Les Églises Chrétiennes de Dieu

 

 

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La Mort de l'Agneau [242B]

(Édition 3.0 19980314-20080119-20150510)

 

Ceci est une étude plus courte qui peut être lue au service de la mort de l’Agneau le 14 Abib.

 

 

 

Christian Churches of God

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(Tr. 2003, rév 2015)

 

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La Mort de l'Agneau [242B]

 


Nous avons examiné le moment de la crucifixion et de la résurrection dans l’étude Le Moment de la Crucifixion et de la Résurrection (No. 159).

 

Chaque activité dans la séquence de la Pâque a été faite conformément au Plan parfait de Dieu et à Ses Lois et Son calendrier.

 

Les Juifs n'étaient pas dans l'erreur à propos du temps et Christ n'a pas été tué au mauvais moment. Il a été tué exactement au moment où le premier agneau de la Pâque a été tué sur le Mont du Temple, conformément à l'ordonnance publiée sur l'ordre de Dieu.  

L’Ordonnance de la Pâque

 

De Lévitique 23:4-14 nous voyons l’ordonnance de la Pâque. Le sacrifice de la Pâque est ordonné dans Exode 12:1-14.

 

De Deutéronome 16:1-8, nous voyons que l'ordonnance a été changée. Dans la première Pâque, elle a été célébrée dans les maisons en Égypte et personne n'a été autorisé à sortir.

 

Quand Israël a pris possession de son héritage et de ses terres, ils ont ensuite reçu l'ordre d'observer la Pâque à l'extérieur de leurs maisons. Ils étaient autorisés à retourner à leur logement approprié seulement le matin du premier jour des Pains sans Levain. Aussi, n'importe quel animal pur du troupeau peut être tué depuis ce temps. Cependant, la Pâque a toujours été symbolisée par l'agneau et il a été l'animal le plus commun et accepté pour le repas. La Soncino cite Abraham ibn Ezra qui dit qu’ils peuvent retourner à leur logement provisoire mais pas à leur domicile permanent.

 

Cette interdiction de travailler à la Pâque est à cause des activités exigées le 14 Nisan, d'après Deutéronome 16:5-7. En Galilée d'où Christ est venu, les gens faisaient ce que Christ et les apôtres ont fait le jour du sacrifice de la Pâque. Ils allaient dans une habitation provisoire et ils tuaient et mangeaient la Pâque. En Judée, qui était à toutes fins pratiques un territoire séparé, les gens travaillaient le 14 Nisan jusqu’à midi. Ils ont semblé s'être relâchés dans cette pratique, probablement à cause de leur proximité du Temple et possiblement à cause du très grand volume de travail exigé à Jérusalem par les sacrifices cet après-midi-là.

L'Agneau de Dieu

 

Le Messie est identifié comme l'Agneau de Dieu dans Jean 1:29-37. Dans ce texte, Jean déclare la préexistence de Jésus. Jean le Baptiste est né avant Jésus-Christ, cependant, il dit que Christ l'a précédé parce qu'il était avant lui. Ce texte suit la section dans Jean 1:18 où nous voyons que le Messie a été le seul Dieu engendré [seul né] [monogenes theos] qui est dans le sein du Père, Il [Le (ajouté)] révèle [ou déclare] (cf. Concordant Literal New Testament (Nouveau Testament Littéral Concordant) et aussi Greek-English Interlinear RSV (Interlinéaire RSV grec-anglais) de Marshall).

 

L'apôtre Jean affirme également que le monde a été fait par Christ (Jean 1:10). Comme la parole, il est devenu chair et il a habité avec nous. Cette expression du Logos était connue comme le Memra dans la Judée antique. Son statut était comme l'Agneau de Dieu enlevant les péchés du monde. La signification de l'agneau apparaît à maintes reprises dans les sacrifices comme offrandes pour le péché, la paix et d'autres choses.

 

Le changement de l'idée maîtresse de l'agneau dans la prophétie vient d'Ésaïe 16:1-5. Ce texte parle de l'agneau.

 

Ésaïe 16:1-5 1 Envoyez les agneaux au souverain du pays, Envoyez-les de Séla, par le désert, à la montagne de la fille de Sion. 2 Tel un oiseau fugitif, telle une nichée effarouchée, Telles seront les filles de Moab, au passage de l'Arnon.  3 Donne conseil, fais justice, Couvre-nous en plein midi de ton ombre comme de la nuit, Cache ceux que l'on poursuit, Ne trahis pas le fugitif ! 4 Laisse séjourner chez toi les exilés de Moab, Sois pour eux un refuge contre le dévastateur ! Car l'oppression cessera, la dévastation finira, Celui qui foule le pays disparaîtra. 5 Et le trône s'affermira par la clémence ; Et l'on y verra siéger fidèlement, dans la maison de David, Un juge ami du droit et zélé pour la justice. (LSG)

 

La LSG dit les agneaux mais, selon la KJV, il s'agirait des agneaux payés en tribut (The Companion Bible).

