Christian Churches of God
[CB077]
Le Huitième Commandement
(Édition
3.0
20050713-200703030-20211008)
Le Huitième Commandement
énonce : Tu ne voleras point. Dans cette leçon, nous allons examiner les
différentes façons dont nous volons Dieu et notre prochain.
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Le Huitième Commandement [CB077]
Le document Les Dix Commandements No. CB017 constitue le document de synthèse qu’il
convient de consulter avant de se plonger dans cette série consacrée à
chacun des commandements. Il propose un aperçu général du but des Lois de
Dieu ainsi qu’une brève description de chacun des commandements.
Introduction
Comme
nous l'avons appris, il existe deux grands Commandements. Le Premier Grand
Commandement est composé de quatre commandements qui nous aident à savoir
qui est Dieu et comment et quand L'adorer. Le Deuxième Grand Commandement
est constitué des six derniers commandements. Aujourd'hui, nous allons nous
concentrer sur le huitième commandement qui se trouve dans Exode 20:15.
Exode
20:15 Tu ne voleras pas. (JÉR)
Qu'est-ce que le vol ?
Le
dictionnaire Webster nous apprend que voler signifie s'emparer de la
propriété d'autrui de manière illicite, et surtout comme une pratique
habituelle ou régulière. Cela pourrait signifier prendre les jouets, les
biscuits ou les appareils électroniques de quelqu'un. Le vol peut également
consister à prendre les réponses de quelqu'un pour des devoirs ou des
examens, à moins que vous ne travailliez tous les deux en coopération sur un
projet. Ne pas citer correctement ses sources lors d’un exposé ou d’un
rapport serait également considéré comme du vol. Trouver un objet qui
appartient à quelqu'un d'autre et ne pas le rendre est un autre exemple de
vol.
Outre
les choses matérielles, nous pouvons également voler la réputation de
quelqu'un. Lorsque l’on colporte des ragots ou que l’on tient des propos
négatifs ou mensongers à l’égard d’une personne, nous lui volons son nom ou
sa réputation. Cela peut être considéré comme de la diffamation, de la
calomnie ou du commérage et constitue une forme de vol particulièrement
destructrice. En effet, contrairement à l'argent ou aux biens, une fois que
la réputation d'une personne a été volée, elle ne peut presque jamais être
entièrement rétablie. Dans le monde d'aujourd'hui, où les réseaux sociaux se
multiplient, il est devenu trop courant de se livrer à des formes de
commérage qui ont pour résultat de blesser les autres.
Les
gens colportent des ragots pour de nombreuses raisons : comme moyen de
passer le temps, pour se venger d'une personne qu'ils n’apprécient pas ou
qu'ils envient, ou simplement parce qu'ils veulent se sentir supérieurs en
rabaissant quelqu'un d'autre. Quelle que soit la raison, rabaisser les
autres est toujours répréhensible.
Les
gens peuvent se faire du mal les uns aux autres de bien des manières.
Parfois, ces commentaires négatifs blessent aussi les sentiments des autres
ou leur enlèvent leur bonheur. Nous avons abordé la cyberintimidation dans
le cadre du sixième commandement. En termes simples, le vol ne consiste pas
seulement à prendre un objet physique. Quelle que soit la manière dont le
vol est commis, il transgresse le huitième commandement.
Que dit la Bible que nous
devrions faire lorsque nous trouvons quelque chose qui ne nous appartient
pas ?
Nous
lisons dans Deutéronome 22:1-4 ce que nous devrions faire lorsque nous
trouvons les biens de quelqu'un d'autre.
