Christian Churches of God
No. 086
La Foi et les Œuvres
(Édition
2.0 19950701-20000327)
Ce document explique la
relation entre la Foi et les Œuvres. Il met en lumière l’exigence et la
nécessité de se repentir des œuvres mortes. Selon les apôtres, la
démonstration de la foi se manifeste par les œuvres.
Christian Churches of God
Courriel :
secretary@ccg.org
(Copyright
ã 1995, 2000 Wade Cox)
(Tr. 2010, 2026, rév.
2026)
Ce document peut être librement copié et distribué, à condition d’être
reproduit intégralement, sans aucune modification ni suppression. Le nom
et l'adresse de l'éditeur ainsi que la mention de copyright doivent être
inclus. Aucun frais ne peut être imposé aux destinataires des copies
distribuées. De brèves citations peuvent être insérées dans des articles
et des revues critiques sans violation du copyright.
Ce document est disponible sur les pages du World Wide Web
:
http://logon.org/ et
http://ccg.org/
La Foi et les Œuvres [086]
Un des principes
fondamentaux du Christianisme est que le juste doit vivre par la foi
(Hab. 2:4 ; Rom. 1:17 ; Héb. 10:38). Une idée reçue moderne veut que la foi
ait supplanté les œuvres et que la loi ait été abolie. Plus
particulièrement, on suppose que l’observation de la loi relève des œuvres
et que celles-ci n’ont aucun rôle dans le salut. Ces affirmations découlent
d’une mauvaise compréhension des liens unissant le salut, la grâce et la
loi, un sujet abordé dans le document
La Relation Entre le Salut par la Grâce et la Loi (No. 082).
Le présent document
approfondit ce lien pour examiner la relation entre la Foi et les Œuvres.
C'est un fait que Christ a
clairement indiqué que la loi comporte différents aspects
et que les choses les plus importantes de la loi sont la Justice, la
Miséricorde et la Foi. Il a précisé qu'il fallait pratiquer ces choses
sans négliger les autres
(Matt. 23:23).
Ainsi, certaines parties
de la loi sont plus importantes, mais les autres ne sont pas abolies. Christ
affirme : Voilà ce qu’il fallait pratiquer, sans négliger le reste.
Les deux sont nécessaires, mais les aspects les plus importants priment sur
les détails. Par exemple, payer la dîme des herbes de son jardin n’exempte
pas d’aller aider son prochain.
Beaucoup se croient justes parce qu’ils accomplissent
de petites tâches pour Dieu, tout en négligeant les aspects majeurs de
l’œuvre de Dieu. Christ reprochait aux scribes et aux pharisiens de
connaître la loi tout en la faussant, en accordant de l'importance à des
détails insignifiants au détriment des devoirs essentiels. On ne peut tout
simplement pas ignorer les aspects majeurs de la loi.
Christ nous a appelés à une
œuvre. Il ne nous a pas appelés à passivement nous asseoir et à prier dans
nos chambres. On ne peut entrer dans le Royaume de Dieu par la simple prière
individuelle si l'on a la capacité d'agir. Certes, ceux qui sont cloués au
lit prient et accomplissent l'œuvre du Seigneur, car la prière fervente d’un
juste a une grande efficacité. Cependant, ceux qui en ont la capacité
physique et les aptitudes doivent accomplir des œuvres concrètes. Beaucoup
de gens éprouvent des difficultés avec cela, ainsi qu’avec l’idée qu’il
existe des règles et des règlements selon lesquels ils doivent vivre.
Comme le montre la déclaration de Christ dans Matthieu 23:23, on comprend
que la foi est un pilier de la loi et non son remplacement. Ainsi, la Justice, la miséricorde et la foi sont les trois piliers majeurs de la loi
que Christ a déclaré indispensables. En effet, la foi permet d’observer la
loi dans un environnement hostile. La Pâque a été célébrée par la foi, et
non comme un précurseur de la foi. Le concept est qu’avant même que la loi
ne soit donnée à Moïse au Sinaï, celui-ci a observé la Pâque par la foi.
Ainsi, la foi précède donc la loi et fait partie intégrante de celle-ci
(Héb. 11:28).
Cela est crucial, car les
Protestants et les Chrétiens modernes affirment souvent que la loi a été
abolie, que la foi est une notion propre au Nouveau Testament, et qu’elle
élimine les œuvres. De plus, plusieurs croient que seule la foi en Jésus
Christ est tout ce qui est nécessaire ou la seule exigence pour être sauvé.
Cela n’est que partiellement vrai.
