Christian Churches of God

 

No. 027

 

 

 

Ruth

(Édition 2.0 19940515-200000802)

 

Le Livre de Ruth traite de certains aspects spécifiques des lois de succession. Il relate également un aspect de la généalogie du Christ et constitue une analogie de la relation entre le Christ et l'Église. Il ne s'agit pas simplement de l'histoire simple d’une jeune fille cherchant l'amour et la protection d'un époux.

 

 

 

 

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(Copyright ã 1994, 2000 Christian Churches of God, édité par Wade Cox)

(Tr. 2003, 2026, rév. 2026)

 

 

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Ruth [027]

 


La Bible dont nous disposons aujourd'hui ne reflète pas l'ordre originel des livres des Écritures hébraïques. Les Écritures hébraïques, ou Ancien Testament, étaient initialement divisées en trois collections de livres connues sous le nom de la Loi, les Prophètes et les Psaumes. Lorsque Jésus fut ressuscité et apparut à ses disciples au cours d'un repas qu'ils partageaient, il ouvrit leur intelligence à son identité en s’appuyant sur la Loi, les Prophètes et les Psaumes.

Luc 24:44-45 Puis il leur dit : C'est là ce que je vous disais lorsque j'étais encore avec vous, qu'il fallait que s'accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes. 45 Alors il leur ouvrit l'esprit, afin qu'ils comprissent les Écritures. (LSG)

 

Dans cet agencement originel, le livre de Ruth appartenait à la collection de livres intitulée « les Psaumes » (ainsi nommée parce que le livre des Psaumes était le premier livre de cette collection). Plus précisément, le livre de Ruth était le cinquième livre au sein des "Psaumes". Aux côtés de quatre autres livres, il faisait partie d'un sous-groupe plus restreint de livres connus sous le nom de Rouleaux des Fêtes (Meguiloth). On les appelait "Rouleaux des Fêtes" car ils étaient lus lors de différentes fêtes de l'année. Plus précisément, les livres et les fêtes au cours desquelles ils étaient lus, et le sont encore aujourd'hui, sont :

 

Livre

Festival

Cantique des cantiques

La Pâque

Ruth

La Fête des Semaines (c'est-à-ire la Pentecôte)

Lamentations

Jeûne du neuvième jour d'Ab

Ecclésiaste

La Fête des Tabernacles

Esther

La Fête de Pourim

 

Le but évident du livre de Ruth est de contribuer à retracer les origines de la maison de David, et donc une partie vitale de la lignée du Messie. Cependant, ce petit livre contient bien plus que ces seuls éléments. Par le biais d'analogies, il renferme des instructions et des orientations pour les chrétiens, alors que nous nous préparons, collectivement et individuellement, à être l'Épouse du Christ lors de son avènement. Il nous montre également les responsabilités liées à la conversion des gentils (les nations).

 

Une vue d'ensemble

Toutefois, avant d'aborder les leçons spirituelles de ce livre, nous allons passer rapidement en revue sa trame narrative et obtenir une vue d'ensemble de son contenu. Ruth est l'un des deux seuls livres de la Bible à porter le nom d'une femme, l'autre étant Esther. Chose intéressante à noter est que, dans le livre de Ruth, une femme païenne épouse un mari hébreu, tandis que, dans le livre d'Esther, une femme juive épouse un mari païen. Dans ce livre, Ruth finit par épouser Boaz, qui est un descendant de Salmon, lequel a épousé Rahab la prostituée, qui se repentit à l'époque où Israël prit possession de la Terre Promise. Rahab était une autre femme païenne , et Rahab tout comme Ruth sont explicitement mentionnées dans le récit de Matthieu concernant la généalogie du Christ (voir le document La Généalogie du Messie (No. 119)). Les histoires de ces femmes démontrent également que le message de Dieu n'était pas uniquement destiné à Israël, mais qu'il s'étendait aussi au reste des nations.

 

Le livre s’ouvre à l’époque des Juges par une famine en Juda. Un homme nommé Élimélec (ce qui signifie Mon Dieu est roi) et son épouse Naomi (qui signifie Ma gracieuse ou Mon plaisir) ainsi que leurs deux fils, Machlon (Maladif) et Kiljon (Languissant), quittèrent Bethléhem et se sont déplacés au territoire de Moab afin d’échapper à la famine. Élimélec meurt, et ses fils prennent pour épouses des femmes parmi les Moabites qui les entourent, à savoir Orpa (Gazelle) et Ruth (Amitié). Les Moabites étaient des descendants de Lot, par ses filles, après le renversement de Sodome et des villes de la plaine. Ainsi, les Moabites étaient en ce sens apparentés aux Israélites, bien qu'ils ne partageassent ni leur religion ni leur culture. Selon la Loi (Deut. 7:1-3), les Israélites ne devaient pas prendre d'épouses cananéennes, mais les épouses moabites étaient autorisées. (Cependant, il n'était pas permis à un homme moabite d'entrer dans l'assemblée de l'Éternel (Deut. 23:3), et ce, jusqu'à la dixième génération).

 

Dix ans après la mort d'Élimélec, ses deux fils Machlon et Kiljon poururent également. (Au vu des noms de ces fils, il est possible qu'il y ait eu une prédisposition génétique à la maladie dans cette famille, et donc peut-être une raison supplémentaire pour laquelle Dieu permit leur mort plutôt que de susciter la lignée de David à travers Élimélec). Le terme 'languissant' peut aussi indiquer un désir inassouvi, ou une intention symbolique des Écritures dans le choix des noms des fils. Il est également possible qu'ils aient été tentés par les idoles d'un pays étranger. Il apparaît cependant que Naomi demeura fermement attachée à son héritage, sa culture et ses croyances, et qu'elle enseigna ces choses à ses belles-filles. Naomi apprit que la famine en Juda avait pris fin et, n'ayant plus rien pour la retenir en Moab, elle décida de retourner chez elle. Ses deux belles-filles veuves résolurent de la suivre, mais une seule, Ruth, finit par le faire.

 

Privées d'un époux pour subvenir à leurs besoins, Naomi et Ruth étaient pauvres ; Ruth alla donc glaner dans les champs pendant la moisson printanière. En vertu de la Loi, lors de la récolte des cultures, les coins des champs devaient être laissés intacts et tout grain tombé pendant la moisson devait être laissé sur place pour que les pauvres puissent venir le ramasser (Lév. 19:9). De même, les vignes ne devaient pas être grappillées entièrement et les raisins tombés ne devaient pas être recueillis, là encore en faveur des pauvres (Lév. 19:10). Par la providence divine, Ruth vint glaner dans les champs de Boaz. Boaz était un parent du défunt mari de Naomi et un homme extrêmement riche. Il lui offrit sa protection et ses encouragements.

 

Percevant la main de Dieu dans ces événements, Naomi ordonna à Ruth d'approcher Boaz à la fin de la moisson et de lui faire part de son désir de l'épouser. Ruth s'exécuta, mais un autre parent d'Élimélec disposait d'un droit de priorité pour épouser Ruth. Boaz la racheta auprès de ce parent et l'épousa. Le livre se conclut sur la naissance d'un fils pour Boaz et Ruth, et sur la réjouissance de Naomi face à ce petit-fils, dont descendirent David et, en fin de compte, Josué (Jésus) le Messie.

