Christian Churches of God
No. 027
Ruth
(Édition 2.0
19940515-200000802)
Le Livre de
Ruth traite de certains aspects spécifiques des lois de succession. Il
relate également un aspect de la généalogie du Christ et constitue une
analogie de la relation entre le Christ et l'Église. Il ne s'agit pas
simplement de l'histoire simple d’une jeune fille cherchant l'amour et la
protection d'un époux.
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(Copyright
ã 1994, 2000 Christian
Churches of God, édité par Wade Cox)
(Tr. 2003,
2026, rév. 2026)
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Ruth [027]
La Bible dont nous disposons
aujourd'hui ne reflète pas l'ordre originel des livres des Écritures
hébraïques. Les Écritures hébraïques, ou Ancien Testament, étaient
initialement divisées en trois collections de livres connues sous le nom de
la Loi, les Prophètes et les Psaumes. Lorsque Jésus fut
ressuscité et apparut à ses disciples au cours d'un repas qu'ils
partageaient, il ouvrit leur intelligence à son identité en s’appuyant sur
la Loi, les Prophètes et les Psaumes.
Luc 24:44-45 Puis il leur dit : C'est
là ce que je vous disais lorsque j'étais encore avec vous, qu'il fallait que
s'accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les
prophètes, et dans les psaumes. 45 Alors il leur ouvrit l'esprit,
afin qu'ils comprissent les Écritures. (LSG)
Dans cet agencement originel, le
livre de Ruth appartenait à la collection de livres intitulée « les Psaumes
» (ainsi nommée parce que le livre des Psaumes était le premier livre de
cette collection). Plus
précisément, le livre de Ruth était le cinquième livre au sein des
"Psaumes". Aux côtés de quatre autres livres, il
faisait partie d'un sous-groupe plus restreint de livres connus sous le nom
de Rouleaux des Fêtes (Meguiloth).
On les appelait "Rouleaux des
Fêtes" car ils étaient lus lors de différentes fêtes de l'année. Plus
précisément, les livres et les fêtes au cours desquelles ils étaient lus, et
le sont encore aujourd'hui, sont :
|
Livre |
Festival |
|
Cantique des cantiques |
La
Pâque |
|
Ruth |
La Fête des Semaines
(c'est-à-ire la Pentecôte) |
|
Lamentations |
Jeûne du neuvième jour d'Ab |
|
Ecclésiaste |
La
Fête des Tabernacles |
|
Esther |
La
Fête de Pourim |
Le but évident du
livre de Ruth est de contribuer à retracer les origines de la maison de
David, et donc une partie vitale de la lignée du Messie. Cependant, ce petit
livre contient bien plus que ces seuls éléments. Par le biais d'analogies,
il renferme des instructions et des orientations pour les chrétiens, alors
que nous nous préparons, collectivement et individuellement, à être l'Épouse
du Christ lors de son avènement. Il nous montre également les
responsabilités liées à la conversion des gentils (les nations).
Toutefois, avant
d'aborder les leçons spirituelles de ce livre, nous allons passer rapidement
en revue sa trame narrative et obtenir une vue d'ensemble de son contenu.
Ruth est l'un des deux seuls livres de la Bible à porter le nom d'une femme,
l'autre étant Esther. Chose intéressante à noter est que, dans le livre de
Ruth, une femme païenne épouse un mari hébreu, tandis que, dans le livre d'Esther,
une femme juive épouse un mari païen. Dans ce livre, Ruth finit par épouser
Boaz, qui est un descendant de Salmon, lequel a épousé Rahab la prostituée,
qui se repentit à l'époque où Israël prit possession de la Terre Promise.
Rahab était une autre femme païenne
, et Rahab tout comme Ruth sont
explicitement mentionnées dans le récit de Matthieu concernant la généalogie
du Christ (voir le document
La Généalogie
du Messie (No. 119)).
Les histoires de ces femmes démontrent également que le message de Dieu
n'était pas uniquement destiné à Israël, mais qu'il
s'étendait aussi au reste des nations.
Le livre s’ouvre à
l’époque des Juges par une famine en Juda. Un homme nommé Élimélec (ce qui
signifie Mon Dieu est roi) et son
épouse Naomi (qui signifie
Ma gracieuse ou
Mon plaisir) ainsi que leurs deux fils, Machlon (Maladif)
et Kiljon (Languissant),
quittèrent Bethléhem et se sont déplacés au territoire de Moab afin
d’échapper à la famine. Élimélec meurt, et ses fils prennent pour épouses
des femmes parmi les Moabites qui les entourent, à savoir Orpa (Gazelle)
et Ruth (Amitié). Les Moabites
étaient des descendants de Lot, par ses filles, après le renversement de
Sodome et des villes de la plaine. Ainsi, les
Moabites étaient en ce sens apparentés aux Israélites, bien qu'ils ne
partageassent ni leur religion ni leur culture. Selon la Loi (Deut. 7:1-3),
les Israélites ne devaient pas prendre d'épouses cananéennes, mais les
épouses moabites étaient autorisées.
(Cependant, il n'était pas permis à un homme moabite d'entrer dans
l'assemblée de l'Éternel (Deut. 23:3), et ce, jusqu'à la dixième
génération).
Dix ans après la
mort d'Élimélec, ses deux fils Machlon et Kiljon poururent également. (Au vu
des noms de ces fils, il est possible qu'il y ait eu une prédisposition
génétique à la maladie dans cette famille, et donc peut-être une raison
supplémentaire pour laquelle Dieu permit leur mort plutôt que de susciter la
lignée de David à travers Élimélec). Le terme 'languissant' peut
aussi indiquer un désir inassouvi, ou une intention symbolique des Écritures
dans le choix des noms des fils. Il est également possible qu'ils aient été
tentés par les idoles d'un pays étranger. Il apparaît cependant que Naomi
demeura fermement attachée à son héritage, sa culture et ses croyances, et
qu'elle enseigna ces choses à ses belles-filles. Naomi apprit que la famine
en Juda avait pris fin et, n'ayant plus rien pour la retenir en Moab, elle
décida de retourner chez elle. Ses deux belles-filles veuves résolurent de
la suivre, mais une seule, Ruth, finit par le faire.
Privées d'un époux
pour subvenir à leurs besoins, Naomi et Ruth étaient pauvres ; Ruth alla
donc glaner dans les champs pendant la moisson printanière. En vertu de la
Loi, lors de la récolte des cultures, les coins des champs devaient être
laissés intacts et tout grain tombé pendant la moisson devait être laissé
sur place pour que les pauvres puissent venir le ramasser (Lév. 19:9). De
même, les vignes ne devaient pas être grappillées entièrement et les raisins
tombés ne devaient pas être recueillis, là encore en faveur des pauvres
(Lév. 19:10). Par la providence divine, Ruth vint glaner dans les champs de
Boaz. Boaz était un parent du défunt mari de Naomi et un homme extrêmement
riche. Il lui offrit sa protection et ses encouragements.
Percevant la main de
Dieu dans ces événements, Naomi ordonna à Ruth d'approcher Boaz à la fin de
la moisson et de lui faire part de son désir de l'épouser. Ruth s'exécuta,
mais un autre parent d'Élimélec disposait d'un droit de priorité pour
épouser Ruth. Boaz la racheta auprès de ce parent et l'épousa. Le livre se
conclut sur la naissance d'un fils pour Boaz et Ruth, et sur la réjouissance
de Naomi face à ce petit-fils, dont descendirent David et, en fin de compte,
Josué (Jésus) le Messie.
