Christian Churches of God

No. 006

 

 

 

Marc 5:21-43

 

(Édition 1.0 20000725-20000725)

 

 

 

Ce texte concerne deux miracles accomplis par le Christ, lesquels revêtent un symbolisme profond pour l'église.

 

 

 

Christian Churches of God

PO Box 369, WODEN ACT 2606, AUSTRALIA

 

Courriel : secretary@ccg.org

 

(Copyright ã 2000 Wade Cox)

(Tr. 2007, 2026, rév. 2026)

 

Ce document peut être librement copié et distribué à condition qu'il soit reproduit dans son intégralité, sans modifications ni suppressions. Le nom et l'adresse de l'éditeur ainsi que la notice de copyright doivent être inclus. Aucun frais ne peut être imposé aux destinataires des copies distribuées. De brèves citations peuvent être incorporées dans des articles critiques et des revues sans enfreindre le copyright.

 

 

Ce document est disponible sur les pages du World Wide Web à :
http://logon.org/ et http://ccg.org/

 

 

 

 

 

 

 Marc 5:21-43 [006]

 

Les miracles de la guérison de la femme et de la jeune fille dépeignent un récit puissant, porteur de conséquences sérieuses pour la nation d'Israël et les Tribus de Juda et de Lévi. La structure des Textes est examinée comme suit.

 

Structure du Texte

 

La Récolte/Le Rassemblement

Le texte commence par le rassemblement de la foule auprès du Christ.

 

Marc 5:21-43 Jésus dans la barque regagna l’autre rive, où une grande foule s’assembla près de lui. Il était au bord de la mer.

 

L'arrivée de Jaïrus

Ensuite, un chef de synagogue nommé Jaïrus vint à lui et lui rendit hommage. C’est un aspect crucial de la manière dont Christ traite ensuite avec lui. Jaïrus représente les fidèles de Juda et de Lévi, et leur maison est bénie dans la foi.

 

22 Alors vint un des chefs de la synagogue, nommé Jaïrus, qui, l’ayant aperçu, se jeta à ses pieds,

 

La Confession de Foi de Jaïrus

Jaïrus exprime ici l'assurance de la foi.

 

23 et lui adressa cette instante prière : Ma petite fille est à l’extrémité, viens, je te prie, impose-lui les mains, afin qu’elle soit sauvée et qu’elle vive.

 

Il possède ainsi l'assurance qu'elle vivra.

 

La foule qui presse

La multitude le suit alors. Nous pourrions dire qu'il s'agit de ceux qui représentent les « appelés mais non élus ». Ils voyaient ce que Christ accomplissait et le suivaient, mais non par une foi profonde.

 

24 Jésus s’en alla avec lui. Et une grande foule le suivait et le pressait.

 

La Confession de Foi de la Femme

Aux versets 25-28, nous voyons la confession de foi de la Femme.

 

25 Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans. 26 Elle avait beaucoup souffert entre les mains de plusieurs médecins, elle avait dépensé tout ce qu’elle possédait, et elle n’avait éprouvé aucun soulagement, mais était allée plutôt en empirant.

Ici, elle était incapable d'être guérie par le Sacerdoce ou les médecins.

 

27 Ayant entendu parler de Jésus, elle vint dans la foule par-derrière, et toucha son vêtement. 28 Car elle disait : Si je puis seulement toucher ses vêtements, je serai guérie.

C'est un nouvel exemple de la force par la foi.

 

Miracle de la Justification par la Foi

Le miracle de la justification par la foi est perçu ici comme une puissance considérable.

 

Cette femme fut rituellement impure depuis douze ans. Cela symbolisait les élus qui étaient morts dans leurs péchés et impurs devant Dieu. Elle avait conscience de son impureté, tandis que Juda et Lévi n'étaient pas conscients de leur état. Ce n’est que par l'Esprit Saint que nous sommes conduits à la repentance et à un état de prise de conscience de notre propre péché.

