Les Églises Chrétiennes de Dieu

[159]

 

 

 

Le Moment de la Crucifixion et de la Résurrection [159]

 

(Édition 5.0 19960413-20040321-20070511-20090314)

 

 

La Chrétienté conformiste enseigne une crucifixion le vendredi et une résurrection le dimanche de Jésus de Nazareth. Les récits historiques montrent que les Apôtres ou la première Église du Nouveau Testament n'ont pas enseigné cette doctrine. Cette étude examine les Écritures, l'histoire, les données du calendrier lunaire et les évidences résultant de recherches récentes et leur laisse déterminer le moment exact. La preuve est présentée que le ministère de Christ a duré deux ans et demi, et non pas trois ans et demi, comme cela a parfois été déduit de certaines traductions de Daniel 9. Une analyse détaillée des événements des six jours précédant la Pâque est donnée. Cette étude inclut un travail récent qui démontre que l'année de la crucifixion était 30 EC (Ère Courante) plutôt que 31 EC ou 33 EC, comme plusieurs ont cru.

 

    

Christian Churches of God

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(Tr. 2003, rév. 2017)

 

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Le Moment de la Crucifixion et de la Résurrection [159]

 

La crucifixion et la résurrection de Christ sont, peut-être, les événements les plus importants et les plus mal compris dans l’histoire de l’humanité.

 

Les traditions, associées avec la crucifixion, affirment que Christ a été crucifié sur une croix. C'est traduit du mot latin crux. L'origine et la signification de la croix sont traitées dans l'étude La Croix : Ses Origines et Sa Signification [039]). La Companion Bible, à l'Annexe 162, traite des deux termes traduits par croix du Nouveau Testament grec. Les mots sont stauros et xulon. La Companion Bible note que le mot grec stauros dénote un poteau droit ou pieu, sur lequel les criminels étaient cloués pour l’exécution. Le terme xulon dénote une bûche ou un bois mort ou une poutre pour se chauffer ou tout autre usage. Il diffère de dendron, qui est utilisé dans le cas d'un arbre vert ou vivant (comme dans Matt. 21:8 ; Apoc. 7:1,3 ; 8:7 ; 9:4 etc.). L'Annexe déclare que :

 

Comme ce dernier terme xulon est employé au lieu du terme stauros qui est sorti de l'usage, il est clair que le sens de chacun de ces mots est le même. Le terme anglais “cross” est une traduction du latin crux, mais le mot grec stauros ne signifie pas plus croix que le mot anglais “stick” n’a le sens de béquille. Homère emploie ce mot stauros en rapport à un bâton ou à une poutre ordinaire ou à une pièce de bois, et c’est dans ce sens que ce mot est employé dans la littérature grecque classique. Il ne signifie jamais deux pièces de bois croisées sous quelque angle, mais toujours une seule pièce. D’où l’emploi du terme xulon en rapport à la manière de la mort de Christ et traduit arbre dans Actes 5:30; 10:39; 13:29; Gal. 3:13; 1Pierre 2:24. Cela est conservé dans notre ancien nom anglais rood ou rod. Voir Encycl. Brit., 11eme (Camb.) éd., Vol. 7, p. 505.

 

Il n’y a rien dans le grec du Nouveau Testament sous-entendant deux pièces de bois.

 

La lettre chi, X, l'initial du mot Christ [Christos], a été à l'origine utilisée pour Son nom ; ou Xp. Cela a été remplacé par les symboles et même le premier de ceux-ci avait quatre bras égaux. Ces croix étaient utilisées comme symboles du dieu soleil babylonien et ont été vues pour la première fois sur une pièce de monnaie de Jules César, 100-44 av. J.-C., et ensuite sur une pièce de monnaie frappée par l'héritier de César (Augustus), 20 av. J.-C. (voir l'Appendice 162, p. 186).

 

La première confusion sur la question de la crucifixion est, peut-être, plus claire. Christ a été crucifié sur un stauros ou un pieu, pas une croix. Il a été crucifié le 14ème jour de Nisan pendant le règne de César Tibère. L'identification du jour de la semaine dépendra de l'année où il a été tué et de la séquence des événements de la semaine qui est incluse. La Pâque varie selon la Nouvelle Lune et non pas le jour de la semaine. Il existe un certain nombre d'Écritures qui déterminent le moment exact et un certain nombre de prophéties doivent être accomplies pour que Jésus ou, plus correctement, Jehoshua soit le Messie.

 

La façon de déterminer l'année de la crucifixion est de commencer avec les dates connues de l'Écriture. La seule date certaine que nous avons est celle du ministère de Jean le Baptiste.

 

Luc 3:1-6 1 La quinzième année du règne de Tibère César, -lorsque Ponce Pilate était gouverneur de la Judée, Hérode tétrarque de la Galilée, son frère Philippe tétrarque de l'Iturée et du territoire de la Trachonite, Lysanias tétrarque de l'Abilène, 2 et du temps des souverains sacrificateurs Anne et Caïphe, -la parole de Dieu fut adressée à Jean, fils de Zacharie, dans le désert. 3 Et il alla dans tout le pays des environs de Jourdain, prêchant le baptême de repentance, pour la rémission des péchés, 4 selon ce qui est écrit dans le livre des paroles d'Ésaïe, le prophète : C'est la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers. 5 Toute vallée sera comblée, Toute montagne et toute colline seront abaissées ; Ce qui est tortueux sera redressé, et les chemins raboteux seront aplanis. 6 Et toute chair verra le salut de Dieu. (LSG)

 

Le préambule dans Luc 3:1 donne une date exacte pour le commencement du ministère de Jean le Baptiste. En établissant son ministère, l'Écriture fournit alors les indices qui nous permettent d'établir avec une certitude absolue le commencement et la durée du ministère de Jésus Christ.

 

Tiberius Claudius Caesar Augustus, le successeur de l'Empereur romain Augustus, est né en 42 AEC (avant l’ère courante) de parents nobles qui se sont divorcés afin que Livia, sa mère, puisse épouser Octavian (Augustus). Augustus l'avait forcé à divorcer de sa femme pour qu'il puisse épouser Julia, la fille de l'empereur, afin de produire un héritier pour le trône. Julia a été bannie en 2 AEC pour comportement scandaleux et, en raison de la mort de ses deux fils d'un mariage précédent, Tiberius a dû être adopté par Augustus comme son héritier en 4 EC (ère courante). Le Sénat lui a donné le pouvoir Tribunicien et l'autorité proconsulaire. Quand Augustus est mort, le Sénat a nommé Tiberius (Tibère) empereur le 17 septembre 14 EC (Interpreters Dict. of the Bible, Abingdon, 1962, Vol. 3, p. 640).

 

Augustus a régné jusqu'au 19 août 14 EC. C'est noté par Schürer (The History of the Jewish People in the Age of Jesus Christ, T & T Clark, 1987, Vol. 1, p. 203). Schürer date le règne de Tibère à partir de cette date. Il y a, par conséquent, deux dates : une date d'entrée en fonction et une date de proclamation.