Un texte important
souvent mal interprété est celui d'Hébreux 6:1, en raison de son renvoi au
repentir des œuvres mortes. Le texte doit être lu dans son
contexte :
Hébreux 6:1-12 C’est pourquoi, laissant les éléments
de la parole de Christ, tendons à ce qui est parfait, sans poser de nouveau
le fondement du renoncement aux œuvres mortes, de la foi en Dieu, 2
de la doctrine des baptêmes, de l’imposition des mains, de la résurrection
des morts, et du jugement éternel. 3 C’est ce que nous ferons, si
Dieu le permet. 4 Car il est impossible que ceux qui ont été une
fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au
Saint–Esprit, 5 qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les
puissances du siècle à venir, 6 et qui sont tombés, soient encore
renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part
le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie.
Ce passage s’adresse à
des personnes qui ont fait partie des élus, ont reçu l'Esprit Saint, puis se
sont détournés de la vérité. Il est alors impossible de les y ramener, et
elles devront passer par la Deuxième Résurrection.
7 Lorsqu’une terre est abreuvée par la pluie qui
tombe souvent sur elle, et qu’elle produit une herbe utile à ceux pour qui
elle est cultivée, elle participe à la bénédiction de Dieu ;
Si vous avez été
défriché, cultivés (préparés) et que vous avez reçu l'Esprit Saint, c’est là
une bénédiction de Dieu.
8 mais, si elle produit des épines et des
chardons, elle est réprouvée et près d’être maudite, et on finit par y
mettre le feu. 9 Quoique nous parlions ainsi, bien–aimés, nous
attendons, pour ce qui vous concerne, des choses meilleures et favorables au
salut. 10 Car Dieu n’est pas injuste, pour oublier votre travail
et l’amour que vous avez montré pour son nom, ayant rendu et rendant encore
des services aux saints. 11 Nous désirons que chacun de vous
montre le même zèle pour conserver jusqu’à la fin une pleine espérance,
12 en sorte que vous ne vous relâchiez point, et que vous imitiez ceux
qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses. (LSG)
C’est assez clair. On ne
revient pas ou ne pose pas de nouveau les enseignements élémentaires. Les
doctrines élémentaires de Christ sont le repentir des œuvres mortes, la foi
en Dieu, les instructions sur la simplicité de la loi, la résurrection des
morts et le jugement éternel. Ce sont là des choses élémentaires (le lait
spirituel), car nous devons progresser vers des choses plus grandes. Cela ne
signifie pas que les œuvres sont mortes et qu’elles doivent être abolies.
Le commentaire fait
référence au fait de se repentir des œuvres mortes. Cependant, le
texte amène le Chrétien au-delà du sens des deux aspects de ces doctrines
élémentaires. Ainsi, le niveau de maturité dépasse le sens initial du
repentir des œuvres mortes. Notez bien qu’il s’agit du repentir des œuvres
mortes, et non des œuvres en général (cf. Gal. 5:19-22). La confusion vient
de la prémisse fausse selon laquelle toutes les œuvres seraient mortes, ce
qui est incorrect.
Il y a ici un aspect
secondaire important : Une fois que l’on a goûté à l'Esprit Saint et que
l’on s’est mis au travail et que l’on s’est enrôlé dans l’armée de Dieu, on
ne peut plus faire marche arrière en toute impunité. Il ne s’agit pas de
dire : “Je
reprendrai ma croix plus tard ; je la poserai d’abord pour enterrer mon père
; ou pour paître mes bœufs ; ou pour faire autre chose, puis je la
reprendrai quand cela m’arrangera. Le système ne fonctionne pas ainsi. Quand on s’est enrôlé dans le
champ, on travaille jusqu'au coucher du soleil, et l’on peut être appelé à
tout moment. La parabole des ouvriers de la dernière heure au champ montre
que tous reçoivent le même salaire, c’est-à-dire le salut. Mais tous ont
travaillé et peiné jusqu’au soir, jusqu’à la fin de la journée. Certains ont
été appelés tardivement, mais tous ont travaillé ensemble à partir du moment
où ils ont été appelés. Si vous quittez le champ, vous ne touchez pas votre
salaire.
La conséquence de cet
abandon est décrite dans 1Corinthiens 5:5 — l’individu est livré à
l’adversaire afin que son esprit soit sauvé au dernier jour. Telle est la
punition. L’individu va passer par la Deuxième Résurrection. On doit se
repentir de l’attitude consistant à traiter le Christ et son œuvre avec
mépris. Nous avons un travail à accomplir, et chacun de nous a la
responsabilité de l’exécuter au mieux de ses capacités. Certains ont plus de
talents que d’autres. Nous avons des dons différents : certains sont forts
dans la prière et le jeûne, d'autres ont d'autres talents. Mais nous sommes
tous appelés à œuvrer en tant que membres d’un seul corps dont la tête est
Jésus-Christ. Il est capital de se rappeler que la tête (chef) de cette
église est Jésus Christ, et prétendre le contraire est de la calomnie.
Le chapitre de la foi
d'Hébreux 11 est essentiel, car il montre comment la foi a été vécue et
développée. Il ne s’agit absolument pas d’un concept propre au Nouveau
Testament. Bien au contraire, le Nouveau Testament relie clairement la foi
aux origines mêmes du monde.