 

29 Au même instant la perte de sang s’arrêta, et elle sentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.

 

L’Esprit Saint sollicité par la Foi

Aux versets 30-32, nous voyons que l'Esprit Saint est sollicité à travers Christ par la Foi, bien que d'autres, moins sincères, l’avaient également touché et prétendaient le suivre. Ceux-ci sont ceux qui l'appellent « Seigneur, Seigneur » mais n'obéissent pas aux Commandements. L'Esprit Saint fut accessible par la foi.

 

30 Jésus connut aussitôt en lui-même qu’une force était sortie de lui ; et, se retournant au milieu de la foule, il dit : Qui a touché mes vêtements ? 31 Ses disciples lui dirent : Tu vois la foule qui te presse, et tu dis : Qui m’a touché ? 32 Et il regardait autour de lui, pour voir celle qui avait fait cela.

L'Esprit Saint passa de Christ à la femme uniquement par la force de sa foi. Les apôtres ne comprenaient pas encore la leçon enseignée ici. Beaucoup de gens touchaient le Christ, pourtant Christ savait quand on avait fait appel à la puissance de l’Esprit.

 

La confession de la foi devant le Christ

Cette confession fut totale et sincère. Elle ouvrit son cœur au Christ et confessa tout.

 

33 La femme, effrayée et tremblante, sachant ce qui s’était passé en elle, vint se jeter à ses pieds, et lui dit toute la vérité.

 

Approbation et Acceptation par Christ

Le Christ exprime ici son acceptation par sa foi.

34, Mais Jésus lui dit : Ma fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix, et sois guérie de ton mal.

Après cet épisode, nous voyons intervenir une épreuve de foi peut-être plus sérieuse.

 

Le Test de la Foi

Ensuite, nous voyons Jaïrus approché par le Messager venant de la maison. Ici, nous voyons la foi de Jaïrus être testée, mise à l’épreuve.

 

35 Comme il parlait encore, survinrent de chez le chef de la synagogue des gens qui dirent : Ta fille est morte ; pourquoi importuner davantage le maître ?

Le sentiment exprimé est qu'elle est morte ; à quoi bon importuner encore cet homme, il ne peut rien pour toi.

 

Christ encourage la foi

Le verset suivant montre la phase d'encouragement. Il s’agit de la structure du concept de la promesse de Dieu : ‘Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point’. Cette compréhension devait être capitale pour l'Église lors des épreuves graves (Ps. 10:14, 22:11 ; 27:9 ; Héb. 13:5).

 

36, Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement.

 

Les apôtres élus le suivent

Seuls les apôtres élus furent autorisés à le suivre jusqu’à la maison de Jaïrus. Ces trois personnes furent témoins à l’œuvre.

 

37 Et il ne permit à personne de l’accompagner, si ce n’est à Pierre, à Jacques, et à Jean, frère de Jacques.

 

Christ déclare la Résurrection

Christ est entré dans la maison. Là, il a effectivement déclaré la Résurrection et le Salut de la jeune fille, promise comme épouse. Car pour les élus, la mort serait comme un sommeil.

38 Ils arrivèrent à la maison du chef de la synagogue, où Jésus vit une foule bruyante et des gens qui pleuraient et poussaient de grands cris. 39 Il entra, et leur dit : Pourquoi faites-vous du bruit, et pourquoi pleurez-vous ? L’enfant n’est pas morte, mais elle dort.

 

Manque de foi dans Lévi

Nous constatons ici un manque flagrant de foi au sein de la maison de Juda et de Lévi.

40 Et ils se moquaient de lui.

 

La Suppression de l’Ancien Ordre

Le symbolisme ici renvoie à plusieurs exemples de la prophétie. Il fait allusion à la protection des Élus en tant que Nation, fondée sur les familles. Le concept est celui de l’appel « un d'une ville et deux d'une famille » (Jér. 3:14).