Deutéronome 22:1-4 : Si tu vois s’égarer le bœuf ou la brebis de ton frère,
tu ne t’en détourneras point, tu les ramèneras à ton frère. 2 Si
ton frère n’habite pas près de toi, et que tu ne le connaisses pas, tu
recueilleras l’animal dans ta maison et il restera chez toi jusqu’à ce que
ton frère le réclame ; et alors tu le lui rendras. 3 Tu feras de
même pour son âne, tu feras de même pour son vêtement, tu feras de même pour
tout objet qu’il aurait perdu et que tu trouverais ; tu ne devras point t’en
détourner. 4 Si tu vois l’âne de ton frère ou son bœuf tombé dans
le chemin, tu ne t’en détourneras point, tu l’aideras à le relever. (LSG)
Dans
le monde d'aujourd'hui, cela pourrait être corrélé au fait de trouver un
chiot adorable et très mignon et de s'en occuper. Actuellement, de nombreux
animaux domestiques sont munis d'une micropuce et nous devrions emmener le
chiot chez un vétérinaire pour vérifier s'il est muni d'une micropuce et
s'il appartient à quelqu'un d'autre. Nous pourrions également poser des
affiches pour voir si nous pouvons trouver le propriétaire légitime du
chiot. En résumé, nous devons essayer de trouver le propriétaire légitime du
chiot avant de le garder pour nous-mêmes.
Nous
voyons par les Écritures que le vieux dicton " qui trouve garde, qui perd
pleure " n'a aucun fondement biblique. Il s'agit d'un vieux dicton d'il
y a de nombreuses années où les gens essayaient de justifier le fait de
garder des choses qui ne leur appartenaient pas. La loi de Dieu est basée
sur l'amour, la restauration et l'entraide ; elle ne repose pas basé sur le
fait d’obtenir des choses sans rien donner en échange.
Et si on emprunte quelque
chose et qu'on le casse ?
Si
quelqu'un nous prête quelque chose, nous comprenons qu'il souhaite le
récupérer dans le même état que lorsqu'il nous l'a prêté. Si quelque chose
lui arrive pendant que nous l'utilisons, il est de notre responsabilité de
le réparer ou de le remplacer.
Exode
22:14 Si un homme emprunte à un autre un animal, et que l’animal se casse un
membre ou qu’il meure, en l’absence de son maître, il y aura lieu à
restitution. (LSG)
Quelle est la sanction
prévue en cas de vol ?
Exode
22 traite des droits de propriété et des peines encourues en cas de vol. Par
exemple, si quelqu'un vole une vache ou un mouton, la sanction consiste à
restituer l'animal volé et à en ajouter un autre. Cependant, si l'animal
volé a été tué ou vendu, la sanction s’élève alors à cinq vaches ou quatre
moutons. Si le voleur n'est pas en mesure de payer la peine, il doit alors
être vendu pour son vol (afin de rembourser sa dette par son travail). Pour
la plupart des biens physiques volés, si le voleur est retrouvé, la peine
consiste à payer le double de la valeur de ce qui a été volé. Dans la
société actuelle, nous avons des lois qui interdisent le vol et les
tribunaux aident les victimes à réclamer réparation. Cependant, nous ne
respectons pas vraiment les lois bibliques qui décrivent les sanctions et la
marche à suivre si la personne ne peut pas rembourser. Fondamentalement,
cette personne devrait travailler pour rembourser sa dette au lieu d'aller
en prison.
Qu'est-ce que l'usure ?
Qu'en est-il des intérêts ?
La
définition du dictionnaire de l'usure est l'action ou la pratique illégale
consistant à prêter de l'argent à des taux d'intérêt déraisonnablement
élevés. Dans la Bible, ce mot est parfois traduit par "usure" et parfois par
"intérêt". Nous allons maintenant examiner ce que la Bible dit au sujet de
l'usure ou de l'intérêt.
Selon
la Loi de Dieu, lorsque nous faisons payer des intérêts à quelqu'un, nous
lui volons de l'argent qui ne nous est pas dû.
Deutéronome 23:19-20 Tu n’exigeras de ton frère aucun intérêt ni pour
argent, ni pour vivres, ni pour rien de ce qui se prête à intérêt. 20
Tu pourras tirer un intérêt de l’étranger, mais tu n’en tireras point de ton
frère, afin que l’Éternel, ton Dieu, te bénisse dans tout ce que tu
entreprendras au pays dont tu vas entrer en possession. (LSG)
Cela
soulève alors une autre question : qui est notre frère ? Dans le Nouveau
Testament, dans Matthieu 12:50, nous voyons Christ dire qu'un frère est
toute personne qui fait la volonté de Dieu. Cela inclut les personnes qui ne
font pas partie de l'Israël physique, car le salut est désormais étendu aux
Gentils (Actes 28:28). Toutes les nations ont désormais accès au royaume de
Dieu. Puisque nous devons être la lumière du monde et des exemples vivants
de la loi de Dieu, nous ne devons pas faire payer d'intérêts à quiconque
nous emprunte de l’argent.
