Les Églises Chrétiennes de Dieu

 [243]

 

 

 

 

 

 

La Préexistence de Jésus Christ [243]

 

(Édition 2.1 19980404-19980822)

 

 

L’Unitarisme radical nie la préexistence non-physique de Jésus Christ, en prétendant que son existence a débuté à sa naissance de Mariam. Le Binitarisme affirme que la Divinité consiste en deux personnes. Le Dithéisme affirme l'existence de deux dieux depuis l'éternité. Certains sautent du Binitarisme au Dithéisme ne comprenant pas les doctrines ni leurs origines. Quelle est la position de la Bible ?

 

Christian Churches of God

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(Copyright ã 1998  Wade Cox)

(Tr. 2003, rév. 2017)

 

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La Préexistence de Jésus Christ [243]


La question de la préexistence de Jésus Christ est en réalité divisée en deux. Premièrement, il y a la question d'une préexistence en tant que Dieu et avec Dieu, avant le début de toute la création. Autrement dit, l'affirmation est qu'il était préexistant avant la création spirituelle. L'autre aspect est celui de Christ étant préexistant en tant qu’être spirituel avant qu'il ne devienne humain comme l'Incarnation. Cette étude traite de la proposition qu'il était préexistant avant la création physique, mais n'était pas le Seul Vrai Dieu.

 

La Bible est claire qu'il y a seulement un Vrai Dieu et qu'Il a envoyé Jésus Christ (Jean 17:3). La Bible déclare aussi qu'aucun homme ne L'a jamais vu ou ne peut Le voir et qu’Il demeure dans une lumière inaccessible. Lui seul est immortel (1Tim. 6:16) (voir l'étude L’Immortalité [165]). Cet aspect est examiné ci-dessous. À cet égard, Christ n'est pas préexistant de la même manière que Dieu existait. Dieu était seul dans Son éternelle perpétuité. Néanmoins, la Bible est également spécifique que Christ avait une préexistence en tant qu'être spirituel avant la fondation de la terre.

 

L’Apôtre Jean a écrit au sujet de Christ et déclaré sa préexistence. Les Trinitaires rendent ainsi Jean 1:1.

 

Jean 1:1 Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. (LSG)

 

Nous savons que c'est une traduction incorrecte de la Peshitta et de la façon dont les textes anciens étaient utilisés. La Peshitta le traduit ainsi, même si la traduction de Lamsa, en essayant de se conformer à la position des Trinitaires, traduit le texte ainsi :

 

La Parole était au commencement et cette même Parole était avec Dieu ; et Dieu était cette Parole.

 

Cela montre la différente structure des mots de la dernière phrase. Le Concordant Literal New Testament montre la signification littérale réelle des mots et leur structure du grec. Les mots réels sont en caractères gras, les mots rajoutés pour le texte anglais sont en caractères réguliers.

 

Au début était la parole et la parole était envers Dieu, et Dieu était la parole. Celle-ci était au début envers Dieu.

 

Ce texte parle de la relation et de l’orientation de la dévotion de Jésus Christ envers Dieu. Le texte se poursuit dans Jean 1:2.

 

Tout vint à l’existence à travers elle et en-dehors d’elle, rien ne vint à l’existence qui est venu à l’existence.

 

Ainsi, le premier texte parle ici du logos comme étant la parole. Aux temps bibliques, on l’appelait le Memra ; logos étant le terme grec et memra le terme hébreu pour la parole de Dieu, comme c’était compris à partir de l’Ancien Testament.

 

Les Unitaires radicaux, c’est-à-dire, ceux qui nient la préexistence de Christ avant Mariam (ou Marie), prétendent que cette parole n’est pas Christ mais une forme idéologique de la puissance de Dieu et Son expression divine.

 

Cependant, l’explication donnée dans le premier chapitre de l’Évangile de Jean exclut cette interprétation.

 

Jean parle de Jean le Baptiste (la citation vient encore du Concordant Literal New Testament ) dans Jean 1:6-14. 

 

Puis vint à être un homme mandaté par Dieu. Son nom était Jean. Il celui-ci est venu pour un témoignage, pour rendre témoignage concernant la lumière, afin que tous crussent à travers elle. Il n’était pas la lumière mais il est venu pour rendre témoignage concernant la lumière Elle était la vraie lumière - qui éclaire tout homme - venant dans le monde.

  

Il était dans le monde, et le monde vint (être) à l’existence à travers Lui et le monde ne l’a pas connu. Il vint chez les siens et ceux qui sont les siens ne l’ont pas accepté.  Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur donne le droit de devenir  enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom, qui ont été engendrés, non à partir du sang, ni à partir de la volonté de la chair, ni à partir de la volonté d’un l’homme mais de Dieu.

 

Et la Parole devint chair et habita  parmi nous, et nous contemplons Sa gloire, une gloire comme d’un seul fils engendré du Père,  plein de grâce et de vérité.

 

Le logos devint chair et habita parmi nous. Nous examinerons cela par la suite.

 

Il n'y a pas d'articles indéfinis (comme un ou une) dans la langue grecque; ils doivent être déduits et appliqués. C'est le problème du texte dans Jean 1:1. Plusieurs traducteurs considèrent que cela devrait s'appliquer dans Jean 1:1 et le traduisent et la parole était un Dieu. Cette vue a du mérite comme nous le verrons dans Jean 1:18 et d'autres textes. De toute façon, Jean 1:1 est incorrect comme nous le voyons généralement. La traduction correcte, même si l'ordre des mots est préservé, implique le concept de envers et non de avec, comme c'est enseigné par les Trinitaires.