 

L'année sacrée d'Israël commençait en Nisan, mais l'année civile à l'Est commençait approximativement en octobre, le Mois des Commencements ou Tishri. Les Nouvelles Lunes de 14 EC ont commencé à Jérusalem le jeudi, 13 septembre 14 EC à 4h31 et le vendredi, 12 octobre 14 EC à 19h47 (déterminé d'après H. H. Goldstine New and Full Moons 1001 BC to 1651 EC, American Philosophical Society, 1973). Tishri aurait donc pu commencer le 13 octobre, impliquant que la quinzième année de Tibère était en 28 EC. Selon la méthode de calcul, il est impossible que 1 Tishri soit plus de 177 jours de 1 Nisan sous le système d'ajournement ou, peut-être, moins (jusqu’à 173) par les mois observés. Du 13 octobre, 1 Nisan tomberait approximativement le 26 avril. C'est plus de 30 jours de l'équinoxe qui arrive, dans ces dates juliennes, le 20-21 mars. Cette date est, par conséquent, impossible. Il peut donc être déduit que 1 Tishri est tombé le 13 septembre en 14 EC. La deuxième année de Tibère a dû commencer en octobre 14 EC pour que la quinzième année de Tibère soit assumée d'avoir commencé en Tishri 27 EC, si la date de proclamation est prise en considération.

 

Ponce Pilate a été en poste pendant 10 ans (A of J, xviii, 4, 2) de 26 EC à 36 EC quand il a été déposé peu de temps avant la visite de Vitellius à Jérusalem, peu de temps avant la Pâque de 36 EC. Josephus date l'ascension de Pilate à la douzième année de Tibère, c’est-à-dire, en 25-26 EC (Schürer, p. 382, fn. 130). Cela repose seulement sur la déclaration de Josephus. 27-28 EC est ainsi la quatorzième année selon Josephus. Cela semble contredire le texte biblique, sauf s'il est assumé que Josephus se base sur la date de sa nomination par le Sénat tandis que Luc se base sur la date de la mort d'Augustus.

 

Cependant, il faut aussi examiner un autre aspect de ce problème. Les noms macédoniens des mois ont été adoptés en Syrie de l’empire séleucide et, à cause de la confusion avec le Calendrier julien, l’année commençait par des jours différents pour quelques grandes villes. À Tyr, l’année commençait le l8 novembre, celle de Gaza et d’Askalon, le 29 août (Chronology, Bickerman) et, plus tard, les mois juliens ont simplement été nommés par les noms macédoniens (Ideler I, pp. 429 et suiv.). Il n’est donc pas certain si Josephus se référait au mois juif par le nom macédonien ou, en fait, au mois macédonien/julien. Cette question et le calendrier juif utilisé sont examinés par Schürer (ibid., Vol. I, pp. 595-599). Schürer rejette les assertions que le calendrier de Tyr était utilisé par les Juifs (ibid., p. 599).

 

Le ministère de Jean le Baptiste aurait aussi coïncidé avec le mois de la proclamation du Jubilé puisque 27 EC était une année de Jubilé et qu’il était proclamé le jour des Expiations, le 10 Tishri. Le ministère de Jean n’aurait pas pu commencer avant Tishri 27 EC parce que la quinzième année du règne de Tibère a commencé le plus tôt ce mois-là, si on compte à partir de la mort d’Auguste.

 

Cependant, il est à noter que l’organisation du calendrier dans le Livre des Jubilés, qui se fonde sur l’année de 364 jours, c’est-à-dire de 52 semaines, a placé la Pâque un mercredi à chaque année avec le jour des Expiations le vendredi et le début de la Fête des Tabernacles le mercredi. Les autorités sont d'accord pour dire que la communauté Qumran a désapprouvé l'utilisation du calendrier luni-solaire et qu’elle a adopté un calendrier semblable ou identique à celui utilisé dans le Livre des Jubilés (Schürer, ibid., pp. 600-601). Il peut donc être assumé que Qumran observait une Pâque le mercredi, qui a coïncidé avec la communauté générale seulement quelques années au cours de cette période.

 

Le placement de la Pâque un mercredi en 31 EC a été généralement accepté par les Églises de Dieu au vingtième siècle. Fred Coulter, Harmony of the Gospels, semble la placer un mercredi en 30 EC ainsi qu’en 31 EC. Cependant, Daniel-Rops, dans son livre Jesus and His Times, tr. Ruby Millar, Dutton & Co, New York, 1954, place la crucifixion le 7 avril 30 EC, ce qui serait un vendredi (p. 432).

 

Fred Coulter se trompe sérieusement et présente, peut-être, même des faits inventés dans sa compréhension et ses arguments en rapport avec la Pâque dans son œuvre The Christian Passover, York Publishing Co, CA, 1993. Cependant, il semble que Daniel-Rops construit son argument du vendredi d’un désir d’avoir la crucifixion un vendredi et la séquence des événements est reconstruite en conséquence. Le dimanche des rameaux est inexplicablement distancé et les commentaires historiques et la comparaison entre les itinéraires utilisés par Christ et la ville moderne sont imaginaires. L'argument entier est construit autour de la prémisse que vendredi était le jour de la crucifixion plutôt que de construire une table d'événements qui montre la séquence des activités de l'entrée à Béthanie autour du Sabbat précédent. Aucune explication n'est offerte pour le Jour Saint. De plus, la Pâque est déterminée de la Nouvelle Lune qui, comme nous le verrons, rend absolument impossible une crucifixion le vendredi en 30 EC.

 

Il est important pour l'Église Orthodoxe d'établir une Pâque le vendredi en 30 EC car nous verrons que la séquence des Pâques dans Jean de la quinzième année de Tibère indique une crucifixion en 30 EC, étant donné les récits de la Pâque dans Jean 11:55 et Jean 12:1. La chronologie de la Pâque en 30 EC ou en 31 EC a une grande signification pour le Signe de Jonas. Daniel-Rops comprend intuitivement ce point quand il observe que :

 

Quarante ans plus tard, au début du mois de Nisan, en 70 EC, une armée romaine a investi la Ville Sainte. Quatre légions d’auxiliaires numidiens et syriens, soixante mille hommes équipés du meilleur matériel, ont été conduites par l’empereur Tite, le fils de Vespasien, qui avait été proclamé empereur après un coup d’état avec l’aide des légions en Égypte, à peine six mois plus tôt (ibid., p. 452).

 

Par conséquent, si l’évangile de Jean ne se réfère qu’à une seule Pâque dans les chapitres 11 et 12, ce qui est pratiquement certain, et si le commencement de la narration est à la Pâque de 28 EC, la crucifixion a eu lieu en 30 EC. L’Église Orthodoxe doit donc fabriquer une crucifixion du vendredi et, ainsi, le Signe de Jonas commence en 30 EC et finit le 1er Nisan 70 EC. La destruction postérieure du Temple et la fermeture du Temple à Léontopolis en Égypte n’est qu’un récit du commencement de la fermeture. Si elle est en 31 EC, la fin du Signe coïncide avec la cessation du sacrifice. Examinons les deux possibilités.