 

L'agneau de tribut a été baptisé au Jourdain, de l'autre côté de Jéricho. Bullinger dit que le dirigeant du territoire est Juda. L'agneau est envoyé, comme Méscha, le roi de Moab, avait fait (2Rois 3:4).

 

Séla a été identifié comme Petra dans le Mont Séir, près du Mont Hor (2 Rois 14:7).

 

Le texte est utilisé pour indiquer que les disciples de l'agneau demeureront avec Moab à qui on demande de les cacher de la face du dévastateur qui est identifié à Sanchérib. Mais Ésaïe 14 parle, en réalité, du Porteur de Lumière ou Lucifer de l'Armée déchue. Le verset 5 parle d'établir le trône dans le tabernacle de la justice. Ce texte parle de la conversion des Païens et des filles de Moab qui sont comme chassées du nid ou abandonnées aux gués de l'Arnon. Les personnes ont ici la tâche de cacher les disciples du Messie parmi les Païens et elles sont jugées de la sorte. Ce texte forme une base pour la parabole des brebis et des boucs donnée dans Matthieu 25:31-46.

 

Ésaïe le développe dans le chapitre 53 où l’homme de douleur (v. 3) a été blessé pour nos transgressions. Comme brebis, nous nous sommes égarés et le Seigneur a mis sur lui toutes nos iniquités. Ce texte nous montre pourquoi certaines choses sont arrivées ainsi la nuit du procès du Messie. Il a été mené comme un agneau à la boucherie et, comme une brebis devant ceux qui la tondent, il est resté muet ; il n'a pas ouvert la bouche. Ainsi, il a dû être appréhendé, jugé et ensuite exécuté conformément à cette prophétie, puisque l'Écriture ne pouvait pas être anéantie (répétée à Actes 8:32-33 ; cf. Jean 1:36).

 

Le terme mis son sépulcre parmi les méchants (v. 9) est en fait nathan, comme désigné, et il conserve ce sens où il est utilisé. Ainsi, la tombe a été désignée comme étant avec les pécheurs et avec les riches, comme nous le voyons après la crucifixion.

 

Le verset 5 est, en réalité, transpercé pour nos transgressions, faisant allusion au coup de lance dans son côté. Il a été blessé pour nos iniquités, et le châtiment pour notre paix était sur lui.

 

Le Judaïsme rabbinique explique ainsi la question entière d'Ésaïe 53:1-9 : les Babyloniens ou leurs représentants, qui ont connu le serviteur exilé, Israël, dans son humiliation et martyr et qui voient maintenant son exaltation et sa nouvelle dignité, décrivent leurs impressions et sentiments en voyant le serviteur (cf. Soncino citant Ibn Kaspi).

 

C'est en réalité la vraie explication étant donné que le Messie est l'Israël exilé et Israël est le Corps de Jésus Christ. Ce simple fait n'est pas compris par le Judaïsme rabbinique, bien qu'ils puissent voir que le serviteur a été affligé et a souffert pour les transgressions des autres. Ils soutenaient que le serviteur a souffert afin qu'ils soient guéris (cf. Soncino v. 5), afin que nous puissions obtenir le bien-être, celui-ci ayant été puni pour notre culpabilité (Soncino; Rashi, Kimchi). Ils essayent de prétendre que, dans la captivité babylonienne, Juda était l'Israël qui était le serviteur de Dieu, alors que cela se réfère indubitablement au serviteur de Dieu dans un rôle expiatoire. Dieu a puni Juda pour ses transgressions en utilisant les Babyloniens comme Son instrument. Ils n'étaient pas innocents.

 

Ésaïe 53:4-6 est compris de façon rabbinique comme la reconnaissance que les souffrances du serviteur n'étaient pas en raison de ses péchés secrets. Il est maintenant clairement reconnu qu'il était la victime qui a porté les sinistres pénalités encourues par les iniquités des autres (cf. Soncino n. 4-6).

 

Rashi et Kimchi soutiennent que les termes nos maladies, qu'on retrouve au verset 4, sont les maladies qui auraient dû avoir été infligées sur nous et que les termes a vraiment porté signifient qu'il a été appelé à les subir (cf. Soncino).

 

Ils ont compris que les gens avaient erré comme des brebis et abandonné le leadership de Dieu en suivant leur fausse religion (Soncino n. au v. 6 et Arbarbanel).

