Les Églises Chrétiennes de Dieu

 

[184]

 

 

 

Les Oracles de Dieu [184]

 

(Édition 3.0 19961214-20000624-20110625-20110823)

 

Certains groupes observent le calendrier rabbinique et ses dates pour les Jours Saints annuels de la Bible parce qu'Herbert Armstrong a décidé que les Juifs seuls ont l'autorité pour la détermination de ces dates. Cette décision a résulté de son incapacité de trouver quelque preuve que ce soit pour le calendrier dans la Bible et de la référence de Paul concernant les Juifs dans Romains comme étant les gardiens des "oracles de Dieu", ce qu’il supposait incluait le calendrier. Cette étude examine ces "oracles de Dieu".

 

Christian Churches of God

PO Box 369,  WODEN  ACT 2606,  AUSTRALIA

 

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(Copyright © 1996, 1998, 2011 Wade Cox)

(Tr. 2008, rev. 2012)

 

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Les Oracles de Dieu [184]

 

 

Dieu a choisi de parler à l'humanité par Ses serviteurs. La suite établie des révélations est passée d'Adam par les patriarches à Noé et ensuite à Abraham, Isaac et Jacob. Dieu a choisi d’établir un peuple à travers lequel Il enchâsserait Ses lois et par lequel Son plan de Salut serait révélé.

 

Le système a été révélé et a été observé par la foi (Héb. 11:1-40). Les anciens ont reçu un témoignage favorable par la foi (Héb. 11:2). Par la foi, le sacrifice d'Abel a été accepté comme étant plus digne que l'offrande de Caïn. Enoch a été enlevé pour qu'il ne voie pas la mort parce qu'il a plu au Dieu (Héb. 11:5). Dieu a traité avec les patriarches par la foi et a établi Ses lois par l’entremise de Moïse qui a été sauvé parce que ses parents n'ont pas eu peur de l’ordre d'un roi (Héb. 11:23). Par la foi, Moïse a choisi de ne pas être appelé le fils de la fille du Pharaon mais de souffrir l’affliction avec le peuple de Dieu. Il a abandonné l'Égypte et a enduré, voyant la gloire du Messager invisible de Dieu.

 

Par la foi, le peuple et les étrangers avec eux ont traversé la Mer Rouge et d’autres ont été noyés. Par la foi, ils sont entrés dans la Terre Promise. Par la foi, ils ont reçu l’aide de Rahab la prostituée qui n'a pas péri avec les désobéissants. (Héb. 11:29-30). Par la foi, les juges et les prophètes ont conquis des royaumes, ont mis en force la justice, ont reçu des promesses, ont fermé la gueule des lions, ont éteint des feux, ont échappé à l'épée, ont guéri leurs maladies, sont devenus vaillants à la guerre et ont mis des armées étrangères en fuite. Les femmes ont reçu leurs morts par la résurrection et certains ont été torturés refusant d'accepter la libération afin qu'ils soient ressuscités à une meilleure vie. D'autres ont souffert la moquerie et le fouet, les chaînes et l'emprisonnement. Ils ont été lapidés, sciés en deux, tués par l'épée, vêtus de peaux d'animaux et ont été démunis, affligés et maltraités. Ils ont erré dans les déserts et les montagnes vivant dans des tanières et des cavernes. Le monde n'était pas digne d'eux.

 

Tous ces gens, quoique bien attestés par leur foi, n'ont pas reçu ce qui leur était promis car Dieu avait prévu quelque chose de meilleur pour nous, afin que sans nous, ils ne soient pas rendus parfaits (Héb. 11:39-40).

 

Dieu a parlé par l’entremise des patriarches et des prophètes et leur a donné Ses lois, Ses commandements et Son plan, mais ils n'ont pas reçu la promesse, et ce n’est seulement qu’avec nous et par notre entremise qu'ils pourraient être rendus parfaits.

 

La perfection des patriarches et des prophètes a été donnée à travers l'Église car l'Esprit Saint a été donné à l'Église et aux anciens de l'Église et au peuple. Les Écritures, et en particulier la loi, sont les oracles de Dieu. Les oracles ont été donnés au peuple de Dieu par les prophètes, et ces prophètes étaient issus d'Israël. La fin des oracles de Dieu dans la première phase a eu lieu avec les prophètes Esdras et Néhémie. L'Ancien Testament a été achevé avec ces personnes. Dieu est resté silencieux à partir de cette phase finale de la révélation de l'Ancien Testament jusqu'à ce qu'Il ait parlé par Ses esprits administrateurs à Zacharie, le père de Jean le Baptiste (Luc 1:5-30).

 

Dieu avait parlé des oints de la construction du Temple, à travers Son serviteur Daniel. La prophétie dans Daniel 9:25 est mal traduite dans la version KJV en parlant du Messie comme étant le oint et le texte est obscurci. Le texte, en réalité, parle de deux oints ; l’un à la fin de sept semaines d'années et l'autre à la fin des soixante-deux semaines d'années. Le moment se réfère à la construction du Temple et sa cessation en tant que l’instrument de Dieu. Daniel 9:25-27 dit :

 

Daniel 9:25-27  Sache-le donc, et comprends ! Depuis le moment où la parole a annoncé que Jérusalem sera rebâtie jusqu’à l’Oint, au Conducteur, il y a sept semaines ; dans soixante-deux semaines, les places et les fossés seront rétablis, mais en des temps fâcheux. 26 Après les soixante-deux semaines, un Oint sera retranché, et il n’aura pas de successeur. Le peuple d’un chef qui viendra détruira la ville et le sanctuaire, et sa fin arrivera comme par une inondation ; il est arrêté que les dévastations dureront jusqu’au terme de la guerre. 27 Il fera une solide alliance avec plusieurs pour une semaine, et durant la moitié de la semaine il fera cesser le sacrifice et l’offrande ; le dévastateur commettra les choses les plus abominables, jusqu’à ce que la ruine et ce qui a été résolu fondent sur le dévastateur. (LSG)

 

Notez que le vrai texte ici fait allusion aux sept semaines d'années à partir de l'ordre de construire le Temple jusqu'à l’oint. Cet oint, ce que signifie le terme Messie, et donc, l'application à Jésus Christ (Christ étant la forme grecque signifiant oint), est en réalité Néhémie. Il est considéré par l'histoire juive comme étant un deuxième Moïse. Il a restauré la loi et le témoignage. Il a finalisé le canon et son œuvre est la dernière de l'Ancien Testament. Le temps de la construction ne commence non pas à partir du règne de Darius I ou de Darius Hystaspès, mais à partir de Darius II. Artaxerxès I a arrêté la construction du Temple (Esdras 4:23-24). La construction a commencé durant la deuxième année du règne de Darius II (Esdras 4:24 à 6:12). Le Temple a été terminé la sixième année de son règne (Esdras 6:13-15).

 

Sept semaines d'années à partir du décret de ce roi vous amènent à l'année d'approvisionnement de Néhémie par Artaxerxès II (non pas Artaxerxès I comme il est généralement enseigné).

 

Cette période a vu la fin du canon de l'Ancien Testament dans cette séquence de la construction du Temple. Ceci était la restauration de la loi sous le dernier prophète de Dieu de l'Ancien Testament. Il était le dernier oint du système de l'Ancien Testament.

 

La séquence de la construction et l'histoire sont traitées dans l'étude Le Signe de Jonas et l'Histoire de la Reconstruction du Temple (No. 13) .

 

L’oint suivant, mentionné dans Daniel 9:25-27, parle de l’oint après les soixante-deux semaines d'années. Ainsi, sept semaines d'années plus soixante-deux semaines d'années égalent à soixante-neuf semaines d'années. Cette période aboutit à 63 EC (ère courante). L'oint enlevé qui n’aurait pas de successeur, était Jacques, l'évêque de Jérusalem et le frère de Jésus Christ. Il subit le martyr en 63 EC pour la foi et à partir de cette année-là, la dernière semaine d'années a commencé, menant à la destruction du Temple physique. La fin des soixante-dix semaines d'années a coïncidé avec les quarante années allouées à Juda pour le repentir. La nation ne s'est pas repentie et en effet, durant la dernière semaine d'années, les Souverains Sacrificateurs se livraient à des batailles rangées dans les rues pour la conservation du pouvoir et le système était entièrement corrompu.

 

À partir de 63/4 EC, l'Église a commencé à quitter Jérusalem vers Pella et au-delà. Le sacerdoce et la nation étaient entièrement corrompus et Dieu a commencé à détruire la nation/tribu de Juda et à l'envoyer en captivité. À partir du 1er Nisan 70 EC, Jérusalem a été assiégée, et dès 1 Nisan 71 EC, le Temple et la ville étaient détruits. Cette destruction a commencé exactement quarante ans après la mort du Christ en 30 EC. Cette période correspond, sur la base d’une année pour un jour, à l'avertissement à Ninive. Ninive s'est repentie et Juda ne s'est pas repentie. Christ a dit que les hommes de Ninive se lèveraient à la résurrection et condamneraient Juda parce que quelque chose de plus grand que Jonas était avec eux ou leur avait été envoyé et ils ne se sont pas repentis (Matt. 12:38-41). Le rapport entre le signe de Jonas et le ministère de Christ est sur la base d’une année pour un jour. Le rapport est obscurci par le faux enseignement des trois années et demi du ministère du Messie basé sur une très mauvaise compréhension de Daniel 9:25-27. La théologie de la division de la semaine d'années est aussi une fausse prophétie qui n'a aucun fondement dans l’histoire ou dans les faits. Les soixante-dix semaines d'années ont commencé à partir du décret de Darius II jusqu’à la destruction du Temple en 70 EC. Cela se rapporte à la fermeture du canon et à la restauration par le oint, Néhémie et à la fermeture de la période de grâce du Temple physique et de la nation de Juda à la fin de la période en 63-70 EC. Juda a été emmenée en captivité et son autorité a été enlevée.

