Christian Churches of God
No. 147
La Déité de Christ
(Édition 4.0
19951203-19991108-20231120-20240210)
Ce document d’étude
de la plus haute importance examine la position biblique concernant la
divinité de Christ. Il analyse et met en débat les différentes positions
théologiques, depuis l'unitarisme radical jusqu’à la théologie du processus
trinitaire. La préexistence de Christ y est démontrée à la lumière des
Écritures. Le document intitulé Sur
l'Immortalité (No. 165) vient compléter la présente étude.
Courriel :
secretary@ccg.org
(Copyright
ã 1995,
1999, 2023,
2024 Wade Cox)
(Tr. 2003, 2026, rév. 2026)
Ce
document peut être librement copié et distribué à condition qu'il soit
reproduit intégralement sans modifications ni suppressions. Le nom et
l'adresse de l'éditeur ainsi que la notice de copyright doivent être
inclus. Aucuns frais ne peuvent être imposés aux destinataires des
copies distribuées. De brèves citations peuvent être incluses dans des
articles critiques sans enfreindre le copyright.
Ce document est
disponible sur les pages du World Wide Web :
http://logon.org/ et http://ccg.org/
La
Déité de Christ [147]
Ce document
examine la question de la divinité de Christ telle qu'elle fut soulevée dans
le document du Congrès ministériel international de l'Église de Dieu
(Septième Jour), du 5 au 10 décembre 1994, publié dans la revue
Bible Advocate en février 1995.
Cette question revêt une importance cruciale, car elle reflète un
changement d’orientation au sein du corps ministériel de l'une des Églises
de Dieu ; ce mouvement s’écarte d’une position unitarienne traditionnelle
pour adopter une position qui, dans les faits, approuve de fait la structure
trinitaire telle qu’elle fut définie par le concile de Chalcédoine. Cette
position est consignée dans ce que l’on nomme abusivement le symbole de
Nicée, ou credo du concile de Nicée, ce qu'il n'est pourtant point. Une
telle évolution s’avère considérable, dans la mesure où l'Église de Dieu est
demeurée Unitarienne durant quelque dix-neuf siècles.
Cadre de référence : la Bible est considérée comme la source de preuve
définitive en la matière. Notre propos concerne ici ce qui est bibliquement
vrai et cohérent.
La question fondamentale s’énonce ainsi : Le Christ est-il divin et, si
tel est le cas, en quoi consiste sa divinité ?
La première réponse envisageable postule que le Christ n'est point divin
et que, par nature, il n’était qu’un homme. Cette première possibilité se
subdivise en deux parties.
1. La première
proposition avance qu'il n'était qu'un simple homme dépourvu de toute
préexistence.
Cette position correspond à ce que l'on pourrait qualifier d'Unitarisme
Radical. Celle-ci affirme la position du Seul Véritable Dieu d'une manière
telle qu'elle s'efforce de nier non seulement la divinité attribuée au
Christ avant sa résurrection, mais également tout statut préincarné. Dès
lors, le Christ n'aurait offert d'autre sacrifice qu'une existence terrestre
pour ses semblables.
Le témoignage biblique infirme la proposition 1. Jean 1:1 établit la
proposition de deux êtres divins à partir de la distinction syntaxique entre
l'accusatif et le nominatif : l’expression ‘Le Dieu’ emploie le cas
accusatif avec l'article défini en relation exclusive avec le Père, tandis
que le cas nominatif sans article est appliqué à
theos pour désigner le
logos, lequel est ici identifié au Messie. Cet usage de l'accusatif et
de l'article défini demeure constant tout au long de la Bible. Il n'est
employé qu'au sujet du Père. Cette règle est relevée par le commentaire de
Haydock à propos du texte de 1 Jean 5:20 (dans la version Douay-Rheims de
1851, laquelle tente indûment d'attribuer l'article au Christ en 1 Jean
5:20) ainsi qu'à partir de la Vulgate latine.
Jean 1:2-3 atteste sa préexistence en tant qu'être supranaturel. Son rôle
dans la création est affirmé dès Jean 1:10. Il vint pour rendre témoignage à
la Lumière, mais il n'était point cette Lumière ; il fut envoyé pour rendre
témoignage à cette Lumière qui est la véritable Lumière. La véritable
Lumière, qui éclaire tout homme, venait dans le monde (Jean 1:8,
Oxford Annotated RSV).
Cette
véritable Lumière était la puissance de Dieu, que nous concevons comme
l'Esprit Saint. À tous
ceux qui ont reçu Christ, qui ont cru en son nom, il a donné le pouvoir de
devenir fils de Dieu
(Jean 1:11). À tous ceux qui ont reçu le Christ, qui ont cru en son nom, il
a donné le pouvoir de devenir fils de Dieu (Jean 1:12). Il s'est fait chair
et a habité parmi nous, plein de grâce et de vérité ; et nous avons
contemplé sa gloire, une gloire comme celle d'un fils unique (monogenous
para patros)
issu d'un père (Jean 1:14, texte principal de
l'Interlinéaire de Marshall).
Dieu, personne ne L'a
jamais vu. Le seul Dieu engendré (theos), celui qui est dans le sein du
Père, celui-là a déclaré [?lui] (Jean 1:18, traduction du texte principal de la Bible Interlinéaire
Marshall's Interlinear).
Dieu a introduit le prototokos dans le monde (Hébreux 1:6). Cet
elohim fut oint d'une huile de joie au-dessus de ses compagnons ou de ses
pairs (Psaume 45:6-7; Hébreux 1:8-9). Cet être était le prototokos, ou
premier engendré, de toute la création de Dieu (Colossiens 1:15). De là, il
était le commencement de la création de Dieu (Apocalypse 3:14). Ce Seigneur
(kurios) était la voix du Seigneur dans le désert lors de l'Exode
(Actes 7:33).
Ainsi, il demeure incontestable que la Bible affirme l'existence
surnaturelle du Christ antérieurement à son incarnation. Le point 1 se
trouve de ce fait écarté.
2. La deuxième
proposition avance que Christ existait en tant qu’être préincarné.
À partir des textes mêmes qui réfutent la proposition 1, la proposition 2
se trouve établie.
Le Christ possédait donc une existence préincarnée.
2.1 Christ était-il l’unique fils de Dieu ?
La Bible affirme très catégoriquement que le Christ n'est point l'unique
fils de Dieu. Lorsque la terre fut initialement façonnée, les fils de Dieu
se trouvaient assemblés ; les Étoiles du Matin, ou Porteurs de Lumière,
chantaient
ensemble en chants d'allégresse
et tous les fils de Dieu poussaient des cris de joie (Job 38:4-7).
2.2 Christ a-t-il reçu le contrôle exclusif du monde ?
La réponse est un non catégorique. Le Très Haut a
alloué aux nations leur héritage selon le nombre des fils de Dieu
(Deutéronome 32:8 ; voir
l'Oxford
Annotated RSV ; le texte massorétique (TM) fut altéré après l'avènement
du Christ, d'où la traduction erronée de la KJV ; voir la Septante (LXX)
aggelon theou, ainsi que les Manuscrits de la mer Morte (DSS), Beny
Eliym).
La part de Jéhovah fut Israël. Jacob devint le lot de son héritage
(Deutéronome 32:9). Jéhovah reçut ici sa portion par assignation du
Très-Haut. Le terme Jéhovah s’applique également à un Dieu subordonné.