 

Ruth et l'Engagement Chrétien

L’une des qualités les plus profondes de Ruth fut sa volonté et empressement d'abandonner tout ce qui composait sa vie. Elle quitta tout ce qui comptait pour elle – sa patrie, sa famille, ses amis, sa culture, sa religion, en somme, son identité tout entière – pour suivre Naomi en Israël et s'attacher à elle, à son peuple et à son Dieu.

 

Ruth 1:1-18 Du temps des juges, il y eut une famine dans le pays. Un homme de Bethléhem de Juda partit, avec sa femme et ses deux fils, pour faire un séjour dans le pays de Moab. 2 Le nom de cet homme était Élimélec, celui de sa femme Naomi, et ses deux fils s'appelaient Machlon et Kiljon ; ils étaient Éphratiens, de Bethléhem de Juda. Arrivés au pays de Moab, ils y fixèrent leur demeure. 3 Élimélec, mari de Naomi, mourut, et elle resta avec ses deux fils. 4 Ils prirent des femmes Moabites, dont l'une se nommait Orpa, et l'autre Ruth, et ils habitèrent là environ dix ans. 5 Machlon et Kiljon moururent aussi tous les deux, et Naomi resta privée de ses deux fils et de son mari. (LSG)

 

Il est intéressant de noter que, selon la note du verset 6 de The Companion Bible, le retour de Naomi à Bethléem eut lieu en 1326, l'année précédant le second jubilé en 1325/1324 avant notre ère (AEC). Le jubilé commençait à partir du Jour des Expiations de l'année de Sabbat, en 1325, et il a pris fin le Jour des Expiations de l'année du jubilé, en 1324. L'année 1326 était donc une année de triple récolte. La sécheresse avait pris fin en Juda et son peuple fut en mesure de rentrer ses produits et de se préparer pour la période de repos de l'année de Sabbat de la terre. Dieu travaille selon Son propre Calendrier et Ses propres règles (voir les documents d’étude Le Calendrier de Dieu (No. 156), La Loi et le Quatrième Commandement (No. 256), La Lecture de la Loi avec Esdras et Néhémie (No. 250) et Les Grandes Lignes de la Chronologie de l’Âge (No. 272).

 

Ruth 1:6-18  Puis elle se leva, elle et ses belles-filles, afin de quitter le pays de Moab, car elle apprit au pays de Moab que l'Éternel avait visité son peuple et lui avait donné du pain. 7 Elle sortit du lieu qu'elle habitait, accompagnée de ses deux belles-filles, et elle se mit en route pour retourner dans le pays de Juda. 8 Naomi dit alors à ses deux belles-filles : Allez, retournez chacune à la maison de sa mère ! Que l'Éternel use de bonté envers vous, comme vous l'avez fait envers ceux qui sont morts et envers moi ! 9 Que l'Éternel vous fasse trouver à chacune du repos dans la maison d'un mari ! Et elle les baisa. Elles élevèrent la voix, et pleurèrent ; 10 et elles lui dirent : Non, nous irons avec toi vers ton peuple. 11 Naomi, dit : Retournez, mes filles ! Pourquoi viendriez-vous avec moi ? Ai-je encore dans mon sein des fils qui puissent devenir vos maris ? 12 Retournez, mes filles, allez ! Je suis trop vieille pour me remarier. Et quand je dirais : J'ai de l’espérance ; quand cette nuit même je serais avec un mari, et que j'enfanterais des fils, 13 attendriez-vous pour cela qu'ils eussent grandi, refuseriez-vous pour cela de vous marier ? Non, mes filles ! car à cause de vous je suis dans une grande affliction de ce que la main de l'Éternel s'est étendue contre moi. 14 Et elles élevèrent la voix, et pleurèrent encore. Orpa baisa sa belle-mère, mais Ruth s'attacha à elle. 15 Naomi dit à Ruth : Voici, ta belle-sœur est retournée vers son peuple et vers ses dieux ; retourne, comme ta belle-sœur. 16 Ruth répondit : Ne me presse pas de te laisser, de retourner loin de toi ! Où tu iras j'irai, où tu demeureras je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu ; 17 où tu mourras je mourrai, et j'y serai enterrée. Que l'Éternel me traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort vient à me séparer de toi ! 18 Naomi, la voyant décidée à aller avec elle, cessa ses instances. (LSG)

 

Le degré d'engagement de Ruth était radicalement différent de celui de sa belle-sœur. Lorsque Naomi annonça initialement son intention de quitter Moab pour retourner dans sa patrie, Orpa et Ruth entamèrent toutes deux le voyage avec elle. Mais face aux protestations de Naomi, Orpa finit par partir et s'en retourna vers son peuple, tandis que Ruth demeura unie à Naomi.

 

Ruth 1:19-22 Elles firent ensemble le voyage jusqu'à leur arrivée à Bethléhem. Et lorsqu'elles entrèrent dans Bethléhem, toute la ville fut émue à cause d'elles, et les femmes disaient : Est-ce là Naomi ? 20 Elle leur dit : Ne m'appelez pas Naomi ; appelez-moi Mara, car le Tout Puissant m'a remplie d'amertume. 21 J’étais dans l'abondance à mon départ, et l'Éternel me ramène les mains vides. Pourquoi m'appelleriez-vous Naomi, après que l'Éternel s'est prononcé contre moi, et que le Tout Puissant m'a affligée ? 22 Ainsi revinrent du pays de Moab Naomi et sa belle-fille, Ruth la Moabite. Elles arrivèrent à Bethléhem au commencement de la moisson des orges. (LSG)

 

L’époque de la récolte d'orge signifie que c'était la période de la Pâque. La première coupe de l'orge correspond à l'offrande de la Gerbe Agitée, qui a lieu le premier jour de la semaine, suivanr le Sabbat hebdomadaire qui tombe au sein de la Fête. Cela comporte un certain nombre de leçons importantes pour le chrétien. Naomi avait vécu comme une étrangère dans un pays étranger, en tant que représentante du véritable Dieu et de Son mode de vie. En cela, elle s'apparentait grandement à l'Église de Dieu. Orpa et Ruth étaient toutes deux entrées en relation avec elle. Ensemble, elles avaient traversé une terrible tragédie. Le moment était venu pour Naomi de rentrer chez elle et de tourner la page. L’une des belles-filles affirma qu'elle était engagée envers Naomi, mais se laissa dissuader de cet "engagement". L'autre belle-fille, en revanche, était véritablement et pleinement engagée , et se montrait disposée à payer le prix de cet engagement, ce qui impliquait de tourner définitivement le dos à son ancien mode de vie.

 

Le type d'engagement manifesté par Ruth est celui que nous, en tant que chrétiens, devrions posséder. Pour nous, la repentance et le baptême symbolisent un renoncement total au soi et un engagement absolu envers une nouvelle identité et une nouvelle destinée.