 

La période de la semaine d'années de 63/4 EC à 70 EC est aussi reflétée dans la chute des nations durant les derniers jours. Cet aspect est dérivé de la chute de Jéricho (consulter l'étude La Chute de Jéricho (No. 142)) et sera expliqué dans les études La Troisième Guerre Mondiale Partie III : Le Commencement des Hostilités (No. 299C_1) et La Troisième Guerre Mondiale Partie III : La Séquence des Guerres de la Fin (No. 299C_2). Les implications seront trouvées également dans le signe de Jonas et les soixante-dix semaines d'années. Ces signes ou prophéties ont une portée considérable. Ils affectent la notion entière d'autorité telle qu’elle s'applique au sacerdoce et à la nation autant d'Israël que de Juda. Le transfert de l'autorité a été complet et, comme nous le verrons, cela a été transféré de la nation d'Israël à l'Église. Pour cette raison, les autorités rabbiniques ont soutenu le faux enseignement des soixante-dix semaines d'années provenant de la mauvaise traduction de Daniel 9:25-27, adoptant eux-mêmes le faux enseignement, même dans le récit de la construction du Temple en dépit des instructions claires d'Esdras. 1Esdras a apparemment été écrit pour supporter une telle fausse interprétation mais n'a jamais été inclus dans le canon. Juda savait que le faux enseignement dissimulait le vrai signe de Jonas et le fait qu’un prophète de Dieu leur avait été envoyé, en réalité, le plus grand des messagers que Dieu pouvait leur envoyer. Ils l'ont tué et ils ont été détruits pour cela. Le fait que Juda ait accepté ou non que Christ était le Messie n’a aucune pertinence au fait qu'il était un prophète de Dieu. La période du ministère de Jean le Baptiste et de Christ, qui ont agi comme deux témoins contre Juda, était sur une base d’une année pour un jour par rapport à celle de Jonas. La période donnée à Juda pour le repentir a été la même que celle donnée à Ninive sur une base d’une année pour un jour. Les sacrificateurs et la nation ne se sont pas repentis et ils ont été détruits pour ce fait. La véritable histoire de la reconstruction et des soixante-dix semaines d'années démontre ce fait. Ils n’ont aucune excuse. Cela convient au Judaïsme et au Christianisme Trinitaire de déguiser les faits réels de la question dans ce faux scénario. L'Église de Dieu, au cours des récentes années, a facilité dans la complicité la fausse prophétie en dépit des paroles claires des Écritures et a entravé la vérité et, donc, la conversion possible de Juda et d'Israël.

 

L'Autorité d'Israël

Jésus Christ a donné la loi à Moïse au Sinaï (consulter l'étude La Pentecôte au Sinaï (No. 115)). À partir de l'octroi de la loi, il a aussi mis en place un système de gouvernance en Israël. Ceci a été effectué par un conseil des soixante-dix appelés le Conseil des Anciens ou le Sanhédrin. Avant cela, il y avait eu des anciens présents en Israël en Égypte (Ex. 3:16-18 ; Ex. 4:29 ; Ex. 12:21 ; 17:5-6).

 

Israël a d'abord exercé le jugement quand il a été établi à partir de l'Exode. Jéthro, sacrificateur de Madian et beau-père de Moïse, a sacrifié pour les anciens, et Moïse s’est assis pour juger le lendemain. Jéthro a ensuite conseillé Moïse que le jugement devrait être confié à des subalternes. Cela a été fait à travers les anciens. Le conseil des anciens a exécuté le jugement au moins à partir de ce jour-là en Israël en tant que Sanhédrin. Les anciens étaient assemblés en tant qu’un conseil de soixante-dix à partir d’Exode 24:1,9. Les soixante-dix étaient accompagnés de Nadab et Abihu et étaient en fait soixante-douze. Ce nombre devait être constant en Israël. Les soixante-dix ont été mentionnés comme étant les soixante-dix, mais comptés en excès. Le nombre traditionnel est souvent considéré comme étant soixante et onze mais nous voyons à partir d'Exode et aussi à partir de Luc 10:1,17 que c’était soixante-douze ou hebdomekonta [duo] dans le texte grec.

 

Exode 24:1-18 Dieu dit à Moïse : Monte vers l’Éternel, toi et Aaron, Nadab et Abihu, et soixante-dix des anciens d’Israël, et vous vous prosternerez de loin. 2 Moïse s’approchera seul de l’Éternel ; les autres ne s’approcheront pas, et le peuple ne montera point avec lui. 3 Moïse vint rapporter au peuple toutes les paroles de l’Éternel et toutes les lois. Le peuple entier répondit d’une même voix : Nous ferons tout ce que l’Éternel a dit. 4 Moïse écrivit toutes les paroles de l’Éternel. Puis il se leva de bon matin ; il bâtit un autel au pied de la montagne, et dressa douze pierres pour les douze tribus d’Israël. 5 Il envoya des jeunes hommes, enfants d’Israël, pour offrir à l’Éternel des holocaustes, et immoler des taureaux en sacrifices d’actions de grâces. 6 Moïse prit la moitié du sang, qu’il mit dans des bassins, et il répandit l’autre moitié sur l’autel. 7 Il prit le livre de l’alliance, et le lut en présence du peuple ; ils dirent : Nous ferons tout ce que l’Éternel a dit, et nous obéirons. 8 Moïse prit le sang, et il le répandit sur le peuple, en disant : Voici le sang de l’alliance que l’Éternel a faite avec vous selon toutes ces paroles. 9 Moïse monta avec Aaron, Nadab et Abihu, et soixante-dix anciens d’Israël. 10 Ils virent le Dieu d’Israël ; sous ses pieds, c’était comme un ouvrage de saphir transparent, comme le ciel lui-même dans sa pureté. 11 Il n’étendit point sa main sur l’élite des enfants d’Israël. Ils virent Dieu, et ils mangèrent et burent. 12 L’Éternel dit à Moïse : Monte vers moi sur la montagne, et reste là ; je te donnerai des tables de pierre, la loi et les ordonnances que j’ai écrites pour leur instruction. 13 Moïse se leva, avec Josué qui le servait, et Moïse monta sur la montagne de Dieu. 14 Il dit aux anciens : Attendez-nous ici, jusqu’à ce que nous revenions auprès de vous. Voici, Aaron et Hur resteront avec vous ; si quelqu’un a un différend, c’est à eux qu’il s’adressera. 15 Moïse monta sur la montagne, et la nuée couvrit la montagne. 16 La gloire de l’Éternel reposa sur la montagne de Sinaï, et la nuée la couvrit pendant six jours. Le septième jour, l’Éternel appela Moïse du milieu de la nuée. 17 L’aspect de la gloire de l’Éternel était comme un feu dévorant sur le sommet de la montagne, aux yeux des enfants d’Israël. 18 Moïse entra au milieu de la nuée, et il monta sur la montagne. Moïse demeura sur la montagne quarante jours et quarante nuits. (LSG)

 

Par conséquent, les anciens des soixante-dix ont été établis avant l'octroi de la loi afin qu’ils puissent exercer le jugement avec Moïse. Ils l'ont fait avec Moïse dans le cas de Koré et de Dathan (Nom. 16:25). La loi a ensuite été donnée à Moïse à partir du Sinaï. Ainsi, l'autorité des oracles de Dieu a été établie en Israël et ils ont été placés sous sa garde.

 

Les anciens d'Israël étaient responsables de poser leurs mains sur le taureau d'expiation pour le sacrifice d’expiation pour la sanctification de la congrégation découlant de la transgression de la loi (Lév. 4:13-21). Cette action symbolisait que la responsabilité de la loi reposait sur les soixante-dix même si seulement le Souverain Sacrificateur pouvait entrer dans le sanctuaire. Les soixante-dix étaient aussi responsables de la consécration du sacerdoce et en faisaient partie (Lév. 9:1 et suiv.).

 

Les anciens ont reçu de l'Esprit du Seigneur qui avait été donné à Moïse, et cet Esprit qui a sanctifié Moïse a aussi été utilisé pour les mettre à part dans le service de Dieu.

 

Nombres 11:16-17  L’Éternel dit à Moïse : Assemble auprès de moi soixante-dix hommes des anciens d’Israël, de ceux que tu connais comme anciens du peuple et ayant autorité sur lui ; amène-les à la tente d’assignation, et qu’ils s’y présentent avec toi. 17 Je descendrai, et là je te parlerai ; je prendrai de l’esprit qui est sur toi, et je le mettrai sur eux, afin qu’ils portent avec toi la charge du peuple, et que tu ne la portes pas à toi seul. (LSG)

 

Nous voyons que le processus implique aussi les soixante-douze où Eldad et Médad étaient des prophètes qui sont restés dans le camp et prophétisaient là. Ainsi, le Seigneur a donné le symbolisme des soixante-douze à Israël et montre qu'Il s’est réservé la base des deux à Lui-même en tant que prophètes. Cependant, les soixante-dix ont toujours été compris comme étant soixante-dix plus deux à partir de ces plus anciens exemples. De plus, la base de l'autorité découle du conseil comme nous l’avons vu ci-dessus. C'est le cas avec le Conseil Céleste des Psaumes également. Le Tabernacle terrestre était l’ombre du céleste (Héb. 8:5).

 

Nombres 11:24-26 Moïse sortit, et rapporta au peuple les paroles de l’Éternel. Il assembla soixante-dix hommes des anciens du peuple, et les plaça autour de la tente. 25 L’Éternel descendit dans la nuée, et parla à Moïse ; il prit de l’esprit qui était sur lui, et le mit sur les soixante-dix anciens. Et dès que l’esprit reposa sur eux, ils prophétisèrent ; mais ils ne continuèrent pas. 26 Il y eut deux hommes, l’un appelé Eldad, et l’autre Médad, qui étaient restés dans le camp, et sur lesquels l’esprit reposa ; car ils étaient parmi les inscrits, quoiqu’ils ne fussent point allés à la tente ; et ils prophétisèrent dans le camp. (LSG)

 

Ainsi, l'autorité de Moïse dans l'Esprit Saint reposait sur le Conseil des soixante-dix et était partagée par eux. Ensemble avec Moïse et le Souverain Sacrificateur, ils étaient représentants de Dieu et de Christ en tant que le Souverain Sacrificateur avec le Conseil des Élohim de Justice dans les cieux. Ceci était aussi l’ombre de la relation à venir dans Christ et l'Église. L'Église était le véhicule à qui serait donné le salut parce que, comme nous l’avons vu, les patriarches et les prophètes ne devaient pas parvenir au salut par la foi sans nous. Ainsi, l'autorité de l'Église est la puissance de Dieu dans l'Esprit Saint qui lui a été donné par le Messie au nom de Dieu à partir du moment où il ordonna les soixante-dix (Luc 10:1,17).

 

L'Église en tant que l’Autorité

Le processus de partage de l'Esprit vu ci-dessus pour le Sanhédrin était un reflet de la relation de l'Église et de Jésus Christ envers Dieu. L’Esprit qui résidait en Christ a été donné aux élus qui ont été ordonnés et mis à part, en tant que les soixante-dix à partir de Luc 10:1,17.