Est-il possible de voler
Dieu ?
La
Bible dit que nous pouvons voler Dieu au niveau de nos dîmes et de nos
offrandes. Comme nous l'avons abordé dans d'autres documents, Dieu est le
créateur de toutes choses, donc logiquement tout Lui appartient. Dieu nous
confie des choses et c'est à chacun d'entre nous, individuellement, de gérer
et d'utiliser les choses dont Dieu nous a bénis de la manière biblique qui
convient. Cela inclut nos finances, notre temps, la manière dont nous
observons le jour du Sabbat et les dons que Dieu a accordés à chacun d'entre
nous.
Nous
allons d'abord examiner ce que Dieu nous dit dans le livre de Malachie au
sujet des dîmes et des offrandes.
Malachie 3:7-12 Depuis le temps de vos pères, vous vous êtes écartés de mes
ordonnances, vous ne les avez point observées. Revenez à moi, et je
reviendrai à vous, dit l’Éternel des armées. Et vous dites : En quoi
devons-nous revenir ? 8 Un homme trompe-t-il Dieu ? Car vous me
trompez, et vous dites : En quoi t’avons-nous trompé ? Dans les dîmes et les
offrandes. 9 Vous êtes frappés par la malédiction, et vous me
trompez, la nation tout entière ! 10 Apportez à la maison du
trésor toutes les dîmes, afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison ;
mettez-moi de la sorte à l’épreuve, dit l’Éternel des armées. Et vous verrez
si je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux, si je ne répands pas sur
vous la bénédiction en abondance. 11 Pour vous je menacerai celui
qui dévore, et il ne vous détruira pas les fruits de la terre, et la vigne
ne sera pas stérile dans vos campagnes, dit l’Éternel des armées. 12
Toutes les nations vous diront heureux, car vous serez un pays de délices,
dit l’Éternel des armées. (LSG)
Puisque Dieu possède tout, Il nous demande de gérer nos ressources en Lui
reversant dix pour cent de notre revenu net. Le premier dixième (10 %) de
nos revenus nets (ou de notre augmentation/nos gains) constitue notre dîme.
Si nous ne donnons pas la dîme, nous dérobons ou volons Dieu. Dieu n'a pas
besoin de notre argent, c'est une occasion pour nous de montrer notre amour
et notre reconnaissance pour toutes les bénédictions que nous avons reçues.
Dieu a
mis en place un système qui exige des dîmes et des offrandes afin que nous
puissions l’adorer, prendre soin des pauvres et des nécessiteux, ainsi que
participer aux Jours Saints, aux Fêtes et aux Sabbats annuels. Nous donnons
notre première dîme à l'Église et il nous est en outre ordonné de faire une
offrande trois fois par an. Il nous est également demandé de garder une
deuxième dîme pour nous-mêmes afin de pouvoir assister aux Fêtes. La
deuxième dîme est mise de côté pour la réjouissance des Fêtes de Dieu. Elle
fait partie du système de Dieu et nous devons donc obéir et conserver notre
deuxième dîme. Au cours de la troisième année du cycle de sept ans, notre
deuxième dîme est utilisée pour venir en aide aux veuves et aux orphelins.
Par conséquent, nous devons gérer notre deuxième dîme personnelle de manière
à disposer d'un excédent de deuxième dîme au cours de la troisième et de la
septième année du cycle (voir le document intitulé
Le Prélèvement de la Dîme (No. 161)).
Quelle est la sanction si
nous volons Dieu ?
Que se
passe-t-il si nous empruntons sur notre première ou notre deuxième dîme et
que nous remplaçons ensuite les fonds ? Eh bien, en premier lieu, si nous
retenons notre dîme, nous volons Dieu ; pourtant, il arrive parfois que les
humains se raisonnent en pensant qu'ils peuvent "emprunter" de leurs dîmes
"parce que l'argent est rare"/"parce qu’ils sont à court d’argent" et
ensuite le "rembourser". Lorsqu'une personne a besoin d'emprunter une partie
de sa dîme pour l'utiliser à des fins personnelles, alors, tout comme dans
les exemples précédents, il y a une pénalité au moment de la restitution.