Hébreux 11:1-39 Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on
espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas. 2 Pour
l’avoir possédée, les anciens ont obtenu un témoignage favorable. 3
C’est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été formé par
la parole de Dieu, en sorte que ce qu’on voit n’a pas été fait de choses
visibles. 4 C’est par la foi qu’Abel offrit à Dieu un sacrifice
plus excellent que celui de Caïn ; c’est par elle qu’il fut déclaré juste,
Dieu approuvant ses offrandes ; et c’est par elle qu’il parle encore,
quoique mort. 5 C’est par la foi qu’Enoch fut enlevé pour qu’il
ne vît point la mort, et qu’il ne parut plus parce que Dieu l’avait enlevé ;
car, avant son enlèvement, il avait reçu le témoignage qu’il était agréable
à Dieu. 6 Or sans la foi il est impossible de lui être agréable ;
car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il
est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. 7 C’est par la foi
que Noé, divinement averti des choses qu’on ne voyait pas encore, et saisi
d’une crainte respectueuse, construisit une arche pour sauver sa famille ;
c’est par elle qu’il condamna le monde, et devint héritier de la justice qui
s’obtient par la foi.
Noé a été averti de la
fin de son époque et a commencé à construire une arche. Cela lui a pris cent
ans, durant lesquels il endura les moqueries de tout son entourage. Le livre
de l'Apocalypse, donné après Jésus-Christ, nous avertit également de la fin
de cet âge. Cette fin est marquée par des signes indéniables, et c’est par
la foi que nous attendons la venue du Messie. De même, les prophètes qui ont
précédé l’Apocalypse ont averti de la venue du Messie et de la fin de l’âge
présent. Aujourd’hui, nous aussi, nous sommes l'objet de moqueries pour
croire à cela. De plus en plus de prétendus chrétiens affirment que le
Seigneur tarde à venir. Ils repoussent sans cesse le moment du retour du
Messie. Plus le chaos s’intensifie, plus ils trouvent des raisons de
différer cette venue. Plus les guerres se multiplient, plus ils s’entêtent à
nier l’imminence de Son retour. Ce n’est que lorsqu’ils seront confrontés à
l’énormité de la dévastation qu’ils commenceront enfin à prier pour le
retour du Messie. Très peu de gens, aujourd’hui, prient sincèrement : Que
Ton Royaume vienne le plus rapidement.
8 C’est par la foi qu’Abraham, lors de sa
vocation, obéit et partit pour un lieu qu’il devait recevoir en héritage, et
qu’il partit sans savoir où il allait. 9 C’est par la foi qu’il
vint s’établir dans la terre promise comme dans une terre étrangère,
habitant sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, les cohéritiers de la
même promesse. 10 Car il attendait la cité qui a de solides
fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur. 11
C’est par la foi que Sara elle–même, malgré son âge avancé, fut rendue
capable d’avoir une postérité, parce qu’elle crut à la fidélité de celui qui
avait fait la promesse.
Dieu a fait une promesse
à Sara. Bien qu'elle ait dépassé largement l’âge d’enfanter, elle a cru
qu'Il l’accomplirait.
12 C’est pourquoi d’un seul homme, déjà usé de
corps, naquit une postérité nombreuse comme les étoiles du ciel, comme le
sable qui est sur le bord de la mer et qu’on ne peut compter.
Donc, la descendance d'Abraham était devenue aussi
nombreuse que les étoiles du ciel, s’étendant bien au-delà de Juda.
13 C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans
avoir obtenu les choses promises ; mais ils les ont vues et saluées de loin,
reconnaissant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. 14
Ceux qui parlent ainsi montrent qu’ils cherchent une patrie. 15
S’ils avaient eu en vue celle d’où ils étaient sortis, ils auraient eu le
temps d’y retourner. 16 Mais maintenant ils en désirent une
meilleure, c’est–à–dire une céleste. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte
d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité.
Cette quête est en
réalité un pèlerinage sur terre, dans l’attente que Dieu descende la
nouvelle Jérusalem et réconcilie cette planète avec l’armée céleste. Ce
concept même est aujourd’hui attaqué par les sociétés de ce monde – le fait
que les chrétiens se considèrent comme des pèlerins et des étrangers dans ce
monde.
17 C’est par la foi qu’Abraham offrit Isaac,
lorsqu’il fut mis à l’épreuve, et qu’il offrit son fils unique, lui qui
avait reçu les promesses, 18 et à qui il avait été dit : En Isaac
sera nommée pour toi une postérité.
Dieu avait fait cette
déclaration, et pourtant, Abraham avait apparemment reçu l’ordre du messager
de Dieu (l'Ange de l’Éternel) de rompre cet engagement.
19 Il pensait que Dieu est puissant, même pour
ressusciter les morts ; aussi le recouvra-t-il par une sorte de
résurrection.