 

Luc 10:1-20 Après cela, le Seigneur désigna encore soixante-dix autres disciples, et il les envoya deux à deux devant lui dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller. 2 Il leur dit : La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson. 3 Partez ; voici, je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. 4 Ne portez ni bourse, ni sac, ni souliers, et ne saluez personne en chemin. 5 Dans quelque maison que vous entriez, dites d’abord : Que la paix soit sur cette maison ! 6 Et s’il se trouve là un enfant de paix, votre paix reposera sur lui ; sinon, elle reviendra à vous. 7 Demeurez dans cette maison-là, mangeant et buvant ce qu’on vous donnera ; car l’ouvrier mérite son salaire. N’allez pas de maison en maison. 8 Dans quelque ville que vous entriez, et où l’on vous recevra, mangez ce qui vous sera présenté, 9 guérissez les malades qui s’y trouveront, et dites-leur : Le royaume de Dieu s’est approché de vous. 10 Mais dans quelque ville que vous entriez, et où l’on ne vous recevra pas, allez dans ses rues, et dites : 11 Nous secouons contre vous la poussière même de votre ville qui s’est attachée à nos pieds ; sachez cependant que le royaume de Dieu s’est approché. 12 Je vous dis qu’en ce jour Sodome sera traitée moins rigoureusement que cette ville-là. 13 Malheur à toi, Chorazin ! malheur à toi, Bethsaïda ! car, si les miracles qui ont été faits au milieu de vous avaient été faits dans Tyr et dans Sidon, il y a longtemps qu’elles se seraient repenties, en prenant le sac et la cendre. 14 C’est pourquoi, au jour du jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins rigoureusement que vous. 15 Et toi, Capernaüm, qui as été élevée jusqu’au ciel, tu seras abaissée jusqu’au séjour des morts. 16 Celui qui vous écoute m’écoute, et celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé. 17 Les soixante-dix revinrent avec joie, disant : Seigneur, les démons mêmes nous sont soumis en ton nom. 18 Jésus leur dit : Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair. 19 Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi ; et rien ne pourra vous nuire. 20 Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux. (LSG)

 

Ces soixante-douze ont été établis dans l'Église de sorte qu’il y a eu un conseil mis à part à chaque année pendant deux mille ans ou durant les derniers jours. Avec les prophètes, ils se chiffrent à 144,000 (consulter l'étude Les Récoltes de Dieu, les Sacrifices des Nouvelles Lunes et les 144,000 (No. 120)). L'Esprit Saint est cette puissance qui fait de tous les élus des Fils de Dieu et les rend un avec l'Armée Céleste en tant que Fils de Dieu (consulter les études Consubstantiel avec le Père (No. 81) et L'Immortalité (No. 165)). Par cette puissance, les soixante-dix avaient l'autorité sur les démons et sur les systèmes du monde concernant le Royaume de Dieu. Ainsi, les oracles de Dieu ont été consignés à l'Église à partir de ce transfert d'autorité.

 

Cette activité du Christ en ordonnant les soixante-dix avait une importance prophétique spécifique et concernait le transfert du pouvoir. Le transfert réel était lié dans le signe de Jonas. Juda et l'autorité du sacerdoce ont été entièrement enlevées au cours de la période de quarante ans de 30-70 EC. Ce transfert de pouvoir et d'autorité est vu dans l'exemple des sept fils de Scéva le Souverain Sacrificateur. Cet exemple a été donné pour montrer que l'autorité de l'Église avait succédé à celle de Juda et de Lévi, même aux plus hauts niveaux.

 

Actes 19:11-17 Et Dieu faisait des miracles extraordinaires par les mains de Paul, 12 au point qu’on appliquait sur les malades des linges ou des mouchoirs qui avaient touché son corps, et les maladies les quittaient, et les esprits malins sortaient. 13 Quelques exorcistes juifs ambulants essayèrent d’invoquer sur ceux qui avaient des esprits malins le nom du Seigneur Jésus, en disant : Je vous conjure par Jésus que Paul prêche ! 14 Ceux qui faisaient cela étaient sept fils de Scéva, Juif, l’un des principaux sacrificateurs. 15 L’esprit malin leur répondit : Je connais Jésus, et je sais qui est Paul ; mais vous, qui êtes-vous ? 16 Et l’homme dans lequel était l’esprit malin s’élança sur eux, se rendit maître de tous deux, et les maltraita de telle sorte qu’ils s’enfuirent de cette maison nus et blessés. 17 Cela fut connu de tous les Juifs et de tous les Grecs qui demeuraient à Éphèse, et la crainte s’empara d’eux tous, et le nom du Seigneur Jésus était glorifié. (LSG)

 

Le transfert réel du pouvoir s’est appliqué à partir de l'ordination. Toutefois, Juda a eu quarante ans pour se repentir et elle ne s'est pas repentie. Que serait-il arrivé si Juda s'était alors repentie ? La réponse est simple. Ils auraient participé à l’administration des mystères de Dieu et le sacerdoce aurait alors été étendu pour inclure Lévi tel que prophétisé qu’il arrivera lorsqu’ils se repentiront à la fin de l'âge. Les oracles de Dieu ont été transférés à l'Église, comme nous le voyons d’après les commentaires des apôtres. Les oracles demeuraient auprès de Juda jusqu'à l'Église. Ce fait est reconnu par Paul dans sa déclaration concernant les oracles.

 

Les mentions dans le Grec du Nouveau Testament sont au pluriel (comme nous voyons des Actes 7:38 ; Rom. 3:2 ; Héb. 5:12 et 1Pi. 4:11 ; comparer Aristeas 177 ; Philo, Legation to Caius 31). Les mentions dans l'Ancien Testament se chiffrent à quinze et sont au singulier dabar, ce qui signifie la parole de Dieu et, donc, aussi, le Saint des Saints parce que la parole de Yahovah y a été entendue.

 

La première mention du terme oracle ou dabar est dans 2Samuel 16:23 (d'autres mentions sont dans 1Rois 6:5,16,19,20,22,23,31 ; 8:6,8 ; 2Chron. 3:16 ; 4:20 ; 5:7,9 ; et Ps. 28:2). À partir du premier texte, nous voyons que la prophétie est impliquée et nous savons que la prophétie a cessé à partir de Néhémie jusqu’au Messie, et la dernière prophétie concernant le Messie a été prononcée par le Souverain Sacrificateur au sujet de sa mort en cette année-là. Après la mort du Messie, il n'y a aucun rapport historique de Dieu parlant par l’entremise de Juda sauf en tant que partie de l'Église. L'oracle est mentionné séparément du Temple dans 1Rois 6:5. Les chambres ont été construites autant autour du Temple qu'autour de l'oracle. Il ressort de cela que le Saint des Saints est mentionné comme étant l'oracle (en particulier de 1Rois 6:16, 19, 20). Comme nous le voyons, cela a probablement découlé du fait que la loi y était gardée et que Dieu s’y est révélé Lui-même par la prophétie. C'était un cube de vingt coudées (cf. 1Rois 6:20). C'est ce qu'on appelle le naos dans le Nouveau Testament qui parle spécifiquement de l'Église lequel naos nous sommes.

 

1Corinthiens 3:17 Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes. (LSG)

 

L'Église est ainsi le naos ou le Saint des Saints et, donc, l'oracle de Dieu. L'oracle de Dieu est ainsi devenu l'Église à la Pentecôte de 30 EC. Donc, nous voyons alors ce que Paul voulait dire quand il parlait des oracles de Dieu dans un contexte plus large et plus correct. Étienne avait dit que les oracles avaient été confiés à Moïse et aux pères par l'ange qui leur a donné la loi au Sinaï. Cet être qui a parlé à Moïse, nous le savons, était Christ selon son propre témoignage (Jean 8:58). Il a confié les oracles aux anciens d'Israël et non spécifiquement à Juda. Juda a hérité les oracles seulement à cause de la captivité d'Israël et à partir de la restauration de Néhémie. Dans ce sens, nous voyons l'intention spécifique du commentaire de Paul dans Romains 3:2.

 

Romains 3:1-3  Quel est donc l’avantage des Juifs, ou quelle est l’utilité de la circoncision ? 2 Il est grand de toute manière, et tout d’abord en ce que les oracles de Dieu leur ont été confiés. 3 Eh quoi ! Si quelques-uns n’ont pas cru, leur incrédulité anéantira-t-elle la fidélité de Dieu ? (LSG)

 

Juda était aussi divisée en factions. Ils interprétaient les oracles de différentes manières. Les Sadducéens occupaient le siège de Moïse et devaient être obéis au moment où ils dirigeaient le Temple (Matt. 23:2). Les Pharisiens partageaient le jugement avec les Sadducéens sur les questions de la loi, mais ne dirigeaient pas le Temple, excepté durant neuf ans sous la Reine Alexandra. Les Samaritains, aussi bien que les Sadducéens, rejetaient l'interprétation Pharisaïque de la loi dans la détermination du calendrier. Souvent, la Nouvelle Lune était reportée incorrectement et les Samaritains allumaient leurs propres feux les jours corrects plus tôt.

 

L'alliance a été donnée non seulement aux Juifs mais aussi à Israël. Juda est devenue la gardienne des oracles pour un temps spécifique seulement. Paul ne disait pas ici qu'ils avaient encore une quelconque autorité. Il parlait simplement de leur statut et peut-être de la conversion future dans l'endurance de la foi de Dieu. Ce point de vue est corroboré par d'autres mentions des oracles de Dieu comme demeurant avec l'Église. L'Église est l'enseignante des oracles de Dieu. Cette fonction ne se trouve plus en Juda.

 

Hébreux 5:5-14 Et Christ ne s’est pas non plus attribué la gloire de devenir souverain sacrificateur, mais il la tient de celui qui lui a dit : Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui ! 6 Comme il dit encore ailleurs : Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l’ordre de Melchisédek. 7 C’est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, 8 a appris, bien qu’il fût Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes, 9 et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel, 10 Dieu l’ayant déclaré souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek. 11 Nous avons beaucoup à dire là-dessus, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre. 12 Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide. 1 3 Or, quiconque en est au lait n’a pas l’expérience de la parole de justice ; car il est un enfant. 14 Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal. (LSG)

 

La Révélation dans l'Apocalypse a été confiée à l'Église seulement, par Dieu à Jésus Christ et enregistrée par l’entremise de Jean. C'est la responsabilité exclusive de l'Église. Plusieurs ont cherché à enlever l'Apocalypse de la Bible (consulter l'étude La Bible (No. 164)). Les Juifs ne l'acceptent pas du tout et donc, ils ne peuvent pas être reconnus comme ayant les oracles de Dieu. L'Église a reçu les oracles de Dieu comme faisant partie d'un autre sacerdoce provenant de notre Souverain Sacrificateur. Christ ne s'est pas glorifié lui-même en devenant Souverain Sacrificateur, mais plutôt dans les jours de sa chair (c'est-à-dire quand il est devenu un homme), il a prié et supplié en larmes à Celui qui pourrait le sauver de la mort, à savoir Dieu, et Dieu l'a entendu. Bien qu'il fût un fils, il a appris l'obéissance par les choses qu'il a souffertes et est devenu un Souverain Sacrificateur d'après l'ordre de Melchisédek. Un Souverain Sacrificateur vient d'un ordre de sacrificateurs par définition. Le sacerdoce a ensuite été donné aux élus comme Christ le détient, sans commencement de jours ou fin d'années indépendamment de la lignée ou de la généalogie ou de la mère ou du père, en faisant d’eux des rois et des sacrificateurs pour toujours (Héb. 7:3 ; Apo. 5:10 RSV).