 

La compréhension que les Païens du système babylonien sont sauvés par la souffrance du Messie, qui est, en fait, l'Israël de Dieu, est aussi le thème général de la Bible et particulièrement du livre de l'Apocalypse.

 

Le Procès du Messie

 

Le Messie a été arrêté suite à une charge inventée par le sacerdoce, et le Sanhédrin a été utilisé à ce procès car il était nécessaire qu'un minimum de 23 membres soient présents pour une charge impliquant la peine capitale.

 

Jésus a été emmené devant Anne pour une audience préliminaire pour établir le bien fondé des raisons pour convoquer le Sanhédrin. Cela, bien sûr, avait déjà été décidé, mais c'était nécessaire pour leur processus juridique, de la même manière qu'il le serait pour le nôtre (Jean 18:12-14).

 

Cette relation est celle du Souverain Sacrificateur et du député Souverain Sacrificateur, bien que le Judaïsme essaye de placer l'utilisation de la relation Nasi à un temps légèrement ultérieur.

 

Bullinger est de l'avis qu'Anne avait été destitué en 779 A.U.C., l'année que le ministère du Messie a commencé. Trois autres avaient été destitués et promus avant que Caïphe soit nommé par Valerius Gratus. Bullinger pense qu'Anne serait plus expérimenté dans la loi pour formuler une charge contre lui. C'était en réalité une audience préliminaire. Schürer soutient que Caïphe a été nommé par Valérius Gratus (15-26 EC) vers 18 EC et qu'il a régné de 18 à 36 EC. Ananaus, le fils de Sethi, avait été nommé par Quirinius (6 EC) et a régné de 6 à 15 EC. Les trois Souverains Sacrificateur intermédiaires mentionnés par Bullinger sont sans aucun doute Ismaël, le fils de Phiabi (c. 15-16 EC) ; Éléazar, le fils d'Ananus (c. 16-17 EC) et Simon, le fils de Camithus (c. 17-18 EC), tous nommés par Gratus (cf. Josephus, Antiquities of the Jews (Antiquités des Juifs), L. XVIII. II. 2 ; cf. Schürer, Vol. II, p. 216,230). Schürer traite de la question du Nasi et du Ab-beth-din et soutient que ce n'est arrivé que plus tard. Il considère que le terme Nasi se réfère au chef d'État jusqu'à la compilation de la Mishnah. Il se peut très bien que le terme n'ait pas été appliqué délibérément à la famille d'Hérode et qu'il s'appliquait au Souverain Sacrificateur, étant donné que le territoire était divisé, selon le registre de la Mishnah. Juda et la Galilée ont été considérés comme des pays séparés, comme nous le voyons ci-dessus.

 

Les activités dans Jean concernent la peine capitale et les procédures du Sanhédrin doivent être conformes à la loi. En conséquence, la fonction d'Anne semble être comme "Ab-beth-din" ou député président du Sanhédrin agissant comme le magistrat traduisant en justice.

 

Dans Jean 18:15-18, nous voyons que le Messie a conduit Pierre dans le palais et la femme à la porte l'a accusé d'être un des disciples de Christ. Puis suit le premier démenti de Pierre. L'autre disciple n'a pas été défié, mais semble avoir été connu. Cela n'aurait pas été Jean car il s'appelait toujours lui-même le disciple que Jésus aimait (Jean 13:23 ; 19:26 ; 21:7,20). Le disciple était probablement Nicodème ou Joseph d'Arimathée, les deux étant membres du Sanhédrin (cf. Bullinger, The Companion Bible, n. au v. 15).

 

Les termes au verset 18 sont littéralement les esclaves et les députés pour les serviteurs et les huissiers. Le Chiliarch et les soldats romains étaient retournés à la forteresse Antonia, laissant ainsi le Messie entre les mains des Juifs.

 

Dans l'accomplissement d'Ésaïe 53, nous voyons le début de l'infliction de la souffrance et des indignités de Jean 18:19-24.

 

Il est écrit : Tu n'insulteras pas l'élohim ou ne maudiras pas (diras du mal) le dirigeant de ton peuple (cf. Exode 22:28 ; Eccl. 10:20 ; Actes 23:5 ; 2Pierre 2:10 ; Jude 8 et Jacques 4:3 - Grec : kakos comme dire du mal avec une mauvaise intention). En conséquence, on ne doit pas parler en mal du Souverain Sacrificateur. Cependant, Christ réfutait la charge qu'il avait enfreint la Loi, puisqu'il était sans péché.

