Christian Churches of God

 

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Introduction au Mysticisme

(Édition 1.0 20040807-20040807)

 

Le présent document expose l'origine, les desseins et la portée des systèmes mystiques.

 

 

 

 

Christian Churches of God

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Introduction au Mysticisme [B7_i]

 

 


Vers la fin du Troisième Millénaire AEC (Avant l’Ère Courante), un système religieux fit son apparition en Chaldée sous le règne des souverains du territoire que nous connaissons maintenant comme l'Irak, au sein du bassin des fleuves Tigre et Euphrate, dans la cité de Babylone. Ce territoire, situé dans ce que l'on appelait la plaine de Schinear, constituait le centre du monde connu.

 

Le texte biblique détaille l'identité de ses habitants et désigne Nimrod comme leur dirigeant.

 

Un conflit religieux apparut alors au sein de la mythologie de l'époque, tant dans les deux grands centres que dans la région située entre les deux, connue sous le nom de Levant ou Canaan.

 

Les légendes de toutes les civilisations liées à cette région géographique font état d’un grand Déluge qui submergea la Terre, détruisant leurs civilisations et leurs populations respectives.

 

Parmi les survivants, il subsiste le récit d'une grande catastrophe ainsi que la dispersion des hommes en nations et en tribus, dont les langues différaient les unes des autres. La région fut nommée Babel, terme signifiant « confusion », en raison, selon les récits, de cette confusion des langues.

 

La religion qui se développa dans cette contrée fut combattue par un prêtre de Dieu nommé Sem, qui était le plus jeune des fils de Noé. Il officiait en tant que prêtre du Dieu Unique et Véritable. Les annales égyptiennes l’enregistrent en tant que dieu qui s'opposa à leurs propres divinités.

 

Le système religieux issu de Babylonie s’articulait autour d’un culte à mystères centré sur le personnage de Nimrod, ainsi que de la Déesse-Mère qui lui était associée sous le nom de Sémiramis. Elle était à la fois la mère et l'amante du dieu connu sous différents noms selon les cultures. Les Assyriens l'appelaient Dumuzi, tandis que la Bible l'appelle Tammuz. Il incarnait le dieu mourant des récits mythologiques, connu ailleurs sous les traits d’Attis chez les Phrygiens et les Romains, et d’Adonis chez les Grecs. Il fut associé à Mithra en Orient — puis ultérieurement au sein de l'armée romaine — ainsi qu’à Apollon Hyperboréen chez les Celtes. En Égypte, ce personnage apparut au sein du système de la triade composée d'Osiris, Isis et Horus. Dans le système romain primitif, cette triade se composait de Jupiter, Junon et Minerve.

 

Les fêtes de cette religion étaient centrées sur les événements liés aux expériences mythiques de ces entités. Il semble que ces mythes soient directement issus des faits entourant leur vie, ainsi que du cycle des saisons, que ces récits permettaient d'expliquer.

 

Il existait de nombreuses formes de cette religion, et ses divinités portèrent des noms multiples. De nos jours encore, on retrouve la célébration du fils-amant ressuscité à travers les festivités de Pâques (Easter en anglais). Le vocable anglo-saxon Easter est la déclinaison linguistique du nom de la Déesse-Mère Ishtar — correspondant à l'Astarté/Ashtoreth biblique — parèdre (consort) de Baal. Lors de ce rituel, le fils divinisé est mis à mort et descend dans les profondeurs de la terre, d'où la déesse le secourt pour le ramener à la vie. Tel est le canevas de la fête de Pâques, où la divinité meurt le vendredi pour ressusciter le dimanche. Les religions à mystères mettent en scène ce cycle de diverses manières, présentant toutes d'évidentes similitudes structurelles.

 

Certains érudits ont identifié, mis au jour et compris ce système ainsi que ses origines. Quelques-uns en ont expliqué le mécanisme, mais ils ont fait l'objet de virulentes critiques. Cette réprobation s'explique par le fait que la théologie des systèmes confessionnels modernes s’oppose à la cosmologie sous-jacente aux systèmes bibliques. Ces démonstrations en faveur du récit biblique, ne cadrent pas avec les agendas politiques des puissances mondiales actuelles. Par conséquent, la plus petite faille ou imperfection a servi de prétexte pour discréditer leurs recherches. C'est de cette manière que les contributions de Layard dans ses ouvrages, et plus particulièrement celles d'Hislop dans son ouvrage Les Deux Babylones, ont été purement et simplement écartées. Le texte biblique lui-même a été attaqué, des attaques le plus souvent perpétrées par des individus se targuant d’être des théologiens du système chrétien.

 

On peut néanmoins retracer l’origine des doctrines, qui peuvent être considérées comme s'étant diffusées depuis Babylone vers les différentes régions du globe où les populations du Proche-Orient ont migré et établi des systèmes.

 

À mesure que les hommes se répandaient sur la surface de la terre, ils importaient ce système. Les Aryens notamment, lors de leur migration vers le nord consécutive à la conquête de l'Inde, conservèrent le culte du Dieu-Soleil, de la Déesse-Mère et de leur structure triadique. Ils ont enraciné les festivals de Noël et de Easter/Pâques comme symboles calendaires de cette cosmologie. Ce système fut combattu par un petit nombre de personnes. Ces personnes étaient identifiées par leur attachement et stricte observance du culte de Celui qui est l’Unique et Véritable Dieu, et leur conflit religieux est consigné dans les pages de ce qui nous est parvenu sous le nom de la Bible.