Ainsi, Abraham avait la foi absolue que même si Dieu
lui demandait de tuer son fils, Il le ressusciterait, et susciterait des
descendants à travers Isaac pour accomplir Sa promesse. Il avait une
confiance et une foi absolues dans le fait que si Dieu exigeait qu’il offre
son fils en sacrifice, alors Dieu le ramènerait à la vie. Ceci est un acte
de foi immense. Beaucoup de gens n’ont pas la foi de risquer ne serait-ce
que leur emploi pour suivre le Dieu Unique et Véritable, encore moins de
sacrifier leurs fils.
20 C’est par la foi qu’Isaac bénit Jacob et Esaü,
en vue des choses à venir. 21 C’est par la foi que Jacob mourant
bénit chacun des fils de Joseph, et qu’il adora, appuyé sur l’extrémité de
son bâton.
C’est à ce moment-là
qu’il a béni Éphraïm et Manassé. Ces bénédictions ont été accordées à notre
peuple par la foi, avec la certitude qu'elles s'accompliraient - et elles se
sont accomplies. Les bénédictions données aux fils de Joseph se sont
réalisées trois mille ans (ou plus) après la mort du patriarche. Il est
particulièrement significatif que plus de trois mille ans se soient écoulés
après la mort de Jacob, pour que la pleine bénédiction soit accordée à
Éphraïm et Manassé. Et même aujourd'hui, cela n'est pas encore pleinement
manifesté, car le Messie doit encore apporter la plénitude des bénédictions
de la paix liées au droit d'aînesse.
22 C’est par la foi que Joseph mourant fit mention
de la sortie des fils d’Israël, et qu’il donna des ordres au sujet de ses
os.
Joseph a demandé à être
ramené en Israël pour y être enterré. Bien qu'il sache que son peuple était
en captivité et était réduit en esclavage en Égypte en tant que nation, il
donna pour instruction à ses fils qu'ils le ramènent en Israël lors de
l'Exode. Tout cela relève d’une compréhension prophétique et d’une profonde
foi. C’est l'Esprit Saint qui guidait ces hommes, leur révélant ce qui doit
se produire et leur donnant des directives concernant l'avenir. Tous ces
événements ont une portée profonde. Ce chapitre sur la foi revêt une
signification extrêmement profonde.
23 C’est
par la foi que Moïse, à sa naissance, fut caché pendant trois mois par ses
parents, parce qu’ils virent que l’enfant était beau, et qu’ils ne
craignirent pas l’ordre du roi. 24 C’est par la foi que Moïse,
devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille de Pharaon, 25
aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu que d’avoir pour un temps
la jouissance du péché, 26 regardant l’opprobre de Christ comme
une richesse plus grande que les trésors de l’Égypte, car il avait les yeux
fixés sur la rémunération.
Moïse a souffert
l'opprobre pour le Messie. Comment pourrait-on séparer Moïse et ses actions
du Messie, alors que le Nouveau Testament affirme clairement que les
souffrances de Moïse en Égypte étaient pour le Messie ? Il l'a fait pour
Jésus-Christ. C'est une vérité puissante.
27 C’est par la foi qu’il quitta l’Égypte, sans être
effrayé de la colère du roi ; car il se montra ferme, comme voyant celui qui
est invisible. 28 C’est par la foi qu’il fit la Pâque et
l’aspersion du sang, afin que l’exterminateur ne touchât pas aux
premiers-nés des Israélites. 29 C’est par la foi qu’ils
traversèrent la mer Rouge comme un lieu sec, tandis que les Égyptiens qui en
firent la tentative furent engloutis. 30 C’est par la foi que les
murailles de Jéricho tombèrent, après qu’on en eut fait le tour pendant sept
jours. 31 C’est par la foi que Rahab la prostituée ne périt pas
avec les rebelles, parce qu’elle avait reçu les espions avec bienveillance.
32 Et que dirai-je encore ? Car le temps me manquerait pour
parler de Gédéon, de Barak, de Samson, de Jephthé, de David, de Samuel, et
des prophètes, 33 qui, par la foi, vainquirent des royaumes,
exercèrent la justice, obtinrent des promesses, fermèrent la gueule des
lions, 34 éteignirent la puissance du feu, échappèrent au
tranchant de l’épée, guérirent de leurs maladies, furent vaillants à la
guerre, mirent en fuite des armées étrangères. 35 Des femmes
recouvrèrent leurs morts par la résurrection ; d’autres furent livrés aux
tourments, et n’acceptèrent point de délivrance, afin d’obtenir une
meilleure résurrection ; 36 d’autres subirent les moqueries et le
fouet, les chaînes et la prison ; 37 ils furent lapidés, sciés,
torturés, ils moururent tués par l’épée, ils allèrent çà et là vêtus de
peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés,
maltraités, 38 eux dont le monde n’était pas digne, errants dans
les déserts et les montagnes, dans les cavernes et les antres de la terre.