 

Il ne s'est pas défendu, mais il a clairement donné quelques réponses. Est-ce que c'est une contradiction ? Non, ça ne l'est pas. Les réponses qu'il a données et qui niaient, en fait, les charges d'avoir transgressé la Loi, ont fourni un bon exemple du comportement à avoir devant l'autorité. S'il n'avait pas répondu du tout, cela aurait été pire. L'exemple pour l'histoire aurait effectivement détruit l'ordre social parmi les groupes de Chrétiens lorsqu'ils sont traduits devant le processus juridique. Les Évangiles ont dû donner l'exemple conformément à la Loi biblique.

 

Anne avait suivi les procédures en préparant une charge et en le traduisant en justice devant le Sanhédrin puis, il l'a envoyé au Souverain Sacrificateur du temps, Joseph Caïphe.

 

Pierre a de nouveau été mis à l'épreuve dans Jean 18:25-27. Là Pierre nie toute association avec Christ, comme Christ l'avait prédit et, ensuite, le coq a chanté, marquant la fin de ce test direct.

 

Pendant le procès, nous voyons que les détails sont omis dans l'Évangile de Jean entre l'action à Jean 18:27 et la continuation de l'histoire au verset 28. L'histoire de cet intermède est dans Matthieu 26:58 à 27:2.

 

Matthieu 26:58-75 58 Pierre le suivit de loin jusqu'à la cour du souverain sacrificateur, y entra, et s'assit avec les serviteurs, pour voir comment cela finirait. 59 Les principaux sacrificateurs et tout le sanhédrin cherchaient quelque faux témoignage contre Jésus, suffisant pour le faire mourir. 60 Mais ils n'en trouvèrent point, quoique plusieurs faux témoins se fussent présentés. Enfin, il en vint deux, qui dirent : 61 Celui-ci a dit : Je puis détruire le temple de Dieu, et le rebâtir en trois jours. 62 Le souverain sacrificateur se leva, et lui dit : Ne réponds-tu rien ? Qu'est-ce que ces hommes déposent contre toi ? 63Jésus garda le silence. Et le souverain sacrificateur, prenant la parole, lui dit : Je t'adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu. 64 Jésus lui répondit : Tu l'as dit. De plus, je vous le déclare, vous verrez désormais le Fils de l'homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel. 65 Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements, disant : Il a blasphémé ! Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? Voici, vous venez d'entendre son blasphème. Que vous en semble ? 66 Ils répondirent : Il mérite la mort. 67 Là-dessus, ils lui crachèrent au visage, et lui donnèrent des coups de poing et des soufflets en disant : 68 Christ, prophétise ; dis-nous qui t'a frappé. 69 Cependant, Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s'approcha de lui, et dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. 70 Mais il le nia devant tous, disant : Je ne sais ce que tu veux dire. 71 Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui se trouvaient là ; Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth. 72 Il le nia de nouveau, avec serment: Je ne connais pas cet homme. 73 Peu après, ceux qui étaient là, s'étant approchés, dirent à Pierre : Certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te fait reconnaître. 74 Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq chanta. 75 Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement. (LSG)

 

Après le procès et la fin de l'épreuve de Pierre, nous voyons la suite des événements dans Matthieu 27:1-2 et à Jean 18:28.

 

Matthieu 27:1-2 1 Dès que le matin fut venu, tous les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus, pour le faire mourir. 2 Après l'avoir lié, ils l'emmenèrent, et le livrèrent à Ponce Pilate, le gouverneur. (LSG)

 

Jean nous montre qu'ils n'ont pas voulu être souillés en ayant un contact avec les Païens car les Pharisiens même alors avaient permis à leurs traditions de détruire la compréhension de la Loi (Jean 18:28-40).

 

Cette section est une des paraboles les plus puissantes de la Bible. Conformément à l'Écriture, nous voyons ici le Messie, comme Roi, être jugé pour les péchés du peuple par le chef des Païens, ayant été illégalement condamné à mort par Juda et le Sanhédrin qui agissait sur l'ordre des Pharisiens et de la classe dirigeante. Ils ont été jugés ici.

 

Il est écrit, tu ne porteras pas de faux témoignage et tu ne pervertiras pas le jugement (cf. Exode 23:1-9).

 

La punition de la perversion de la justice consiste à se faire enlever le jugement et c'est ce qui est arrivé au Sanhédrin. Le jugement leur a été retiré et donné à l'Église. Il a été aussi pris et donné à la nation qui démontrait les fruits, comme Christ a dit plus tard, et cette nation semble être Israël plutôt que Juda (Lév. 19:15-16).

 

Le jugement doit être établi avec justice dans le pays.