 

Romains 6:1-5 Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? 2 Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? 3 Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés ? 4 Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. 5 En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, (LSG)

 

Colossiens 3:3-4, Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. 4 Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire. (LSG)

 

Orpa, quant à elle, manifesta une sorte de tristesse mondaine, de repentir selon ce monde - une forme de remords qui ne menait pas à un engagement et à un changement réels. Elle regarda en arrière ce qu'elle s'apprêtait à quitter et finit par y retourner. Malheureusement, il existe des chrétiens de cette nature, qui prétendent être engagés (« nous irons sûrement avec toi ») et demeurent pour un temps, mais lorsque vient le moment critique, ils font demi-tour et retournent à ce dont ils avaient été appelés.

 

2Corinthiens 7:10 En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort. (LSG)

 

Luc 9:62 Jésus lui répondit : Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière n'est pas propre au royaume de Dieu. (LSG)

 

Ruth, à l'inverse, est un exemple éclatant d'un engagement authentique et total, et elle préfigure ces chrétiens qui sont prêts à tout abandonner, y compris leur propre vie si nécessaire, afin de suivre le Christ.

 

La population locale se souvenait de Naomi, qui était manifestement endeuillée par la perte de son mari et de ses fils. Elle exprima son amertume face à sa perte en demandant qu'on l'appelât Mara (SHD 4755 amère). Néanmoins, bien qu'elle eût le sentiment d'avoir traversé de grandes épreuves, elle ne perdit pas la foi, d'où son retour dans son propre pays et vers son propre peuple, probablement à temps pour la Pâque et les Pains sans levain.

 

Nous devons tous faire face à la perte d'êtres chers et à diverses épreuves au cours de notre existence, et il relève de notre croissance spirituelle de ne pas perdre la foi.

 

Ruth et le Glanage

Lorsque Naomi et Ruth sont arrivées à Bethléhem, Ruth a pris l’initiative d'aller glaner dans les champs, afin de subvenir ainsi à ses propres besoins ainsi qu’à ceux de sa belle-mère.

 

Ruth 2:1-3 Naomi avait un parent de son mari. C'était un homme puissant et riche, de la famille d'Élimélec, et qui se nommait Boaz. 2 Ruth la Moabite dit à Naomi : Laisse-moi, je te prie, aller glaner des épis dans le champ de celui aux yeux duquel je trouverai grâce. Elle lui répondit : Va, ma fille. 3 Elle alla glaner dans un champ, derrière les moissonneurs. Et il se trouva par hasard que la pièce de terre appartenait à Boaz, qui était de la famille d'Élimélec. (LSG)

 

Ruth sortit pour glaner et il « advint » qu'elle se retrouva dans le champ de son futur époux, Boaz. Cela revêt une signification considérable pour nous. Le terme glaner en hébreu signifie prendre, cueillir, glaner, ramasser. Cela consistait à ramasser les restes et les morceaux de grain éparpillés au moment de la récolte. Un glaneur ne semait pas la récolte. Un glaneur n'irriguait pas la culture et ne l'entretenait pas durant sa maturation. Ces tâches incombaient au cultivateur propriétaire du champ. Un glaneur était par conséquent une personne autorisée à partager les efforts d'autrui et à en bénéficier.

 

À bien des égards, cela préfigure la relation des chrétiens avec leur futur époux, le Christ. C'est Dieu qui nous a appelés. La parabole du semeur se trouve dans Matthieu 13.

 

Matthieu 13:3-9 Il leur parla en paraboles sur beaucoup de choses, et il dit : 4  Un semeur sortit pour semer. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin : les oiseaux vinrent, et la mangèrent. 5 Une autre partie tomba dans les endroits pierreux, où elle n'avait pas beaucoup de terre : elle leva aussitôt, parce qu'elle ne trouva pas un sol profond ; 6 mais, quand le soleil parut, elle fut brûlée et sécha, faute de racines. 7 Une autre partie tomba parmi les épines : les épines montèrent, et l'étouffèrent. 8 Une autre partie tomba dans la bonne terre : elle donna du fruit, un grain cent, un autre soixante, un autre trente. 9 Que celui qui a des oreilles pour entendre entende........

18   Vous donc, écoutez ce que signifie la parabole du semeur......

23   Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c'est celui qui entend la parole et la comprend ; il porte du fruit, et un grain en donne cent, un autre soixante, un autre trente. (LSG)

 

Cet exemple est intéressant car, à mesure que la « semence » de l'Évangile est dispersée, une partie tombe sur une bonne terre où elle croît et produit du fruit. Le Christ a précisé que la bonne terre représente ceux qui entendent la parole et la comprennent. Luc 8:15 ajoute :

 

Luc 8:15 Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance. (LSG)

 

Il est tout à fait évident que le monde entier ne comprend pas l'Évangile du Royaume de Dieu et n'agit pas en conséquence. Il doit tomber dans une bonne terre. Il doit être reçu, puis croître et parvenir à maturité parmi les personnes qui le comprennent.

Plusieurs choses sont impliquées ici. Premièrement, il y a l'éparpillement de la semence et l'écoute de la parole. Ensuite, il y a la compréhension de celle-ci. Finalement, il y a le fait de s’y tenir fermement, avec un cœur honnête et bon. Ce dernier point est un élément sur lequel nous exerçons un contrôle. En revanche, les deux premiers points sont quelque chose que Dieu - ou Christ, agissant sous Sa direction - doit faire en notre faveur.

 

C'est Christ qui prépare la "terre" de nos vies afin de nous rendre aptes à recevoir les enseignements de la parole de Dieu, ou la "semence". Pourquoi certaines "terres" sont-elles une bonne "terre" ? C'est parce que Christ travaille dans nos vies, souvent, semble-t-il, des années à l'avance, pour façonner en nous les conditions par lesquelles nous serons prêts et réceptifs à la "semence" de Dieu le moment venu pour elle d'être répandue dans notre existence.

