armée. Les Gadites ont été appelés ainsi à partir du mot SHD 1425. Nous verrons qu'il signifie les vainqueurs ou peut-être les envahisseurs – peut-être même dans le sens que les Assyriens pouvaient être appelés le marteau de Dieu. Ce nom dans le Grec est traduit comme Gad du mot SGD 1045.

 

Un des douze espions (de Manassé) était nommé Gaddi ou Gaddiel (SHD 1426, 1427). Ceci diffère de Gadi, père de Menahem (SHD 1424). Le nom signifie béni ou chanceux. Gaddiel signifie la Bénédiction d'El traduit par Strong comme Fortune de Dieu. Le terme chanceux en anglais est un terme incorrect. Le mot pourrait être traduit plus correctement par béni. Le terme traduit en tant que béni de l’Hébreu est en fait de racines de deux mots. L'un est le mot SHD 1288 Barak signifiant s'agenouiller et de là, implicitement, bénir Dieu en tant qu’un acte d'adoration et vice-versa. Il est aussi utilisé par euphémisme comme un acte de trahison. L'autre terme est le mot SHD 835 ‘esher signifiant heureux et de là, béni. C’est une construction plurielle masculine étant une interjection, de là Heureux ! Gad et gaddi [el] signifient les produits même des bénédictions.

 

Plus particulièrement, le prophète de Dieu envoyé à David était aussi Gad utilisant exactement le même nom. Si ceci était un problème, ne pensez-vous pas que Dieu aurait choisi et instruit Son propre prophète sans le corriger ? Le terme gad provient du sens de distribution et tire son sens de fortune et chanceux. Fortune est dérivée de la déité romaine Fortuna et Chance(Luck) est une déité égyptienne. Ceci est devenu Baal-Gad avec les Babyloniens. Le sens de distribution trouvé en Gad évoque Bon. Par conséquent, Dieu est le centre de cette bonté ou distribution et des bénédictions.

 

Baal-Gawd est l'équivalent Canaanite-Sémite du terme Seigneur-Dieu que nous connaissons en tant que le Père. Nous voyons que la bénédiction vient du point central de la bonté tandis que les Babyloniens, les Sémites et les Cananéens ont personnalisé le terme à une autre déité unique, le rendant le Seigneur des Distributions ou des Plénitudes. C’est comme une mentalité de culte du cargo.

 

Ceci était une perversion de la compréhension originale où Dieu était le centre de la bonté et la déité de l'Armée ou des troupes des cieux. Par conséquent Gad, en tant que tribu et prophète, indique que la cause des bénédictions et du nombre d'Israël est le Dieu des Armées, le Dieu d'Israël.

 

Utiliser le mot Dieu (God en anglais) n’est pas plus un blasphème que si par exemple les sorciers vaudous en Haïti commenceraient à utiliser des noms bibliques pour des pratiques païennes. Leur blasphème n’annule pas notre usage approprié ni non plus que les pratiques de Rome disqualifient le christianisme.

 

L'attaque sur le mot Chrétien provient aussi de l'ignorance quant à la formation des textes Bibliques. Paul et Pierre étaient tous deux fiers d’être éprouvés et finalement de mourir sous le nom de Chrétien (cf. Actes 26:28). Pierre dit que, par la persécution à cause de ce nom, nous glorifions Dieu (1Pierre. 4:16). Le terme est traduit Chrétien à partir du Peshitta Araméen également (voir Lamsa The New Testament from the Ancient Eastern Text).  L'argument quant à la rédaction du Nouveau Testament en Hébreu est sans fondement. Le Nouveau Testament a été écrit en Araméen et en Grec, et nous avons les textes. L'attaque sur le terme est une attaque par le Judaïsme Messianique sur Paul, et le Nouveau Testament en général, pour le saper.

 

Le problème de la doctrine des Noms Sacrés provient de la compréhension incomplète des gens faisant un problème de l’usage des noms. Nous savons maintenant à coup sûr que le nom racine Yah était prononcé en fait Yaho grâce aux textes d’Éléphantine. Yahovah est la prononciation correcte de l’elohim subalterne d'Israël. Cet être qui est devenu plus tard le Messie était Yahovah (SHD 3068) et il a parlé pour Yahovih (SHD 3069) ou Yahovah des Armées.