 

Il est nécessaire d’établir les dates des Nouvelles Lunes à Jérusalem pour la période allant de 28 à 33 EC, afin d’examiner quand tombe 1 Nisan et, de là, la Pâque, ces années-là. Il est ensuite possible de vérifier avec certitude quand une crucifixion du mercredi ou du vendredi est possible et si ce point de vue correspond aux textes bibliques.

 

Le Département du Calendrier Nautique de Sa Majesté a fourni les dates des Nouvelles Lunes pour les années 28-33 EC en se basant sur le travail de H. H. Goldstine (ibid.). L’heure des Nouvelles Lunes est obtenue de l’observation à Babylone (Baghdâd) ; c’est pourquoi, il faut soustraire 37 minutes de ce temps pour obtenir l’heure civile de Jérusalem. Des irrégularités dans la rotation de la Terre entraînent de légères irrégularités dans le temps. L’équinoxe est aussi plus tôt que les dates Juliennes, c’est-à-dire, le 20-21 mars. Il peut tomber aussi tôt que le 20 mars dans le calendrier Grégorien. Les dates et les heures peuvent aussi être obtenues de l'observatoire Naval des États-Unis et ajustées à l'heure de Jérusalem.

 

Les temps des Nouvelles Lunes sont donc ceux-ci :

 

Lundi,    le 15 mars 28 EC        @ 03h38

Mardi,    le 13 avril 28 EC        @ 17h21

Vendredi, le 4 mars 29 EC       @ 04h13

Samedi, le 2 avril 29 EC           @ 20h43

Mercredi, le 22 mars 30 EC      @ 20h59

Vendredi, le 21 avril 30 EC      @ 12h48

Lundi,    le 12 mars 31 EC        @ 01h29

Mardi,    le 10 avril 31 EC        @ 14h45

Samedi, le 29 mars 32 EC        @ 23h08

Lundi,    le 28 avril 32 EC        @ 10h09

Jeudi, le 19 mars 33 EC            @ 13h41

Vendredi, le 17 avril 33 EC      @ 22h12

 

De ces temps des Nouvelles Lunes, le commencement de l’année sacrée ou 1 Nisan tombe sur les dates suivantes, en utilisant les règles normales des Nouvelles Lunes les plus rapprochées de l’équinoxe et de la Pâque, le 15 Abib, qui tombe après l’équinoxe et en se basant sur le jour standard juif, qui va de la noirceur ou de la Fin du Crépuscule Nautique du Soir (FCNS) à la noirceur, le jour suivant :

 

Lundi, le 15 mars 28 EC

Dimanche, le 3 avril 29 EC

Jeudi, le 23 mars 30 EC

Lundi, le 12 mars 31 EC

Dimanche, le 30 mars 32 EC

Jeudi, le 19 mars 33 EC

 

La crucifixion aurait donc été ainsi :

 

Dimanche

le 28 mars 28 EC

Samedi

le 16 avril 29 EC

Mercredi

le 5 avril 30 EC

Dimanche

le 25 mars 31 EC

Samedi

le 12 avril 32 EC

Jeudi

le 2 avril 33 EC

 

Il est impossible que la crucifixion ait eu lieu un vendredi. La date en 30 EC est clairement un mercredi et un dimanche en 31 EC. Par conséquent, l’an 31 EC se trouve exclu par les partisans d’une crucifixion le mercredi. Comment l’an 31 EC peut-il être harmonisé ? Le raisonnement est fait que l’année sacrée 31 EC n’a commencé que le mercredi, 11 avril 31 EC, conformément aux règles des ajournements existantes à ce moment-là. Cependant, ces règles font tomber la crucifixion un mardi, soit le 24 avril. Sans parler du fait qu’il existe un bon nombre d’autres problèmes associés avec cette date. En se basant sur l’ancien système de calcul basé sur la conjonction, qui était utilisé par les Chrétiens Orthodoxes et par les Juifs avant l’introduction du calendrier de Hillel en 344-358 EC, 1 Nisan ne pouvait pas être plus tard que le 7 avril, d’après le calendrier Grégorien (et plus tôt, d’après le calendrier Julien).

 

La Nouvelle Lune la plus rapprochée de l’équinoxe et de la Pâque qui le suit rend possible la date du 7 avril, d’après le calendrier Grégorien. Les ajournements ont occasionné 1 Nisan à tomber aussi tard que le 8 avril (par exemple, en 1997 dans le Calendrier juif), mais cela ne repose sur aucune autorité biblique et aucune évidence avant 344 EC. La Pâque ne peut jamais être plus tard que le 22-23 avril, quelle que soit l’année. Sous le système Julien, elle est plus tôt. Par conséquent, le 25 avril 31 EC semble être de la pure fiction.

 

Pourquoi cette fiction a-t-elle été introduite ? La réponse à cette question semble reposer dans les hypothèses erronées derrière les spéculations théologiques en rapport avec les soixante-dix semaines d’années se terminant avec le Messie. Cette hypothèse erronée se fonde sur la mauvaise traduction de Daniel 9:25 dans la KJV. Le début du règne d'Artaxerxès 1 est pris comme le début de la prophétie et les soixante-neuf semaines se terminent ainsi en 27 EC, qui est, par la suite, affirmé comme l’année du commencement du ministère de Christ. On prétend ensuite qu’il a prêché pendant trois ans et demi. Puis, on divise la semaine et affirme qu’une autre période est attribuée à la fin, normalement aux témoins. Cet argument est complètement inventé et ne trouve aucune confirmation dans la Bible. H. Hoeh utilise cette théologie erronée dans son œuvre The Crucifixion Was Not on Friday (Ambassador College Press, 1959, 1961, 1968). Bien que le titre soit une affirmation vraie, les arguments produits par Hoeh et les autres, comme Coulter, pour supporter cette position ne sont pas justes. Le Signe de Jonas est une question très complexe et il est expliqué dans l'étude Le Signe de Jonas et l'Histoire de la Reconstruction du Temple [013].

 

Par conséquent, les alternatives sont les suivantes : mercredi, le 5 avril 30 EC ; dimanche, le 25 mars 31 EC ; dimanche, le 13 avril 32 EC ; jeudi, le 2 avril 33 EC. Nous pouvons maintenant vérifier et déterminer l’année de la crucifixion de la Pâque, en nous basant sur les évidences de la Bible et les faits historiques. Nous savons que Christ a débuté son ministère seulement après que Jean ait été mis en prison (Mat. 4:12-17; Marc 1:14).

 

Matthieu 4:12-17 12 Jésus, ayant appris que Jean avait été livré, se retira dans la Galilée. 13 Il quitta Nazareth, et vint demeurer à Capernaüm, située près de la mer, dans le territoire de Zabulon et de Nephthali, 14 afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète: 15 Le peuple de Zabulon et de Nephthali, de la contrée voisine de la mer, du pays au delà du Jourdain, et de la Galilée des Gentils, 16 Ce peuple, assis dans les ténèbres, a vu une grande lumière ; et sur ceux qui étaient assis dans la région et l'ombre de la mort la lumière s'est levée. 17 Dès ce moment Jésus commença à prêcher, et à dire : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. (LSG)

 

De l’évangile de Jean, nous savons que Jean n’a été emprisonné qu’après la Pâque, apparemment celle de 28 EC, étant la première mentionnée et celle qui a suivi le début du ministère de Jean, tel que décrit plus tôt. La Pâque est mentionnée dans Jean 2:13, 23.