 

Dans la Bible, nous trouvons de nombreux récits de personnes appelées de manière fascinante et dont la vie a été préparée pour la semence, lorsqu’elle se présenta. Citons, par exemple, l'appel de l'Eunuque éthiopien :

Actes 8:26-39 Un ange du Seigneur, s'adressant à Philippe, lui dit : Lève-toi, et va du côté du midi, sur le chemin qui descend de Jérusalem à Gaza, celui qui est désert. 27 Il se leva, et partit. Et voici, un Éthiopien, un eunuque, ministre de Candace, reine d'Éthiopie, et surintendant de tous ses trésors, venu à Jérusalem pour adorer, 28 s’en retournait, assis sur son char, et lisait le prophète Ésaïe. 29 L’Esprit dit à Philippe : Avance, et approche-toi de ce char. 30 Philippe accourut, et entendit l'Éthiopien qui lisait le prophète Ésaïe. Il lui dit : Comprends-tu ce que tu lis ? 31 Il répondit : Comment le pourrais-je, si quelqu'un ne me guide ? Et il invita Philippe à monter et à s'asseoir avec lui. 32 Le passage de l'Écriture qu'il lisait était celui-ci : Il a été mené comme une brebis à la boucherie ; Et, comme un agneau muet devant celui qui le tond, Il n'a point ouvert la bouche. 33 Dans son humiliation, son jugement a été levé. Et sa postérité, qui la dépeindra ? Car sa vie a été retranchée de la terre. 34 L’eunuque dit à Philippe : Je te prie, de qui le prophète parle-t-il ainsi ? Est-ce de lui-même, ou de quelque autre ? 35 Alors Philippe, ouvrant la bouche et commençant par ce passage, lui annonça la bonne nouvelle de Jésus. 36 Comme ils continuaient leur chemin, ils rencontrèrent de l'eau. Et l'eunuque dit : Voici de l’eau ; qu'est-ce qui empêche que je ne sois baptisé ? 37 Philippe dit : Si tu crois de tout ton cœur, cela est possible. L'eunuque répondit : Je crois que Jésus Christ est le Fils de Dieu. 38 Il fit arrêter le char ; Philippe et l'eunuque descendirent tous deux dans l'eau, et Philippe baptisa l'eunuque. 39 Quand ils furent sortis de l'eau, l'Esprit du Seigneur enleva Philippe, et l'eunuque ne le vit plus. Tandis que, joyeux, il poursuivait sa route, (LSG)

 

Cet Éthiopien avait, de toute évidence, été guidé et préparé à cela par Christ, de sorte que quand le moment choisi par Dieu pour son appel arriva, il était prêt, désireux, disposé et apte à recevoir la "semence" de l'Évangile.

 

Cet Éthiopien et plusieurs comme lui ont été préparés et baptisés. Philippe a été miraculeusement retiré, indiquant que l'Esprit Saint allait travailler maintenant avec les Éthiopiens. L'Église éthiopienne fut établie en tant qu’Église nouvelle et indépendante à la suite de cette activité, et les Églises abyssiniennes se sont développées pour devenir des structures spirituellement puissantes. À tel point qu'au IIe siècle, elles étaient solidement établies et qu'au IVe siècle, alors que les chrétiens d'Asie Mineure subissaient des persécutions, les Abyssiniens purent envoyer l'évêque Mueses en Asie pour y fonder et organiser les églises en Chine (voir La Distribution Générale des Églises observant le Sabbat (No. 122)).

 

Non seulement Dieu prépare d'abord le sol de nos vies avant de disperser la semence dans notre direction, mais Il nous conduit également tout au long du chemin, nous accordant des expériences et des opportunités afin que la semence puisse croître, s'épanouir et produire du fruit. Paul a écrit :

1Corinthiens 3:6-7 J'ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître, 7 en sorte que ce n'est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croître. (LSG)

 

Chacun de nous a son rôle à jouer dans la croissance chrétienne et le dépassement de soi (surmonter), comme Paul l'explique dans les versets qui suivent. Malgré tout, c'est Dieu, agissant par l'intermédiaire du Christ, qui fournit les expériences menant à notre croissance.

 

Dieu "n'orchestre pas" nos vies , mais il ne fait guère de doute qu'Il dirige, inspire et soit provoque des conditions et des événements, soit utilise les événements de notre existence pour générer en nous une croissance supplémentaire. Ainsi, nous sommes semblables à Ruth, la glaneuse. Le Christ est à l'œuvre dans nos vies et nous avons le privilège de recevoir les bienfaits de ses efforts.

 

Boaz est un type de Christ

Lorsque Ruth a commencé à glaner dans les champs de Boaz, celui-ci la remarqua et s'enquit de son identité. Apprenant qu'elle était la belle-fille de Naomi, il prit des dispositions particulières en sa faveur, s'assurant qu'elle serait en sécurité et que ses efforts seraient profitables.

 

Ruth 2:4-14 Et voici, Boaz vint de Bethléhem, et il dit aux moissonneurs : Que l'Éternel soit avec vous ! Ils lui répondirent : Que l'Éternel te bénisse ! 5 Et Boaz dit à son serviteur chargé de surveiller les moissonneurs : À qui est cette jeune femme ? 6 Le serviteur chargé de surveiller les moissonneurs répondit : C'est une jeune femme Moabite, qui est revenue avec Naomi du pays de Moab. 7 Elle a dit : Permettez-moi de glaner et de ramasser des épis entre les gerbes, derrière les moissonneurs. Et depuis ce matin qu'elle est venue, elle a été debout jusqu'à présent, et ne s'est reposée qu'un moment dans la maison. 8 Boaz dit à Ruth : Écoute, ma fille, ne va pas glaner dans un autre champ ; ne t'éloigne pas d'ici, et reste avec mes servantes. 9 Regarde où l'on moissonne dans le champ, et va après elles. J'ai défendu à mes serviteurs de te toucher. Et quand tu auras soif, tu iras aux vases, et tu boiras de ce que les serviteurs auront puisé. 10 Alors elle tomba sur sa face et se prosterna contre terre, et elle lui dit : Comment ai-je trouvé grâce à tes yeux, pour que tu t'intéresses à moi, à moi qui suis une étrangère ? 11 Boaz lui répondit : On m'a rapporté tout ce que tu as fait pour ta belle-mère depuis la mort de ton mari, et comment tu as quitté ton père et ta mère et le pays de ta naissance, pour aller vers un peuple que tu ne connaissais point auparavant. 12 Que l'Éternel te rende ce que tu as fait, et que ta récompense soit entière de la part de l'Éternel, le Dieu d'Israël, sous les ailes duquel tu es venue te réfugier ! 13 Et elle dit : Oh ! que je trouve grâce à tes yeux, mon seigneur ! Car tu m'as consolée, et tu as parlé au cœur de ta servante. Et pourtant je ne suis pas, moi, comme l'une de tes servantes. 14 Au moment du repas, Boaz dit à Ruth : Approche, mange du pain, et trempe ton morceau dans le vinaigre. Elle s'assit à côté des moissonneurs. On lui donna du grain rôti ; elle mangea et se rassasia, et elle garda le reste. (LSG)

 

Glaner/le glanage était un travail pénible, sans garantie de grand succès, même si les moissonneurs étaient très méticuleux dans leurs tâches. De plus, pour les jeunes femmes, le risque d'être agressées existait lorsqu'elles travaillaient dans les champs. Dans le cas de Ruth, sa condition d'étrangère aurait pu l'exposer aux moqueries. Cependant, Boaz veilla à sa protection. Il ordonna également délibérément à ses moissonneurs de laisser tomber du grain supplémentaire à son intention, afin que les efforts de Ruth fussent couronnés de succès et qu'elle en fût encouragée.

