Les Églises Chrétiennes de Dieu

[089]

 

 

 

 

Les Hérésies dans l’Église Apostolique [089]

 

(Édition 2.0 19950128-20000311)

 

Cette étude examine la nature des hérésies des Colossiens et des Galates. Cela fait logiquement partie de la série Grâce-Loi, et traite de la position sur la loi selon Paul. Le texte continue à développer la position dans les églises de Jean. Les doctrines gnostiques sont aussi discutées. La position du premier siècle sur le  Messie de deux avènements est aussi discutée à partir de la preuve des Manuscrits de la Mer Morte. La position de Paul est montrée comme étant mal interprétée par l’orthodoxie moderne. Cette étude débouche sur l’étude suivante la Distinction dans la Loi, et aussi aux Textes des Œuvres de la Loi - ou MMT.

 

 

 

Christian Churches of God

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(Copyright © 1995, 2000 Wade Cox)

(Tr. 2009, rév. 2013)

 

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 Les Hérésies dans l’Église Apostolique [089]

 

Note : cette étude devrait être lue en conjonction avec la bande audio.

 

Introduction

 

Les Livres aux Colossiens et Galates ont été vus comme soutenant un certain nombre de positions doctrinales incorrectes au sujet de la position de l'Église du Nouveau Testament. Entre autres, la controverse qui dit que la loi est abolie, repose sur une interprétation de ces textes. L'interprétation est erronée. Un argument étendu au sujet de la cosmologie correcte du Nouveau Testament, a besoin d’être développé. Les hérésies dans l'Église Apostolique formerait un chapitre entier de cette oeuvre.

 

Contexte

 

L'Église Apostolique a été confrontée à une série de problèmes dès ses débuts. Beaucoup d'églises dont nous avons un récit historique biblique ont été établies par Paul ou sous sa supervision. Quand des disputes ont surgi quant à l'exactitude ou à l'acceptabilité de pratiques, elles ont souvent été renvoyées à Paul pour être réglées. Certaines pratiques telles que celles à Corinthe ont impliqué de simples pratiques physiques, qui nuisaient à la spiritualité de l'Église. D'autres problèmes étaient plus impliqués et semblent être incomplètement compris. Cela semble avoir surgi parce que la cosmologie appréhendée dans les Églises du Nouveau Testament a été mal comprise par la théologie post-Nicée. L'épître aux Colossiens est un texte important pour comprendre la cosmologie originale de l’Église du Nouveau Testament.

 

Un autre texte important, mais à un moindre degré, est celui adressé aux Galates. L’Épître aux Hébreux est un texte des plus significatifs quant à l’interrelation entre le Vieux et le Nouveau Testament et leur cosmologie. En comprenant les erreurs dans lesquelles ces églises sont tombées, nous pouvons mieux comprendre la cosmologie originale. Lorsque les textes sont examinés, nous verrons ce qu’étaient ces erreurs et, plus particulièrement, nous comprendrons comment elles se sont produites.

 

Colossiens

 

La Nature du Texte

 

L'hérésie colossienne a longtemps été obscurcie sur la base de la compréhension admise que les Colossiens avaient embrassé une forme de gnosticisme, qui ne pouvait pas être correctement reconstruite à partir du texte.

 

L'erreur a été supposée comme ayant aussi impliqué une forme de légalisme. Ceci provient d’un malentendu des termes utilisés par Paul dans le texte. Les allusions par Paul dans le texte aux concepts sont énigmatiques et exigent un examen et une construction.

 

Colossiens 2:8-10,16 se réfère aux concepts suivants : 

Tradition (paradosiv) [paragosin] (2:8) ;

Plénitude (plhrwma) [plerõma] (1:9 ; 2:9,10) ;

Philosophie (filosofia) [philosophia] (2:8) ;

Du manger et du boire (brwsiv, posiv) [brõsei, posei] (2:16) ;

Principautés et pouvoirs (arch, exousia) [archai, ezousiai] (2:15) ; et

Les éléments du monde (stoiceion, tou kosmou) [stoicheia tou kosmau] (2:8, 20).

 

Ces termes trouvent leur utilisation aussi dans le Judaïsme Gnostique et dans le Syncrétisme Hellénistique. Bacchiocchi (Du Sabbat au Dimanche : une Recherche Historique de l’Ascension de l’Observance du Dimanche dans le Christianisme Primitif, Annexe, pp. 343 f.) déclare que ces deux termes sont :

 

Également utilisés par des commentateurs pour définir la dérivation du gnosticisme à Colosse.

 

Bacchiocchi se réfère aux textes de Jacques Dupont, E. Percy, Lightfoot et Lyonnet, comme exemples d’érudits qui définissent l'hérésie comme étant une forme du Judaïsme Gnostique. Par ailleurs, Günther Bornkamm dans "L'Hérésie des Colossiens" dans l’ouvrage Conflict at Colossae, p. 126,  dit catégoriquement :

 

Aucun doute me semble possible, toutefois, sur un point : la doctrine colossienne des éléments appartient à la mythologie antique et à la spéculation de la théologie Aeon orientale, qui était répandue et active dans le syncrétisme hellénistique ; cf. Ernst Lohmeyer, Der Brief an die Kolosser, 1930, pp. 3 f.; M. Dibelius, An die Kolosser, Epheser, An Philemon, 1953, excursus on 2:8, and 2:23. (Bacchiocchi, fn. to p. 343).

 

Bacchiocchi continue, dans la note en bas de page, en disant que :

 

D'autres interprètent l'hérésie colossienne comme étant un syncrétisme d'éléments Hellénistiques et Juifs ; voir Edouard Lohse, A Commentary on the Epistles to the Colossian and to Philemon, 1971, pp. 115-116 ; Norbert Hugedé, Commentaire de l'Épître aux Colossiens, pp. 9, 143 ; W. Rordorf, Sunday, p. 136 :  'nous sommes en fait confrontés avec la possibilité de tout un flot entier de tradition syncrétiste dans lequel le matériel Judéo-Chrétien est inextricablement lié avec le matériel de provenance hellénistique et orientale' ; cf. Handley C.G. Moule, Colossian Studies, 1898, qui définit l'hérésie comme étant 'un amalgame ou mélange de Judaïsme et de Gnosticisme, dans une large référence de ce dernier mot.'

 

La compréhension peut être reconstruite à partir de l'épître et de la cosmologie des références du Nouveau Testament, en particulier de l’Apocalypse, et par le recours à l'analyse faite ici des Chapitres 2, 3 et 4 [de  Dieu Révélé]. Une fois que la cosmologie biblique correcte est comprise, la nature du problème à Colosse peut être correctement comprise. Un indice simple est que l'Église à Colosse était corrigée d’une façon qui montrait que l'Église à Colosse était dans l’erreur, mais que les erreurs étaient un malentendu de la part de l'Église des concepts existants qui n'étaient pas eux-mêmes défiés ou réfutés. Nous sommes ainsi confrontés à une déformation et à une mauvaise application plutôt que l'adoption en bloc. La référence à la théologie de l'Aeon par Bornkamm est un indice majeur à l'énigme. La supposée théologie aeon est aussi exprimée dans l’épître aux Hébreux.

 

Bacchiocchi considère que l'erreur Colossienne était caractérisée par une erreur théologique et pratique. Il considère que :

 

Théologiquement, la 'philosophie' colossienne (2:8) rivalisait avec Christ pour l'allégeance de l'homme. Sa source d'autorité, selon Paul était une fabrication de l’homme, 'tradition - paradosin [paradosis] (2:8) et son but était de communiquer une vraie 'sagesse - sofia [sophia] (2:3, 23), 'connaissance - gnwsiv [gnosis] (2:2,3 ; 3:10) et 'compréhension - sunesiv [sunesis] (1:9 ; 2:2). Pour atteindre de telles connaissances, les Chrétiens ont été invités à rendre hommage aux principautés cosmiques (2:10,15) et aux 'éléments de l'univers - ta stoiceia tou kosmou [ta stoieea tou kosmou] (2:8, 18, 20).

 

Il est important d'isoler précisément l'erreur théologique et de préciser exactement ce que Paul disait à l'Église à Colosse. Les Élohim, comme le démontre le contexte biblique, sont une Armée multiple dont l'Agneau est le Souverain Sacrificateur, mais il est l’un d'eux en tant que compagnon ou camarade. Apocalypse 5 montre qu'il y a des responsabilités déléguées dans le Conseil des Élohim. Apocalypse 5:8 déclare clairement que chacun des vingt-quatre anciens est équipé de harpes et de fioles d'or pleines d’odeurs qui sont les prières des saints. Il est évident que ces anciens ont une responsabilité de s’occuper des élus. Il est apparent qu'à Colosse, un saut logique a été fait par lequel on a directement prié à ces Élohim. La pratique antique de prier aux esprits morts provient à la fois autant du Shamanisme que du système Babylonien. L’ascension mystique trouvée dans le mysticisme Merkabah semble avoir fait son impact dans la région de la Palestine au cours du premier siècle. L’étude Le Végétarisme et la Bible (No. 183) montre le développement de l'ascétisme gnostique dans le christianisme. Il semblerait que la propitiation des anges et des systèmes ascétiques est d'une façon ou d'une autre, entrée dans l'Église à Colosse, probablement basée sur la raison découlant d’Apocalypse 5:8. L'adoration d'idoles est devenue déguisée en tant que la propitiation des saints, et plus tard, a pénétré dans le christianisme du courant dominant. Cependant, les rituels de purification ascétiques ont semblé avoir eu un succès plus limité. Les traditions mentionnées par Paul semblent provenir des esprits élémentaux et sont reliées à la philosophie. Ceci est un passage très compliqué impliquant trois écoles distinctes de pensée - à savoir, l'influence d'une ou de plusieurs écoles de philosophie ; le recours à la tradition orale sur laquelle des aspects du judaïsme sont basés ; et, enfin, le traitement des éléments des esprits. Il n'y a aucun doute que cela implique la propitiation d'êtres inférieurs parce que Paul continue à Colossiens 2:9-10 d’affirmer au sujet de Christ que :

 

Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la déité. Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité.

