Christian Churches of God

No. 249

 

 

 

Le Défi de Rome :

Pourquoi les Protestants Observent-Ils le Dimanche ?

 

(Édition 2.0 19980701-20080217)

 

Ceci est un vieux document adventiste qui a trait à une série d'articles publiés par l'Église catholique romaine aux États-Unis en 1893, qui reflète son point de vue au sujet de l’adoration le Sabbat versus le dimanche. Il explique pourquoi aucun Protestant ne peut célébrer le culte le dimanche comme Sabbat légitime.

 

 

 

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 Le Défi de Rome : Pourquoi les Protestants Observent-Ils le Dimanche ?

 

 


La plupart des Chrétiens supposent que le dimanche est le jour de culte approuvé par la Bible. L'Église Catholique Romaine affirme qu’elle a transféré le culte chrétien du Sabbat biblique (samedi) au dimanche, et affirme qu’essayer de faire valoir que le changement a été fait dans la Bible est à la fois malhonnête et un déni de l'autorité catholique. Si le Protestantisme veut fonder ses enseignements sur la Bible seule, il devrait adorer le samedi.

 

Il y a un certain nombre d’années, le magazine Catholic Mirror a publié une série d'articles portant sur ​​le droit des Églises protestantes d’adorer le dimanche. Les articles soulignaient qu’à moins d’être disposés à accepter l'autorité de l'Église catholique pour désigner le jour d’adoration, les Chrétiens devaient observer le samedi. Voici une réédition de ces articles.

 

Le 24 février 1893, la Conférence Générale des Adventistes du Septième Jour a adopté certaines résolutions appelant le gouvernement et le peuple des États-Unis à se prononcer sur la décision de la Cour suprême déclarant que ce pays était une nation chrétienne, ainsi que sur l'action du Congrès à légiférer sur le sujet de la religion, et à protester contre ce principe et toutes ses conséquences. En mars 1893, l’Association Internationale pour la Liberté Religieuse a imprimé ces résolutions dans un tract intitulé Appel et Protestation. Après en avoir reçu un exemplaire, le rédacteur en chef du Catholic Mirror de Baltimore, dans le Maryland, a publié une série de quatre éditoriaux, parus dans ce journal les 2, 9, 16, et 23 septembre 1893. Le Catholic Mirror était l'organe officiel du Cardinal Gibbons et de la Papauté aux États-Unis. Ces articles, bien qu'ils n'aient pas été écrits de la propre main du cardinal, ont donc été publiés avec sa sanction officielle ; en tant qu'expression de la Papauté sur ce sujet, ils constituent un défi ouvert lancé par la Papauté au Protestantisme et une exigence de la Papauté que les Protestants rendent compte à la Papauté des raisons pour lesquelles ils observent le dimanche et aussi de la façon dont ils l’observent.

 

Le texte qui suit – à l'exception des notes de bas de page, de la note de l'éditeur entre parenthèses commençant à la page 13 et se terminant à la page 14, et les deux annexes – est une réimpression textuelle de ces éditoriaux, y compris le titre de la page 2.

 

LE SABBAT CHRÉTIEN

La progéniture véritable de l'union de l'Esprit Saint et de l'Église Catholique, son épouse. Les revendications du Protestantisme à cet égard se sont révélées sans fondement, contradictoires et suicidaires.

 

(Extrait du magazine Catholic Mirror du 2 septembre 1893.)

Notre attention a été attirée sur le sujet ci-dessus la semaine dernière suite à la réception d'une brochure de vingt et une pages publiées par l'Association internationale pour la liberté religieuse, intitulé "Appel et Protestation", qui contient les résolutions adoptées par la Conférence Générale des Adventistes du Septième Jour (24 février 1893). Ces résolutions critiquent et censurent avec beaucoup d’aigreur l'action du Congrès des États-Unis et de la Cour suprême, qui ont porté atteinte aux droits du peuple en fermant l'Exposition universelle le dimanche.

 

Les Adventistes sont le seul corps de Chrétiens ayant la Bible comme leur enseignant, qui ne peuvent trouver aucune justification dans ses pages pour le changement de jour du septième au premier. D'où leur appellation, "Adventistes du Septième Jour". Leur principe fondamental consiste à mettre à part le samedi pour l’adoration exclusive de Dieu, conformément au commandement positif de Dieu Lui-même, réitéré à maintes reprises dans les livres sacrés de l'Ancien et du Nouveau Testament, littéralement respectés par les enfants d'Israël pendant des milliers d'années jusqu'à ce jour et approuvés par l'enseignement et la pratique du Fils de Dieu pendant qu’il était sur la terre.

 

Par contre, les Protestants du monde, à l’exception des Adventistes, ayant la même Bible comme leur unique enseignant cher et infaillible, ont, par leur pratique depuis leur apparition au XVIème siècle, et malgré la pratique ancestrale du peuple juif sous leurs yeux, rejeté le jour fixé par Dieu pour Son adoration et ont assumé, en contradiction apparente avec Son commandement, un jour pour Son adoration jamais mentionné auparavant à cet effet, dans les pages de ce Volume Sacré.

 

Quelle chaire protestante ne fait pas retentir presque tous les dimanches d'invectives bruyantes et passionnées contre la violation du Sabbat ? Qui peut oublier la clameur fanatique des ministres protestants à travers toute la longueur et la largeur du pays contre l'ouverture des portes de l'Exposition universelle le dimanche ? Les milliers de pétitions, signées par des millions de personnes, pour sauver le Jour du Seigneur de la profanation ? Certes, une telle excitation générale et généralisée et une protestation aussi bruyante n'auraient pas pu exister sans les motifs les plus solides pour de telles manifestations animées.

 

Et quand des emplacements ont été assignés à l'Exposition universelle aux diverses sectes du Protestantisme pour l'exposition d'articles, qui peut oublier l'expression emphatique de l'indignation vertueuse et consciencieuse manifestée par nos frères presbytériens, dès qu'ils ont appris la décision de la Cour suprême de ne pas s'immiscer dans l'ouverture le dimanche ? Les journaux nous ont informés qu'ils ont catégoriquement refusé d'utiliser l'espace qui leur était accordé, ou d'ouvrir leurs kiosques, exigeant le droit de retirer leurs articles, dans le respect strict de leurs principes, et refusant donc tout contact avec cette Exposition sacrilège qui viole le Sabbat.

 

Sans doute, nos frères calvinistes ont mérité et partagé la sympathie de toutes les autres sectes, qui ont cependant perdu l'occasion de se poser en martyrs pour la défense de l'observance du Sabbat.

 

Ils sont ainsi devenus "un spectacle pour le monde, pour les anges et pour les hommes", bien que leurs frères protestants, qui n'ont pas partagé le monopole, aient été peu charitables et envieux à attribuer leur ferme adhésion aux principes religieux, à l'orgueil pharisaïque et l'obstination acharnée.

 

Notre but, en publiant cet article est de faire la lumière sur cette question de la plus haute importance (car si la question du Sabbat devait être retirée de la chaire protestante, les sectes se sentiraient perdues, et les prédicateurs privés de leur "fromage de Cheshire") de sorte que nos lecteurs puissent être en mesure de comprendre la question sous toutes ses facettes, et ainsi atteindre une conviction claire.

 

Le monde chrétien est, moralement parlant, uni sur la question et la pratique de l'adoration de Dieu, le premier jour de la semaine.

 

Les Israélites, dispersés sur toute la terre, consacrent le dernier jour de la semaine pour l'adoration de la Divinité. Dans ce cas particulier, les Adventistes du Septième Jour (une secte de Chrétiens numériquement peu nombreux) ont également choisi le même jour.

 

Tant les Israélites que les Adventistes font appel à la Bible pour le commandement divin, obligeant avec persistance la stricte observance du samedi.

 

Les Israélites respectent l'autorité de l'Ancien Testament seulement, mais l'Église adventiste, qui est chrétienne, accepte le Nouveau Testament au même titre que l'Ancien : à savoir un récit inspiré également. Elle constate que la Bible, son enseignant, est cohérente dans les deux parties, que le Rédempteur, au cours de sa vie mortelle, n'a jamais observé un autre jour que le samedi. Les évangiles lui témoignent clairement ce fait, alors que dans les pages des Actes des Apôtres, des Épîtres et de l'Apocalypse, on ne trouve aucune trace d’un acte annulant la disposition du samedi.

 

Les Adventistes, par conséquent, en commun avec les Israélites, tirent leur croyance de l'Ancien Testament, dont la position est confirmée par le Nouveau Testament, approuvant pleinement par la vie et la pratique du Rédempteur et de Ses apôtres l'enseignement de la Parole Sacrée pendant près d'un siècle de l'ère chrétienne.