 

L'utilisation ici de majuscules pour Lui, etc. sont des additions de A E Knoch puisque les onciales étaient toutes des majuscules; une telle distinction n'est donc pas vraiment possible. Le texte est conservé comme il l'a traduit.

 

Les Unitaires radicaux essayent de citer ce texte à titre d’exemple du pouvoir notionnel de Dieu devenu chair, plutôt qu'un être devenu chair. C'est le cœur de leur erreur.

 

Jean le Baptiste a parlé de Jésus Christ comme ayant existé avant lui. Il existe une autre altération des anciens textes grecs Receptus ou Textes Reçus de la Réformation et, de là, la version anglaise KJV.

 

Jean 1:15-18 Jean lui a rendu témoignage, et s’est écrié : C’est celui dont j’ai dit: Celui qui vient après moi m’a précédé car il était avant moi. 16 Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce. 17 Car la loi a été donnée par Moise, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. 18 Personne n’a jamais vu Dieu ; Dieu le Fils unique qui est dans le sein du Père, lui l’a fait connaitre, (NEG)

 

Jean dit clairement que Christ était avant lui. Pourtant, nous savons que Jean était six mois plus âgé que Christ et que c'était physiquement impossible pour Christ d'avoir été avant lui. Jean parle donc d'une préexistence. Cette préexistence était en tant qu'un dieu, un élohim ou theoi, comme nous le savons des textes anciens qui ont été changés dans le Receptus. La Concordant Literal traduit les textes comme suit :

  

Jean rend témoignage de Lui et a crié, disant;C’était Lui duquel je disais, Celui qui vient après moi, est venu pour être avant moi, car Il était premièrement avant moi car de ce qui le remplit nous avons tous reçu, et grâce pour grâce. Car la loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Personne n’a jamais vu Dieu. Le seul Dieu engendré, Qui est dans le sein du Père, Il Le révèle.

 

Ce texte montre la structure du texte concernant Jean qui dit que Christ était avant lui. Le texte de Jean 1:18 est, en fait,  monogenes theos, ce qui veut dire le seul Dieu né  et cela est également démontré dans Marshall’s Greek English Interlinear. (On le retrouve aussi dans le texte araméen de la Peshitta). Le Docteur Hort a écrit un traité sur l’occurrence du terme monogenes theos (On Monogenes Theos in Scripture and Tradition ; cf. voir aussi l’étude L’Immortalité [165]). Il existe amplement de preuves que le terme est juste. Il est tout simplement ignoré par le Christianisme dominant et par les Binitaires, qui cherchent à nier les implications du texte.

 

La version de la Louis Second mentionne, dans  Hébreux 1:1-2, la création du monde par Christ.

 

Hébreux 1:1-2 Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières parlé à nos pères par les prophètes, 2 Dieu, nous a parlé par le Fils, en ces jours qui sont les derniers. Il l’a établi héritier de toutes choses, et c’est par lui qu’il a fait les mondes. (LSG)

 

Tout comme d’autres, ce texte a été mal traduit parce que le mot est aion et il signifie âge et non les mondes, comme la Louis Second (LSG) tente de laisser entendre (cf. Companion Bible la remarque au verset 2). Christ a été fait un peu inférieur aux anges, mais il n’en a pas toujours été ainsi. Hébreux 2:17 montre qu’il a été fait semblable à ses frères, afin qu’il puisse être un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle.

 

Le Messie a aussi déclaré sa préexistence dans plusieurs textes.

 

Dans Jean 5:37, nous voyons que le Père a envoyé Christ et Christ déclare que personne n’a jamais vu Dieu, ni n'a entendu Sa voix. Donc, les deux témoignages de Jean déclarent que personne n'a vu Dieu ; cependant, le terme élohim est utilisé pour identifier l'être qui a parlé aux patriarches et aux prophètes de l'Ancien Testament. Si cet être n'était pas le Seul Vrai Dieu, qui était-il ?

 

Nous verrons qu’il ne pouvait s’agir que de Christ, mais il était constamment et clairement appelé l'Ange de Yahovah, partout dans l'Ancien Testament. Nous trouverons aussi la preuve de cette terminologie dans le Nouveau Testament.

 

Il y a un autre aspect du venu de qui a besoin d’être examiné.

 

Jean 13:3 Jésus, qui savait que le Père avait tout remis entre ses mains, qu’il était venu de Dieu et qu’il s’en allait à Dieu. (LSG)

 

Ici, le terme vient de Dieu est argumenté par les Unitaires radicaux comme signifiant tout simplement être engendré en tant que cellule dans l'utérus de Mariam. Les Binitaires, au contraire, y voient une forme de séparation du Seul Vrai Dieu. Cette vue est entrée dans l'Église Chrétienne à l'origine comme le Modalisme, venant de l'adoration païenne du Dieu Attis. Les adhérents de l'adoration d'Attis maintenaient, à l'origine, que les aspects du Père et du Fils étaient les fonctions d'un seul Dieu. Cette doctrine a été adoptée comme Modalisme à Rome mais elle était bibliquement incohérente et elle a dû être adaptée pour devenir le Binitarisme au Concile de Nicée en 325 EC et, ensuite, le Trinitarisme en 381 EC, à partir de Constantinople. Au troisième et quatrième siècle, les prêtres d'Attis à Rome se plaignaient que le Christianisme avait volé leurs doctrines (voir l’article Les Origines de Noël et des Pâques [235]).