 

Les consonnes forment le tetragrammaton YHVH. La lettre vav ultérieure en Hébreu est prononcée comme un v ou un w muet et ainsi les anglophones l'ont traduit comme un w et le prononce comme Yahweh en omettant également le o. Ceci est techniquement incorrect et a été fait avant la publication des textes d’Éléphantine.

 

Quand le terme Yaho est conjointement utilisé avec d’autres syllabes pour former des noms composés, le o peut être laissé ou abandonné comme désiré. Lorsque le Yah est à la fin d’un mot, la lettre o ou la consonne vav et la voyelle sont souvent omises. Ainsi, le nom Abijahuw qui signifie Père d'adoration ou Père Yahovi, le Père à être adoré étant traduit par Strong comme l’adorateur de Jah (Yahovi) (le Yahovih ou l'objet d'adoration c.-à-d. Eloah, Dieu le Père, la source de la loi ; cf. Esdras 4:24 à 7:26 – et c'est ici sans la consonne finale du tetragrammaton) devient Abiyah, étant traduit Abijah en Anglais, qui devient la prononciation normale comme aussi les voyelles. Cela peut aussi être traduit Abia, Abiah (cf. SHD 29 ; et aussi 1Chron. 3:10 ; 24:10 ; 1Rois. 14:1). Cela peut également être Abiyel ou le Père d'El (rendu  le possédeur d'El ; cf. SHD 22). Encore, Dieu le Père est impliqué. Lorsqu’il est traduit à Abijam (SHD 38), cela devient le père de la mer.

 

En quelques exemples, Yahoshua devient Yashua et, dans l'usage américain, le terme Yeshua devient la prononciation parce que leur voyelle a est une version dure d'un dialecte anglais pré-Oxford. Ainsi, la langue Anglaise a introduit ses propres variations dans l'Hébreu. Le J a été introduit au lieu du Y à partir des variations post-Réforme jusqu’aux traductions et donc, la version KJV a importé d’autres variations, de même qu'une fausse interprétation théologique, qui a eu pour résultat le déguisement des noms de Dieu sur une grande échelle. Ce déguisement s'est aussi étendu aux noms des personnes dans le récit biblique, y compris les apôtres et la famille du Christ, comme nous le verrons ci-dessous.

 

Un autre argument incorrect est avancé relativement à la prononciation du tetragrammaton. Il est argumenté que Yahovah est dérivé de la construction hovah (prononcé hoovaw) et signifie le Dieu de ruine ou de malheur. Cette opinion est une très mauvaise compréhension de la nature du tetragrammaton, des consonnes impliquées, et de leurs significations.

 

Le mot hovah (SHD 1943, prononcé hoovaw) signifie en effet la ruine et le malheur. Il est dérivé de SHD 1942 havvah qui a le sens de se précipiter sur ou  tomber sur. C’est un sens négatif de la racine principale du mot SHD 1933.

 

Ce mot et la racine principale sont tous deux formés de trois consonnes He Vav He (hwh). Ces trois consonnes-là forment aussi les trois dernières consonnes du tetragrammaton. Le tetragrammaton est Yot He Vav He ou YHVH. Il n'y a aucun w dans le tetragrammaton. Vav est prononcé comme un v ou un w muet (voir Strong). Ce n'est pas un w du même genre que les Américains l’utilisent. La langue allemande en a aussi une forme de ceci.

 