L’une des qualités
les plus profondes de Ruth fut sa volonté et empressement d'abandonner tout
ce qui composait sa vie. Elle quitta tout ce qui comptait pour elle – sa
patrie, sa famille, ses amis, sa culture, sa religion, en somme, son
identité tout entière – pour suivre Naomi en Israël et s'attacher à elle, à
son peuple et à son Dieu.
Ruth 1:1-18 Du temps des juges, il y
eut une famine dans le pays. Un homme de Bethléhem de Juda partit, avec sa
femme et ses deux fils, pour faire un séjour dans le pays de Moab. 2 Le
nom de cet homme était Élimélec, celui de sa femme Naomi, et ses deux fils
s'appelaient Machlon et Kiljon ; ils étaient Éphratiens, de Bethléhem de
Juda. Arrivés au pays de Moab, ils y fixèrent leur demeure. 3 Élimélec,
mari de Naomi, mourut, et elle resta avec ses deux fils. 4 Ils
prirent des femmes Moabites, dont l'une se nommait Orpa, et l'autre Ruth, et
ils habitèrent là environ dix ans. 5 Machlon et Kiljon moururent
aussi tous les deux, et Naomi resta privée de ses deux fils et de son mari.
(LSG)
Il est intéressant de noter que,
selon la note du verset 6 de
The Companion Bible,
le retour de Naomi à Bethléem eut lieu en 1326, l'année précédant le second
jubilé en 1325/1324 avant notre ère (AEC).
Le jubilé commençait à partir du Jour des
Expiations de l'année de Sabbat, en 1325, et il a pris fin le Jour des
Expiations de l'année du jubilé, en 1324. L'année 1326 était donc une année
de triple récolte. La sécheresse avait pris fin en Juda et son peuple fut en
mesure de rentrer ses produits et de se préparer pour la période de repos de
l'année de Sabbat de la terre. Dieu travaille selon Son propre Calendrier et
Ses propres règles (voir les documents d’étude
Le Calendrier
de Dieu (No. 156),
La Loi et le
Quatrième Commandement (No. 256),
La Lecture de
la Loi avec Esdras et Néhémie (No. 250)
et
Les Grandes
Lignes de la Chronologie de l’Âge (No. 272).
Ruth 1:6-18
Puis elle se leva, elle et ses
belles-filles, afin de quitter le pays de Moab, car elle apprit au pays de
Moab que l'Éternel avait visité son peuple et lui avait donné du pain.
7 Elle sortit du lieu qu'elle habitait, accompagnée de ses deux
belles-filles, et elle se mit en route pour retourner dans le pays de Juda.
8 Naomi dit alors à ses deux belles-filles : Allez, retournez
chacune à la maison de sa mère ! Que l'Éternel use de bonté envers vous,
comme vous l'avez fait envers ceux qui sont morts et envers moi ! 9 Que
l'Éternel vous fasse trouver à chacune du repos dans la maison d'un mari !
Et elle les baisa. Elles élevèrent la voix, et pleurèrent ; 10 et
elles lui dirent : Non, nous irons avec toi vers ton peuple. 11 Naomi,
dit : Retournez, mes filles ! Pourquoi viendriez-vous avec moi ? Ai-je
encore dans mon sein des fils qui puissent devenir vos maris ? 12 Retournez,
mes filles, allez ! Je suis trop vieille pour me remarier. Et quand je
dirais : J'ai de l’espérance ; quand cette nuit même je serais avec un mari,
et que j'enfanterais des fils, 13 attendriez-vous pour cela
qu'ils eussent grandi, refuseriez-vous pour cela de vous marier ? Non, mes
filles ! car à cause de vous je suis dans une grande affliction de ce que la
main de l'Éternel s'est étendue contre moi. 14 Et elles élevèrent
la voix, et pleurèrent encore. Orpa baisa sa belle-mère, mais Ruth s'attacha
à elle. 15 Naomi dit à Ruth : Voici, ta belle-sœur est retournée
vers son peuple et vers ses dieux ; retourne, comme ta belle-sœur. 16 Ruth
répondit : Ne me presse pas de te laisser, de retourner loin de toi ! Où tu
iras j'irai, où tu demeureras je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple, et
ton Dieu sera mon Dieu ; 17 où tu mourras je mourrai, et j'y
serai enterrée. Que l'Éternel me traite dans toute sa rigueur, si autre
chose que la mort vient à me séparer de toi ! 18 Naomi, la voyant
décidée à aller avec elle, cessa ses instances. (LSG)
Le degré
d'engagement de Ruth était radicalement différent de celui de sa belle-sœur.
Lorsque Naomi annonça initialement son intention de quitter Moab pour
retourner dans sa patrie, Orpa et Ruth entamèrent toutes deux le voyage avec
elle. Mais face aux protestations de Naomi, Orpa finit par partir et s'en
retourna vers son peuple, tandis que Ruth demeura unie à Naomi.
Ruth 1:19-22 Elles firent ensemble le
voyage jusqu'à leur arrivée à Bethléhem. Et lorsqu'elles entrèrent dans
Bethléhem, toute la ville fut émue à cause d'elles, et les femmes disaient :
Est-ce là Naomi ? 20 Elle leur dit : Ne m'appelez pas Naomi ;
appelez-moi Mara, car le Tout Puissant m'a remplie d'amertume. 21 J’étais
dans l'abondance à mon départ, et l'Éternel me ramène les mains vides.
Pourquoi m'appelleriez-vous Naomi, après que l'Éternel s'est prononcé contre
moi, et que le Tout Puissant m'a affligée ? 22 Ainsi revinrent du
pays de Moab Naomi et sa belle-fille, Ruth la Moabite. Elles arrivèrent à
Bethléhem au commencement de la moisson des orges. (LSG)
L’époque de la
récolte d'orge signifie que c'était la période de la Pâque. La première
coupe de l'orge correspond à l'offrande de la Gerbe Agitée, qui a lieu le
premier jour de la semaine, suivanr le Sabbat hebdomadaire qui tombe au sein
de la Fête. Cela comporte un certain nombre de leçons importantes pour le
chrétien. Naomi avait vécu comme une étrangère dans un pays étranger, en
tant que représentante du véritable Dieu et de Son mode de vie. En cela,
elle s'apparentait grandement à l'Église de Dieu. Orpa et Ruth étaient
toutes deux entrées en relation avec elle. Ensemble, elles avaient traversé
une terrible tragédie. Le moment était venu pour Naomi de rentrer chez elle
et de tourner la page. L’une des belles-filles affirma qu'elle était engagée
envers Naomi, mais se laissa dissuader de cet "engagement". L'autre
belle-fille, en revanche, était véritablement et pleinement engagée
, et se montrait disposée à payer le prix
de cet engagement, ce qui impliquait de tourner définitivement le dos à son
ancien mode de vie.
Le type d'engagement manifesté par Ruth
est celui que nous, en tant que
chrétiens, devrions posséder. Pour nous, la repentance et le baptême
symbolisent un renoncement total au soi et un engagement absolu envers une
nouvelle identité et une nouvelle destinée.
Romains 6:1-5 Que dirons-nous donc ?
Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? 2 Loin
de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le
péché ? 3 Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en
Jésus Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés ? 4 Nous
avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme
Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi
nous marchions en nouveauté de vie. 5 En effet, si nous sommes
devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons
aussi par la conformité à sa résurrection, (LSG)
Colossiens 3:3-4, Car vous êtes morts,
et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. 4 Quand Christ,
votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire.
(LSG)
Orpa, quant à elle,
manifesta une sorte de tristesse mondaine, de repentir
selon ce monde - une forme de
remords qui ne menait pas à un engagement et à un changement réels. Elle
regarda en arrière ce qu'elle s'apprêtait à quitter et finit par y
retourner. Malheureusement, il existe des chrétiens de cette nature, qui
prétendent être engagés (« nous irons sûrement avec toi ») et demeurent pour
un temps, mais lorsque vient le moment critique, ils font demi-tour et
retournent à ce dont ils avaient été appelés.
2Corinthiens 7:10 En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à
salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit
la mort. (LSG)
Luc 9:62 Jésus lui répondit : Quiconque
met la main à la charrue, et regarde en arrière n'est pas propre au royaume
de Dieu. (LSG)
Ruth, à l'inverse,
est un exemple éclatant d'un engagement authentique et total, et elle
préfigure ces chrétiens qui sont prêts à tout abandonner, y compris leur
propre vie si nécessaire, afin de suivre le Christ.
La population locale se souvenait de
Naomi, qui était manifestement endeuillée par la perte de son mari et de ses
fils. Elle exprima son amertume face à sa perte en demandant qu'on l'appelât
Mara (SHD 4755 amère).
Néanmoins, bien qu'elle eût le sentiment d'avoir traversé de grandes
épreuves, elle ne perdit pas la foi, d'où son retour dans son propre pays et
vers son propre peuple, probablement à temps pour la Pâque et les Pains sans
levain.
Nous devons tous
faire face à la perte d'êtres chers et à diverses épreuves au cours de notre
existence, et il relève de notre croissance spirituelle de ne pas perdre la
foi.
Lorsque Naomi et
Ruth sont arrivées à Bethléhem, Ruth a pris l’initiative d'aller glaner dans
les champs, afin de subvenir ainsi à ses propres besoins ainsi qu’à ceux de
sa belle-mère.
Ruth 2:1-3 Naomi avait un parent de son
mari. C'était un homme puissant et riche, de la famille d'Élimélec, et qui
se nommait Boaz. 2 Ruth la Moabite dit à Naomi : Laisse-moi, je
te prie, aller glaner des épis dans le champ de celui aux yeux duquel je
trouverai grâce. Elle lui répondit : Va, ma fille. 3 Elle alla
glaner dans un champ, derrière les moissonneurs. Et il se trouva par hasard
que la pièce de terre appartenait à Boaz, qui était de la famille
d'Élimélec. (LSG)
Ruth sortit pour
glaner et il « advint » qu'elle se retrouva dans le champ de son futur
époux, Boaz. Cela revêt une signification considérable pour nous. Le terme
glaner en hébreu signifie prendre,
cueillir, glaner, ramasser. Cela consistait à ramasser les restes et les
morceaux de grain éparpillés au moment de la récolte. Un glaneur ne semait
pas la récolte. Un glaneur n'irriguait pas la culture et ne l'entretenait
pas durant sa maturation. Ces tâches incombaient au cultivateur propriétaire
du champ. Un glaneur était par conséquent une personne autorisée à partager
les efforts d'autrui et à en bénéficier.
À bien des égards,
cela préfigure la relation des chrétiens avec leur futur époux, le Christ.
C'est Dieu qui nous a appelés. La parabole du semeur se trouve dans Matthieu
13.
Matthieu 13:3-9 Il leur parla en
paraboles sur beaucoup de choses, et il dit : 4 Un semeur sortit
pour semer. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du
chemin : les oiseaux vinrent, et la mangèrent. 5 Une autre partie
tomba dans les endroits pierreux, où elle n'avait pas beaucoup de terre :
elle leva aussitôt, parce qu'elle ne trouva pas un sol profond ; 6 mais,
quand le soleil parut, elle fut brûlée et sécha, faute de racines. 7 Une
autre partie tomba parmi les épines : les épines montèrent, et
l'étouffèrent. 8 Une autre partie tomba dans la bonne terre :
elle donna du fruit, un grain cent, un autre soixante, un autre trente.
9 Que celui qui a des oreilles pour entendre entende........
18 Vous
donc, écoutez ce que signifie la parabole du semeur......
23 Celui
qui a reçu la semence dans la bonne terre, c'est celui qui entend la parole
et la comprend ; il porte du fruit, et un grain en donne cent, un autre
soixante, un autre trente. (LSG)
Cet exemple est
intéressant car, à mesure que la « semence » de l'Évangile est dispersée,
une partie tombe sur une bonne terre où elle croît et produit du fruit. Le
Christ a précisé que la bonne terre représente ceux qui entendent la
parole et la comprennent. Luc 8:15 ajoute :
Luc 8:15 Ce qui est tombé dans la bonne
terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur honnête et
bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance. (LSG)
Il est tout à fait
évident que le monde entier ne comprend pas l'Évangile du Royaume de Dieu et
n'agit pas en conséquence. Il doit tomber dans une bonne terre. Il doit être
reçu, puis croître et parvenir à maturité parmi les personnes qui le
comprennent.
Plusieurs choses
sont impliquées ici. Premièrement, il y a l'éparpillement de la semence et
l'écoute de la parole. Ensuite, il y a la
compréhension de celle-ci.
Finalement, il y a le fait de s’y tenir fermement, avec un cœur honnête et
bon. Ce dernier point est un élément sur lequel nous exerçons un contrôle.
En revanche, les deux premiers points sont quelque chose que Dieu - ou
Christ, agissant sous Sa direction - doit faire en notre faveur.
C'est Christ qui
prépare la "terre" de nos vies afin de nous rendre aptes à recevoir les
enseignements de la parole de Dieu, ou la "semence". Pourquoi certaines
"terres" sont-elles une bonne "terre" ? C'est parce que Christ travaille
dans nos vies, souvent, semble-t-il, des années à l'avance, pour façonner en
nous les conditions par lesquelles nous serons prêts et réceptifs à la
"semence" de Dieu le moment venu pour elle d'être répandue dans notre
existence.