39 Tous ceux–là, à la foi desquels il a été rendu témoignage,
n’ont pas obtenu ce qui leur était promis, (LSG)
Les deux aspects
essentiels qui ressortent de ce texte sont :
1. La foi a été l'élément
indispensable à l'obéissance
à la loi de Dieu ; et
2. malgré cette foi, ils n'ont pas reçu la promesse immédiate. Par
conséquent, la foi seule ne constitue donc pas une garantie automatique du
salut.
C’est là le point
central de ce document. Il existe des conditions requises pour tous les
élus : la foi n'est que l'une des préconditions au salut. Les autres sont :
la repentance, le baptême par le corps et le sang de Jésus-Christ,
l'observation des Commandements de Dieu pour conserver l'Esprit Saint après
l’imposition des mains, et le développement spirituel par la foi.
Toutes ces conditions
sont interconnectées. La foi sans les œuvres est morte.
Vous n'êtes pas chrétien si vous pensez hériter du Royaume de Dieu par la
foi seule, sans obéissance. Cela ne se produira pas.
Jacques écrit que la prière
de la foi sauvera le malade, que le Seigneur le relèvera, et que s'il a
commis des péchés, ils lui seront pardonnés (Jacques 5:15). Ce texte a
parfois été interprété à tort pour donner naissance à un « Évangile de la
prospérité » et à la doctrine selon laquelle la maladie équivaudrait
systématiquement à un péché – une idée que l'on retrouve aussi dans le
chamanisme. La guérison par la foi s'applique à la fois sur le plan physique
et spirituel, et c'est en ce sens qu'elle doit être comprise. Bien que
certaines maladies résultent effectivement du péché, toutes les maladies ne
sont pas la conséquence directe des péchés d'un individu.
Cela est évident. Après six
mille ans de mauvaise gouvernance, le monde se trouve dans un état critique.
Être malade ne signifie pas nécessairement avoir péché. Mourir d'un cancer
n'est pas le signe d'un manque de foi.
La foi est l'élément
essentiel de la guérison, mais le péché est la transgression de la loi (1
Jean 3:4). La foi est donc directement liée à la loi pour assurer le
bien-être spirituel de l'individu. Certains péchés entraînent des
conséquences physiques directes : un alcoolique, par exemple, subira les
effets de son addiction, comme également un système corporel affaibli par
une mauvaise alimentation.
Toute iniquité est un péché
(1Jean. 5:17). La justice et la vertu (droiture) sont des concepts issus
d'une même racine en hébreu (Tsedek ou Tsadok).
C’est pourquoi la justice, la
vertu et la foi sont toutes deux liées à la loi, car "le juste vivra par la
foi" (Hab. 2:4 cité dans Rom. 1:17 ; Héb. 10:38). La foi est ainsi la
manière dont les élus marchent dans l'obéissance à Dieu, selon Ses lois.
C'est en ce sens que nous devons persévérer dans la foi, inébranlables, sans
nous détourner de l'espérance de l'Évangile (Col. 1:23).
Jacques approfondit la
question de la foi dans le chapitre 2 de son épître. Le fondement du
problème résidait dans l’acception de personnes. L’acception de personnes a
été un grave problème, un fléau persistant dans les Églises de Dieu depuis
des siècles. Dieu ne fait pas acception de personnes (2Sam. 14:14), tout
comme Christ n'a pas fait acception de personnes (Matt. 22:16 ; Marc.
12:14). Jacques identifie ce problème dans Jacques 2:1 (le terme grec
prosôpolêmpsia est traduit par "partialité" ou acception de personnes
– cf. l’Interlinéaire de Marshall) (cf. aussi le document
(L’Acception de Personnes (No. 221)).
Jacques 2:1-26 Mes frères, que votre foi en notre glorieux Seigneur
Jésus–Christ soit exempte de toute acception de personnes.
Ainsi, la foi comporte
de nombreuses conditions et exigences qui déterminent la manière de la
vivre.
2
Supposez, en effet, qu’il entre dans votre assemblée
un homme avec un anneau d’or et un habit magnifique, et qu’il y entre aussi
un pauvre misérablement vêtu ; 3 si, tournant vos regards vers
celui qui porte l’habit magnifique, vous lui dites : Toi, assieds-toi ici à
cette place d’honneur ! et si vous dites au pauvre : Toi, tiens-toi là
debout ! ou bien : Assieds-toi au–dessous de mon marchepied ! 4
ne faites-vous pas en vous–mêmes une distinction, et ne jugez-vous pas sous
l’inspiration de pensées mauvaises ? 5 Ecoutez, mes frères
bien–aimés : Dieu n’a–t-il pas choisi les pauvres aux yeux du monde, pour
qu’ils soient riches en la foi, et héritiers du royaume qu’il a promis à
ceux qui l’aiment ? 6 Et vous, vous avilissez le pauvre ! Ne
sont-ce pas les riches qui vous oppriment, et qui vous traînent devant les
tribunaux ? 7 Ne sont-ce pas eux qui outragent le beau nom que
vous portez ? 8 Si vous accomplissez la loi royale, selon
l’Écriture : Tu aimeras ton prochain comme toi–même, vous faites bien.