 

Jean 12:44 montre que Dieu a envoyé Christ.

 

Jean 12:44   Jésus s‘écria: Celui qui croit en moi, croit non pas en moi, mais en celui qui m’a envoyé. (LSG)

 

Cela implique une dépêche. Les Unitaires radicaux disent que c'était au sens notionnel de l'utérus. D'autres varient le rapport en essayant d'accommoder la notion d'un vrai Dieu, tout en entretenant la notion problématique évidente de deux êtres, l'un subalterne à l'autre. Cependant, Jean 3:17 montre qu'il a été envoyé dans le monde par le Père, démontrant ainsi sa préexistence.

 

Jean 3:17  Dieu en effet n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. (LSG)

 

La notion ici du mot envoyé a besoin d'être examinée dans le grec. Le mot est SGD 649 apostello, signifiant mis à part ou envoyé en mission. Le concept de dépêche est aussi impliqué et c'est le sens retenu dans le Concordant Literal New Testament. Le mot SGD 3992 pempo est aussi impliqué dans les textes, signifiant envoyé. Le concept, par son utilisation et ses formes, transmet le concept de dépêcher d'une façon ordonnée pour une commission temporaire.

 

C'est le concept transmis par les formes utilisées pour décrire les actions de Dieu dans le domaine humain. L'incarnation de Christ constituait une commission temporaire pour Dieu dans le plan de salut en déroulement.

 

Il y a, cependant, un certain nombre de textes importants qui déclarent la préexistence de Christ et qui expliquent la relation. Un exemple principal est celui de Philippiens 2:5-7. Il est pas mal obscurci dans la version KJV pour des raisons de Trinitarisme mais la version LSG semble être une traduction plus honnête.

 

Philippiens 2:5-10   Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ, 6 lequel, existant en forme de Dieu, n'a point regardé comme une proie à arracher d'être égal avec Dieu, 7 mais s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, 8 il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix. 9 C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, 10 afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre (LSG)

 

Ce texte a une signification délibérée pour le texte en hébreu. C'est une déclaration claire que Christ était en forme ou morphe de Dieu, mais il n'a pas pensé que l'égalité avec Dieu était une chose à chercher à saisir ou à prendre par la force, comme Satan avait essayé de faire (cf. Ésaïe 14:12-14 et Ézéchiel 28:6-15). Il s'est alors humilié (ou s'est vidé) lui-même, est devenu un homme et il a souffert la mort sur le pieu ou la croix (voir l’étude La Croix : Ses Origines et Sa Signification [039]). Ce texte est une affirmation claire de la préexistence de Christ. Un autre texte des plus clairs est Jean 17:5.

 

Jean 17:5  Et maintenant toi Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j’avais auprès de toi, avant que le monde fut. (LSG)

 

Christ a donc déclaré sa préexistence dans la gloire avant que le monde existe. Il a aussi revendiqué une préexistence au moins équivalente à celle des fils de Dieu qui étaient présents à la création, comme nous le voyons de Job 38:4-7.

 

Job 38:4-7  Ou étais-tu quand je fondais la terre? Déclare-le si tu le sais avec ton intelligence. 5 Qui en a fixé les mesures, le sais-tu? Ou qui en a étendu sur elle les cordeaux ? 6 Dans quoi ses bases sont-elles enfoncées ? Ou qui en a posé la pierre angulaire 7 Alors qu’ensemble les étoiles du matin éclataient en chants de triomphe, et que tous les fils de Dieu lançaient des acclamations ? (LSG)

Nous savons que Satan est le Porteur de Lumière ou l’Étoile du Matin de la planète et que Christ lui succédera comme l’Étoile du Matin. Le texte indique qu’il revendique une préexistence au même niveau que ces êtres (voir l’étude Lucifer: Porteur de Lumière et Étoile du Matin [223]).  

Christ a aussi dit : j'ai vu Satan tomber du Ciel comme la foudre (Luc 10:18). Maintenant ou il l'a vu ou il ne l'a pas vu tomber. Il n'était pas monté au ciel, à ce moment-là, parce qu'il n'était pas encore mort et encore moins ressuscité. Ésaïe et Ézéchiel ont fait mention de la chute dans leur œuvre. Par conséquent, si Christ n'avait pas de préexistence, il ne pouvait pas avoir vu cette chute. On pourrait argumenter que la chute s'est produite suite au procès dans le désert, mais les textes de l'Ancien Testament qui relatent la chute elle-même sont au temps passé (cf. Ésaïe 14:12). Christ aurait démontré qu’il avait une imagination fantaisiste, s’il n'avait pas une préexistence. Le concept que ce texte concerne le Roi de Babylone en tant qu’humain, comme quelques apologistes modernes avancent, trivialise le pouvoir de la prophétie.

 

Christ est aussi identifié comme le Seigneur du Sabbat. L’idée maîtresse de ce texte est qu’il nous a donné la Loi.

 

Matthieu 12:8 Car le Fils de l’homme est maître du sabbat. (LSG)

 

D’après ces textes, nous voyons les implications d’une préexistence et d’une connaissance du Père.

 

Matthieu 11:27  Tout m’a été remis par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père, personne non plus ne connaît le Père si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. (LSG)

 

Cette connaissance implique également une préexistence, comme nous pouvons aussi le voir dans Jean 17:24. 

