Christian Churches of God
No. 195B
L’Altération du Calendrier
de Dieu dans Juda
(Édition 2.3 20071103-20071112-20071215-20081220)
Le
calendrier actuel des Juifs n'est pas le calendrier original utilisé durant
la période du Temple. La destruction du Calendrier de Dieu a commencé durant
la période du Temple et a été entièrement achevée en 358 EC sous le Rabbin
Hillel II. Plusieurs Églises de Dieu ont été induites en erreur dans
l’observance du faux calendrier du Judaïsme et quelques ministres sans
principes continuent à faire de fausses revendications concernant le
calendrier de la période du Temple. Pendant sept années d’un cycle de 19
ans, ils observent les Fêtes durant le mauvais mois et quand ils observent
vraiment les années correctes, ils reportent les Sabbats pour conserver
leurs traditions. Il s’ensuit ainsi que les Jours Saints et les Fêtes de
Dieu sont observés la plupart du temps aux mauvais jours sous le système de
Hillel. Presque quarante pour cent du temps, ils sont observés aux mauvais
mois. Il n'y a aucune excuse pour suivre ce système.
Christian Churches of God
PO Box 369, WODEN ACT 2606, AUSTRALIA
Courriel
:
secretary@ccg.org
(Copyright
2007, 2008 Wade Cox)
(Tr. 2009, 2025, rév. 2025)
Ce document peut être librement copié et distribué, à condition d’être
reproduit intégralement, sans aucune modification ni suppression. Le nom
et l'adresse de l'éditeur ainsi que la mention de copyright doivent être
inclus. Aucun frais ne peut être imposé aux destinataires des copies
distribuées. De brèves citations peuvent être insérées dans des articles
et des revues critiques sans violation du copyright.
Ce
document est disponible sur les pages du World Wide Web :
http://logon.org// et
http://ccg.org/
L’Altération
du Calendrier de Dieu dans Juda
[195B]
La Bible
est très claire concernant le système du Jubilé, et le Jubilé de cinquante
ans a été observé au cours de la période du Premier Temple et jusqu'à la
corruption du système du Deuxième Temple sous les Séleucides. Les
corruptions ont commencé à survenir dans certaines sectes à partir de ce
temps.
Lévitique 25:2-12
Parle aux enfants d’Israël, et tu leur diras : Quand
vous serez entrés dans le pays que je vous donne, la terre se reposera : ce
sera un sabbat en l’honneur de l’Éternel.
3
Pendant six années tu
ensemenceras ton champ, pendant six années tu tailleras ta vigne ; et tu en
recueilleras le produit.
4 Mais la septième année sera un sabbat, un temps
de repos pour la terre, un sabbat en l’honneur de l’Éternel : tu
n’ensemenceras point ton champ, et tu ne tailleras point ta vigne.
5
Tu ne moissonneras point ce qui proviendra des grains tombés de ta moisson,
et tu ne vendangeras point les raisins de ta vigne non taillée : ce sera une
année de repos pour la terre.
6
Ce que produira la terre
pendant son sabbat vous servira de nourriture, à toi, à ton serviteur et à
ta servante, à ton mercenaire et à l’étranger qui demeurent avec toi,
7
à ton bétail et aux animaux qui sont dans ton pays ; tout son produit
servira de nourriture.
8 Tu compteras sept sabbats d’années, sept fois
sept années, et les jours de ces sept sabbats d’années feront quarante-neuf
ans.
9
Le dixième jour du septième mois, tu feras
retentir les sons éclatants de la trompette ; le jour des expiations, vous
sonnerez de la trompette dans tout votre pays.
10 Et vous
sanctifierez la cinquantième année, vous publierez la liberté dans le pays
pour tous ses habitants : ce sera pour vous le jubilé ; chacun de vous
retournera dans sa propriété, et chacun de vous retournera dans sa famille.
11 La cinquantième
année sera pour vous le jubilé : vous ne sèmerez point, vous ne moissonnerez
point ce que les champs produiront d’eux-mêmes, et vous ne vendangerez point
la vigne non taillée. Car c’est le jubilé : vous le regarderez comme une
chose sainte. Vous mangerez le produit de vos champs.
La cinquantième
année est donc clairement délimitée. La cinquantième année se termine le Jour des Expiations et après le Dernier
Grand Jour, les terres sont cultivées par les propriétaires rétablis ou les
nouveaux locataires.
Nous
savons qu'Alexandre le Grand n'a pas détruit ou même attaqué Jérusalem, mais
il est venu pour y sacrifier, ce qui lui a été permis de faire conformément
aux lois du Temple et tel qu’exposé par Salomon quand il a été construit
(voir
Le Règne des Rois Partie
III : Salomon et la Clef de David (No. 212C)).
Le
calendrier peut en être vérifié à l’aide des mentions dans les textes de la
Bible et il semble y avoir une structure cohérente de 50 ans dans les textes
au cours de la période jusqu'aux Séleucides.
Pendant le
deuxième siècle AEC (avant l’ère courante), il y a eu un schisme au sein des
Hassidim entre ceux qui étaient les proto-Pharisiens et la secte qui devait
occuper le Qumram et devenir plus tard connue sous le nom d’Esséniens, bien
qu'ils n'aient pas eux-mêmes utilisé ce terme.
Les
doctrines que nous voyons
émerger à Qumram ont été
évoquées dans le texte du Livre des Jubilés, écrit par un membre de la
communauté hassidique en Palestine. Le dernier événement
qui y est relaté est celui des
batailles des Macabées datées
de 161 AEC. Les écrits du texte Qumram quant au prêtre inique mentionnent un
schisme dans la communauté hassidique à ce moment-là et un conflit avec le
sacerdoce soit en 152, quand Jonathan a été nommé
Grand Prêtre par Balas, soit en 140 AEC quand Simon a été reconnu comme
Grand Prêtre par le peuple. La structure du texte soutient les Sabbats
et les Jubilés et note les cycles de sept ans. Cependant, il introduit aussi
le concept d'une année solaire de 364 jours. Ce concept a pris origine en
Égypte et a été adopté par la communauté de Qumram et le concept apparaît
dans le Livre d'Enoch.
Les
fragments les plus anciens de Qumram ont été datés par F. M. Cross à 125-75
AEC. Il y a ce que l'on considère comme étant une référence explicite aux
Jubilés dans les Règles de Damas à CD 16.2-4 (Jubilés, tr.
O.S.
Wintermute Introduction ;
Charlesworth OT
Pseudepigrapha,
Vol.
2, pp.
43-44, Doubleday,
1985).
Nous avons
la preuve directe que les cycles de sept ans
se sont poursuivis
jusqu’après la chute de la période du Temple et jusque durant la période
post-Temple jusqu'au temps de la dispersion d'Hadrien en 135 EC. Le problème
auquel nous faisons face est que les cycles de sept ans ont été
poursuivis
par les proto-Pharisiens, mais
que le Jubilé avait été enlevé de leurs calculs. Le Jubilé a été avancé
comme un cycle de 49 ans par les proto-Pharisiens sous l'occupation
séleucide, pendant la période parthe et jusqu’aux Asmonéens et à Hérode qui
a été installé par les Romains après le confinement de la Parthie et
l’enlèvement d'Antigone. C'était durant cette période postérieure que la
communauté de Qumram est apparue complètement développée dans leurs erreurs.
Heureusement pour nous tous, les Pharisiens n'ont pas obtenu le contrôle du
Temple à part deux périodes très courtes : une pendant neuf ans sous la
Reine Alexandra et l'autre pendant la courte période sous la faveur de
Hérode - mais cela ne leur a
peut-être pas permis de prendre le contrôle.
Il y a un
certain nombre de références aux années de Sabbat et nous les trouvons dans
un certain nombre de sources, dont le plus significatif est Josèphe ; mais
la Mishna y fait également
référence à plusieurs reprises.
La mention
de l’observance des années sabbatiques est rencontrée chez Josèphe (A. de
J., Livre 13. VIII.1), quand Jean Hyrcan Ier [dit Hyrcanus] a été nommé
Grand Prêtre
et a expulsé Ptolémée par un siège. Il a été nommé
Grand Prêtre
et a prétendument vaincu Ptolémée durant l'année sabbatique.
Ptolémée s'est enfui vers Zeno Cotylas qui était le Tyran à Philadelphie. Le
Séleucide Antioche a envahi la Judée la quatrième année de son règne, étant
la première année d’Hyrcanus et la 162ème Olympiade. Aucune
mention n'est faite de ceci dans Macabées, cependant.
Antioche
est devenu roi en 138 AEC et Hyrcanus a commencé à gouverner en 134 AEC.
L'année 134 AEC ne peut être
que la deuxième année de
l'Olympiade, si l'on se réfère
aux dates actuellement admises.
L'année
acceptée du règne pour Jean Hyrcan Ier était 135 AEC, l'année avant le
Sabbat selon Josèphe. Cependant, le Calendrier du Temple aurait placé le
Sabbat en 132 AEC qui était l'année de l'Olympiade.
Josèphe
dit que Simon, le père de Jean, avait été
Grand Prêtre
avant lui.
Simon
Macabées obtint l'exemption
des taxes contre les
Séleucides en soutenant Démétrius II contre Tryphon en 143-142 AEC et cette
date est utilisée pour des documents légaux juifs depuis lors (cf. 1 Mac.
13:35.20).
Antioche
II a fait la guerre à Hyrcanus après avoir vaincu Ptolémée, et Josèphe dit
que le siège se prolongea
de telle sorte que
l'année de Sabbat est tombée sur eux (Jos. ibid. 13. VIII.1, Whiston, p.
278). Ainsi, Josèphe maintient que l'année de Sabbat était en 134 AEC, la
deuxième année d’Hyrcanus, mais la première année selon le calendrier civil
de l'Est qui était fixé selon Tishri.
Josèphe
dit alors que Jean Hyrcan Ier a nettoyé le Temple et a prétendument rétabli
les sacrifices cette année-là.
Antioche
VII a alors envahi et saccagé Jérusalem et a fait d’Hyrcanus son vassal.
Les dates
des années de Sabbat ne sont pas conformes à la période antérieure du Temple
et aux dates bibliques (cf.
La Lecture de la Loi avec
Esdras et Néhémie (No. 250)). Nous constatons que le
Sabbat basé sur le Calendrier du Temple aurait été en 132 AEC,
ce qui correspondait à
la 162ème Olympiade.
Quand nous
examinons les chronologies de Josèphe, nous voyons qu'un cycle de 49 ans a
été introduit sous les Séleucides/Ptolémées et que les chronologies
commencent à être décalées de deux ans en ce temps. Cela signifie que le
cycle de 49 ans a dû avoir été introduit deux Jubilés précédemment à partir
du Jubilé se terminant en 224 AEC et supprimant aussi le Jubilé de 174 AEC.
Le cycle calculé selon les Pharisiens est alors devenu décalé d’un an pour
chaque Jubilé jusqu’à l'expulsion sous Hadrien en 135 EC.
Le chef
des Séleucides était en ce temps Séleucus II. Il a perdu la Judée aux mains
des Ptolémée égyptiens à la
suite de la
trahison de sa deuxième femme Bérénice, sœur de Ptolémée III d'Égypte. Ils
avaient précédemment perdu la province de Parthie
à la suite de
la rébellion du Satrape Andragorus. Vers 238 AEC, Arsaces a
mené une révolte des Parthes contre Andragoras, menant à la fondation de
l'Empire de Parthie.