 

Jean le Baptiste baptisait à Énon, près de Salim. Jésus était venu en Galilée avec ses disciples qui baptisaient, quoiqu’il ne baptisait pas lui-même (Jean 4:2). Jean n'avait pas encore été mis en prison.

 

Jean 3:22-24  22 Après cela, Jésus, accompagné de ses disciples, se rendit dans la terre de Judée ; et là il demeurait avec eux, et il baptisait. 23 Jean aussi baptisait à Énon, près de Salim, parce qu'il y avait là beaucoup d'eau ; et on y venait pour être baptisé. 24 Car Jean n'avait pas encore été mis en prison. (LSG)

 

Nous savons que Jésus était conscient que le temps de son ministère n’était pas encore venu parce qu’il l’a dit à la femme au mariage à Cana (Jean 2:4).

 

En reconstituant la chronologie des événements, nous pouvons conclure avec un certain degré de certitude que Christ a été baptisé environ en février, approximativement 50 jours avant la Pâque. Les évangiles synoptiques ne donnent pas les témoignages de toutes les Pâques qui nous intéressent. Cependant, Jean est celui qui en mentionne le plus. La première Pâque, qui semble être celle de 28 EC, est mentionnée dans Jean 2:13, 23.

 

La fête suivante est mentionnée dans Jean 5:1. On ne peut pas dire avec certitude de quelle fête il s’agit, mais certains pensent qu’il s’agit probablement de Pourim (voir la remarque au verset 1 de la Companion Bible). Selon le témoignage de Jean, Christ était en Samarie au temps de la récolte (et, peut-être, quatre mois avant la Récolte), ce qui est aux environs de la Pentecôte de 28 EC (Jean 4:35).

 

La Pâque suivante, qui serait celle de 29 EC, est mentionnée dans Jean 6:4.

 

Jean 6:1-4 1 Après cela, Jésus s'en alla de l'autre côté de la mer de Galilée, de Tibériade. 2 Une grande foule le suivait, parce qu'elle voyait les miracles qu'il opérait sur les malades. 3 Jésus monta sur la montagne, et là il s'assit avec ses disciples. 4 Or, la Pâque était proche, la fête des Juifs. (LSG)

 

Il a enseigné à Capernaüm, après cette période (Jean 6:59).

 

Il y a une fête mentionnée dans Luc 6:1, quand la phrase le second Sabbat après le premier est traduite du terme deuteroprotos ou second-premier Sabbat. Cela se rapporte au second Sabbat d’une fête à partir de Yom Tov ou le premier Jour Saint. Il s’agit donc, soit du Sabbat hebdomadaire (voir la remarque de la Companion Bible) ou du deuxième Jour Saint (Friedich Westburg, Die Biblische Chronologie, p.122 – voir H. Hoeh The Crucifixion Was Not on Friday, 1968, p.32). La Companion Bible relie ce texte à Matthieu 12:1 comme se référant au Sabbat hebdomadaire. Cette fête est référée comme une Pâque par ceux qui cherchent à établir une quatrième Pâque, distincte des Pâques mentionnées par Jean, afin d’établir l’année 31 EC comme celle de la mort de Christ.

 

À première vue, la fête dans Luc 6:1 semble être celle des Tabernacles plutôt que la Pâque, étant donné que le grain est mûr. [Corn en anglais, qui signifie : maïs ; blé ; grain ; céréale.] Cependant, le terme corn peut se rapporter à l’orge ou au blé et se rapporter ainsi à la période entre les mois de mars et juin et, de là, à la Pâque ou à la Pentecôte. [La LSG et la BDS-IBS traduisent toutes les deux Luc 6:1 par champs de blé.] La New RSV le traduit comme champs de céréales et non de maïs. Si c’était la Pâque et le Sabbat hebdomadaire, la Gerbe Agitée n’avait pas encore été présentée, étant présentée le matin après le Sabbat (non le Shabbatown ou Jour Saint). Il faut se rappeler que le 6 Sivan a fait partie des ajournements établis sous le système de Hillel. Christ n’aurait pas violé ses propres lois en mangeant du nouveau grain avant que la gerbe agitée n’ait été présentée (Lév. 23:14).

 

L'orge (et le blé) doit être battu. La référence de Luc 6:1 indique que les disciples mangeaient les épis, après les avoir froissés dans leurs mains. Le maïs ne nécessite pas cette action ; on l’épluche. Par conséquent, le jour semble être le second Jour Saint de la Pâque, au plus tôt. L’autre possibilité est qu’il s’agit du dimanche de la Pentecôte, le temps de la récolte du blé. Christ avait droit de glaner. Cette activité a précédé la nomination des douze apôtres (Luc 6 :13) ; elle était donc tôt dans son ministère. Dans ce cas, il semble qu’il s’agit de la Pâque de 28 EC (ou celle de 29 EC au plus tard). Ces activités ont eu lieu dans la plaine (du littoral), avant l’arrivée de Christ à Capernaüm.

 

La Fête des Tabernacles est mentionnée dans Jean 7:2. Jésus est allé secrètement à la fête, mais il a ensuite enseigné dans le Temple (Jean 7:10,14,37; 8:1-2,20).

 

La Fête de la Dédicace ou Hanoukka est mentionnée dans Jean 10:22. La fête dure huit jours et débute le vingt-cinquième jour du mois de Kislev. Elle est aussi appelée la Fête des Lumières par Juda. C’était l’hiver, deux mois après la Fête des Tabernacles. Les autorités juives cherchaient à le faire mourir, mais Christ s’est enfui et s’en est allé au-delà du Jourdain, où Jean avait baptisé au début (Jean 10:39-42). Il n’y a aucune mention de la durée de son séjour au-delà du Jourdain.

 

Il est revenu pour ressusciter Lazare d’entre les morts, puis il est reparti pour la ville d’Éphraïm où il a demeuré pour quelques temps.

 

La Pâque suivante est mentionnée dans Jean 11:55.

 

Jean 11:55-57 55 La Pâque des Juifs était proche. Et beaucoup de gens du pays montèrent à Jérusalem avant la Pâque, pour se purifier. 56 Ils cherchaient Jésus, et ils se disaient les uns aux autres dans le temple : Que vous en semble ? Ne viendra-t-il pas à la fête ? 57 Or, les principaux sacrificateurs et les pharisiens avaient donné l'ordre que, si quelqu'un savait où il était, il le déclarât, afin qu'on se saisît de lui. (LSG)

 

De ce texte, nous passons à Jean 12:1 où il est question de son arrivée à Béthanie. Lazare avait été ressuscité d’entre les morts et était assis à table avec eux. Jésus avait quitté les Juifs et était allé dans un autre quartier de la ville d’Éphraïm, après avoir ressuscité Lazare, et il est demeuré là avec ses disciples (Jean 11:54).