 

Deutéronome 16:18-20 18 Tu établiras des juges et des magistrats dans toutes les villes que l'Éternel, ton Dieu, te donne, selon tes tribus ; et ils jugeront le peuple avec justice. 19 Tu ne porteras atteinte à aucun droit, tu n'auras point égard à l'apparence des personnes, et tu ne recevras point de présent, car les présents aveuglent les yeux des sages et corrompent les paroles des justes. 20 Tu suivras ponctuellement la justice, afin que tu vives et que tu possèdes le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne. (LSG)

 

C'était la prérogative du Sanhédrin et du sacerdoce de juger le Messie. Mais le jugement doit être juste, autrement, la captivité s'ensuit.

 

Deutéronome 17:8-13 8 Si une cause relative à un meurtre, à un différend, à une blessure, te paraît trop difficile à juger et fournit matière à contestation dans tes portes, tu te lèveras et tu monteras au lieu que l'Éternel, ton Dieu, choisira. 9 Tu iras vers les sacrificateurs, les Lévites, et vers celui qui remplira alors les fonctions de juge ; tu les consulteras, et ils te feront connaître la sentence. 10 Tu te conformeras à ce qu'ils te diront dans le lieu que choisira l'Éternel, et tu auras soin d'agir d'après tout ce qu'ils t'enseigneront. 11 Tu te conformeras à la loi qu'ils t'enseigneront et à la sentence qu'ils auront prononcée ; tu ne te détourneras de ce qu'ils te diront ni à droite ni à gauche. 12 L'homme qui, par orgueil, n'écoutera pas le sacrificateur placé là pour servir l'Éternel, ton Dieu, ou qui n'écoutera pas le juge, cet homme sera puni de mort. Tu ôteras ainsi le mal du milieu d'Israël, 13 afin que tout le peuple entende et craigne, et qu'il ne se livre plus à l'orgueil. (LSG)

 

Sous la loi, Dieu leur a ordonné de rendre une sentence équitable dans le jugement mais ils ne l'ont pas fait. Ils ont remis le jugement aux Païens et à Pilate. Ils l'ont livré à Pilate dans la cours du Prétoire (cf. Marc 15:16) ou le Hall du Jugement qui n'était pas le palais d'Hérode, comme nous le voyons à Luc 23:7.

 

Ils ont dit à Pilate que, s'il n'avait pas été un malfaiteur, ils ne lui auraient pas livré (Jean 18:30). Il a donné cette réponse quand Pilate lui a demandé s'il était un roi (Jean 18:37).

 

À cette fin je suis né et pour cette cause je suis venu dans le monde, afin de rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix.

 

Pilate qui était cultivé et intelligent à la rhétorique, a dit : Qu'est-ce que la vérité ? Parce qu'il n'était pas encore de la vérité. On doit être appelé par Dieu pour comprendre. Pilate est alors allé à la rencontre des Juifs et il a dit : je ne trouve aucune faute en lui.

 

Il leur a été donné une chance de reprendre leur jugement malhonnête et ce, de la bouche des Païens qu'ils méprisaient et considéraient inaptes à marcher dans leur Temple. Pilate leur a donné une chance de libérer Christ en leur offrant un choix, mais la substitution principale de l'histoire a eu lieu ici.

 

Ils ont crié : “Pas cet homme, mais Barabbas”, qui était un voleur. Bar Abbas signifie fils du père. Le symbolisme était ici que Christ est mort afin que nous puissions être remis en liberté comme fils du Père.

 

Avant que le processus ne démarre avec toute l'efficacité dont Rome était célèbre, Pilate a essayé de les persuader de nouveau.

 

Jean 19:1-7 1 Alors Pilate prit Jésus, et le fit battre de verges. 2 Les soldats tressèrent une couronne d'épines qu'ils posèrent sur sa tête, et ils le revêtirent d'un manteau de pourpre ; puis, s'approchant de lui, 3ils disaient : Salut, roi des Juifs ! Et ils lui donnaient des soufflets. 4Pilate sortit de nouveau, et dit aux Juifs : Voici, je vous l'amène dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime. 5 Jésus sortit donc, portant la couronne d'épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit : Voici l'homme. 6 Lorsque les principaux sacrificateurs et les huissiers le virent, ils s'écrièrent : Crucifie ! crucifie ! Pilate leur dit : Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; car moi, je ne trouve point de crime en lui. 7 Les Juifs lui répondirent : Nous avons une loi ; et, selon notre loi, il doit mourir, parce qu'il s'est fait Fils de Dieu. (LSG)

 

Ils n'ont rien voulu entendre et ils ont dit qu'il s'était fait le Fils de Dieu. Pilate a été alors très conscient qu'il s'agissait d'une dispute religieuse où cet homme était non seulement irréprochable, mais pourrait avoir été un dieu. Les Romains et les Grecs, comme les Asiatiques, croyaient que les élohim ou theoi avaient vraiment le pouvoir d'habiter les hommes et qu'ils apparaissaient comme des hommes de descendance divine. C'était là-dessus que le Sanhédrin l'avait condamné, comme nous le voyons à Matthieu 26:65-66 (cf. Lévitique 24:16).