 

Christ est identifié dans le Nouveau Testament au même niveau que les Étoiles du Matin de l'Armée angélique, comme nous le voyons dans les Actes. Dans Actes 7, nous voyons que c'était un Ange du Seigneur qui a parlé à Moïse et que c'était cet Ange du Seigneur qui était avec Moïse dans le désert (Actes 7:30, 35-39).

 

Dans ce texte, Étienne identifie Christ comme l'Ange du Seigneur au Sinaï et avec l'église dans le désert.

 

Dans Exode 15:6, le concept de la main droite de Dieu est que Christ a agi en tant que l'Ange de Yahovah de l'Ancien Testament. Nous voyons que Christ est assis à la droite de Dieu.

 

La Septante déclare clairement, dans Ésaïe 9:6, qu'il était l'Ange du Grand Conseil et le Nouveau Testament applique ce texte à Christ.

 

Paul prétend qu'il a été reçu comme un ange de Dieu, même comme Christ Jésus (Galates 4:14).

 

Paul dit clairement que Christ était avec Israël dans le désert durant l'Exode.

 

1Corinthiens 10:1-4  Frères je ne veux pas que vous l’ignoriez; nos pères ont tous été sous la nuée, ils ont tous passé au travers de la mer. 2 Ils ont tous été baptisés en Moise dans la nuée et dans la mer. 3 Ils ont tous mangé le même aliment spirituel.4 et ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était le Christ (LSG)

 

Suggérer que Christ soit présent seulement comme une notion dans l'esprit de Dieu, que personne n'a vu de toute façon, trivialise l'utilisation du langage et de la métaphore dans la Bible.

 

Job 33:23-26 se réfère à l'Ange entre Mille qui rachète les hommes de la fosse.

 

Job 33:23-26  Mais s'il se trouve pour lui un ange intercesseur, un d'entre les mille qui annoncent à l'homme la voie qu'il doit suivre, 24 Dieu a compassion de lui et dit à l'ange: Délivre-le, afin qu'il ne descende pas dans la fosse ; J'ai trouvé une rançon! 25 Et sa chair a plus de fraîcheur qu'au premier âge, il revient aux jours de sa jeunesse. 26 Il adresse à Dieu sa prière ; et Dieu lui est propice, lui laisse voir sa face avec joie, et lui rend son innocence. (LSG)

 

Genèse 48:15-16 nous montre aussi que l’élohim ou Dieu de Jacob était l’Ange de la Rédemption.

 

Genèse 48:15-16  Il bénit Joseph, et dit : Que le Dieu en présence duquel ont marché mes pères, Abraham et Isaac, que le Dieu qui m'a conduit depuis que j'existe jusqu'à ce jour, 16 que l'ange qui m'a délivré de tout mal, bénisse ces enfants ! Qu'ils soient appelés de mon nom et du nom de mes pères, Abraham et Isaac, et qu'ils multiplient en abondance au milieu du pays ! (LSG)

 

La fonction de la Rédemption est la prérogative de Christ. Le Messie est le candidat choisi pour cette fonction. Le Messie préexisterait ainsi comme l'Ange de la Rédemption et l'élohim de Jacob ou d'Israël (cf. Psaumes 45:6-7 et Héb. 1:8-9). Peu importe qui était cet élohim, ce n’était pas Éloah.

 

Dans Genèse 7:16, nous voyons que l'élohim a commandé à Moïse. Yahovah a aussi enfermé Noé et sa famille dans l'arche. C'était Yahovah- élohim qui a parlé avec Adam dans Genèse 3:8.

 

Deutéronome 32:8-9 montre que le Dieu Très-Haut a alloué Israël à Yahovah, comme sa part. Ce texte a été changé dans le Texte Massorétique par le Judaïsme rabbinique peu de temps après le premier siècle. On voit le changement dans la version LSG qui lit :

 

Deutéronome 32:8-9 Quand le Très Haut donna un héritage aux nations, Quand il sépara les enfants des hommes, Il fixa les limites des peuples D'après le nombre des enfants d'Israël, 9 Car la portion de l'Éternel, c'est son peuple, Jacob est la part de son héritage. (LSG)

 

La Septante (LXX), les Manuscrits de la Mer Morte (DSS) et la Première Épître de Clément montrent que c'était à l'origine d’après les fils de Dieu, rendus les anges de Dieu en grec. La version RSV rend le texte des anciens manuscrits comme :

 

 

 Deutéronome 32:8-9 Quand le Très Haut donna un héritage aux nations, quand il sépara les enfants des hommes, Il fixa les limites des peuples d'après le nombre des fils de Dieu, 9 Car la portion de l'Éternel, c'est son peuple, Jacob est la part de son héritage. (traduit de la RSV)

 

Selon le texte hébreu, l’Éternel ici est Yahovah et Israël lui a été donné en héritage par le Très-Haut.

 

Nous avons donc établi au-delà de tout doute que le Nouveau Testament affirme, d'après les paroles de Christ et des apôtres et ce, à partir de Jean le Baptiste, que Christ était préexistant. En fait, Christ a dit (Jean. 8:58) qu'avant Abraham ne soit, je Suis. C'était une déclaration de sa préexistence. Elle est aussi prise pour être une déclaration de sa divinité. Était-il Dieu, était-il un ange ou était-il les deux ? La réponse est qu'il était les deux, comme nous le verrons. Mais  comment cela est-il possible ?