2.3 Tous ces fils de Dieu avaient-ils accès au trône de Dieu ?
La réponse est affirmative. Les fils de Dieu se présentaient
régulièrement devant Dieu (Job 1:6 ; 2:1). Parmi eux figurait Satan, qui
était lui aussi un fils de Dieu (Job 2:1) et
le theos, ou dieu de ce monde
(2Corinthiens 4:4).
2.4 Tous ces fils demeurèrent-ils fidèles ?
La réponse est négative. Les fils de Dieu abandonnèrent la condition qui
leur avait été assignée et font de ce fait face au jugement (Jude 6 ; Genèse
6:4). Satan entraîna un tiers des fils de Dieu et se rebella contre le Dieu
Très Haut (Apocalypse 12:3-6).
3. Le Christ
est-il divin et, si tel est le cas, en quoi consiste sa divinité ?
3.1 Christ est considéré comme ayant possédé la nature de Dieu par
l'entremise de l’Esprit Saint.
Il était ainsi sous la forme de Dieu. Il ne chercha point à ravir
l'égalité avec Dieu (Philippiens 2:6, Interlinéaire RSV de Marshall,
[ou la LSG] etc., pas la KJV, ni l’Ostervald, ni la DBS-IBS). Il s'est vidé
en prenant la forme d'un serviteur, devenant semblable aux hommes. Ayant
paru dans une forme humaine, il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant
jusqu'à la mort, même la mort sur
un stauros, un poteau communément
appelé croix (Philippiens 2:7-8). De la même manière, les élus
participent à
la nature divine (2Pierre 1:4).
Ainsi, nous constatons que, puisque les enfants participent au sang et à
la chair, il a partagé lui aussi de la même manière, afin que, par la mort,
il anéantît Satan qui détient le pouvoir de la mort.
C’est la
raison pour laquelle il devait être fait ou rendu semblable à ses frères
en tous points (Hébreux 2:17,
RSV), afin
qu'il fût un Grand Prêtre miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu,
pour faire l'expiation pour les péchés du peuple. Car, du fait qu'il a souffert lui-même et qu'il a été tenté, il peut
secourir ceux qui sont tentés (voir Hébreux 2:10-11,14-18). Nous
n'avons donc pas un Grand Prêtre qui ne puisse compatir à nos faiblesses ;
au contraire il a été tenté en tous points comme nous le sommes, sans
commettre de péché
(Hébreux 4:15).
Par conséquent, lorsqu’il fut incarné en tant qu’homme, le Christ s’avéra
semblable aux hommes à tous égards. Néanmoins, Christ était rempli de la
déité/divinité (theotêtos), laquelle constitue l'essence même de Dieu
(Colossiens 2:9), l'essence différant ici de l'attribut ou de la qualité
(voir le New Thayer’s Greek-English Lexicon et ci-dessous). Cette
divinité ou nature divine est également accessible aux humains, afin que
nous puissions revêtir la nature de Dieu (Colossiens 2:10).
Nous affirmons ainsi la nature divine du Christ.
3.2 La nature divine à laquelle Christ a participé en tant qu'homme
différait-elle de celle des autres ?
La réponse est négative. Il a été rendu semblable à nous en toutes choses
(Hébreux 2:17, RSV), afin que nous puissions devenir des cohéritiers avec
lui (Romains 8:17 ; Galates 3:29 ; Tite 3:7 ; Hébreux 1:14 ; 6:17 ; 11:9 ;
Jacques 2:5 ; 1Pierre 3:7).
3.3 Le fait que Christ fût investi de la nature divine équivaut-il à être
investi de la Déité ?
La réponse s’avère négative. Thayer indique que la déité
(theotês) diffère de la divinité
(theiotês), comme l'essence diffère de la qualité ou de l'attribut (Thayers,
p. 288). La plénitude de la Divinité habitait corporellement en Christ
(Colossiens 2:9). Le texte doit dès lors se traduire par déité ou l'état d'être Dieu.
Le sens en est donc que la plénitude de l'essence de Dieu habitait
corporellement en Christ. C'est cette plénitude, ou essence, qui nous est
accordée afin que tous les hommes revêtent la nature nouvelle de Dieu
(Colossiens 3:10). Il n'y a là ni Juif ni Grec, mais tous appartiennent au
Christ, car il est en tous (Colossiens 3:11). Il développe et édifie les
hommes par la puissance de l'Esprit Saint, afin que Dieu devienne finalement
« tout en tous » (1Corinthiens 15:28
KJV ; voir également Marshall's Interlinear RSV ; non point selon
la NIV).
4. Y a-t-il un
seul Dieu ou deux Dieux ?
C’est là une question peut-être mal posée. La Bible affirme de manière
catégorique qu'il n'existe qu'un Seul Véritable Dieu (Jean 17:3 ; 1Jean
5:20) et que Lui seul est immortel (1Timothée 6:16). Jean 17:3 stipule
également que Jésus le Christ (en tant que le Fils) a été envoyé par Dieu et
que cette connaissance constitue la vie éternelle (No. 133).
Ainsi, Christ est distinct du Seul Véritable Dieu, qui seul possède
l’immortalité.
Les Écritures attestent de ce fait l'Unicité de Dieu et établissent que
le Seul Véritable Dieu est le Père. Ce Père est nommé Eloah dans
l'Ancien Testament (Proverbes 30:4-5). Il est également qualifié de Dieu
Très Haut (Genèse 14:18 ; Nombres 24:16 ; Deutéronome 32:8 ; Marc 5:7). Il
demeure distinct de Christ en sa qualité de fils.
Deutéronome 6:4 déclare : Shema
Yishrael Jéhovah
Eloheinu
Jéhovah
Ehad.
Certains
chrétiens — et eux seuls — partent du postulat que ce texte, dont le sens
est Écoute Ô Israël,
l'Éternel,
notre Dieu,
l'Éternel
est un (ou est
le seul Éternel), ferait référence d'une manière ou
d'une autre à deux êtres divins, et que le terme Eloheinu découlerait
du mot pluriel Elohim.
Or,
Elohim
est lui-même un dérivé pluriel d'Eloah, qui est singulier. Le terme
Eloheinu est un singulier qui se rapporte exclusivement au Dieu Très
Haut, Eloah, qui est Dieu le Père (voir Proverbes 30:4-5).
Les affirmations trinitaires fondées sur ce passage sont dépourvues de
tout fondement. L'attribution du terme Jéhovah revêt deux applications
distinctes, ainsi que nous le constaterons ultérieurement. Les commentaires
du Soncino écrivent au sujet de ce texte :
L'Éternel Notre Dieu,
L'Éternel est Un. L'Éternel, qui est maintenant notre Dieu
et non pas celui des autres peuples, sera un jour reconnu comme le seul
véritable Dieu [Rashi]. Est Un
signifie que ‘Lui seul’ est
le Seigneur
[Ibn Ezra]. Le texte emploie
l’expression notre Dieu, parce
qu'Il a accompli Ses miracles par l’entremise de Moïse [Nachmanides]. Les
lettres finales ayin et daleth dans les mots hébreux pour écoute et Un sont écrites
en grands caractères afin de concentrer l'attention sur la pensée qu’ils
recèlent [Sforno].