 

Ce blasphème était prétendument contre le nom de Dieu, pourtant, il a revendiqué être le Fils de Dieu, ce qui est une déclaration vraie, selon Malachie : N'avons-nous pas tous un seul Père ? N'est-ce pas un seul Dieu qui nous a créés ? (cf. Mal. 2:10)

 

Christ s'est défendu avant même que l'accusation n'ait été portée.

 

Jean 10:33-38 33 Les Juifs lui répondirent : Ce n'est point pour une bonne oeuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphème, et parce que toi, qui es un homme, tu te fais Dieu. 34 Jésus leur répondit : N'est-il pas écrit dans votre loi : J'ai dit : Vous êtes des dieux ? 35Si elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée, et si l'Écriture ne peut être anéantie,  36 celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde, vous lui dites : Tu blasphèmes ! Et cela parce que j'ai dit : Je suis le Fils de Dieu. 37 Si je ne fais pas les oeuvres de mon Père, ne me croyez pas. 38 Mais si je les fais, quand même vous ne me croyez point, croyez à ces oeuvres, afin que vous sachiez et reconnaissiez que le Père est en moi et que je suis dans le Père. (LSG)

 

Cette charge était sans fondement et elle est provenue de l'ignorance juive de la Loi et du Plan de Dieu. De la même manière, le Christianisme dominant porte aujourd'hui des accusations répugnantes contre les élus. Ils ont conspiré pour les tuer pendant des siècles, comme ils ont fait avec le Messie.

 

Pilate a de nouveau essayé de le libérer avec ces paroles.

 

Jean 19:8-11 8 Quand Pilate entendit cette parole, sa frayeur augmenta. 9 Il rentra dans le prétoire, et il dit à Jésus : D'où es-tu ? Mais Jésus ne lui donna point de réponse. 10 Pilate lui dit : Est-ce à moi que tu ne parles pas ? Ne sais-tu pas que j'ai le pouvoir de te crucifier, et que j'ai le pouvoir de te relâcher ? 11 Jésus répondit : Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir, s'il ne t'avait été donné d'en haut. C'est pourquoi celui qui me livre à toi commet un plus grand péché. (LSG)

 

C'est Dieu qui a donné le pouvoir à Pilate. En conséquence, tout gouvernement sur les élus est autorisé par Dieu. Celui qui nous accuse faussement ou nous livre sous de fausses accusations ou nous juge injustement est coupable d'un plus grand péché.

 

Pilate a cherché à libérer le Messie, mais les Juifs n'ont rien voulu entendre. S'il avait raison, ils étaient condamnés par la Loi qu'ils avaient pervertie.

 

Jean 19:12-16 12 Dès ce moment, Pilate cherchait à le relâcher. Mais les Juifs criaient : Si tu le relâches, tu n'es pas ami de César. Quiconque se fait roi se déclare contre César. 13 Pilate, ayant entendu ces paroles, amena Jésus dehors ; et il s'assit sur le tribunal, au lieu appelé le Pavé, et en hébreu Gabbatha. 14 C'était la préparation de la Pâque, et environ la sixième heure. Pilate dit aux Juifs : Voici votre roi. 15 Mais ils s'écrièrent : Ote, ôte, crucifie-le ! Pilate leur dit : Crucifierai-je votre roi ? Les principaux sacrificateurs répondirent : Nous n'avons de roi que César. 16 Alors il le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus, et l'emmenèrent. (LSG)

 

Le passage de la crucifixion dans Jean est bien connu.

 

Jean 19:17-22 17 Jésus, portant sa croix [son pieu], arriva au lieu du crâne, qui se nomme en hébreu Golgotha. 18 C'est là qu'il fut crucifié, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu. 19 Pilate fit une inscription, qu'il plaça sur la croix, et qui était ainsi conçue : JÉSUS DE NAZARETH, ROI DES JUIFS. 20 Beaucoup de Juifs lurent cette inscription, parce que le lieu où Jésus fut crucifié était près de la ville : elle était en hébreu, en grec et en latin. 21Les principaux sacrificateurs des Juifs dirent à Pilate : N'écris pas : Roi des Juifs. Mais écris qu'il a dit : Je suis roi des Juifs. 22 Pilate répondit : Ce que j'ai écrit, je l'ai écrit. (LSG)

 

Le terme ici pour un de chaque côté est, en réalité, le terme enteuthen kai enteuthen, qui signifie ici et là. Cet aspect est examiné dans l'étude La Croix : Ses Origines et Sa Signification (No. 039).