 

D'un point de vue numérique, les Adventistes du Septième Jour forment une partie infime de la population protestante de la terre, mais, comme la question n'en est pas une de nombres, mais de vérité, de faits et de droit, un sens strict de la justice interdit la condamnation de cette petite secte sans une enquête calme et impartiale : ce n'est pas notre affaire.

 

Le monde protestant a toujours été, depuis ses débuts au XVIème siècle, en accord complet avec l'Église catholique, en gardant "saint", non pas le samedi mais le dimanche. La discussion sur les motifs qui ont conduit à cette unanimité de sentiment et de pratique pendant plus de 300 ans doit contribuer à asseoir le Protestantisme sur une base solide dans ce cas particulier, si les arguments en faveur de sa position l'emportent sur ceux fournis par les Israélites et les Adventistes, la Bible, l'enseignant unique reconnu des deux parties au litige, étant l'arbitre et le témoin. Si, en revanche, ces derniers fournissent des arguments irréfutables par la grande masse des Protestants, les deux parties en litige, faisant appel à leur enseignant commun, la Bible, la grande majorité des Protestants, loin de réclamer avec une opiniâtreté vigoureuse l’observance rigoureuse du dimanche, n'auront d'autre recours que l'admission qu'ils ont enseigné et pratiqué ce qui est bibliquement faux depuis plus de trois siècles, en adoptant l'enseignement et la pratique de ce qu'ils ont toujours cru comme soi-disant une église apostate, contraire à tous les mandats et enseignements de l'Écriture Sainte. Pour ajouter à l'intensité de cette bévue impardonnable et scripturaire, il s'agit de l'une des commandes les plus positives et emphatiques de Dieu à Son serviteur, l'homme : "Souviens-toi du jour du Sabbat, pour le sanctifier."

 

Aucun Protestant vivant aujourd'hui n'a cependant jamais obéi à ce commandement, préférant suivre l'église apostate mentionnée plutôt que son enseignant, la Bible, qui, de la Genèse à l'Apocalypse, n’enseigne aucune autre doctrine ; si les Israélites et les Adventistes ont raison. Les deux parties ont recours à la Bible comme leur enseignant "infaillible". Laissons la Bible décider si samedi ou dimanche est le jour prescrit par Dieu. L'un des deux corps doit être erroné, et, tandis qu'une fausse position sur cette question de la plus haute importance implique des sanctions terribles, prononcées par Dieu Lui-même, contre le transgresseur de cette "alliance perpétuelle", nous allons examiner le bien-fondé des arguments avancés par les deux parties. La discussion sur ce sujet capital n’est pas non plus au-dessus de la capacité des esprits ordinaires, ni n’implique une étude extraordinaire. Elle se résout en quelques questions simples auxquelles il est facile de répondre :

 

1er. Quel jour de la semaine la Bible ordonne-t-elle de sanctifier ?

2ème. Le Nouveau Testament a-t-il modifié, par ses préceptes ou ses pratiques, le commandement originel ?

3ème. Les Protestants ont-ils, depuis le XVIème siècle, obéi au commandement de Dieu en gardant "saint" le jour prescrit par leur guide et enseignant infaillible, la Bible ? ? Si ce n'est pas le cas, pourquoi ?

 

Pour les trois questions ci-dessus, nous prenons l'engagement de fournir autant de réponses intelligentes, qui ne manqueront pas de défendre la vérité et de mettre en évidence la monstruosité de l'erreur.

 

(Extrait du magazine Catholic Mirror du 9 septembre 1893.)

"Mais la foi, la foi fanatique, une fois solidement ancrée

Embrasse un cher mensonge jusqu’au bout"

Moore

 

Conformément à la promesse faite dans notre dernier numéro, nous procédons à démasquer l'une des erreurs les plus flagrantes et les incohérences les plus impardonnables de la règle biblique de la foi. Toutefois, afin d'éviter tout malentendu, nous estimons qu'il est nécessaire de préciser que le Protestantisme ne reconnaît aucune règle de foi, aucun enseignant, à l'exception de la "Bible infaillible." Tout comme le Catholique soumet implicitement son jugement dans les choses spirituelles, avec une confiance sans réserve, à la voix de son église, le Protestant ne reconnaît aucun autre enseignant que la Bible. Toute sa spiritualité est dérivée de ses enseignements. C'est pour lui la voix de Dieu s'adressant à lui par l’intermédiaire de son unique enseignant inspiré. Elle incarne sa religion, sa foi et sa pratique. Le langage de Chillingworth, "La Bible, toute la Bible, et rien que la Bible est la religion des Protestants", n'est qu'une forme parmi d'autres de la même idée, qui peut se traduire de multiples façons, par exemple "le livre de Dieu", "la Charte de Notre Salut", "l'Oracle de Notre Foi Chrétienne", "Le Manuel de Dieu à la race de l'Humanité", etc., etc. C’est donc un fait incontestable que la Bible seule est le maître du Christianisme protestant. Supposant ce fait, nous allons maintenant passer à l'examen du bien-fondé de la question en jeu dans notre dernier numéro.

 

Reconnaissant ce qui est indéniable, à savoir la contradiction directe entre l'enseignement et la pratique du Christianisme protestant (à l'exception des Adventistes du Septième Jour) d'une part, et celle du peuple juif, d’autre part, les deux observant des jours différents de la semaine pour l’adoration de Dieu, nous allons examiner le témoignage du seul témoin disponible dans les prémisses : à savoir le témoignage de l'enseignant commun aux deux demandeurs, la Bible. La première expression que nous rencontrons dans la Parole Sacrée, se trouve dans Genèse 2:2 :

 

"Et le septième jour, Il [Dieu] se reposa de toute œuvre qu'Il avait faite."

 

La référence suivante à cette question se trouve dans Exode 20, où Dieu a commandé d’observer le septième jour, parce qu'Il s'était reposé de l'œuvre de création ce jour-là : et le texte sacré nous apprend que pour cette raison Il voulait qu’il soit observé, dans les termes suivants :

 

"C'est pourquoi, l’Éternel a béni le septième jour et l’a sanctifié."

 

Encore une fois, nous lisons dans le chapitre 31, verset 15 :

"Tu travailleras six jours ; mais le septième jour est le Sabbat, le jour du repos, consacré à l’Éternel."

 

seizième verset :

"Il s'agit d'une alliance éternelle," "et un signe perpétuel", "car en six jours l'Éternel a fait les cieux et la terre, et le septième Il s'est reposé de son œuvre."

 

Dans l'Ancien Testament, il est fait référence 126 fois au Sabbat, et tous ces textes s'accordent harmonieusement pour exprimer la volonté de Dieu qui ordonne d’observer le septième jour, parce que Dieu Lui-même l’a d’abord observé, le rendant obligatoire pour tous comme "une alliance perpétuelle." Nous ne pouvons pas imaginer quelqu’un d'assez téméraire pour remettre en question l'identité de samedi avec le jour du Sabbat ou septième jour, voyant que le peuple d'Israël a observé le samedi depuis la promulgation de la loi, 2514 depuis Adam jusqu’en 1893 après J.C., une période de 3383 années. Avec l'exemple des Israélites devant nos yeux aujourd'hui, il n'existe pas de faits historiques mieux établis que celui mentionné : à savoir que le peuple élu de Dieu, les gardiens de l'Ancien Testament, les représentants vivants de la seule religion divine jusque-là, avaient pendant une période de 1490 années antérieures au Christianisme, conservé par la pratique hebdomadaire la tradition vivante de l'interprétation correcte du jour spécial de la semaine, samedi, à garder "saint pour le Seigneur", tradition qu'ils ont étendue par leur pratique pour une période supplémentaire de 1893 ans, couvrant ainsi toute l'étendue de la dispensation chrétienne. Nous estimons qu'il est nécessaire d'être parfaitement clair sur ce point, pour des raisons qui apparaîtront plus clairement par la suite. La Bible - Ancien Testament - confirmée par la tradition vivante d'une pratique hebdomadaire pendant 3383 années par le peuple élu de Dieu, enseigne ensuite, avec une certitude absolue, que Dieu avait Lui-même nommé le jour pour être "sanctifié pour Lui," - que ce jour était samedi, et que toute violation de ce commandement était punissable de mort.

 

"Vous observerez le Sabbat, car il sera pour vous une chose sainte. Celui qui le profanera, sera puni de mort ; celui qui fera quelque ouvrage ce jour-là, sera retranché du milieu de son peuple." Ex. 31:14.