D'après ce que
nous dit Josèphe, nous
sommes induits à croire que le calendrier de 49 ans a existé à partir de ce
temps.
L'imposition de taxes à cette époque semble avoir eu une incidence sur la
capacité d’observer les Jubilés et les cycles réduits à 7 x 7 = 49 ans. À
partir de ce temps, il semble
qu'il y ait eu un décalage d'un an
à chaque Jubilé, selon les
écrits de Josèphe et nous pouvons déterminer cela précisément lorsque nous
examinons les preuves postérieures concernant les cycles.
Séleucus II
Callinicus
ou Pogon (les épithètes signifiant "le beau vainqueur" et "barbu",
respectivement), était un dirigeant de l'Empire séleucide hellénistique, qui
a régné de 246 à 225 AEC. Il a été proclamé roi par sa mère, Laodice, tandis
que ses partisans à Antioche ont assassiné Bérénice et son fils.
Cette querelle
dynastique est à l'origine de la Troisième Guerre syrienne. Ptolémée III,
frère de Bérénice et dirigeant de l'Égypte, a envahi l'Empire Séleucide et a
marché victorieusement jusqu’au Tigres ou au-delà. Il a reçu la soumission
des provinces orientales de l'Empire séleucide, tandis que des flottes
égyptiennes ont balayé la côte de l'Asie Mineure.
article
de Wikipedia
http://en.wikipedia.org/wiki/Seleucus_II_Callinicus
Le Roi
suivant des Séleucides à s’occuper de Jérusalem a été Antioche IV Epiphanes
(signifiant le brillant, mais les Juifs l’ont renommé Epimanes, ce
qui signifie fou). Il avait envahi l'Égypte avec succès pour la
deuxième fois en 168 AEC, mais a été forcé de se retirer par les Romains. Il
s’est retiré mais a fait la guerre à Jérusalem et l'a saccagé à son retour.
Cela a provoqué la révolte
des Macabées et il est mort en 164
alors qu'il était en route
vers Jérusalem pour l’envahir
de nouveau. Il avait essayé de détruire le système du Temple et placé un
dieu grec dans le Temple après avoir mutilé et tué un certain nombre de
citoyens pour avoir refusé de se conformer à sa politique d'adoration. Après
sa mort, le système du Temple est demeuré sous le contrôle des Macabées et
des Sadducéens.
Josèphe
rapporte
que les Romains ont aussi accordé pour ce Sabbat la rémission de taxes.
Caius César,
le consul pour la cinquième fois, a décrété, que les Juifs posséderont
Jérusalem et peuvent entourer cette cité de murailles ; et que Hyrcanus, le
fils d'Alexandre, Grand Prêtre et Ethnarque des Juifs, la conserve de la
façon qu'il lui plaît ; et les Juifs sont permis de déduire de leur taxes, à
chaque deux ans de repos de la terre, [durant la période sabbatique,] un
corus de cette taxe ; et que la taxe qu'ils payent ne soit pas laissée pour
cultiver, et qu'ils ne payent
pas
toujours la même taxe.
Caius César,
imperator pour la deuxième fois, a prescrit que tout le pays des Juifs, à
l'exception de Joppé, paye vraiment une taxe annuellement pour la cité de
Jérusalem, sauf la septième, qu'ils appellent l'Année Sabbatique, parce que
cette année-là, ils ne reçoivent pas les fruits de leurs arbres, et
n'ensemencent pas
non
plus leur terre et qu'ils payent cette taxe à Sidon la deuxième année [de
cette Période Sabbatique,] le quart de ce qui a été ensemencé : et en plus
de cela, ils doivent payer les mêmes dîmes à Hyrcanus et ses fils qu'ils ont
payées à leurs ancêtres.... Et que Hyrcanus, le fils d'Alexandre et ses fils
auront comme taxe de cette cité [Joppé], de ceux qui occupent le pays, pour
le pays et pour ce qu'ils exportent à Sidon, vingt mille six cent
soixante-quinze modii chaque année,
à l'exception de
la septième
année, qu'ils appellent l'Année de Sabbat (Jos. ibid., Livre 14.10.5-6).
La déclaration
inscrite premièrement (en réalité la deuxième déclaration) est faite quand
César est consul pour la cinquième fois et la dernière déclaration (la
troisième) est inscrite comme étant faite quand il est imperator la deuxième
fois. Il s'agit en fait d'événements simultanés.
Les dates se
situent toutes en 44 AEC, lorsqu'il
a été nommé dictateur perpétuel et consul pour la cinquième fois avec
Marc-Antoine.
Il a été tué au Sénat aux Ides de mars en 44 AEC à l’âge de 56 ans (étant né
en 100 AEC), avant qu'il ne puisse entreprendre une campagne contre les
Parthes et les Gètes.
Les Ides de mars,
quand Brutus et le groupe républicain ont tué César, sont tombées avant la
Pâque, après le Nouvel An le 1er Abib, qui était la deuxième
année du Calendrier de Temple. Il avait certainement écrit les décrets bien
avant sa mort cette année-là.
Ces remises ont
sans doute été accordées aux Juifs, à la demande du Grand Prêtre et
Ethnarque, pour garantir leur allégeance à Rome durant la prochaine guerre
avec les Parthes et les Goths. Ainsi aussi, les Romains considéraient les
Goths comme une tribu distincte des Parthes.
L’année 44 AEC est
la trentième année du Calendrier Sacré et la deuxième année du cycle
sabbatique selon le Calendrier de Temple, année pour laquelle ce décret a
été publié.
Le Temple était
opéré par les Sadducéens, qui observaient l’ancien Calendrier de Temple. Les
Pharisiens avaient été expulsés par les Maccabées après avoir contrôlé
seulement pendant neuf ans sous la Reine Alexandra. Ceci pourrait justifier
la datation et les problèmes que nous avons vus sous les Maccabées à ce
moment-là.
Ce décret par César
confirme l’ancien Calendrier du Temple et montre que le système du Temple
était respecté correctement selon le Jubilé antique de cinquante ans par les
Juifs conformément sous le règne de Hyrcanus, fils d'Alexandre.
Comment Josèphe
peut-il enregistrer
les décrets
de César selon le bon système
tout en utilisant lui-même
le système
incorrect de 49 ans pour d'autres dates ? La réponse est incroyablement
simple. Josèphe était un Pharisien qui écrivait son histoire des Juifs et de
leurs guerres après la chute du système du Temple.
César a fait ses
décrets à la demande du Grand Prêtre en 44 AEC – ils dirigeaient
effectivement le système du Temple selon son ancien Calendrier. Josèphe ne
pouvait pas falsifier les décrets car ils étaient une question d'inscription
publique et les Romains auraient écarté son ouvrage comme étant frauduleux,
connaissant les faits des décrets publics en tant qu’une inscription
officielle. Il pouvait, cependant, utiliser le calendrier des Pharisiens vu
qu’ils étaient désormais les autorités durant la période post-Temple et
jouaient continuellement avec le calendrier, comme nous le voyons de la
Mishna et des conciles à Jamnia.
À titre d’exemple
additionnel, Josèphe
rapporte
aussi que l'année où Hérode a été déclaré roi à Jérusalem
était une année de Sabbat (hebdomatikon) (ibid.,
14.16.2).
La note en bas de
la page de Josèphe indique qu'il s’est écoulé trois ans entre le moment où
Hérode a obtenu le royaume à Rome et sa conquête de Jérusalem par la force.
L'historien arménien Moïse Chorenensis dit qu’Hérode a assiégé Samosata avec
les Romains. Hérode
avait été déclaré
roi à Rome depuis
deux ans
quand Tigranes était roi de l'Arménie et qu’il mourut dans les environs de
Samosata. Hérode
parcourut alors les
540 km (340 milles)
qui le séparaient de
Jérusalem
avec l'armée et l'armée de Sosius.
Schürer
déclare que la conquête de Jérusalem a probablement eu lieu en juillet de
l’année 37 AEC. Josèphe dit que c'était l'été lorsque la ville était
assiégée et qu'elle tomba au troisième mois. Le premier mur est tombé après
quarante jours et le deuxième après quinze jours et ensuite le Temple a été
assiégé (Jos, ibid. et cf.
History of
the Jewish People in the Age of Jesus
Christ (Histoire des Juifs au Temps
de Jésus Christ), Vol. 1, p. 287).
Les cinquante-cinq jours des murs
représentent presque
deux mois et le Temple a résisté
pendant un certain
temps. Il est plus probable que
le troisième mois était en juin et non en juillet.
Schürer
note aussi qu’en 34 AEC, Hérode a alors avancé prétendument contre les
Parthes, mais en réalité contre le Roi arménien Artavasdes (qui était sans
doute en charge des forces Parthes dans le sud) (cf. Schürer, ibid., p.
298).
L'année 37
AEC est la deuxième année du sixième cycle du Calendrier du Temple. Donc,
nous voyons une autre erreur de Josèphe qui utilise probablement le
calendrier pharisien post-Temple. Rendus à ce moment-là, nous avons perdu
quatre années dans les cycles. Les Pharisiens avaient aussi assumé plus de
pouvoir à Jérusalem. C'est en réalité ce que nous voyons avec les
commentaires de Schürer quant à leur influence à l’époque d’Hérode.
N'oublions pas qu'il
y a quatre Jubilés entre le Jubilé en 224 AEC et le Jubilé
de 74 AEC et sept Jubilés entre 224 et l'expulsion par Hadrien.
Ainsi, Josèphe
utilise certainement le système pharisien de 49 ans de la période
post-Temple, qui est compté juste avant le Jubilé de 224 AEC, perdant ainsi
quatre ans du cycle rendu en 37 AEC. Il dit que Jérusalem a été affaibli en
raison de la famine et du Sabbat. Le Sabbat
n'a pas eu lieu cette année-là du tout, mais il y a eu une grande famine à cette époque,
ce qui explique le
manque de
nourriture.
Les Sabbats à ce
moment-là ont eu lieu en 25 AEC (avant le Jubilé de 24 AEC), en 32 AEC, en
39 AEC et en 46 AEC, tel que nous le voyons dans le décret de César en 44
AEC avant que la deuxième année ait commencé en Abib de cette année-là.
Whiston,
dans sa note en bas de la page de Josèphe (A. of J. 15.9.1), où
Josèphe mentionne que les années de famine
se poursuivaient
la 13ème année
d’Hérode, l'identifie comme un Sabbat et suivi d’un Jubilé. Cela confirme
que le système du Temple réel était en opération. Ils étaient prétendument
victimes d’une calamité. À partir de la 13ème année d’Hérode, qui
était à la fin de la première période de consolidation de son règne de 37
AEC à 25 AEC, était l'Année de Sabbat du Calendrier du Temple et le Jubilé
était en 24 AEC. L'année de Triple récolte de 26 AEC n'est pas arrivée. Il
n’y a eu aucunes semailles en 25 ou 24 AEC jusqu’à la fin du Jubilé au Jour
des Expiations en 24 AEC. Pourtant, Josèphe ne fait aucune mention du Sabbat
ou du Jubilé, mais le fait dans la première référence ci-dessus quand il n'y
avait en fait aucune année de Sabbat. Il dit simplement qu'il y avait des
sécheresses perpétuelles, mais le fait est que 25 AEC et 24 AEC n’étaient
pas des années de récolte, pourtant s'il avait mentionné ce fait, sa propre
chronologie des Pharisiens, utilisée comme nous le voyons ci-dessus, aurait
été exposée. Whiston, cependant, comprend le fait que la 13ème
année d’Hérode en 25 AEC était un Sabbat suivi par un Jubilé en 24 AEC, tel
qu’il l’expose dans la note en bas de la page (cf. aussi Schürer, Vol. 1, p.