La prétention que Yaho a été abandonné à partir de la captivité babylonienne est de la conjecture sans fondement comme les textes d’Éléphantine le démontrent. Comme nous l’avons vu, la forme YH est prononcée Yahoo ou Yaho lorsque utilisée comme une syllabe seule. Ceci est la forme traduite par Jah dans la version KJV. Yahovah est maintenu par Strong comme étant formé d’une combinaison de Yaho et du mot SHD 1961 qui a les mêmes consonnes He Vav He mais qui est prononcé hayah, signifiant exister. C’est le sens de existant ou devenant tel qu’utilisé dans 'eyeh 'asher 'eyeh. Ceci est dérivé du mot SHD 1933 qui est la racine du tetragrammaton hava ou havah qui signifie respirer ou devenir dans une application générale. Ainsi, le tetragrammaton signifie je deviens. Il a été utilisé en ce sens par Christ quand il a dit Je Suis. Il était le Yahovah qui a parlé à Moïse. Il a parlé pour Yahovih ou Yahovah des Armées, Dieu le Père, l’Elyon, ou le Très-Haut, qui est Eloah. En ce sens, le Messie pré-incarné était aussi le Messager ou l'Ange de Yahovah en tant qu’elohim dans Zacharie 12:8. En Esaïe 9:6, la LXX traduit comme l’Ange du Grand Conseil ce que la version anglaise KJV traduit comme Conseiller Puissant. Ainsi, le Messie était aussi bien Yahovah que Yashua ou Yahoshua. Ceci est mal interprété par le groupe de lobby Yaweh/Yehshua qui argumente contre Yahovah en tant que dieu de ruine ou de malheur. Par exemple, une lecture de l’œuvre de Strong du mot SHD 3068 renverrait le lecteur aux formes racines du mot SHD 1961, qui les renverrait alors aux formes racines correctes du tetragrammaton à SHD 1934 et 1933. Ils auraient dû voir que leur construction fondée sur le mot SHD 1943, était complètement sans fondement et une application négative d'une forme positive. Ils auraient dû voir la vraie base linguistique du nom.

 

Le Temple à Éléphantine et le Temple à Jérusalem ont été mentionnés comme étant le Temple de Yaho. Ce Temple à Éléphantine a été détruit en 410 AEC (av. l’ère courante) par les prêtres du dieu Khnub en Égypte (Pritchard The Ancient Near East..., Princeton, 1958, pp. 278-279). La reconstruction du Temple mentionnée en Esdras-Néhémie a bénéficié des contributions des Hébreux se trouvant au Temple d’Éléphantine vers 419-400 AEC. Ensemble avec ceux d’expression Araméenne, les Hébreux ont fait des contributions à cet endroit-là au Dieu Yaho. Il y avait une quantité équivalente estimée de 123 contributions de 2 sicles chacun (ibid) et certaines ont même été faites de la part d’Ishumbethel et de Anathbethel (ibid.). Ceux-ci sont des supposées déités Araméennes mais peuvent aussi se référer aux fonctions de la Maison d'El (Bethel), c.-à-d. des piliers personnifiés ou objets de ce genre. Nous n'avons aucune connaissance absolue de la signification. Ce que nous savons au delà de tout doute est que le nom Yaho a été utilisé au début du quatrième siècle AEC après le retour des exilés et à la construction du Temple à Jérusalem.

 

Le terme HaShem provient aussi de cette période de temps. Cela provient de l'idée païenne que le nom devait être protégé afin que sa prononciation correcte par les magiciens ne leur permettrait pas la capture de la ville appartenant à la déité (dans ce cas-ci, Jérusalem ou le Temple à Éléphantine). C'était une pratique adoptée par les Egyptiens, les Babyloniens et les Romains. Les Juifs ont prononcé Adonai au lieu du terme Yahovah (SHD 3068) et Elohim au lieu de Yahovih (SHD 3069). De cette manière, ils élevaient l’un au-dessus de l'autre et ce, conformément à Psaumes 45:6-7 – où l'un était Seigneur ; l'autre était le vrai Dieu. Eloah était le vrai elohim ou haElohim.

 

Le nom Yahovah est dérivé, comme nous le voyons, de Yaho et de havah. Havah (SHD 1934) est l'équivalent de SHD 1933 signifiant respirer ou être ou avoir. Il n’y a pas les concepts de ruine comme dans hovah ou hoovaw. La racine principale est havah.

 

Eloah ou Yahovah des Armées s’est Lui-même révélé à travers le Messie comme étant 'eyeh 'asher 'eyeh ou je serai ce que je deviendrai (Ex. 3:14; cf. fn. to The New Oxford Annotated Bible RSV et aussi la Companion Bible). Ce nom a formé la base de Yahovah (YHVH) comme étant un être en extension et dans la Bible, plus de deux êtres portaient ce nom ou étaient désignés par ce nom (voir l’étude L'Ange de YHVH (No. 24)).