 

Il est impossible d'imaginer une peine plus sévère que celle prononcée solennellement par Dieu Lui-même dans le texte ci-dessus, à l'encontre de tous ceux qui violent un commandement mentionné pas moins de 126 fois dans l'ancienne loi. Les dix commandements de l'Ancien Testament sont formellement gravés dans la mémoire de l'enfant du Chrétien biblique dès que possible, mais il n’y en a pas un des dix plus énergiquement familier, tant à l'école du dimanche qu’à la chaire, que celui de garder "saint" le jour du Sabbat.

 

Ayant obtenu avec une certitude absolue la volonté de Dieu en ce qui concerne le jour à sanctifier, à partir de Sa parole Sacrée, car il se reposa en ce jour, lequel jour nous est confirmé par la pratique de Son peuple élu depuis des milliers d'années, nous sommes naturellement amenés à demander quand et où Dieu a changé le jour pour Son adoration, car il est évident pour le monde entier qu’un changement de jour a eu lieu, et dans la mesure où aucune indication d’un tel changement ne peut être trouvé dans les pages de l'Ancien Testament, ni dans la pratique du peuple juif qui continue, depuis près de dix-neuf siècles de Christianisme, à obéir à l'ordre écrit, nous devons regarder vers l'exposant de la dispensation chrétienne : à savoir, le Nouveau Testament, pour trouver le commandement de Dieu annulant l'ancien Sabbat, samedi.

 

Nous abordons maintenant d’une période couvrant tout près de dix-neuf siècles, et continuons de rechercher si l'enseignant supplémentaire divin - le Nouveau Testament - contient un décret annulant le mandat de l'ancienne loi, et, en même temps, remplaçant un jour pour le Sabbat divinement institué par l'ancienne loi, à savoir samedi ; dans la mesure où samedi était le jour observé et ordonné à être observé par Dieu. L'autorité divine seule, sous la forme d'un décret d'annulation, pourrait abolir l'alliance du samedi, et un autre mandat divin, désignant par nom un autre jour à être gardé "saint", autre que le samedi, est également nécessaire pour satisfaire la conscience du croyant chrétien. La Bible est le seul enseignant reconnu par le Chrétien biblique, l'Ancien Testament ne signalant pas de changement de jour et un autre jour que le samedi étant gardé comme "saint" par le monde biblique ; il incombe sûrement au Chrétien réformé de souligner dans les pages du Nouveau Testament le nouveau décret divin abrogeant celui du samedi et son remplacement par celui du dimanche, observé par les Bibliques depuis l'aube de la Réforme.

 

En examinant le Nouveau Testament de bout en bout, de façon critique, nous trouvons le Sabbat mentionné 61 fois. Nous trouvons aussi que le Sauveur a toujours choisi le jour du Sabbat (samedi) pour enseigner dans les synagogues et accomplir des miracles. Les quatre Évangiles se réfèrent au Sabbat (samedi) 51 fois.

 

Dans un cas, le Rédempteur se réfère à Lui-même comme "le Seigneur du Sabbat", tel que mentionné par Matthieu et Luc, mais au cours de l'ensemble du récit de sa vie, il observe et utilise toujours le jour (samedi). Il n'a jamais fait allusion à un désir de le changer. Ses apôtres et amis personnels nous donnent un exemple frappant de leur observance scrupuleuse de celui-ci après Sa mort, et, tandis que Son corps était encore dans le tombeau, Luc (23:56) nous informe :

 

"et, s’en étant retournées, elles préparèrent des aromates et des parfums. Puis elles se reposèrent le jour du sabbat, selon la loi." "Mais le premier jour de la semaine, très tôt le matin, elles sont venues, portant les aromates qu'elles avaient préparés le soir du Vendredi Saint, parce que le Sabbat approchait." Verset 54.

 

Cette action de la part des amis personnels du Sauveur prouve sans contredit qu’après Sa mort ils ont gardé "saint" le samedi et ont considéré le dimanche comme n'importe quel autre jour de la semaine. Une chose peut-elle, par conséquent, être plus concluante que le fait que les apôtres et les saintes femmes ne connaissaient pas d’autre Sabbat que le samedi, jusqu'au jour de la mort du Christ ?

 

Nous abordons maintenant l'examen de cette question intéressante pour les trente années suivantes, tel que c’est raconté par l'évangéliste saint Luc, dans ses Actes des Apôtres. Sûrement un vestige de l'acte d'annulation peut être découvert dans la pratique des apôtres pendant cette longue période.

 

Mais hélas ! Nous sommes une fois de plus condamnés à la déception. Neuf fois trouvons-nous le Sabbat mentionné dans les Actes, mais il s'agit du samedi (l’ancien Sabbat). Si nos lecteurs souhaitent en avoir la preuve, nous les référons au chapitre et au verset dans chaque cas. Actes 13:14, 27, 42, 44. Une fois de plus, Actes 15:21, de nouveau, Actes 16:13 ; 17:2 ; 18:4.

 

"Et il (Paul) discourait dans la synagogue chaque Sabbat, et il persuadait des Juifs et des Grecs."

 

Voilà donc le jour du Sabbat (samedi) de la Genèse à l'Apocalypse !!! Ainsi, il est impossible de trouver dans le Nouveau Testament la moindre interférence par le Sauveur ou Ses apôtres avec le Sabbat original, mais au contraire, un acquiescement entier dans l'entente initiale ; que dis-je, un appui plénier par Lui, alors qu’il était vivant : et une participation active et inchangée dans l’observance de ce jour-là et pas un autre par les apôtres pendant trente ans après Sa mort, comme nous l’atteste abondamment les Actes des Apôtres.

 

D'où la conclusion inévitable : à savoir que de ceux qui suivent la Bible comme leur guide, les Israélites et les Adventistes du Septième Jour ont le poids exclusif de preuves de leur côté, tandis que le Protestant biblique n’a pas un mot pour se défendre d'avoir substitué le dimanche au samedi. Plus d'informations à venir.

 

(Extrait du magazine Catholic Mirror du 16 septembre 1893.)

Quand sa majesté satanique, qui était "un meurtrier dès le commencement" "et le père du mensonge", s'est engagée à ouvrir les yeux de notre première mère, Ève, en stimulant son ambition : "Vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal", son action ne fut que la première d'une longue série d'efforts plausibles et couronnés de succès déployés par la suite pour séduire des millions de ses enfants. Comme Ève, ils apprennent trop tard. Hélas! la valeur des incitations utilisées pour séduire ses enfants faibles de leur allégeance à Dieu. L’objet de cette discussion ne constitue pas non plus une exception aux tactiques habituelles de sa majesté noire.

 

Il y a plus de trois siècles, il a vraisemblablement représenté à un grand nombre de Chrétiens mécontents et ambitieux la brillante perspective de l'inauguration réussie d'un "nouveau départ", par l'abandon de l'Église instituée par le Fils de Dieu, comme leur maître, et l’adoption d'un nouvel enseignant la Bible seule comme leur nouveau véritable oracle.

 

La sagacité du malin avait prévu cependant le succès éclatant de cette manœuvre. Le résultat n'a pas déçu ses attentes les plus optimistes.

 

Un esprit audacieux et aventureux était seulement nécessaire pour mener l'expédition. Sa majesté satanique le trouva rapidement en la personne du moine apostat Luther, qui lui-même témoigne à plusieurs reprises, de la familiarité étroite qui existait entre son maître et lui-même, dans sa "Table Talk" et d'autres ouvrages publiés en 1558, à Wittenberg, sous l'inspection de Melanchthon. Ses colloques avec Satan à diverses occasions sont certifiés par Luther lui-même un témoin digne de toute crédibilité. Ce que l'agent du serpent tendait si bien à réaliser dans le jardin, l'agent de Luther l’a réalisé dans le monde chrétien.

 

"Donnez-leur un pilote pour leur flotte errante,

Audacieux dans son art, et instruit à la tromperie :

Dont la main aventureuse égarera leur gouvernail

Vers les rivages hostiles, les submergera dans la marée."

 

Comme le but que s'était fixé le malin dans son raid contre l'église du Christ était la destruction du Christianisme, nous sommes maintenant engagés à tamiser les moyens qu'il a adoptés pour assurer sa réussite. Jusqu'à présent, ils ont été jugés trompeurs, auto-contradictoires, et fallacieux. Nous allons maintenant procéder à l'examen plus approfondi de cette imposture.