9 Mais si vous faites acception de personnes, vous commettez un péché,
vous êtes condamnés par la loi comme des transgresseurs. 10 Car
quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement,
devient coupable de tous. 11 En effet, celui qui a dit : Tu ne
commettras point d’adultère, a dit aussi : Tu ne tueras point. Or, si tu ne
commets point d’adultère, mais que tu commettes un meurtre, tu deviens
transgresseur de la loi. 12 Parlez et agissez comme devant être
jugés par une loi de liberté, 13 car le jugement est sans
miséricorde pour qui n’a pas fait miséricorde. La miséricorde triomphe du
jugement.
Autrement dit, on vous
jugera de la même manière que vous jugez les autres. Si vous jugez sans
miséricorde, si vous êtes durs envers les autres, si vous vous offensez
facilement et si vous agissez avec sévérité contre autrui, les gens agiront
de même avec vous. Ils s’offenseront et réagiront envers vous comme vous
l’avez fait envers eux. Si Dieu agit avec vous, Il utilisera ce système pour
vous faire comprendre la leçon.
Les personnes qui font
obstacle ou entravent l’œuvre de Dieu ou qui tentent de modifier le cours
des actions qu’Il a établi en subiront les conséquences. Dieu est capable
d’éliminer des personnes, ou même de les faire mourir. C’est un principe
très important.
C’est une chose terrible
que de tomber entre les mains du Dieu vivant.
Les choses s’accomplissent avec ou sans la bénédiction
de Dieu. Si elles se font selon Sa volonté et que vous êtes impliqués dans
Son œuvre, ne cherchez pas à la contrecarrer, car vous combattriez contre
Dieu, et Il s’occupera de vous et en demandera compte.
Ce texte (Jacques 2:1-13)
montre le lien entre la foi et l'application de la loi. Plus important
encore, il démontre que l’acception de personnes est un mal fondamental qui
pervertit la justice, et donc la droiture. Il ne doit y avoir aucune
acception de personnes dans l'Église de Dieu.
Jacques poursuit en
examinant le rapport entre la foi et les œuvres, qui découle logiquement de
ce passage. Ce message ne peut être dissocié de la section précédente, car
il en est le prolongement logique.
14 Mes frères, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a
la foi, s’il n’a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ? 15
Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque
jour, 16 et que l’un d’entre vous leur dise : Allez en paix,
chauffez-vous et vous rassasiez ! et que vous ne leur donniez pas ce qui est
nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ? 17 Il en est ainsi de
la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle–même. 18
Mais quelqu’un dira : Toi, tu as la foi ; et moi, j’ai les œuvres.
Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes
œuvres. 19 Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les
démons le croient aussi, et ils tremblent. 20 Veux-tu savoir, ô homme vain,
que la foi sans les œuvres est inutile ? 21 Abraham, notre père,
ne fut-il pas justifié par les œuvres, lorsqu’il offrit son fils Isaac sur
l’autel ? 22 Tu vois que la foi agissait avec ses œuvres, et que
par les œuvres la foi fut rendue parfaite. 23 Ainsi s’accomplit
ce que dit l’Écriture : Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à
justice ; et il fut appelé ami de Dieu. 24 Vous voyez que l’homme
est justifié par les œuvres, et non par la foi seulement. 25
Rahab la prostituée ne fut-elle pas également justifiée par les œuvres,
lorsqu’elle reçut les messagers et qu’elle les fit partir par un autre
chemin ? 26 Comme le corps sans âme est mort, de même la foi sans
les œuvres est morte. (LSG)
Le chapitre 2 de Jacques va
de pair avec le chapitre 11 d’Hébreux. La foi et les œuvres vont de pair,
ils sont indissociables. C'est la même action dont il est question : l'un
vient de la foi, l'autre des œuvres. L'action elle-même découle de la foi.
Ainsi, la foi
s'accompagnait déjà d'œuvres avant Moïse, et avec Abraham qui a été justifié
par ses œuvres. La foi agissait avec les œuvres, et la foi est rendue
parfaite par les œuvres. Une foi sans les œuvres est morte. L'essence de la
loi réside dans le fait que le premier grand commandement est observé par la
foi sans que les œuvres soient négligées. C'est en respectant jalousement
les quatre premiers commandements que l’on observe le premier grand
commandement qui est d'aimer Dieu.