 

Il convient de noter que le terme la plénitude de la déité dérive du terme, yeothv  [theotetos]. Tel que noté de Thayer (p. 288), la déité diffère de la divinité comme l'essence diffère de la qualité ou de l'attribut. Ainsi, la déité mentionnée ici, qui demeurait dans le corps du Christ, est l'Esprit de Dieu. C'était cette essence émanant de Dieu qui a permis à Christ de devenir un avec Dieu. Tandis que les autres Élohim possédaient cet esprit, ce que Paul semble dire est que Christ a l'autorité et la plénitude des qualités de la déité et des attributs délégués du Père. Cela rend les autres entités sans rapport dans le contrôle des élus. Christ est le chef de toutes principautés et de toute autorité (Colossiens 2:10). Dieu est l'objet de la prière. Christ et les anciens agissent par délégation. Ainsi, la question concernait le contrôle et l'autorité. Bacchiocchi (loc. cit.) affirme en rapport aux éléments de l'univers (Colossiens 2:8, 18, 20) que :

 

La plupart des exégètes modernes, ont adopté une interprétation personnifiée du stoicheia (en particulier sur la base du passage parallèle dans Galates 4:3, 9 ; cf. 3:19) ; les identifiant aux médiateurs angéliques de la loi (Actes 7:53 ; Gal. 3:19 ; Héb. 2:2) et aux dieux astraux païens qui étaient crédités comme ayant le contrôle du destin de l'humanité. Pour gagner la protection de ces puissances cosmiques et principautés, les "philosophes" colossiens recommandaient vivement aux chrétiens d'offrir un culte d'adoration aux puissances angéliques (2:15, 18, 19, 23) et de suivre des pratiques ritualistes et ascétiques (2:11, 14, 16. 17, 21, 22). Par ce processus, on était assuré d'avoir accès et de participer à la divine "plénitude - plhrwma : "[plerõma]" (2:9, 10, cf. 1, 19). L'erreur théologique consistait alors essentiellement à interposer les médiateurs angéliques inférieurs à la place du Chef Lui-même (2:9, 10, 18, 19) (pp. 344-345).

 

Bacchiocchi ajoute que :

 

Le résultat pratique de ces spéculations théologiques était l'insistance sur l’ascétisme et le ritualisme stricts. Ceux-ci consistaient à "rejeter le corps de chair" (2:11) (signifiant apparemment le retrait du monde) ; le traitement rigoureux du corps (2:23) ; la prohibition de goûter ou de toucher certaines sortes d’aliments et de boissons (2:16, 21) et l'observance soigneuse des jours sacrés et de festival de saisons, la nouvelle lune, le Sabbat (2:16). Les Chrétiens ont vraisemblablement été menés à croire que par la soumission à ces pratiques ascétiques, ils n’abandonnaient pas leur foi en Christ, mais plutôt, ils recevaient une protection supplémentaire et étaient assurés de l’accès complet à la plénitude divine (p. 345).

 

Les processus de pensée impliqués semblent être destinés à la négation des entités secondaires, et à confiner le processus à un seul contrôle à travers le Christ. Toute prière devait être à Dieu le Père au nom du Christ. Bien qu'il y ait des puissances qui influencent l'humanité, il n’y a qu'un seul Médiateur entre Dieu et l'homme. Jamais dans la Bible, la prière n’est sanctionnée à quelqu'un d'autre qu’à Dieu qui est le Père. La propitiation des anciens peut avoir développé sa propre cosmologie. Cependant, ce qui est clair, c’est que certaines traditions des Pharisiens concernant la loi avaient pénétré l'Église dans ce processus. La théorie des esprits élémentaux de l'univers, complique davantage la question (cf. l’étude Les Textes des Œuvres de la Loi - ou MMT (No. 104)).

 

Le Problème du Sabbat

 

La référence à Ésaïe 1:14 est habituellement utilisée pour justifier l’observance des fêtes chaldéennes de Pâques/Easter et des festivals d’hiver de mi-décembre  par opposition aux ordonnances bibliques. En effet, la version King James de Actes 12:4 a été délibérément mal traduite pour lire Pâques/Easter au lieu de la Pâque. Suggérer que Christ permettait à l'Église de changer les fêtes du plan de salut par des festivals païens alors que les fêtes ont été instituées par lui sous l’instruction de Dieu, semble extraordinaire et malsain. Tertullien tombe dans cette erreur quand il argumente contre Marcion au sujet du sabbat. Ne comprenant pas bien le rôle joué par le Messie en tant que l'Élohim ou l'Ange de Yahovah de l'Ancien Testament, Tertullien assume des entités séparées et allègue que autant Yahovah de l'Ancien Testament que Christ du Nouveau Testament détestaient le Sabbat. Tertullien a utilisé Ésaïe comme ci-dessus pour l'Ancien Testament, et raisonne ainsi pour Christ que :

 

Même si, n’étant pas le Christ des Juifs, Il [c'est-à-dire, le Christ du NT] a montré une haine contre le jour le plus solennel des Juifs, Il obéissait seulement au Créateur, étant Son Christ [Messie], dans cette haine même pour le sabbat ; car Il s'exclame par la bouche d'Ésaïe : 'Vos nouvelles lunes et vos sabbats, mon âme les hais' (Bacchiocchi dans : Du Sabbat au Dimanche : Une Recherche Historique de la Montée de l'Observance du Dimanche dans le Christianisme Primitif, The Pontifical Gregorian University Press, Rome, 1977 en citant Contre Marcion 1,1, ANF, Vol. III, p. 271 ; (mais la référence est seulement qu’au commencement de l'oeuvre)).

 

L’opinion de Bacchiocchi était que les arguments de Tertullien dans les Livres I, II, III et V montraient, contrairement à ce que Marcion enseignait, que le type d’observance du sabbat enseignée par le Dieu de l'Ancien Testament et de celle du Christ étaient identiques. Les enseignements des deux testaments étaient en harmonie. Tous les deux provenaient du même Dieu qui était le Dieu des deux dispenses. En argumentant pour l'harmonie, cependant, il réduit le sabbat à une institution que Dieu a toujours méprisée. (Bacchiocchi, ibid., p. 187, fn. 61)

 

La Loi

 

C'est au Livre V du chapitre IV que Tertullien évoque le concept des éléments lesquels les Romains assimilaient aux rudiments de l’apprentissage. Tertullien assimile ces éléments avec même les rudiments de la loi, vraisemblablement sur la proposition que la loi était un mécanisme d'introduction pour éduquer les élus dans la foi. Il se réfère à un concept présumé de Galates, mais ici Paul semble se référer à une hérésie, peut-être l’animiste, impliquant la propitiation de forces spirituelles qui semble avoir pénétré dans l'Église des Galates, et est devenue infusée dans les fêtes bibliques, et par la suite, est devenue une forme de justification par l'adhésion à la loi plutôt que la grâce (Galates. 5:4). Ici, le problème approche celui à Colosse. Le problème des Galates semble être similaire au gnosticisme qui constituait l'hérésie colossienne. L'hérésie à Colosse, comme nous l’avons observé, impliquait des "éléments" et des  "traditions" et semble avoir été le culte d'adoration des puissances angéliques dont la faveur était invoquée par l'observance de "préceptes – dogmatizw [dogmata].

 

Comme nous l’avons noté, ce culte pourrait bien avoir coïncidé avec l'introduction des ascensions mystiques du Hekaloth dans le Judaïsme au cours du premier siècle (voir Kaplan Meditation and Kabbalah, Samuel Weiser, Maine, 1989, pour les détails du système). Le concept que la purification peut provenir de l'observance de préceptes (et, ici, dans le service des êtres angéliques) était le concept qui a été "cloué sur la croix" mais pas celui de la loi. Cet argument a été proposé selon le fait qu’en Christ toute la plénitude entière de la déité demeure corporellement (2:9) et que par conséquent, toutes les formes d'autorité qui existent sont subalternes à lui qui est le chef de toute puissance et autorité (2:10), et que c’est seulement à travers Christ (possédant non seulement la plénitude de la déité, mais aussi la plénitude du rachat et du pardon des péchés) (voir 1:14 ; 2:10-15 ; 3:1-5) que le croyant peut arriver à la plénitude de vie (2:10). Paul, contrairement à sa méthode habituelle, ne fait pas recours à la loi, mais au baptême comme Bacchiocchi note l’argument de Harold Weiss. La loi en tant qu’un terme nomov [nomos]) est absente de Colossiens 2 dans la discussion de la controverse, ce qui corroborerait l'affirmation selon laquelle :

 

l'hérésie colossienne n'était pas en fait basée sur le légalisme juif habituel, mais plutôt sur un type de règles (dogmatizw [dogmata]) ascétiques de cultes peu communes (le syncrétisme) qui sapaient toute la suffisance du rachat de Christ. (Bacchiocchi, ibid., p.347)

 

Les arguments de Paul dans Galates et dans Colossiens ont été mal compris et par conséquent mal appliqués, en particulier par les anti-Nomiens, mais généralement par les Athanasiens. Tertullien a été le premier des trinitaires postérieurs, qui a continué cette erreur théologique. Les trinitaires ne pouvaient pas comprendre la signification des arguments expliqués dans Colossiens parce qu'ils ne comprenaient pas la première cosmologie chrétienne. L'hérésie colossienne (et celle des Valentiniens) a été possible seulement parce que la première Église a embrassé une cosmologie (Apo. 4 et seq.) qui était une extension d’Élohim impliquant trente entités que les valentiniens appelaient Aeons à partir du Aeon à tête de lion. Ceci est traité ailleurs.

 

Galates

 

Tertullien revendique à partir de Galates et ailleurs, et cela tout à fait à tort, que Dieu méprisait les fêtes et les Sabbats, en faisant valoir :

 

'Vous observez les jours et les mois et les temps et les années [Galates. 4:10] - les Sabbats, je suppose et 'les préparations' [ANF traduisant 'Coenas puras' : comme étant 'probablement le paraskeuh paraskeuai ou préparation] de Jean xix. 31' ; Voir la section 'Pâque' pour une exposition de cette question] et les jeûnes et 'les jours saints' [Jean 19:31 aussi ?]. La cessation même de ces derniers, aussi bien que de la circoncision, était établie par les décrets du Créateur, qui avait dit par Ésaïe que : 'Vos nouvelles lunes et vos Sabbats et vos jours fériés, Je ne peux les supporter ; vos jeûnes et vos fêtes et vos cérémonies, mon âme les hais' [Esaïe. 1:13,14] ; aussi par Amos, 'je déteste, je méprise vos jours de fête et je ne puis sentir vos assemblées solennelles [Amos 5:21] ; et de nouveau par Osée, 'je ferai cesser toute sa joie et ses jours de fête et ses sabbats et ses nouvelles lunes et toutes ses assemblées solennelles [Osée 2:11]. Les institutions qu'Il a établies Lui-même, vous vous demandez, les a-t-Il alors détruites ? Oui, plutôt que toutes autres. Ou bien si un autre les a détruit, il a seulement concouru au but du Créateur, en enlevant ce qu’Il avait même condamné. Mais ce n'est pas le lieu ici de discuter de la question pourquoi le Créateur a supprimé ses propres lois. C'est suffisant pour nous de prouver qu'Il a voulu une telle abolition, que par conséquent il peut être affirmé que l'apôtre n'a rien déterminé au préjudice du Créateur, puisque l'abolition elle-même vient du Créateur (Tertullien Against Marcion, Bk. V, Ch. IV, ANF, Vol. III, p. 436).