296 et Interpreter’s
Dictionary of the Bible,
Vol. 2, art. 'Herod' (Family), pp. 587ff.).
Josèphe
rapporte
aussi que
lorsqu’Hérode a pris le pouvoir, il a nommé le pharisien Pollio et son
disciple Sameas à la place d’Hyrcanus, qui
était à la fois Grand
Prêtre et
plus tard ethnarque ou roi (A. of J. 15.1.1) et l'année de Sabbat
se poursuivit alors
(selon leur
système) (A. of J. 15.1.2).
Les
généraux Parthes Bazarphanes et Pacorus avaient emmené captifs Hyrcanus et
Phasaelus le frère d’Hérode. Phasaelus s'est suicidé, mais le roi des
Phraates a traité le
Grand Prêtre
avec bonté et l'a établi parmi la population juive à
Babylone, qui était passablement nombreuse. La Parthie contrôlait Babylone à
l'époque. Hérode était en bons termes avec le
Grand Prêtre
et l’est resté à son retour. Cependant, il a dû être
remplacé parce qu’il avait été défiguré
pendant la
captivité. Un prêtre moins
connu, Hananel, a été nommé pour le remplacer (Schürer, ibid., p. 297).
Alexandra (la mère
de Mariamne, la femme d’Hérode qu'il a tuée plus tard) s'est opposée à cette
nomination et a cherché à faire nommer Aristobulus, le frère de Mariamne,
au poste de Grand
Prêtre. Ceci
était illégal vu que le
Grand Prêtre
était en fonction à vie. Alexandra a utilisé son influence
auprès de
Cléopâtre
pour persuader Antoninus, le préfet romain et ami d’Hérode. En conséquence,
Hérode a été forcé de nommer Aristobulus comme
Grand Prêtre
en 35 AEC.
Un Acte de Prêt a
été trouvé à Wadi Murabba, près de Bethléem. Cet acte relie la deuxième
année de Néron à l'année de relâche. L'Acte de Prêt et sa traduction
se trouvent
à l’adresse
suivante (en anglais)
http:
//www.kchanson.com/ANCDOCS/westsem/loan.h tml >.
Appelé
Néron Claudius César Drusus, il a succédé au trône le 13 octobre 54 EC suite
à la mort de Claudius. Sa deuxième année a ainsi commencé à l'année civile
de 55 EC, qui est notée dans l'Acte de Prêt comme une année de relâche. Le
Jubilé dans l'ère actuelle a été en 27 et la première année du nouveau
Jubilé selon l’ancien système du Temple a commencé en 28 EC, qui était la
première année du ministère de Christ après la Pâque quand Jean avait été
mis en prison.
Les années
de Sabbat étaient ainsi les années 34, 41, 48, 55, 62, 69, 76 EC, avec le
Jubilé en 77. Ceci est conforme à l’ancien Calendrier du Temple. Ce texte
prouve que durant l'année 55 EC, l'année de Sabbat était encore en vigueur
dans le système du Temple, et ce parce que le Temple était entre les mains
des Sadducéens et de l'aristocratie. C'est une preuve indépendante précise
du Calendrier. Cela prouve aussi que Josèphe, écrivant après la chute du
Temple, appliquait un faux système de datation rabbinique à son oeuvre.
L'intention de la déclaration de Christ en 27 EC visait à identifier le bon
Calendrier tel qu’observé par les autorités du Temple et les Sadducéens. Ce
n'était pas la déclaration de l'année de Sabbat, vu que cela aurait
introduit un désaccord avec la déclaration par Jules César sur l'ordre du
Grand Prêtre
au début de 44 AEC, avant les
ides de mars et le commencement de la deuxième année du Calendrier et la
taxe à Sidon, qui constituait le premier objectif de la déclaration. Le
deuxième élément visait à déterminer les Sabbats et établir les Sabbats en
Judée conformément à l'autorité des
Grands Prêtres
et la réception de taxe.
Toutefois, la déclaration a été émise
pour le premier objectif pendant la deuxième année.
Pour la
détermination du Sabbat durant la deuxième année de Néron en 55 AEC,
il fallait que
le Jour des Expiations ait lieu
en Tishri, au cours de l'année du Jubilé de 27 EC, comme Christ l’a
déclarée.
Christ
fixait le temps exact pour le retour des terres et déclarait le Qumram, les
Pharisiens et les Samaritains comme étant dans l’erreur.
Il s'agissait à l'époque d'une
déclaration importante et d’une vérification de ce que le
Grand Prêtre
faisait.
Le Temple
a été détruit durant une année post-sabbatique selon les commentaires du
Taanith (B. Taan, 29a). Cependant, le texte est compris comme signifiant
à la fin du jour de Sabbat. Le Jubilé a eu lieu en 77 EC, le Sabbat en
76 EC et le Sabbat précédent en 69/70 EC. L'année de Sabbat s’est terminée
le dernier jour d'Adar et l'Armée romaine a entouré Jérusalem le 1er
Abib de l’an 70 EC. Le Temple n'est pas tombé avant le 10 Ab et
la dernière partie de la ville est tombée
en Elul.
Le Taanit
dans la Mishna prétend que les Premier et Deuxième Temples sont tombés le 9
Ab (Taanit 4:6). La ville a été aussi prétendument labourée par Hadrien le 9
Ab (ibid.).
Les
commentaires du Traité du Talmud disent :
Cinq malheurs
sont arrivés à nos pères ... le neuvième jour d'Av.... Le neuvième d'Av, il
a été décrété que nos pères ne devraient pas entrer dans la Terre [Promise],
le Temple a été détruit la première et la deuxième fois, Bethar a été
capturée et la cité [Jérusalem] a été labourée.
-Mishna
Ta'anit 4:6
... Devrais-je
pleurer durant le cinquième mois [Av], me séparant, comme je l'ai fait
toutes ces années ?
-Zacharie 7:3
Le cinquième
mois, le septième jour du mois ... est venu Nebuzaradan ... et il a incendié
la maison du SEIGNEUR...-II Rois 25:8-9
Le cinquième
mois, le dixième jour du mois ... est venu Nebuzaradan ... et il a incendié
la maison du SEIGNEUR ... - Jérémie 52:12-13
Comment alors ces dates peuvent-elles être réconciliées ? Le septième jour,
les païens sont entrés dans le Temple et y ont mangé et l'ont profané sans
répit le septième et le huitième jour et vers le crépuscule du neuvième
jour, ils y ont mis le feu et il a continué à brûler toute cette journée....
Comment les Rabbins alors [expliqueront-ils le choix de la date du 9ème
jour] ? Le début de n'importe quel malheur [quand le feu a été mis] est un
moment plus grand. -
Talmud Ta'anit 29a
La
destruction du Deuxième Temple est expliquée en détails dans le document
La Guerre avec Rome et la
Chute du Temple (No. 298).
La Mishna
Arakhin ne fait aucune revendication concernant la chronologie de la
destruction du Temple.
Les
Rabbins Talmudiques ont commis de grandes erreurs en ce qui concerne la
chronologie du système du Temple et cela est ouvertement reconnu par des
érudits juifs (Déclarations Chronologiques Mal Comprises dans la
Littérature Talmudique (Misunderstood
Chronological Statements in the Talmudic Literature), Jacob Z.
Lauterbach, Procédures de l'Académie Américaine pour la Recherche Juive (Proceedings
of the American Academy for Jewish Research),
Vol. 5, 1933 - 1934 (1933 - 1934), pp. 77-84).
Les
Rabbins postérieurs ont prétendu que le Temple a été détruit pendant la
dernière partie d'un Septennat (B. Arak, 12b) et R. Hunna revendique ensuite
au troisième siècle que le Temple a été détruit durant une année sabbatique
et a calculé le cycle sabbatique basé sur cette fausse déduction et en dépit
de la preuve de la Mishna Taanith. R. Joseph Yose ben Khalapha, cependant,
met les pendules à l’heure en disant que l'année de Sabbat était l'année
avant la destruction du Temple (Seder Olam Rab. 30). L'année a commencé en
Abib et n'a jamais été comptée à partir de Rosh HaShanah avant la fin du
troisième siècle, vu que Rosh HaShanah n'a pas été introduit en tant que
festival avant ce siècle. L'insertion du titre Rosh HaShanah dans la Mishna
vers 200 EC est une correction du troisième siècle,
époque à laquelle la Mishnah
a été compilée.
Comme nous l’avons
vu ci-dessus, le cycle du Jubilé s’étendait de 28 EC à 77 EC. Les Sabbats
étaient les mêmes à chaque siècle et ainsi les Sabbats durant le deuxième
siècle étaient en 134,
141, 148, 155, 162, 169, 176 (et le Jubilé en 177) d'Abib à Abib.
La Révolte juive en
132 EC sous Bar Kochba a été écrasée par Hadrien en 135 et tous les Juifs
ont été bannis dans ce qui est devenu la Diaspora. Des documents de cette
période ont aussi été écrits conformément au système juif basé sur le Sabbat
en 134 et le Sabbat arrivant en 141. Rendu en 135, cependant,
cela n'avait plus
d'importance.
Le Sabbat durant la révolte a donné lieu à des baux et les documents de
cette année-là ont été rédigés conformément au système sabbatique. Les
cycles de 49 ans poussés par le système rabbinique étaient à ce temps-là
décalés de huit ans au cours de plus de huit Jubilés, de 224 AEC à 127 EC.
Les chronologies
postérieures des auteurs de l'Église, tels que Jérôme, étaient complètement
fausses et les erreurs ont continué pendant des siècles jusqu'à ce que
l'archéologie moderne rétablisse les données
permettant d'examiner les preuves.
Quelques personnes
ont fait l'erreur de supposer que l'ordre donné à Israël de mettre en œuvre
les Sabbats de la Terre quand ils sont entrés à la Terre Promise et ont pris
leur héritage était une indication directe que les systèmes de Jubilés et de
Sabbats n’étaient pas connus ou en opération. Cela est faux et n'a jamais
été la compréhension des Israélites pendant la période du Temple.
Lévitique 25
1
L’Éternel parla à Moïse sur la montagne de Sinaï, et dit :
2
Parle aux enfants d’Israël, et tu leur diras : Quand vous serez entrés dans
le pays que je vous donne, la terre se reposera : ce sera un sabbat en
l’honneur de l’Éternel.
3
Pendant six années tu
ensemenceras ton champ, pendant six années tu tailleras ta vigne ; et tu en
recueilleras le produit.
4
Mais la septième année sera un
sabbat, un temps de repos pour la terre, un sabbat en l’honneur de l’Éternel
: tu n’ensemenceras point ton champ, et tu ne tailleras point ta vigne.
5
Tu ne moissonneras point ce qui proviendra des grains tombés de ta moisson,
et tu ne vendangeras point les raisins de ta vigne non taillée : ce sera une
année de repos pour la terre.
6
Ce que produira la terre
pendant son sabbat vous servira de nourriture, à toi, à ton serviteur et à
ta servante, à ton mercenaire et à l’étranger qui demeurent avec toi,
7
à ton bétail et aux animaux qui sont dans ton pays ; tout son produit
servira de nourriture.