Le quatrième élément de
l'adoration de Dieu concerne l'observation du jour du Sabbat, et est un
élément positif. C'est un test concret de l’adoration de l’Unique Véritable
Dieu. Le commandement du Sabbat est un commandement test pour le premier
grand commandement. Nous devrions tous nous en souvenir. C'est pourquoi tant
de gens y résistent, et que les Trinitaires le trouvent si difficile.
Alors
que le premier grand commandement peut être observé
par la foi à travers les trois premiers commandements, les œuvres sont
nécessaires pour observer le quatrième. En outre, le deuxième grand
commandement, qui est d’aimer son prochain, ne se démontre que par les
œuvres. C’est pourquoi la foi sans les œuvres est morte. L’homme est
justifié par les œuvres et non par la foi seule. Tout comme le corps sans
l’esprit est mort, de même la foi sans les œuvres est morte.
Les interdits (« Tu n’auras point... »)
représentent l’aspect négatif des Dix Commandements, mais il existe aussi
des aspects positifs. Le cinquième et le dixième commandement sont des
commandements assortis d’une promesse et présentent des aspects positifs. Le
premier commandement comporte également une promesse. Le dixième
commandement : Tu ne convoiteras pas - concerne une disposition
d'esprit, et demande une attitude mentale positive, indispensable pour
respecter les autres aspects de l'amour du prochain. Dieu ne fait pas
acception de personnes (Actes 10:34 ; Rom. 2:11), et n’en fait pas dans le
jugement (Prov. 24:23), car cela n'est pas bien (Prov. 28:21). C'est
pourquoi la foi sans les œuvres empêchera quiconque d'entrer dans le
Royaume. La clé du Royaume de Dieu est l'obéissance par la foi en
Jésus-Christ, et non une foi en Jésus-Christ indépendante de l'obéissance.
Si vous avez la foi en
Jésus Christ, obéissez aux commandements. Si vous voulez conserver l'Esprit
Saint, obéissez aux commandements. L'obéissance des élus découle des
commandements de Dieu : Crains Dieu, et observe Ses commandements
(Ecclésiaste. 12:13). Pas même le plus petit commandement ne doit être
transgressé (Matthieu 5:19). Si nous voulons entrer dans la vie, nous devons
garder les commandements (Matthieu 19:17). Le passage de Matthieu 19:16-22
révèle l'intention profonde des commandements.
Matthieu 19:16-22 Et voici, un homme s’approcha, et dit à Jésus : Maître,
que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? 17 Il lui
répondit : Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Un seul est le bon.
Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. 18
Lesquels ? lui dit-il. Et Jésus répondit : Tu ne tueras point ; tu ne
commettras point d’adultère ; tu ne déroberas point ; tu ne diras point de
faux témoignage ; 19 honore ton père et ta mère ; et : tu aimeras
ton prochain comme toi–même. 20 Le jeune homme lui dit : J’ai
observé toutes ces choses ; que me manque-t-il encore ? 21 Jésus
lui dit : Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le
aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi.
22 Après avoir entendu ces paroles, le jeune homme s’en alla tout
triste ; car il avait de grands biens. (LSG)
L’intention est que nous
soyons prêts à nous sacrifier les uns pour les autres et pour l'œuvre de
Dieu. Si nous prétendons aimer Dieu tout en ne faisant rien, nous ne gardons
pas la foi et nous n’hériterons pas du Royaume de Dieu. Nous devons nous
sacrifier pour le Royaume et pour suivre Christ. Les mots sans les actes
n’ont aucune valeur.
L’épître aux Éphésiens
associe le thème de l’obéissance à Dieu à la patience et à l’endurance face
aux autorités terrestres et à ce que la société moderne considérerait comme
des règles injustes.
Éphésiens 6:1-20 Enfants, obéissez à vos parents, selon le Seigneur, car
cela est juste. 2 Honore ton père et ta mère c’est le premier
commandement avec une promesse, 3 afin que tu sois heureux et que
tu vives longtemps sur la terre. 4 Et vous, pères, n’irritez pas
vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les instruisant selon
le Seigneur. 5 Serviteurs, obéissez à vos maîtres selon la chair,
avec crainte et tremblement, dans la simplicité de votre cœur, comme à
Christ, 6 non pas seulement sous leurs yeux, comme pour plaire
aux hommes, mais comme des serviteurs de Christ, qui font de bon cœur la
volonté de Dieu. 7 Servez-les avec empressement, comme servant le
Seigneur et non des hommes, 8 sachant que chacun, soit esclave,
soit libre, recevra du Seigneur selon ce qu’il aura fait de bien. 9
Et vous, maîtres, agissez de même à leur égard, et abstenez-vous de menaces,
sachant que leur maître et le vôtre est dans les cieux, et que devant lui il
n’y a point d’acception de personnes. 10 Au reste, fortifiez-vous
dans le Seigneur, et par sa force toute–puissante. 11
Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre
les ruses du diable. 12 Car nous n’avons pas à lutter contre la
chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre
les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les
lieux célestes. 13 C’est pourquoi, prenez toutes les armes de
Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après
avoir tout surmonté. 14 Tenez donc ferme : ayez à vos reins la
vérité pour ceinture ; revêtez la cuirasse de la justice ;
Cet ordre dans l'armure a
une signification importante. Elle représente toute la préparation pour se
revêtir de l'armure du Seigneur, qui repose sur la vérité. Le sous-vêtement
de tout cela, c'est la vérité. Il ne doit y avoir aucun mensonge dans vos
actes ; ni illusion, ni duperie de soi-même.