Les miracles accomplis par l'entremise de Moïse ont été réalisés par
l'Ange de la Présence, sous la direction de Dieu. Nul homme, Moïse y
compris, n'a jamais vu Dieu ni entendu Sa voix (voir le document
L'Ange de YHVH (No. 024)).
L'usage du nom Jéhovah s’effectue par délégation. Il existe deux formes pour
Jéhovah : la forme Jéhovah (SHD
3068) et la forme Jéhovih (SHD
3069). Jéhovah constitue le nom national juif pour Dieu, rendu par
le Seigneur.
La forme SHD 3069 est
employée à la suite du SHD 136 Adonaï ;
elle est prononcée Elohim par les
Juifs afin d'éviter la répétition du même son que la forme 3068, qui est
rendue par Adonaï. Ce nom lu
elohim désigne Dieu. Dès lors,
Adonaï Jéhovah est un être subordonné et le Dieu national d'Israël.
Jéhovih Elohim est le Dieu et le Dieu d’Adonaï Jéhovah. Tel est le sens du Psaume
45:6-7 et de l’Épître aux Hébreux 1:8-9. Jéhovah apparaissait aux prophètes
et leur transmettait les ordres de
Jéhovih Elohim ou de Jéhovah Elohim. Le Messie se tient au nom de Jéhovah Elohim (Michée
5:4). Il s’agit du Seigneur Dieu, le
Seigneur ou Dieu des Armées
(Amos 3:13 ; 4:13 ; 5:14 ; etc.). Le Seigneur des Armées a envoyé Jéhovah
vers les nations. Cela ressort manifestement de Zacharie 2:8-9.
Zacharie 2:8-9 Car ainsi parle l'Éternel des armées : Après cela, viendra la
gloire ! Il m'a envoyé vers les nations qui vous ont dépouillés ; car celui
qui vous touche touche la prunelle de son œil. 9 Voici, je lève
ma main contre elles, et elles seront la proie de ceux qui leur étaient
asservis. Et vous saurez que l'Éternel des armées m'a envoyé. (LSG)
Il est clair ici que Jéhovah se distingue du Seigneur des Armées. Ainsi,
le Jéhovah d'Israël agit sur l'ordre d'un Dieu supérieur.
L'entité qui est ici l'elohim d'Israël se trouve définie plus loin dans
le livre de Zacharie comme l'Ange de Jéhovah, qui est placé à la tête de la
maison de David. Cette maison deviendra elle aussi semblable à Elohim.
Zacharie 12:8 En ce jour-là, l'Éternel protégera les habitants de Jérusalem,
et le faible parmi eux sera dans ce jour comme David ; La maison de David
sera comme Dieu, comme l'ange de l'Éternel devant eux (LSG) ou à leur tête
(RSV).
Le mot employé pour Dieu est ici
elohim. Ainsi, la maison de David sera comme Dieu, ayant l'Ange de
Jéhovah à sa tête. L'être placé à la tête de la maison royale, laquelle
préfigure les élus, est le Messie. Il est indéniable que le Messie est
identifié en tant qu’elohim d’après Psaume 45:6-7 et l’Épître aux Hébreux
1:8-9.
5. Ces elohim
se limitent-ils dès lors à deux elohim ou entités ?
La réponse est négative. Les Psaumes démontrent de manière absolue que
les elohim constituent un conseil.
L'elohim
juge au milieu des elohim
(Psaume 82:1). Ce rang doit être étendu aux êtres humains (Psaume 82:6 ;
Zacharie 12:8). Il est plus grand que les autres elohim (Psaume 86:8). Dieu
est un grand roi au-dessus de tous les elohim (Psaume 95:3) et doit être
redouté au-dessus de tous les elohim (Psaume 96:4). Dieu doit être adoré par
les elohim (Psaume 97:7) au-dessus desquels Il est souverainement élevé
(Psaume 97:9). Le Jéhovah d'Israël,
l'adon (au singulier) ou
Seigneur d'Israël, est au-dessus de tous les elohim (Psaume 135:5).
Jéhovah Elohim Sabaoth est un puissant Jah ou Dieu fort (Psaume 89:8-9).
Les entités demeurent par conséquent distinctes et bien supérieures en
nombre à deux. Il existe un Elohim des Elohim, qui est l'objet de louanges
et d'actions de grâce (Psaume 136:2). Cet elohim a oint le Messie d'une
huile de joie au-dessus de ses compagnons (Ps. 45:6-7; Héb. 1:8-9). Ces
compagnons sont les elohim, qui sont tous des fils de Dieu. C'est par sa
résurrection d'entre les morts que le Christ a accédé à sa condition de Fils
de Dieu investi de puissance (Romains 1:4). Il a renoncé à la
position qu'il détenait afin d’être élevé au-delà de celle-ci, en sa qualité
de Grand Prêtre (Hébreux 1:3-14 ; 2:5-10). Celui qui sanctifie et ceux qui
sont sanctifiés ont tous une seule et
même origine. C'est pourquoi il n'a pas honte de les appeler ses frères
(Hébreux 2:11). Tous deviendront des elohim, en tant que fils de Dieu.
En notre qualité de cohéritiers, nous parviendrons nous aussi à ce
statut. Depuis les origines de l'Église, nous professons cette doctrine.
Irénée soutenait que le Psaume 82:1 faisait référence aux theoi ou dieux (elohim),
parmi lesquels figuraient les élus, à savoir les fils de l'adoption (Against Heresies
(Contre les Hérésies), Liv. 3, Chap. 6,
Ante-Nicene Fathers,
Vol. 1, p. 419).
6. Comment
s'articule dès lors la multiplicité des elohim
?
Les elohim sont identifiés comme les Bene Elyon ou fils du Très
Haut. Cette réalité a fait l'objet de commentaires de la part de nombreux
érudits. Léopold Sabourin s.j. (The
Psalms, Their Origin and Meaning
(Les
Psaumes, leur origine et leur signification),
Alba House, NY, pp. 72-74) relève ces applications et reconnaît que
l'existence des elohim sous la forme d'un conseil fait partie
intégrante de la religion juive depuis des millénaires.
Il ne s’agit point d’un concept
nouveau. Ce
qui s'avère inédit, en revanche, c'est l'affirmation selon laquelle le terme
elohim se limiterait à deux êtres. Une telle assertion est le fait de
non-Hébreux, qu'ils soient trinitaires ou inscrits dans les prémisses
binitariennes de ce dogme.
Cette compréhension trouve son explication la plus complète dans
Apocalypse 4:1 à 5:14. Le Conseil des anciens est le conseil intérieur de
l'Armée céleste. Le sacerdoce du temple terrestre
n'était que le reflet
du
Grand Prêtre, qui est Christ (Hébreux 8:1-2), et des vingt-quatre anciens
entourant le trône de Dieu, lesquels ont la charge ou veillent sur les
prières des saints (Apocalypse 5:8).
Les elohim sont par conséquent multiples. Le
conseil intérieur en comptait trente membres, et l’on concevait les saints,
ou qadosim, ou saints angéliques,
comme formant une structure intérieure et extérieure. Ces saints ou
qadosim (SHD 6918),
que l’on voit apparaître dans le Psaume 89:1-8, Job 5:1 et Zacharie 14:5,
s'appliquent également à des êtres humains.