Lorsque la dîme est remboursée, la pénalité est qu'un cinquième doit y être
ajouté.
Lévitique 27:30-31 Toute dîme de la terre, soit des récoltes de la terre,
soit du fruit des arbres, appartient à l’Éternel ; c’est une chose consacrée
à l’Éternel. 31 Si quelqu’un veut racheter quelque chose de sa
dîme, il y ajoutera un cinquième. (LSG)
Ainsi,
un pourcentage obligatoire de 20% est ajouté à toute dîme utilisée à des
fins non prévues.
Y a-t-il d'autres
manières dont nous pouvons voler Dieu ?
Lorsque nous ne dédions pas le Sabbat à Dieu, c'est un vol du temps et de
l’adoration dus de Dieu. Dieu nous a créés pour Sa gloire (Ésaïe 43:7). Une
façon de glorifier Dieu est de Lui consacrer du temps pour L'adorer et Le
prier. Le Sabbat a été créé pour l'homme. C'est un temps spécial qui est
dédié à se rapprocher de Dieu et non à faire nos propres plaisirs.
Ésaïe
58:13-14 Si tu retiens ton pied pendant le sabbat, pour ne pas faire ta
volonté en mon saint jour, si tu fais du sabbat tes délices, pour sanctifier
l’Éternel en le glorifiant, et si tu l’honores en ne suivant point tes
voies, en ne te livrant pas à tes penchants et à de vains discours, 14
alors tu mettras ton plaisir en l’Éternel, et je te ferai monter sur les
hauteurs du pays, je te ferai jouir de l’héritage de Jacob, ton père ; car
la bouche de l’Éternel a parlé. (LSG)
Matthieu 25:14 commence la parabole des talents. Cette parabole nous montre
que nous sommes invités à utiliser les talents qui nous sont donnés et à ne
pas rester inactifs. Dieu attend de nous que nous fassions partie du corps
de Christ et que nous apportions notre contribution en fonction des
bénédictions et des forces qui nous sont données. Cela pourrait inclure une
contribution dans les domaines de la musique, des connaissances de
l'informatique, de l'aide aux personnes âgées, des prières, des
contributions financières ou tout autre domaine où Dieu nous a bénis. Si
nous avons reçu une bénédiction et que nous choisissons de ne pas l'utiliser
pour le bien d’autrui, alors la parabole des talents nous montre que ce
n'est pas ce que Dieu attend de nous. Lorsque nous utilisons nos talents
pour le bien d'autrui, nous devenons non seulement une bénédiction pour les
autres, mais nous recevons également des bénédictions continues de la part
de Dieu.
Nous
devons donc réfléchir à la manière dont nous utilisons nos talents pour
aider les autres. Examinez comment vous pouvez utiliser vos talents pour
aider les membres de votre famille et votre communauté. Réfléchissez à ce
que vous savez faire. La première étape pour mettre vos talents à profit
consiste à examiner en toute honnêteté ce à quoi vous êtes doué et ce que
vous aimez faire, et d'essayer de combler un besoin.
Résumé
Le
huitième commandement nous enseigne que nous ne devons pas voler. Nous avons
appris que cela peut concerner des choses physiques, mais s'applique
également aux réputations, au temps, aux bénédictions, etc. Personne ne peut
voler la qualité de vie d'une autre personne et hériter du Royaume de Dieu.
La loi interdisant le vol de biens n'est qu'une représentation concrète
d'une loi spirituelle plus élevée. Voler l'homme, c'est tout simplement
voler Dieu sous une autre forme. Si l'on ne peut pas nous faire confiance
pour préserver les biens matériels, comment peut-on nous faire confiance en
matière spirituelle ? Nous devons nous repentir et apprendre à nous aimer
les uns les autres, en gardant le bien-être des uns et des autres libre et
pur. Travaillons tous durement pour que l'on puisse dire de nous : "C’est
bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je te
confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître".
Matthieu 25:23 Son maître lui dit : C’est bien, bon et fidèle serviteur ; tu
as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie
de ton maître.
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