 

Tertullien montre que Marcion peut être connu d’abord comme étant un hérétique par sa séparation de l'évangile et la loi (Against Marcion, ibid., Ch. XXI, p.286). Curieusement, c'est cet aspect de l'hérésie Marcionite qui est la plus répandue aujourd'hui dans la justification chrétienne d’enlever les exigences de la loi autant du culte d’adoration que des fêtes, particulièrement la question du sabbat. La notion est philosophiquement malsaine pour les raisons développées ailleurs. Plus particulièrement, les objections soulevées par Lord Russell à la question des lois divines (à savoir, qu'elles ne pouvaient pas avoir été émises simplement par décret, mais doivent avoir une autre base plus solide) sembleraient écarter ce type de raisonnement utilisé par Tertullien. Cela devient évident en le lisant qu'il ne comprend pas les véritables enjeux derrière les déclarations dans Ésaïe, Amos et Osée où les festivals utilisés autant par Israël que Juda ont été pollués, et que c'était le manque de justice et de droiture (Amos 5:24) qui était le problème qui est évident par même une lecture superficielle des textes. Christ était également dégoûté par la façon d'observance du sabbat par les pharisiens hypocrites.

 

La loi doit provenir d'un fondement dans la nature de Dieu plutôt qu'à partir de simples déclarations que Russell a si justement fait remarquer. Malheureusement, la relation hiérarchique jugée nécessaire par Russell, et attribuée au gnosticisme est en fait correct. Toutefois, Russell n'a pas adéquatement examiné la vraie cosmologie autre que de montrer (Pourquoi Je Ne suis Pas Un Chrétien) que la question des lois divines dans le trinitarisme est logiquement absurde. La question du sabbat est souvent enlevée de la loi de sorte qu'il y ait neuf commandements et non dix, et ceux-ci sont en effet des suggestions - vu que la loi est abolie. L'argument révèle une méconnaissance protestante de la nature de la loi. L'acceptation protestante de l'adoration du dimanche, qui est elle-même basée sur les conciles de l'église athanasienne, est logiquement absurde. Si l'église avait l'autorité de changer la loi, alors elle avait l'autorité sur tous les aspects de la loi et l'église, et le protestantisme est une rébellion non autorisée. Cependant, la réforme a été fatalement en défaut dans son analyse, en ce que la réforme est seulement retournée jusqu’à Augustin pour sa théologie, et cette théologie était bibliquement incorrecte. L'oeuvre d'Augustin est basée sur la philosophie et n'est pas correctement soutenue par la Bible.

 

Paul est cité en appui à l’activité antinomienne, à savoir l'argument que la loi est abolie, à partir de suppositions. Une grande partie des problèmes des Galates provient d'une simplification de la position de Paul. Il a été attaqué autant par les légalistes d'une part que par les antinomistes d’autre part. Le problème des Galates n'était pas le simple légalisme judaïque. Les préceptes de culte d’adoration sont adressés, comme nous le verrons, aux puissances angéliques déchues qui sont considérées ne pas être theoi à cause de leur nature.

 

En fait, Paul a commencé son épître, après la salutation et l'introduction (Galates. 1:1-5), par une défense de son apostolat (Galates. 1:6 à 2:21). Il procède ensuite à une défense de l'évangile (Galates. 3:1 à 4:31). Les implications morales de l'évangile sont alors examinées dans Galates 5:1 à 6:10, et la conclusion est faite à partir de Galates 6:11-18.

 

Les problèmes de l'Église des Galates peuvent être correctement considérés comme étant une dichotomie entre ces deux positions. Les arguments que la loi est abolie, à partir d'une lecture de Galates et de Colossiens sont correctement un argument antinomiste qui est solidement rejeté par Paul (et aussi Jacques et Jean), comme l’est le légalisme du judaïsme pharisaïque (voir les études La Relation Entre le Salut par la Grâce et la Loi (No. 82) ; La Foi et les Œuvres (No. 86) et Les Textes des Œuvres de la Loi - ou MMT (No. 104)). L'absence des actions de grâce et des félicitations des autres épîtres est interprétée par le dictionnaire Interpreter’s Dictionary of the Bible (Vol. 2, art. Galates, pp. 338-343) comme reflétant le choc d’apprendre la nouvelle de l'erreur et l'impulsion de répliquer.

 

Il n'y a aucun doute que l'Église s’était tournée vers un autre évangile, qui n'est aucunement un évangile.

 

Paul a visité Jérusalem et a vu Pierre et Jacques (selon ses paroles). Quatorze ans plus tard, il s’est rendu à Jérusalem de nouveau pour exposer à ceux qui s’y trouvaient (incluant Jacques, Pierre et Jean), l'évangile que la théologie moderne (Interp. Dict., p. 341) considère comme une libération de la loi.

 

À partir de la visite de Paul, il était clair qu'il travaillerait parmi les païens et ceux parmi les juifs. Pierre était l'apôtre aux juifs comme le montre Galates. L'élément conservateur dans l'Église, Pierre, Jacques et d'autres, semble avoir limité la participation des païens dans l'Église d’après Galates 2:11-14. Pierre (Céphas) est mentionné ici.

 

Galates 2:11-14 11 Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible. 12 En effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens ; et, quand elles furent venues, il s’esquiva et se tint à l’écart, par crainte des circoncis. 13 Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie. 14 Voyant qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Evangile, je dis à Céphas, en présence de tous : Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser ? (LSG)

 

Cela montre la compréhension de l'Église. La libération de l'Église était des traditions des pharisiens et de leur système. Pierre avait abandonné les traditions. Le groupe de Jérusalem suivait la ligne traditionnelle. Étant à Jérusalem, il était plus facile de se rallier aux traditions que de s'opposer à elles. Les païens en outre, devaient  poser un problème d’observer les traditions qui ne faisaient pas partie du système de la loi. De plus, le traitement des préceptes provenait en partie aussi du système sacrificiel qui avait été éliminé en Christ.

 

L'argument que la loi est abolie, à partir du concept que la loi a été accomplie en Christ, est une incompréhension de la signification du terme accompli.

 

Accomplir signifie (selon le dictionnaire Oxford Universal Dictionary) 

Trans. Combler, remplir ...

Satisfaire l'appétit ou le désir - 1601.

Compléter ; fournir ce qui manque. Aussi, fournir la place pour (quelque chose) ; indemniser, dédommager de ...

Réaliser (une prophétie, promesse etc.) ; satisfaire (un désir, prière). Orig. un Hébraïsme. M.E.

Exécuter, effectuer, faire ; obéir ou suivre M.E. ; répondre à (un but), se conformer à (conditions).

Amener à une fin, achever M.E.

 

On peut voir par conséquent que supprimer n'est pas et ne peut pas être le sens du terme dans toutes ses significations variables. De plus, le terme est un hébraïsme. Ainsi, les paroles du Christ des évangiles doivent être définitives dans l’interprétation du terme. Matthieu 5:17 rapporte la déclaration de Christ :

 

Matthieu 5:17-20 17 Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. 18 Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. 19 Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. 20 Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux. (LSG)

 

Christ n'est pas venu pour supprimer la loi ou les prophètes. Il l’a dit. Il est venu pour les accomplir (plerõsai). Par conséquent, le commentaire de Paul dans Galates doit avoir un sens dans ce contexte. S'il ne le fait pas et contredit Christ, Paul doit, par définition, contredire le Christ et, de là, l’épître aux Galates serait non inspiré. Paul ne peut pas gagner un débat contre Christ. D’ailleurs, la Bible ne se contredit pas sur la doctrine.

 

Les commandements doivent donc non seulement être observés mais ils ne peuvent pas être assouplis. Le sens de accomplir peut aussi être constaté à partir des divers termes traduits ainsi dans l'Ancien Testament. Le premier terme est de SHD 04390 mala, remplir ou être rempli, accomplir, confirmer, consacrer ou être à une fin,  le concept d’être clôturé et aussi être assemblé ou avoir complètement. La signification contextuelle ne signifie pas pour autant mis à part, mais plutôt être le terminus et de contenir une conformité à l'objet et ici, la loi. Les textes où le terme est utilisé sont Genèse 29:27 ; Exode 23:26 ; 1Rois 2:27 ; 2Chroniques 36:21 ; Psaume 20:4, 5. Le deuxième terme est SHD 03615 kalah, aboutir au sens intrans., cesser, finir, ou périr et trans. achever, préparer ou consommer ; d’où, ici cela peut signifier consommer ou détruire. Ce mot est utilisé dans Exode 5:13 dans le sens d'achever des tâches quotidiennes ou des ouvrages. Ce n'est pas un sens de destruction ou d’élimination. Il ne peut pas avoir le sens de cessation, à partir des propres commentaires de Christ. Le troisième terme est trouvé dans 1Chroniques 22:13 : de mettre en pratique les lois. Ce mot est SHD 6213 ’asah pour faire ou effectuer au sens le plus large. De là, le terme signifie observer les lois dans ce contexte.

 

Le terme utilisé pour traduire ce que Christ a dit dans Matthieu 5:17 est une forme du mot plerõ qui signifie  remplir de, littéralement fourrer (comme un filet), élever le niveau (une cavité) ou imprégner en pourvoyant, en influençant, en satisfaisant ou exécutant une fonction. Ainsi, Christ a été clairement compris comme ajoutant à la loi, non pas comme la réduisant ou lui enlevant un quelconque aspect de la loi en aucun sens. Affirmer que Christ le faisait est une perversion de la compréhension des mots dans toutes les langues utilisées, grec, hébreu, araméen que Christ aurait parlées, ou l’anglais ou le français dans lequel le mot a finalement été traduit. Il a perfectionné la loi par l'utilisation de l'Esprit Saint dans son exécution. Cela est le vrai sens des arguments de Paul et de tous les apôtres et des prophètes.

 

La clef de Galates est dans Galates 3:1-5.