 

Pilate a été poussé à écrire ce verset non seulement par l'Esprit Saint, mais parce qu'il a reconnu que le Messie était innocent et qu'il était le meilleur ou le plus royal parmi cette foule injuste qui cherchait à tuer un homme juste par l'entremise de leurs sacrificateurs.

 

La prophétie continue à s'accomplir dans la crucifixion.

 

Jean 19:23-24 23 Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, d'un seul tissu depuis le haut jusqu'en bas. Et ils dirent entre eux : 24 Ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera. Cela arriva afin que s'accomplît cette parole de l'Écriture : Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont tiré au sort ma tunique. Voilà ce que firent les soldats. (LSG)

 

Cela accomplissait Psaume 22:18.

 

Psaume 22:1-8 1Au chef des chantres. Sur «Biche de l'aurore». Psaume de David. Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m'as-tu abandonné, et t'éloignes-tu sans me secourir, sans écouter mes plaintes ?  2Mon Dieu ! je crie le jour, et tu ne réponds pas ; la nuit, et je n'ai point de repos. 3 Pourtant tu es le Saint, Tu sièges au milieu des louanges d'Israël. 4 En toi se confiaient nos pères ; Ils se confiaient, et tu les délivrais. 5 Ils criaient à toi, et ils étaient sauvés ; Ils se confiaient en toi, et ils n'étaient point confus. 6 Et moi, je suis un ver et non un homme, l'opprobre des hommes et le méprisé du peuple. 7 Tous ceux qui me voient se moquent de moi, ils ouvrent la bouche, secouent la tête : 8 Recommande-toi à l’Éternel ! L'Éternel le sauvera, il le délivrera, puisqu'il l’aime ! (LSG)

 

Nous voyons que les déclarations de Christ sont inscrites dans la prophétie. Au verset 1, nous voyons son cri sur la croix. Dieu n'a pas détourné Son visage du Messie et qu'Il ne l'a pas abandonné, comme c'est souvent spéculé à cause de la citation de Psaume 22:1, mais que Dieu l'a sauvé.

 

Hébreux nous montre la raison du sacrifice.

 

Hébreux 2:10-18 10 Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut. 11 Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d'un seul. C'est pourquoi il n'a pas honte de les appeler frères, 12 lorsqu'il dit : J'annoncerai ton nom à mes frères, je te célébrerai au milieu de l'assemblée. 13 Et encore : Je me confierai en toi. Et encore : Me voici, moi et les enfants que Dieu m'a donnés. 14 Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c'est à dire le diable, 15 et qu'il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude. 16 Car assurément ce n'est pas à des anges qu'il vient en aide, mais c'est à la postérité d'Abraham. 17 En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu'il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l'expiation des péchés du peuple ; 18 car, ayant été tenté lui-même dans ce qu'il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés. (LSG)

 

L'agneau a été autorisé à être tué parce que, par sa mort, plusieurs recevraient le salut par leur croyance et leur foi (voir Philippiens 2:5-8 RSV).

 

Qu'en est-il alors ? Dieu désire-t-il un sacrifice, même celui de Son propre fils ? Non ! Il ne désire pas de sacrifice.

 

Osée 6:4-7 4 Que te ferai-je, Éphraïm ? Que te ferai-je, Juda ? Votre piété est comme la nuée du matin, comme la rosée qui bientôt se dissipe. 5 C'est pourquoi je les frapperai par les prophètes, je les tuerai par les paroles de ma bouche, et mes jugements éclateront comme la lumière. 6 Car j'aime la piété et non les sacrifices, et la connaissance de Dieu plus que les holocaustes. 7 Ils ont, comme le vulgaire, transgressé l'alliance ; c'est alors qu'ils m'ont été infidèles. (LSG)

 

1Samuel 15:22 dit que c'est l'obéissance que Dieu veut plutôt que le sacrifice (cf. aussi Eccl. 5:1 et Michée 5:8). Cette obéissance s’étendait à Jésus Christ. Pour que la création soit réconciliée, Christ a dû être disposé à  donner sa vie, à devenir un homme et à être tenté comme nous. Pour être adéquat pour être notre leader, Christ a dû démontrer qu'il était obéissant même jusqu'à la mort. Satan n'avait pas une telle obéissance.

 

C'est la fonction de la mort du Messie. Elle n'a pas satisfait une certaine notion perverse de Dieu. La mort du Messie n'est pas non plus une notion païenne non-biblique promue suite à une corruption de l'Écriture, comme certains groupes bizarres ont revendiqué récemment. La mort du Messie par son sacrifice volontaire était essentielle pour une réconciliation de la création à Dieu, autant la céleste que la terrestre. Christ a dû mettre en place cet âge et ensuite être prêt à mourir pour celui-ci. C'est seulement de cette façon qu'il serait adéquat pour le diriger.