 

Après avoir prouvé de manière démonstrative que le Rédempteur, en aucun cas, n’avait, au cours de la période de sa vie, dévié de la fidèle observance du Sabbat (samedi), mentionné par les quatre évangélistes 51 fois, bien qu’Il se soit Lui-même désigné "Seigneur du Sabbat", Il n'a jamais, même une seule fois, par ses paroles ou ses actes, fait allusion à un désir de sa part de changer le jour par la substitution d'un autre et après avoir attiré une attention particulière à la conduite des apôtres et des saintes femmes, le soir même de Sa mort, se procurant au préalable des épices et des onguents à être utilisés pour l'embaumement de Son corps le matin après le Sabbat (samedi) comme saint Luc nous informe si clairement (Luc 24:1), plaçant ainsi hors de tout doute l'action et la volonté divines du fils de Dieu pendant sa vie en observant le Sabbat fermement, et après avoir attiré l'attention sur l'action de Ses représentants vivants après Sa mort, tel que prouvé par saint Luc, après avoir également présenté à nos lecteurs le fait incontestable que les apôtres, pendant les trente années suivantes (Actes), n'ont jamais dévié de la pratique de leur divin Maître dans ce cas particulier, comme saint Luc (Actes 18:1) nous assure :

 

"Et il [Paul] discourait dans les synagogues chaque Sabbat (samedi), et il persuadait des Juifs et des Grecs."

 

Le païens convertis ont été, comme nous le voyons dans le texte, également instruits avec les Juifs, d’observer le samedi, après avoir été convertis au Christianisme ce jour-là, "les Juifs et les Grecs" collectivement.

 

Après avoir également attiré l'attention sur les textes des Actes portant sur l'utilisation exclusive du Sabbat par les Juifs et les Chrétiens pendant trente ans après la mort du Sauveur, comme le seul jour de la semaine observé par Christ et Ses apôtres, dont la période épuise le récit inspiré, nous allons maintenant compléter nos preuves que le Sabbat (samedi) jouissait de ce privilège exclusif, en attirant l'attention sur tous les cas où le récit sacré se réfère au premier jour de la semaine.

 

La première référence à dimanche après la résurrection du Christ se trouve dans l'évangile de saint Luc, chapitre 24, versets 33-40, et saint Jean 20:19.

 

Les textes ci-dessus se réfèrent à la seule motivation de ce rassemblement de la part des apôtres. Il a eu lieu le jour de la résurrection (dimanche de Pâques), non dans le but d'inaugurer "le nouveau départ" par rapport à l'ancien Sabbat (samedi) en gardant "saint" le nouveau jour, car il n'y a aucune allusion à la prière, à l'exhortation ou à la lecture des Écritures, mais il indique la démoralisation totale des apôtres en informant l'humanité qu'ils étaient regroupés dans cette pièce à Jérusalem "par crainte des Juifs", comme saint Jean, cité ci-dessus, nous informe clairement.

 

La deuxième référence au dimanche se trouve dans l'Évangile de saint Jean, chapitre 20, versets 26 à 29 :

 

"Huit jours après, les disciples étaient de nouveau à l'intérieur et Thomas avec eux."

 

Le Rédempteur ressuscité a profité Lui-même de cette réunion de tous les apôtres pour confondre l'incrédulité de Thomas qui avait été absent de la réunion le soir du dimanche de Pâques. Cela aurait fourni une occasion en or pour le Rédempteur de changer le jour en présence de tous Ses apôtres, mais nous constatons le simple fait qu’à cette occasion, comme le jour de Pâques, il n'est fait aucune mention de prière, de louange, ou de lecture des Écritures.

 

Le troisième cas rapporté, où les apôtres étaient réunis le dimanche, se trouve dans Actes 2:1 :

 

"Les apôtres étaient tous d’un commun accord dans un même lieu." (Fête de la Pentecôte - dimanche)

 

Ce texte donnera-t-il à nos frères Chrétiens bibliques un vestige d'espoir que dimanche remplace finalement samedi ? Car, lorsque nous les informons que les Juifs avaient observé ce dimanche pendant 1500 ans et l’avaient observé pendant dix-huit siècles après l'établissement du Christianisme, tout en observant le Sabbat hebdomadaire, ce texte n'apporte ni consolation ni réconfort. La Pentecôte est le cinquantième jour après la Pâque, qui était appelé le Sabbat des semaines se composant de sept fois sept jours et le jour après la fin du septième jour de Sabbat hebdomadaire c'était le jour principal du festival entier, nécessairement dimanche. Quel Israélite ne compatirait pas à la cause qui chercherait à découvrir l'origine de l’observance de la première journée de la semaine dans son festival de la Pentecôte, qui a été observé par lui chaque année pendant plus de 3000 ans ? Qui d'autre que les Chrétiens bibliques, acculés au pied du mur pour trouver un prétexte pour justifier leur profanation sacrilège du Sabbat, toujours observé par Christ et Ses apôtres, aurait eu recours à la fête juive de la Pentecôte pour son acte de rébellion contre son Dieu et son enseignant, la Bible ?

 

Une fois de plus, les apologistes bibliques pour le changement de jour attirent notre attention sur les Actes, chapitre 20, versets 6 et 7 :

 

"Et le premier jour de la semaine, quand les disciples se sont réunis pour rompre le pain." etc.

 

Selon toutes les apparences, le texte ci-dessus devrait fournir une certaine consolation à nos amis bibliques mécontents, mais étant donné que nous sommes des Marplot [des trouble-fêtes], nous ne pouvons pas leur permettre même cette miette de consolation. Nous répondons par l'axiome : "Quod probat nimis, probat nihil"--- "Qui prouve trop, ne prouve rien." Attirons l'attention sur le même passage, Actes 2:46 :

 

"Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons," etc.

 

Qui ne voit pas d’un seul regard que le texte produit pour prouver la prérogative exclusive du dimanche disparaît dans les airs - un ignis fatuus (un feu follet) - lorsqu'il est placé en juxtaposition avec le verset 46 du même chapitre ? Ce que prétend le Chrétien biblique par ce texte pour dimanche seulement, la même autorité, saint Luc, nous informe que c’était commun à tous les jours de la semaine :

 

"Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons,"

 

Un autre texte se présente, semblant pencher en faveur du remplacement du samedi par le dimanche. Il est tiré de saint Paul, I Cor. 16:1,2 :

 

"Pour ce qui concerne la collecte en faveur des saints," "Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu’il pourra," etc.

 

En supposant que la demande de saint Paul avait été rigoureusement exécutée, attirons l'attention sur ce qui avait été fait chaque samedi pendant la vie du Sauveur et s’est poursuivi pendant trente ans après, comme le livre des Actes nous informe.

 

Les disciples du Maître se rencontraient "chaque Sabbat" pour entendre la parole de Dieu, les Écritures étaient lues "chaque jour de Sabbat."

 

"Et Paul, selon sa coutume discourait dans la synagogue chaque Sabbat, en interposant le nom du Seigneur Jésus," etc. Actes 18:4.

 

Quelle conclusion plus absurde que de supposer que la lecture des Écritures, la prière, l'exhortation et la prédication, qui formaient les tâches de routine de tous les samedis, comme cela a été abondamment prouvé, ont été négligées par une demande de faire une collecte un autre jour de la semaine !

 

Afin d'apprécier pleinement la valeur du texte que nous examinons actuellement, il est seulement nécessaire de rappeler l'action des apôtres et des saintes femmes le Vendredi Saint, avant le coucher du soleil. Ils ont acheté les aromates et des onguents, après qu'il a été descendu de la croix ; ils ont suspendu toute action jusqu'à ce que le Sabbat "consacré au Seigneur" ait passé, puis ont pris des mesures dimanche matin pour terminer le processus de l'embaumement du corps sacré de Jésus. Pourquoi, peut-on demander, n'ont-ils pas procédé à compléter le travail de l'embaumement, le samedi ? Parce qu'ils savaient bien que l'embaumement du corps sacré de leur Maître allait interférer avec l'observance stricte du Sabbat, dont l’observance était capitale et jusqu'à ce qu'il puisse être démontré que le jour du Sabbat précédant immédiatement le dimanche de notre texte n'a pas été observé (ce qui serait faux, dans la mesure où chaque Sabbat avait été observé), la demande de saint Paul de faire la collecte le dimanche reste à être classée avec le travail de l'embaumement du corps du Christ, qui n'a pas pu être effectué le jour du Sabbat, et a donc été reportée au prochain jour opportun : à savoir dimanche, ou le premier jour de la semaine.