8
Tu compteras sept sabbats
d’années, sept fois sept années, et les jours de ces sept sabbats d’années
feront quarante-neuf ans.
9
Le dixième jour du septième
mois, tu feras retentir les sons éclatants de la trompette ; le jour des
expiations, vous sonnerez de la trompette dans tout votre pays.
10
Et vous sanctifierez la cinquantième année, vous publierez la liberté dans
le pays pour tous ses habitants : ce sera pour vous le jubilé ; chacun de
vous retournera dans sa propriété, et chacun de vous retournera dans sa
famille.
11
La cinquantième année sera pour vous le jubilé : vous ne sèmerez point, vous
ne moissonnerez point ce que les champs produiront d’eux-mêmes, et vous ne
vendangerez point la vigne non taillée.
12 Car c’est le jubilé : vous le regarderez comme
une chose sainte. Vous mangerez le produit de vos champs.
13
Dans cette année de jubilé, chacun de vous retournera dans sa propriété.
14
Si vous vendez à votre prochain, ou si vous achetez de votre prochain,
qu’aucun de vous ne trompe son frère.
15 Tu achèteras de ton prochain, en comptant les
années depuis le jubilé ; et il te vendra, en comptant les années de
rapport.
16 Plus il y aura
d’années, plus tu élèveras le prix ; et moins il y aura d’années, plus tu le
réduiras ; car c’est le nombre des récoltes qu’il te vend.
17
Aucun de vous ne trompera son prochain, et tu craindras ton Dieu ; car je
suis l’Éternel, votre Dieu.
18
Mettez mes lois en pratique,
observez mes ordonnances et mettez-les en pratique ; et vous habiterez en
sécurité dans le pays.
19 Le pays donnera ses fruits, vous mangerez à
satiété, et vous y habiterez en sécurité.
20
Si vous dites : Que
mangerons-nous la septième année, puisque nous ne sèmerons point et ne
ferons point nos récoltes ?
21 je vous accorderai ma bénédiction la sixième
année, et elle donnera des produits pour trois ans.
22
Vous sèmerez la huitième année, et vous mangerez de l’ancienne récolte ;
jusqu’à la neuvième année, jusqu’à la nouvelle récolte, vous mangerez de
l’ancienne.
23
Les terres ne se vendront point à perpétuité ;
car le pays est à moi, car vous êtes chez moi comme étrangers et comme
habitants.
24
Dans tout le pays dont vous aurez la possession,
vous établirez le droit de rachat pour les terres.
25 Si ton frère
devient pauvre et vend une portion de sa propriété, celui qui a le droit de
rachat, son plus proche parent, viendra et rachètera ce qu’a vendu son
frère.
26
Si un homme n’a personne qui ait le droit de rachat, et qu’il se procure
lui-même de quoi faire son rachat,
27
il comptera les années depuis
la vente, restituera le surplus à l’acquéreur, et retournera dans sa
propriété.
28 S’il ne trouve pas de quoi lui faire cette restitution, ce qu’il a vendu
restera entre les mains de l’acquéreur jusqu’à l’année du jubilé ; au
jubilé, il retournera dans sa propriété, et l’acquéreur en sortira.
29
Si un homme vend une maison d’habitation dans une ville entourée de murs, il
aura le droit de rachat jusqu’à l’accomplissement d’une année depuis la
vente ; son droit de rachat durera un an.
30 Mais si cette maison située dans une ville
entourée de murs n’est pas rachetée avant l’accomplissement d’une année
entière, elle restera à perpétuité à l’acquéreur et à ses descendants ; il
n’en sortira point au jubilé.
31
Les maisons des villages non
entourés de murs seront considérées comme des fonds de terre ; elles
pourront être rachetées, et l’acquéreur en sortira au jubilé.
32 Quant aux villes
des Lévites et aux maisons qu’ils y posséderont, les Lévites auront droit
perpétuel de rachat.
33
Celui qui achètera des Lévites
une maison, sortira au jubilé de la maison vendue et de la ville où il la
possédait ; car les maisons des villes des Lévites sont leur propriété au
milieu des enfants d’Israël.
34 Les champs situés autour des villes des Lévites
ne pourront point se vendre ; car ils en ont à perpétuité la possession.
35
Si ton frère devient pauvre, et que sa main fléchisse près de toi, tu le
soutiendras ; tu feras de même pour celui qui est étranger et qui demeure
dans le pays, afin qu’il vive avec toi.
36
Tu ne tireras de lui ni intérêt
ni usure, tu craindras ton Dieu, et ton frère vivra avec toi.
37
Tu ne lui prêteras point ton argent à intérêt, et tu ne lui prêteras point
tes vivres à usure.
38
Je suis l’Éternel, ton Dieu,
qui vous ai fait sortir du pays d’Égypte, pour vous donner le pays de
Canaan, pour être votre Dieu.
39 Si ton frère devient pauvre près de toi, et
qu’il se vende à toi, tu ne lui imposeras point le travail d’un esclave.
40
Il sera chez toi comme un mercenaire, comme celui qui y demeure ; il sera à
ton service jusqu’à l’année du jubilé.
41
Il sortira alors de chez toi,
lui et ses enfants avec lui, et il retournera dans sa famille, dans la
propriété de ses pères.
42
Car ce sont mes serviteurs, que
j’ai fait sortir du pays d’Égypte ; ils ne seront point vendus comme on vend
des esclaves.
43
Tu ne domineras point sur lui
avec dureté, et tu craindras ton Dieu.
44
C’est des nations qui vous
entourent que tu prendras ton esclave et ta servante qui t’appartiendront,
c’est d’elles que vous achèterez l’esclave et la servante.
45
Vous pourrez aussi en acheter des enfants des étrangers qui demeureront chez
toi, et de leurs familles qu’ils engendreront dans votre pays ; et ils
seront votre propriété.
46
Vous les laisserez en héritage
à vos enfants après vous, comme une propriété ; vous les garderez comme
esclaves à perpétuité. Mais à l’égard de vos frères, les enfants d’Israël,
aucun de vous ne dominera avec dureté sur son frère.
47
Si un étranger, si celui qui demeure chez toi devient riche, et que ton
frère devienne pauvre près de lui et se vende à l’étranger qui demeure chez
toi ou à quelqu’un de la famille de l’étranger,
48 il y aura pour lui le droit de rachat, après
qu’il se sera vendu : un de ses frères pourra le racheter.
49
Son oncle, ou le fils de son oncle, ou l’un de ses proches parents, pourra
le racheter ; ou bien, s’il en a les ressources, il se rachètera lui-même.
50
Il comptera avec celui qui l’a acheté depuis l’année où il s’est vendu
jusqu’à l’année du jubilé ; et le prix à payer dépendra du nombre d’années,
lesquelles seront évaluées comme celles d’un mercenaire.
51
S’il y a encore beaucoup d’années, il paiera son rachat à raison du prix de
ces années et pour lequel il a été acheté ;
52 s’il reste peu d’années jusqu’à celle du jubilé,
il en fera le compte, et il paiera son rachat à raison de ces années.
53 Il sera comme un
mercenaire à l’année, et celui chez qui il sera ne le traitera point avec
dureté sous tes yeux.
54
S’il n’est racheté d’aucune de
ces manières, il sortira l’année du jubilé, lui et ses enfants avec lui.
55
Car c’est de moi que les enfants d’Israël sont esclaves ; ce sont mes
esclaves, que j’ai fait sortir du pays d’Égypte. Je suis l’Éternel, votre
Dieu. (LSG)
Le texte
dit clairement qu'ils devaient mettre en œuvre les Sabbats de la Terre quand
ils entreraient dans la Terre Promise et prendraient leur héritage. Cela ne
signifie pas qu'ils ne connaissaient pas quand les années du Calendrier
arrivaient ou que le système de Jubilé n'était pas compris par les
Patriarches. Quelques érudits rabbiniques ont essayé de placer le
commencement du système des décennies et des siècles après l'occupation.
C'est un
fait que la Bible déclare clairement que les enfants d'Éphraïm occupaient
leurs terres dans le pays Éphraïm avant que les premiers enfants d’Éphraïm
aient été tués, avant la captivité en Égypte et des siècles avant l'Exode
(1Chr. 7:20-28 ; cf. 7:29).
Les érudits juifs
ont aussi publié des revendications quant à la 30ème année du
Calendrier d’Ézéchiel comme se référant en réalité à la chute du Temple en
597, malgré la déclaration claire à son sujet comme étant aussi la cinquième
année de la captivité de Jojakim, qui est une date connue. Les dates des
Jubilés et des Sabbats du Temple sont connues et certifiées par des sources
bibliques et non-bibliques également et selon le témoignage de Jésus Christ
lui-même.
Dieu a
donné au Roi Sédécias un commandement d’obéir à la Loi et de libérer les
esclaves d'Israël l'année de Sabbat. L'année de Sabbat était en 589 AEC, la
dixième année de son règne. On lui a dit de libérer tous les esclaves cette
année-là et les familles riches les ont en effet libérés mais elles les ont
repris de nouveau. Alors, Dieu a dit qu'Il enverrait Nebucadnetsar contre
Jérusalem et la détruirait. L'année de Sabbat avait déjà commencé quand la
libération et la reprise des esclaves sont arrivées. Cela s’est passé avant
que le siège ne soit mis en place la dixième année, en 589 AEC. Le chapitre
34 de Jérémie est très clair sur ce fait.
Le siège a
duré le reste du Sabbat et pendant la première année du cycle suivant en 588
AEC et s'est terminé
avec la chute de la ville.
Jérémie
34
1 La parole qui fut adressée à Jérémie de la part
de l’Éternel, en ces mots, lorsque Nebucadnetsar, roi de Babylone, avec
toute son armée, et tous les royaumes des pays sous sa domination, et tous
les peuples, faisaient la guerre à Jérusalem et à toutes les villes qui en
dépendaient :
2
Ainsi parle l’Éternel, le Dieu d’Israël : Va, et
dis à Sédécias, roi de Juda, dis-lui : Ainsi parle l’Éternel : Voici, je
livre cette ville entre les mains du roi de Babylone, et il la brûlera par
le feu.
3 Et toi, tu
n’échapperas pas à ses mains, mais tu seras pris et livré entre ses mains,
tes yeux verront les yeux du roi de Babylone, et il te parlera bouche à
bouche, et tu iras à Babylone.
4
Seulement écoute la parole de l’Éternel,
Sédécias, roi de Juda ! Ainsi parle l’Éternel sur toi : Tu ne mourras point
par l’épée.
5
Tu mourras en paix ; et comme on a brûlé des
parfums pour tes pères, les anciens rois qui t’ont précédé, ainsi on en
brûlera pour toi, et l’on te pleurera, en disant : Hélas, seigneur ! Car
j’ai prononcé cette parole, dit l’Éternel.
6 Jérémie, le prophète, dit toutes ces paroles à
Sédécias, roi de Juda, à Jérusalem.
7 Et l’armée du roi de Babylone combattait contre
Jérusalem et contre toutes les autres villes de Juda, contre Lakis et Azéka,
car c’étaient des villes fortes qui restaient parmi les villes de Juda.
8
La parole fut adressée à Jérémie de la part de l’Éternel, après que le roi
Sédécias eut fait un pacte avec tout le peuple de Jérusalem, pour publier la
liberté,
9
afin que chacun renvoyât libres son esclave et sa
servante, l’Hébreu et la femme de l’Hébreu, et que personne ne tînt plus
dans la servitude le Juif, son frère.