 

Apocalypse 5:9-10 Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation ; 10 tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre. (LSG ; emphase ajoutée)

 

Apocalypse 5:10 Et tu nous as faits rois et prêtres pour notre Dieu ; et nous régnerons sur la terre. (KJV ; emphase ajoutée)

 

La version KJV a traduit incorrectement ce texte apparemment pour dissimuler ce fait. Christ, en tant que Souverain Sacrificateur, doit nécessairement avoir un ordre de sacerdoce, et à ce sacerdoce a été donnée la responsabilité du soin et des instructions des oracles de Dieu.

 

Hébreux 5:12-14 Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide. 13 Or, quiconque en est au lait n’a pas l’expérience de la parole de justice ; car il est un enfant. 14 Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal. (LSG)

 

1Pierre 4:11 Si quelqu’un parle, que ce soit comme annonçant les oracles de Dieu ; si quelqu’un remplit un ministère, qu’il le remplisse selon la force que Dieu communique, afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus-Christ, à qui appartiennent la gloire et la puissance, aux siècles des siècles. Amen ! (LSG)

 

Ainsi les oracles de Dieu sont livrés à l'Église et c’est la compréhension qu’avait l'auteur du livre aux Hébreux, qui, si ce n’était Paul, en avait certainement l'autorité, et le scribe était un de son ministère, et aussi Pierre. Ainsi, par l'autorité de Christ, et comme démontré par les apôtres Pierre et Paul, nous voyons le transfert de la responsabilité à l'Église.

 

Les Fausses Affirmations relatives aux Oracles

Il existe un certain nombre de fausses affirmations concernant le dépôt des oracles avec Juda. Les affirmations sont généralement faites par des personnes essayant de justifier l'utilisation du calendrier Hillel dans l’observance des Jours Saints mentionnés dans l'Ancien Testament. Comme la majorité du Christianisme dominant n'observe pas ces festivals, la question n’est pas soulevée dans leur cas. En fait, le fait de suggérer que les Juifs aient la responsabilité des oracles de Dieu serait traité avec dérision parce que le Nouveau Testament n'est pas reconnu par Juda, et donc, ne fait pas partie des Écritures. Comme cette proposition est tout à fait absurde pour n’importe quel Chrétien raisonnable, elle n'est pas avancée. Ceux qui judaïsent dans les Églises de Dieu, par ailleurs, utilisent une série de fausses prémisses pour justifier le calendrier Hillel qui n'est pas lui-même une partie des oracles de Dieu et qui a été déterminé en 358 EC, bien après l’enlèvement de l'autorité juive. Pour cette raison, la méthode de déterminer Nisan pour Pâques (Easter) n'a jamais été adoptée par les églises dominantes parce que le système avait été connu pendant des siècles, avant Hillel II et ces déterminations rabbiniques postérieures étaient considérées comme incorrectes et sans rapport.

 

L’Établissement du Canon de l'Ancien Testament

Une autre fausse prémisse est que le canon de l'Ancien Testament a été fixé seulement à partir des conférences de Jamnia. Ce point de vue est proféré par des Juifs ou des Chrétiens pro-judaïques comme preuve de l'assertion que l'autorité pour la détermination de la Bible était encore existante après la dispersion. Jamnia ou Yavneh était une ville léguée par Salomé I à Hérode I mais à sa mort, elle est passée à l'impératrice Livia. À sa mort, elle semble être devenue une possession privée de Tibère, comme le note Schürer.

 

Schürer semble penser que la friction entre Païens et Juifs, de la majorité juive, était la raison pour laquelle Vespasien avait placé des troupes en garnison à deux reprises dans la ville (E. Schürer The History of the Jewish People in the Age of Jesus Christ, Vol. I, p. 333 ; Vol. II, p. 110). Il y avait une friction importante entre Païens et Juifs au temps de Caligula (ibid. I, p. 394). Jamnia ne faisait pas partie du territoire juif avant Alexandre Jannaeus. Pompey l’avait séparée du royaume juif et Gabinius l'avait reconstruite (ibid. II, p. 110). Jamnia a été capturée au temps de Vespasien durant la révolte (ibid. I, p. 498 ; II, p. 110). Après la destruction du Temple et de Jérusalem en 70 EC, Jamnia est devenue le centre d'érudition juive (ibid. I, p. 521). Sa majorité juive était la raison pour laquelle elle est devenue le centre d'activité juive ou d'érudition après la destruction du Temple. L'académie à Jamnia est devenue la Cour Suprême Juive (ibid. I, pp. 525-526). Jamnia était une tentative de reconstituer l'autorité juive après qu'elle avait été enlevée par Dieu, avec la destruction du Temple, à compter de l'expiration du Signe de Jonas en 70 EC.

 

L'Ancienne Alliance avait été faite avec les Juifs, dont le terme générique semble avoir inclus Israël vu qu’ils appartenaient aussi à l'Alliance de Dieu (2Cor. 3:14 ; Héb. 9:15 ; consulter aussi l'étude L'Alliance de Dieu (No. 152)). La Nouvelle Alliance promise dans Jérémie 31:31 a été étendue aux Païens étant faite avec les Chrétiens (1Cor. 11:25 ; 2Cor. 3:6 ; Héb. 8:6-13 ; 10:16-17 ; cf. Luc 22:20).

 

Le canon de l'Ancien Testament n'a finalement pas été complété avant environ 321 après la restauration de Néhémie, qui était sous le règne d'Artaxerxès II. Jusque-là, il en est venu à être considéré comme une collection de travaux révérés comme historiques ou prophétiques. L'histoire juive laïque a adopté l’avis, à l’instar des critiques bibliques laïques, que le canon de l'Ancien Testament n'a pas été considéré comme complété. Mais seule la Torah avait été séparée comme divinement inspirée à partir de sa reconnaissance en tant que telle en 621 AEC jusqu’à sa séparation des quatre autres livres du corpus en 400 AEC. Les livres Josué, Juges, Samuel et les Rois ont été séparés du Pentateuque en 400 AEC et ont été abandonnés en tant que travaux laïcs (à partir de la Captivité Babylonienne) (voir The Interpreters Dictionary of the Bible, Vol. 1, article ‘Canon of the OT’, p. 507).

 

Les érudits modernes estiment que cela a duré plus d'un siècle, mais Néhémie a rétabli l’ensemble du système entier en son temps (c'est-à-dire au milieu du quatrième siècle AEC). Il y avait un certain nombre de modifications et de notations qui étaient utiles pour comprendre ce qui est arrivé au canon. La plupart sont d'accord que dès 300-250 AEC, la canonisation a eu lieu après ce qui pourrait être considéré comme la réécriture de Samuel et des Rois de même que 1 et 2Chroniques (ibid.). Les conflits entre les livres Samuel et les Rois et les Livres de Chroniques sont énumérés par R. H. Pfeiffer dans son texte (ibid.). Après 200 AEC et certainement avant 30 EC, les lectures du canon prophétique (haphtarah) étaient évidentes dans le culte de la synagogue (Luc 4:16-19 ; Actes 13:15 ; cf. Meg. 4:1-2 ; ibid., p. 509).

 

Les écritures ou ketubbim étaient lues traditionnellement à la Pâque, à la Pentecôte et le 9ème jour d'Ab pour la commémoration de la destruction de Jérusalem en 586 AEC. Elles ont été finalisées par Esdras-Néhémie et ont ensuite été complétées. Pfeiffer dit que c’était l’avis général que la prophétie a pris fin à la mort d'Esdras quand les hommes de la Grande Synagogue ont rassemblé toutes les Écritures. Aucun livre écrit après Esdras ou Alexandre le Grand ne peut être considéré comme étant inspiré (ibid.). Selon le Seder Olam Rabba 30, les deux sont considérées comme des dates équivalentes pour la chronologie juive. Comme Alexandre (né en 356 AEC) s’est rendu en Inde vers 326 AEC et est mort vers 323 AEC, il est évident que nous parlons d'Artaxerxès II et non pas d’Artaxerxès I dans le Livre d'Esdras. De plus, nous savons de ce commentaire que le canon de l'Ancien Testament était complet et finalisé à partir de 323-321 AEC. L'Ancien Testament a été traduit en grec à Alexandrie (et il est devenu connu sous le nom de Septante (LXX)) sous Ptolémée Philadelphus (283-246 AEC) par soixante-douze hommes qualifiés, prétendument six de chaque tribu qui ont terminé le travail en soixante-douze jours (Schürer, Vol. II, p. 312 ; Vol. III, pp. 474-476, 677-679). Nous voyons ici que même les soixante-dix étaient en réalité soixante-douze en nombre. La LXX a été réprouvée en tant que traduction par R. Akiba en 130 EC mais il a remplacé la traduction par Aquila. Nous verrons que ce fait démontre que l'Église a reçu l'autorité et non le contraire. Brenton, dans sa traduction de la LXX, considère que la version d'Aquila a été substituée par les autorités rabbiniques à l'originale LXX à cause de ses idiomes hébreux plus littéraux. Il considère que cela a été fait dans un désir de nier les passages de la LXX utilisés par les Chrétiens quant à la position de Christ. Brenton fait la remarque que le pectoral du Souverain Sacrificateur mentionné dans Exode 28:23-28 est en réalité traduit "oracle" dans le Complutensien et non dans les manuscrits au Vatican ou Alexandrins. L’importance de l'utilisation de ce mot consiste en ce que le pectoral représentait le centre du jugement des douze tribus qui est le point central du Saint des Saints dans sa relation avec Dieu.

 

Après la complétion du canon, il y a eu un certain nombre de livres écrits qui n'ont pas été reconnus comme canoniques. Il s’agit notamment des œuvres de Maccabées, Judith, Tobit etc. Ils étaient apocryphes et, donc, ils sont devenus connus comme Apocryphes. Des tentatives ont été faites pendant un certain temps pour les faire inclure ou reconnaître dans le canon juif et ils ont abouti à la conférence à Jamnia. Après que l'Église eût quitté Jérusalem et que la ville fût tombée, l'Église a produit ses propres excellentes œuvres ou traductions de la Bible. La plupart des livres de la Bible ont été traduits par des traducteurs de l'Église, dont la plupart étaient des Hébreux bien instruits.