 

Ayant disposé de tous les textes qui se trouvent dans le Nouveau Testament se référant au Sabbat (samedi), et au premier jour de la semaine (dimanche), et ayant démontré de façon concluante à partir de ces textes, qu'il n'y a jusqu'à présent pas le moindre prétexte dans le Volume Sacré pour remplacer le samedi par le dimanche dans la Bible, il ne nous reste qu’à étudier la signification de l’expression "Jour du Seigneur", qui se trouve dans le Nouveau Testament, que nous proposons de faire dans notre prochain article, et à conclure avec des remarques pertinentes sur les incongruités d'un système de religion qui nous est révélé être indéfendable, contradictoire en soi, et suicidaire.

 

(Extrait du magazine Catholic Mirror du 23 septembre 1893.)

"S’appuyant sur des béquilles de taille inégale.

Une jambe soutenue par la vérité, l'autre par les mensonges,

Ainsi, on avance vers le but d’un pas maladroit,

Sans autre certitude que celle de perdre la course."

 

Dans le présent article, nous proposons d'étudier attentivement un nouveau (et dernier) type de preuve supposé convaincre le Chrétien biblique que Dieu avait substitué dimanche au samedi pour Son adoration dans la nouvelle loi, et que la volonté divine se trouve consignée par le Saint-Esprit dans les écrits apostoliques.

 

Nous sommes informés que ce changement radical a trouvé son expression, encore et encore, dans une série de textes dans lesquels se trouve l'expression, "le jour du Seigneur".

 

La catégorie de textes dans le Nouveau Testament, sous le titre "Sabbat", se chiffrant à 61 dans les Évangiles, les Actes et les Épîtres, et la seconde catégorie, dans laquelle "le premier jour de la semaine", ou dimanche, après avoir été examiné de façon critique (la dernière catégorie se chiffre à neuf [huit]), et ayant constaté qu'elle ne fournissait pas le moindre indice d'un changement de volonté de la part de Dieu quant à Son jour d’adoration par l'homme, nous allons maintenant examiner la troisième et dernière classe de textes invoqués pour sauver le système biblique de la mise en accusation de chercher à faire accepter au monde, au nom de Dieu, un décret pour lequel il n'existe pas la justification ou autorité provenant de leur enseignant, la Bible.

 

Le premier texte de cette catégorie se trouve dans les Actes des Apôtres 2:20 :

 

"Le soleil se changera en ténèbres, et la lune en sang, avant l’arrivée du jour du Seigneur, de ce jour grand et glorieux."

 

Combien de dimanches se sont écoulés depuis que cette prophétie a été prononcée ? Voilà pour cet effort de détourner le sens du texte sacré du jour du jugement vers le dimanche !

 

Le deuxième texte de cette catégorie se trouve dans I Cor. 1:8 :

 

"Il vous affermira aussi jusqu’à la fin, pour que vous soyez irréprochables au jour de notre Seigneur Jésus-Christ."

 

Quel simple d’esprit ne voit pas que l'apôtre ici indique clairement le jour du jugement ? Le texte suivant de cette catégorie se trouve dans la même épître, au chapitre 5, verset 5 :

 

"qu’un tel homme soit livré à Satan pour la destruction de la chair, afin que l’esprit soit sauvé au jour du Seigneur Jésus."

 

Le Corinthien incestueux a été, bien sûr, sauvé le dimanche qui suit immédiatement ! Quelle échappatoire pitoyable ! Le quatrième texte, 2 Cor. 1:13,14 :

 

"Et j'espère que vous le reconnaîtrez jusqu'à la fin, de même que vous serez aussi la nôtre au jour du Seigneur Jésus."

 

Dimanche ou le jour du jugement : lequel ? Le cinquième texte est tiré de l’épître de saint Paul aux Philippiens, chapitre 1, verset 6 :

 

"Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ."

 

Les bonnes gens de Philippes, en atteignant la perfection le dimanche suivant, pouvaient se permettre de rire de nos transports rapides modernes !

 

Nous nous permettons de vous présenter notre sixième texte de la catégorie ; à savoir Philippiens, chapitre premier, dixième verset :

 

"afin que vous soyez purs et irréprochables pour le jour de Christ,"

 

Ce jour-là était le dimanche suivant, en vérité ! pas si longtemps à attendre, après tout. Le septième texte, 2 Pierre 3:10 :

 

"Mais le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit."

 

L'application de ce texte au dimanche dépasse les limites de l'absurde.

 

Le huitième texte, 2 Pierre 3:12 :

 

"tandis que vous attendez et hâtez l’avènement du jour de Dieu, à cause duquel les cieux enflammés se dissoudront" etc.

 

Ce jour du Seigneur est le même mentionné dans le texte précédent, l'application des deux au dimanche prochain aurait privé le monde chrétien de sommeil la nuit du samedi suivant.

 

Nous avons présenté à nos lecteurs huit des neuf textes invoqués pour soutenir par le texte de l'Écriture l'effort sacrilège de faire passer le "jour du Seigneur" pour le dimanche, et avec quel résultat ? Chacun fournit une preuve prima facie du dernier jour, en s’y référant directement, absolument, et sans équivoque.

 

Le neuvième texte dans lequel nous rencontrons l'expression "jour du Seigneur", est le dernier que l’on trouve dans les écrits apostoliques. L'Apocalypse, ou Révélation, chapitre 1:10, le fournit dans les termes suivants de saint Jean :

 

"Je fus ravi en esprit au jour du Seigneur,"

 

mais cela ne réconfortera pas davantage nos amis bibliques que ses prédécesseurs de la même série. Saint Jean a-t-il utilisé l'expression précédemment dans son Évangile ou ses Épîtres ? -- Emphatiquement, Non. A-t-il eu l'occasion de se référer au dimanche jusque-là ? -- Oui, deux fois. Comment a-t-il désigné dimanche lors de ces occasions ? Il a appelé le dimanche de Pâques (Jean 20:1) "Le premier jour de la semaine."

 

Encore une fois, au chapitre vingt, verset dix-neuf :

 

"Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine,"

 

De toute évidence, bien qu’inspiré, tant dans son évangile que ses Épîtres, il a appelé dimanche "le premier jour de la semaine." Sur quelles bases alors, peut-on supposer qu'il a laissé tomber cette désignation ? Était-il plus inspiré quand il a écrit l'apocalypse, ou a-t-il adopté un nouveau titre pour dimanche parce que c’était maintenant en vogue ?

 

Une réponse à ces questions serait surérogatoire, en particulier à la dernière, voyant que la même expression a été utilisée huit fois déjà par saint Luc, saint Paul et saint Pierre, le tout sous l'inspiration divine, et sûrement l’esprit Saint n’inspirerait pas saint Jean d’appeler dimanche le jour du Seigneur alors qu’Il a inspiré saint Luc, Paul et Pierre, collectivement, à intituler le jour du jugement "le jour du Seigneur." Les dialecticiens comptent parmi les motifs infaillibles de certitude, le motif moral de l'analogie ou de l’induction, par lequel nous sommes en mesure de conclure avec certitude à partir du connu à l'inconnu étant absolument certains de la signification d'une expression prononcée huit fois, nous concluons que la même expression ne peut avoir que le même sens lorsqu’elle est prononcée une neuvième fois, surtout quand on sait que lors des neuf reprises les expressions ont été inspirées par le Saint-Esprit.

 

Il n'y a pas non plus de raisons intrinsèques plus fortes pour prouver que ce texte, comme ses textes frères, contient le même sens. Saint Jean (Apoc. 1:10) dit :

 

"Je fus ravi en esprit au jour du Seigneur ;"

 

mais il nous fournit la clé de cette expression, au chapitre quatrième, versets premier et deuxième :

 

"Après cela, je regardai, et voici, une porte était ouverte dans le ciel." Une voix lui dit : "Monte ici, et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite."

 

Montons en esprit avec Jean. Où ? - à travers cette "porte dans le ciel", vers le ciel. Et que verrons-nous ? - "Les choses qui doivent arriver après cela," Chapitre quatre, premier verset. Il est monté au ciel en esprit. Il a été ordonné d'écrire, dans son intégralité, sa vision de ce qui doit se produire avant et pendant "le jour du Seigneur", ou le jour du jugement, l'expression "jour du Seigneur" étant réservée dans l'Écriture pour le jour du jugement, exclusivement.