10
Tous les chefs et tout le
peuple, qui étaient entrés dans le pacte, s’engagèrent à renvoyer libres
chacun son esclave et sa servante, afin de ne plus les tenir dans la
servitude ; ils obéirent, et les envoyèrent.
11
Mais ensuite ils changèrent
d’avis ; ils reprirent les esclaves et les servantes qu’ils avaient
affranchis, et les forcèrent à redevenir esclaves et servantes.
12
Alors la parole de l’Éternel fut adressée à Jérémie de la part de l’Éternel,
en ces mots :
13
Ainsi parle l’Éternel, le Dieu d’Israël : J’ai
fait une alliance avec vos pères, le jour où je les ai fait sortir du pays
d’Égypte, de la maison de servitude ; et je leur ai dit :
14 Au bout de sept
ans, chacun de vous renverra libre son frère hébreu qui se vend à lui ; il
te servira six années, puis tu le renverras libre de chez toi. Mais vos
pères ne m’ont point écouté, ils n’ont point prêté l’oreille.
15 Vous, vous aviez
fait aujourd’hui un retour sur vous-mêmes, vous aviez fait ce qui est droit
à mes yeux, en publiant la liberté chacun pour son prochain, vous aviez fait
un pacte devant moi, dans la maison sur laquelle mon nom est invoqué.
16
Mais vous êtes revenus en arrière, et vous avez profané mon nom ; vous avez
repris chacun les esclaves et les servantes que vous aviez affranchis,
rendus à eux-mêmes, et vous les avez forcés à redevenir vos esclaves et vos
servantes.
17
C’est pourquoi ainsi parle l’Éternel : Vous ne m’avez point obéi, en
publiant la liberté chacun pour son frère, chacun pour son prochain. Voici,
je publie contre vous, dit l’Éternel, la liberté de l’épée, de la peste et
de la famine, et je vous rendrai un objet d’effroi pour tous les royaumes de
la terre.
18 Je livrerai les hommes qui ont violé mon alliance, qui n’ont pas observé
les conditions du pacte qu’ils avaient fait devant moi, en coupant un veau
en deux et en passant entre ses morceaux ;
19
je livrerai les chefs de Juda et les
chefs de Jérusalem, les eunuques, les sacrificateurs, et tout le peuple du
pays, qui ont passé entre les morceaux du veau ;
20 je les livrerai entre les mains de leurs
ennemis, entre les mains de ceux qui en veulent à leur vie, et leurs
cadavres serviront de pâture aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre.
21 Je livrerai
Sédécias, roi de Juda, et ses chefs, entre les mains de leurs ennemis, entre
les mains de ceux qui en veulent à leur vie, entre les mains de l’armée du
roi de Babylone, qui s’est éloignée de vous.
22
Voici, je donnerai mes ordres, dit l’Éternel, et je les ramènerai contre
cette ville ; ils l’attaqueront, ils la prendront, et la brûleront par le
feu. Et je ferai des villes de Juda un désert sans habitants.
Donc, nous
voyons que le Sabbat était en vigueur. Les Babyloniens s’étaient retirés
après avoir siégé certaines des villes de Juda et Dieu a dit qu'Il les
ferait revenir contre Jérusalem – ce qu'Il a fait cette même année.
Sédécias a
régné pendant onze ans de 598/7 à 588/7 AEC. Il a été placé sur le trône
après la chute de Jérusalem sous Nebucadnetsar (cf.
Interp.
Dict.,
art. 'Zedekiah’, Vol. 4,
p. 948). Les Babyloniens
ont assiégé Jérusalem la neuvième année du règne de Sédécias, soit le
dixième jour du dixième mois, soit le dixième jour du douzième mois, Adar
(2Rois 25:1 ; cf. Vulgate et Knox). La neuvième année de
Sédécias était en 590/89 AEC. L’année 589/8 était une année de Sabbat et la
relâche est arrivée avant les Fêtes et la récupération des esclaves a
entraîné la reprise durant le Sabbat.
Ainsi,
Dieu exige l'obéissance à l'Alliance qu'Il a faite avec Israël quand Il les
a sortis d'Égypte au Sinaï. Les Sabbats et le Calendrier étaient connus et
en vigueur à partir de ce temps. Seulement les terres devaient être mises au
repos quand ils sont entrés dans la Terre Promise. Si on n'obéit pas à Dieu
et si le peuple d'Israël (incluant l’Israël Spirituel qui est l'Église de
Dieu) désobéit ou joue avec Ses Lois, il sera puni. Ici, nous voyons
clairement que la nation est entrée dans une année de Sabbat en étant
avertis du temps par un serviteur de Dieu et en connaissant les conditions.
Ils ont fait semblant d'obéir à Dieu en respectant le Sabbat et sont ensuite
revenus sur leur parole comme des gens retors et rétrogrades. Par ce geste,
ils ont provoqué Dieu à la colère, comme nous le voyons maintenant.
La section
dans Jérémie 34:17-22 est la sentence de Dieu. Ils ont été rétablis mais ils
se sont de nouveau détournés de Sa volonté et de Sa parole. La sentence est
toujours en vigueur et est la cause directe des tragédies et des malheurs
qui sont arrivés à Juda au cours des deux derniers millénaires. Ces
punitions vont maintenant
s'accroître dans toute leur ampleur
jusqu'à ce que Juda rebelle se repente avec ceux qui suivent ses erreurs et
traditions.
Juda s'est
montré délibérément désobéissant aux Lois de Dieu et ils ont été envoyés en
captivité à plusieurs occasions pour avoir joué avec le Calendrier et les
Lois de Dieu relatives aux années spécifiques. Jérémie 34 est un exemple
clair de la patience et de l'endurance à toute épreuve de Dieu avec un
peuple obstiné et au cou raide qui fera tout son possible pour tordre et
déformer ce que Dieu a prescrit dès le commencement. Ce texte est un
exercice clair sur le plan de la logique et dans la patience à toute épreuve
de Dieu pour Son peuple.
Juda fait
ce jeu avec Dieu jusqu’à aujourd’hui. Ils vendent même leur propre levure
aux Musulmans et la rachètent à la fin de Pesach. On ne se moque pas Dieu.
Le système
rabbinique a
succédé aux
Pharisiens et a commencé son faux système d'observations afin de pouvoir
jouer avec le Calendrier chaque année. Pour ce faire, ils devaient contrôler
les observateurs aussi, et ainsi des groupes entiers de gens ont dû être
exclus sur une base permanente.
Ces conflits
ressortent clairement des
commentaires
dans la Mishna. Nous avons discuté des systèmes en détail dans le document
Le Calendrier de Dieu (No.
156).
Le calendrier sous
Hillel II n'a pas été achevé à ce moment-là et des amendements ont continué
jusqu'au douzième siècle.
Les périodes des
altérations du Calendrier sont arrivées après la chute du Temple en 70 EC,
au cours d’une série d'activités. Les premiers jeux ad hoc ont été joués
avec le Calendrier post-Temple quand la cour, maintenant sous le contrôle
unique des Pharisiens, a été déplacée à Jamnia. Ils sont alors devenus les
Rabbins et leur système est effectivement toujours en place. Nous nommerons
cette période la période d'observation. C'était en fait l'inclusion
d'ajournements par des subterfuges vu qu’il n'y avait aucun système
conclusif de calcul effectué. La Mishna
rapporte
plusieurs cas de Sabbats dos-à-dos et ce qui devait être fait ces jours-là.
Avec le système moderne, ces problèmes sont réduits au minimum et des règles
sont en place pour assurer les ajournements du début réel des mois pour
s'assurer que de telles choses n'arrivent pas à des jours spécifiques. Ces
aménagements sont appelés Dehiyyah ou règles d'ajournement qui sont
au nombre de quatre. Le processus est expliqué dans le document
Le Calendrier et la Lune
: Ajournements ou Festivals ? (No. 195).
Nous citerons un
extrait de cet ouvrage pour illustrer l'impact et la gravité du système
d'ajournement.
Les
Mois de Tishri et d’Abib
Tishre : de
l'araméen shera ou sherei, “commencer”... Septième mois dans
le cycle religieux ou de festival ; premier dans le cycle chronologique ou
civil... Le 1er ne tombe jamais un dimanche, un mercredi ou un
vendredi. Au vingtième siècle, son commencement le plus hâtif est le 6
septembre et son commencement le plus tardif est le 5 octobre (The Jewish
Almanac, Bantam, 1980, p. 241).
Cette
règle d'ajournement assure que le Jour de la Fête des Trompettes (1 Tishri,
Rosh HaShanah) et le Jour des Expiations (10 Tishri, Yom Kippour) n'ont pas
de Sabbat immédiatement avant ou après ces jours sacrés. Les règles
d'ajournement juives écartent aussi l'observance de la Fête des Tabernacles
(comme en 1997) où l'équinoxe automnal arrive le dernier jour de la Fête (21
Tishri) et le placent un mois plus tard (16-23 octobre), bien après
l'équinoxe automnal (qui était le 23 septembre en 1997).
Nisan : Relié
au premier mois babylonien Nisannu, “commencer”, ou peut-être à
l’hébreux nitzan, "floraison". Son nom du pentateuque est Aviv
[ou Abib], "printemps".... Le premier ne tombe jamais un lundi, un
mercredi, ou un vendredi. Au vingtième siècle, son commencement le plus
hâtif est le 13 mars et son commencement le plus tardif est le 11 avril
(ibid., p. 245).
La saison
de la Pâque entière symbolise aussi la préparation des premiers fruits de
Dieu pour la moisson des Premiers fruits, la Pentecôte. La
susdite règle d'ajournement permet d’éviter que l'observance juive de leur
Pâque ne coïncide avec un mardi soir arrivant le 14 Abib [c'est-à-dire, où
un mercredi est le 1er Abib]. Les règles pour Abib permettent
vraiment qu'un Sabbat tombe le 14ème [où le 1er Nisan
est un dimanche], qui est un jour de préparation pour le 15ème,
le premier Jour Saint des sept jours des Pains Sans levain. Cependant,
en Tishri, on ne permet pas de Sabbat juste avant le 1er ou le 10ème
jour du mois.
L'Encyclopaedia Britannica,
la 9ème édition, l'article 'Calendar', dit ceci :
L'équinoxe [de
printemps] est fixé au 21 mars, quoique le soleil entre dans la
constellation du Bélier généralement le 20ème jour de ce mois,
parfois le 19ème jour. Il est en conséquence très possible qu'une
pleine lune arrive après le vrai équinoxe, mais qu’elle précède le 21 mars.
Ceci, donc, ne serait pas la lune pascale du calendrier, quoiqu’elle doive
sans aucun doute l’être, si l'intention du Concile de Nicée était rigidement
observée. Les nouvelles lunes indiquées par les épactes [des jours
supplémentaires requis pour déterminer le dimanche de Pâques] diffèrent
aussi des nouvelles lunes astronomiques et même des nouvelles lunes
moyennes, en général d’un ou deux jours.... Les épactes sont aussi placées
afin d'indiquer les pleines lunes généralement un ou deux jours après les
vraies pleines lunes ; mais ceci était fait exprès, pour éviter le risque de
coïncider avec la Pâque juive, ce que les concepteurs du calendrier semblent
avoir considéré comme un mal plus grand que celui de célébrer Pâques une
semaine trop tard (p. 599).