 

Les trois traductions en grec de la Bible en remplacement de la LXX ont été faites par Aquila, Symmachus et Theodotion. Symmachus était capable d'utiliser les textes en hébreux, mais n'était pas lui-même un Juif. Il était un Chrétien Ébonite selon Eusebius (Eccl. Hist. vi, 17). C'est peut-être une classification qui pourrait être appliquée à la première Église entière par l'histoire vu que leurs écrits sont trouvés. Aquila et Theodotion auraient été des Juifs prosélytes. Aquila est venu de Pontes (voir Actes 18:2), et Epiphanius nomme Sinope comme le lieu (voir Schürer, Vol. III, p. 494). La tradition rabbinique (yKidd. 59a) le place au temps de R. Eliezer, R. Joshua et R. Akiba, c'est-à-dire les premiers tiers du deuxième siècle. Il a publié une première et une deuxième édition selon Jérôme (ibid., p. 495). Il aurait été l'élève d'Akiba et il avait la plus grande attention aux détails. Son texte a été approuvé par les autorités rabbiniques les plus estimées. Ses œuvres ont été préservées dans Hexapla de Origène qui a été utilisé par les autres pères de l'Église qui ont utilisé l'édition originale du Hexapla dans la bibliothèque de Pamphilus à Césarée et en partie par les notes marginales du texte Hexaplique LXX. Nous trouvons de plus en plus des fragments de ce texte au fil du temps. Il est identifié avec Onkelos, celui qui a produit le Targum Araméen du Pentateuque (Schürer, ibid., p. 496). Mercati a trouvé un manuscrit du sixième siècle contenant le Hexapla d'environ 150 versets du Psautier incluant la version d'Aquila. La trouvaille dans le Genizah de la synagogue du Caire indique qu’une version Interlinéaire Hébraïque Grecque (la ligne supérieure en hébreux et l'inférieure en grec) était existante au cinquième ou sixième siècle (Schürer, ibid.). Schürer soutient que la traduction du livre d'Ecclésiaste de la LXX rappelle tellement la traduction caractéristique d'Aquila qu'il est tenté de penser que c'est en fait l’œuvre d'Aquila.

 

Jérôme a produit la Vulgate Latine et les textes grecs sont tels qu’on les trouve dans les diverses formes antiques disponibles des codex et de fragments. Jérôme était au courant des œuvres tant d'Aquila que de Theodotion qui dit-il aurait pu avoir été un Ébonite, étant un Juif de naissance comme l’était Aquila. Jérôme dit que certains seulement pensaient qu’il était un Ébonite (Schürer, ibid., p. 499). Jérôme a utilisé ces œuvres pour produire la liste qui forme l'ordre du canon couramment admis.

 

L’Hexapla de Origène a été arrangé en colonnes. Aquila a été placé à côté du texte hébreu apparemment parce qu'il était le plus aimé et celui de Theodotion à côté de la LXX pour la même raison. La traduction de Symmachus est placée à côté d'Aquila, ce qui rend Schürer curieux. Aquila est attribué à la première décennie du deuxième siècle ; Theodotion est placé au temps de Commodus (180-192 EC) ; et Symmachus plus tard, par Schürer, mais Irénée liste Theodotion avant Aquila et Schürer estime que c'est sans rapport pour les dates des traductions (ibid., p. 500). Irénée était encore vivant en 190-191 EC et donc, la date tardive pour l’œuvre de Theodotion est possible, mais cela aurait pu être plus tôt.

 

Le véritable point en question est que l'Église n'était pas dépendante des Juifs pour les oracles, mais en fait a joué le rôle principal en les traduisant en grec et en araméen et de là, en d'autres langues. L'affirmation selon laquelle le canon n'a été fixé qu’après 70 EC soit à la première conférence (vers 90 EC), soit à la deuxième (118 EC) conférence à Jamnia est une fiction. La fiction est soutenue par des Juifs et des Chrétiens Judaïsant. Le but de Jamnia était d'empêcher les ouvrages apocryphes postérieurs à partir de Ben Sirach d’être ajoutés au canon juif. Ces conférences n'ont eu aucun effet sur l'Église qui avait reconnu bien avant ce temps que le canon a été fermé du temps d'Esdras.

 

La fiction de Jamnia est avancée pour soutenir la fiction que le calendrier tel qu'il est déterminé en 358 EC sous Hillel II a une certaine autorité pour l'Église qui manifestement ne l'a simplement pas et n'a jamais eu une telle autorité. L'Église dans les premiers temps a cru et a enseigné que le canon de l'Ancien Testament a été complété au temps d'Esdras et de Néhémie ou immédiatement après la mort d'Esdras. L'Église l'a enseigné et cela est visible dans les écrits de Tertullien, d’Irénée et de Clément d'Alexandrie (Interp. Dict., Vol. 1, p. 514).

 

Les Grecs n'ont jamais eu aucune responsabilité des oracles de Dieu ou même pour l'établissement des textes grecs. Ceci est une autre fiction avancée par les Judaïsés pour soutenir leur Théorie d'Oracle Juive.

 

La Prophétie d'Aggée

L'erreur suivante dans l’arsenal de quelques Israélites-Britanniques et des défenseurs judaïques du système d’Hillel est celui de la prophétie d'Aggée 2:1-23.

 

Aggée 2:1-23 Le vingt et unième jour du septième mois, la parole de l’Éternel se révéla par Aggée, le prophète, en ces mots : 2 Parle à Zorobabel, fils de Schealthiel, gouverneur de Juda, à Josué, fils de Jotsadak, le souverain sacrificateur, et au reste du peuple, et dis-leur : 3 Quel est parmi vous le survivant qui ait vu cette maison dans sa gloire première ? Et comment la voyez-vous maintenant ? Telle qu’elle est, ne paraît-elle pas comme rien à vos yeux ? 4 Maintenant fortifie-toi, Zorobabel ! dit l’Éternel. Fortifie-toi, Josué, fils de Jotsadak, souverain sacrificateur ! Fortifie-toi, peuple entier du pays ! dit l’Éternel. Et travaillez ! Car je suis avec vous, dit l’Éternel des armées. 5 Je reste fidèle à l’alliance que j’ai faite avec vous quand vous sortîtes de l’Égypte, et mon esprit est au milieu de vous ; ne craignez pas ! 6 Car ainsi parle l’Éternel des armées : Encore un peu de temps, et j’ébranlerai les cieux et la terre, la mer et le sec ; 7 j’ébranlerai toutes les nations ; les trésors de toutes les nations viendront, et je remplirai de gloire cette maison, dit l’Éternel des armées. 8 L’argent est à moi, et l’or est à moi, dit l’Éternel des armées. 9 La gloire de cette dernière maison sera plus grande que celle de la première, dit l’Éternel des armées ; et c’est dans ce lieu que je donnerai la paix, dit l’Éternel des armées. 10 Le vingt-quatrième jour du neuvième mois, la seconde année de Darius, la parole de l’Éternel se révéla par Aggée, le prophète, en ces mots : 11  Ainsi parle l’Éternel des armées : Propose aux sacrificateurs cette question sur la loi : 12 Si quelqu’un porte dans le pan de son vêtement de la chair consacrée, et qu’il touche avec son vêtement du pain, des mets, du vin, de l’huile, ou un aliment quelconque, ces choses seront-elles sanctifiées ? Les sacrificateurs répondirent : Non ! 13 Et Aggée dit : Si quelqu’un souillé par le contact d’un cadavre touche toutes ces choses, seront-elles souillées ? Les sacrificateurs répondirent : Elles seront souillées. 14 Alors Aggée, reprenant la parole, dit : Tel est ce peuple, telle est cette nation devant moi, dit l’Éternel, telles sont toutes les œuvres de leurs mains ; ce qu’ils m’offrent là est souillé. 15 Considérez donc attentivement ce qui s’est passé jusqu’à ce jour, avant qu’on eût mis pierre sur pierre au temple de l’Éternel ! 16 Alors, quand on venait à un tas de vingt mesures, il n’y en avait que dix ; quand on venait à la cuve pour puiser cinquante mesures, il n’y en avait que vingt. 17 Je vous ai frappés par la rouille et par la nielle, et par la grêle ; j’ai frappé tout le travail de vos mains. Malgré cela, vous n’êtes pas revenus à moi, dit l’Éternel. 18 Considérez attentivement ce qui s’est passé jusqu’à ce jour, jusqu’au vingt-quatrième jour du neuvième mois, depuis le jour où le temple de l’Éternel a été fondé, considérez-le attentivement ! 19 Y avait-il encore de la semence dans les greniers ? Même la vigne, le figuier, le grenadier et l’olivier, n’ont rien rapporté. Mais dès ce jour je répandrai ma bénédiction. 20 La parole de l’Éternel fut adressée pour la seconde fois à Aggée, le vingt-quatrième jour du mois, en ces mots : 21 Parle à Zorobabel, gouverneur de Juda, et dis : J’ébranlerai les cieux et la terre ; 22  je renverserai le trône des royaumes, je détruirai la force des royaumes des nations, je renverserai les chars et ceux qui les montent ; les chevaux et leurs cavaliers seront abattus, l’un par l’épée de l’autre. 23 En ce jour-là, dit l’Éternel des armées, je te prendrai, Zorobabel, fils de Schealthiel, mon serviteur, dit l’Éternel, et je te garderai comme un sceau ; car je t’ai choisi, dit l’Éternel des armées. (LSG)

 

Les propositions faites à partir de cette prophétie sont les suivantes :

 

1.      La prophétie concerne les derniers jours.

 

2.      Le 24ème jour de Chislev est une date spécifique dans l'avenir.

 

3.      Cette date était la date selon le calendrier Hillel où Jérusalem a été libérée en 1917, qui était le 9 décembre 1917 et prétendument aurait été le jour où Allenby est entré à Jérusalem.

 

4.      Les bénédictions mentionnées par Aggée ont été alors accomplies.

 

5.      Ceci est, d'une certaine façon, aussi sept cycles de temps à partir de la chute de Jérusalem.

 

6.      De ces points, il est alors discuté que le calendrier Hillel est donc inspiré et un oracle de Dieu.

 

Premièrement, quant à la chute de Jérusalem, les rapports historiques du Dictionnaire de la Bible d'Harper disent que les Babyloniens ont pillé la ville en 598 AEC et la ville a été rasée en 587 AEC. Aucune de ces dates ne donne 1917 comme équivalent à sept cycles de temps ou 2520 ans. La première date produirait 1923 et la dernière date produirait 1933.

 

Maintenant, ce processus est un raisonnement circulaire classique comme nous le verrons. Il est évident à partir d'un examen de l'histoire de la libération de Jérusalem que les événements ont été inscrits comme ils devaient transmettre l'impression que Dieu avait agi pour accomplir Aggée parce que les gens de l’époque l’ont vu comme un accomplissement de la prophétie. Ayant inventé la date du 9 décembre 1917, l'invention est ensuite utilisée pour justifier le calendrier Hillel qui a formé la base de l'adaptation en premier lieu.