 

Ce même test est exigé des élus et c'est la raison pour laquelle nous avons été éprouvés et tués à l'extérieur du camp, comme Christ l’a lui-même été. Car nous espérons la Cité de Dieu et le gouvernement fonctionnel de Jésus Christ à son retour sur cette terre comme roi victorieux.

 

Quand Paul a écrit l’épitre aux Hébreux, le Temple était entièrement opérationnel. Le sujet de la discussion dans Hébreux 13:5-16 est la question du sacrifice et de son rôle avec les élus et, peut-être, les animaux tués.

 

Souvenez-vous, nous sommes le Temple de Dieu et ceux qui servent le tabernacle avec ses sacrifices n'ont pas le droit de manger à notre autel. Il a souffert à l'extérieur du camp pour que son sang sanctifie le peuple, et non pas pour satisfaire une fantaisie sacrificielle du Père.

 

Tout le système sacrificiel a été mis en place pour indiquer les élus et le Messie comme les leaders du gouvernement de Dieu. Les nombres et le placement pendant l'année avaient une signification spécifique. Dieu n'est pas un sadique qui veut que les gens soient tués. Il veut plutôt l'obéissance à Ses Lois. Le résultat de la désobéissance est la mort du fait que la vie éternelle ne sera pas conférée à ceux qui désobéissent. C'est pourquoi il y a deux résurrections (cf. Apocalypse 20:4-15). La Première Résurrection et la vie éternelle sont données aux élus par leur obéissance et leur foi en Christ. La foi sans les œuvres est morte (Jacques 2:20-26) et, par nos œuvres, nous montrons notre foi (Jacques 2:18). Nos œuvres sont l'obéissance au Dieu Vivant comme le Messie l'a démontré pour être le premier fruit et le premier-né des morts (Colossiens 1:18), devenant un fils de Dieu avec pouvoir par l'Esprit Saint par sa résurrection d'entre les morts (Romains 1:4).

 

Nous pouvons maintenant voir que la crucifixion et la mort de l'Agneau ont été le point culminant de toute l'histoire jusqu'à ce point et de toute la prophétie. Ce jour-là, le monde entier et son destin ont reposé sur les épaules de cet unique sacrifice sans péché. Il a donné sa propre vie pour nous : “car le plus grand amour qu'un homme puisse avoir, c'est de donner sa vie pour son ami” (Jean 15:13). Car Dieu est amour (1Jean 4:8).

 

Jean 19:25-42 montre la séquence des dernières activités de Christ en tant qu’homme. Ses frères n'étaient assurément pas présents à la crucifixion ; seules sa mère et sa tante étaient près de l'apôtre Jean. En conséquence, Christ a confié sa mère à Jean qui survivrait à ses frères et qui en prendrait soin dans sa vieillesse (Jean 19:25-27).

 

Toutes les choses ont été accomplies à part quelques prophéties. Une de ces prophéties exigeait qu'il soit percé (cf. Jean 19:28-37). Donc, il a été transpercé et il a rendu l'Esprit Saint. C'était à la neuvième heure ou 15h00 quand les agneaux devaient être tués. L'obscurité a couvert la Terre à ce moment-là, de midi ou la sixième heure jusqu'à la neuvième heure (Matthieu 27:45 ; Marc 15:33).

 

Nous voyons dans le texte que, quand l'Esprit Saint a été rendu et Christ est mort, le voile du temple a été déchiré en deux (cf. Matt. 27:50-51). Ici, le vrai but de la crucifixion est démontré physiquement. Jusqu'à ce temps-là, seul le Souverain Sacrificateur pouvait entrer dans le Saint des Saints et ensuite seulement une fois par an et seulement avec du sang, ce qui représentait Christ, comme Messie, et sa mort à ce point-là. Quand le Messie est mort, il nous a donné accès au Saint des Saints pour que nous puissions aller courageusement devant le Trône de grâce et intercéder pour d'autres, comme Christ intercède pour nous. Nous le faisons jusqu'à ce que nous soyons nous-mêmes versés comme une offrande de boisson au Seigneur.

 

Après cela, il a été enlevé du pieu et enterré un peu avant que les Jours Saints commencent (Jean 19:38-42). Il était l'Agneau et il a été placé dans le tombeau où il resterait pendant trois jours et trois nuits, du début de 15 Nisan à 18h00, un mercredi, cette année-là de 30 EC, et il y est resté jusqu'à samedi soir à 18h00, soit la fin du 17 Nisan en préparation pour son ascension à 9h00, le dimanche matin, comme l'Offrande de la Gerbe Agitée.