La
Nouvelle Lune et le Molad
Il convient de
noter que la
conjonction, ou molad, est le point de croisée astronomique d'un mois à
l’autre et que la Nouvelle Lune du calendrier déterminée et le molad
coïncident rarement. Un exemple du troisième dehiyyah (règle
d'ajournement) est : si le molad de Tishri arrive à midi le samedi [dans des
conditions idéales, la toute première trace du croissant serait visible
après le coucher du soleil suivant, c'est-à-dire environ 6 à 8 heures après
le molad], Rosh HaShanah serait reporté au dimanche, “ce qui n’est pas
permis
non plus, de sorte que le festival sera déplacé d’un jour de plus, au lundi” (Encyc.
Judaica, Vol. V, Jérusalem, 1972, p. 44). Dans une telle éventualité,
certains décideraient de commencer l'observance de 1er Tishri le vendredi
soir, quelques-uns le samedi soir et ceux observant la méthode juive de
calcul, commenceraient l'observance le dimanche soir.
Le présent
calendrier juif est luni-solaire, les mois étant calculés selon la lune et
les années selon le soleil. Un mois est la période de temps entre une
conjonction de la lune avec le soleil et la suivante. La conjonction de la
lune avec le soleil est le moment où la lune est directement entre la terre
et le soleil (mais pas dans le même plan) et elle est ainsi invisible. C'est
ce qu'on appelle le molad ("naissance") (ibid., p. 43).
Puisque le
molad est en effet la conjonction (toutes les autorités en conviennent)
alors le temps juste
avant le molad est la fin du mois précédent et le temps après
le molad est attribuable au mois suivant. Le jour biblique
va d'un soir à l'autre. Ainsi, le jour de la Nouvelle Lune est pris comme étant le jour où tombe
le molad ou la conjonction. Ceci semble être la seule façon pratique de
traiter avec l'événement précis de la conjonction. Aussi, cela semble être
la façon dont on l’a traité dans le passé et c’est la façon dont les nations
traitent le fait des conjonctions dans la pratique commerciale normale, même
aujourd'hui. Il semblerait que
ceux qui sont en désaccord avec ce système devraient se mettre d'accord
sur une règle "d'ajournement" qui ne
contreviendrait pas aux règles
bibliques et qui serait
conforme à l'astronomie. Aucune organisation commerciale ne
semblerait accepter une telle vue.” (ibid., No. 195)
Ce processus est
entièrement non-biblique et contraire à la Loi de Dieu et à Son Calendrier
donné à Moïse par l'Ange de la Présence au Sinaï. C’est un fait que le
Judaïsme et le Christianisme primitif reconnaissent tous deux dans leurs
écrits antiques.
En l'année 344,
deux Rabbins babyloniens ont inventé une méthode par laquelle ils pourraient
calculer un système de calendrier qui serait capable d'enchâsser les
ajournements selon un jeu de règles de base. Ils l'ont apporté à Hillel II
et, après vérification, il a été publié par Hillel II en 358 EC en tant que
le calendrier juif officiel. Ce calendrier de fausses traditions, qui n’a
rien à voir avec la Bible ou le calendrier du système du Temple, a été
introduit et peaufiné au cours des mille ans suivants. Les Rabbins eux-mêmes
admettent qu’il est progressivement incorrect. Cependant, ils soutiennent
qu'ils devront attendre le Messie pour le corriger (voir le document
Pourquoi la Pâque
Était-Elle si Tardive en 1997 ? (No. 239).
L’une des
conséquences épouvantables du calendrier juif de Hillel II et subséquemment
est que le système d'intercalation établi avec les ajournements a créé un
système qui assure pratiquement que les Fêtes et les Jours Saints ne sont
jamais réellement observés aux bons jours et que, sept ans sur dix-neuf, ils
ne sont même pas célébrés dans les bons mois.
Au
vingtième siècle, un ministre de l'une des Églises de Dieu a tenté
d’introduire le calendrier Hillel ou rabbinique dans l'Église de Dieu
(Septième Jour),
qui l'a ensuite
renvoyé. Cet homme
était Herbert W. Armstrong, qui a établi la Radio Church of God, ensuite
renommée Église Universelle de Dieu (WCG). Suite au démantèlement de ce
système, plusieurs ministres de son enseignement ont conservé ce faux
système. Leurs adhérents n'observent pas le bon calendrier et sont
complètement trompés sur le sujet.
Le calendrier
rabbinique
actuellement en vigueur
intercalera en Adar
2008. Il n'y a absolument aucune raison biblique d'intercaler durant cette
année-là, sauf que le Judaïsme est lié à ce faux système de calcul. Même les
règles d'ajournement ne nécessitent pas que le début de l'année soit déplacé
en Abib. Ils sont simplement attachés à un système qui force cette
intercalation dans le cadre de leur cycle d'intercalation de 19 ans.
Ils intercalent
sept fois tous les dix-neuf ans, mais généralement, sinon toujours, les
années incorrectes selon le Calendrier du Temple et les conjonctions.
Les mois sont
reconnus comme étant un mois en retard comme suit :
Nous pouvons
évaluer la proportion des mois hébreux qui sont actuellement un mois en
retard comme étant la dérive accumulée divisée par la longueur de 30 jours
du mois d’intercalation = (1649/224)
/ 30 = 1649/6720 ≈
24.5% des mois !
http://individual.utoronto.ca/kalendis/hebrew/drift.htm#quick
Cependant, le fait
est que ce chiffre est basé sur leurs calculs et l'erreur est de 7/19 ans et
parfois seulement de 6/19 ans,
ce qui fait qu'ils sont en retard d'un mois jusqu'à 38% du temps.
Dans plus de
vingt-cinq pour cent du temps, ils admettent qu'ils observent la Fête des
Tentes au cours du huitième mois. C'est en réalité environ trente-huit pour
cent du calendrier qu'ils sont décalés d’un mois.
C'est ce qu'a fait
Jéroboam et
Dieu l'a châtié pour cela (cf. le document
Jéroboam et le Calendrier
Hillel (No. 191)).
Si nous
devions nous baser sur un simple cycle de 19 ans, basé sur leur version du
début du cycle, nous pourrions dire que le calendrier juif ajoute les sept
mois supplémentaires les 3ème, 6ème, 8ème,
11ème, 14ème, 17ème et 19ème
années. Ils utilisent traditionnellement ces années pour le cycle
d'intercalation.
Ces cycles
juifs ne correspondent pas aux Jubilés, cependant. Ils sont tirés
directement des cycles du calendrier babylonien établis à Babylone vers 380
AEC. Ils n’avaient aucun rapport avec le système du Temple. Ceci est une
corruption du Judaïsme par les sympathisants babyloniens dans le Judaïsme
pharisien après 380 AEC et n'a aucun rapport avec le sacerdoce du Temple.
L'Histoire du Judaïsme de Cambridge
contient un certain nombre
d'inexactitudes et d’affirmations, mais elle a quelque chose à dire sur les
origines du cycle de 19 ans, qui est clairement babylonien. Elle continue
ensuite à affirmer que le calendrier
de l'époque des
Romains était assez obscur. La raison
en est que les
Pharisiens avaient pris le contrôle avec leurs traditions et essayaient de
détruire le système du Temple et son calendrier, qui allaient à l'encontre de
leurs traditions.
Ces
traditions vont à l'encontre de
tout ce que Dieu a dit à
Israël de faire et cela peut être exactement décrit comme de
l'insubordination obstinée et de la tromperie délibérée d'une nation qui
prétendait vouloir suivre Dieu.
Avec quelques
exceptions, un cycle de douze années communes et de sept années intercalées
a permis d'harmoniser la course du soleil et les années lunaires. À partir
de 380 AEC, la position des années intercalées est devenue fixe : un mois
était intercalé aux années 3, 6, 8, 11, 14, 17 et 19 de chaque cycle. Comme
235 mois lunaires égalent pratiquement 19 ans solaires, la place du jour du
Nouvel An, le 1er Nisannu (Nisan), ne fluctuait plus que de 27 jours dans un
cycle, du 26 mars au 22 avril julien. Grâce à l'excellence de ce calendrier,
nous sommes capables d'exprimer n'importe quelle date des textes babyloniens
anciens en termes de l'année julienne avec une marge d'erreur possible d'un
ou deux jours. Donc, nous pouvons dire que la capture de Jérusalem le 2 Adar
de la septième année de Nebucadnetsar est arrivée le (ou vers le) 15 mars
597 AEC et que le Temple, profané par Antioche Epiphanes, a été consacré de
nouveau par Judas Macabées (1 Macc. 5:52) le ou vers le 7 décembre 173 AEC.
La situation
du calendrier dans la province romaine de Judée, avant et après la
destruction de Jérusalem en 70 EC reste obscure. L'année civile juive a
continué de Nisan à Adar....
(William David
Davies et al-, L'Histoire du Judaïsme de Cambridge
(The Cambridge History of
Judaism),
Cambridge University Press, p. 63)
L'article
suivant par Remy Landau montre les interrelations complexes dans les calculs
du système rabbinique et qu'il n'a aucun rapport avec les Nouvelles Lunes.
Le cycle de 19
ans est n'importe quelle période de 19 ans hébreux dont la première année
laisse un reste de 1 quand sa valeur est divisée par 19. Par exemple, la
première année du 304ème cycle est 5758H, parce que la valeur de
5758 divisée par 19 laisse un reste de 1. Cette année a commencé jeudi, le 2
octobre 1997g.
L'année
précédente, 5757H était la dernière année du 303ème cycle de 19
ans. Sa valeur de 5757 divisée par 19 laisse un reste de 0, qui est aussi la
même chose que 19 modulo 19.
L'année 5750H
(1989g/1990g) était la 12ème année du 303ème cycle de
19 ans. Sa valeur de 5750 divisée par 19 laisse un reste de 12.
Quand Rosh
Hashannah avance à un nouveau jour dans le calendrier grégorien, il le fait
toujours au cours de la 9ème année du cycle de 19 ans.
(Voir les
Notes Additionnelles sur La Dérive Rosh Hashannah pour
plus d'information sur les dernières occurrences possibles de Rosh
Hashannah).
Le cycle de 19
ans est connu en hébreu comme le Machzor Katan.
Le tableau
suivant montre le nombre de fois que n'importe quelle année dans le cycle de
19 ans commence un lundi, un mardi, un jeudi et un samedi
lorsqu'on l'examine sur
le cycle
complet de répétition du calendrier hébreu de 689,472 ans.
Début du Jour de
Semaine du Cycle de 19 Ans |
|||||
Année |
Lundi |
Mardi |
Jeudi |
Sam |
TOTAL |
1
|
9837
|
3811
|
12272
|
10368
|
36288
|
2
|
10368
|
3281
|
12271
|
10368
|
36288
|
3
|
10368
|
5184
|
10368
|
10368
|
36288
|
4
|
9838
|
3811
|
12271
|
10368
|
36288
|
5
|
10368
|
3281
|
12271
|
10368
|
36288
|
6
|
10368
|
5184
|
10368
|
10368
|
36288
|
7
|
9838
|
3811
|
12271
|
10368
|
36288
|
8
|
10368
|
5184
|
10368
|
10368
|
36288
|
9
|
9838
|
3811
|
12271
|
10368
|
36288
|
10
|
10368
|
3281
|
12271
|
10368
|
36288
|
11
|
10368
|
5184
|
10368
|
10368
|
36288
|
12
|
9838
|
3811
|
12271
|
10368
|
36288
|
13
|
10368
|
3281
|
12271
|
10368
|
36288
|
14
|
10368
|
5184
|
10368
|
10368
|
36288
|
15
|
9838
|
3811
|
12271
|
10368
|
36288
|
16
|
10368
|
3280
|
12272
|
10368
|
36288
|
17
|
10368
|
5184
|
10368
|
10368
|
36288
|
18
|
9837
|
3811
|
12272
|
10368
|
36288
|
19
|
10368
|
5184
|
10368
|
10368
|
36288
|
TOTAL |
193280
|
79369
|
219831 |
196992 |
689472 |
Le tableau
montre qu’au cours du cycle du calendrier hébreu de 689,472 années : -
Chaque année
du cycle de 19 années commence le même nombre de fois le samedi. Le nombre
10,368 correspond exactement au 2/7/19 du cycle complet du calendrier.