 

Nous avons soigneusement et avec précision recueilli dans le Nouveau Testament toutes les preuves disponibles qui pourraient être invoquées en faveur d'une loi annulant le jour du Sabbat de l'ancienne loi, ou remplaçant celui-ci par un autre jour pour la dispensation chrétienne. Nous avons pris soin de faire la distinction ci-dessus, de peur qu’on puisse avancer que le troisième commandement (dans l'énumération catholique le commandement du Sabbat est le troisième des commandements) ait été abrogé par la nouvelle loi. Une telle argumentation a été rejetée par la décision des évêques méthodistes épiscopaliens dans leur lettre pastorale de 1874, et citée par le New York Herald à la même date, dont la teneur est la suivante : "Le Sabbat institué au commencement et confirmé à maintes reprises par Moïse et les prophètes n'a jamais été abrogé. Une partie de la loi morale, et non pas une partie ou un iota de sa sainteté, a été enlevée." La déclaration officielle ci-dessus a engagé cette grande communauté de Chrétiens bibliques à respecter la permanence du troisième commandement en vertu de la nouvelle loi.

 

Nous demandons à nouveau à nos lecteurs de porter une attention particulière au vingtième "des 39 articles de religion" du Livre de Prière Commune : "Il n'est pas permis à l'église d'ordonner quoi que ce soit qui soit contraire à la parole écrite de Dieu"

 

CONCLUSION

Dans cette série d'articles, nous nous sommes donné beaucoup de mal pour instruire nos lecteurs afin de les préparer en leur présentant un certain nombre de faits indéniables trouvés dans la parole de Dieu pour arriver à une conclusion absolument irréfutable. Lorsque le système biblique a fait son apparition au XVIème siècle, il a non seulement saisi les biens temporels de l'Église, mais dans sa croisade vandaliste a dépouillé le Christianisme, dans la mesure où il le pouvait, de tous les sacrements institués par son Fondateur, du saint sacrifice, etc., etc., tout en ne conservant rien d'autre que la Bible, que ses représentants ont prononcé comme leur enseignant unique en matière de doctrine et de morale chrétiennes.

 

Au premier rang de leurs articles de foi se trouvait, et se trouve encore aujourd'hui, la nécessité permanente de sanctifier le Sabbat. En fait, il a été pendant les 300 dernières années, le seul article de la foi chrétienne qui fasse l'objet d'un consensus plénier parmi les représentants bibliques. L’observance du Sabbat constitue la somme et la substance de la théorie biblique. Les chaires retentissent toutes les semaines avec des tirades incessantes contre la manière laxiste d’observer le Sabbat dans les pays catholiques, par contraste avec la bonne mode chrétienne et suffisante d’observer le jour dans les pays bibliques. Qui pourra jamais oublier l'indignation vertueuse manifestée par les prédicateurs bibliques à travers tout notre pays, depuis toutes les chaires protestantes aussi longtemps que la question de l'ouverture de l'Exposition mondiale le dimanche était encore indécise, et qui ne sait pas aujourd'hui, qu’une secte, à l'occasion de sa sainte indignation face à cette décision, n'a jamais ouvert les kiosques qui contenaient ses articles à l'Exposition universelle ?

 

Ces Chrétiens superlativement bons et onctueux, en étudiant attentivement leur bible, peuvent trouver leur contrepartie dans une certaine classe de bonnes personnes maladroites dans les jours du Rédempteur, qui Le hantait jour et nuit, affligées outre mesure, et scandalisées au-delà de l'abstention, parce qu'Il n'a pas observé le Sabbat d’une manière aussi excessivement conservatrice qu’eux.

 

Ils Le haïssaient parce qu'il faisait preuve de bon sens à l'égard de ce jour, et Il n'a trouvé aucune épithète assez expressive pour exprimer Son mépris suprême pour leur orgueil pharisaïque. Et il est très probable que l'esprit divin n'ait pas modifié ses vues aujourd'hui à l’égard de la flagrante clameur de leurs partisans et sympathisants à la fin de ce XIXème siècle. Mais quand on ajoute à tout cela le fait que, tandis que les Pharisiens d'autrefois observaient le vrai Sabbat, nos Pharisiens modernes, comptant sur la crédulité et la simplicité de leurs dupes, n'ont jamais une fois dans leur vie observé le vrai Sabbat que leur divin Maître a observé jusqu’au jour de Sa mort et que les apôtres ont observé, selon Son exemple, pendant trente ans après cela, selon le Récit Sacré, la contradiction la plus flagrante impliquant un rejet sacrilège délibéré d'un précepte des plus positifs nous est présentée aujourd'hui dans l'action du monde du Chrétien biblique. La Bible et le Sabbat constituent la devise du Protestantisme ; mais nous avons démontré que c'est la Bible qui s’oppose à leur Sabbat. Nous avons montré qu'il n'y a jamais eu de plus grande contradiction que leur théorie et leur pratique. Nous avons prouvé que ni leurs ancêtres bibliques ni eux-mêmes n’ont jamais observé un seul jour de Sabbat dans leur vie.

 

Les Israélites et les Adventistes du Septième Jour sont les témoins de leur profanation hebdomadaire du jour fixé par Dieu de façon répétée, et tandis qu'ils ont ignoré et condamné leur enseignant, la Bible, ils ont adopté un jour observé par l'Église catholique. Quel Protestant peut, après avoir pris connaissance de ces articles, en toute bonne conscience, continuer à désobéir au commandement de Dieu enjoignant d’observer le samedi, commandement que son enseignant, la Bible, de la Genèse à l'Apocalypse, consigne comme la volonté de Dieu ?

 

L'histoire du monde ne peut présenter un exemple plus stupide et auto-abrutissant de renonciation à un principe que celui-ci. L'enseignant demande avec insistance à chaque page que la loi du Sabbat soit observée chaque semaine, par tous le reconnaissant comme "l’enseignant infaillible", tandis que les disciples de cet enseignant n'ont pas une seule fois en plus de trois cents ans observé le précepte divin ! Cette foule immense de Chrétiens bibliques, les Méthodistes, a déclaré que le Sabbat n'a jamais été abrogé, tandis que les adeptes de l'Église d'Angleterre, ainsi que sa fille, l'Église épiscopale des États-Unis, sont tenus par le vingtième article de religion, déjà cité, à l'ordonnance selon laquelle l'Église ne peut légalement ordonner quoi que ce soit "contraire à la parole écrite de Dieu." La parole écrite de Dieu enjoint que Son adoration soit observée absolument le samedi, à plusieurs reprises, et le plus énergiquement, avec une menace de mort très positive pour celui qui désobéit. Toutes les sectes bibliques occupent la même position auto-abrutissante qu’aucune explication ne peut modifier, et encore moins justifier.

 

Comme les paroles de l'Esprit Saint s'appliquent bien à cette situation déplorable ! "Iniquitas mentita est sibi" - "L'iniquité s’est menti à elle-même." Proposer de suivre la Bible seule comme un enseignant, mais à la face du monde, l'unique enseignant est ignominieusement repoussé, et l'enseignement et la pratique de l'Église catholique - "la mère des abominations", quand cela convient à leur but de la désigner – sont adoptés, malgré les menaces les plus terribles prononcées par Dieu Lui-même contre ceux qui désobéissent au commandement, "Souviens-toi de sanctifier le jour du Sabbat."

 

Avant de clore cette série d'articles, nous demandons à nos lecteurs que leur attention soit portée une fois de plus à notre sous-titre, servant à l'introduction de chacun d’entre eux ; à savoir 1. La progéniture véritable de l'union de l'Esprit Saint et de l'Église Catholique, son épouse. 2. Les revendications du Protestantisme à cet égard se sont révélées sans fondement, contradictoires et suicidaires.  

 

La première proposition ne nécessite guère de preuve. L'Église catholique pendant plus de mille ans avant l'existence d'un Protestant, en vertu de sa mission divine, a changé le jour du samedi au dimanche. Nous disons, en vertu de sa mission divine, parce que Celui qui s'est appelé le "Seigneur du Sabbat", lui a accordé Sa propre puissance d’enseigner, "Celui qui vous écoute, m'écoute ;" il a commandé à tous ceux qui croient en Lui de l’écouter, sous peine d'être placés avec les "païens et publicains ;" et il a promis d'être avec elle jusqu'à la fin du monde. Elle tient de lui sa charte d’enseignant - une charte aussi infaillible que perpétuelle. Le monde protestant, à sa naissance, a trouvé le Sabbat Chrétien trop fortement ancré pour aller à l'encontre de son existence, il a par conséquent été contraint de consentir à cet arrangement, ce qui implique le droit de l'Église de changer le jour, pendant plus de trois cents ans. Le Sabbat Chrétien est donc, à ce jour, le rejeton reconnu de l'Église catholique en tant qu’épouse du Saint-Esprit, sans aucune protestation du monde protestant.