 

Galates 3:1-5 1 O Galates, dépourvus de sens ! Qui vous a fascinés, vous, aux yeux de qui Jésus-Christ a été peint comme crucifié ? 2 Voici seulement ce que je veux apprendre de vous : Est-ce par les œuvres de la loi que vous avez reçu l’Esprit, ou par la prédication de la foi ? 3 Etes-vous tellement dépourvus de sens ? Après avoir commencé par l’Esprit, voulez-vous maintenant finir par la chair ? 4 Avez-vous tant souffert en vain ? Si toutefois c’est en vain. 5 Celui qui vous accorde l’Esprit, et qui opère des miracles parmi vous, le fait-il donc par les œuvres de la loi, ou par la prédication de la foi ? (LSG)

 

Le contexte est que l'Esprit est transmis non pas par la pratique de la loi, mais par la foi. La réception de la vie éternelle est ainsi éloignée de l'individu à moins de se conformer à la volonté de Dieu exercée dans la foi. Le contexte est alors étendu à Abraham en tant que le père des fidèles.

 

Galates 3:6-9 6 Comme Abraham crut à Dieu, et que cela lui fut imputé à justice, 7 reconnaissez donc que ce sont ceux qui ont la foi qui sont fils d’Abraham. 8 Aussi l’Ecriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a d’avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham : Toutes les nations seront bénies en toi ! 9 de sorte que ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant. (LSG)

 

La malédiction est étendue à ceux qui s’appuient sur les œuvres pour être justifiés plutôt que sur le sacrifice de Jésus Christ.

 

Galates 3:10-14 10 Car tous ceux qui s’attachent aux œuvres de la loi sont sous la malédiction ; car il est écrit : Maudit est quiconque n’observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, et ne le met pas en pratique. 11 Et que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident, puisqu’il est dit : Le juste vivra par la foi. 12 Or, la loi ne procède pas de la foi ; mais elle dit : Celui qui mettra ces choses en pratique vivra par elles. 13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous – car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois, – 14 afin que la bénédiction d’Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus–Christ, et que nous reçussions par la foi l’Esprit qui avait été promis. (LSG)

 

Ainsi, la réception de la promesse est par la foi. La conservation de la promesse est par l'obéissance. La rétention de l'Esprit Saint est basée sur l'obéissance à la loi et l’observance des commandements (Matt. 19:17) ; voir aussi les études L'Esprit Saint (No. 117) et La Vie Éternelle (No. 133).

 

Les Juifs ont tenté d'obtenir le salut par les œuvres et pervertissaient l'intention de la loi et attaquaient la nature de Dieu. Cette erreur a commencé à infiltrer les élus.

 

Galates 3:15-18 15 Frères je parle à la manière des hommes, une disposition en bonne forme, bien que faite par un homme, n’est annulée par personne, et personne n’y ajoute. 16 Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n’est pas dit : et aux postérités, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais en tant qu’il s’agit d’une seule : et à ta postérité, c’est-à-dire, à Christ. 17 Voici ce que j’entends : une disposition, que Dieu a confirmée antérieurement, ne peut pas être annulée, et ainsi la promesse rendue vaine, par la loi survenue quatre cent trente ans plus tard. 18 Car si l’héritage venait de la loi, il ne viendrait plus de la promesse ; or, c’est par la promesse que Dieu a fait à Abraham ce don de sa grâce. (LSG)

 

On peut voir que la promesse était acquise en Christ et qu'aucun homme ne peut venir à Dieu sauf à travers Christ. Les Juifs ont soutenu qu'ils pouvaient contourner ou éviter les exigences de la foi par l'adhésion aux œuvres. L'intention est ainsi qu'il y avait une forme de purification qui pénétrait dans l'Église des Galates, qui  était trouvée parmi les gnostiques et de type similaire, mais pas identique à celle trouvée à Colosse.

 

Paul explique l'intention et le but de la loi.

 

Galates 3:19-20 19 Pourquoi donc la loi ? Elle a été donnée ensuite à cause des transgressions, jusqu’à ce que vînt la postérité à qui la promesse avait été faite ; elle a été promulguée par des anges, au moyen d’un médiateur. 20 Or, le médiateur n’est pas médiateur d’un seul, tandis que Dieu est un seul. (LSG)

 

La loi a été donnée jusqu'à ce que Christ soit venu parce que les hommes n'étaient pas capables de vivre selon la nature de Dieu de qui la loi procède. Seul Christ pouvait le faire et ceux à qui l'Esprit a été donné par la foi. Mais, l'Esprit avait été donné aux prophètes, et ils doivent hériter de la promesse, mais la poussée principale de l'oeuvre n’arriverait pas avant Christ et les élus. L'unicité de Dieu provient de la possession de l'Esprit Saint par les anges à travers l’intermédiaire, ce qui nous permet d'être un avec Dieu comme Christ est un avec Dieu.

 

La loi n'est pas contre les promesses, mais la rend plutôt évidente pour les exigences de la foi en Christ.

 

Galates 3:21-22 21 La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? Loin de là ! S’il eût été donné une loi qui pût procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi. 22 Mais l’Ecriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Jésus–Christ à ceux qui croient. (LSG)

 

La loi a agi comme un confinement jusqu'à Christ parce que nous ne pouvions pas vivre selon la nature de Dieu avant que l'Esprit Saint ne nous ait été donné. L'Esprit Saint n'a pas été donné sur demande jusqu'à Christ. Seulement les prophètes et ceux choisis par Dieu pour comprendre le plan de salut pouvaient partager dans l'Esprit, tandis qu'à partir du Christ il était ouvert à un plus grand groupe de personnes.

 

Galates 3:23-29 23 Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée. 24 Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. 25 La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue. 26 Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus–Christ ; 27 vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. 28 Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus–Christ. 29 Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse.

 

La propitiation de Dieu selon des règles et des préceptes n’était seulement que l’ombre de la véritable relation que les élus auraient avec Dieu à travers Christ. Nous partageons la nature de Dieu et faisons de notre propre gré ces choses, que précédemment nous devions faire par la contrainte externe. Les commandements de Dieu procèdent maintenant des élus à travers l'Esprit Saint. Les Élus sont maintenant la progéniture d'Abraham comme Christ est la progéniture d'Abraham et héritier de la promesse. De cette façon, nous parviendrons à l'état de Fils de Dieu en puissance à travers l'Esprit Saint à notre résurrection des morts comme Christ l’a fait (Rom. 1:4).

 

Paul continue dans Galates 4 à traiter avec un autre concept dans lequel il mentionne des esprits élémentaux. De ci-dessus, cette ligne n'est pas sans signification.

 

Galates 4:1-7 1 Or, aussi longtemps que l’héritier est enfant, je dis qu’il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit le maître de tout ; 2 mais il est sous des tuteurs et des administrateurs jusqu’au temps marqué par le père. 3 Nous aussi, de la même manière, lorsque nous étions enfants, nous étions sous l’esclavage des rudiments du monde ; 4 mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi, 5 afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l’adoption. 6 Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie : Abba ! Père ! 7 Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils ; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu. (LSG)

 

Les Élus étaient des esclaves aux esprits élémentaux de l'univers jusqu'à Christ. Ainsi, les démons étaient désignés comme étant les esprits élémentaux. Ainsi, les concepts impliquaient les processus de pensée païenne qui étaient communs autant parmi les Grecs que parmi les Romains. Ainsi, nous sommes confrontés à une forme de syncrétisme Helléniste qui n'est pas du Judaïsme pur, mais, au mieux, ne peut seulement être un précurseur au mysticisme.

 

Il fait certainement allusion à l’Armée déchue à partir de Galates 4:8 et suiv. Le contexte est clair, où Paul dit qu’autrefois, quand nous ne connaissions pas Dieu, nous étions dans la servitude à ceux qui par nature, n'étaient pas Theoi. Ainsi, l'état d'être Theoi provient de leur nature. Le texte est traduit comme :

 

Galates 4:8 8 Autrefois, ne connaissant pas Dieu, vous serviez des dieux qui ne le sont pas de leur nature ; (LSG)

 

Le texte est traduit par le texte principal de l’Interlinéaire de Marshall comme :

 

Mais, en effet, ne connaissant pas Dieu, vous avez servi en tant qu’esclaves ceux qui par nature ne sont pas dieux.

 

Il est clair que le service rendu à l'Armée déchue est impliqué et qu'il se réfère à eux comme étant les esprits élémentaux. La Galatie essayait apparemment de faire propitiation, par l'observance rituelle, des esprits élémentaux, ne se rendant pas compte qu'ils étaient de l'Armée déchue, c’est à dire des démons. Ils avaient incorporé dans l'Église les rites de purification qui étaient endémiques au pythagorianisme et qui avaient pénétré l'Italie et les Romains bien avant. Ainsi, les Païens convertis ne comprenaient pas la nature de la loi et sa place dans la foi. Nous voyons le point à partir des versets 9-11.

 

Galates 4:9-11 9 mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore ? 10 Vous observez les jours, les mois, les temps et les années ! 11 Je crains d’avoir inutilement travaillé pour vous. (LSG)

 

L'observance mentionnée peut simplement être vue à partir de ce qui s’est passé dans l'église dominante durant près de deux mille ans. Ce texte n'élimine pas les sabbats ou les fêtes.

 

Le texte l'esclave et la libre se réfère à l'utilisation de la loi à Jérusalem.