 

Ruth 2:15-17 Puis elle se leva pour glaner. Boaz donna cet ordre à ses serviteurs : Qu'elle glane aussi entre les gerbes, et ne l'inquiétez pas, 16 et même vous ôterez pour elle des gerbes quelques épis, que vous la laisserez glaner, sans lui faire de reproches. 17 Elle glana dans le champ jusqu'au soir, et elle battit ce qu'elle avait glané. Il y eut environ un épha d'orge. (LSG)

 

Par son attitude envers Ruth, Boaz préfigurait l'amour, le soin et la sollicitude que le Christ manifeste à notre égard. Maintes fois, nous éprouvons du découragement et de la frustration face à nos efforts pour croître et glaner ce que le Christ a mis à notre disposition. Il arrive que nous nous mettions à douter de Dieu. Son plan pour nous va-t-il réellement s'accomplir ? Se soucie-t-Il véritablement de moi en tant qu'individu ? Pourquoi la vie est-elle si difficile ?

 

Christ et Dieu comprennent ces sentiments, ces émotions ainsi que notre situation. Christ aspire à nous abriter et à répandre sa paix dans nos vies :

Luc 13:34 Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble sa couvée sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu ! (LSG)

 

1Pierre 5:6-7 Humiliez-vous [glaner était un travail humiliant] donc sous la puissante main de Dieu, afin qu'il vous élève au temps convenable ; 7 et déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous. (LSG)

 

Christ et Dieu ne nous abandonneront jamais.

 

Hébreux 13:5 Ne vous livrez pas à l'amour de l’argent ; contentez-vous de ce que vous avez ; car Dieu lui-même a dit : Je ne te délaisserai point, et je ne t'abandonnerai point. (LSG)

 

Hébreux 13:5 Que votre caractère ou disposition morale soit exempt de l'amour de l'argent [incluant l'avidité, la cupidité, l'avarice, la luxure, la convoitise et la soif de biens terrestres] et que vous soyez satisfaits de vos [circonstances et de ce que vous avez] actuels ; car Il [Dieu] Lui-même a dit, Je ne vous laisserai tomber d'aucune façon, ni vous abandonnerai, ni vous laisserai sans soutien. Non, non, non*, en aucune façon, Je ne vous laisserai pas sans défense, ni vous abandonnerai, ni [vous] laisserai tomber (relâcherai Mon emprise sur vous) ! [Certainement pas !] (traduction de la Bible Amplifiée). (* Trois négations précèdent le verbe - Wuest's Word Studies (Études de la Parole de Wuest)).

 

Tout comme Boaz prit soin de sa future épouse, Ruth, le Christ veillera sur nous avec empathie et compassion.

 

Ruth 2:18-23 Elle l'emporta et rentra dans la ville, et sa belle-mère vit ce qu'elle avait glané. Elle sortit aussi les restes de son repas, et les lui donna. 19 Sa belle-mère lui dit : Où as-tu glané aujourd'hui, et où as-tu travaillé ? Béni soit celui qui s'est intéressé à toi ! Et Ruth fit connaître à sa belle-mère chez qui elle avait travaillé : L'homme chez qui j'ai travaillé aujourd'hui, dit-elle, s'appelle Boaz. 20 Naomi dit à sa belle-fille : Qu'il soit béni de l'Éternel, qui se montre miséricordieux pour les vivants comme il le fut pour ceux qui sont morts ! Cet homme est notre parent, lui dit encore Naomi, il est de ceux qui ont sur nous droit de rachat. 21 Ruth la Moabite ajouta : Il m'a dit aussi : Reste avec mes serviteurs, jusqu'à ce qu'ils aient achevé toute ma moisson. 22 Et Naomi dit à Ruth, sa belle-fille : Il est bon, ma fille, que tu sortes avec ses servantes, et qu'on ne te rencontre pas dans un autre champ. 23 Elle resta donc avec les servantes de Boaz, pour glaner, jusqu'à la fin de la moisson des orges et de la moisson du froment. Et elle demeurait avec sa belle-mère. (LSG)

 

Il s’agit d’un concept de fidélité à Christ dans les tâches qui lui ont été attribuées. Paul a dit qu'il y a plusieurs administrations et plusieurs organisations, mais un seul Seigneur. On s'attend à ce que nous restions fidèles à Christ durant toute cette moisson, et ce, jusqu'à la fin de l'âge. Il ne nous ai pas permis de retourner dans les champs des autres Seigneurs, qui sont placés au-dessus de nous (l'armée déchue). Nous devons rester dans l'Église de Dieu. C'est-à-dire que nous devons rester dédiés/dévoués à Christ pendant toute la durée de cette moisson - de la moisson de l'orge jusqu'à la moisson du blé à la Pentecôte.

 

De la moisson des orges à la moisson du froment, la période s'étend du Christ à travers l'entière moisson de l'Église lors de la Première Résurrection, mais nous ne devons pas relâcher nos efforts avant que cette moisson complète ne soit achevée. En d'autres termes, nous devons œuvrer jusqu'à l'avènement même du Messie. Aucune autorisation de cesser ne nous est accordée.

 

Ruth rechercha le mariage avec hardiesse

L'un des aspects fascinants de Ruth réside dans le fait qu'elle était une femme dotée de courage et de conviction. C'était l'époque des mariages arrangés et du choix des épouses par les hommes. Considérez de surcroît la situation dans laquelle se trouvait Ruth. Elle était une glaneuse sans ressources, une étrangère, une Gentile impure et, sur le plan culturel, inférieure à l'une des propres servantes de Boaz.

 

Ruth 2:13 Et elle dit : Oh ! que je trouve grâce à tes yeux, mon seigneur ! Car tu m'as consolée, et tu as parlé au cœur de ta servante. Et pourtant je ne suis pas, moi, comme l'une de tes servantes. (LSG)

 

Pourtant, elle a eu la hardiesse, l’audace et le courage de demander à Boaz, un propriétaire terrien riche et hautement respecté, de l'épouser. Elle se fiait manifestement au jugement de Naomi. Naomi comprenait que la main de Dieu guidait cette affaire. Une question juridique se posait également ici, car sa hardiesse ne découlait pas de son seul désir personnel.

 