 

En réalité, Yahovah est le nom donné à la deité secondaire d'Israël dans l'Ancien Testament agissant pour la déité primaire. Cet être a été envoyé à Israël et Israël lui a été assigné par le Dieu Très-Haut (Deut. 32:8 voir la version anglaise RSV, LXX et les Manuscrits de la Mer Morte) Yahovah des Armées (Zach. Cf. Ps. 45:6-7).

 

Les Juifs n'ont jamais prononcé le nom Yahovah. Ils ont prononcé Adonai au lieu de Yahovah et Elohim au lieu de Yahovih (voir SHD 3068, 3069). Ils ont ainsi préservé la distinction dans les noms. À partir des textes d’Éléphantine, nous voyons qu'ils ont également utilisé le terme HaShem qui signifie simplement Le Nom. Ceci a été utilisé au lieu de Yahovah pour éviter de la confusion avec le Messager de Yahovah, ou entre Yahovah et le Père qui l’a envoyé. Le Père était Yahovih ou Yahovah des Armées (cf. Zach. 2). Christ a employé le terme Eli Eli lama sabachthani (la Peshitta dit Eli Eli lemana shabakthani), citant de l'Ancien Testament Psaumes 22:1  Ely Ely lemah  ‘azabany. Aucun Juif, à ce moment-là, ne prononçait le nom Yahovah. Comme nous l’avons vu des textes d’Éléphantine, nous savons que, à partir du quatrième siècle AEC, Juda a changé également ce nom pour HaShem ou Le Nom. Cette pratique a continué et se trouve aujourd'hui dans des traductions telles que l'édition de Stone de la Chumash où le mot Yahovah est rendu HASHEM.

 

Cet aspect de HaShem est aussi traité dans l’étude Azazel et le Jour des Expiations (214). Ceci semble provenir de l’ancienne pratique de se prémunir contre l'usage du nom de la déité patronne afin que les sorciers ou les magiciens des autres nations ne s'accaparent du nom et, ainsi, par son usage correct, puissent renverser la nation concernée. Ainsi, la théologie des Noms Sacrés trouve ses origines dans les pratiques païennes (voir l’étude Abracadabra : La Signification des Noms (240)). Juda semble ne jamais avoir prononcé le nom Yahovah au-delà de la captivité babylonienne.

 

Nous sommes maintenant en position de comprendre les questions complexes impliquées. L'objet de l'adoration est Eloah et, en tant que Yahovah, est un Être en extension que nous deviendrons tous en tant qu’elohim comme l'Ange de Yahovah à notre tête (Zach. 12:8). Eloah est l'objet de notre adoration et de notre culte.

 

Le nom de Dieu s’appliquant au sens étendu de Yahovah

 

Comme nous l’avons vu ci-dessus, le nom Yahovah (ou sa forme raccourcie Yaho) et le terme raccourci Yah sont trouvés en plusieurs dérivées de nom – autant Messianiques qu’autrement. Le mot Yahovah lui-même est dérivé de 'eyeh 'asher 'eyeh qui est en réalité Je serai ce que je deviendrai. Ce nom indique que Dieu est en processus de devenir quelque chose (cf. Eph. 4:6).

 

Le nom du Messie était Yahoshua. Les variations en sont : Osée, Hosea, Hoshea, Jehoshua, Jeshua, Jeshuah, Jésus, Osea, Oshea, et Josué. Cette pratique continue aujourd'hui parmi nos gens. Le nom Irlandais O'Shea est une variation de ce thème. Cox est une contraction d’Isaac selon les hérauts d’armoiries anglaises, bien que dans l'ancien gaélique cela signifie “rouge.

 

Le mot SHD 3091 est une combinaison du mot SHD 3068 Yahovah et du mot SHD 3467 et signifie Yahovah a Sauvé ou Yahovah Sauve. La forme raccourcie du nom Yahovah est Yaho. Il est traduit comme Yah ou Jah dans la version KJV (Ps. 68:4), mais les textes d’Éléphantine nous montrent que la véritable forme était, et est Yaho (voir James Pritchard The Ancient Near East..., Vol. 1, Princeton, 1958, pp. 278-279). Donc, le nom correct au complet est Yahoshua qui est raccourci à Yashua. En ce sens aussi, Hosée signifie le libérateur (étant dérivé du mot SHD 3467), de même que le nom Osée (cf. SHD 1954).