Dans la Bible, nous
trouvons de nombreux récits de personnes appelées de manière fascinante et
dont la vie a été préparée pour la
semence, lorsqu’elle se présenta. Citons, par exemple, l'appel de
l'Eunuque éthiopien :
Actes 8:26-39 Un ange du Seigneur,
s'adressant à Philippe, lui dit : Lève-toi, et va du côté du midi, sur le
chemin qui descend de Jérusalem à Gaza, celui qui est désert. 27 Il
se leva, et partit. Et voici, un Éthiopien, un eunuque, ministre de Candace,
reine d'Éthiopie, et surintendant de tous ses trésors, venu à Jérusalem pour
adorer, 28 s’en retournait, assis sur son char, et lisait le
prophète Ésaïe. 29 L’Esprit dit à Philippe : Avance, et
approche-toi de ce char. 30 Philippe accourut, et entendit
l'Éthiopien qui lisait le prophète Ésaïe. Il lui dit : Comprends-tu ce que
tu lis ? 31 Il répondit : Comment le pourrais-je, si quelqu'un ne
me guide ? Et il invita Philippe à monter et à s'asseoir avec lui. 32 Le
passage de l'Écriture qu'il lisait était celui-ci : Il a été mené comme une
brebis à la boucherie ; Et, comme un agneau muet devant celui qui le tond,
Il n'a point ouvert la bouche. 33 Dans son humiliation, son
jugement a été levé. Et sa postérité, qui la dépeindra ? Car sa vie a été
retranchée de la terre. 34 L’eunuque dit à Philippe : Je te prie,
de qui le prophète parle-t-il ainsi ? Est-ce de lui-même, ou de quelque
autre ? 35 Alors Philippe, ouvrant la bouche et commençant par ce
passage, lui annonça la bonne nouvelle de Jésus. 36 Comme ils
continuaient leur chemin, ils rencontrèrent de l'eau. Et l'eunuque dit :
Voici de l’eau ; qu'est-ce qui empêche que je ne sois baptisé ? 37 Philippe
dit : Si tu crois de tout ton cœur, cela est possible. L'eunuque répondit :
Je crois que Jésus Christ est le Fils de Dieu. 38 Il fit arrêter
le char ; Philippe et l'eunuque descendirent tous deux dans l'eau, et
Philippe baptisa l'eunuque. 39 Quand ils furent sortis de l'eau,
l'Esprit du Seigneur enleva Philippe, et l'eunuque ne le vit plus. Tandis
que, joyeux, il poursuivait sa route, (LSG)
Cet Éthiopien avait,
de toute évidence, été guidé et préparé à cela par Christ, de sorte que
quand le moment choisi par Dieu pour son appel arriva, il était prêt,
désireux, disposé et apte à recevoir la "semence" de l'Évangile.
Cet Éthiopien et
plusieurs comme lui ont été préparés et baptisés. Philippe a été
miraculeusement retiré, indiquant que l'Esprit Saint allait travailler
maintenant avec les Éthiopiens. L'Église éthiopienne fut établie en tant
qu’Église nouvelle et indépendante à la suite de cette activité, et les
Églises abyssiniennes se sont développées pour devenir des structures
spirituellement puissantes. À tel point qu'au IIe siècle, elles étaient
solidement établies et qu'au IVe siècle, alors que les chrétiens d'Asie
Mineure subissaient des persécutions, les Abyssiniens purent envoyer
l'évêque Mueses en Asie pour y fonder et organiser les églises en Chine
(voir
La
Distribution Générale des Églises observant le Sabbat (No. 122)).
Non seulement Dieu prépare d'abord
le sol de nos vies avant de disperser la semence dans notre direction, mais
Il nous conduit également tout au long du chemin, nous accordant des
expériences et des opportunités afin que la semence puisse croître,
s'épanouir et produire du fruit. Paul a écrit :
1Corinthiens 3:6-7 J'ai planté, Apollos
a arrosé, mais Dieu a fait croître, 7 en sorte que ce n'est pas
celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui
fait croître. (LSG)
Chacun de nous a son
rôle à jouer dans la croissance chrétienne et le dépassement de soi
(surmonter), comme Paul l'explique dans les versets qui suivent. Malgré
tout, c'est Dieu, agissant par l'intermédiaire du Christ, qui fournit les
expériences menant à notre croissance.
Dieu "n'orchestre
pas" nos vies , mais il ne fait
guère de doute qu'Il dirige, inspire et soit provoque des conditions et des
événements, soit utilise les événements de notre existence pour générer en
nous une croissance supplémentaire. Ainsi, nous sommes semblables à Ruth, la
glaneuse. Le Christ est à l'œuvre dans nos vies et nous avons le privilège
de recevoir les bienfaits de ses efforts.
Boaz est un type de Christ
Lorsque Ruth a
commencé à glaner dans les champs de Boaz, celui-ci la remarqua et s'enquit
de son identité. Apprenant qu'elle était la belle-fille de Naomi, il prit
des dispositions particulières en sa faveur, s'assurant qu'elle serait en
sécurité et que ses efforts seraient profitables.
Ruth 2:4-14 Et voici, Boaz vint de
Bethléhem, et il dit aux moissonneurs : Que l'Éternel soit avec vous ! Ils
lui répondirent : Que l'Éternel te bénisse ! 5 Et Boaz dit à son
serviteur chargé de surveiller les moissonneurs : À qui est cette jeune
femme ? 6 Le serviteur chargé de surveiller les moissonneurs
répondit : C'est une jeune femme Moabite, qui est revenue avec Naomi du pays
de Moab. 7 Elle a dit : Permettez-moi de glaner et de ramasser
des épis entre les gerbes, derrière les moissonneurs. Et depuis ce matin
qu'elle est venue, elle a été debout jusqu'à présent, et ne s'est reposée
qu'un moment dans la maison. 8 Boaz dit à Ruth : Écoute, ma
fille, ne va pas glaner dans un autre champ ; ne t'éloigne pas d'ici, et
reste avec mes servantes. 9 Regarde où l'on moissonne dans le
champ, et va après elles. J'ai défendu à mes serviteurs de te toucher. Et
quand tu auras soif, tu iras aux vases, et tu boiras de ce que les
serviteurs auront puisé. 10 Alors elle tomba sur sa face et se
prosterna contre terre, et elle lui dit : Comment ai-je trouvé grâce à tes
yeux, pour que tu t'intéresses à moi, à moi qui suis une étrangère ? 11 Boaz
lui répondit : On m'a rapporté tout ce que tu as fait pour ta belle-mère
depuis la mort de ton mari, et comment tu as quitté ton père et ta mère et
le pays de ta naissance, pour aller vers un peuple que tu ne connaissais
point auparavant. 12 Que l'Éternel te rende ce que tu as fait, et
que ta récompense soit entière de la part de l'Éternel, le Dieu d'Israël,
sous les ailes duquel tu es venue te réfugier ! 13 Et elle dit :
Oh ! que je trouve grâce à tes yeux, mon seigneur ! Car tu m'as consolée, et
tu as parlé au cœur de ta servante. Et pourtant je ne suis pas, moi, comme
l'une de tes servantes. 14 Au moment du repas, Boaz dit à Ruth :
Approche, mange du pain, et trempe ton morceau dans le vinaigre. Elle
s'assit à côté des moissonneurs. On lui donna du grain rôti ; elle mangea et
se rassasia, et elle garda le reste. (LSG)
Glaner/le glanage
était un travail pénible, sans garantie de grand succès, même si les
moissonneurs étaient très méticuleux dans leurs tâches. De plus, pour les
jeunes femmes, le risque d'être agressées existait lorsqu'elles
travaillaient dans les champs. Dans le cas de Ruth, sa condition d'étrangère
aurait pu l'exposer aux moqueries. Cependant, Boaz veilla à sa protection.
Il ordonna également délibérément à ses moissonneurs de laisser tomber du
grain supplémentaire à son intention, afin que les efforts de Ruth fussent
couronnés de succès et qu'elle en fût encouragée.