 

Cependant, jetons maintenant un coup d'œil à notre deuxième proposition, en nous appuyant uniquement sur la Bible, qui interdit le plus catégoriquement tout changement dans le jour pour des raisons capitales. Le commandement appelle à une "alliance perpétuelle." Le jour commandé à être observé par l'enseignant n'a pas une seule fois été observé. Développant ainsi une apostasie d'un principe théoriquement fixe, aussi contradictoire en soi, auto-abrutissant, et par conséquent suicidaire que le langage puisse l’exprimer.

 

Les limites de la démoralisation ne sont pas non plus encore atteintes. Loin de là. Leur prétexte pour quitter le giron de l'Église catholique était l'apostasie de la vérité telle qu'elle est enseignée dans la parole écrite. Ils ont adopté la parole écrite comme leur enseignant unique, mais ils l'ont rapidement abandonnée, comme ces articles l'ont abondamment prouvé, et par une perversité aussi volontaire qu’erronée, ils acceptent l'enseignement de l'Église catholique en opposition directe avec l'enseignement clair, immuable et constant de leur enseignant unique dans la doctrine la plus essentielle de leur religion, soulignant ainsi la situation dans ce qui pourrait justement être désigné "une moquerie, une illusion, et un piège."

 

[Note de l'éditeur : C’est précisément sur ce point que la Réforme a été condamnée par le Concile de Trente. Les Réformateurs avaient constamment chargé, comme ici déclaré, l'Église catholique d’avoir apostasié de la vérité telle que contenue dans la parole écrite. "La parole écrite", "La Bible et la Bible seule", "Ainsi parle le Seigneur," ce sont leurs mots d'ordre constants, et "L'Écriture, telle qu’elle est contenue dans la parole écrite, la seule norme d'appel." Ce fut la plate-forme proclamée de la Réforme et du Protestantisme. "L'Écriture et la tradition." "La Bible telle qu'elle est interprétée par l'Église et selon le consentement unanime des pères." Telles étaient la position et la revendication de l'Église catholique. Telle était la question principale du Concile de Trente, qui a été convoqué en particulier pour examiner les questions qui avaient été soulevées et imposées à l'attention de l'Europe par les Réformateurs. La toute première question concernant la foi qui a été examinée par le concile était la question en litige dans cette publication. Il y avait même un parti fort de Catholiques au sein du concile qui étaient en faveur de l'abandon de la tradition et de l'adoption des Écritures seules comme norme d'autorité. Ce point de vue a été défendu avec tant de détermination dans les débats au sein du concile que les légats du pape lui ont effectivement écrit qu'il y avait "une tendance forte de mettre de côté la tradition entièrement et de faire de l'Écriture la seule norme d'appel." Mais faire cela signifiait manifestement de contribuer substantiellement à justifier la revendication des Protestants. Cette crise a conduit la partie ultra-catholique du concile à se donner pour tâche de convaincre les autres que "l'Écriture et la tradition" étaient le seul motif sûr sur lequel se tenir. Si cela pouvait se faire, le concile pourrait être amené à publier un décret condamnant la Réforme, pas autrement. La question a été débattue jour après jour, jusqu'à ce que le concile se trouve dans une impasse. Enfin, après un long et intense effort mental, l'archevêque de Reggio se présenta devant le concile avec l'argument suivant à l’intention du parti qui soutenait l’Écriture seule :

 

"Les Protestants prétendent s’appuyer sur la parole écrite seulement. Ils font profession de retenir les Écritures comme la seule norme de la foi. Ils justifient leur révolte par l'argument selon lequel l'Église a apostasié la parole écrite et suit la tradition. Maintenant la demande des Protestants à l’effet qu'ils s’appuient sur la parole écrite n'est pas vraie. Leur profession de considérer les Écritures seules comme la norme de la foi est fausse. PREUVE : La parole écrite enjoint explicitement l’observance du septième jour comme le Sabbat. Ils n’observent pas le septième jour, mais le rejettent. S'ils soutiennent vraiment l'Écriture seule comme leur norme, ils observeraient le septième jour comme il est ordonné partout dans l'Écriture. Pourtant, ils ne font pas que rejeter l'observance du Sabbat prescrite dans la parole écrite, ils ont en plus adopté et pratiquent en effet l'observance du dimanche, pour laquelle ils n'ont que la tradition de l'Église. En conséquence, la revendication de "l'Écriture seule comme la norme" échoue et la doctrine de "l'Écriture et la tradition" sont essentielles, est pleinement établie, les Protestants eux-mêmes étant juges".

 

Il n'y avait pas moyen de contourner cela, car la propre déclaration de foi des Protestants – la Confession d'Augsbourg 1530 – avait clairement admis que "l'observance du jour du Seigneur" avait été désignée par "l'Église" seulement.

 

L'argument a été salué au concile comme de l'Inspiration seulement, le parti favorable à "l'Écriture seule" céda, et le concile a unanimement condamné le Protestantisme et l'ensemble de la Réforme comme une simple révolte injustifiée contre la communion et l'autorité de l'Église catholique, et a procédé le 8 avril 1546 "à la promulgation de deux décrets, dont le premier décrète, sous peine d’anathème, que l'Écriture et la tradition doivent être reçues et vénérées pareillement, et que les livres deutérocanoniques {les apocryphes} font partie du canon de l'Écriture. Le second décret déclare la Vulgate comme étant la seule version latine authentique et standard, et lui donne une telle autorité de manière à remplacer les textes originaux ; il interdit l'interprétation de l'Écriture contraire au sens reçu par l'Église, "ou même contraire au consentement unanime des Pères", etc.

 

Ainsi, ce fut le manque de cohérence de la pratique protestante avec la profession protestante qui a donné à l'Église catholique son motif longtemps recherché et tant désiré pour condamner le Protestantisme et l'ensemble du mouvement de la Réforme, comme seulement une rébellion égoïstement ambitieuse contre l'autorité de l’église. Et dans cette controverse essentielle, l'expression clé, première et culminante de l'incompatibilité protestante résidait dans le rejet du Sabbat du Seigneur, le septième jour, enjoint dans les Écritures et dans l'adoption et l’observance du dimanche, comme prescrit par l'Église catholique.

 

Et c'est aujourd'hui la position respective des parties dans cette controverse. Aujourd'hui, comme le montre ce document, c'est la question essentielle sur laquelle l'Église catholique accuse le Protestantisme, et sur laquelle elle condamne le cours du Protestantisme populaire comme étant "indéfendable, contradictoire en soi, et suicidaire," Que feront ces Protestants, que fera ce Protestantisme ?]

 

Si l'un des pasteurs révérends, qui sont habitués à hurler si bruyamment contre toute profanation, réelle ou supposée de cette fraude pieuse qu’est le Sabbat biblique, considère qu’il est bien d'entrer dans une protestation contre notre examen logique et biblique de leur animal de compagnie bâtard, nous pouvons leur promettre que toute tentative raisonnable de leur part de ramasser les morceaux épars de cet hybride et de lui rendre une existence galvanisée sera accueillie avec cordialité sincère et considération respectueuse de notre part.

 

Mais nous pouvons assurer à nos lecteurs que nous connaissons trop bien ces révérends hurleurs pour nous attendre à un seul aboiement solitaire de leur part dans ce cas. Et ils nous connaissent trop bien pour se soumettre à la mortification qu'une dissection approfondie de cette question antiscripturaire entraînerait nécessairement. Leur politique consiste maintenant à "faire profil bas" et ils ne manqueront pas de l'adopter.

 

Annexe I

Ces articles sont réimprimés et ce document est envoyé par les éditeurs, parce qu'il transmet, à partir d'une source indéniable et dans un ton sans ambiguïté, la dernière phase de la controverse sur l’observance du dimanche, qui est maintenant, et qui est en fait depuis un certain temps, non pas seulement une question nationale pour les principales nations, mais aussi une question internationale. Non pas que nous sommes heureux qu'il en soit ainsi ; nous voudrions qu'il en soit tout autrement. Nous voudrions que les Protestants partout dans le monde soient si cohérents dans leur profession de foi et leur pratique qu'il ne puisse y avoir aucune place possible pour que les relations entre eux et Rome prennent la forme qu'elles ont prise aujourd'hui.

 

Mais la situation en la matière est maintenant telle qu'elle est énoncée aux présentes. Il est impossible d'échapper à ce fait. Il incombe donc à l'Association internationale pour la liberté religieuse de faire connaître aussi largement que possible la vraie phase de cette grande question telle qu'elle se présente actuellement. Non pas parce que nous sommes heureux qu'il en soit ainsi, mais parce qu'il en est ainsi, que cela nous plaise ou non, à nous ou à quiconque.