 

Le problème, comme nous le verrons, est avec la langue française, pas l'hébreu. La langue française a seulement un mot pour Dieu. L'hébreu a un certain nombre de noms. La théologie des Trinitaires, qui vient de l'ancienne théologie païenne, est aussi une autre cause des problèmes. De plus, le mot ange est simplement un mot signifiant messager. Il était un fils de Dieu parmi plusieurs qui étaient organisés sous des Étoiles du Matin (Job1:6 ; 2:1 ; 38:4-7).

 

De plus, nous savons que certains textes sont des contrefaçons pures et simples des Trinitaires. 1Timothée 3:16, 1Jean 5:7 ainsi que les additions aux textes originaux d’Alpha et d'Oméga dans le livre de l’Apocalypse en sont des exemples (voir l’étude Le Début de la Création de Dieu, comme l’Alpha et l’Omega [229] et les remarques se rapportant aux textes dans la Companion Bible).

 

De l'Ancien Testament, nous savons que le Dieu Très-Haut était le Seul Vrai Dieu. Il a été appelé Yahovah des Armées. Il était connu comme Éloah. Ainsi, Éloah était le nom singulier pour Dieu en hébreu et ce nom n'avait aucune pluralité du tout. Nous savons qu'Éloah, comme vrai Dieu au singulier, était l'objet d'adoration dans le Temple. De Job 33:26, nous voyons qu'Éloah était aussi l'objet de la prière.

 

Cette distinction était considérée comme très importante à l'époque de la dernière restauration sous Esdras et Néhémie. Le Livre d'Esdras s'efforce de démontrer la fonction et la place du Dieu de la Bible. Le nom du Seul Vrai Dieu est Éloah et c'était le nom sous lequel il était connu quand le Pentateuque a été écrit, puisque le terme Éloah se retrouve à plusieurs occasions dans le livre de Job qui, apparemment, a été écrit par Moïse comme, peut-être, un des premiers livres de la Bible.

 

Les Proverbes montrent que le nom du Seul Vrai Dieu est Éloah (Proverbes 30:4-5). Ce même texte pose une question rhétorique au sujet du nom et fait la distinction entre le fils et cet être. Le nom d’Éloah est donné dans le verset suivant.

 

Esdras montre qu'Éloah est le Dieu du Temple. D’Esdras 4:23 à Esdras 7:26, on nous montre la fonction et la relation de Dieu avec Son Temple. Le Temple est la Maison d'Éloah, pas d'Élohim. Les élohim SONT la maison d'Éloah et cela est le but et la représentation symbolique du Temple (cf. 1Cor. 3:17). Les prophètes ont prophétisé au nom de l'Éloah d'Israël (Esdras 5:1). Zorobabel s’est levé et il a construit la Maison d'Éloah avec l'aide des prophètes d'Éloah (Esdras 5:2). Il est le Grand Éloah (Esdras 5:8). Il est l'Éloah des cieux et de la terre et nous sommes ses serviteurs (Esdras 5:11). Nos pères ont provoqué la colère de l'Éloah des cieux (Esdras 5:12).

 

Les ustensiles sont ceux de la Maison d'Éloah (Esdras 5:14), qui est à Jérusalem (Esdras 5:15, 17; 6:3). Les ustensiles du Temple de Salomon étaient aussi ceux d'Éloah et ils ont été pris par Nebuchadnezzar et restitués pour le Deuxième Temple (Esdras 6:5) qui a été construit à sa place (Esdras 6:7). Les offrandes consumées par le feu étaient faites à l'Éloah des cieux par Ses sacrificateurs (Esdras 6:9-10). Éloah y a fait résider Son nom (Esdras 6:12). Dans Esdras 6:13-22, nous voyons que la Maison d'Éloah lui a été construite. La fête des Pains sans Levain a été célébrée là pour Lui et les sacrificateurs ont été placés dans leur division pour le servir, comme il a été écrit dans le livre de Moïse (Esdras 6:18). Ils ont observé la Pâque le quatorzième jour du premier mois (Esdras 6:19). La Loi est la Loi d'Éloah (Esdras 7:14) et Esdras était un scribe de la Loi d'Éloah (Esdras 7:12). Les offrandes et les demandes sont aussi faites à Éloah (Esdras 7:14-16).

 

C'est Sa volonté, la Volonté d'Éloah, qui prévaut (Esdras 7:18), comme l’Éloah des cieux (Esdras 7:21). C'est l'Éloah des cieux qui commande (Esdras 7:23). Les magistrats agissent en Son nom et jugent selon Ses lois et ceux qui n'obéissent pas, que le jugement soit rapidement exécuté sur eux (Esdras 7:25-26).

 

Pour cette raison, ceux, qui agissent en Son nom en tant que Ses juges spirituels ou physiques, sont appelés élohim parce qu'ils sont plusieurs et forment un groupe agissant selon la volonté d'Éloah. Il est écrit: Tu ne maudiras pas les dieux [élohim] et tu ne maudiras pas le prince de ton peuple (Exode 22:28). (Darby)

 

Ces textes nous montrent la relation entre Éloah et Ses élohim. Il est le Père et ils sont tous Ses fils (Job 1:6; 2:1), incluant Satan. C'était à cause de cette loi que Michel n'a pas injurié Satan lorsqu'il a lutté pour le corps de Moïse mais qu'il a dit : Que le Seigneur te  réprimande (Jude 9).