Ruth 2:15-17 Puis elle se leva pour
glaner. Boaz donna cet ordre à ses serviteurs : Qu'elle glane aussi entre
les gerbes, et ne l'inquiétez pas, 16 et même vous ôterez pour
elle des gerbes quelques épis, que vous la laisserez glaner, sans lui faire
de reproches. 17 Elle glana dans le champ jusqu'au soir, et elle
battit ce qu'elle avait glané. Il y eut environ un épha d'orge. (LSG)
Par son attitude
envers Ruth, Boaz préfigurait l'amour, le soin et la sollicitude que le
Christ manifeste à notre égard. Maintes fois, nous éprouvons du
découragement et de la frustration face à nos efforts pour croître et glaner
ce que le Christ a mis à notre disposition. Il
arrive que nous nous mettions à douter de Dieu. Son plan pour nous va-t-il
réellement s'accomplir ? Se soucie-t-Il véritablement de moi en tant
qu'individu ? Pourquoi la vie est-elle si difficile ?
Christ et Dieu
comprennent ces sentiments, ces émotions ainsi que notre situation. Christ
aspire à nous abriter et à répandre sa paix dans nos vies :
Luc 13:34 Jérusalem, Jérusalem, qui
tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois
ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble sa couvée sous
ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu ! (LSG)
1Pierre 5:6-7 Humiliez-vous [glaner
était un travail humiliant] donc sous la puissante main de Dieu, afin qu'il
vous élève au temps convenable ; 7 et déchargez-vous sur lui de
tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous. (LSG)
Christ et Dieu ne
nous abandonneront jamais.
Hébreux 13:5 Ne vous livrez pas à
l'amour de l’argent ; contentez-vous de ce que vous avez ; car Dieu lui-même
a dit : Je ne te délaisserai point, et je ne t'abandonnerai point. (LSG)
Hébreux 13:5 Que votre
caractère ou disposition morale soit exempt de l'amour de l'argent [incluant
l'avidité, la cupidité, l'avarice, la luxure, la convoitise et la soif de
biens terrestres] et que vous soyez satisfaits de vos [circonstances et de
ce que vous avez] actuels ; car Il [Dieu] Lui-même a dit, Je ne vous
laisserai tomber d'aucune façon, ni
vous abandonnerai, ni vous
laisserai sans soutien. Non, non, non*, en aucune façon, Je ne vous
laisserai pas sans défense, ni vous
abandonnerai, ni [vous] laisserai tomber (relâcherai Mon emprise sur
vous) ! [Certainement pas !] (traduction de la Bible Amplifiée). (* Trois
négations précèdent le verbe -
Wuest's Word Studies
(Études de la Parole de Wuest)).
Tout comme Boaz prit
soin de sa future épouse, Ruth, le Christ veillera sur nous avec empathie et
compassion.
Ruth 2:18-23 Elle l'emporta et rentra
dans la ville, et sa belle-mère vit ce qu'elle avait glané. Elle sortit
aussi les restes de son repas, et les lui donna. 19 Sa belle-mère
lui dit : Où as-tu glané aujourd'hui, et où as-tu travaillé ? Béni soit
celui qui s'est intéressé à toi ! Et Ruth fit connaître à sa belle-mère chez
qui elle avait travaillé : L'homme chez qui j'ai travaillé aujourd'hui,
dit-elle, s'appelle Boaz. 20 Naomi dit à sa belle-fille : Qu'il
soit béni de l'Éternel, qui se montre miséricordieux pour les vivants comme
il le fut pour ceux qui sont morts ! Cet homme est notre parent, lui dit
encore Naomi, il est de ceux qui ont sur nous droit de rachat. 21 Ruth
la Moabite ajouta : Il m'a dit aussi : Reste avec mes serviteurs, jusqu'à ce
qu'ils aient achevé toute ma moisson. 22 Et Naomi dit à Ruth, sa
belle-fille : Il est bon, ma fille, que tu sortes avec ses servantes, et
qu'on ne te rencontre pas dans un autre champ. 23 Elle resta donc
avec les servantes de Boaz, pour glaner, jusqu'à la fin de la moisson des
orges et de la moisson du froment. Et elle demeurait avec sa belle-mère.
(LSG)
Il s’agit d’un
concept de fidélité à Christ dans les tâches qui lui ont été attribuées.
Paul a dit qu'il y a plusieurs administrations et plusieurs organisations,
mais un seul Seigneur. On s'attend à ce que nous restions fidèles à Christ
durant toute cette moisson, et ce, jusqu'à la fin de l'âge. Il ne nous ai
pas permis de retourner dans les champs des autres Seigneurs, qui sont
placés au-dessus de nous (l'armée déchue). Nous devons rester dans l'Église
de Dieu. C'est-à-dire que nous devons rester dédiés/dévoués à Christ pendant
toute la durée de cette moisson - de la moisson de l'orge jusqu'à la moisson
du blé à la Pentecôte.
De la moisson des
orges à la moisson du froment, la période s'étend du Christ à travers
l'entière moisson de l'Église lors de la Première Résurrection, mais nous ne
devons pas relâcher nos efforts avant que cette moisson complète ne soit
achevée. En d'autres termes, nous devons œuvrer jusqu'à l'avènement même du
Messie. Aucune autorisation de cesser ne nous est accordée.
Ruth rechercha le mariage avec hardiesse
L'un des aspects
fascinants de Ruth réside dans le fait qu'elle était une femme dotée de
courage et de conviction. C'était l'époque des mariages arrangés et du choix
des épouses par les hommes. Considérez de surcroît la situation dans
laquelle se trouvait Ruth. Elle était une glaneuse sans ressources, une
étrangère, une Gentile impure et, sur le plan culturel, inférieure à
l'une des propres servantes de Boaz.
Ruth 2:13 Et elle dit : Oh ! que je
trouve grâce à tes yeux, mon seigneur ! Car tu m'as consolée, et tu as parlé
au cœur de ta servante. Et pourtant je ne suis pas, moi, comme l'une de tes
servantes. (LSG)
Pourtant, elle a eu
la hardiesse, l’audace et le courage de demander à Boaz, un propriétaire
terrien riche et hautement respecté, de l'épouser. Elle se fiait
manifestement au jugement de Naomi. Naomi comprenait que la main de Dieu
guidait cette affaire. Une question juridique se posait également ici, car
sa hardiesse ne découlait pas de son seul désir personnel.
Ruth 3:1-18 Naomi, sa belle-mère, lui
dit : Ma fille, je voudrais assurer ton repos, afin que tu fusses heureuse.
2 Et maintenant Boaz, avec les servantes duquel tu as été,
n'est-il pas notre parent ? Voici, il doit vanner cette nuit les orges qui
sont dans l'aire. 3 Lave-toi et oins-toi, puis remets tes habits,
et descends à l'aire. Tu ne te feras pas connaître à lui, jusqu'à ce qu'il
ait achevé de manger et de boire. 4 Et quand il ira se coucher,
observe le lieu où il se couche. Ensuite va, découvre ses pieds, et
couche-toi. Il te dira lui-même ce que tu as à faire. 5 Elle lui
répondit : Je ferai tout ce que tu as dit. 6 Elle descendit à
l'aire, et fit tout ce qu'avait ordonné sa belle-mère. 7 Boaz
mangea et but, et son cœur était joyeux. Il alla se coucher à l'extrémité
d'un tas de gerbes. Ruth vint alors tout doucement, découvrit ses pieds, et
se coucha. 8 Au milieu de la nuit, cet homme eut une frayeur ; il
se pencha, et voici, une femme était couchée à ses pieds. 9 Il
dit : Qui es-tu ? Elle répondit : Je suis Ruth, ta servante ; étends ton
aile sur ta servante, car tu as droit de rachat. 10 Et il dit :
Sois bénie de l'Éternel, ma fille ! Ce dernier trait témoigne encore plus en
ta faveur que le premier, car tu n'as pas recherché des jeunes gens, pauvres
ou riches. 11 Maintenant, ma fille, ne crains point ; je ferai
pour toi tout ce que tu diras ; car toute la porte de mon peuple sait que tu
es une femme vertueuse. 12 Il est bien vrai que j'ai droit de
rachat, mais il en existe un autre plus proche que moi. 13 Passe
ici la nuit. Et demain, s'il veut user envers toi du droit de rachat, à la
bonne heure, qu'il le fasse ; mais s'il ne lui plaît pas d'en user envers
toi, j'en userai, moi, l'Éternel est vivant ! Reste couchée jusqu'au matin.