 

La traduction standard en Grec pour Josué ou Yahoshua était Iesous. C'est Ie pour Yah ou Yaho, et Sous (pr. Shou ou shous ou zhou/s) pour Shua. Cela se trouve dans l’Ancien Testament de la LXX et dans le Nouveau Testament et ce, non seulement pour Christ mais aussi pour tout usage de Josué. Yeshua est un raccourcissement du mot original. Les variations sur ce thème arrivent d’un bout à l’autre de la Bible. La langue Grecque doit écrire la lettre Y comme ‘I. Les règles grammaticales en Grec pour les terminaisons diffèrent selon l’infléchissement mais le sens de l'Hébreu original est préservé pour les Hébreux qui utilisaient alors l’Araméen.

 

Yudah, le nom du frère du Messie est traduit par Jude à partir du grec ‘Ioudas. Joseph, étant le nom racine de son frère et son cousin, est  ‘Iosetos en Grec pour le cousin et ‘Ioseph pour le frère qui est clairement nommé d’après le nom de son père Yoseph, le mari de Mariam. Ces noms sont déguisés dans la version anglaise KJV et dans toutes les versions issues de la théologie trinitaire et de la mariolatrie. Jacques est en fait ‘Iakobos de Yacob ou Jacob, mais c’est aussi ‘Iakobou selon l’infléchissement et ainsi de suite. La traduction de Simon son frère et de Symeon et Siméon, ses cousins et ses neveux et leurs descendants, sont aussi variés au cours du temps et en même temps.

 

La mère du Messie était Mariam. C'était sa tante (la soeur de Mariam), la femme de Clopas qui a été nommée Marie. D’autres variations étaient Miriam et qui sait quoi d'autre encore. Marie, la femme de Cleophas ou Clopas, a nommé ses fils ‘Iakobos, appelé le petit Yacob [os] ou le petit Jacques, et Yosetos (Marc 15:40). Ces noms des cousins du Messie différaient des noms des frères du Christ qui étaient ‘Iakobos ou Jacob [os] traduit comme Jacques,  ‘Ioseph ou Joseph, Simon, et  ‘Ioudas (Judas) ou Jude (de Yudah ou de Juda) (Matt. 13:55). Les soeurs du Messie ne sont pas nommées ; c’était la pratique de généalogie à cette époque-là. Nous pouvons, cependant, être sûrs qu’il y en avait qui auraient porté le nom de Mariam et, probablement, Elizabeth et, peut-être aussi, Marie. La pratique générale était de nommer les petits-enfants d’après le nom de leurs grands-parents vu qu’il n'y avait pas de pratique standard de surnoms comme c’est le cas aujourd'hui. Ainsi, les noms de la femme d’Héli et de la mère de Joseph seraient aussi inclus. Les noms des frères du Messie et des soeurs et des cousins sont délibérément obscurcis dans les versions anglaises afin de promouvoir l'illusion de la virginité perpétuelle de Mariam, appelée incorrectement Marie, en idolâtrie. Ce mythe est aujourd'hui continué même par les historiens Catholiques qui connaissent la vérité mais la cachent – tel que Malachi Martin (cf. The Decline and Fall of the Roman Church, pp. 42-44).

 

Les noms des apôtres en anglais diffèrent même du Grec. L'usage conventionnel est souvent nécessaire pour avoir une conversation compréhensible avec le reste du monde. Si les véritables noms des personnes dans le Nouveau Testament étaient utilisés correctement, alors pratiquement toute conversation biblique sensée avec les non-convertis du monde serait difficile – voire impossible.

 

Certainement, la prononciation des noms concernés n'est pas une question de salut. L'affirmation qu’il y a une question de salut dans la prononciation exclusive est une forme de pharisaïsme et de blasphème contre la nature et l’auto-révélation de Dieu. Plus particulièrement, les noms qui sont proposés démontrent une mauvaise compréhension de la théologie et des êtres impliqués.

 

 

q