 

Il est vrai que nous attendions depuis des années que cette question prenne précisément l'attitude qu'elle a prise aujourd'hui et qui est si clairement exposée dans cette brochure. Nous avons répété aux gens à maintes reprises, en particulier aux Protestants, et plus particulièrement encore à ceux qui prônaient les lois du dimanche et la reconnaissance et l'établissement juridique de dimanche par les États-Unis, qu'en poursuivant dans cette voie, ils faisaient directement le jeu de Rome et que, dès qu'ils auraient atteint leur but, ils seraient inévitablement appelés par Rome, qui détiendrait alors le pouvoir, à lui rendre des comptes quant aux raisons pour lesquelles le dimanche doit être observé. Nous l'avons dit aux gens pendant des années que cela arriverait sûrement. Et maintenant que c’est arrivé, il est de notre devoir de le faire connaître aussi largement que possible.

 

On pourrait se demander, “Pourquoi Rome ne s'est-elle pas manifestée aussi ouvertement auparavant ? Pourquoi a-t-elle attendu si longtemps ?” Ce n'était pas pour son intérêt de le faire avant. Quand elle devait agir, elle voulait le faire avec puissance, et elle n'avait pas encore cette puissance. Mais dans leurs efforts acharnés pour obtenir la reconnaissance du gouvernement national et l'établissement de dimanche, les Protestants des États-Unis ont fait plus pour elle qu'elle ne pouvait le faire elle-même pour obtenir le pouvoir gouvernemental. Elle le savait bien, et c'est pourquoi elle a attendu. Et maintenant que les Protestants, en alliance avec elle, ont accompli cette chose terrible, elle se lève immédiatement dans toute son arrogance naturelle et son vieil esprit, et invite les Protestants à lui répondre pour leur observance du dimanche. Cela aussi, elle le fait parce qu'elle est sûre du pouvoir que les Protestants ont aveuglément placé entre ses mains. En d'autres termes, elle va maintenant utiliser le pouvoir que les Protestants ont ainsi placé entre ses mains pour les détruire. Faut-il d'autres preuves que celles fournies à la page 21 de cette brochure pour démontrer que le magazine Catholic Mirror (c’est-à-dire le cardinal et l'Église catholique en Amérique) attendait cela ? Veuillez retourner à cette page et lire la citation tirée du New York Herald en 1874, et qui est maintenant présentée ainsi. Cela ne montre-t-il pas clairement que cette déclaration des évêques méthodistes est tout à fait d'actualité ? Et plus, les Protestants trouveront d'autres éléments de ce type qui ont été conservés, et qui seront encore utilisés d'une manière qui à la fois les surprendra et les confondra.

 

Ceci à présent est une controverse entre l'Église catholique et les Protestants. C'est à ce titre seulement que nous reproduisons ces éditoriaux du Catholic Mirror. Les points controversés sont des points qui sont revendiqués par les Protestants comme en leur faveur. L'argument est celui de l'Église catholique, la réponse incombe à ces Protestants qui observent le dimanche, pas à nous. Nous pouvons vraiment dire : "Ce n'est pas notre affaire."

 

S’ils ne répondent pas, elle considèrera leur silence comme un aveu que c’est juste et l'utilisera contre eux en conséquence. S'ils répondent, elle utilisera contre eux leurs propres mots et, si l'occasion l’exige, le pouvoir qu'ils ont mis entre ses mains. Ainsi, dans la mesure où elle est concernée, que les Protestants répondent ou non, cela revient au même. Et comment elle fixe les yeux sur eux, et l'esprit dans lequel elle se propose de traiter avec eux désormais se manifeste clairement dans le défi lancé dans le dernier paragraphe des articles réimprimés.

 

Il ne reste qu’un seul refuge pour les Protestants. C'est de prendre position clairement et complètement sur "la parole écrite uniquement", "la Bible et la Bible seule", et donc sur le Sabbat du Seigneur. Ainsi, ne reconnaissant aucune autre autorité que celle de Dieu, ne portant aucun autre signe que le Sien (Ézéchiel 20:12, 20), obéissant à Son commandement et protégés par Sa puissance, ils remporteront la victoire sur Rome et toutes ses alliances, et se tiendront sur la mer de verre, portant les harpes de Dieu, avec lesquelles leur triomphe sera célébré pour toujours. (Apocalypse 18 et 15:2-4).

 

Il n'est pas encore trop tard pour les Protestants de se racheter. Le feront-ils ? Resteront-ils fidèles à leur profession protestante ? Ou continueront-ils à occuper la position "indéfendable, contradictoire en soi, et suicidaire" qui consiste à se déclarer Protestants, tout en se tenant sur une base catholique, en recevant l’insulte catholique et en portant la condamnation catholique ? Prendront-ils vraiment la parole écrite seulement, l’Écriture seule, comme leur seule autorité et leur seule norme ? Ou continueront-ils à adhérer à la doctrine et à la pratique "indéfendables, contradictoires en soi, et suicidaires" consistant à suivre l'autorité de l'Église catholique et de porter le signe de son autorité ? Observeront-ils le Sabbat du Seigneur, le septième jour, selon les Écritures ? Ou garderont-ils le dimanche selon la tradition de l'Église catholique ?

 

Cher lecteur, que ferez-vous ?

 

Annexe II

Depuis la première édition de cette publication, l'article suivant a été publié dans un éditorial du Catholic Mirror du 23 décembre 1893 :

 

"L'engouement suscité par ces éditoriaux et leur réimpression par l'Association Internationale de la Liberté Religieuse, publiée à Chicago, sous le titre ‘Le Défi de Rome : Pourquoi les Protestants Observent-Ils le Dimanche ?’ et mis en vente à Chicago, New York, en Californie, au Tennessee, à Londres, en Australie, au Cap, en Afrique et en Ontario, au Canada, ainsi que la demande continue, ont incité le Miroir à leur donner une forme permanente et à répondre ainsi à la demande.

 

"Les pages de cette brochure dévoilent au lecteur une des contradictions les plus criantes imaginables qui existe entre la pratique et la théorie du monde protestant, et qui ne peut trouver aucune solution rationnelle, la théorie revendiquant la Bible seule comme enseignant, qui sans équivoque et le plus positivement commande que le samedi soit gardé "saint", alors que leur pratique prouve qu'ils ignorent totalement les exigences sans équivoques de leur enseignant, la Bible, et occupant la base catholique pendant trois siècles et demi, par l'abandon de leur théorie, ils se tiennent devant le monde d'aujourd'hui [comme] les représentants d'un système des plus indéfendables, contradictoires en soi, et suicidaires que l'on puisse imaginer.

 

"Nous avons estimé que nous ne pouvions pas mieux intéresser nos lecteurs qu’en produisant l’‘Annexe’, que l'Association internationale pour la liberté religieuse, une organisation ultra-protestante, a ajouté à la réédition de nos articles. La lecture de l'Annexe confirmera le fait que notre argumentation est irréfutable, et que se retirer du territoire catholique où ils trouvent revient soit à se retirer du territoire catholique où ils ont été tapis pendant trois siècles et demi, et à accepter leur propre enseignant, la Bible, en toute bonne foi, comme si clairement suggéré par l'auteur de l’‘Annexe’, à commencer immédiatement à observer le samedi, le jour prescrit par la Bible, de la Genèse à l'Apocalypse, soit à abandonner la Bible comme leur seul enseignant, à cesser d'être des squatteurs, et une contradiction vivante de leurs propres principes, et obtenir des lettres d'adoption en tant que citoyens du royaume de Christ sur la terre - Son Église - ne plus être victimes d'une autocontradiction illusoire et nécessaire.

 

"Les arguments contenus dans cette brochure sont solidement fondés sur la parole de Dieu, et ayant été étudiés de près avec la Bible à la main, ils ne laissent aucune échappatoire pour le Protestant consciencieux, si ce n’est l'abandon de l’adoration du dimanche et le retour au samedi, sous les ordres de leur enseignant, la Bible, ou, s’ils ne veulent pas abandonner la tradition de l'Église catholique qui enjoint l'observance du dimanche, et qu'ils ont accepté en opposition directe avec leur enseignant, la Bible, l'accepter de manière cohérente dans tous ses enseignements. La raison et le bon sens exigent l'acceptation de l'une ou l'autre de ces alternatives : soit le Protestantisme et sanctifier le samedi, soit la Catholicité et l'observance du dimanche. Le compromis est impossible."

 

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