15 mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne
l’Evangile de paix ; 16 prenez par–dessus tout cela le bouclier
de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du
malin ;
Les flèches enflammées
qu’on vous lance sont le découragement et les attaques contre votre foi :
·
la foi que nous faisons
partie du corps de Jésus Christ ;
·
que nous accomplissons
l’œuvre de Dieu ;
·
que nous sommes conduits
par l'Esprit Saint,
·
et que nous disons la
vérité, et ainsi de suite.
Voilà ce qu’on cherche à
ébranler en semant le découragement.
La seule façon pour
l'adversaire de vous atteindre, c'est par l'intermédiaire de personnes
proches de vous à travers lesquelles il peut formuler des accusations contre
vous. Il le fera par le biais de personnes qui se croient justes.
17 prenez aussi le casque du salut, et l’épée de
l’Esprit, qui est la parole de Dieu.
Le casque du salut protège
votre tête. La grâce salvatrice de Jésus Christ protège également votre
pensée. On vous accorde le repentir, qui, à travers la connaissance du
péché, conduit à la culpabilité. C’est ensuite par cette culpabilité que
nous venons au repentir, et du repentir à la grâce salvatrice de Jésus
Christ. La suffisance du sacrifice de Christ constitue le casque du salut.
L'arme dont nous disposons
et avec laquelle nous manions est la parole de Dieu. C’est une épée à double
tranchants entre nos mains. C’est pourquoi nous pouvons faire face à ces
personnes qui en font un mauvais usage. C'est notre arme et non la leur, car
ce qu’elles disent ne peut pas être justifié par elle lorsqu’on la met à
l’épreuve.
18 Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de
prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance,
et priez pour tous les saints. 19 Priez pour moi, afin qu’il me
soit donné, quand j’ouvre la bouche, de faire connaître hardiment et
librement le mystère de l’Évangile, 20 pour lequel je suis
ambassadeur dans les chaînes, et que j’en parle avec assurance comme je dois
en parler. (LSG)
Cette prière doit être
prononcée pour tous ceux qui parlent au nom de Jésus Christ et qui
proclament le mystère de l'Évangile au milieu des élus.
L'idée qui ressort ici est
que l'armée rebelle est la source ou la cause du combat que nous menons. Ces
principautés et puissances ont mis en place un système injuste. La foi est
l’un des éléments de l'armure de Dieu. L'arme principale est l'épée de
l'esprit, qui est la parole de Dieu. Ainsi, la Bible, et plus
particulièrement les Écritures de l'Ancien Testament, constituaient l'arme
principale des élus. La nécessité de veiller, de rester vigilant est
primordiale. L’adversaire cherche à détourner les élus au moyen d’une fausse
doctrine visant à abolir les lois de Dieu et, si possible, à les tromper.
Dans cette entreprise, ils cherchent à remplacer les lois de Dieu par des
commandements d’hommes (Matthieu 15:9 ; Marc 7:7). Nous connaissons Dieu
lorsque nous gardons Ses commandements (1 Jean 2:3). Si quelqu’un dit qu’il
connaît Dieu tout en affirmant qu’il n’est pas essentiel d’observer Ses
commandements, c’est un menteur et la vérité n’est point en lui (1 Jean
2:4). De tels individus ne font pas partie des élus.
1 Jean 2:1-6 Mes petits-enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne
péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père,
Jésus–Christ le juste. 2 Il est lui–même une victime expiatoire
pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du
monde entier. 3 Si nous gardons ses commandements, par là nous
savons que nous l’avons connu. 4 Celui qui dit : Je l’ai connu,
et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est
point en lui. 5 Mais celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu
est véritablement parfait en lui : par là nous savons que nous sommes en
lui. 6 Celui qui dit qu’il demeure en lui doit marcher aussi
comme il a marché lui–même. (LSG)
Nous marchons comme Christ
a marché, et nous observons les commandements de Dieu, et ainsi nous
démontrons notre amour pour Dieu en Christ. En marchant comme Christ a
marché, notre amour pour Dieu est rendu parfait.
Ne vous laissez pas tromper par des arguments qui cherchent à réduire la Loi
à un simple particularisme sémitique. De tels faux enseignants prêchent des
doctrines de démons. Il n’y a aucune lumière en eux (Ésaïe 8:20).
q