 

Galates 4:12-31 12 Soyez comme moi, car moi aussi je suis comme vous. Frères, je vous en supplie. Vous ne m’avez fait aucun tort. 13 Vous savez que ce fut à cause d’une infirmité de la chair que je vous ai pour la première fois annoncé l’Evangile. 14 Et mis à l’épreuve par ma chair, vous n’avez témoigné ni mépris ni dégoût ; vous m’avez, au contraire, reçu comme un ange de Dieu, comme Jésus–Christ. 15 Où donc est l’expression de votre bonheur ? Car je vous atteste que, si cela eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner. 16 Suis-je devenu votre ennemi en vous disant la vérité ? 17 Le zèle qu’ils ont pour vous n’est pas pur, mais ils veulent vous détacher de nous, afin que vous soyez zélés pour eux. 18 Il est beau d’avoir du zèle pour ce qui est bien et en tout temps, et non pas seulement quand je suis présent parmi vous. 19 Mes enfants, pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’enfantement, jusqu’à ce que Christ soit formé en vous, 20  je voudrais être maintenant auprès de vous, et changer de langage, car je suis dans l’inquiétude à votre sujet. 21 Dites-moi, vous qui voulez être sous la loi, n’entendez-vous point la loi ? 22 Car il est écrit qu’Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre. 23 Mais celui de l’esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse. 24 Ces choses sont allégoriques ; car ces femmes sont deux alliances. L’une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c’est Agar, – 25 car Agar, c’est le mont Sinaï en Arabie, – et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants. 26 Mais la Jérusalem d’en haut est libre, c’est notre mère ; 27 car il est écrit : Réjouis-toi, stérile, toi qui n’enfantes point ! Eclate et pousse des cris, toi qui n’as pas éprouvé les douleurs de l’enfantement ! Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux Que les enfants de celle qui était mariée. 28 Pour vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de la promesse ; 29 et de même qu’alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l’Esprit, ainsi en est-il encore maintenant. 30 Mais que dit l’Ecriture ? Chasse l’esclave et son fils, car le fils de l’esclave n’héritera pas avec le fils de la femme libre. 31 C’est pourquoi, frères, nous ne sommes pas enfants de l’esclave, mais de la femme libre. (LSG)

 

Nous n'observons pas la loi parce que nous sommes des esclaves à la loi par la propitiation de la loi selon la chair, qui est le royaume des démons et du dieu de ce monde. Nous servons Dieu et faisons partie de la Nouvelle Jérusalem. La déclaration de Paul à eux pour devenir comme lui, montre qu'il ne parle pas de l’observance de la fête parce qu'il observait les fêtes et le Sabbat (comme nous le savons à partir des Actes et de ses épîtres) de même que tous les apôtres. S'il dit que les fêtes sont abolies alors il fait de Christ un menteur qui a parlé par les prophètes et déclaré que les sabbats et les nouvelles lunes (Esaïe. 66:23) seront introduits ensemble avec les fêtes (Zach. 14:16-19). Si les élus pouvaient se dispenser des Jours Saints et du Sabbat, ce serait un acte de caprice extrême de la part de Dieu de punir les nations pour ne pas les observer sous le système millénaire. Dieu ne fait acception de personnes et exige donc des standards uniformes aux personnes. Les Élus ont un travail plus difficile dans l'exécution, devant marcher par la foi. Si quelqu'un dit que la loi est abolie, ils sont tout simplement ignorants des Saintes Écritures qui ne peuvent pas être anéanties, et de la nature de Dieu. Plus particulièrement, ils sont ignorants des vraies questions en litige dans la Galatie et à Colosse. Les formes d'erreur dans ces églises ont commencé à s’imposer d’elles-mêmes dans le gnosticisme à un stade précoce. Les processus de pensée sont aussi existants dans la Théologie de Libération et, particulièrement, dans le Bouddhisme. Les concepts sont manifestes dans la Théologie moderne de Processus. Les Gnostiques ont attaqué l’existence même de Dieu (l’étude Les Textes des Œuvres de la Loi - ou MMT (No. 104) examine cette question).

 

L’Hérésie dans les Églises de Jean

 

Chacune des trois épîtres de Jean a été écrite pour traiter d’un défi à l'enseignement et à l'autorité de l'évangile comme il leur avait été livré par Jean.

 

L'hérésie principale à émerger concernait la Divinité et était une tentative d'élever Christ comme le Seul Vrai Dieu. Jean se réfère à cette relation à Jean 17:3 et de nouveau en traitant de l'hérésie dans 1Jean (en particulier. 1Jean. 5:20).

 

L'erreur provenait clairement de ceux qui prétendaient être des élus (1Jean. 1:6) qui se prétendaient eux-mêmes comme étant sans péché (1Jean. 1:8). La question était la capacité de connaître Dieu, de là le gnosticisme. Le gnosticisme impliquait le concept de supprimer la loi ou la doctrine que les commandements de Dieu n’ont plus besoin d’être observés (1Jean. 2:4). La capacité de l'Esprit Saint de demeurer dans les élus et eux en Dieu (1Jean 2:6) était dépendante de l'amour tant de Dieu que des frères. Les Élus ne pouvaient pas détester leurs frères (1Jean. 4:20).

 

Ces revendications ont une pertinence évidente. La controverse est que l'opposition :

 

a promulgué la prétention à une connaissance et à un amour spéciaux de Dieu et à une relation singulièrement intime avec lui qui les a mis au-dessus de la distinction commune entre le bien et le mal, et donc, au-dessus des exigences de l'éthique chrétienne. Il est probable, aussi, que le message initial de l’épître ; "Dieu est lumière et en lui, il n’y a aucune obscurité du tout," soit dirigé contre une théologie qui soutenait que Dieu est composé en lui-même autant de lumière que de ténèbres (le dictionnaire The Interpreter’s Dictionary of the Bible, Vol. 2, p. 947)

 

La forme de théologie grecque qui plus probablement tombe dans cette catégorie, était une forme de platonisme ou pythagorianisme. L'argument que Dieu est dans toute matière et, de là, immanent est commun aujourd'hui. Initialement, cela est apparu en tant que l'animisme dans la religion babylonienne. Les enseignants niaient aussi que Jésus était le Messie (1Jean 2:22). Le dictionnaire The Interpreter’s Dictionary est positif en disant :

 

Nous ne devons pas conclure à partir de ceci qu'ils étaient des Juifs ou des Judaïsants qui niaient son rôle de Messie, mais plutôt qu'ils étaient des chrétiens qui niaient son incarnation. Car leur erreur est définie plus particulièrement plus tard dans la lettre comme étant un déni "que Jésus Christ est venu dans la chair" (4:2) (ibid.).

 

L'avertissement d’éprouver les esprits pour voir s'ils sont d'origine divine, rendrait évident que nous parlons de l'interaction des esprits élémentaux et les déclarations qui sont censées émaner de Dieu à travers l'Esprit Saint. Le mot étrange chrism ou onction qui est utilisé à deux reprises dans le texte (à 1Jean. 2:20,27) pour décrire le don de l’Esprit dans lequel tous les chrétiens participent, est utilisé dans le texte parce que les hérétiques l'ont d'abord utilisé pour décrire ce qu'ils ont cru comme étant leur propre dotation spirituelle unique (Interp. Dict., ibid.) . Ainsi, l'onction (Chrisma) par l'Esprit Saint est contraire à l'onction par les esprits qui sont appuyés. La doctrine est ici identifiée comme celle de l'Antéchrist, qui nie le Père et le Fils. Le déni a semblé faire de Christ une partie du Père comme étant un modal qui n'est pas mort entièrement. L'enseignement que Christ est Dieu en tant qu’une partie d'une structure impliquant l'Esprit est actuellement intégral à la pensée chrétienne dominante. Toutefois, ses prémisses seraient considérées, et dans la forme exposée, ont été considérées, par Jean comme étant hérétiques.

 

La doctrine de Dieu dans Jean est clairement Unitaire avec Christ clairement montré comme étant le fils du Seul Vrai Dieu (Jean 17:3), qui est mort pour les élus. Les Modalistes et plus tard les Trinitaires ont naturellement eu le plus de difficulté avec ces textes dans Jean (cf. les études La Mentalité du Culte (No. 74) et Le Binitarisme et le Trinitarisme (No. 76)).

 

Dans 1Jean, il traite simplement et clairement de l'erreur et du schisme résultant. Les textes montrent l'intention.

 

Les élus sont baptisés dans le corps de Christ et non pas dans une quelconque église ou dénomination. Ces paroles sont prononcées sur chacun des élus, au moment du baptême. Les Élus sont ainsi destinés au corps de Jésus Christ dans l'adoration du Seul Vrai Dieu selon Jean 17:3. Ainsi, lorsque les élus ont été organisés dans des églises régionales, ils ont été regroupés sur la base de leur adhésion à la vérité et l'adoration du Seul Vrai Dieu et le service de Son fils Jésus Christ. Quand l'église a été confrontée à la doctrine qui essayait de faire de Christ plus que le fils de Dieu en le rendant égal à Dieu, et de séparer son humanité de sa divinité, alors, les élus ont été forcés de se réorganiser et de se séparer de ceux qui soutenaient la fausse doctrine qui était clairement identifiée comme étant la doctrine de l'Antéchrist.

 

Le fondement de la foi est la vérité, et il n'y a aucune obscurité dans ceux qui marchent dans la vérité.

 

1Jean 1:1-10 1 Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie, – 2 car la vie a été manifestée, et nous l’avons vue et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, – 3 ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus–Christ. 4 Et nous écrivons ces choses, afin que notre joie soit parfaite. 5 La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres. 6 Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité. 7 Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui–même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. 8 Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous–mêmes, et la vérité n’est point en nous. 9 Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. 10 Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n’est point en nous. (LSG)

 

Ainsi, c'est obligatoire pour les frères de marcher ensemble dans la vérité.

 

1 Jean 2:1-6 1 Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. 2 Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. 3 Si nous gardons ses commandements, par là nous savons que nous l’avons connu. 4 Celui qui dit : Je l’ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui. 5 Mais celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu est véritablement parfait en lui : par là nous savons que nous sommes en lui. 6 Celui qui dit qu’il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui–même.

 

Christ est l'avocat devant le Père. Un avocat parle à une autorité de la part d'un autre. Un avocat ne peut pas, lui-même, être l'autorité.

 

1Jean 2:7-11 7 Bien-aimés, ce n’est pas un commandement nouveau que je vous écris, mais un commandement ancien que vous avez eu dès le commencement ; ce commandement ancien, c’est la parole que vous avez entendue. 8 Toutefois, c’est un commandement nouveau que je vous écris, ce qui est vrai en lui et en vous, car les ténèbres se dissipent et la lumière véritable paraît déjà. 9 Celui qui dit qu’il est dans la lumière, et qui hait son frère, est encore dans les ténèbres. 10 Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et aucune occasion de chute n’est en lui. 11 Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres, il marche dans les ténèbres, et il ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux.

 

L'amour entre eux est la marque des élus. Là où un groupe de gens aime une organisation, ou un leader, plus que les uns et les autres, et à l'exclusion de la vérité, alors ce groupe est un culte et ne fait pas partie du corps de Christ. Jean a écrit au sujet de la parole de Dieu demeurant dans les élus et que par cela, ils vainquent le mauvais.

 

1Jean 2:12-17 12 Je vous écris, petits enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés à cause de son nom. 13 Je vous écris, pères, parce que vous avez connu celui qui est dès le commencement. Je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu le malin. Je vous ai écrit, petits enfants, parce que vous avez connu le Père. 14 Je vous ai écrit, pères, parce que vous avez connu celui qui est dès le commencement. Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, et que la parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu le malin. 15 N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui ; 16 car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. 17 Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement.

 

L'objet de l'amour des élus est finalement le Père. L'amour des élus les uns pour les autres est basé sur la présence de l'Esprit Saint en chacun des élus à partir du Christ. Christ s'est donné pour le monde à travers l'amour du Père. Jean 3:16 soutient que le Père a donné le Fils.