14 Elle resta couchée à ses pieds jusqu'au matin, et elle se leva
avant qu'on pût se reconnaître l'un l'autre. Boaz dit : Qu'on ne sache pas
qu'une femme est entrée dans l'aire. 15 Et il ajouta : Donne le
manteau qui est sur toi, et tiens-le. Elle le tint, et il mesura six mesures
d'orge, qu'il chargea sur elle. Puis il rentra dans la ville. 16 Ruth
revint auprès de sa belle-mère, et Naomi dit : Est-ce toi, ma fille ? Ruth
lui raconta tout ce que cet homme avait fait pour elle. 17 Elle
dit : Il m'a donné ces six mesures d'orge, en disant : Tu ne retourneras pas
à vide vers ta belle-mère. 18 Et Naomi dit : Sois tranquille, ma
fille, jusqu'à ce que tu saches comment finira la chose, car cet homme ne se
donnera point de repos qu'il n'ait terminé cette affaire aujourd'hui. (LSG)
Ruth demanda à Boaz
"d'étendre son aile" (ou son pan de manteau) sur elle, à la fois
symboliquement en se glissant sous sa couverture à ses pieds, et verbalement
lorsqu'il s'éveilla. Demander à Boaz d'agir de la sorte signifiait qu'elle
l'invitait à accomplir ses devoirs de proche parent en vertu des lois du
lévirat. Elle réclamait son droit à la fécondation, afin d'enfanter un fils
qui fût la descendance de son défunt mari, et pour que sa belle-mère et
elle-même pussent entrer en possession de leur héritage au sein de la tribu
de Juda et du clan de Bethléem Éphrata. C'était son droit. Onan fut mis a
mort pour avoir refusé ce droit et cette obligation (voir les documents
Le
Péché d'Onan (No. 162)
et
La Généalogie
du Messie (No. 119)).
Boaz reconnut que en Ruth une femme une
femme de valeur (une femme vertueuse
- LSG). Il accepta son droit de réclamer l'application des lois du lévirat,
mais plus particulièrement, il aspira à un lien plus grand ; il reçut cette
proposition et s'efforça de s'en acquitter lui-même, en lieu et place du
parent plus proche, conformément au désir exprimé par Ruth.
De la même manière,
nous devrions rechercher avec hardiesse la « main » de notre Maître dans le
mariage. Christ attend de nous épouser (spirituellement parlant) selon les
lois et la structure établies pour lui par Dieu. Ruth préfigure l'Église et
Boaz préfigure le Christ. Nous, l'Église, formons collectivement l'Épouse du
Christ, et le Christ est établi comme roi et Fils de Dieu en puissance par
sa résurrection d'entre les morts (Rom. 1:4). Il doit revenir sur cette
terre pour nous ressusciter dans la gloire et entrer dans une relation
éternelle d'amour avec nous, relation dont le mariage humain est le type.
Éphésiens 5:25-32 Maris, aimez vos
femmes, comme Christ a aimé l'Église, et s'est livré lui-même pour elle,
26 afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée
par le baptême d'eau, 27 afin de faire paraître devant lui cette
Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et
irrépréhensible. 28 C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs
femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même.
29, Car jamais personne n'a haï sa propre chair ; mais il la
nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l'Église, 30 parce
que nous sommes membres de son corps. 31 C’est pourquoi l'homme
quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux
deviendront une seule chair. 32 Ce mystère est grand ; je dis
cela par rapport à Christ et à l'Église. (LSG)
C'est pourquoi nous
devrions également attendre cette joyeuse occasion avec une impatience
ardente.
Apocalypse 22:17 Et l'Esprit et
l'épouse disent : Viens. Et que celui qui entend dise : Viens. Et que celui
qui a soif vienne ; que celui qui veut, prenne de l'eau de la vie,
gratuitement. (LSG)
Apocalypse 22:20 Celui qui atteste ces
choses dit : Oui, je viens bientôt. Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! (LSG)
Un aspect
intéressant à considérer est que notre union avec le Christ sera un mariage
entre êtres égaux,
d'Elohim à Elohim. Le Christ ne va pas épouser des êtres qui
lui seraient d'une manière ou d'une autre inférieurs. Nous serons exactement
sur le même plan d'existence que lui, en tant que fils et filles spirituels
glorifiés de notre Père – qui est aussi le Dieu et Père du Christ –, en tant
que frères du Christ et cohéritiers avec lui. Il est notre chef comme le
mari est le chef de la femme, mais ils sont tous deux égaux en type et en
nature.
Hébreux 2:11, Car celui qui sanctifie
et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d'un seul. C'est pourquoi il n'a
pas honte de les appeler frères, (LSG)
Romains 8:16-17 L’Esprit lui-même rend
témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. 17 Or,
si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et
cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d'être
glorifiés avec lui. (LSG)
Romains 8:28-29 Nous savons, du reste,
que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui
sont appelés selon son dessein. 29, Car ceux qu'il a connus
d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son
Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères (La
Phillips dit afin que son Fils soit
l'ainé d'une famille de plusieurs frères). (LSG)
1Jean 3:1-3 Voyez quel amour le Père
nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le
sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c'est qu'il ne l'a pas connu.
2 Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous
serons n'a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsque cela
sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel
qu'il est. 3 Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme
lui-même est pur. (LSG)
1Jean 3:1-3 Considérez
l'amour incroyable que le Père nous a démontré en permettant que nous soyons
appelés les "enfants de Dieu" - et ce n'est pas seulement ce que nous sommes
appelés, mais ce que nous sommes.
Notre hérédité venant de Dieu n'est pas une simple figure de style – ce qui
explique la raison pour laquelle le monde ne nous reconnaîtra pas plus qu'il
n'a reconnu Christ. Oh, mes chers enfants (pardonnez l'affection d'un vieil
homme !), l'avez-vous compris ? Nous sommes ici et maintenant les enfants de
Dieu. Nous ne savons pas ce que nous deviendrons dans l'avenir. Nous savons
seulement que, si la réalité venait à percer, nous devrions refléter sa
ressemblance, car nous devrions le voir tel qu’il est vraiment ! (Phillips)
Cela se rattache
également à l'armée céleste.
Boaz racheta Ruth
Bien que Boaz et
Ruth aient souhaité se marier, Boaz n'était pas libre d'épouser Ruth en
raison du fonctionnement de la Loi sur le remariage. En vertu de la Loi, si
un homme mourait sans laisser d’héritier mâle, son frère devait prendre sa
femme veuve en mariage, et le premier-né issu de cette union devait être
compté comme successeur et héritier au nom du frère défunt. Aujourd'hui,
dans notre système axé sur l'amour et le mariage, cela semble plutôt
péremptoire, mais à l'époque, cette mesure atteignait deux objectifs.