 

Les termes  père et fils sont basés sur une relation de laquelle un groupe apparaît de l'autre, qui est singulier dans son rapport. Ce fait a été compris par tout le monde de jadis. Cette relation en est une de famille. C'est la raison pour laquelle le Messie peut alors être fait un père éternel, d'après Ésaïe 9:6, comme l'Ange du Grand Conseil (LXX). Il y a plusieurs paternités ou familles dans les cieux et sur la terre (Éph. 3:15). Par conséquent, affirmer que la Bible n'implique pas que Dieu est une famille d'êtres en tant qu'élohim est terriblement mensonger. La structure entière de la Bible est basée sur la relation de famille et la structure entière de la loi du premier au dixième commandement est basée sur la Famille de Dieu. N'avons-nous pas tous un seul père ? N'est-ce pas un seul Dieu qui nous a créés ? (Mal. 2:10).

 

Le Shema est basé sur Yahovah Elohenu. Dieu a dit, et il a été donné à Moïse, que : Je serai ce que Je deviendrai (Exode 3:14 cf. la remarque dans la Oxford Annotated RSV). Éloah se transforme en élohim. Il devient tout en tous (Éph. 4:6). Cette distinction était aussi vue dans la Chaldée. Éloah est Élahh en Chaldéen. Élohim est Élahhin. Le terme Élahh est devenu la base du terme arabe Allah'h. C'est la question fondamentale en jeu dans la première confession de la foi dans l'Islam : Il n'y a aucun autre Allah'h [Éloah] qu'Allah'h [Éloah]. Tous les élohim, sans exception, proviennent d'Éloah, qui seul est le Grand Éloah des cieux, l'Élyon ou le Très-Haut. Le terme Allah'h est utilisé dans l'Islam seulement parce qu'il n'admet aucune pluralité du tout, excluant Christ et l'Armée des élohim de la position du Seul Vrai Dieu.

 

L'ange de Yahovah était un élohim nommé par Éloah. Nous devons tous devenir élohim, comme l'Ange de Yahovah à notre tête (Zach. 12:8). Ce fait a été compris par la première église qui a déclaré la préexistence de Christ et déclaré que nous deviendrons theoi. Paul a dit qu'il y avait plusieurs dieux ou theoi (theoi polloi) et plusieurs Seigneurs, autant dans les cieux que sur la terre (1Cor. 8:5). Comme toute l'Armée déchue avait été confinée à la terre quand Paul a dit cela, il doit, logiquement, avoir parlé de l'Armée Angélique loyale. Le mot theoi est le pluriel du mot grec theos ou Dieu.

 

C'est la distinction Éloah/élohim mais, dans le grec, il y a un autre problème introduit par la grammaire. Ainsi, l'article défini ou le cas accusatif a été utilisé pour Dieu et theos seul a été utilisé pour un élohim au singulier, à savoir Jésus Christ ou Satan etc. (cf. Paul se réfère à Satan comme le theos de ce monde signifiant l'Élohim de ce monde (2Cor. 4:4)). Le point de vue qu'il y a une distinction entre les références aux élohim ou aux theos dans la Bible (et aussi, que nous deviendrons tous [des] theoi) a été passé de Jean à Polycarpe, puis à Polycrates et aux disciples en Europe par Irénée (voir l’étude La Première Théologie de la Divinité [127]).

 

L'église comprenait ce concept lors de la Réformation et une référence est faite à cet argument et aux soi-disant Sociniens dans les remarques en bas de page du 1851 Heydock Commentary to the Douay Catholic Bible, disponible au Royaume-Uni et, en général, dans les pays de la communauté anglophone internationale. Uniquement Ha Élohim ou Ho Theos était le Seul Vrai Dieu.

 

C'est donc de ce terme singulier Éloah que nous obtenons le terme pluriel élohim. Le terme pluriel élohim s'appliquait à un conseil, comme nous le voyons dans les Psaumes (voir la structure dans Les Dépositions de la Foi [A1] CCG, 4ème éd., 1996, pp. 2-6,12,27; et aussi l’étude Josué, le Messie, le Fils de Dieu [134]).

 

La Bible est claire que l’élohim subalterne de Psaumes 45:6-7 était Jésus Christ (Héb. 1:8-9). Osée confirme que cet élohim était l’ange qui lutta avec Jacob (Osée 12:3-4). Nous savons aussi que cet ange est l’élohim à la tête de la maison de David (Zach. 12:8) (voir l’étude Les Élus en tant qu’Élohim [001]). Nous savons qu’il est appelé Yahovah et qu’il a été envoyé à  Israël par Yahovah des Armées, qui est le Dieu Très-Haut (cf. Zach. 2:3-11).

 

Nous avons donc deux Yahovah, dont l’un est un être subalterne nommé par l'autre, et les deux sont élohim. Dans Zacharie 12:8, nous voyons que nous deviendrons élohim, comme nous le voyons aussi dans Psaume 82:6. La logique ici est simple. Il y a de multiples élohim mais un Éloah duquel le mot élohim est tiré. Il est clairement stipulé que le mot élohim s'applique à un être qui est appelé l'Ange du Seigneur et qui a lutté avec Jacob ou à l'Ange de la Présence qui était au Sinaï et qui a parlé avec Moïse. L'Ange du Seigneur était l'élohim qui a parlé avec Abraham dans Genèse 22:1-11.