 

Jean 3:16 16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. (LSG)

 

Vous ne pouvez pas donner ce qui n'est pas vôtre. Il n'y a aucune co-égalité dans le don du Fils par le Père.

 

De plus, le Christ a été envoyé par le Père sous une volonté et une direction.

 

Jean 4:34 34 Jésus leur dit : Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre. (LSG)

 

Ainsi, l'oeuvre provient du Père et devait être faite par l'Esprit Saint dans et à travers les humains, premièrement en Christ et deuxièmement par les élus. Comment les élus alors pourraient-ils maintenant rester dans une organisation qui enseigne contrairement à la loi et au témoignage, et être encore à l'oeuvre du Père ?

 

La doctrine de l'Antéchrist n'est pas limitée à un individu. C'est une doctrine, qui cherche à saper la souveraineté du Seul Vrai Dieu et de l'intégralité de la mort et du sacrifice de Son fils Jésus Christ. Être retiré des élus est sur une base doctrinale et non pas corporative.

 

1Jean 2:18-29 18 Petits enfants, c’est la dernière heure, et comme vous avez appris qu’un antéchrist vient, il y a maintenant plusieurs antéchrists : par là nous connaissons que c’est la dernière heure. 19 Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n’étaient pas des nôtres ; car s’ils eussent été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous, mais cela est arrivé afin qu’il fût manifeste que tous ne sont pas des nôtres. 20 Pour vous, vous avez reçu l’onction de la part de celui qui est saint, et vous avez tous de la connaissance. 21 Je vous ai écrit, non que vous ne connaissiez pas la vérité, mais parce que vous la connaissez, et parce qu’aucun mensonge ne vient de la vérité. 22 Qui est menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? Celui–là est l’antéchrist, qui nie le Père et le Fils. 23 Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père ; quiconque confesse le Fils a aussi le Père. 24 Que ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous. Si ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous, vous demeurerez aussi dans le Fils et dans le Père. 25 Et la promesse qu’il nous a faite, c’est la vie éternelle. 26 Je vous ai écrit ces choses au sujet de ceux qui vous égarent. 27 Pour vous, l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin qu’on vous enseigne ; mais comme son onction vous enseigne toutes choses, et qu’elle est véritable et qu’elle n’est point un mensonge, demeurez en lui selon les enseignements qu’elle vous a donnés. 28 Et maintenant, petits enfants, demeurez en lui, afin que, lorsqu’il paraîtra, nous ayons de l’assurance, et qu’à son avènement nous ne soyons pas confus et éloignés de lui. 29 Si vous savez qu’il est juste, reconnaissez que quiconque pratique la justice est né de lui. (LSG)

 

Ici, le concept de sortir du milieu de nous est développé par Jean. L’argument qui s’est développé dans l'Église mentionné par Jean ici est clairement vu comme concernant la Divinité et la relation entre le Père et le Fils. L'argument était le précurseur au trinitarisme. Il essayait de séparer l'humanité du Christ de sa divinité. En effet, il essayait d'affirmer que Christ avait un élément de son être qui est resté séparé de son humanité et n'est pas mort. De plus, il est resté comme une partie de l'entité que nous comprenons comme étant Dieu. En effet, il essayait de faire de Christ une partie de Dieu en égalité avec Dieu. Ceci était la doctrine de l'Antéchrist. Elle était si clairement liée au trinitarisme que le texte à 1Jean 4:1-2 a été changé pour dissimuler le fait.

 

Le concept de faire partie des élus est par un comportement juste. Le thème de Jean est : celui qui pratique la justice est juste celui qui commet le péché vient du diable (diabolos). Ainsi, il est impossible d'être regroupé avec ceux qui ne prêchent pas la vérité. Les commandements de Dieu sont primordiaux. Le péché est la transgression de la loi ou, ici, l’iniquité (sans-loi). Le premier commandement touche à l'adoration et l'amour de Dieu. La logique est simple. Comment pouvez-vous adorer le Seul Vrai Dieu quand vous faites partie d'un système qui essaye d'accuser Christ de la tentative d'égalité avec le Seul Vrai Dieu, et par conséquent, coupable du même péché que Satan a commis ? Nous sommes ainsi requis de nous purifier nous-mêmes comme Christ est pur.

 

1Jean 3:1-10 1 Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c’est qu’il ne l’a pas connu. 2 Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. 3 Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui–même est pur. 4 Quiconque pèche transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi. 5 Or, vous le savez, Jésus a paru pour ôter les péchés, et il n’y a point en lui de péché. 6 Quiconque demeure en lui ne pèche point ; quiconque pèche ne l’a pas vu, et ne l’a pas connu. 7 Petits enfants, que personne ne vous séduise. Celui qui pratique la justice est juste, comme lui–même est juste. 8 Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable. 9 Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui ; et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu. 10 C’est par là que se font reconnaître les enfants de Dieu et les enfants du diable. Quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, non plus que celui qui n’aime pas son frère.

 

Si vous ne pratiquez pas la justice alors vous n'êtes pas de Dieu. Vous ne pouvez pas aimer votre peuple, si vous ne leur prêchez pas la parole de Dieu en vérité, sans tache.

 

1Jean 3:11-24 11 Car ce qui vous a été annoncé et ce que vous avez entendu dès le commencement, c’est que nous devons nous aimer les uns les autres, 12 et ne pas ressembler à Caïn, qui était du malin, et qui tua son frère. Et pourquoi le tua-t-il ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises, et que celles de son frère étaient justes. 13 Ne vous étonnez pas, frères, si le monde vous hait. 14 Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort. 15 Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui. 16 Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères. 17 Si quelqu’un possède les biens du monde, et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui ? 18 Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité [emphase ajoutée]. 19 Par là nous connaîtrons que nous sommes de la vérité, et nous rassurerons nos cœurs devant lui ; 20 car si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses. 21 Bien-aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance devant Dieu. 22 Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable. 23 Et c’est ici son commandement: que nous croyions au nom de son Fils Jésus–Christ, et que nous nous aimions les uns les autres, selon le commandement qu’il nous a donné. 24 Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et nous connaissons qu’il demeure en nous par l’Esprit qu’il nous a donné. (LSG)

 

Dieu est ainsi distinct du Fils, et nous observons Ses commandements en marchant dans la vérité. Les élus sont requis d’éprouver les esprits pour voir s'ils sont de Dieu.

 

1Jean 4:1-3 1 Bien–aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. 2 Reconnaissez à ceci l’Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus–Christ venu en chair est de Dieu ; 3 et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n’est pas de Dieu, c’est celui de l’antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde.

 

Ce texte concernant la doctrine de l'Antéchrist a été changé dans les textes anciens. Le texte correct peut être reconstruit à partir des écrits d'Irénée (voir l’ouvrage Ante-Nicene Fathers, Vol 1, fn. p. 443). Le texte se lit :

 

Reconnaissez par ceci l'esprit de Dieu : tout esprit qui confesse que Jésus Christ est venu dans la chair est de Dieu ; et tout esprit qui sépare Jésus Christ n'est pas de Dieu, mais est de l'Antéchrist.

 

Socrate, l'historien dit (VII, 32, p. 381) que le passage avait été corrompu par ceux qui voulaient séparer l'humanité de Jésus Christ de sa divinité. Ainsi, l'argument disant qu’une partie de Christ était existante dans le ciel en tant que partie de Dieu, séparée de son humanité et de sa mort sur la croix, effectivement niait la résurrection et est la doctrine de l'Antéchrist. Ainsi, le trinitarisme tombe correctement dans la doctrine de l'Antéchrist.

 

1Jean 4:4-6 4 Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde. 5 Eux, ils sont du monde ; c’est pourquoi ils parlent d’après le monde, et le monde les écoute. 6 Nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas : c’est par là que nous connaissons l’esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur.

 

Ainsi, l'esprit de vérité était et est requis de se séparer de l'esprit d'erreur. Ce test est sur les élus pour montrer qui sont les élus, et qui est appelé, mais non choisi.

 

1Jean 4:7-21 7 Bien–aimés, aimons nous les uns les autres ; car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. 8 Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. 9 L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui. 10 Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés. 11 Bien–aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres. 12 Personne n’a jamais vu Dieu ; [emphase ajoutée ; Christ est distinct de Dieu] si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour est parfait en nous. 13 Nous connaissons que nous demeurons en lui, et qu’il demeure en nous, en ce qu’il nous a donné de son Esprit. 14 Et nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé le Fils comme Sauveur du monde. 15 Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. 16 Et nous, nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour ; et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. 17 Tel il est, tels nous sommes aussi dans ce monde : c’est en cela que l’amour est parfait en nous, afin que nous ayons de l’assurance au jour du jugement. 18 La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte ; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas parfait dans l’amour. 19 Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier. 20 Si quelqu’un dit : J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur ; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ? 21 Et nous avons de lui ce commandement : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. (LSG)

 

Ceux qui ont l'amour parfait n'ont peur de personne, encore moins de ceux-là qui sont dans l’erreur de la vérité. L'exigence pour vaincre le monde est clairement exposée dans 1Jean 5:1-5.

 

1Jean 5:1-5 1 Quiconque croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu, et quiconque aime celui qui l’a engendré aime aussi celui qui est né de lui. 2 Nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu, lorsque nous aimons Dieu, et que nous pratiquons ses commandements. 3 Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles, 4 parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde ; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. 5 Qui est celui qui a triomphé du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? [Emphase ajoutée].

 

Si nous aimons Dieu, nous observons Ses commandements. Par ceci, nous savons que nous aimons les enfants de Dieu. Pour être né de Dieu, vous devez vaincre le monde. Pour vaincre le monde, vous devez croire que le Messie est le Fils de Dieu. Ainsi, la relation est explicite. Les changements aux textes bibliques ou leur fausse interprétation contre la simple signification des paroles peuvent être vus ci-dessous (en particulier, à partir de 1Jean 5:7 lorsque comparé avec le faux texte dans la traduction KJV).

 

1Jean 5:6-12 6 C’est lui, Jésus–Christ, qui est venu avec de l’eau et du sang ; non avec l’eau seulement, mais avec l’eau et avec le sang ; et c’est l’Esprit qui rend témoignage, parce que l’Esprit est la vérité. 7 Car il y en a trois qui rendent témoignage : 8 l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois sont d’accord. [Notez la version LSG a le texte falsifié ici] 9 Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand ; car le témoignage de Dieu consiste en ce qu’il a rendu témoignage à son Fils. 10 Celui qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage en lui–même ; celui qui ne croit pas Dieu le fait menteur, puisqu’il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à son Fils. 11 Et voici ce témoignage, c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. 12 Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie.