 

Il est assumé que la Pâque de Jean 11:55 est celle de Jean 12:1 et suivants et cela est possible, d’après le texte. Il y a donc deux Pâques mentionnées dans Luc et trois dans Jean. Il ne semble y avoir aucune base pour une quatrième Pâque, à moins qu’on puisse établir que la fête mentionnée dans Luc 6:1 est une Pâque et que celle-ci est distincte des Pâques mentionnées par Jean.

 

Le problème réel est le suivant : les quarante jours de Jonas correspondent aux quarante ans de Juda à partir du ministère du Messie. Le ministère du Messie, selon une interprétation littérale de Jean, a duré un peu moins de deux ans, avec celui de Jean le Baptiste commençant six mois plus tôt, ce qui correspond à leur différence d’âge (voir Luc 1). Par conséquent, leur ministère combiné a duré moins de trois ans, tout comme celui de Jonas a été moins de trois jours. Ainsi, Jonas a mis un jour pour entrer (ce qui correspondait au ministère de Jean) et il a prophétisé pendant deux jours (ce qui correspondait au ministère de Christ de deux ans). Le rapport d’un an pour un jour est conservé. En reconstruisant, nous venons inévitablement à la conclusion que la crucifixion a eu lieu en 30 EC.

 

Malgré le fait qu’il est difficile d’examiner toutes les activités au cours de cette période dans une seule étude, il est néanmoins utile de construire une table des événements. Il faut le faire afin de déterminer si les dates correspondent avec la chronologie de la Bible.

 

La tâche suivante consiste à établir la concordance des événements des derniers jours de la période pascale à partir de l’arrivée de Christ à Béthanie.

 

La Loi exige l’observance de plusieurs rites à la Pâque. Les actes de Christ avant la Pâque symbolisaient les exigences des ordonnances en rapport avec la Fête de la Pâque et des Pains sans Levain.

 

Les exigences principales sont que :

 

1.      Le Temple soit purifié à partir de 1 Nisan ;

 

2.      L’expiation pour les simples soit faite le 7 Nisan ;

 

3.      Le sacerdoce a la responsabilité de se sanctifier ;

 

4.      L’agneau soit mis de côté le 10 Nisan ;

 

5.      Le logement provisoire soit préparé le 13 Nisan et occupé à partir de la soirée du 14 Nisan. Le repas chegigoh ou le repas de la préparation est pris le 14 de Nisan. C'était le Dîner du Seigneur. C'est un repas de la Pâque, mais ce n'est pas le repas de la Pâque comme tel (voir l’étude La Pâque [098]).

 

6.      L’agneau de la Pâque soit tué l’après-midi du 14 Nisan. La Pâque est mangée le soir débutant le 15 Nisan.

 

7.      Le matin du 15, les gens peuvent retourner à leurs maisons (Deut. 16:6). La Fête continue pendant sept jours et le dernier jour est un Jour Saint.

 

Cette séquence nous aide à comprendre ce qui se passe pendant la Pâque de l’année de la crucifixion.

 

La période de la Fête des Pains sans Levain est un laps de temps qui couvre les jours de la préparation, la Pâque elle-même et la Fête des Pains sans Levain. Le premier jour de la Fête des Pains sans Levain est, en fait, le jour de la préparation qui commence le quatorzième jour de Nisan. La période examinée dans Matthieu 26:17 faisait partie de la période de la préparation du treizième jour de Nisan, avant d’occuper le logement provisoire pour la période de trente six heures, commençant le soir du quatorzième jour de Nisan et allant jusqu’au matin du premier Jour Saint (Deut. 16:6).

 

La première activité faite par Christ à cette dernière Pâque a été la purification du Temple. Ce processus commençait le 1er Nisan. Il avait purifié le Temple auparavant, au début de son ministère, comme on le voit dans Jean 2:13-21.

 

En fait, le Messie est entré deux fois à Jérusalem pendant cette période et non pas une. La première entrée, mentionnée dans Matthieu 21:1-7, était inattendue et préliminaire à la deuxième entrée qu’on attendait.

 

La séquence est faite pour démontrer que les activités de Christ sont en harmonie avec les, et obéissent aux exigences qu’il avait données à Moïse au Sinaï en tant que l’Ange de la Présence et l’élohim d’Israël, ayant été oint à ce poste par Le Dieu Très-Haut, qui est Yahovah des Armées, Éloah (Deut. 32:8 (LXX ; RSV) ; Psaume 45:6-7; Héb. 1:8-9).

 
Les quatorze jours avant la Pâque

 

Le sacerdoce se prépare conformément à la Loi. On nous montre le processus de la purification dans Ézéchiel 45:18-20. Le Tabernacle est purifié le premier jour de Nisan. Ceux qui pèchent par ignorance ou sciemment sont purifiés le septième jour (Ézéchiel 45:18-20). Le sacerdoce se purifie pour la Pâque. Cette purification a été suspendue par Ézéchias parce que le sacerdoce n’a pas réussi à se sanctifier (2Chron. 30:3).

 

Nous pouvons maintenant examiner les événements des six jours précédant la Pâque à partir du 9 Nisan.

 

Le Sixième Jour avant la Pâque : Le 09 Nisan : (FCNS) jeudi à (FCNS) vendredi.

 

Événement

Matthieu
   Marc
   Luc
Jean

Christ s’approche de Jérusalem venant de Jéricho

 

 

19:1-10

 

Christ passe la nuit de jeudi à la maison de Zachée

 

 

19:6

 

Il raconte la parabole des mines (talents)

 

 

19:11-27

 

Il continue vers Jérusalem

 

 

19:28

 

Il envoie deux disciples pour qu’ils amènent une ânesse et un ânon. (Notez qu’il y a deux animaux)

21:1-7

 

 

 

Il entre pour la première fois à Jérusalem en revenant de Bethphagé (et non pas de Béthanie) et accomplit Zach. 9:9.

21: 8-9

 

 

 

Il n’est pas attendu et on demande “Qui est celui-ci ?”

21:10-11

 

 

 

Il purifie le Temple conformément à la Loi

21:12-16

 

 

 

Il s’en va à Béthanie à la maison de Lazare

21:17

 

 

 12:1


 

Nous voyons que le but du premier voyage à Jérusalem était de purifier le Temple, ce qui devait être fait pour la cérémonie pascale où Christ devait être l’Agneau de la Pâque. Il a accompli ce qui a été écrit à propos de lui par le prophète Zacharie (Zach. 9:9) et Matthieu note qu’à cette occasion les gens ont étendu leurs vêtements devant lui (Mat. 21:1-17). Les Sacrificateurs en Chef étaient conscients qu’ils devaient faire quelque chose à son sujet (Mat. 21:15). Il est ensuite parti pour Béthanie à la Maison de Lazare où Marie a oint ses pieds avec la livre d’un parfum de nard. Judas Iscariote a mis en doute cette onction et Christ révèle spécifiquement que c’était dans le but de sa mort et de sa sépulture que le parfum avait été conservé et il était utilisé pour ce but spécifique. Cette onction dénotait le sacrifice de Christ comme l’Agneau de Dieu. Cela l’a effectivement mis à part pour ce but. Ces activités se sont produites le soir du dixième jour de Nisan, qui est le jour où l’agneau est mis de côté pour le sacrifice de la Pâque, conformément à Exode 12:3. Cela a lieu du vendredi (FCNS) à samedi (FCNS). Christ s’est consacré lui-même et il a été oint ce Sabbat-là.