 

Nous savons aussi que le terme Yahovah a été appliqué à plus d'un être, comme nous le voyons dans les salutations d'Abraham aux anges qui sont venus pour s’occuper de Sodome (Genèse 18:2 et suivants). Dans ce cas, les trois êtres, traduits hommes en français, étaient des élohim. En réalité, le texte hébreu dit: et voilà trois hommes ['enowshim ou mortels] étaient debout près de lui. Il courut à leur rencontre et s'adressa à eux en utilisant le terme adonaï (Genèse 18:2-3 ; cf. La Bible Interlinéaire de Green). La Bible identifie clairement ces trois êtres comme adonaï, qui est un terme pouvant être appliqué à d'autres et qui signifie simplement Seigneur (comme dans le cas de Sarah envers Abraham). Les trois étaient des anges et aucun d'eux n'était Dieu le Père, qu'aucun homme n'a jamais vu. Cependant, les textes originaux montrent qu’on s’était aussi adressé à eux comme Yahovah dans Genèse 18:27,30,32 qui sont trois des 134 places dans l'Ancien Testament où le Sopherim a changé le texte pour lire Adonaï.

 

Un de ces êtres était probablement Jésus Christ mais les deux autres étaient aussi des êtres divins. Ces êtres sont tous identifiés comme Yahovah et, de là, élohim, comme nous le verrons. Ils ont été délibérément identifiés incorrectement par les Trinitaires et le Judaïsme rabbinique dans le Texte Massorétique (MT) et, de là, dans la version KJV et la version LSG pour obscurcir le point.

 

La structure entière de cet Ange de Yahovah est examinée dans l’étude L’Ange de YHVH [024].

 

Le Shema est aussi employé improprement puisque c'est Shema Y'isroel Yahovah Elohenu Yahovah Echad. Le mot elohenu est rendu comme, et revendiqué être Élohim, de nouveau par les Trinitaires ou les Binitaires et ce, basé sur le même raisonnement faux retrouvé dans l'application des autres textes. Pour la même raison, le 'echad ici est prétendu signifier uni au lieu de l'ordinal premier, signifiant seul ou un tout par rapport à plusieurs entités (voir Strongs HD No. 259, et l’étude Josué, le Messie, le Fils de Dieu [134]).

 

La Bible est tout à fait claire qu'il y a un vrai Dieu, qui est le Dieu Très-Haut - Il est Yahovah des Armées, aussi appelé Yahovih (SHD 3069). Yahovah est l'élohim subalterne d'Israël et l'Ange du Seigneur.

 

Élohim est un mot pluriel qui est appliqué aux fils de Dieu pour étendre la capacité d'être Dieu à Ses fils. De cette façon, nous devenons élohim mais nous ne pouvons jamais être le singulier Éloah. Trois êtres, au moins, ont été référés, en même temps, comme Yahovah dans l'Ancien Testament et aucun d'eux n'était Éloah ou le Dieu Très-Haut. Ces trois ont été aussi référés comme des anges dans la destruction de Sodome. Quand Abraham et Lot leur ont parlé, ils se sont adressés à eux comme Yahovah mais le Sopherim a changé les mots dans Genèse 18:27, 30, 32 et 19:18, 24 (et 134 places en tout) de Yahovah à Adonaï pour déguiser le fait qu'il y ait aussi de multiples Yahovah. Ces anges ont été identifiés en même temps tant comme Yahovah, comme Adonaï et élohim et anges par les patriarches et les prophètes. Genèse 19:24 montre les termes Yahovah utilisés en référence à deux Yahovah où le texte dit :

 

Alors l’Éternel [Yahovah] fit pleuvoir du ciel sur Sodome et sur Gomorrhe du souffre et du feu, de par l’Éternel [Yahovah]. (LSG)

 

La logique de la Bible est simple. Il y a un vrai Dieu et Il a envoyé Jésus Christ (Jean 17:3). Le Seul Vrai Dieu est le seul Dieu. Il habite une  lumière inaccessible. Aucun homme ne l'a jamais vu et ne peut le voir ou n’a même entendu Sa voix, à aucun moment (Jean 1:18 ; 5:37 1Tim. 6:16). Le seul dieu né (monogenes theos ou elohi (cf.. l'Interlinéaire de Marshall et le texte araméen dans la Peshitta)) déclaré (ou a parlé ; le mot Lui a été ajouté au texte anglais). Christ et les apôtres ont dit qu'aucun homme n'a jamais vu ou entendu Éloah (ou Ha Élohim) ; par conséquent, ceux qui sont apparus aux prophètes ne pouvaient pas avoir été l'être référé comme Éloah ou le Seul Vrai Dieu.

 

Cependant, l'être, connu comme Yahovah-élohim, est vraiment apparu aux hommes et il a parlé avec eux depuis le Jardin d’Éden. Il a aussi parlé aux élohim (voir l’article La Doctrine du Péché Originel Partie 1 Le Jardin d’Éden [246]).

 

Il s'ensuit, par une logique irréfutable, que cet être ne peut pas avoir été le Dieu Très-Haut (Élyon) ou Éloah. Le nom de cet être Yahovah-élohim comporte aussi le concept pluriel d'élohim. Maintenant, à moins que Moïse, les Psalmistes, Christ, Jean et Paul n’aient été complètement des menteurs, il doit exister de multiples élohim. Ce fait est confirmé par les textes hébreux où élohim est un terme pluriel générique. Ces êtres n'étaient pas le Seul Vrai Dieu.