On considérait que le conseil intérieur et extérieur comptait
soixante-dix [deux] membres, préfigurés d'abord par le Sanhédrin ou les
anciens, puis par les soixante-douze disciples ordonnés par le Christ (Luc
10:1,17). Le texte grec porte
hebdomekonta [duo] (voir
Interlinéaire de Marshall), soit soixante-dix [deux], bien qu'il soit
souvent rendu par soixante-dix, car l'on savait que le Sanhédrin ne comptait
jamais exactement soixante-dix membres. On dénombrait également soixante-dix
nations en raison du nombre des membres de ce conseil, tel qu'il fut assigné
d'après le Deutéronome 32:8.
Le nombre de l'Armée céleste s'étendait de ce conseil de trente, puis de
soixante-douze, jusqu'à la structure administrative globale de l'Armée, que
l'on qualifiait de milliers. Il
ressort du livre de Job que l'un de ces mille devait expier les péchés des
hommes en qualité de médiateur (Job 33:19-24 ; voir en particulier le v.
23).
Ces fils de Dieu étaient connus comme des messagers, des délégués (voir
ci-dessus) ou malak, terme rendu
par aggelos en grec et par
conséquent par ange en français.
Ils étaient aussi appelés veilleurs
ou gardiens (Daniel 4:13,17,23). En chaldéen, ces fils de Dieu
portaient aussi le nom d'elahhin,
l'équivalent d'elohim. Leur
demeure n'était
point parmi la chair
(Daniel 2:11).
Ainsi, les elohim ou
elahhin, qui est le pluriel d'Eloah ou Elahh (chaldéen) ou Allahh
(arabe), sont les fils d'Eloah. Le fils spécifique qu'Il désigna pour
racheter l'humanité fut mentionné dans Proverbes 30:4-5 comme étant Son
fils. Cet être était l'Elohim des Patriarches, qui fut également l'Ange de
la Rédemption de Genèse 48:15-16. L'elohim qui nourrit Jacob tous les jours
de sa vie était ce même ange qui le racheta. Cet Ange de la Rédemption
correspond à celui de Job 33:23, l’un des fils de Dieu. Celui-ci fut désigné
pour être le Grand Prêtre de la Maison de Dieu et devenir le El Bethel ou le
El de la Maison de Dieu (Genèse 28:10-22).
Il existe donc une multitude de fils de Dieu qui partagent la nature
divine avec le Père. Le moyen par lequel ils partagent la nature divine ne
saurait être autre que la Lumière qui devait venir dans le monde pour
réconcilier les hommes avec Dieu, à savoir l'Esprit Saint (Jean 1:9).
7. En se
fondant sur des prémisses issues de la philosophie grecque, les trinitaires
établissent certaines affirmations concernant le sacrifice du Christ. Ils
attaquent la conception hébraïque de l'expiation et soutiennent que c'est
uniquement en étant égal à Dieu à tous égards, et en partageant
l'omnipotence et l'éternité divines, que le Fils pouvait réconcilier
l'humanité avec Dieu. Ils affirment qu'un Fils dépendant du Père pour son
immortalité et son existence est « inférieur », « d'une substance différente
de celle du Père » et que « le Fils est, par conséquent, dissemblable du
Père » ; de ce fait, il ne serait point capable d'opérer l'expiation pour le
monde.
Ces déclarations constituent des affirmations mensongères et non
bibliques, fondées sur les prémisses philosophiques grecques selon
lesquelles seul le semblable peut s'allier au semblable ou expier pour lui.
Ce concept ne possède aucun fondement dans l'architecture globale de la
pensée hébraïque, laquelle repose sur les lois de Dieu. Ces affirmations
erronées s'avèrent une attaque contre la notion même de sacrifice, qui
n'était que l'ombre du sacrifice expiatoire du Christ.
Le Christ est entré dans le Saint des Saints avec son propre sang, et non
avec celui des boucs. Il S'est offert Lui-même (Héb. 7:26-28). Il demeure
investi d'un sacerdoce immuable (Héb. 7:24). Tout
Grand Prêtre est
établi pour offrir des dons et des sacrifices (Héb. 8:3). Le Grand Prêtre
entrait dans le Saint des Saints une fois par an, et non sans y porter du
sang qu'il offrait pour lui-même et pour les fautes du peuple (Héb. 9:7).
L’Esprit Saint signifiait par-là que la voie du lieu très saint n'était
point encore manifestée tant que le premier tabernacle subsistait
(Héb. 9:8).
Le sacrifice de l'être innocent pour réconcilier l'inférieur avec le
supérieur constituait ainsi un mode de pensée inhérent au culte hébraïque et
à l'ordre divinement établi. Le rejet de la suffisance de ce sacrifice
représentait une attaque contre la validité même du dessein divin de
réconciliation.
Afin de saper les fondements de la théologie hébraïque et les promesses
faites à Israël, les Grecs devaient ébranler le concept de la supériorité de
Dieu sur les elohim ou fils de Dieu. Pour ce faire, ils durent élever le
Christ à l'égalité avec Dieu, de sorte qu'ils pussent affirmer que les lois
données par Dieu à travers la Torah étaient susceptibles d'être modifiées.
Le concept de l'extension des elohim ne pouvait être nié sans limiter le
moyen d'insuffler la nature divine et sans isoler celle-ci sous la forme
d'une entité. C'est ainsi que l'Esprit Saint en vint à être proclamé comme
une personne lors du concile de Chalcédoine en 451, ratifiant une
affirmation à demi formulée au concile de Constantinople en 381. Le concile
de Nicée, en 325, n'avait point abordé cette question. Le symbole de foi,
qualifié de Symbole de Nicée et attribué à ce concile, est une invention
ultérieure.
Pour appuyer les attaques dirigées contre la loi, la divinité du Christ
fut affirmée à travers les assertions du modalisme. Celui-ci niait
simplement que le Christ fût une entité distincte du Père. Cette thèse était
si manifestement déficiente et constituait une hérésie si flagrante qu'elle
ne fut acceptée qu'à Rome et à Alexandrie. Le trinitarisme s'efforce de
contester la subordination du Christ et sa dépendance envers le Père pour la
vie, les envisageant comme le signe d'un sacrifice insuffisant.
Ce raisonnement procède du postulat selon lequel seul le
semblable peut s'allier au semblable. Il s'agit là d'une conception
spécifiquement grecque qui contredit tout l'élan des Écritures. Le mot grec
agape, employé pour désigner l'amour de Dieu, est un emprunt au terme
hébreu 'ahabah (SHD 160). Ce mot agape n'apparaissait point
chez les Grecs ni dans leur philosophie avant la rédaction de la Septante
(LXX).
Ainsi, les concepts d'amour filial et d'amour érotique donnèrent naissance à
ce mode de pensée grec défaillant, qui fut ensuite utilisé pour attaquer les
Écritures et abolir la loi. La Trinité est, à sa racine philosophique, une
attaque contre les lois de Dieu. Le Christ doit être rendu coégal et
coéternel à Dieu pour justifier un changement de la loi. Le fait qu'une
telle posture soit bibliquement indéfendable est purement et simplement
ignoré, et les textes qui réfutent cette affirmation sont passés sous
silence, attaqués, dénaturés ou mal traduits.
Ce raisonnement circulaire est ensuite appliqué au concept suivant : si
le Fils est alors dissemblable au Père, comment peut-il recevoir la gloire,
l'honneur et, dans un sens dévoyé, l'adoration ?