Ruth 3:1-18 Naomi, sa belle-mère, lui dit : Ma fille, je voudrais assurer ton repos, afin que tu fusses heureuse. 2 Et maintenant Boaz, avec les servantes duquel tu as été, n'est-il pas notre parent ? Voici, il doit vanner cette nuit les orges qui sont dans l'aire. 3 Lave-toi et oins-toi, puis remets tes habits, et descends à l'aire. Tu ne te feras pas connaître à lui, jusqu'à ce qu'il ait achevé de manger et de boire. 4 Et quand il ira se coucher, observe le lieu où il se couche. Ensuite va, découvre ses pieds, et couche-toi. Il te dira lui-même ce que tu as à faire. 5 Elle lui répondit : Je ferai tout ce que tu as dit. 6 Elle descendit à l'aire, et fit tout ce qu'avait ordonné sa belle-mère. 7 Boaz mangea et but, et son cœur était joyeux. Il alla se coucher à l'extrémité d'un tas de gerbes. Ruth vint alors tout doucement, découvrit ses pieds, et se coucha. 8 Au milieu de la nuit, cet homme eut une frayeur ; il se pencha, et voici, une femme était couchée à ses pieds. 9 Il dit : Qui es-tu ? Elle répondit : Je suis Ruth, ta servante ; étends ton aile sur ta servante, car tu as droit de rachat. 10 Et il dit : Sois bénie de l'Éternel, ma fille ! Ce dernier trait témoigne encore plus en ta faveur que le premier, car tu n'as pas recherché des jeunes gens, pauvres ou riches. 11 Maintenant, ma fille, ne crains point ; je ferai pour toi tout ce que tu diras ; car toute la porte de mon peuple sait que tu es une femme vertueuse. 12 Il est bien vrai que j'ai droit de rachat, mais il en existe un autre plus proche que moi. 13 Passe ici la nuit. Et demain, s'il veut user envers toi du droit de rachat, à la bonne heure, qu'il le fasse ; mais s'il ne lui plaît pas d'en user envers toi, j'en userai, moi, l'Éternel est vivant ! Reste couchée jusqu'au matin. 14 Elle resta couchée à ses pieds jusqu'au matin, et elle se leva avant qu'on pût se reconnaître l'un l'autre. Boaz dit : Qu'on ne sache pas qu'une femme est entrée dans l'aire. 15 Et il ajouta : Donne le manteau qui est sur toi, et tiens-le. Elle le tint, et il mesura six mesures d'orge, qu'il chargea sur elle. Puis il rentra dans la ville. 16 Ruth revint auprès de sa belle-mère, et Naomi dit : Est-ce toi, ma fille ? Ruth lui raconta tout ce que cet homme avait fait pour elle. 17 Elle dit : Il m'a donné ces six mesures d'orge, en disant : Tu ne retourneras pas à vide vers ta belle-mère. 18 Et Naomi dit : Sois tranquille, ma fille, jusqu'à ce que tu saches comment finira la chose, car cet homme ne se donnera point de repos qu'il n'ait terminé cette affaire aujourd'hui. (LSG)

 

Ruth demanda à Boaz "d'étendre son aile" (ou son pan de manteau) sur elle, à la fois symboliquement en se glissant sous sa couverture à ses pieds, et verbalement lorsqu'il s'éveilla. Demander à Boaz d'agir de la sorte signifiait qu'elle l'invitait à accomplir ses devoirs de proche parent en vertu des lois du lévirat. Elle réclamait son droit à la fécondation, afin d'enfanter un fils qui fût la descendance de son défunt mari, et pour que sa belle-mère et elle-même pussent entrer en possession de leur héritage au sein de la tribu de Juda et du clan de Bethléem Éphrata. C'était son droit. Onan fut mis a mort pour avoir refusé ce droit et cette obligation (voir les documents  Le Péché d'Onan (No. 162) et La Généalogie du Messie (No. 119)). Boaz reconnut que en Ruth une femme une femme de valeur (une femme vertueuse - LSG). Il accepta son droit de réclamer l'application des lois du lévirat, mais plus particulièrement, il aspira à un lien plus grand ; il reçut cette proposition et s'efforça de s'en acquitter lui-même, en lieu et place du parent plus proche, conformément au désir exprimé par Ruth.

 

De la même manière, nous devrions rechercher avec hardiesse la « main » de notre Maître dans le mariage. Christ attend de nous épouser (spirituellement parlant) selon les lois et la structure établies pour lui par Dieu. Ruth préfigure l'Église et Boaz préfigure le Christ. Nous, l'Église, formons collectivement l'Épouse du Christ, et le Christ est établi comme roi et Fils de Dieu en puissance par sa résurrection d'entre les morts (Rom. 1:4). Il doit revenir sur cette terre pour nous ressusciter dans la gloire et entrer dans une relation éternelle d'amour avec nous, relation dont le mariage humain est le type.

 

Éphésiens 5:25-32 Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l'Église, et s'est livré lui-même pour elle, 26  afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par le baptême d'eau, 27  afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. 28 C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même. 29, Car jamais personne n'a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l'Église, 30 parce que nous sommes membres de son corps. 31 C’est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. 32 Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à l'Église. (LSG)

 

C'est pourquoi nous devrions également attendre cette joyeuse occasion avec une impatience ardente.

 

Apocalypse 22:17 Et l'Esprit et l'épouse disent : Viens. Et que celui qui entend dise : Viens. Et que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut, prenne de l'eau de la vie, gratuitement. (LSG)

 

Apocalypse 22:20 Celui qui atteste ces choses dit : Oui, je viens bientôt. Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! (LSG)

 

Un aspect intéressant à considérer est que notre union avec le Christ sera un mariage entre êtres égaux, d'Elohim à Elohim. Le Christ ne va pas épouser des êtres qui lui seraient d'une manière ou d'une autre inférieurs. Nous serons exactement sur le même plan d'existence que lui, en tant que fils et filles spirituels glorifiés de notre Père – qui est aussi le Dieu et Père du Christ –, en tant que frères du Christ et cohéritiers avec lui. Il est notre chef comme le mari est le chef de la femme, mais ils sont tous deux égaux en type et en nature.

Hébreux 2:11, Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d'un seul. C'est pourquoi il n'a pas honte de les appeler frères, (LSG)

 

Romains 8:16-17 L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. 17 Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d'être glorifiés avec lui. (LSG)

 

Romains 8:28-29 Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. 29, Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères (La Phillips dit afin que son Fils soit l'ainé d'une famille de plusieurs frères). (LSG)

 

1Jean 3:1-3 Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c'est qu'il ne l'a pas connu. 2 Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est. 3 Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur. (LSG)

 

1Jean 3:1-3 Considérez l'amour incroyable que le Père nous a démontré en permettant que nous soyons appelés les "enfants de Dieu" - et ce n'est pas seulement ce que nous sommes appelés, mais ce que nous sommes. Notre hérédité venant de Dieu n'est pas une simple figure de style – ce qui explique la raison pour laquelle le monde ne nous reconnaîtra pas plus qu'il n'a reconnu Christ. Oh, mes chers enfants (pardonnez l'affection d'un vieil homme !), l'avez-vous compris ? Nous sommes ici et maintenant les enfants de Dieu. Nous ne savons pas ce que nous deviendrons dans l'avenir. Nous savons seulement que, si la réalité venait à percer, nous devrions refléter sa ressemblance, car nous devrions le voir tel qu’il est vraiment ! (Phillips)

 

Cela se rattache également à l'armée céleste.

 

Boaz racheta Ruth

Bien que Boaz et Ruth aient souhaité se marier, Boaz n'était pas libre d'épouser Ruth en raison du fonctionnement de la Loi sur le remariage. En vertu de la Loi, si un homme mourait sans laisser d’héritier mâle, son frère devait prendre sa femme veuve en mariage, et le premier-né issu de cette union devait être compté comme successeur et héritier au nom du frère défunt. Aujourd'hui, dans notre système axé sur l'amour et le mariage, cela semble plutôt péremptoire, mais à l'époque, cette mesure atteignait deux objectifs. Premièrement, cela garantissait que le nom d'un homme ne s'éteignît pas en Israël ; deuxièmement, elle constituait un moyen de subvenir aux besoins de l'épouse veuve. Prophétiquement, Dieu a fait promulguer cette loi afin de protéger l'héritage des Tribus et la sécurité sociale des familles. Son application dans le livre de Ruth et ailleurs permet que les leçons spirituelles majeures de ce livre, ainsi que les éléments de la lignée du Messie, se déroulent de la manière dont ils ont eu lieu, afin que nous puissions appréhender la notion du Salut des Gentils dans le sacerdoce restauré de Melchisédek (ou Melchizédek ; voir le document Melchisédek (No. 128)).