Premièrement, cela garantissait que le nom d'un homme ne s'éteignît pas en
Israël ; deuxièmement, elle constituait un moyen de subvenir aux besoins de
l'épouse veuve. Prophétiquement, Dieu a fait promulguer cette loi afin de
protéger l'héritage des Tribus et la sécurité sociale des familles. Son
application dans le livre de Ruth et ailleurs permet que les leçons
spirituelles majeures de ce livre, ainsi que les éléments de la lignée du
Messie, se déroulent de la manière dont ils ont eu lieu, afin que nous
puissions appréhender la notion du Salut des Gentils dans le
sacerdoce restauré de Melchisédek (ou Melchizédek ; voir le document
Melchisédek
(No. 128)).
Deutéronome 25:5-9 Lorsque des frères
demeureront ensemble, et que l'un d'eux mourra sans laisser de fils, la
femme du défunt ne se mariera point au dehors avec un étranger, mais son
beau-frère ira vers elle, la prendra pour femme, et l'épousera comme
beau-frère. 6 Le premier-né qu'elle enfantera succédera au frère
mort et portera son nom, afin que ce nom ne soit pas effacé d'Israël. 7 Si
cet homme ne veut pas prendre sa belle-sœur, elle montera à la porte vers
les anciens, et dira : Mon beau-frère refuse de relever en Israël le nom de
son frère, il ne veut pas m'épouser par droit de beau-frère. 8 Les
anciens de la ville l'appelleront, et lui parleront. S'il persiste, et dit :
Je ne veux pas la prendre, 9 alors sa belle-sœur s'approchera de
lui en présence des anciens, lui ôtera son soulier du pied, et lui crachera
au visage. Et prenant la parole, elle dira : Ainsi sera fait à l'homme qui
ne relève pas la maison de son frère. (LSG)
Les fils d'Élimélec
moururent sans laisser d'héritier. Par conséquent, il n'y avait personne
pour perpétuer le nom ou l'héritage d'Élimélec (c'est-à-dire qu'Élimélec
n'avait pas d’autres fils). Ainsi, les frères d'Élimélec, en tant que plus
proches parents, ainsi que leurs lignées, avaient la responsabilité
d'accomplir le devoir de susciter un héritier en vertu de la loi du Lévirat.
En l'absence de beau-frère vivant, la responsabilité incombait alors au plus
proche parent au sein de la tribu. Ce principe se retrouve également dans un
autre commandement énoncé dans le Lévitique 25:25. Cet autre commandement
dispose :
Lévitique 25:25 Si ton frère devient
pauvre et vend une portion de sa propriété, celui qui a le droit de rachat,
son plus proche parent, viendra et rachètera ce qu'a vendu son frère. (LSG)
Naomi était trop
âgée pour enfanter (Ruth 1:12) et susciter ainsi un fils au nom d'Élimélec.
La propriété de son clan et son héritage ne pouvaient être vendus à
perpétuité, mais seulement par récoltes sous le système du jubilé. Naomi et
Ruth furent manifestement contraintes par les circonstances, l'absence
d'hommes et le manque de moyens de récolte, de céder la part d'héritage qui
revenait aux fils d'Élimélec. Afin de protéger le potentiel de récolte de la
propriété en tant qu'héritage au sein des tribus et de la famille,
l'obligation incombait à un parent de Naomi de prendre Ruth pour épouse,
bien qu'elle fût Moabite. Cela se comprend à la lumière de la leçon d'Onan
et de Juda. Dieu fit mourir Onan parce qu'il refusait d'accomplir son
devoir, et sa belle-sœur Tamar (évoquée ici) fut contrainte à l'inceste avec
son beau-père Juda pour préserver son propre héritage et celui de son mari.
Rappelons que Ruth était une Gentile(Païenne), et par conséquent « impure »
aux yeux de la majeure partie du peuple d'Israël. Boaz était disposé à
épouser Ruth et à susciter ainsi un fils au nom d'Élimélec, mais il existait
un autre parent qui était plus proche d'Élimélec que Boaz, et qui possédait
donc un « droit de priorité » dans ce processus..
Ceci s'avère d'une
importance capitale dans la relation entre le Christ et l'Armée céleste. Si
l'on considère cela sous une forme spirituelle, nous observons le Christ et
l'Armée céleste à qui la responsabilité des êtres humains a été confiée.
Nous sommes issus des nations païennes. Elles ne sont pas la propriété du
Christ. Elles appartiennent à l'Armée céleste.
Boaz, conscient de
cet état de fait, devait amener cet autre parent à renoncer à ses droits et
à son obligation d'acheter ou de racheter la propriété, et par conséquent, à
renoncer également au mariage avec Ruth.
Ruth 4:1-12 Boaz monta à la porte, et
s'y arrêta. Or voici, celui qui avait droit de rachat, et dont Boaz avait
parlé, vint à passer. Boaz lui dit : Approche, reste ici, toi un tel. Et il
s'approcha, et s'arrêta. 2 Boaz prit alors dix hommes parmi les
anciens de la ville, et il dit : Asseyez-vous ici. Et ils s'assirent. 3 Puis
il dit à celui qui avait le droit de rachat : Naomi, revenue du pays de
Moab, a vendu la pièce de terre qui appartenait à notre frère Élimélec.
4 J’ai cru devoir t'en informer, et te dire : Acquiers-la, en présence
des habitants et en présence des anciens de mon peuple. Si tu veux racheter,
rachète ; mais si tu ne veux pas, déclare-le-moi, afin que je le sache. Car
il n'y a personne avant toi qui ait le droit de rachat, et je l'ai après
toi. Et il répondit : je rachèterai. 5 Boaz dit : Le jour où tu
acquerras le champ de la main de Naomi, tu l'acquerras en même temps de Ruth
la Moabite, femme du défunt, pour relever le nom du défunt dans son
héritage. 6 Et celui qui avait le droit de rachat répondit : Je
ne puis pas racheter pour mon compte, crainte de détruire mon héritage ;
prends pour toi mon droit de rachat, car je ne puis pas racheter. 7 Autrefois
en Israël, pour valider une affaire quelconque relative à un rachat ou à un
échange, l'un ôtait son soulier et le donnait à l’autre : cela servait de
témoignage en Israël. 8 Celui qui avait le droit de rachat dit
donc à Boaz : Acquiers pour ton compte ! Et il ôta son soulier. 9 Alors
Boaz dit aux anciens et à tout le peuple : Vous êtes témoins aujourd'hui que
j'ai acquis de la main de Naomi tout ce qui appartenait à Élimélec, à Kiljon
et à Machlon, 10 et que je me suis également acquis pour femme
Ruth la Moabite, femme de Machlon, pour relever le nom du défunt dans son
héritage, et afin que le nom du défunt ne soit point retranché d'entre ses
frères et de la porte de son lieu. Vous en êtes témoins aujourd’hui !