 

En 1917, la Terre Sainte était en voie d’être libérée par les Australiens, la Nouvelle-Zélande et les Britanniques et d’autres troupes alliées se battant contre les Turcs avec des auxiliaires allemands. Selon le Journal Official War Diary (H. S. Gullett, The Australian Imperial Force in Sinai and Palestine, Vol. II of the Official History of Australia in the War of 1914-18, Angus and Robertson Ltd, Sydney, 1937), Gaza et Beersheba avaient été prises du 31 octobre au 1er novembre 1917. La prise de la Palestine était inévitable. Le 2 novembre 1917, la Déclaration de Balfour pour l'établissement de la Patrie Juive a été publiée par le Premier ministre britannique Balfour en tant que sa première déclaration (la deuxième déclaration regardait le Commonwealth d'Australie sous la loi britannique). La capture de Jérusalem n'a pas été entreprise avant décembre. L’avancement des forces était :

 

Bataille de Beersheba                                          31 octobre au 1er novembre

 

Tél el Khuweilfe                                                  8 novembre

 

La percée a eu lieu                                               6-11 novembre

(au Sinaï et en Palestine les 4-8 novembre)          

 

La Grande Compagne a été faite                        8-15 novembre

 

La Plaine Maritime a été dégagée                       11-17 novembre

 

L’avance à Jérusalem                                           16-24 novembre

 

Nahr Auja et El Buij                                            24 novembre au 1er décembre

 

Assaut final pour la capture de Jérusalem           7 décembre

 

L'assaut final a été lancé par les troupes du Commonwealth le 7 décembre 1917. Selon la vraie Nouvelle Lune, c'était la date réelle du 24 Chislev (le calendrier Hillel a commencé le mois deux jours en retard). Les Turcs et les Allemands ont commencé une évacuation immédiate et dès le 8 décembre 1917, Jérusalem était libérée. L'infanterie s’était retranchée et établie. Le 10 décembre, l’infanterie Light Horse a poussé le long de la route Nablus environ huit miles. Ils ont subi de lourds feux d'artillerie turque. Ils tenaient bon vers l'extrémité sud de la Vallée de la Jordanie et essayaient de limiter l'accès des forces Alliées à travers la rivière au chemin de fer Hejaz et ainsi de limiter les opérations d'Allenby sur le flanc droit.

 

Rien ne s'est produit le 9 décembre 1917 vu que Jérusalem avait déjà été libérée par l'attaque le septième jour. Beaucoup d'histoires américaines d'origine Protestante essayent apparemment de prétendre que le 9 décembre a été le jour où Allenby est entré à Jérusalem et l'a libérée. Le fait est qu'Allenby est officiellement entré à Jérusalem le 11 décembre 1917. Allenby était conscient de la pompe grandiloquente avec laquelle l'Empereur Allemand Wilhelm (William) était entré à Jérusalem en 1908. Il a délibérément fait de son entrée une affaire très discrète, entrant à pied par l'entrée du côté de la vieille porte étroite de Jaffa. 100 troupes des contingents ont fait la file le long de la route de Jaffa, y compris des Anglais, des Écossais, des Irlandais, des Gallois, des Gurkhas, des Australiens et des Italiens. Les Néo-Zélandais s’étaient déplacés de Jaffa pour que le Dominion puisse y être représenté. La seule touche de couleur provenait d’un détachement d'infanterie française en uniformes bleu pâle. Ceci était la vingt-quatrième fois qu’une force conquérante entrait à Jérusalem (Gullett, ibid., p. 523) mais ce n'était pas le 24 Chislev 1917. Selon le calendrier d’Hillel, c'était le 26 Chislev mais à partir de la vraie Nouvelle Lune, c'était le 28 Chislev. Nos troupes étaient en effet entrées le 24 Chislev, mais par l'assaut. Cela est basé sur la vraie conjonction sans ajournements.

 

Au moment de sa capture, Jérusalem ne présentait aucune preuve frappante de pauvreté mais elle était dans un état indescriptible de saleté. Elle était tellement polluée par des vendeurs de reliques religieuses et de fausses religions qui étaient habituellement malpropres (aidés par les habitudes primitives des soldats turcs pendant trois ans) que les Chrétiens ont rappelé leur visite avec horreur (ibid., p. 522). Après l'occupation de Jérusalem, la ville a fait face à des pénuries alimentaires et les Britanniques ont dû transporter par camion des provisions à partir de la Méditerranée. Notre avance en provenance du sud a été si rapide que les Turcs n'avaient pas eu le temps de détruire les colonies du sud. Elles se sont avérées utiles. La Commission Sioniste sous l'autorité du Président de la Fédération Sioniste Anglaise, le Docteur Weizmann, a été chargée, par l'autorisation du Gouvernement Britannique, de la reconstruction de la Palestine. Cette tâche impliquait la restauration des ruines de dix-huit siècles et demi (The Times History of the War, Vol. XV, London, 1918, p. 179).

 

Les propositions peuvent être considérées à la lumière de faits historiques libres de la fiction d'une propagande Protestante Britannique et Israélite non impliquée émanant des États-Unis.

 

1.      On ne compte pas sept cycles de temps à partir de l'entrée babylonienne. L'application des sept cycles de temps est examinée dans l'étude La Chute de l'Égypte (No. 36) : la Prophétie des Bras Cassés de Pharaon.

 

2.      Allenby n'est pas entré à Jérusalem le 9 décembre. Il y est entré le 11 décembre.

 

3.      Les troupes du Commonwealth ont assailli la ville le 7 décembre 1917

 

4.      Les Allemands et les Turcs s’étaient retirés avant le 8 décembre.

 

5.      La consolidation des défenses a été entreprise à partir du 8-10 décembre.

 

6.      La vraie date de 24 Chislev 1917 était le 7 décembre 1917, et non le 9 décembre 1917 selon le calendrier Hillel.

 

Cependant, nous devons nous rappeler dans tout cela que Juda n'avait pas été bénie à ce stade. Il est pervers d'imaginer que Dieu aurait choisi ce temps-ci pour accomplir Aggée et laisserait encore une autre prophétie inaccomplie dans laquelle Juda subirait les pires horreurs de son existence entière en tant que nation. Exactement sept cycles de temps après le jour où Jérusalem a été rasée par les Babyloniens, le Parti Nazi est arrivé au pouvoir en Allemagne et a commencé la persécution systématique des Juifs. De 1942 à 1945, l'Allemagne a entrepris le génocide le plus systématique du peuple juif ou, à cet égard, de toute autre nation dans l'histoire enregistrée. Affirmer que c'était la façon de Dieu de bénir Juda, dans l'accomplissement d’Aggée, est la forme la plus perverse de raisonnement imaginable. Si Aggée est accompli dans ces activités nous pouvons conclure :

 

1.      Le calendrier Hillel est faux ;

 

2.      Mais plus important encore, les Ashkénazes et, en fait, toute la Communauté Juive Européenne sont totalement exclus des bénédictions de Dieu, ayant perverti l'esprit et l'intention de la loi et des festivals. Aucune malédiction ne vient sans cause (Prov. 26:2).

 

Ce n'est pas convaincant, cependant, qu’Aggée soit accompli.

 

Daniel 12

Nous continuons maintenant l'examen de la prémisse affirmant que la prophétie d’Aggée a été accomplie en décembre 1917. Un texte qui est utilisé à l’appui de cette prémisse est le texte dans Daniel 12:1-13. Ce texte suit Daniel 11 en ce qui concerne les guerres des rois du Nord et du Sud. Le texte dans Daniel 11:41-45 est aussi très important. Pour que la date de 1917 soit assumée, il y a un certain nombre de conditions préalables qui doivent être remplies. La première est que cette prophétie soit réalisée dans sa totalité avant que la portée de Daniel 12 ne puisse être accomplie.

 

Daniel 11:41-45 Il entrera dans le plus beau des pays, et plusieurs succomberont ; mais Edom, Moab, et les principaux des enfants d’Ammon seront délivrés de sa main. 42 Il étendra sa main sur divers pays, et le pays d’Égypte n’échappera point. 43 Il se rendra maître des trésors d’or et d’argent, et de toutes les choses précieuses de l’Égypte ; les Libyens et les Éthiopiens seront à sa suite. 44 Des nouvelles de l’orient et du septentrion viendront l’effrayer, et il partira avec une grande fureur pour détruire et exterminer des multitudes. 45 Il dressera les tentes de son palais entre les mers, vers la glorieuse et sainte montagne puis il arrivera à la fin, sans que personne lui soit en aide. (LSG)

 

Ce texte suppose que l'Égypte est capturée ensemble avec la Palestine et la Transjordanie. Le roi du Nord devait entrer et capturer l'Égypte et occuper aussi la Palestine. Au cours de cette période, il entend aussi des nouvelles de l'Est et du Nord et avance pour tout détruire et éliminer des multitudes. Cette prophétie n'a pas été considérée comme étant encore accomplie jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale avec l'invasion de l'Axe de l'Afrique et ensuite l'invasion de la Russie par Hitler. Cependant, l'Est et le Nord de la Palestine et de Jérusalem se trouvent en Russie Centrale et cette prophétie ne semble pas avoir été encore accomplie. Le texte de l’implantation de ses tentes magnifiques entre la mer et la glorieuse Montagne Sainte a été considéré comme étant accompli par l'armée en 1917 mais elles ne sont pas entrées en Russie et ne se sont pas livrées à de grosses opérations au-delà de l'établissement de l'Irak en tant que royaume pro-occidental.

 

Daniel 12:1-13 En ce temps-là se lèvera Micaël, le grand chef, le défenseur des enfants de ton peuple ; et ce sera une époque de détresse, telle qu’il n’y en a point eu de semblable depuis que les nations existent jusqu’à cette époque. En ce temps-là, ceux de ton peuple qui seront trouvés inscrits dans le livre seront sauvés. 2 Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l’opprobre, pour la honte éternelle. 3 Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du ciel, et ceux qui auront enseigné la justice, à la multitude brilleront comme les étoiles, à toujours et à perpétuité. 4 Toi, Daniel, tiens secrètes ces paroles, et scelle le livre jusqu’au temps de la fin. Plusieurs alors le liront, et la connaissance augmentera. 5 Et moi, Daniel, je regardai, et voici, deux autres hommes se tenaient debout, l’un en deçà du bord du fleuve, et l’autre au delà du bord du fleuve. 6 L’un d’eux dit à l’homme vêtu de lin, qui se tenait au-dessus des eaux du fleuve : Quand sera la fin de ces prodiges ? 7 Et j’entendis l’homme vêtu de lin, qui se tenait au-dessus des eaux du fleuve ; il leva vers les cieux sa main droite et sa main gauche, et il jura par celui qui vit éternellement que ce sera dans un temps, des temps, et la moitié d’un temps, et que toutes ces choses finiront quand la force du peuple saint sera entièrement brisée. 8 J’entendis, mais je ne compris pas ; et je dis : Mon seigneur, quelle sera l’issue de ces choses ? 9 Il répondit : Va, Daniel, car ces paroles seront tenues secrètes et scellées jusqu’au temps de la fin. 10 Plusieurs seront purifiés, blanchis et épurés ; les méchants feront le mal et aucun des méchants ne comprendra, mais ceux qui auront de l’intelligence comprendront. 11 Depuis le temps où cessera le sacrifice perpétuel, et où sera dressée l’abomination du dévastateur, il y aura mille deux cent quatre-vingt-dix jours. 12 Heureux celui qui attendra, et qui arrivera jusqu’à mille trois cent trente-cinq jours ! 13 Et toi, marche vers ta fin ; tu te reposeras, et tu seras debout pour ton héritage à la fin des jours. (LSG)

 

Ce texte traite de l'Avènement et de la résurrection durant les derniers jours. Il dépeint une période ou une échelle de temps de 1290 jours et de 1335 jours. Il dépeint aussi une résurgence de l'Esprit Saint où le sage instruira plusieurs dans les mystères du Royaume de Dieu.