 

Deutéronome 25:5-9 Lorsque des frères demeureront ensemble, et que l'un d'eux mourra sans laisser de fils, la femme du défunt ne se mariera point au dehors avec un étranger, mais son beau-frère ira vers elle, la prendra pour femme, et l'épousera comme beau-frère. 6 Le premier-né qu'elle enfantera succédera au frère mort et portera son nom, afin que ce nom ne soit pas effacé d'Israël. 7 Si cet homme ne veut pas prendre sa belle-sœur, elle montera à la porte vers les anciens, et dira : Mon beau-frère refuse de relever en Israël le nom de son frère, il ne veut pas m'épouser par droit de beau-frère. 8 Les anciens de la ville l'appelleront, et lui parleront. S'il persiste, et dit : Je ne veux pas la prendre, 9 alors sa belle-sœur s'approchera de lui en présence des anciens, lui ôtera son soulier du pied, et lui crachera au visage. Et prenant la parole, elle dira : Ainsi sera fait à l'homme qui ne relève pas la maison de son frère. (LSG)

 

Les fils d'Élimélec moururent sans laisser d'héritier. Par conséquent, il n'y avait personne pour perpétuer le nom ou l'héritage d'Élimélec (c'est-à-dire qu'Élimélec n'avait pas d’autres fils). Ainsi, les frères d'Élimélec, en tant que plus proches parents, ainsi que leurs lignées, avaient la responsabilité d'accomplir le devoir de susciter un héritier en vertu de la loi du Lévirat. En l'absence de beau-frère vivant, la responsabilité incombait alors au plus proche parent au sein de la tribu. Ce principe se retrouve également dans un autre commandement énoncé dans le Lévitique 25:25. Cet autre commandement dispose :

 

Lévitique 25:25 Si ton frère devient pauvre et vend une portion de sa propriété, celui qui a le droit de rachat, son plus proche parent, viendra et rachètera ce qu'a vendu son frère. (LSG)

 

Naomi était trop âgée pour enfanter (Ruth 1:12) et susciter ainsi un fils au nom d'Élimélec. La propriété de son clan et son héritage ne pouvaient être vendus à perpétuité, mais seulement par récoltes sous le système du jubilé. Naomi et Ruth furent manifestement contraintes par les circonstances, l'absence d'hommes et le manque de moyens de récolte, de céder la part d'héritage qui revenait aux fils d'Élimélec. Afin de protéger le potentiel de récolte de la propriété en tant qu'héritage au sein des tribus et de la famille, l'obligation incombait à un parent de Naomi de prendre Ruth pour épouse, bien qu'elle fût Moabite. Cela se comprend à la lumière de la leçon d'Onan et de Juda. Dieu fit mourir Onan parce qu'il refusait d'accomplir son devoir, et sa belle-sœur Tamar (évoquée ici) fut contrainte à l'inceste avec son beau-père Juda pour préserver son propre héritage et celui de son mari. Rappelons que Ruth était une Gentile(Païenne), et par conséquent « impure » aux yeux de la majeure partie du peuple d'Israël. Boaz était disposé à épouser Ruth et à susciter ainsi un fils au nom d'Élimélec, mais il existait un autre parent qui était plus proche d'Élimélec que Boaz, et qui possédait donc un « droit de priorité » dans ce processus..

 

Ceci s'avère d'une importance capitale dans la relation entre le Christ et l'Armée céleste. Si l'on considère cela sous une forme spirituelle, nous observons le Christ et l'Armée céleste à qui la responsabilité des êtres humains a été confiée. Nous sommes issus des nations païennes. Elles ne sont pas la propriété du Christ. Elles appartiennent à l'Armée céleste.

 

Boaz, conscient de cet état de fait, devait amener cet autre parent à renoncer à ses droits et à son obligation d'acheter ou de racheter la propriété, et par conséquent, à renoncer également au mariage avec Ruth.

 

Ruth 4:1-12 Boaz monta à la porte, et s'y arrêta. Or voici, celui qui avait droit de rachat, et dont Boaz avait parlé, vint à passer. Boaz lui dit : Approche, reste ici, toi un tel. Et il s'approcha, et s'arrêta. 2 Boaz prit alors dix hommes parmi les anciens de la ville, et il dit : Asseyez-vous ici. Et ils s'assirent. 3 Puis il dit à celui qui avait le droit de rachat : Naomi, revenue du pays de Moab, a vendu la pièce de terre qui appartenait à notre frère Élimélec. 4 J’ai cru devoir t'en informer, et te dire : Acquiers-la, en présence des habitants et en présence des anciens de mon peuple. Si tu veux racheter, rachète ; mais si tu ne veux pas, déclare-le-moi, afin que je le sache. Car il n'y a personne avant toi qui ait le droit de rachat, et je l'ai après toi. Et il répondit : je rachèterai. 5 Boaz dit : Le jour où tu acquerras le champ de la main de Naomi, tu l'acquerras en même temps de Ruth la Moabite, femme du défunt, pour relever le nom du défunt dans son héritage. 6 Et celui qui avait le droit de rachat répondit : Je ne puis pas racheter pour mon compte, crainte de détruire mon héritage ; prends pour toi mon droit de rachat, car je ne puis pas racheter. 7 Autrefois en Israël, pour valider une affaire quelconque relative à un rachat ou à un échange, l'un ôtait son soulier et le donnait à l’autre : cela servait de témoignage en Israël. 8 Celui qui avait le droit de rachat dit donc à Boaz : Acquiers pour ton compte ! Et il ôta son soulier. 9 Alors Boaz dit aux anciens et à tout le peuple : Vous êtes témoins aujourd'hui que j'ai acquis de la main de Naomi tout ce qui appartenait à Élimélec, à Kiljon et à Machlon, 10 et que je me suis également acquis pour femme Ruth la Moabite, femme de Machlon, pour relever le nom du défunt dans son héritage, et afin que le nom du défunt ne soit point retranché d'entre ses frères et de la porte de son lieu. Vous en êtes témoins aujourd’hui ! 11 Tout le peuple qui était à la porte et les anciens dirent : Nous en sommes témoins ! Que l'Éternel rende la femme qui entre dans ta maison semblable à Rachel et à Léa, qui toutes les deux ont bâti la maison d’Israël ! Manifeste ta force dans Éphrata, et fais-toi un nom dans Bethléhem ! 12 Puisse la postérité que l'Éternel te donnera par cette jeune femme rendre ta maison semblable à la maison de Pérets, qui fut enfanté à Juda par Tamar ! (LSG)

 

L'acte d'ôter son soulier ou sa sandale lors de la conclusion d'un contrat constituait une tradition séculaire, qui semble découler du fait que le droit de fouler le sol appartenait à son propriétaire. Par conséquent, le transfert d'une sandale représentait le transfert de la propriété. Le Psaume 60:8 semble y faire allusion.