8. Ce
raisonnement est défaillant. Le point en question constitue un développement
nécessaire du Monothéisme.
Définition : un Être est une entité qui est ou existe.
Axiome : Ce que l'on considère comme existant est nécessairement un Être.
La Bible soutient les prémisses suivantes :
1. Il n’existe qu’un Seul Véritable Dieu (Deutéronome 6:4 ; Jean 17:3 ;
1Jean 5:20).
2. Il possède des fils (Genèse 6:4 ; Job 1:6 ; 2:1 ; 38:4-7), dont l’un
est Jésus Christ (Jean 17:3).
3. Lui seul
est immortel (1Timothée 6:16). Il
vit aux siècles des
siècles
(Apocalypse
4:9).
4. C’est par Sa volonté que toutes choses existent et furent créées
(Apocalypse 4:11)
Conclusion : Ainsi, toutes les autres réalités, qu'il s'agisse d'entités
ou d'Êtres, procèdent de la volonté du Père.
La Bible atteste que les fils de Dieu existent. Par définition, un Être
est une entité qui existe. Par conséquent, Dieu et les fils de Dieu sont des
Êtres. De la conclusion précédente, il ressort que les fils de Dieu
découlent du Père. Le Christ étant un fils de Dieu, le Christ est donc un
produit du Père. Il fut crucifié dans la faiblesse, mais il vit par la
puissance de Dieu ; et nous vivons en lui, gardés par la puissance divine
(2Corinthiens 13:4 ; 1Pierre 1:5).
L'ordre de
préséance ne confère point le rang. Le rang est conféré par la puissance et
peut déterminer l'ordre de préséance. Dieu seul a existé avant le
commencement dans Sa perpétuité immuable, étant immortel (1Timothée 6:16).
Dieu est de ce fait la source de toute la puissance, qu'Il confère au fils
(1Pierre 3:22). Les autorités
qui existent ont été
instituées par Dieu (Romains 13:1).
Puisque le
Christ et les fils sont issus du Père, ils lui sont inférieurs en rang.
Qu'une entité soit inférieure en rang ne signifie point qu'elle soit
inférieure en substance. Les fils de Dieu reçoivent leur puissance de Dieu,
ayant été faits à l'image de Dieu et participant d'une même substance avec
Lui. Pour autant, le fait d’être d'une seule et même substance ne confère
point la coéternité. Le Père possède une antériorité logique sur le fils,
faute de quoi une telle relation ne saurait être énoncée selon aucun sens
linguistique intelligible. La création physique est vouée au déclin et à la
mort ; ainsi, les fils physiques sont d'une substance différente. L'être
physique devait naître de nouveau pour entrer dans le Royaume de Dieu (Jean
3:3). Quiconque
le fait est né de Dieu
(1Jean 4:7) et
quiconque est né de Dieu ne pratique point le péché, parce qu'il est né de
Dieu (1Jean 3:9 ; 5:18). Ces fils ont pour destinée de devenir des elohim,
ayant l'Ange de Jéhovah à leur tête (Zacharie 12:8) et de posséder la vie
éternelle (1Jean 5:11 ; 2:25) en
vertu d’une obéissance semblable à celle que Christ a vouée au Père.
Grâce à sa vie d'obéissance irréprochable, à sa mort et à sa résurrection à
l'état d'esprit, en tant que fils de Dieu investi de puissance (Romains
1:4), Christ est désormais immortel (Hébreux 5:6,8-9) et se tient à la
droite de Son Dieu dans la puissance (Éphésiens 1:17-23). Cette œuvre fut
accomplie par l'Esprit Saint.
Ce que Dieu crée, Il peut le détruire. C’est pourquoi les désobéissants
peuvent aussi être voués à une destruction éternelle (Apocalypse 20:15).
Christ est ainsi immortel en tant qu’elohim assis à la droite du Père, en
tant que Son Grand Prêtre, mais il n'est point égal en rang au Père. Il
n'est ni coégal ni coéternel, si ce n’est par une délégation du Père qui lui
confère toutes choses (voir 1Corinthiens 15:24 ; Apocalypse 12:5 ; 19:15).
Spirituellement et biologiquement, nous sommes tous fils de Dieu, mais
nous avons été créés pour exercer Sa puissance par délégation en tant
qu’elohim (Zacharie 12:8 ; voir 1Jean 5:11 ; 2:25).
Christ ne possède pas la vie de manière inhérente en lui-même. Il s’agit
là d’une affirmation trinitaire erronée, en contradiction flagrante avec
Jean 5:26.
Jean 5:26 Car, comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils
d'avoir la vie en lui-même. (LSG)
Le fils possède la vie en lui-même par l’ordonnance du Père, et il en va
de même pour nous tous. Le Christ existe donc par la volonté souveraine du
Père.
Affirmer que
Christ a toujours existé et qu’il existera
toujours revient à nier le don
accordé par Dieu en réponse à l'obéissance du Christ. Une telle thèse
contredit les Écritures susmentionnées et nie le texte de 1 Timothée 6:13,
selon lequel Dieu donne la vie à
toutes choses.
Le passage de 1 Timothée 6:16 stipule explicitement que Dieu seul est
immortel, et que nul homme ne L'a vu ni ne Le peut voir. Il habite une
lumière inaccessible et n'est contemplé que par les êtres spirituels.
C'est pour cette raison que les trinitaires s'efforcent
de déclarer que le Père et le Fils sont des aspects d'un même Dieu,
échafaudant ainsi les doctrines de la Monarchia et de la
Circumincession. En vertu de ces absurdités logiques, le Christ est
considéré comme distinct sans être séparé.
9. La Doctrine
de l'Antichrist.
Il convient à partir d’ici d'examiner la doctrine de l’Antéchrist telle
qu'elle est énoncée en 1Jean 4:1-2.
1Jean 4:1-2 Bien-aimés, n'ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les
esprits, pour savoir s'ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont
venus dans le monde. 2 Reconnaissez à ceci l'Esprit de Dieu :
tout esprit qui confesse que Jésus Christ est venu en chair est de Dieu ;
(LSG)
Le sens profond de ce texte a subi des altérations. Les affirmations des
modalistes, lesquels cédèrent plus tard la place à leurs descendants, les
trinitaires, tendaient à soutenir que le Christ n'était point véritablement
mort et qu'une part de lui-même était demeurée dans les cieux en tant que
Dieu. C'est précisément à cette hérésie que Jean fut confronté et c'est à
elle qu'il fait référence. Ce passage fut altéré à une époque très reculée
par les modalistes et les trinitaires, car il les assimilait directement à
la doctrine de l’Antéchrist. Le texte antique authentique peut être
identifié grâce à Irénée (Contre les hérésies,
Chap. 16:8, Ante-Nicene Fathers, Vol. 1, note de bas de page p. 443)
:
Reconnaissez à ceci l'Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus Christ
est venu en chair est de Dieu et tout esprit qui sépare
Jésus Christ n'est pas de Dieu, mais de l'Antichrist.
L'historien Socrate le Scolastique affirme également (VII, 32, p. 381)
que ce passage avait été corrompu par ceux qui désiraient
séparer l'humanité de Jésus Christ de sa divinité.
10. Quelques
difficultés trinitaires communes et leurs résolutions.