 

Notez que Dieu nous a donné la vie éternelle et cette vie est dans Son fils. Ainsi, le Fils a la vie éternelle provenant du Père, qui nous est donnée aussi de la même manière.

 

1Jean 5:13-21 13 Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. 14 Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. 15 Et si nous savons qu’il nous écoute, quelque chose que nous demandions, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée. 16 Si quelqu’un voit son frère commettre un péché qui ne mène point à la mort, qu’il prie, et Dieu donnera la vie à ce frère, il la donnera à ceux qui commettent un péché qui ne mène point à la mort. Il y a un péché qui mène à la mort ; ce n’est pas pour ce péché-là que je dis de prier. 17 Toute iniquité est un péché, et il y a tel péché qui ne mène pas à la mort. 18 Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche point ; mais celui qui est né de Dieu se garde lui-même, et le malin ne le touche pas. 19 Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin. 20 Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu’il nous a donné l’intelligence pour connaître le Véritable ; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus–Christ. C’est lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle. 21 Petits enfants, gardez-vous des idoles. (LSG)

 

Les textes de 1Jean ont été manipulés au fil des siècles. La première contrefaçon a été le changement du texte concernant la doctrine de l'Antéchrist. 1Jean 5:7 (dans le Texte Receptus, et dans la version KJV) a été contrefait au début de la réforme. L'approche plus subtile suivante est la manipulation de l'intention des textes, telle que l’inverse de l'intention réelle et la simple signification de leurs paroles est revendiquées pour eux. Une telle manipulation aboutit au type d'arguments avancés dans le commentaire de G. L. Haydock à la Bible de Douay-Reims (réimpression de 1850 de la version 1819), au sujet de Jean 17:3, en référence à 1Jean.

 

Verset. 3. Ceci est la vie éternelle : c'est-à-dire, la voie à la vie éternelle, qu'ils puissent te connaître, toi, le seul vrai Dieu, et Jésus Christ, celui que tu as envoyé. Les Ariens, à partir de ces paroles, prétendent que le Père est seulement le vrai Dieu. St. Aug. et divers autres répondent, que le sens et la construction est, qu'ils puissent te connaître, toi et aussi Jésus Christ ton Fils, que tu as envoyé pour être le seul vrai Dieu. Nous pouvons aussi les expliquer avec St. Chrys. et d'autres, pour que le Père soit ici appelé le seul vrai Dieu, non pas pour exclure le Fils et le Saint-Esprit, qui sont le même seul vrai Dieu avec le Père ; mais seulement d’exclure les faux Dieux des Païens. Que les Sociniens remarquent que (1Jean v, 20), le Fils de Dieu, Christ Jésus, est expressément appelé le vrai Dieu, même avec l'article grec, sur lequel ils mettent généralement tellement d'emphase.

 

Notez aussi l'utilisation d'étiquettes péjoratives incorrectes, tel que Arien, cherchant à obvier ou nier la structure unitaire légitime de la Bible. Il n'y a aucune possibilité que le Seul Vrai Dieu dans Jean 17:3 ou 1Jean 5:20 se réfère à Jésus Christ aucunement, avec ou sans l'article. Le fait que la version de Douay-Reims soit une traduction de la Vulgate Latine et, ainsi, que l'article soit déduit du Latin, n'est pas mentionné. Le terme avec l'article ne se réfère pas à Christ, mais plutôt au Seul Vrai Dieu dont le fils est Christ. On connaît la signification et compréhension.

 

1Jean 5:20 20 Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu’il nous a donné l’intelligence pour connaître le Véritable ; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus–Christ. C’est lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle. (LSG)

 

Celui qui est véritable est le Seul Vrai Dieu. Nous Le connaissons et sommes en Lui qui est véritable et en Son fils Jésus Christ. Nous L'adorons Lui qui est véritable, pas Son fils, Jésus Christ.

 

Les erreurs qui ont émergé dans l'Église Apostolique se sont développées à partir des attaques contre la loi à travers la propitiation de l'Armée angélique, laquelle était d’elle-même relativement facile à exposer et à démolir, à l'élévation de Christ à l’égalité avec Dieu. Chacune des erreurs était destinée à la séparation de l'Église de l'autorité et des commandements de Dieu. Une fois que la Divinité est compromise et que la vérité est abandonnée, les disciples qui professent Christ sont livrés à une forte illusion de sorte qu'ils pourraient croire au mensonge (2Thes. 2:11). Ce texte est à partir d'Ésaïe 66:1-4 où Dieu choisit les illusions ou les désagréments des  faux religieux, à partir de SHD 8586 ta’a’uwl signifiant un caprice (comme une crise) de là une vexation et concrètement un tyran, de là bébé, ou illusion. De là, Paul citait les Saintes Écritures ici et dans Romains 1. Ainsi, la tyrannie des fausses religions implique la persécution et la suppression de la vérité. C'est la raison pour laquelle les Unitaires ont été si durement persécutés au fil des siècles. Une fois que la Divinité est compromise et le trinitarisme est établi, l'illusion est établie et la loi est abandonnée.

 

L'attaque contre la Divinité est allée au-delà des simples tentatives d’affirmer l'égalité et la co-éternité. En plus de faire des morts des objets d'adoration, par exemple, la mariolatrie et l'adoration des saints et des reliques, des arguments ont été proposés qui attaquent l’existence même de Dieu en tant qu’une force supérieure ou transcendante. Les arguments, eux-mêmes, proviennent de l'animisme babylonien et de ses branches dans le proche et extrême Orient. Ces arguments étaient communs au gnosticisme et apparaissent désormais maintenant dans la Théologie de Processus, qui est l'héritier moderne du gnosticisme.

 

Le Gnosticisme et la Non-Existence de Dieu

 

Dieu est considéré comme étant un être. Être est défini dans la langue anglaise comme existence, soit matériel, soit immatériel (le dictionnaire Universal Oxford Dictionary). Une des conséquences dangereuses de la doctrine chrétienne postérieure, que Christ est Dieu dans le même sens que Dieu le Père est Dieu, a été logiquement le dithéisme. Par la suite, l'isolement de l'Esprit Saint en une entité consciente distincte de Dieu le Père et Jésus Christ, se développe un nouveau trithéisme. Les objections évidentes à ceci résultant des exigences logiques du monothéisme ont eu pour conséquence des tentatives au troisième siècle de fusionner les identités de ces trois éléments en une structure unique. Ceci a développé plus tard des incohérences d'une nature panthéiste. Par exemple, l'affirmation selon laquelle Dieu (ou toute autre entité censée d’exister) n'est pas un être, peut seulement être basée sur une théorie de non-existence apparentée à la Théologie de Libération telle que trouvée dans le Bouddhisme, l'Hindouisme ou d'autres religions transmigrationistes.

 

Dans le Monothéisme, une telle proposition est logiquement absurde (vu que c'est absurde et en effet blasphématoire) pour un chrétien, ou pour n'importe quel monothéiste de suggérer que Dieu n'existe pas. De ce qui précède, Dieu est considéré comme étant un être et être est défini comme celui qui existe, soit matériellement, soit immatériellement. Ainsi, en tentant de fusionner les entités, une structure panthéiste émerge au-delà de l'existence. À partir du Monisme Parménide, ce qui peut être conçu, existe. Plus tard, le Monisme rend l'individualisation illusoire.

 

Nous avons vu que la position biblique n’a seulement qu’un Dieu suprême, Eloah, et que Christ et les fils de Dieu sont des entités subalternes. Dans l'Empire Romain païen, la loi telle que livrée aux Juifs a été très sérieusement résistée par tous les penseurs postérieurs. Le rejet de la loi sur une base progressive par les théologiens d’avant-Nicée a abouti à l'antisémitisme vigoureux des écrits d'Athanasius et des théologiens post-Nicée. Le raisonnement est comme suit :

 

La loi émanant de Dieu le Père ne peut être changée par le recours à l'autorité subordonnée. Par conséquent, Christ a dû être élevé à l’égalité avec Dieu pour que l'église puisse logiquement prétendre détenir l'autorité déléguée par la manipulation des textes du Nouveau Testament. Mais ce processus a été très lent.

 

Catherine Mowry LaCugna et Karen Armstrong, montrent toutes deux que l'église était en grande partie subordinationiste jusqu'au quatrième siècle et que les doctrines de co-éternité et d’égalité étaient même des affirmations postérieures. Le but est ici de noter les doctrines originales. Le processus d'accommoder ces concepts a commencé en attaquant l'existence de Dieu en tant qu’une entité singulière et en L'élevant au-delà de l'existence. La doctrine que l'on ne pouvait pas dire que Dieu ait existé, étant au-delà d'un tel état, a été d'abord proposée par Basilide, l'érudit gnostique qui a enseigné en Alexandrie durant le règne de l'Empereur Adrien. Sa théorie a été proposée vers 125 EC., mais n'a pas gagné la proéminence réelle (voir Schaff Schaff History of The Christian Church, Vol. II, pp. 467-468). Les preuves traditionnelles quant à l'existence de Dieu telles que les arguments ontologiques et téléologiques ne seront pas abordées ici étant des délinéations inutiles. L'argument selon lequel Dieu est au-delà de l'existence en tant qu’un être composé d'une singularité qui agit en des modes ou Hypostases sera examiné dans le Livre 2 qui traite de la théologie menant à Nicée et Constantinople et à l'adoption de la Trinité.

 

Essentiellement, une telle revendication est logiquement Moniste et, à partir de ce qui précède, n'a aucun fondement biblique. Cependant, cette sorte de doctrine a été raffinée seulement après environ 400 ans. Les étapes préliminaires sont importantes pour toute la compréhension de ce processus et sont traitées sur une base progressive dans le Livre 2. Ce qui doit être compris c’est que le Christianisme moderne est très incompatible avec le Monothéisme Juif et Chrétien du premier siècle, spécifiquement à partir de son expression dans les documents du Nouveau Testament. L'attaque suivante contre la théologie Judaïque de l'avènement Messianique et de l'autorité des Saintes Écritures, a commencé en niant la restauration millénaire, conformément au deuxième avènement. L'argument est constant au cours du vingtième siècle parmi les étudiants, érudits ou universitaires Athanasiens.