 

Dans cet ouvrage, nous retraçons les origines, la structure et la propagation de ce système, à travers plusieurs volumes qui en expliquent chaque phase de diffusion, ainsi que les dogmes fondamentaux de ses croyances et de son calendrier.

 

Ce système n'est pas nouveau. Il est très ancien. Il s’agit d’une religion dotée d’une vision du monde et d’un système de croyances communs unifiés, qui s'est répandue partout à l’échelle planétaire.

 

La Bible l'identifie sous la formule : Mystère, Babylone la Grande, la Mère des Prostituées et des Abominations de la Terre (Apocalypse 17:5).

 

Ce système est si grand et si puissant qu'il est identifié comme le persécuteur des disciples de Jésus Christ. Elle est pourtant la femme qui détient le pouvoir et l'autorité sur les rois de la terre. Elle est donc perçue comme une structure religieuse représentée par une figure féminine, symbole d’un système religieux dans la théologie ancienne.

 

E.W. Bullinger, dans The Companion Bible, commente ainsi le texte d'Apocalypse 17:5 :

MYSTÈRE : Il convient de lire le verset ainsi : "Et sur son front (elle avait) un nom écrit, un symbole secret (musterion), BABYLONE LA GRANDE, la mère des prostituées et des abominations de la terre." Le nom de la femme est donc un signe secret ou un symbole secret de "cette grande ville" qu'elle personnifie (v. 18)

 

PROSTITUEES = les prostituées.

DE LA TERRE : Babylone est la source originelle de toute l'idolâtrie et de tous les systèmes de faux cultes. C'est le mystère d'iniquité (2Thess. 2:7) à l’œuvre et que l’on trouve dans toutes les grandes "religions" du monde. Toutes, de manière analogue, substituent un autre dieu au Dieu de la Bible — un dieu façonné de mains d'homme ou issu de l'imagination, mais un dieu créé dans les deux cas ; une religion fondée sur le mérite et l'effort humain. "La Réunification des Églises de la Chrétienté" et la "Société des Nations" constituent deux des signes les plus frappants des temps (note de bas de page du v. 5).

 

Ainsi, Bullinger, l’un des érudits de la Bible les plus respectés du Protestantisme, identifiait la Prostituée de Babylone à un système essentiellement chrétien aspirant à dominer le monde. L'Islam doit également suivre dans son sillage pour atteindre cet objectif.

 

Bullinger ne vécut pas assez longtemps pour assister à l’effondrement de la Société des Nations, ni à l'avènement subséquent de l'Organisation des Nations Unies après la Seconde Guerre mondiale.

 

Il avait toutefois compris que cet enchaînement d'événements s'inscrivait dans la phase culminante des systèmes mondiaux précédant le retour du Messie.

 

Les guerres à venir sont essentiellement de nature religieuse. La religion est instrumentalisée pour regrouper et fusionner les nations libres du monde en des structures étatiques contrôlables et asservies, de sorte que la planète devienne un appareil contrôlé, gouverné par une classe élitaire restreinte. C’est à cette fin précise que ledit système religieux est actuellement réorganisé.

 

Bullinger précise que le terme "abominations" employé dans ce passage (Apocalypse 17:4-5) vient du grec "bdelugma" lequel était usité dans la Septante pour désigner une idole (2Rois 23:13, etc.) et, au pluriel, l'idolâtrie (Deutéronome 18:9). Ces éléments sont qualifiés d’"abominations" en raison des pratiques de souillure inhérentes à ce culte (note de bas de page vers le v. 4).

 

Concernant ces termes, il précise : "Et les souillures = possédant les choses impures ; selon les textes" (note de bas de page vers le v. 4).

 

Ce système n'était pas obscur. Sa compréhension était répandue à travers le globe et s’avérait aisément identifiable.

 

Le présent ouvrage, intitulé Mysticism (Le Mysticisme), expose de manière chronologique comment le système s'est propagé, la façon dont il a influencé les diverses structures et systèmes établis au cours de son expansion, et comment il a généré une théologie parfaitement identifiable et singulière.

 

Nous verrons comment il s’est répandu vers l'Est, atteignant l’Inde dès ses civilisations les plus anciennes, pour s’épanouir pleinement sous une forme achevée lors des conquêtes aryennes. Il s’étend parallèlement vers le Nord et l'Ouest en direction de l'Europe, ainsi que vers le sud, touchant l’Égypte et le continent africain. Sa propagation à travers le continent asiatique a altéré de nombreux systèmes religieux. Sa configuration formelle, sous l'aspect du mysticisme, constitue le vecteur privilégié de sa diffusion par lequel il s'implante universellement.

 

Son but ultime est de soustraire l'individu à l'obéissance due à l’Unique Véritable Dieu, afin d’instaurer et d’enraciner un système qui aspire à l'immortalité par le postulat de l'existence d'une âme intrinsèque. Il cherche à purifier cette âme des limitations qui lui sont imposées par la chute depuis les sphères célestes.

 

Il cherche ainsi à restaurer l’être par lui-même au ciel et à accéder à l'immortalité selon ses propres conditions, sans obéissance à Dieu, ni par Sa grâce, tel que c’est révélé dans les pages de la Bible.

 

Ce système conduira le monde au bord de l’anéantissement.

 

 

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