10.1 Les termes ‘créer’, ‘commencement’, ‘engendrement’ et ‘seul né’ sont
confondus et dévoyés afin d'obscurcir le sens des textes.
Dans Apocalypse 3:14, Christ est présenté comme le commencement
(arche) de la création de Dieu. La version
New International Version (NIV)
rend ce terme par ‘souverain’ afin de contourner l’implication selon
laquelle le Christ est un être créé. L'emploi du terme
archè, qui signifie précisément
commencement, revêt une importance capitale au regard de la théologie
primitive des gnostiques. Le mot archè
est utilisé de manière rigoureuse et désigne le commencement (voir le document
L'Esprit Saint (No. 117)).
Le terme se rapportant également à la création est
prototokos. Dans l’Épître aux Colossiens 1:15, il est affirmé que
Christ est l'image du Dieu invisible,
le prototokos de toute la
création. Ici, il est traduit par
premier-né [dans la
LSG]. Or, le terme Prototokos
s’emploie pour désigner le premier élément d'une série. Christ fut le
premier-né de la création issue du royaume spirituel. Il fut aussi le
premier-né ou prototokos de Mariam (Marie) (Luc 2:7). L’Évangile selon Matthieu
1:25 qualifie Christ de fils premier-né ou
prototokos au sein du Textus Receptus.
Matthieu 1:25 Mais il ne la connut point jusqu'à ce qu'elle eût enfanté son
fils premier-né, auquel il donna le nom de Jésus. (KJF)
Le texte Receptus dit qu'elle a
porté son fils, le premier-né. Et elle lui a donné le nom de Jésus
(Josué). Cette mention a été omise des textes modernes sur la foi de
témoignages manuscrits des plus faibles. La
Companion Bible écrit à propos de
ce passage relatif à son fils premier-né :
Ces paroles sont citées par Tatien (172 EC (Ère Courante)) par douze
Pères de l'Église antérieurs au IVe siècle ; elles figurent dans la
quasi-totalité des manuscrits, à l'exception du Vaticanus et du
Sinaiticus (IVe siècle). Toutes les éditions [modernes] omettent « son
premier-né » sur la base de ce témoignage faible et suspect.
Il s'agit en effet d'un témoignage faible et suspect. La mariolâtrie a
pris naissance en Syrie, et plus particulièrement à Rome au cours des
siècles ultérieurs. Il s'avérait nécessaire de nier que Marie eût eu
d'autres enfants afin d'établir sa propre divinité. Le texte de Luc ne
pouvait être altéré, mais il présentait un danger moins évident que celui de
Matthieu. Le fait que le Christ eût des frères et des sœurs est bibliquement
incontestable à la lumière de Matthieu 13:55 et de Marc 6:3.
Les frères de Christ se nommaient Jacques, Joseph (Joses), Simon et Judas
(Jude) (non point l’Iscariot). Ses sœurs sont mentionnées dans Matthieu
13:56 et Marc 6:3, bien que leurs noms ne soient point cités
(voir également Matthieu 27:56).
Jacques est aussi mentionné dans Marc 16:1 et Jude est mentionné dans Luc
6:16, où il est soigneusement distingué de Judas Iscariot. Il est désigné
comme le frère (dans la KJV) de Jacques en raison de la nature
post-résurrectionnelle de ces textes.
Il ne fait aucun doute que Christ était considéré, par l’usage du mot
prototokos, comme le premier d'une série à trois égards. Il est le
premier-né de la création (Colossiens 1:15). Il est le premier-né des
enfants de Mariam (comme mentionné ci-dessus) et il est également le
premier-né d'entre les morts (Colossiens 1:18). Nous sommes de surcroît
prédestinés à être conformés à l'image de Christ, lui-même image de Dieu, de
sorte qu'il s’avère le prototokos
ou premier-né entre plusieurs frères (Romains 8:29).
L'usage de prototokos implique le sens de premier d'une série. Cet usage
manque de cohérence chez les trinitaires, car ces derniers évitent les
conséquences des textes chaque fois que cela leur est possible. Le terme
prototokos est également celui employé dans Hébreux 1:6 lorsque Dieu
introduit le premier-né dans le monde. L'Épître aux Hébreux 1:5 cite le
Psaume 2:7, démontrant que David comprenait le statut de fils du Messie.
Cette distinction revêt une grande
importance. Le Christ fut le premier-né de la création spirituelle. Il était
également l'un des nombreux fils de Dieu, et pourtant il fut le seul fils ou
elohim à être formellement engendré dans la chair.
C'est
pourquoi il est désigné sous le nom de
monogenes theos, ou seul Dieu engendré, dans Jean 1:18. Le texte
Receptus porte monogenes uion ou
fils unique engendré afin d’éviter les implications
de monogenes theos mais ce
terme était compris anciennement comme
monogenes theos. Il fut ainsi le premier engendré de la création, mais
l’unique engendré parmi les fils de Dieu. Nous sommes tous appelés à naître
de nouveau pour accéder à la position de fils de Dieu, et pourtant le titre prototokos n’est attribué au Christ qu’en relation avec les morts.
Christ est
ainsi l’unique dieu à être né, tout en étant le premier de la création des
elohim ou theoi. Paul affirme
qu'il y a plusieurs theoi et
plusieurs kurioi ;
néanmoins, pour nous,
il n'y a qu'un seul Dieu,
le Père, de
qui viennent toutes choses, et un seul Seigneur, Jésus-Christ (1Corinthiens
8:5-6).
Il n'existe
ainsi qu'un Seul Véritable Dieu, qui est le Père (Jean 17:3).
10.2. Les trinitaires postulent l'existence d'une distinction radicale
entre le Christ et les autres fils de Dieu que sont les anges.
Il s’agit là d’un raisonnement rétrograde classique. Christ fut élevé
au-dessus de l'Armée angélique en vertu de sa résurrection d'entre les
morts. L'intégralité du texte de l'Épître aux Hébreux traite de son
abaissement temporaire au-dessous des anges, puis de son ascension
souveraine au-dessus d'eux. Qu'il n'en eût point toujours été ainsi ressort
manifestement d'Hébreux 1:3-4 :
Hébreux 1:3-4 Il reflète la gloire de Dieu et porte l'empreinte même de sa
nature, soutenant l'univers par sa parole puissante.
Après avoir fait la purification des péchés, il s'est assis à la droite de
la Majesté dans les lieux très hauts, 4 étant devenu d'autant
supérieur aux anges qu'il a hérité d'un nom plus excellent que le leur.
(traduction de la RSV)
L'Épître aux Hébreux 1:5 fait référence au fait qu'il fut le seul à être
formellement engendré (gegenneka)
de Dieu. Il s'avérait pourtant le
prototokos qui fut introduit dans le monde. Il fut oint d'une huile de
joie au-dessus de ses compagnons (metoxous) (Psaume 45:6-7; Hébreux 1:8-9). Les anges sont
des esprits tutélaires au service de Dieu, envoyés pour exercer un ministère
en faveur de ceux qui doivent hériter du salut (Hébreux 1:14). On a voulu s'appuyer sur ce texte pour dénigrer la
condition de l'Armée céleste et décréter impossible que le Christ eût pu
jadis partager leur nature, ou que les anges pussent être les pairs des
élus. C’est là un contresens absolu sur le texte des Hébreux. Ce dernier se
trouve éclairé par le témoignage du Christ lui-même, lequel affirme que la
destinée finale de l'humanité est d'être égale aux anges (isaggelos
; Luc 20:36). Christ nous confessera devant les anges de Dieu (Luc
12:8-9) qui sont nos frères (Apocalypse 12:10).