 

À cause de l'intention Messianique de cette prophétie, plusieurs ont identifié Michel comme étant Christ. Par exemple, l'Église de Dieu située au Royaume-Uni considère que Michel est le Christ, mais nie que Michel est un archange. Michel signifie Qui est comme Dieu.

 

La logique est simplement celle-ci : L'être est clairement responsable d'Israël. À partir de Deutéronome 32:8, le Messie a la responsabilité d'Israël en tant que Yahovah – lui étant alloué par le Dieu Très Haut. Donc, Michel doit être le Messie. La conclusion n'est pas obligatoirement celle-là car Michel pourrait bien avoir été alloué à Israël pour aider le Messie. Tous les deux sont des fils de Dieu comme nous le savons d’après de nombreux textes. Il a été décrété seulement au Quatrième Conseil de Latran en 1215 que les anges ont été créés ex nihilo pour nier la capacité de co-éternité à Satan à cause de l'hérésie Dualiste, prétendument parmi les Cathares du Sud de la France parmi les Albigeois. Plusieurs branches de l'Église de Dieu ont fait ce saut logique au cours des siècles. Cela est indéterminé avec les preuves bibliques en main. Tant Michel que le Messie, sont tous deux, fils de Dieu et, donc, partagent l'Esprit Saint de Dieu en tant que fils.

 

La condition suivante préalable est que cela suit un temps, des temps et la moitié d'un temps et quand la force du peuple saint sera entièrement brisée alors c’est à ce moment-là que la fin viendra. L’opinion en 1914-18 était que les 1260 jours ont été accomplis durant les 1260 ans du Saint Empire Romain. Certains groupes des États-Unis l'ont considéré comme se terminant en 1798, d'autres en 1814. Tous les deux sont erronés à cause de leur mauvaise compréhension de l'histoire de l'empire et en raison de leur désir que la prophétie s’accomplisse d’elle-même. L'empire a commencé en 590 EC avec le décret de Grégoire I et s’est terminé en 1850 avec le plébiscite dans les États pontificaux (voir The Decline and Fall of the Roman Church de M. Martin, Secker and Warburg, p. 254 ff.) ; (comparer aussi l'étude Le Rôle du Quatrième Commandement dans l’Histoire des Églises de Dieu Observant le Sabbat (No. 170).

 

Ce point de vue suppose que la base d’une année pour un jour s'applique à l'empire et non dans la dualité. Aussi, l'hypothèse ne tient pas compte du problème des sept temps dans une mesure appropriée et la plus complète. La prophétie des sept temps de Daniel aux Babyloniens a été mesurée à partir de 605 AEC (avant l’ère courante) à la bataille de Karkemish jusqu’en 1914-1916 au début de la Première Guerre Mondiale. Cependant, l'Égypte n'a pas été envahie à ce moment-là et l'Égypte est aussi impliquée. La prophétie d'Ézéchiel 28-29 implique la chute de l'Égypte. Les deux bras concernaient deux périodes de quarante années se terminant quatre-vingts ans plus tard avec l'invasion de Cambyse en 525 AEC. Il y avait deux périodes de quarante années alors et le rétablissement à mi-chemin de l'Égypte. Ceci est arrivé exactement sept temps plus tard en 1953 avec la déclaration de la République de l'Égypte sous Gamel Abdul Nasser. Ainsi, la pleine chronologie ne s’arrête qu’en 1996. Cette année-là, les Musulmans fondamentalistes ont pris le contrôle dans la mesure où le gouvernement est en nom seulement. L'Église Copte Égyptienne est tellement persécutée qu’elle a cherché à se réunir avec Rome après le schisme depuis Chalcédoine en 451. Ces aspects n'ont pas été pris en compte.

 

La récente Révolution en Égypte est l’extension des étapes finales qui nécessiteront l’intervention de l’OTAN pour contrôler l’Islam fondamentaliste des Frères Musulmans et l’occupation de Gaza.

 

L’hypothèse suivante est que les 1290 ans et les 1335 ans concernent une autre période de temps. Le texte concerne l'abomination du désolateur qui est dressée. Le sacrifice quotidien a cessé avant la destruction du Temple en 70 EC. L'application de Daniel 12 à partir de cette date est sans conséquence (i.e 1360 EC). Cette prophétie a été appliquée à 1917 en soustrayant le chiffre moindre de 1290 à 1917 et en supposant que c'est le chiffre pour le début de l'ère Musulmane (1917 - 1290 = 627).

 

Cette année-là est alors liée au calendrier Musulman. Cependant, le calendrier Musulman commence à partir de l'Hégire et est reconnu comme commençant du 15 (16) juillet 622 EC. L'année lunaire particulière pour les Musulmans a été établie sur une base solaire en 10 AH ou 631 EC pendant le dernier pèlerinage du prophète à la Mecque (Coran 9:36 ff ; cf. ERE, Vol. 3, p. 126).

 

La formule acceptée pour la conversion est la suivante :

 

Hégire (A) - (3A ¸ 100) + 622 = L'Année Chrétienne (ibid.).

 

L'année 1290 AH a commencé en 1911. Décembre 1917 était 1296 AH. L'année 1335 AH était 1956 EC.

 

L'occupation de Jérusalem devrait aussi être comprise pour faire face à certaines étranges prétentions qui sont faites au sujet de ce temps. Premièrement, Jérusalem a été prise par les Perses en 614. Le Perse Chosroes II est allé à la guerre avec l'usurpateur Phocas qui avait assassiné l'empereur romain Maurice. Maurice était l'ami et le bienfaiteur de Chosroes. En 611, les Perses ont capturé Antioche. Le gendre de Chosroes, Sharbarz a assiégé Jérusalem. Il y avait dans son camp 26000 Juifs qui désiraient détruire la souveraineté Chrétienne sur Jérusalem. 90000 Chrétiens sont morts quand Jérusalem a été prise (Cath. Encyc., Vol. VIII, article ‘Jérusalem’, p. 359). Les Juifs ont été libres de faire ce qu'ils voulaient avec la ville mais cela n'a pas duré. En 622, Héraclius a traversé l'Asie Mineure en repoussant les Perses et il a envahi la Perse en 627. Chosroes s'est enfui et a été renversé et assassiné par son propre fils Siroes en 628. Cette année-là, ils ont recherché la paix au détriment de toutes leurs conquêtes. Ils ont évacué la Syrie et l'Égypte, en restaurant la présumée relique de la croix qu'ils avaient prise de Jérusalem. En 629, Héraclius est venu lui-même à Jérusalem pour vénérer la relique (ibid.). Ceci est l'origine de la Fête Catholique de l'Exaltation de la Sainte-Croix le 14 septembre.

 

Comme résultat de la trahison des Juifs, l'ancienne loi d’Hadrien a été renouvelée, leur interdisant l'accès à la ville. Le patriarche Théodose y a restauré l'ancienne tour Anastase. Il n'y avait aucun autre bâtiment dans la région du Mont du Temple. Héraclius a reconstruit les murs et a restauré les chapelles en ruine. Le patriarche Sophronius (634-638) a été le prochain à voir Jérusalem être conquise.

 

L’Islam sous le Calife Abu-Bakr (632-634) a envahi la Syrie. Abu-’Ubaidah avait le commandement de l'armée. Il était un Ashab, un des premiers groupes qui ont accompagné le prophète de la Mecque à Médine en 622. Ils ont pris Bosra et ont ensuite défait Héraclius à Ajnadain près d'Emesa en juillet 633. En 634, ils ont pris Damas et vaincu l'Armée Romaine de nouveau à Yarmuk et ont pris Emesa en 636. Le Calife Omar (634-644) a été consulté pour savoir s'ils devraient marcher sur Jérusalem ou Césarée. Sur le conseil d'Ali, ils ont marché sur Jérusalem. Elle a été attaquée par une avant-garde de 5000 sous Mo’awiyah Ibn-Abu-Sufyan et ensuite assiégée par l'armée entière sous Abu-’Ubaidah. Jérusalem a été défendue par une grande armée de réfugiés en provenance de partout en Syrie et de vétérans d'Yarmuk. La ville a été assaillie chaque jour pendant quatre mois. Le patriarche Sophronius a finalement demandé la paix avec le commandant Abu-'Ubaidah. Ils ont été autorisés à capituler en bons et honorables termes. Les chrétiens ont été autorisés à garder leurs églises, et personne n'a été forcé d’accepter l'Islam. Les termes ont été ratifiés par le Calife Omar et ensuite à Médine. Le Calife Omar est venu au mur sur un simple chameau, a signé la capitulation, est entré à la ville et a parlé courtoisement avec le Sophronius sur les antiquités qui s’y trouvaient (Cath. Encyc., ibid., p. 360).

 

Omar a refusé de faire des prières dans l’Anastase au cas où cela deviendrait une excuse future pour l'Islam de rompre le traité. Le Mont du Temple était à ce moment-là dépourvu. Il est devenu plus tard, un tas de déchets. Il n'y avait pas de bâtiments sur le Mont autre que l'Anastase. La Mosquée d'Omar a été construite sur le lieu où il se retirait pour la prière. Sous les Musulmans, les Chrétiens de Jérusalem ont joui de la tolérance habituelle montrée aux Théistes non-Musulmans. L'Islam n'a pas fait de Jérusalem le nouveau centre de la Palestine. Ceci était à Lydda jusqu'en 716 ; puis à Ar-Ramal (Ramleh). Jérusalem est cependant le troisième lieu le plus saint après la Mecque et Médine (voir Coran Sourate 17).

 

Sous le règne du Calife ’Abd-al-malik (684-705), le cinquième Calife Ummayid à Damas, les Irakiens se sont révoltés et ont pris possession du Hijaz. Afin que les gens aient un substitut pour le Haraman de la Mecque et de Médine qui ne leur étaient pas permis de visiter, il a alors commencé à orner le lieu du Temple avec une mosquée. Omar avait visité le Mont et l’avait trouvé rempli de déchets (ibid.). En son temps, il avait érigé un grand bâtiment carré pour l'Islam. ‘Abd-al-malik a ensuite érigé en 691, avec des architectes Byzantins, le Dôme du Rocher qui est encore en place sur le Mont du Temple.