 

Psaume 60:8 Moab est le bassin où je me lave ; je jette mon soulier sur Édom ; pays des Philistins, pousse à mon sujet des cris de joie ! - (LSG)

 

Dans ce cas précis, Dieu déclare qu'Il transférera la terre d'Édom à Lui-même. Apparemment, cette coutume était répandue parmi les anciens Indiens et les Germains, et qu'elle était encore en usage en Orient au siècle dernier.

 

Cependant, le type spirituel de tout ceci réside dans le fait que Boaz était disposé à racheter Ruth, et devait effectivement le faire, avant de pouvoir l'épouser. Il en va de même pour le Christ. Le processus de notre rédemption – notre rachat pour Dieu par l'intermédiaire du Christ – a débuté par la mort du Christ à la Pâque.

1Pierre 1:18-19 sachant que ce n'est pas par des choses périssables, par de l'argent ou de l'or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous avez héritée de vos pères, 19 mais par le sang précieux de Christ, comme d'un agneau sans défaut et sans tache (LSG)

Néanmoins, ce processus se poursuit encore pour nous et se poursuivra jusqu'à la Première Résurrection, moment où nos corps seront transformés de la matière à l'esprit et où l'adoption au sein de la famille de Dieu sera accomplie.

 

Romains 8:23 Et ce n'est pas elle seulement ; mais nous aussi, qui avons les prémices de l'Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l'adoption, la rédemption de notre corps. (LSG)

 

Éphésiens 1:14 lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux que Dieu s'est acquis, à la louange de sa gloire. (LSG)

 

Éphésiens 4:30 N'attristez pas l'Esprit Saint de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. (LSG)

 

Boaz était un type de Christ qui a dû s’effacer devant un droit prioritaire du plus proche parent. Dans Deutéronome 32:8, nous lisons que Dieu a réparti toutes les nations selon le nombre des fils de Dieu. Chacune de ces nations fut atribuée à ces fils de Dieu. Ils possédaient un droit sur ces nations quant à leur direction et à leur développement. Ceux concernés dans l'Armée céleste ont dû céder leur droit au profit du Christ. Christ devait procéder au rachat, et l'Armée céleste s'était vu confier la responsabilité de ces êtres humains depuis l'époque de la création jusqu'à la période du ministère de Jésus-Christ. Ils disposèrent de 4 000 ans pour s'acquitter de leurs responsabilités. Un délai supplémentaire de 2 000 ans après la venue du Messie leur fut accordé à cette fin.

 

Ce qui se produit, c'est que le Messie extrait l'Église du milieu des nations païennes. Il les rachète de l'armée déchue qui possédait un droit prioritaire sous la direction de Satan en tant qu’Étoile du Matin. Ce prix a été payé par Christ, et c’est cet aspect qu’il traite. Dieu attribue au Christ des personnes qui sont pris parmi les nations païennes afin de développer l'Église. C'est précisément ce qui s'opère ici avec Boaz et le rachat.

 

L'Exemple de Naomi

L'un des aspects dignes d'intérêt du livre de Ruth réside dans l'impact profond que sa belle-mère Naomi exerça sur elle. C'est grâce à l'exemple de Naomi que Ruth fut disposée à abandonner tout ce qui lui était cher – sa famille, son peuple, sa terre et jusqu'à sa religion.

 

Une fois de retour en Juda, c'est Naomi qui perçut la main de Dieu dans la manière dont Ruth fut mise en contact avec Boaz lorsqu'elle alla glaner. En réalité, sans Naomi, Ruth n'aurait jamais entendu parler de Boaz et serait demeurée en Moab, une païenne adoratrice de faux dieux. C'est Naomi qui incita Ruth à rechercher le mariage avec Boaz.

 

À travers ces éléments, Naomi s'apparente à l'Église agissant en tant que corps collectif, dans la mesure où elle met autrui en contact avec le Christ et Dieu. C'est l'Église qui nous encourage et nous guide individuellement à rechercher le mariage avec notre Époux à venir. Cela nous rappelle, en tant que chrétiens, dans le déroulement de notre vie quotidienne, à quel point nos exemples personnels s'avèrent déterminants dans nos interactions avec autrui. Nous ignorons qui Dieu appellera au sein du Corps en cet âge, et nous savons de certitude que tous les hommes, femmes et enfants seront un jour appelés dans l'Église lors de la Deuxième Résurrection. Par conséquent, il nous incombe donc dès à présent d'offrir chacun l'exemple le plus noble et le plus parfait possible, car il se pourrait fort bien que notre exemple soit celui que Dieu utilisera ou désignera ultérieurement pour conduire une autre « Ruth » vers le Christ.

 

Ruth 4:13-22 Boaz prit Ruth, qui devint sa femme, et il alla vers elle. L'Éternel permit à Ruth de concevoir, et elle enfanta un fils. 14 Les femmes dirent à Naomi : Béni soit l'Éternel, qui ne t'a point laissé manquer aujourd'hui d'un homme ayant droit de rachat, et dont le nom sera célébré en Israël ! 15 Cet enfant restaurera ton âme, et sera le soutien de ta vieillesse ; car ta belle-fille, qui t'aime, l'a enfanté, elle qui vaut mieux pour toi que sept fils. 16 Naomi prit l'enfant et le mit sur son sein, et elle fut sa garde. 17 Les voisines lui donnèrent un nom, en disant : Un fils est né à Naomi ! Et elles l'appelèrent Obed. Ce fut le père d'Isaï père de David. 18 Voici la postérité de Pérets. 19 Pérets engendra Hetsron ; Hetsron engendra Ram ; Ram engendra Amminadab ; 20 Amminadab engendra Nachschon ; Nachschon engendra Salmon ; 21 Salmon engendra Boaz; Boaz engendra Obed ; 22 Obed engendra Isaï ; et Isaï engendra David. (LSG)

 

Le Livre de Ruth est un petit livre, mais il est  riche de sens. Il constitue en soi un récit magnifique et touchant, ainsi qu'un message inspirant et encourageant pour les chrétiens qui aspirent au mariage avec leur Roi et Maître dont l'avènement est proche, Josué le Messie. Un avenir merveilleux s'ouvre devant nous. Fixons nos regards sur l'objectif à atteindre et laissons la promesse simple mais vibrante de Ruth nous encourager à aller toujours de l'avant, jour après jour :

Ruth 1:16-17 Ruth répondit : Ne me presse pas de te laisser, de retourner loin de toi ! Où tu iras j'irai, où tu demeureras je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu ; 17 où tu mourras je mourrai, et j'y serai enterrée. Que l'Éternel me traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort vient à me séparer de toi ! (LSG)

 

 

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