 

Christ entre dans la chambre

Christ entre dans la chambre à coucher. Il déclara alors le choix et la sélection d'Israël en tant que mère de la femme, qui est l'Église.

 

40 Alors, ayant fait sortir tout le monde, il prit avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui l’avaient accompagné, et il entra là où était l’enfant.

 

La structure de la Résurrection est détaillée. L’Église reçoit la promesse de la Première Résurrection par cet acte. Les détails se trouvent dans le chapitre 20 de l’Apocalypse. La séquence est expliquée dans les documents L’Âme (No. 092) et La Résurrection des Morts (No. 143)).

 

La jeune fille, âgée de 12 ans, représente l’Église avant la résurrection ; elle n'est pas encore en âge d’être mariée ni en pleine force. Le concept repose sur le fondement des douze qui forment la base de la Cité de Dieu (voir le document La Cité de Dieu (No. 180)). La femme elle-même fut également amenée à se repentir au cours des douze années. En cela, elle fut un témoin pour Israël par sa foi.

 

Le miracle de l'Appel et de la compréhension

 

41 Il la saisit par la main, et lui dit : Talitha koumi, ce qui signifie : Jeune fille, lève-toi, je te le dis. 42 Aussitôt la jeune fille se leva, et se mit à marcher ; car elle avait douze ans. Et ils furent dans un grand étonnement.

 

Le texte semble insister sur le fait qu'elle avait douze ans. Cela indique peut-être une capacité à marcher, mais il semble que les deux âges soient identiques, indiquant probablement qu'elles furent toutes deux sélectionnées lorsque le Messie atteignit l’âge de se marier et devint adulte. Ainsi, elles lui furent fiancées de toute éternité par l'omniscience de Dieu. La femme atteinte d’un écoulement de sang était impure et donc ne devait pas être touchée. Elle fut également mise à part pour le Messie par ce fait. Voir également le document Le Cantique des Cantiques (No. 145). La jeune fille fut mise à part au même moment, mais dès sa naissance.

 

Le Grand Étonnement

Il y a eu alors un grand étonnement de la part des spectateurs qui entendaient sans entendre et voyaient sans voir. En cela, nous sommes appelés à confondre les puissants (1Cor. 1:27).

 

Et ils furent dans un grand étonnement.

 

Les Mystères de Dieu

Christ confia alors à l'Église la garde des Mystères de Dieu, ainsi que le soin de l'Église dans son administration et sa nourriture spirituelle.

 

Les Anciens de l'Église furent établis en tant que dispensateurs/intendants des mystères de Dieu (1Cor. 4:1).

 

L’ordre de donner à la jeune fille quelque chose à manger est la même injonction que celle que Christ a donnée plus tard à Pierre : à savoir, Pais mes brebis.

 

43 Jésus leur adressa de fortes recommandations, pour que personne ne sût la chose ; et il dit qu’on donnât à manger à la jeune fille. (LSG).

Ainsi, ce qui semble être deux textes sans rapport l’un avec l’autre dans l'Évangile de Marc constitue en réalité un récit puissant de la prédestination des élus, de leur mise à part et de leur appel, et par conséquent de leur Justification et de leur Glorification dans la Première Résurrection.

 

Comme le dit Paul :

"Car toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon Son dessein.

Car ceux qu’Il a connus d’avance, Il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de Son Fils, afin que Son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.

Et ceux qu’Il a prédestinés, Il les a aussi appelés ; et ceux qu’Il a appelés, Il les a aussi justifiés ; et ceux qu’Il a justifiés, Il les a aussi glorifiés.

 

Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses ?

Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui, qui n’a point épargné Son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-Il pas aussi toutes choses avec lui ? Qui accusera les élus de Dieu ? C’est Dieu qui justifie ! (cf. Romains 8:28-33).

 

Le récit de Marc et l’accomplissement de ces Miracles constituent un témoignage puissant concernant Christ et l'appel de l’Église.

 

 

 

 

q