Le nombre de
fois qu'une année bissextile commence un lundi ou un jeudi est le même que
le nombre de fois que ces années commencent le samedi.
Les années
intercalaires qui commencent le mardi sont exactement la moitié des fois
qu'elles le font pour tout autre jour de la semaine.
La
distribution des jours de la semaine où débute Rosh Hashannah est identique
pour chacune des années intercalaires dans le cycle de 19 ans, qui sont les
1ère, 3ème, 8ème, 11ème, 14ème,
17ème et 19ème années.
La 16ème
année a une distribution de jours où Rosh Hashannah débute absolument
unique.
Les 1ère
et 18ème années ont la même distribution de jours où Rosh
Hashannah débute.
Les 2ème,
5ème, 10ème et 13ème années ont la même
distribution de jours où Rosh Hashannah débute.
Les 4ème,
7ème, 9ème, 12ème et 15ème
années ont la même distribution de jours où Rosh Hashannah débute.
Au cours du
cycle de 689,472 années, le nombre de fois où n'importe quelle année dans le
cycle de 19 années ne commence pas samedi est 36,288 - 10,368 = 25,920. Ce
nombre est aussi égal au nombre de parties dans un jour qui est 24 * 1080 =
25,920.
http://www.geocities.com/Athens/1584/cycle19.html
Le
Judaïsme a intercalé les années suivantes :
1989/90
était la 12ème année du 303ème cycle de 19 ans.
1996/7 (19ème
année).
L'année 1
commence en octobre 1997 selon le système babylonien, qu'ils appellent Rosh
HaShanah en tant que le Nouvel An, contrairement aux commandements de Dieu.
Il est
clair que l'année commence au mois d'Abib ou Nisan, qui est le premier mois
(Deut. 16:1).
Dieu a dit
à Moïse et à Aaron dans le pays de l'Égypte : "Ce mois sera pour vous le
début des mois, il sera pour vous le premier des mois de l'année." (Ex.
12:1)
1999/00 (3ème
année)
2002/3 (6ème
année)
2004/5 (8ème
année)
2007/8 (11ème
année)
2010/11
(14ème année)
2013/14
(17ème année)
2015/16
(19ème année)
Le
Calendrier selon le système de Temple intercale un mois Adar II à la fin de
l'Année Sacrée comme suit :
2005/2006
(c'est-à-dire un mois Adar II est inséré en 2006)
2008/9
2010/11
2013/14
2016/17
2018/19
2021/22
2024/25
2027/28 -
ainsi la fin de l'année du Jubilé intercale un mois Adar II avant le Nouvel
An du Nouveau Jubilé commençant en Abib 2028.
2029/30
intercale deux ans par la suite.
Il est
ainsi évident que le Calendrier du Temple n’a aucun rapport avec le cycle
juif/babylonien rabbinique de 19 ans, qui est toujours au moins un an avant
l'intercalation selon les cycles de lune réels basés sur la conjonction.
Pour
seulement une année, le système rabbinique correspond avec le système du
temple basé sur la conjonction (c'est-à-dire 2013/2014), mais ils reportent
les jours afin d'obtenir les mauvais Jours Saints à chaque fois.
Il est
clair que le calendrier rabbinique est une ruse intelligemment construite de
mysticisme afin d'assurer que les Enfants d'Israël, s'ils le suivent,
n'observent jamais les Lois de Dieu et n’observent jamais les Nouvelles
Lunes et les Jours Saints et les Fêtes les bons jours. La seule chose qu'ils
ne pouvaient pas déplacer était le Sabbat, mais ils l'ont détruit avec leurs
traditions.
Le
Judaïsme ne calcule jamais les mois selon la conjonction de la lune comme la
Bible le dicte. Tous les mois dans le Judaïsme ont des durées fixes, sauf
Cheshvan et Kislev, qui chacun peut avoir 29 ou 30 jours, selon la longueur
exacte de cette année civile.
À long terme,
cependant, la longueur moyenne du mois hébreu égale l'intervalle
traditionnel du molad, qui est de 29 jours 12 heures et 793
parties = 29 + 12/24 + 793/25920
= 29+13753/25920 jours = 29.530594135802469 ...
jours (dans la représentation décimale de la fraction exacte les chiffres
soulignés se répètent indéfiniment). Pour de plus amples informations sur la
longueur numérique de l'intervalle du molad, voir "Pourquoi
Diviser les Heures en 1080 Parties ?" à
http://www.sym454.org/hebrew/chelek.htm.
Ainsi la
longueur moyenne de l'année civile hébraïque égale le nombre de mois par
cycle
multiplié par
la durée de
mois moyenne, le tout divisé par le nombre d'années par cycle :
= (235 mois ×
29+13753/25920 jours) / 19 années
= 365+24311/98496
jours
= 365 jours 5
heures 55 minutes et 25+25/57 secondes, et puisque
chaque chelek = 10/3 secondes...
= 365 jours 5
heures 55 minutes et 7+12/19 chalakim, et
puisque chaque rega = 1/76 chelek...
= 365 jours 5
heures 55 minutes 7 chalakim et 48 regaim
= 365.246822205977907732293697...
jours (les chiffres soulignés se répètent...)
≈ 365.2468222
jours par année moyenne du calendrier hébreu
http://individual.utoronto.ca/kalendis/hebrew/drift.htm-mean
En raison
de son système de calculs et de la dérive de l'équinoxe :
depuis l'ère
de Hillel II jusqu’à l'ère courante, soit un laps de temps de 5768 - 4119 =
1649 ans, la dérive solaire du calendrier hébreu s'est accumulée à
environ 1649/224 ≈ 7+2/5 jours.
http://individual.utoronto.ca/kalendis/hebrew/drift.htm-quick
Ainsi, le
calendrier Hillel est complètement détaché du cycle qu’il était destiné être
quand il a été inventé. Le fait est qu'ils ont inventé un système qui leur a
permis d'observer leurs traditions et de tourner leur dos à Dieu et à la
Bible.
Ce qui
suit est un article rédigé par le docteur John Zucker, chercheur en physique
au King’s College de l’Université de Londres, qui montre l'inexactitude
croissante du Calendrier Hillel.
"POURQUOI
PESACH TOMBE MAINTENANT EN DEHORS DE SA SAISON ?
Est-ce que
Pesach cette année est plus tard qu’elle devrait l’être, selon les préceptes
de la Torah ? La réponse directe est oui. Mais si le 22 avril - où arrive le
premier jour – est considéré tardif, pensez en avance à l’année 2005, quand
le premier jour arrivera le 24 avril. En effet, certaines années - 1929,
1948 et 1967, par exemple - Pesach a commencé le 25 avril. Pour comprendre
pourquoi il est bibliquement inapproprié pour le festival de tomber si tard
dans l'année, on doit considérer les conditions qui régissent sa date. La
Torah spécifie deux critères. "Le festival de mazot," dit Exode 34:18, "sera
observé ... au temps fixé dans le mois d'Aviv." Dans Lévitique 22:6, le
temps est fixé le 15ème jour du mois. 'Aviv' signifie le
printemps, donc il est nécessaire de déterminer ce qui est signifié comme
étant le premier mois du printemps. Le premier mois est exigé en vertu du
principe selon lequel une mitzvah devrait être exécutée aussitôt que
possible.
Bien que les
festivals juifs soient placés dans des mois lunaires spécifiques, les
'tekufot', ou saisons, sont régies par le calendrier solaire. Le mois
lunaire qui est désigné comme Aviv dépend d'une date civile. Il est
généralement admis que le premier jour du printemps dans l'hémisphère nord
correspond au moment où la durée du jour - qui a augmenté graduellement
depuis le 21 décembre - égale la durée de la nuit. Cela arrive le 21 mars
dans une année civile normale et le 22 mars dans une année bissextile.
Comment
sait-on quel mois lunaire inclut le premier jour du printemps ? Dans le
Talmud (Sanhedrin 13b), le Rabbin Samuel, le fils du Rabbin Isaac, déclare
que le premier jour du printemps devrait arriver durant le mois lunaire
tandis que la lune croît encore. La lune croît de la nouvelle lune à la
pleine lune dans les 14.5 premiers jours du mois. Si un Rosh Chodesh (la
nouvelle lune) arrive à tout moment entre le 6 mars et le 20 mars, alors le
21 mars, la lune croîtra encore et ce mois est désigné comme Aviv. Si ce
n'est pas le cas, le mois lunaire suivant est choisi. La date la plus hâtive
où Pesach peut arriver est le 21 mars et la plus tardive qu’il devrait
arriver est le 20 avril. Pourtant, un examen du calendrier de 1920 à 2019
montre la date la plus hâtive comme étant le 26 mars. Au lieu que le
festival tombe entre le 21 mars et le 20 avril, ce siècle a vu le premier
jour étant célébré entre le 26 mars et le 25 avril.
Les
calendriers futurs révèlent une dérive graduelle de Pesach - et, par
conséquent, des autres festivals – à des dates progressivement tardives.
Durant le siècle de 2950 à 3050, le premier jour de Pesach sera vu comme
tombant entre le 31 mars et le 30 avril. Que se passe-t-il ? Et surtout,
est-ce possible de rectifier la situation ? L'origine de ce pépin réside
dans le calendrier juif fixe qui a été utilisé pendant les 1,650 dernières
années. Le calendrier essaye d'établir une corrélation entre l'année solaire
- le temps que la terre prend pour tourner autour du soleil - et le mois
lunaire, pendant lequel la lune tourne autour de la terre. L'année détermine
les saisons, tandis que les mois - dans leurs saisons appropriées -
déterminent les festivals. Le calendrier fixe actuel est basé sur la
prémisse que 19 ans solaires sont exactement égaux à 235 mois lunaires.
Diviser 235 par 19 donne 12, avec sept comme reste. Ainsi, dans chaque cycle
de 19 ans, sept années acquièrent un mois supplémentaire, c’est pourquoi
nous avons des années intercalaires juives chaque 3ème, 6ème,
8ème, 11ème, 14ème, 17ème et 19ème
année du cycle.
Le cycle de
Méton de 19 ans est nommé d’après l'astronome grec, Méton, qui l'a inventé
vers 430 AEC. Il était bien connu des rabbins du Talmud. Quand, en 350 EC,
les autorités romaines ont limité l'autorité du Nasi - le leader spirituel -
en Eretz Yisrael, quant à la proclamation de Rosh Chodesh, Hillei 11, le
Nasi de ce temps-là, a institué le calendrier fixe actuel, basé sur le cycle
de Méton. Bien que ce soit remarquablement précis pour son temps, ce n'est
pas exact. Les 235 mois lunaires excèdent les 19 ans solaires par un peu
plus de deux heures. Réparti sur plus de 1,000 ans, ceci totalise environ
4.5 jours. Il y a mille ans, le premier jour de Pesach serait tombé, en
moyenne, quatre ou cinq jours plus tôt que maintenant, durant la période de
temps solaire correcte telle que dictée par la Torah.