11 Tout le peuple qui était à la porte et les anciens dirent : Nous en
sommes témoins ! Que l'Éternel rende la femme qui entre dans ta maison
semblable à Rachel et à Léa, qui toutes les deux ont bâti la maison
d’Israël ! Manifeste ta force dans Éphrata, et fais-toi un nom dans
Bethléhem ! 12 Puisse la postérité que l'Éternel te donnera par
cette jeune femme rendre ta maison semblable à la maison de Pérets, qui fut
enfanté à Juda par Tamar ! (LSG)
L'acte d'ôter son
soulier ou sa sandale lors de la conclusion d'un contrat constituait une
tradition séculaire, qui semble découler du fait que le droit de fouler le
sol appartenait à son propriétaire. Par conséquent, le transfert d'une
sandale représentait le transfert de la propriété. Le Psaume 60:8 semble y
faire allusion.
Psaume 60:8 Moab est le bassin où je me
lave ; je jette mon soulier sur Édom ; pays des Philistins, pousse à mon
sujet des cris de joie ! - (LSG)
Dans ce cas précis,
Dieu déclare qu'Il transférera la terre d'Édom à Lui-même. Apparemment,
cette coutume était répandue parmi les anciens Indiens et les Germains, et
qu'elle était encore en usage en Orient au siècle dernier.
Cependant, le type spirituel de tout
ceci réside dans le fait que Boaz était disposé à racheter Ruth, et
devait effectivement le faire, avant de pouvoir l'épouser. Il en va de
même pour le Christ. Le processus de notre rédemption – notre rachat pour
Dieu par l'intermédiaire du Christ – a débuté par la mort du Christ à la
Pâque.
1Pierre 1:18-19 sachant que ce n'est
pas par des choses périssables, par de l'argent ou de l'or, que vous avez
été rachetés de la vaine manière de vivre que vous avez héritée de vos
pères, 19 mais par le sang précieux de Christ, comme d'un agneau
sans défaut et sans tache (LSG)
Néanmoins, ce
processus se poursuit encore pour nous et se poursuivra jusqu'à la Première
Résurrection, moment où nos corps seront transformés de la matière à
l'esprit et où l'adoption au sein de la famille de Dieu sera
accomplie.
Romains 8:23 Et ce n'est pas elle
seulement ; mais nous aussi, qui avons les prémices de l'Esprit, nous aussi
nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l'adoption, la rédemption de
notre corps. (LSG)
Éphésiens 1:14 lequel est un gage de
notre héritage, pour la rédemption de ceux que Dieu s'est acquis, à la
louange de sa gloire. (LSG)
Éphésiens 4:30 N'attristez pas l'Esprit
Saint de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la
rédemption. (LSG)
Boaz était un type
de Christ qui a dû s’effacer devant un droit prioritaire du plus proche
parent. Dans Deutéronome 32:8, nous lisons que Dieu a réparti toutes les
nations selon le nombre des fils de Dieu. Chacune de ces nations fut
atribuée à ces fils de Dieu. Ils possédaient un droit sur ces nations
quant à leur direction et à leur développement. Ceux concernés dans l'Armée
céleste ont dû céder leur droit au profit du Christ. Christ devait procéder
au rachat, et l'Armée céleste s'était vu confier la responsabilité de ces
êtres humains depuis l'époque de la création jusqu'à la période du ministère
de Jésus-Christ. Ils disposèrent de 4 000 ans pour s'acquitter de leurs
responsabilités. Un délai supplémentaire de 2 000 ans après la venue du
Messie leur fut accordé à cette fin.
Ce qui se produit,
c'est que le Messie extrait l'Église du milieu des nations païennes. Il les
rachète de l'armée déchue qui possédait un droit prioritaire sous la
direction de Satan en tant qu’Étoile du Matin. Ce prix a été payé par
Christ, et c’est cet aspect qu’il traite. Dieu attribue au Christ des
personnes qui sont pris parmi les nations païennes afin de développer
l'Église. C'est précisément ce qui s'opère ici avec Boaz et le rachat.
L'un des aspects
dignes d'intérêt du livre de Ruth réside dans l'impact profond que sa
belle-mère Naomi exerça sur elle. C'est grâce à l'exemple de Naomi que Ruth
fut disposée à abandonner tout ce qui lui était cher – sa famille, son
peuple, sa terre et jusqu'à sa religion.
Une fois de retour
en Juda, c'est Naomi qui perçut la main de Dieu dans la manière dont Ruth
fut mise en contact avec Boaz lorsqu'elle alla glaner. En réalité, sans
Naomi, Ruth n'aurait jamais entendu parler de Boaz et serait demeurée en
Moab, une païenne adoratrice de faux dieux. C'est Naomi qui incita Ruth à
rechercher le mariage avec Boaz.
À travers ces
éléments, Naomi s'apparente à l'Église agissant en tant que corps collectif,
dans la mesure où elle met autrui en contact avec le Christ et Dieu. C'est
l'Église qui nous encourage et nous guide individuellement à rechercher le
mariage avec notre Époux à venir. Cela nous rappelle, en tant que chrétiens,
dans le déroulement de notre vie quotidienne, à quel point nos exemples
personnels s'avèrent déterminants dans nos interactions avec autrui. Nous
ignorons qui Dieu appellera au sein du Corps en cet âge, et nous savons de
certitude que tous les hommes, femmes et enfants seront un jour appelés dans
l'Église lors de la Deuxième Résurrection. Par conséquent, il nous incombe
donc dès à présent d'offrir chacun l'exemple le plus noble et le plus
parfait possible, car il se pourrait fort bien que notre exemple soit celui
que Dieu utilisera ou désignera ultérieurement pour conduire une autre «
Ruth » vers le Christ.
Ruth 4:13-22 Boaz prit Ruth, qui devint
sa femme, et il alla vers elle. L'Éternel permit à Ruth de concevoir, et
elle enfanta un fils. 14 Les femmes dirent à Naomi : Béni soit
l'Éternel, qui ne t'a point laissé manquer aujourd'hui d'un homme ayant
droit de rachat, et dont le nom sera célébré en Israël ! 15 Cet
enfant restaurera ton âme, et sera le soutien de ta vieillesse ; car ta
belle-fille, qui t'aime, l'a enfanté, elle qui vaut mieux pour toi que sept
fils. 16 Naomi prit l'enfant et le mit sur son sein, et elle fut
sa garde. 17 Les voisines lui donnèrent un nom, en disant : Un
fils est né à Naomi ! Et elles l'appelèrent Obed. Ce fut le père d'Isaï père
de David. 18 Voici la postérité de Pérets. 19 Pérets
engendra Hetsron ; Hetsron engendra Ram ; Ram engendra Amminadab ; 20 Amminadab
engendra Nachschon ; Nachschon engendra Salmon ; 21 Salmon
engendra Boaz; Boaz engendra Obed ; 22 Obed engendra Isaï ; et
Isaï engendra David. (LSG)
Le Livre de Ruth est
un petit livre, mais il est riche de
sens. Il constitue en soi un récit magnifique et touchant, ainsi qu'un
message inspirant et encourageant pour les chrétiens qui aspirent au mariage
avec leur Roi et Maître dont l'avènement est proche, Josué le Messie. Un
avenir merveilleux s'ouvre devant nous. Fixons nos regards sur l'objectif à
atteindre et laissons la promesse simple mais vibrante de Ruth nous
encourager à aller toujours de l'avant, jour après jour :
Ruth 1:16-17 Ruth répondit : Ne me
presse pas de te laisser, de retourner loin de toi ! Où tu iras j'irai, où
tu demeureras je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera
mon Dieu ; 17 où tu mourras je mourrai, et j'y serai enterrée.
Que l'Éternel me traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort
vient à me séparer de toi ! (LSG)
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