 

Le Cinquième Jour avant la Pâque : Le 10 Nisan : (FCNS) vendredi à (FCNS) samedi.

 

Événement

Matthieu
   Marc
   Luc
   Jean

Le Seigneur a passé le Sabbat à Béthanie.

 

 

 

 

Le premier de trois repas a lieu, de la noirceur (FCNS) du Sabbat (samedi) (probablement chez Lazare).

 

 

 

12:2

La première des deux onctions a lieu pendant ce repas.

 

 

 

12:3-11


 

Lazare est mentionné comme s’assoyant avec lui au repas (Jean 12:2). Jean nous dit que beaucoup de Juifs savaient qu’il était là et ils vinrent pour le voir ce Sabbat-là et aussi pour voir Lazare qu’il avait ressuscité d’entre les morts (Jean 12:19). C’est en raison de cela que les Sacrificateurs en Chef (incluant les Souverains Sacrificateurs de divisions) ont considéré qu’ils puissent aussi mettre Lazare à mort parce que plusieurs croyaient en Christ à cause de Lazare (Jean 12:10-11). Le mot utilisé est apokteino (tuer) qui implique une mort violente plutôt qu’une mort par processus judiciaire.

 

Le texte dans Jean 12 se poursuit et dit au verset 12 : Le lendemain, une foule nombreuse de gens venus à la fête ayant entendu dire que Jésus se rendait à Jérusalem, prirent des branches de palmiers, et allèrent au-devant de lui, et accomplirent ce qui était écrit dans le Psaume 118:25-26 et s’écrièrent Hosanna ! Béni soit le Roi d’Israël qui vient au nom du Seigneur. Luc 19:38 a un cri différent, mais l’intention est la même et le texte dans Jean omet le Fils de David qui est présent dans Matthieu 21:9.

 

L’erreur qui est faite est qu’il est supposé que le terme le lendemain se réfère au Sabbat, le matin après le repas du soir plutôt que le Onzième Jour d’Abib. Cependant, le terme se réfère vraiment au jour suivant plutôt qu’au matin ou à la matinée du Sabbat. Bullinger soutient également que le terme se référait au Onzième Jour d’Abib, qui était le dimanche. Ce point de vue est aussi appuyé par le fait que beaucoup de gens étaient venus le jour du Sabbat pour voir Christ et qu’ils auraient pu difficilement se rencontrer dans la maison la nuit. La consultation des Souverains Sacrificateurs aurait aussi eu lieu en ce jour de Sabbat. Ainsi, Christ a été mis de côté comme le sacrifice par l’onction et par la consultation des Souverains Sacrificateurs ou Sacrificateurs en Chef le jour du Sabbat, le Dixième Jour d’Abib, ils étaient là au même endroit en raison de la Fête. Christ était ensuite prêt à entrer à Jérusalem en triomphe.

 

Le Quatrième Jour avant la Pâque : Le 11 Nisan : (FCNS) samedi à (FCNS) dimanche.

 

Événement

Matthieu
   Marc
   Luc
   Jean

Jésus fait sa deuxième entrée (triomphale) à Jérusalem

 

 

 

 

Christ envoie deux disciples chercher un animal, un ânon sur lequel aucun homme ne s’est encore assis.

 

11:1-7

19:29-35

12:12

Puis, le Seigneur quitte Béthanie (et non pas Bethphagé) et il rencontre les multitudes de Jérusalem.

 

11:8-10

19:36-40

12:12-19

Il pleure sur la ville.

 

 

19:41-44

 

Il entre dans le Temple et regarde tout autour.

 

11:11

 

 

Puis, il retourne à Béthanie.

 

11:11

 

 

 

Le Troisième Jour avant la Pâque : Le 12 Nisan : (FCNS) de dimanche à (FCNS) de lundi.

 

Événement

Matthieu

   Marc
   Luc
   Jean

Christ retourne à Jérusalem le matin.

21:18

11:12

 

 

Le figuier est maudit.

21:19-22

11:13-14

 

 

Jésus retourne au Temple et le purifie de nouveau.

 

11:15-17

19:45-46

 

Il enseigne dans le Temple.

 

 

19:47

12:20-50

Il se heurte à l’attitude hostile des dirigeants.

 

11:18

19:47-48

 

Il quitte la ville (peut-être pour Béthanie ; voyez Luc 21:37-38).

 

11:19

 

 

 

Le Deuxième Jour avant la Pâque : Le 13 Nisan : (FCNS) lundi à (FCNS) mardi.

 

Événement

Matthieu

   Marc
   Luc
   Jean

En allant à Jérusalem, les disciples posent la question concernant le figuier.

 

11:20-26

 

 

Christ est de nouveau à Jérusalem et dans le Temple.

21:23-27

11:27-33

20:1-8

 

Christ enseigne en posant des questions et en racontant des paraboles.

21:28-23:39

12:1-44

20:9-21:4

 

Il donne la première grande prophétie dans le Temple.

 

 

21:5-36

 

Affirmation des habitudes du Seigneur pendant cette dernière semaine.

 

 

21:37-38

 

La deuxième grande prophétie sur le mont des oliviers.

24:1-51

13:1-37

 

 

La deuxième grande prophétie est continuée.

25:1-46

 

 

 

 

Ce point semble continuer avec le dialogue, mais il est probablement une régression en arrière aux événements de la soirée précédente où les activités ont eu lieu dans la maison de Simon, le lépreux. La déclaration que la Pâque est dans deux jours est l'indicateur de temps. Cette histoire prend des activités simultanées, qui ont été initiées pour les activités dans la maison de Simon. Judas Iscariote est allé trahir Christ pendant les activités de ce jour. Les autres disciples ont été envoyés l'après-midi pour préparer le logement provisoire. Si l'histoire est continue, le repas à la maison de Simon pouvait alors seulement avoir été le repas de midi et les activités ont découlé de cet événement. La chronologie serrée et le commentaire indiquent que l'histoire peut avoir régressé à la soirée précédente.

 

La narration de Marc semble continuer à décrire les actes de ce jour-là. Tout indique que plusieurs activités ont été entreprises pour le jour de la préparation et que le repas dans la maison de Simon était le repas du midi du 13 Nisan, au plus tard. L’Appendice en rapport aux Trois Repas, dans la Companion Bible (Appendice 157, p. 182), dépend du retour de la narration au soir précédent où elle est confinée à trois repas, deux repas du soir et un du midi. Dans tous les cas, Christ et ses disciples occupaient leur logement provisoire pour le dernier repas, le soir du quatorzième jour de Nisan.

         

Événement

Matthieu

    Marc
    Luc
   Jean

L’affirmation ”La Pâque a lieu dans deux jours ”.

26:1-5

14:1-2

 

 

Il retourne à Béthanie et se trouve dans la maison du lépreux Simon. La deuxième onction a lieu.

