Christian Churches of God
No. 230
L’Usage du Terme
Hypostase
(Édition
1.0 19971214-19971214)
Hypostase est un terme fondamental du Trinitarisme. On y
soutient que Dieu est constitué de trois hypostases en un seul
ousia. Ces termes sont issus de la philosophie grecque et sont employés
dans le Nouveau Testament ainsi que dans la Septante (LXX). Quelle est leur
signification ?
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ã 1997 Wade Cox)
(Tr. 2003, 2026, rév.
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L’Usage du Terme
Hypostase [230]
À l'origine, hypostase
est un terme stoïcien qui correspond au terme platonicien
ousia. Tous deux
signifient en substance l’essence de l'être. Ils ont acquis un usage
religieux à la suite des débats trinitaires, lesquels cherchaient à définir
la Divinité en ayant recours à ces termes de manière distinctive.
Dans le stoïcisme, l'hypostase représentait une manifestation de la
Divinité, tandis que le terme platonicien
ousia servait à
représenter la Divinité dans sa globalité. La Divinité fut alors confinée à
trois manifestations : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Chacune de ces
manifestations était considérée comme l'un des modes par lesquels l'entité
unique choisissait de se représenter. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit
furent dès lors considérés comme des manifestations coégales et coéternelles
d'un seul être. La distinction avancée était que lorsque l'un agissait, tous
agissaient, excluant ainsi toute possibilité de comportement séparé. C’est
ainsi qu’est proposée la notion absurde selon laquelle les hypostases sont
distinctes mais non séparées.
Cette notion visait,
en effet, à nier la capacité des élus à devenir des
elohim ou
theoi, tel que cela
avait été enseigné par l'Église primitive et certainement compris par Irénée
(voir le document
Les Élus en tant qu'Élohim
(No. 001) pour plus de notes). On soutint que le
Christ n'était pas un fils au même sens que l'étaient les autres fils de
Dieu au sein de l'Armée céleste, ou que le deviendraient les élus (voir
également le document
Le Socinianisme,
l'Arianisme et l'Unitarisme (No. 185)).
Le terme
hypostasis apparaît à
plusieurs reprises dans le Nouveau Testament ainsi que dans la Septante
(LXX). On le retrouve notamment dans le Psaume 68 (69):3 (LXX) ainsi que
dans Ézéchiel 43:11. Le concept du terme est défini comme suit :
un arrangement ou une action de placer dessous ; une chose
placée dessous, une sous-structure ou un fondement : Psaume lxviii (lxix) 3
; [tou oikou], Ézéchiel xliii, 11... (Le Lexique grec-anglais de
Thayer, pp. 644-645).
Le second sens est
celui de :
ce qui possède un fondement, ce qui est ferme ; par
conséquent, a) ce qui possède une existence réelle ; une substance, un
être réel : ... b) la qualité substantielle, la nature de toute
personne ou chose.
C’est ainsi qu’il
est employé dans Hébreux 1:3, où le Fils représente la réalité de Dieu.
Le texte grec se lit
comme suit :
os oon apaugasma tes dozes
lui qui est [le] rayonnement de [Sa] gloire
kai charakter tes hupostaseoos autou,
et [la] représentation de la réalité [de Son hypostase] de
Lui,
pheroon te ta panta too remati tes dunameoos
et qui soutient toutes choses par la parole de la
puissance
autou, katharismon toon amartioon poiesameos
de lui, après avoir accompli la purification des péchés,
ekathisen en
dezia tes megaloosunes
s’est assis à la droite de la majesté
en upselois,
dans les lieux très hauts.
Ainsi, le mot ici
signifie en fait réalité. Christ est donc une représentation de la
réalité de Dieu. Cela revient à dire que nous sommes une représentation de
la réalité de l'Église, et à affirmer que nous et l'Église sommes Dieu sous
prétexte que nous sommes tous deux des représentations, ou hypostases,
de la structure.
Les trinitaires
tentent de nier la distinction et la subordination en utilisant un mot qui
véhicule une réalité d'être. Il s'agit d'un jeu de mots.
Il existe une vérité
significative dans le fait que vous, en tant qu'individu, et l'Église de
manière générale, êtes tous des hypostases de Dieu. Or, les
trinitaires rejettent cette extension. Ils s'efforcent de restreindre
l'usage du terme à trois entités. Ainsi, l'Esprit Saint ne serait pas un
mécanisme, mais une hypostase distincte. C’est là que réside
l'hérésie et la raison pour laquelle la coexistence et l'union entre les
élus et les trinitaires sont impossibles.
Le terme est
également utilisé chez Josephus
(Antiquités Judaïques 18:1,6)
; il signifie la confiance ou ferme assurance dans
2Corinthiens 9:4 (assurance) et aussi 11:17. Hébreux 3:14 l’utilise
dans le sens de confiance ou d’assurance
(Marshall), tout comme Hébreux 11:1 le traduit par « réalité » (Marshall) ou
« assurance » (RSV), où la foi est la réalité ou l'assurance des choses à
venir. Ainsi, la foi est une hypostase des choses qu'on espère. De ce
texte, il ressort que toutes les manifestations de la divinité — qu’il
s’agisse de la foi, du Christ, de l'Esprit Saint ou de la ferme assurance
des élus — sont des hypostases de Dieu. Par conséquent, Dieu se
manifeste dans plus d'une hypostase et dans plus de trois
hypostases. La Trinité est donc une farce sélective.
L'usage du terme se
retrouve aussi dans Ruth 1:12 (LXX) (pour le terme hébreu SHD 8615 ; tiqvah)
lorsqu'elle dit « à supposer que je sois mariée », signifiant par là : «
prenez cela comme une base de fait ». La supposition forme, pour ainsi dire,
la base de l'être. Ézéchiel 19:5 (LXX) utilise hypostasis pour
traduire l’espoir ou l’attente. Le Psaume 38[39]:8 l'utilise (pour SHD 8431
; towcheleth) au sens
de base ou fondement de l'espérance qui repose en Dieu. Dans Ézéchiel 19:5
(LXX), l'espérance de la lionne d'Israël reposait sur le jeune lion qui a
péri (apooleto e
hupostasis).
Ainsi, la foi est
elle-même une hypostase en tant qu'essence de la réalité qu'est Dieu.
Les élus, par cette
espérance en la foi à travers l'Esprit Saint, sont tous des
hypostases de l’Unique et Véritable Dieu (Jean 17:3), étant cohéritiers
avec Son Fils Jésus Christ en tant que [des] Fils de Dieu (Romains 8:17 ;
Galates 3:29 ; Tite 3:7 ; Hébreux 1:14 ; 6:17 ; 11:9 ; Jacques 2:5 ; 1Pierre
3:7).
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