 

Le Messie des Deux Avènements

 

Le retour du Messie était pour établir le Royaume millénaire de Dieu, qui enchâsse les lois de Dieu sous un système physique. Pour effectuer ce système, le Messie doit prendre le contrôle de la planète par force dans les derniers jours. Ésaïe, Ezéchiel, Daniel, Zacharie et Apocalypse sont ouvertement concernés par cette période de règne efficace. Apocalypse déclare spécifiquement qu’il est de mille ans (Apo. 20:1-4). Les érudits modernes essaient de nier la réalité de la prophétie en n'attribuant aucune valeur prophétique à Apocalypse, mais en affirmant plutôt que l'oeuvre a été écrite au premier siècle par l'Église basée sur des suppositions (par exemple Bob Barnes (ANU) The Bulletin, 24-31 January 1995, art. Apocalypse Sometime, pp. 42-43). Les DSS (Manuscrits de la Mer Morte) montrent que le Judaïsme s’attendait à un Messie de deux avènements (voir G. Vermes The Dead Sea Scrolls in English, esp. Messianic Anthology et la traduction des treize fragments de la grotte XI). La lignée du Messie était de Nathan et de Lévi (voir Zach. 12:10 ; De là, Luc 3). L'Anthologie Messianique (Messianic Anthology) attire l'attention sur les promesses faites à Levi à Deutéronome 33:8-11 et 5:28-29. Le texte identifie le prophète de Deutéronome 18:18-19 comme faisant référence au Messie, comme le fait Nombres 24:15-17. Le Messie d'Aaron et le Messie d'Israël étaient la même personne à partir de Damascus Rule (VII) et du fragment non publié de la grotte IV (Vermes, p. 49). Les traductions du Qumran se réfèrent à Melchisédek en tant que Élohim et El. Cela provient du sens du jugement final effectué par le sacrificateur et sacerdoce Messianiques. Ésaïe 52:7 utilise élohim dans le contexte de l'avènement Messianique à Sion (voir Héb. 12:22-23). Il a été compris comme étant identique à l'archange Michel et était le chef des Fils des Cieux ou Dieux de Justice.

 

Ainsi, certaines sectes Judaïques ont identifié le Messie comme étant Michel (à partir de Dan. 12:1). Les suppositions sont dans l’erreur. Melchisédek a le sens de Mon Roi est Droiture ou Mon Roi est Justice (justice et droiture étant synonyme) (Vermes Dead Sea Scrolls in English, p. 253). Il a été aussi assumé que Melchisédek était un nom pour le chef de l'Armée de Lumière qui, nous l’avons vu, est une fonction du Messie (Vermes, p. 260).

 

Ces suppositions sont faites à partir du Testament d'Amram endommagé. Cela serait compatible avec la connexion Melchisédek-Messie parmi les Esséniens. Si Melchisédek était le Messie, il y a alors un grave problème avec l'incarnation et le sacrifice.

 

La supposition chrétienne que Melchisédek est le Messie repose sur un malentendu des textes dans Hébreux 7:3. Les termes sans père, mère et généalogie (apator etc.) se réfèrent à l'exigence d’être enregistré de la lignée Aaronique (Néh. 7:64) pour le sacerdoce Lévitique.

 

Le terme commencement de jours et de fin de vie se réfère à l'exigence de commencer les devoirs à l'âge de trente ans et de cesser à cinquante ans (Nombre. 4:47). Le Souverain Sacrificateur succédait le jour de la mort de son prédécesseur. Melchisédek n'a aucune telle exigence. Hébreux enregistre qu'il était un homme (Héb. 7:4). Il a été fait comme le Fils de Dieu (Héb. 7:3) mais il n'était pas le Fils de Dieu qui était un autre sacrificateur (Héb. 7:11). Ainsi, tous les élus peuvent participer au sacerdoce, étant faits comme le Fils de Dieu, indépendamment de la lignée et de l'âge, continuant à perpétuité. Quant à savoir qui était Melchisédek, nous ne pouvons seulement que conjecturer (voir l'étude Melchisédek (No. 128)). Les Esséniens ont mal interprété le texte en regard du Messie, comme l’ont fait certains fondamentalistes modernes. L’épître aux Hébreux semble avoir été écrite afin de corriger cette erreur, mais a été elle-même mal interprétée. Le Midrash soutient qu'il était Sem (Rashi) étant le roi (melek) d’un lieu de justice (Tsédek) (Abraham ibn Ezra et Nachmanides). Ce lieu était là où le Temple serait construit pour la Présence Divine, que le Midrash applique à Jérusalem dans l'ensemble, à partir du texte la justice a demeuré en elle (Esaïe. 1:21) (ibn Ezra et Nachmanides, voir Soncino, fn. A Genèse. 14:18).

 

Mais plus important encore, le concept du Conseil des Élohim était absolu et est indéniable comme étant la signification correctement comprise des textes de l'Ancien Testament impliquant les élohim. La structure subalterne des élohim est comprise d'une part, mais mal comprise par rapport à Michel et Melchisédek. Apocalypse 4 et 5 montrent que ce groupe comptait trente entités incluant quatre chérubins. Ainsi, trente pièces d'argent ont été exigées pour la trahison de Christ (Matt. 27:3,9 cf. Zach. 11:12-13) vu que c'était une infraction contre la Divinité entière, c’est à dire le Conseil intérieur. Les anciens sont chargés de contrôler les prières des saints (Apo. 5:8) et Christ est leur Souverain Sacrificateur. Il était le membre parmi eux qui a été trouvé digne d'ouvrir le livre du plan de Dieu ayant racheté les hommes et en a fait un royaume et des sacrificateurs à notre Dieu, c'est-à-dire, le Dieu du Conseil et de Christ (Apo. 5:9-10). Le rachat des hommes fait partie d'une restauration du temps de la fin qui arrive au second avènement du Messie en tant que Roi d'Israël, son premier avènement étant compris en tant que le Messie d'Aaron. Ce premier avènement Messianique était l'expiation pour le péché et pour l'établissement du sacerdoce de Melchisédek.

 

La restauration du temps de la fin était comprise comme étant une extension des élohim dépeints dans Zacharie 12:8. Dans la restauration des derniers jours quand le Messie viendra à Sion, comme c’était compris à partir d’Hébreux 12:22-23, la séquence de l’avènement impliquait la défense de Jérusalem et le renforcement des habitants physiques de la cité pour le règne millénaire. Mais notez que Zacharie continue en disant :

 

Et celui qui est faible parmi eux en ce jour là sera comme David ; et la Maison de David sera comme Dieu (élohim), comme l'Ange de YHVH devant eux (l'emphase est ajoutée).

 

La signification consistait ici en ce que l'on a donné à Zacharie de comprendre que l'Ange de YHVH était un élohim et que la maison de David (qui était mort depuis longtemps) serait composée de ceux qui seraient eux-mêmes élohim faisant partie de la maison de David.

 

Zacharie a écrit à la fin de la période de l’Ancien Testament en tant qu’un des derniers livres à être écrits (prétendument vers 410-403 EC, Se référer à l’Appendice 77 de la Companion Bible). La compréhension de la séquence n'a donc pas été changée au cours de la durée de la compilation du texte.

 

Conclusion

 

À partir des Manuscrits de la Mer Morte ou DSS en anglais, nous savons que la compréhension était intacte au temps du Christ. L'hérésie à Colosse impliquait la propitiation du Conseil des Élohim. La Galatie a commencé le ritualisme dans la propitiation des esprits élémentaux, ne comprenant pas qu’ils étaient des démons.

 

Les deux épîtres autant à Colosse qu’à la Galatie servent à établir Christ en tant que l’unique médiateur entre les élus et Dieu. Les épîtres n'ont pas supprimé la loi. Paul ne contredit pas et ne peut pas, contredire Christ. Jean a réfuté de la même façon une version plus avancée d'une hérésie similaire, mais, cette fois-ci, une qui  cherchait à élever Christ et à nier sa mort et son sacrifice total. La compréhension de la Divinité a commencé à être changée au deuxième siècle. La preuve de la modification de la cosmologie est examinée dans une oeuvre ultérieure. L'argument de l'erreur au sujet de Christ en tant que Dieu a été vécue par Jean et a causé le schisme dans les églises qu'il a établies.

 

 

 

 

 

Annexe

L'Utilisation du Terme Hérésie dans l'Église Apostolique

 

 

Le terme hérésie est utilisé dans les écrits apostoliques et est traduit de diverses façons pour transmettre des significations différentes. Des exemples sont :

 

Actes 5:17 se réfère à la secte ou au parti des Sadducéens en utilisant airesis.

 

Actes 15:5 utilise aireseõs pour la secte des Pharisiens. Ainsi, les deux factions principales des Juifs étaient appelées sectes en utilisant le terme hérésie. Ainsi, il n'y avait aucune association péjorative.

 

Actes 24:5 utilise le terme hérésie à la forme grammaticale aireseõs en parlant de la secte des Nazaréens. Ainsi, la première église était mentionnée en tant que hérésie.

 

Actes 24:14 utilise le terme hérésie à la forme grammaticale airesin en faisant allusion à la voie. L'église était la voie qu'ils appellent une secte (hérésie).

 

Actes 26:5 cite Paul comme disant que selon la secte la plus exacte de la religion Judaïque, il a vécu en tant qu'un Pharisien. Le terme utilisé est airesin ou hérésie. De nouveau, aucune intention péjorative n'est évidente.

 

Actes 28:22 se réfère à l'aireseõs ou l'hérésie qui est traduite par secte parce que clairement, l'église est en cours de discussion et le sens des différences d'opinion n'était pas traité de la même manière comme elles ont été traitées plus tard sous l'Église Athanasienne.

 

2Pierre 2:1 se réfère aux hérésies (aireseis) de destruction qui est traduit par sectes pernicieuses (LSG). La version KJV traduit ce texte seulement par hérésies.

 

Galates 5:20 se réfère aux divisions et aireseis est traduit sectes ou esprit de parti (RSV). Le texte ne se réfère pas ici aux simples différences d'opinion quant à l'enseignement. Le texte couvre les infractions de la loi qui devraient être évidentes à ceux qui ont l'Esprit Saint. Ainsi, Paul utilise le terme pour couvrir les erreurs, ce qui est utile pour l'éducation des élus comme nous le voyons à partir de 1Corinthiens.

 

1Corinthiens 11:19 montre que les hérésies (aireseis) traduit par sectes (LSG) parmi l'église sont permises et sont nécessaires. Les différences d'opinion dans l'église permettent aux élus de vérifier la vérité et identifient aussi ceux des élus qui ont l'Esprit Saint et un discernement de la vérité. Ainsi, la suppression d'opinion discordante (quand elle ne contrevient pas aux commandements) est contraire aux enseignements contenus dans 1Corinthiens.

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