26:6-13

 

14:3-9

 

 

Judas Iscariote projette de livrer Christ.

26:14-16

14:10-11

22:1-6

 

La préparation pour le dernier repas.

26:17-19

14:12-16

22:7-13

 

 

Les disciples se préparent ici à prendre le Dîner du Seigneur dans le logement provisoire.

 

Deutéronome 16:5-7  5 Tu ne pourras point sacrifier la Pâque dans l'un quelconque des lieux que l'Éternel, ton Dieu, te donne pour demeure ; 6 mais c'est dans le lieu que choisira l'Éternel, ton Dieu, pour y faire résider son nom, que tu sacrifieras la Pâque, le soir, au coucher du soleil, à l'époque de ta sortie d'Égypte. 7 Tu feras cuire la victime, et tu la mangeras dans le lieu que choisira l'Éternel, ton Dieu. Et le matin, tu pourras t'en retourner et t'en aller vers tes tentes. (LSG)

 

Cela nous amène à la fin du treizième jour de Nisan.

 

Le Jour Précédant la Pâque 

 

Le jour de la préparation du 14 Nisan. Le jour de la crucifixion

le 14 Nisan : (FCNS) mardi à (FCNS) mercredi.

 

Événement

Matthieu

      Marc
    Luc
   Jean

"Le soir étant venu" de réaliser le complot contre Christ.

26:20

14:17

 

 

Le Dîner du Seigneur a commencé par le lavement des pieds.

 

 

 

13:1-20

L’annonce de la trahison.

26:21-25

14:18-21

 

13:21-30

On mange le repas et la Nouvelle Alliance de Jérémie 31:31est annoncée. Le pain et le vin sont institués.

26:26-29

14:22-25

22:14-23

 

La première prophétie du reniement de Pierre est faite.

 

 

 

13:31-38

La querelle à savoir qui serait le plus grand.

 

 

22:24-30

 

La deuxième prophétie du reniement de Pierre est faite.

 

 

22:31-34

 

Dernier appel à sa première commission (Luc 9:3 ).

 

 

22:35-38

 

Le dernier discours aux onze est suivi par la prière de Christ.

 

 

 

14:1-17:26

Jésus va à Gethsémané avec ses disciples.

26:30-35

14:26-29

22:39

18:1

La troisième prophétie du reniement de Pierre est faite.

 

14:30-31

 

 

L’agonie dans le jardin.

26:36-46

14:32-42

22:40-46

 

L’appréhension du Seigneur.

26:47-56

14:43-50

22:47-54

18:2-11

La fuite de Lazare (voir remarque à Marc 14:51-52, Companion Bible).

 

14:51-52

 

 

Le procès de Christ a continué pendant toute la soirée de mardi.

26:57-27:31

14:53-

15:19

22:54-23:25

18:12-19:13

À minuit mardi, la sixième heure, Pilate a dit : "Contemplez votre roi".

 

 

 

19:14-15

On mène Christ pour le crucifier.

27:31-34

15:20-23

23:26-31

19:16-17

Deux criminels sont amenés avec lui (kakourgoi).

 

 

23:32-33

19:18

La discussion avec Pilate concernant l’inscription.

 

 

 

19:19-22

La division des vêtements de Christ.

27:35-37

15:24

23:34

19:23-24

Il est crucifié à la troisième heure (09 h00 mercredi).

 

15:25-26

 

 

Puis, deux brigands sont crucifiés avec lui.

27:38

15:27-28

 

 

Les insultes des dirigeants, des deux brigands et d’un malfaiteur.

27:39:44

15:29-32

23:35-43

 

Jésus confie sa mère à Jean.

 

 

 

19:25-27

Les ténèbres enveloppent la terre à la sixième heure (midi).

27:45-49

15:33

23:44-45

 

Christ pousse son dernier cri mercredi à 15h00 et meurt.

27:50

15:34-37

23:46

19:28-30

Les actes et les événements qui ont eu lieu plus tard.

27:51-56

15:38-41

23:47-49

19:31-37

Christ est enterré à la hâte avant la noirceur de mercredi, à environ 18h00, avant que le Premier Jour Saint commence à la noirceur (FCNS).

27:57-66

15:42-47

23:50-56

19:38-42

 

(Voir aussi Encyclopedia of Religious Knowledge de Schaff-Herzog, art. ‘Fasting’ au sujet de la crucifixion le mercredi).

 

Puis, Christ est dans le sépulcre pendant trois jours et trois nuits afin d’accomplir le signe de Jonas (Mat. 12:39-41).

 

1.    Le premier jour était le Jour Saint (Yom Tov), le quinzième jour de Nisan, de la noirceur à la noirceur (FCNS).

2.    Le deuxième jour, de la noirceur (FCNS) de jeudi jusqu’à la noirceur (FCNS) de vendredi, n’était pas un Jour Saint ; c’est pourquoi, Marie et les autres ont pu se procurer des épices pour embaumer Christ (Marc 16:1). Puis elles sont allées au sépulcre le dimanche avant l’aube pour l’embaumer (Marc 16:2).

3.    Le troisième jour a été de la noirceur (FCNS) de vendredi jusqu’à la noirceur (FCNS) de samedi, qui était un Sabbat hebdomadaire.

 

C’était la fin de la troisième nuit et du troisième jour dans le sépulcre. Cela a été prédit dans Matthieu 12:40 et s’applique à Matthieu 27:63 et à Marc 8:31. Christ est ressuscité des morts le soir du quatrième jour, soit au début du dix-huitième jour de Nisan. Il a été dans l’état ressuscité toute la nuit, accompagné par des anges, jusqu’au matin. Marie de Magdala lui a parlé quand elle est allée au sépulcre le dimanche matin alors qu’il faisait encore obscur. En d’autres termes, pendant que c’était toujours le soir précédent, d’après la façon Judaïque.

         

Événement

Matthieu

   Marc
   Luc
   Jean

La résurrection.

28:1-10

16:1-18

24:1-49

20:1-23

 

 

 

 

Matthieu 28:1-10 1 Après le sabbat, à l'aube du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l'autre Marie allèrent voir le sépulcre. 2 Et voici, il y eut un grand tremblement de terre ; car un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre, et s'assit dessus. 3 Son aspect était comme l'éclair, et son vêtement blanc comme la neige. 4 Les gardes tremblèrent de peur, et devinrent comme morts. 5 Mais l'ange prit la parole, et dit aux femmes : Pour vous, ne craignez pas ; car je sais que vous cherchez Jésus qui a été crucifié. 6 Il n'est point ici ; il est ressuscité, comme il l'avait dit. Venez, voyez le lieu où il était couché, 7 et allez promptement dire à ses disciples qu'il est ressuscité des morts. Et voici, il vous précède en Galilée : c'est là que vous le verrez. Voici, je vous l'ai dit. 8 Elles s'éloignèrent promptement du sépulcre, avec crainte et avec une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples. 9 Et voici, Jésus vint à leur rencontre, et dit : Je vous salue. Elles s'approchèrent pour saisir ses pieds, et elles se prosternèrent devant lui. 10 Alors Jésus leur dit : Ne craignez pas ; allez dire à mes frères de se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront. (LSG)