Est-il
possible de remédier à la présente situation et d’interrompre la dérive
graduelle de Pesach ? Dans son livre Rabbinical Mathematics and Astronomy,
le docteur W.M. Feldman suggère une nouvelle base pour un calendrier juif
fixe. Il démontre que si, dans un cycle de 334 ans, 123 d'entre elles
étaient des années intercalaires, le différentiel entre le calendrier juif
et le calendrier civil s'élèverait à pas plus de 39 minutes. Cela prendrait
12,500 ans pour accumuler une erreur de 1 jour, au lieu des 230 ans qu'il
prend sous le système actuel. Feldman propose de constituer le cycle de 334
ans en une série de cycles secondaires de 19 ans, avec les 11 ans impairs
formant le début du cycle principal suivant. Si le cycle de 334 ans de
Feldman avait été employé au cours des 1,650 années passées, au lieu du
présent cycle de 19 années, il y aurait eu une année intercalaire en moins.
Pour rendre
les festivals moins mobiles dans l'avenir et s'accorder plus exactement avec
les exigences pour Pesach, qui doit tomber dans le mois d'Aviv, une année
intercalaire désignée devrait perdre ce statut. L'année suivante la plus
appropriée à cette fin semblerait être 2005 (5765). En faisant de cette
année une année régulière au lieu d'une année intercalaire, Pesah
commencerait samedi, le 26 mars, au lieu de dimanche, le 24 avril. L'année
5765 serait la 89ème année d'un cycle de 334 ans, la 13ème
année du cinquième cycle de 19 ans à l'intérieur d'un cycle plus large. Sur
cette base, les dates futures pourraient être calculées, démontrant que
Pesach serait limitée à sa place désignée par la Torah dans un avenir
prévisible. L'année 2005 est suffisamment éloignée dans le futur pour
permettre à quelqu’un de calculer le nouveau système et de s'y
adapter. Même les parents les plus prévisionnels n'auront pas encore réservé
les barmitzvahs de leur fils ! Le docteur John Zucker (Jewish Chronicle, le
11 avril 1997).
Aux dates
possibles les plus hâtives, la Fête des Trompettes sera le 31 août ou le 1,
2, ou 3 septembre.
Le 12 mars
et le 5 septembre 1975 étaient les dates les plus hâtives observées par WCG
(Église Universelle de Dieu), en utilisant le calendrier juif, comme la
première et la septième lune. Ensuite, ils ont suivi les AJOURNEMENTS du 13
mars et du 6 septembre. Ceci est arrivé de nouveau en 1994. Ces ajournements
sont toutes les 10èmes années du 19ème cycle.
Dans
chacun de ces prétendus cycles de 19 ans, chaque 2ème, 5ème
et 13ème année sera un mois le plus hâtif.
N'importe
quelle date avant le 12 mars ou le 5 septembre a fait que la WCG et le
Judaïsme ont observé les mois et les Fêtes UN MOIS PLUS TARD.
Nous
pouvons dire correctement que le 1er Abib n'est JAMAIS postérieur au 5
avril, ni plus tôt que le 7 mars.
La
Septième Lune n’est JAMAIS avant le 31 août, ni plus tard que le 29
septembre.
La
Septième Lune n'est JAMAIS en octobre.
La fixation du
calendrier par Hillel II a donné lieu à une violation immédiate des règles
l'année suivante.
Rav Adda
bar Ahavah, un collègue de Hillel II, a établi un système de calculs qui a
été amélioré plus tard par Maimonide (Rambam) durant le douzième siècle,
mais les violations se
multiplient au fil du temps.
Le docteur Irv
Bromberg de l'Université de Toronto, Canada, résume les arguments du Talmud
quant aux conflits comme suit :
Le traité
Talmud Bavli Sanhedrin 12b, 13a et 13b contient un long débat sur
les critères et les règles pour l'intercalation de l'année civile hébraïque,
dont une grande partie porte sur la question de savoir si le jour d'un
équinoxe ou d'un solstice est le dernier jour de la saison qui a fini ou le
premier jour de la saison qui commence, et quelles devraient être les règles
d'intercalation en ce qui concerne l'équinoxe d'automne quant aux
jours allant de Sukkot à Hoshana Rabbah.
Le débat
portait sur la question de savoir si l'équinoxe en Tishrei devait
toujours arriver avant le 16ème ou le 20ème jour
de Tishrei. Astronomiquement, aucun de ceux-ci n'est possible.
Deux contraintes astronomiques empêchent l'application d'une règle
d’intercalation en ce qui concerne l'équinoxe de Tishrei.
Premièrement, la date de Rosh HaShanah est établie
relativement au molad
de Tishrei. Donc, avec un jour ou deux de marge, Rosh
HaShanah doit commencer 6 mois lunaires après le début
de Nisan = 6 × l'intervalle du molad = un peu plus
de 177 jours, ce qui placerait le 16 et le 20 Tishrei à environ 192
ou 196 jours après le début
de Nisan, respectivement. La durée moyenne de la saison de
printemps dans l’hémisphère nord dans l'ère courante est 92+ 3/4
jours et la saison d'été est d’environ 93+ 2/3 jours,
donc le laps de temps total entre l'équinoxe moyen
de Nisan et
l'équinoxe moyen de
Tishrei est d’environ 186+2/5 jours. Donc,
si l'équinoxe moyen de
Nisan est au début
de Nisan alors
l'équinoxe moyen de
Tishrei peut seulement être
à Yom Kippur le 10ème
jour de Tishrei, avec ± 1/2 mois de
variation aux deux équinoxes (en parallèle) en raison de la structure de
mois intercalaires du calendrier. Ainsi l'équinoxe astronomique
de Tishrei doit en
réalité se situer entre la dernière semaine
d'Elul et le 25ème
jour de Tishrei
et il n'y a rien à faire pour empêcher un équinoxe tardif en Tishrei
tant que le début de
Nisan est aligné sur son équinoxe moyen. La deuxième contrainte
astronomique consiste en ce que pour le millénaire passé, la durée de
l'année équinoxiale au sud a été plus courte que l'année équinoxiale au nord
et elle continuera à devenir plus courte tandis que la durée de l'année
équinoxiale au nord demeurera essentiellement constante pour les 4 prochains
millénaires. Il est donc impossible pour un calendrier arithmétique fixe de
maintenir simultanément l'alignement par rapport aux deux équinoxes, et même
un calendrier employant des algorithmes astronomiques précis ne peut
probablement pas s’aligner avec les deux équinoxes. Il est aussi impossible
pour n'importe quel calendrier arithmétique fixe de représenter seulement
l'équinoxe sud, parce que l'année équinoxiale sud moyenne devient de plus en
plus courte.
Le Docteur Bromberg
a proposé une solution pour ajuster le calendrier dans son excellent article
sur les intercalations et la dérive équinoxiale.
La Dérive Saisonnière du
Calendrier Hébreu Traditionnel (Arithmétique Fixe)
Cependant, il n'est
toujours pas en accord avec les ordres de Dieu tels qu’énoncés dans la Torah
et la seule solution est de se tourner, de se repentir et de restaurer le
Calendrier du Temple.
Nous avons
publié une série de documents sur le Calendrier et l'un de ces documents a
été écrit pour traiter des ajournements du Judaïsme dans leur calendrier. Ce
document s'intitule
Le Calendrier et la Lune :
Ajournements ou Festivals ? (No. 195). Nous avons
vu, cependant, qu'il y a un certain nombre d'autres questions qui
nécessitent une explication concernant le Calendrier, y compris le système
du Jubilé et la disparité qui arrive dans les chronologies utilisées par les
diverses sectes des trois derniers siècles de la période du Temple. Par
exemple, dans les écrits de Josèphe, nous voyons deux systèmes distincts
utilisés dans la structure du Calendrier clairement en conflit entre eux.
Quelle est l'explication de tout cela et comment peut-on le réconcilier ? Le
Grand
Prêtre semble
utiliser un système différent de celui utilisé par Josèphe, tout comme
l'empereur Jules César.
Nous
voyons la pertinence de l'archéologie pour le Calendrier et comment cela
montre ce que Christ faisait en déclarant l'Année de Grâce du Seigneur en 27
EC au Jour des Expiations. Nous pouvons voir pourquoi Christ a fait cette
déclaration vu les dates et les déclarations connues tant avant qu'après cet
événement, qui supportent toutes la structure du Jubilé. Nous avons vu que
Christ déclarait le Jubilé du Jour des Expiations durant l'année du Jubilé
afin de clarifier laquelle des sectes avait le bon système. C'était le
système du Temple, sous la direction du
Grand Prêtre
et des Sadducéens - et non pas
les Pharisiens - qui était correct, et Christ l’a déclaré comme tel
simplement par ses paroles et
ses actes. Nous pouvons
le déterminer à partir de la déclaration de Jules César et des découvertes
archéologiques près de Bethléem datée de 55 EC dans la deuxième année de
Néron et par les anciennes admissions rabbiniques elles-mêmes.
Nous avons
expliqué ici comment le calendrier Hillel a été affecté et comment il avance
progressivement dans le temps avec ses mois et ses Pâques.
Quiconque
observe le calendrier juif observera les festivals un mois trop tard environ
sept ans sur dix-neuf et observera la Fête le huitième mois, ce qui était
interdit en Israël quand c’est arrivé sous Jéroboam (voir le document
Jéroboam et le Calendrier
Hillel (No. 191).
Aussi, ils
n'observeront pratiquement jamais les Lois de Dieu et Son Calendrier les
bons jours, quelle que soit
l'année, et ils
n’observeront jamais non plus les Nouvelles Lunes.
Il est
important que nous comprenions tous ce qui arrive et que Dieu n'honore pas
ces systèmes et ces altérations de Son Calendrier.
Les Juifs
ont été envoyés en dispersion à cause de ces erreurs. L'Église de Dieu est
cependant sans excuse.
Les
Églises de Dieu, telles que déformées par le système et les ministres de
WCG, proclament que le Calendrier de Dieu est préservé par les Juifs.
Cependant, ils n'observent pas correctement le calendrier Hillel de toute
façon. Ils n'observent pas la Fête de la Pentecôte le 6 Sivan, qui est une
date fixe pour la Fête de la Pentecôte dans le système du calendrier Hillel.
Ils continuent à justifier leur indolence et leur erreur en utilisant le
calendrier Hillel en affirmant que les Oracles de Dieu ont été donnés aux
Juifs, ce qui est un mensonge flagrant (voir le document
Les Oracles de Dieu (No.
184)).
Dieu s'attend à ce
que son Église travaille dans la vérité. Repentez-vous et rétablissez le
Calendrier. La sentence de Dieu dans Jérémie 34 est en vigueur et augmentera
maintenant en sévérité jusqu'à ce que les Églises de Dieu et Juda obstiné et
retors se repentent. Le sang de leurs propres enfants sera sur leurs têtes à
cause de leur désobéissance obstinée et de leur perversion des Lois de Dieu
et de Son Calendrier
q