Il apparaît dès lors que le Messie devait accomplir l'expiation du péché
sur deux plans, établi Grand Prêtre et roi tant sur le monde spirituel que
sur le monde physique.
Le fait que les anges soient subordonnés au Christ ne signifie point que
le Christ soit égal à Dieu, ni que nous soyons appelés à occuper une sphère
différente ou à être d'une substance distincte de celle de Dieu, du Christ
ou des anges. Nous serons tous fils de Dieu, au même titre qu'ils demeurent
fils de Dieu. Ils participent d'une seule et même substance avec le Père,
tout comme le Christ et tout comme nous-mêmes sommes consubstantiels au Père
(voir
Consubstantiel au Père (No. 081)).
C'est parce que nous possédons l'Esprit Saint que nous sommes
consubstantiels. Dieu Se reproduit Lui-même et le fait est que Son dessein
arrêté est de devenir tout en tous (Éphésiens 4:6; 1Corinthiens 15:28 KJV ;
voir aussi le texte principal de l’Interlinéaire de Marshall Marshall's
Interlinear). En tant que créatures, nous devenons d'une même substance
avec le Père par extension, ainsi qu'il en va pour tous les fils de Dieu.
Par définition, la plénitude de la divinité habitant au sein de l'individu
confère aux fils la faculté d'être Dieu. Ils s'avèrent alors, par
définition, de la même substance. Le fait de la génération ou de la création
n'impose nullement une distinction de substance ; nulle part dans la Bible
il n'est prétendu qu'il dût en être ainsi.
Nous participons tous de la nature divine (2Pierre 1:4). Cette réalité ne
confère toutefois pas automatiquement l'éternité et l'autorité. De surcroît,
une éternité conférée pour l'avenir n'implique point qu'une coéternité
semblable eût toujours existé. Elle est octroyée par Dieu, mais elle ne
résidait point dans le Christ ou dans l'Armée céleste ab origine ou
dès le commencement. Par conséquent, les attributs de coéternité et de
coégalité ne sont conférés à aucun être du simple fait de sa participation à
la nature divine et à la substance du Père. Ainsi, Dieu seul est immortel
(1Timothée 6:16).
Prétendre que le Christ est le Dieu véritable constitue une hérésie qui
enfreint le premier commandement. Il n'existe qu'un Seul Véritable Dieu
(Jean 17:3; 1Jean 5:20) et Jésus Christ est Son fils. Christ n'est point le
Dieu Véritable. S'il l'était, il y aurait, par définition, deux Dieux
véritables, et le Nouveau Testament s'avérerait mensonger. L'affirmation de
l'existence de deux Dieux véritables est récusée par les trinitaires. Les
seuls à professer une telle fausseté non biblique sont les groupes qualifiés
de binitariens, lesquels tombent dans le piège logique tendu par les
trinitaires. Le binitarisme est une aberration tardive. On le rencontre
généralement chez des croyants issus d'un horizon trinitaire qui perçoivent
l'erreur du trinitarisme à la lumière de la Bible, mais ne veulent point
paraître impies aux yeux des trinitaires en semblant rabaisser la condition
du Christ. Une telle posture relève évidemment du non-sens et fait fi des
Écritures. Le binitarisme s'avère logiquement polythéiste, raison pour
laquelle le trinitarisme fut amené à nier la séparation de Dieu et du Christ
au sein de la Divinité. Ils sont de ce fait tenus pour distincts mais non
séparés. C'est là une absurdité en termes bibliques. La Bible enseigne avec
une parfaite clarté qu'il n'y a qu'un Seul Véritable Dieu, et qu'Il est le
Dieu et Père de Jésus-Christ, ainsi que le Dieu et Père de nous tous (Jean
20:17).
Christ n'est point égal au Père (Matthieu 19:17 ; 20:23 ; Marc 13:32 ;
Jean 12:29 ; 14:28 ; 1Corinthiens 3:23 ; 11:3 ; 15:28). Christ n'est point
coéternel au Père (1Timothée 6:16). Seul Dieu existe à l'extérieur du temps
— c'est-à-dire avant le commencement —, le temps étant une relation établie
entre deux ou plusieurs objets.
Seul Dieu est l'alpha et l'oméga, le premier et le dernier.
Je suis l'alpha et l'oméga, dit le Seigneur,
le Dieu (Apocalypse 1:8).
L'article défini n'est point traduit devant "Dieu" dans les textes.
L'existence en tant qu’alpha et oméga s’étend comme celle de celui qui
est, qui était et qui est à venir. Il est le Tout-Puissant. C'est Dieu le
Père qui s’exprime ici. C’est ce Dieu qui a donné le livre de la Révélation
[l'Apocalypse] au Christ afin que ce livre fût révélé à Ses serviteurs.
Ainsi, Christ n'est point omniscient, que ce soit en tant qu’homme (Marc
13:32) ou en tant qu’être divin (Apocalypse 1:1).
Par conséquent, les attributs de Dieu s'exercent par délégation.
Pourtant, nous
sommes tous des elohim, tous des fils du Très Haut
(citant le Psaume 82:6) et l'Écriture ne peut être
anéantie (Jean 10:34-35).
Christ et tous les elohim sont subordonnés à Dieu, qui agissent par
délégation. L'infériorité apparente que les trinitaires déduisent de cette
position est liée, ainsi que nous l'avons constaté, à la nécessité d'élever
le Christ afin d'abolir l'obligation d'observer les lois de Dieu. Pourtant,
le péché est la transgression de la loi (1 Jean 3:4), laquelle est la loi
parfaite de la liberté (Jacques 1:25) selon laquelle nous serons jugés
(Jacques 2:12).
C'est en outre un raisonnement des plus absurdes que de suggérer — ce qui
constitue une nécessité logique du trinitarisme — qu'un être pût s'avérer
son propre Grand Prêtre. Un tel raisonnement vain et défectueux interdirait
à un tel être de porter le titre de Dieu.
À la lumière de la position exposée ci-dessus, concernant Dieu, le Christ
et l'Armée céleste en tant que fils de Dieu, il n'y a nulle difficulté à
concevoir les aspects de la création s'opérant par délégation, sous la
volonté et selon le dessein du Père. En vertu de cette puissance conférée,
le Christ crée, ainsi que nous le constatons dans l'Épître aux Colossiens
1:16-18. De cette manière, le Christ devient également l'héritier des
attributs réservés pour son héritage, comme nous le voyons dans Ésaïe 9:6.
Christ peut aussi être un père éternel car il existe une multitude de
paternités dans les cieux et sur la terre (Éphésiens 3:14). Le mot traduit
ici par famille est patria, soit
paternité. Ainsi, le titre de père, qu’il s’applique à une famille ou à la
Maison de Dieu, est un titre délégué désignant la responsabilité ultime de
celui qui en est investi.
Christ est le premier-né de toute la création. Tenter de soutenir sur
cette base que cela ne signifie point qu'il était une créature revient à
réduire à néant la philosophie du langage communément admise. C'est là une
incohérence trinitaire classique.
Christ est le Messie de la lignée de Juda et l'héritier des promesses de
Dieu. Il est l'héritier du trône de David. David n'hérite de rien de Christ.