 

Matthieu 28:1 est traduit : Après le sabbat, à l'aube du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l'autre Marie allèrent voir le sépulcre etc. Ce texte est trompeur. Green traduit ce texte du grec : Après les Sabbats, à l’aube du premier des Sabbats. Le pluriel Sabbats est employé dans les deux cas. Le sens devient plus clair quand nous examinons le pluriel comme étant utilisé dans le sens du Sabbat complet ou de la semaine de sept jours. Il n’existe aucune contradiction entre Matthieu, Marc et Jean. Il faut les lire tous ensemble. Il serait plus correct de lire : À la fin de la semaine, à l'aube du premier jour de la semaine. Le texte de Matthieu 28:1 montre que Christ était ressuscité des morts avant l’aube. Par conséquent, il n’est pas ressuscité le dimanche. Selon Matthieu, c’est l’ange qui a roulé la pierre. Christ était déjà ressuscité. Marie a vu qu’il n’était pas là. Puis, elle est allée trouver les disciples et elle est retournée à l’aube. Matthieu dit que les deux femmes se sont prosternées devant lui et qu’elles ont saisi ses pieds. Jean indique qu’il ne voulait pas se faire toucher.

 

Jean 20:1-17 1 Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se rendit au sépulcre dès le matin, comme il faisait encore obscur ; et elle vit que la pierre était ôtée du sépulcre. 2 Elle courut vers Simon Pierre et vers l'autre disciple que Jésus aimait, et leur dit : Ils ont enlevé du sépulcre le Seigneur, et nous ne savons où ils l'ont mis. 3 Pierre et l'autre disciple sortirent, et allèrent au sépulcre. 4 Ils couraient tous deux ensemble. Mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre, et arriva le premier au sépulcre ; 5 s'étant baissé, il vit les bandes qui étaient à terre, cependant il n'entra pas. 6 Simon Pierre, qui le suivait, arriva et entra dans le sépulcre ; il vit les bandes qui étaient à terre, 7 et le linge qu'on avait mis sur la tête de Jésus, non pas avec les bandes, mais plié dans un lieu à part. 8 Alors l'autre disciple, qui était arrivé le premier au sépulcre, entra aussi ; et il vit, et il crut. 9 Car ils ne comprenaient pas encore que, selon l'Écriture, Jésus devait ressusciter des morts. 10 Et les disciples s'en retournèrent chez eux. 11 Cependant Marie se tenait dehors près du sépulcre, et pleurait. Comme elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre ; 12 et elle vit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été couché le corps de Jésus, l'un à la tête, l'autre aux pieds. 13 Ils lui dirent : Femme, pourquoi pleures-tu ? Elle leur répondit : Parce qu'ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où ils l'ont mis. 14 En disant cela, elle se retourna, et elle vit Jésus debout ; mais elle ne savait pas que c'était Jésus. 15 Jésus lui dit : Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Elle, pensant que c'était le jardinier, lui dit : Seigneur, si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et je le prendrai ! 16 Jésus lui dit : Marie ! Elle se retourna, et lui dit en hébreu : Rabbouni ! c'est-à-dire, Maître ! 17 Jésus lui dit : Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. (LSG)

 

Christ a permis aux femmes de le toucher dans le premier cas, parce qu'il était toujours impur, après sa résurrection, et il l'est demeuré jusqu'à la fin du Sabbat. À l'aube du premier jour de la semaine (dimanche), elles n'ont pas pu le toucher de nouveau jusqu'à ce qu'il soit monté vers Son Père, comme la Gerbe Agitée, et revienne de nouveau.

 

La réconciliation de ces textes est difficile. La compréhension de la résurrection avait été donnée aux femmes, toutefois, elle semble ne pas avoir été transmise aux apôtres. Les deux femmes étaient présentes mais Jean mentionne seulement Marie, probablement parce que c'était Marie qui avait essayé de le saisir et qui en a été empêchée. L'information a été transmise aux apôtres mais ils n'ont pas compris les Écritures qui s'accomplissaient. Des choses différentes sont soulignées dans chaque texte. Ce qui est certain et uniforme, c'est que Christ a été ressuscité bien avant l'aube.

 

L’apparition de Christ sur le chemin d’Emmaüs a eu lieu trois jours après la crucifixion et la sépulture (Luc 24:21). Cela peut être réconcilié seulement en comptant de jeudi comme le jour 1 en termes de jour complet. Il est traduit pour inclure le dimanche comme le troisième jour et, ainsi, comme commençant le vendredi. Marc 16:12 ne mentionne aucun temps. Le texte grec est troisième ce jour il mène, signifiant que trois jours complets étaient passés - ce jour étant un autre jour (voir le texte principal de Marshall dans la RSV).

 

Il est physiquement impossible pour Christ de réaliser le Signe de Jonas et les prophéties Messianiques en étant crucifié un vendredi et ressuscité un dimanche. Il n'aurait pas pu être placé dans le sépulcre avant vendredi en fin d'après-midi et il aurait, de la sorte, pu passer seulement deux soirées (une incomplète) et un jour dans le tombeau. L'exigence était qu'il passe trois jours et trois nuits dans la terre. Cela ne pouvait se produire qu'avec une crucifixion le mercredi. D'après les dates, elle ne pouvait arriver qu'en 30 EC. 31 EC a une crucifixion le dimanche, 32 EC exige un jour de préparation et une crucifixion le samedi et, par conséquent, une crucifixion le dimanche (ajournée du Sabbat). Seule l'année 33 EC a un jour de préparation et une crucifixion le jeudi (ajournée du mercredi). Cependant, l’année 33 EC est beaucoup trop tard pour qu’elle s’accommode avec les évangiles et elle est complètement en désaccord avec la séquence des événements dans les évangiles. Seulement l'année 30 EC s'accorde avec tous les aspects. Nous concluons donc que la crucifixion a eu lieu mercredi, le 5 avril de l'année 30 EC.

 

Christ est monté vers son Père et notre Père, vers son Dieu et notre Dieu (Jean 20:17), à l’heure de l’Offrande de la Gerbe (Lév. 23:11), en tant que le premier fruit d’Israël, ce qu’il était. Il a été le premier-né d’entre les morts. Il est devenu un fils de Dieu avec puissance par l’entremise de l’Esprit Saint, par sa résurrection d’entre les morts (Romains 1:4). La Gerbe devait être agitée le matin après le Sabbat hebdomadaire et pas le Jour Saint ou Shabbathown (voir l'étude L'Offrande de la Gerbe Agitée [106b]). Les activités précédentes et subséquentes à la crucifixion et à la résurrection et leurs durées prophétisées, les lient à une période qui ne peut pas être déplacée et exposent la séquence des Pâques/Easter comme une fiction d'idolâtrie païenne.

 

Christ a été crucifié un mercredi et il a été ressuscité le samedi soir, à la tombée de la nuit. Le récit de la Bible ne peut pas se tenir autrement et s'accorder avec, et accomplir toutes les prophéties et les textes.

 

  

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