 

Ainsi, le bâtiment d'origine n'a été construit sur le Mont que bien après 636 et le Dôme du Rocher n'a été construit qu’en 691. À partir de 636, le Mont du Temple était utilisé comme un dépotoir par des soi-disant Chrétiens. Le Dôme du Rocher (faussement appelé la Mosquée d'Omar) est localisé sur la place de l'autel des Holocaustes de l'ancien Temple.

 

L'application de la prophétie dans Daniel 12 jusqu’à cette période donne des chiffres incertains et l'abomination du désolateur ne pourrait pas être appliquée à l'Islam à ce site à partir de ces dates. C’était, bien sûr, environ 1290 ans si le pillage par les Babyloniens est pris en compte en 598 AEC se terminant en 691 EC.

 

Les dates en question, si elles sont prises à partir de 637 EC, et ensuite 1290 ans y sont ajoutés, donnent l'année 1927 et non pas 1917. Si on ajoute à cela les quarante-cinq ans, nous parvenons à 1972. Cette date est liée à aucun événement significatif et il n'y a certainement aucune paix à Jérusalem.

 

La construction de ces prophéties comme accomplissant Daniel en 1917 a des preuves très douteuses et, en fait, semble être contredite par chaque construction de dates tirées de l'histoire connue relative au Mont du Temple et à Jérusalem. Il semble que cette prophétie dans Daniel 12 est reliée à certains événements futurs qui traitent de la période des guerres de la fin et qui requièrent l'endurance des saints. La force du peuple saint est brisée à ce moment. Ainsi, Juda et la nation d'Israël doivent avoir leur pouvoir brisé avant que cette prophétie se réalise. Cela n'a pas été le cas pendant la Première Guerre Mondiale ou la Deuxième Guerre Mondiale. L'Holocauste est le plus proche que cette prophétie est venue d’être réalisée.

 

Analyse du livre d’Aggée

L'étape suivante consiste à revoir Aggée pour un nouvel examen. Aggée est concerné par la construction du Temple et les attitudes des gens à cette responsabilité.

 

Aggée 1:1-15 La seconde année du roi Darius, le premier jour du sixième mois, la parole de l’Éternel fut adressée par Aggée, le prophète, à Zorobabel, fils de Schealthiel, gouverneur de Juda, et à Josué, fils de Jotsadak, le souverain sacrificateur, en ces mots : 2 Ainsi parle l’Éternel des armées : Ce peuple dit : Le temps n’est pas venu, le temps de rebâtir la maison de l’Éternel. 3 C’est pourquoi la parole de l’Éternel leur fut adressée par Aggée, le prophète, en ces mots : 4 Est-ce le temps pour vous d’habiter vos demeures lambrissées, Quand cette maison est détruite ? 5 Ainsi parle maintenant l’Éternel des armées : Considérez attentivement vos voies ! 6 Vous semez beaucoup, et vous recueillez peu, vous mangez, et vous n’êtes pas rassasiés, vous buvez, et vous n’êtes pas désaltérés, vous êtes vêtus, et vous n’avez pas chaud ; le salaire de celui qui est à gages tombe dans un sac percé. 7 Ainsi parle l’Éternel des armées : Considérez attentivement vos voies ! 8 Montez sur la montagne, apportez du bois, et bâtissez la maison : J’en aurai de la joie, et je serai glorifié, dit l’Éternel. 9 Vous comptiez sur beaucoup, et voici, vous avez eu peu ; vous l’avez rentré chez vous, mais j’ai soufflé dessus. Pourquoi ? dit l’Éternel des armées. À cause de ma maison, qui est détruite, tandis que vous vous empressez chacun pour sa maison. 10 C’est pourquoi les cieux vous ont refusé la rosée, et la terre a refusé ses produits. 11 J’ai appelé la sécheresse sur le pays, sur les montagnes, sur le blé, sur le moût, sur l’huile, sur ce que la terre peut rapporter, sur les hommes et sur les bêtes, et sur tout le travail des mains. 12 Zorobabel, fils de Schealthiel, Josué, fils de Jotsadak, le souverain sacrificateur, et tout le reste du peuple, entendirent la voix de l’Éternel, leur Dieu, et les paroles d’Aggée, le prophète, selon la mission que lui avait donnée l’Éternel, leur Dieu. Et le peuple fut saisi de crainte devant l’Éternel. 13 Aggée, envoyé de l’Éternel, dit au peuple, d’après l’ordre de l’Éternel : Je suis avec vous, dit l’Éternel. 14 L’Éternel réveilla l’esprit de Zorobabel, fils de Schealthiel, gouverneur de Juda, et l’esprit de Josué, fils de Jotsadak, le souverain sacrificateur, et l’esprit de tout le reste du peuple. Ils vinrent, et ils se mirent à l’œuvre dans la maison de l’Éternel des armées, leur Dieu, 15 le vingt-quatrième jour du sixième mois, la seconde année du roi Darius.

 

Le texte au chapitre 1 est une demande à la nation de Juda de commencer le travail sur le Temple. La nation n'est pas bénie parce qu'ils ont placé leurs propres intérêts personnels au-dessus de celui de Dieu. Il existe de sérieux parallèles dans l'histoire avec le comportement de Juda et la négligence de l'œuvre de Dieu. Si cette prophétie parle des derniers jours, elle doit viser le Temple spirituel qui est l'Église. Les entités dans cette prophétie sont Zorobabel, fils du gouverneur Schealthiel de Juda et Josué, fils de Jotsadak le Souverain Sacrificateur. La période est la deuxième année de Darius II. Cette question a été expliquée en détail dans l'étude Le Signe de Jonas et l'Histoire de la Reconstruction du Temple (No. 13). Ce sont les noms des individus au temps de la reconstruction du deuxième Temple (consulter aussi l’étude La Généalogie du Messie (No. 119)).

 

Si cette prophétie concerne les derniers jours, nous pouvons seulement parler du Temple spirituel et des types de Zorobabel et de Josué comme Souverain Sacrificateur. Le Souverain Sacrificateur Josué est Yehoshua ou le Messie. La typologie avec Jésus Christ est trouvée dans Zacharie dans le jugement. Christ est à la fois roi et sacrificateur, satisfaisant aux deux typologies. L'injonction au chapitre 1 d'Aggée est que la nation d'Israël ne prospérera pas jusqu'à ce qu'elle entreprenne l’œuvre du Messie dans la restauration comme partie du Temple de Dieu. Les malédictions sur la terre augmenteront jusqu'à ce que cela se produise (Aggée 1:10-11). Le premier exemple est le 24ème jour du sixième mois. Ceci est arrivé avec le deuxième Temple. Soit que cela concerne le passé, soit que cela est à venir comme un antitype.

 

Ainsi, le livre d’Aggée concerne la construction du Temple. La bénédiction d'Israël est conséquente à cette activité. Il est donc impossible de relier les événements dans le chapitre 2 à un événement qui ne suit pas les événements au chapitre 1. Ainsi, le 24ème jour du sixième mois a vu l’œuvre sur la maison de Dieu. Comme nous l’avons vu ci-dessus, le chapitre 2 commence alors à partir du 21ème jour du septième mois, soit le dernier jour de la Fête des Tentes. Le Dernier Grand Jour est le huitième jour de la fête. Consulter aussi l’étude Commentaire sur Aggée (No. 021).

 

La dédicace du Temple était comme si le Temple était plus grand que le Temple de Salomon. Cela était tout simplement absurde. En fait, la prophétie dans Daniel 9:25-27 montre qu'il sera construit en soixante-dix semaines d'années. Il n'y a aucun doute que le deuxième Temple, ainsi que sa reconstruction par Hérode, n’était rien comparé au Temple de Salomon. Le Temple mentionné ici est une prophétie comparant le Temple spirituel sous le Messie avec celui du Temple physique et de l'ancienne Alliance.

 

L'Esprit du Seigneur devait rester avec le peuple et cela s'est produit seulement à partir de l'Église sur une base permanente. Aggée 2:6 est cité dans Hébreux 12:26-27.

 

Hébreux 12:26-27 lui, dont la voix alors ébranla la terre, et qui maintenant a fait cette promesse : Une fois encore j’ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel. 27 Ces mots : Une fois encore, indiquent le changement des choses ébranlées, comme étant faites pour un temps, afin que les choses inébranlables subsistent. (LSG)

 

C'est un avertissement direct du Messie que cette prophétie parle des cieux et de la terre qui seront finalement ébranlés afin que ce qui ne peut pas être ébranlé subsiste. Cet ébranlement commence avec le Temple de Dieu qui est l'Église, étant le naos ou le Saint des Saints (1Cor. 3:17). Par conséquent, soyons reconnaissants envers Dieu de recevoir un royaume qui ne peut être ébranlé (Héb. 12:28).

 

La chronologie, ce sont les guerres de la fin et le retour du Messie. La Première Guerre Mondiale a été appelée la Grande Guerre de la Civilisation parce qu'elle était considérée comme étant en fait au temps de la fin. 1914-1916 a été considérée à juste titre dans la prophétie comme l'achèvement des sept temps du Règne de Nebucadnetsar commençant à partir de la Bataille de Karkemish en 605 AEC. Cependant les 2520 ans réels se sont terminés en 1916 avec les batailles importantes alors. Les guerres de la fin ont en effet vraiment commencé à partir de cette date mais elles devaient couvrir une période de temps beaucoup plus longue. La prophétie impliquait nécessairement la restauration sous le Messie. Le 24ème jour de Chislev (le neuvième mois) concerne la question du Saint et de l’Impur (Aggée 2:10-14). La nation est considérée comme impure et la nation est purifiée de ses impuretés à partir de cette période. Ce point est directement relié au placement des pierres sur pierres dans le Temple. À partir de ce jour-là débute la mise en place de la fondation du Temple et le Seigneur placera alors pierre sur pierre dans la construction du Temple. Cette séquence ne se rapporte pas à des choses physiques mais à la conversion de la nation. À partir de la construction du Temple avec des pierres vivantes, la bénédiction de la nation prendra place. C'est la raison pour laquelle l'Holocauste a eu lieu de cette façon – parce que la nation ne s'était pas convertie et les bénédictions du Seigneur n’étaient pas encore accordées. Il y aura encore plus de guerres et encore plus de désastres tant pour Juda que pour Israël jusqu'à ce que toutes les deux se repentent et soient purifiées de leurs péchés.

 

Conclusion

Le calendrier Hillel est sans fondement, soit par le recours à l'argument des oracles de Dieu, soit par cette forme de manipulation des faits historiques dans la création d’une fiction prophétique. Les gardiens des oracles de Dieu sont les élus en tant que les intendants des mystères de Dieu. Ils sont le naos ou le Saint des Saints. Comme le naos est aussi l'oracle de Dieu, ils sont aussi les oracles de Dieu étant de l'esprit de prophétie.

 

 

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