David fait partie de la généalogie du Messie dont il est le cohéritier au
même titre que le sont tous les fils de Dieu à partir de la résurrection
d'entre les morts. Un héritier n'est un
prototokos ou premier-né d'une
série que s'il s'avère le premier-né,
et cette préséance appartient au Christ depuis sa résurrection des morts en
tant que Fils de Dieu investi de puissance (Romains 1:4). Tous les membres
de la série sont des héritiers en termes bibliques, ainsi que nous l'avons
vu plus haut. Dieu nous a parlé par Son Fils, qu'Il a établi héritier de
toutes choses, mais nous sommes cohéritiers, comme en témoignent les
nombreux passages susmentionnés (ex. Rom. 8:16-17, etc.).
Les attributs de Dieu sont conférés par Dieu selon Sa volonté. Christ
participe à la nature divine comme nous y participons tous. Nous devenons
ainsi tous des elohim ou theoi,
des theoi ou des
dieux ; pour autant, nous ne sommes point coégaux ou coéternels dans un sens
rétroactif, quand bien même la vie éternelle nous est accordée parce que
nous connaissons le Seul
Véritable Dieu
et Son fils Jésus Christ (Jean 17:3). Il nous est accordé de saisir la vie
éternelle (1 Tim. 6:19) en tant qu'héritiers en espérance (Tite 3:7).
Le Christ, ayant appris l'obéissance par les choses qu'il a souffertes,
et ayant été élevé à la perfection, est devenu, pour tous ceux qui lui
obéissent, l'auteur (Texte Principal de l’Interlinéaire de Marshall)
d'un salut
éternel, ayant été désigné par Dieu Grand Prêtre selon l'ordre de
Melchisédek
(Hébreux 5:8-10). Christ fut ainsi rendu parfait et, en vertu de son
obéissance, il nous a tous mis en mesure d'obtenir la vie éternelle et le
salut ; néanmoins, il n'était point lui-même la source première de la vie
éternelle. La vie éternelle nous avait été promise par Dieu (1Jean 2:25).
Dieu seul est immortel. C'est Dieu qui nous a fait le don de la vie
éternelle (1Jean 5:11-13). C'est là le Dieu véritable et la vie éternelle
(1Jean 5:20).
Nous sommes tous faits à l'image de Dieu, tant les êtres physiques que
les êtres spirituels (Gen. 1:26-27). L'Esprit Saint constituait la dimension
manquante appelée à être introduite dans le monde, ainsi que nous l'avons
constaté dans Jean 1:9. Christ n'était point cette lumière et il n'en était
pas davantage l'auteur. Dieu est la source unique de la lumière, et cette
lumière est la puissance même de Dieu que nous connaissons sous le nom de
l'Esprit Saint. Christ, en tant qu'instrument du salut éternel de Dieu, fut
annoncé par les prophètes (Jérémie 23:5-6 ; Ésaïe 43:11 ; cf. Luc 2:11;
Ésaïe 45:15-24). Dieu a souverainement élevé le Christ en réponse à son
obéissance, lui qui s'est humilié jusqu'à la mort, lui conférant un nom et
une autorité qui sont au-dessus de tout nom (Philippiens 2:5-11). Dès lors,
le droit du Père de conférer l'autorité demeure incontestable. Déduire
l'égalité à partir de ce texte s'avère tout à fait erroné. Jamais, à aucune
étape de son existence, Christ n'a prétendu être Dieu, et il a en réalité
désigné le Père seul comme Dieu. Jean et Paul affirmèrent avec force que nul
n'a jamais vu Dieu, bien que le Christ eût été vu et entendu par des
milliers d'hommes.
Il est venu au nom de Son Père, et ils ne l'ont point reçu (Jean 5:43).
Il était ce prophète annoncé par l’entremise de Moïse (Deutéronome
18:18-19).
Deutéronome 18:18-19 Je leur susciterai du milieu de leurs frères un
prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira
tout ce que je lui commanderai. 19 Et si quelqu'un n'écoute pas
mes paroles qu'il dira en mon nom, c'est moi qui lui en demanderai compte.
(LSG)
Le Messie s'exprime au nom de Dieu, mais il n'est point Dieu. Il est un
elohim, l’un des fils de Dieu, mais il n'est point Eloah, qui est le Dieu (ton
theon), qui est le Dieu et le Père du Nouveau Testament.
Christ s’est montré
fidèle à Celui qui l'a fait/créé (littéralement : à [celui] qui le faisait, Hébreux 3:2 ; Interlinéaire de Marshall ;
poiesanti, traduit indûment par
établi par les trinitaires). Le verbe
poieo, signifiant faire ou créer, correspond bien au sens dans lequel cette relation
était comprise et débattue lors du concile de Nicée.
La foi trinitaire, telle qu’elle s’exprime dans les symboles
confessionnels comme celui de Nicée, contredit formellement les préceptes
explicites de la foi transmis par la Bible.
L'histoire des conciles de Nicée, de Constantinople et de Chalcédoine,
ainsi que des symboles de foi qui en découlèrent, fera l'objet de documents
d’étude ultérieurs.
Le Credo ou Symbole de Nicée
s'efforce d'asseoir une série de prémisses mensongères que la Bible récuse.
En substance, il cherche à insinuer que le Christ est l'unique fils de Dieu,
ce qui s'avère faux, comme nous l'avons démontré. Les affirmations relatives
à la consubstantialité du Christ avec le Père visent là encore à distinguer
le Christ de tous les autres êtres. Elles s'efforcent en outre d'instituer
qu'il est un Dieu véritable, ce qui constitue un blasphème flagrant au
regard des divers passages cités plus haut. Le Christ est une pierre
d'achoppement et un rocher de scandale. Les trinitaires ne comprennent point
la prophétie ni le sacrifice. Le Christ est :
une pierre d'achoppement et un rocher de scandale ; 8 ils s'y
heurtent pour n'avoir pas cru à la parole, et c'est à cela qu'ils sont
destinés. 9 Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un
sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous
annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son
admirable lumière, 10 vous qui autrefois n'étiez pas un peuple,
et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n'aviez pas obtenu
miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde. (1Pierre 2:7-10)
(LSG)
Il n’existe
qu’un Seul Véritable Dieu (Jean 17:3 ; 1Jean 5:20), qui est le Dieu et le
Père de Jésus Christ et le Dieu et Père de nous tous (Jean 20:17).
Nul homme n'a jamais
vu ce Dieu, n'a entendu Sa voix, ni ne Le peut voir. Il habite une lumière
inaccessible et seul ce Dieu est immortel
(1Timothée 6:16). Il confère à tous ceux qui Lui obéissent la faculté de
devenir des fils de Dieu (Romains 8:14 ; Galates 4:5-6 ; Hébreux 2:10 ;
1Jean 3:1-2 ; voir Hébreux 5:9) et par conséquent elohim (Zacharie
12:8) ou theoi. C’est ainsi que
Dieu est Un.
Note
:
La transcription exacte de Jéhovah
(SHD 3068) et de Jéhovih (SHD 3069) correspond à Yahovah et
Yahovih, la lettre J n'existant point en hébreu.
Note 2 :
L'enregistrement
Audio
[en anglais] contient de plus amples informations sur l’objet du présent
document.
q