 

Il semble donc que Christ soit identifié de façon incontestable comme l'Ange du Seigneur ou l'Ange de la Présence, qui a parlé avec Moïse et lui a donné la loi au Sinaï. Il était aussi l'ange, comme élohim, qui a lutté avec Jacob et qui a sauvé Hagar, comme le Dieu qui voit (Genèse 21:17 ; 16:7-13). Il était l'Ange de la Rédemption de Genèse 48:15-16 et la Rançon et le Médiateur de Job 33:23-26. De la même manière, cet être était le Dieu de la Maison de Dieu ou l'El Bethel. Il est aussi incontestable que les termes élohim, yahovah et adonaï sont pluriels et s'appliquent à des êtres multiples qui ne sont pas le Seul Vrai Dieu et qui sont aussi décrits comme des anges. La logique est aussi irréfutable que, si Christ n'est pas un de ces êtres, le terme s'applique à même plus d'êtres et non à moins. Cependant, il semble impossible que Christ n’ait pas été un des anges de l'Ancien Testament sur le témoignage répétitif du texte du Nouveau Testament.

 

Il est envoyé par Yahovah des Armées pour sauver Sion. L'ange, qui a livré la prophétie à Zacharie, dit clairement qu'il est celui envoyé par le Seigneur des Armées pour racheter Sion et celui envoyé aux nations pour les dépouiller. Cette activité, d'après l'Apocalypse et les Évangiles, repose sur le Messie. Cet être, qui parle conformément aux ordres du Seigneur des Armées, peut seulement être le Messie préexistant ou il existe deux êtres à qui cette responsabilité a été donnée, car l'Apocalypse semble l'allouer au Messie.

 

De la même façon, le Capitaine de l'Armée ou le Capitaine des Armées du Seigneur, qui a parlé avec Josué, est la position que nous attribuons à Christ, et l'histoire entière de la Chute de Jéricho est une préfiguration du retour du Messie et de la restauration et de la subjugation des nations sous le Messie, telle que nous le voyons dans l'histoire de l'Apocalypse (voir l’étude La Chute de Jéricho [142]).

 

Christ était donc non seulement préexistant, il était et il est l'élohim ou l’Élohi d'Israël, comme Yahovah, envoyé par Yahovih ou Yahovah des Armées, l'Élyon ou le Dieu Très-Haut. Cet être, le Seul Vrai Dieu, est Éloah. Il est l'objet d'adoration du Temple en tant que Ha Élohim ou L'Élohim ou Le Dieu. Christ n'est pas le Seul Vrai Dieu. Cet être, Éloah (Élahh pour les Chaldéens et Allah'h pour l'Islam) vivait seul dans une perpétuité éternelle n'ayant rien qui soit du même âge ou coexistant avec Lui (voir l’étude La Première Théologie de la Divinité [127]). Ha Élohim (ou L'Élohim) était Éloah. Il était le Dieu du Messie et Il a nommé le Messie et l'a oint comme élohim avec l'huile de la joie au-dessus de ses compagnons (cf. Psaume 45:6-7 ; Héb. 1:8-9) et Christ a été fidèle à Celui qui l'a fait (cf. Héb. 3:2 à l'interlinéaire de Marshall Greek English Interlinear RSV).

 

La déclaration des croyances de la première église est exprimée de la meilleure façon dans ce simple Credo d'Ulfilas, l'évêque des Goths (341-381). Ces gens avaient cette croyance longtemps avant Nicée et elle était celle de la première église, de Jean à Irénée (cf. Against Heresies ANF vol. 1). Elle explique exactement ce que Thomas a dit.

 

Le Crédo [381] d’Ulfilas, Évêque des Goths, 341-81

 

Tiré de A, Hahn, Symbole,3 198

 

Moi, Ulfilas, évêque et confesseur, ai toujours cru ainsi, et en cette foi et vraie foi je fais mon testament devant mon Seigneur : je crois qu'il y a un Dieu, le Père, seul non-engendré et invisible et je crois en Son Seul Fils engendré, notre Seigneur et Dieu, le Créateur de la création entière, n'ayant aucun de comparable à Lui -  par conséquent, il y a un Dieu de tous, qui est aussi Dieu de notre Dieu - et en un Esprit Saint, une puissance d'instruction et de sanctification - (comme Christ dit comme avertissement à Ses Apôtres : "contemplez, j'envoie la promesse de Mon Père sur vous; mais vous,  demeurez dans la ville de Jérusalem jusqu'à ce que vous soyez revêtus de la puissance d'en-haut." Et encore; "et vous recevrez la puissance venant sur vous par l'Esprit Saint") - ni [Roi, mais] soumis et obéissant en toutes  choses à [Son] Dieu et Père ... par Christ ... dans l'Esprit Saint.  C.A.A. Scott, Ulfilas, 109

 

Malheureusement, des erreurs s'immisçaient dans la foi même ici et Ulfilas a apparemment édité la Bible et a enlevé le livre des Rois parce que c'était trop guerrier (voir B. Lehane, Early Celtic Christianity, Constable London, 1994, p. 176).

 

Ce credo est basé sur la théologie exprimée dans Psaume 45:6-7 et dans Hébreux 1:8-9. Il était celui des premiers apologistes, comme Irénée à Lyon, au deuxième siècle. Cette théologie était celle des Goths, des Vandales, des Alans, des Suevi, des Heruli, des Bretons, des Lombards, des Allemands et de toutes les tribus du Nord ; elle avait commencé des enseignements des théologiens et des disciples des apôtres et qui étaient déjà vieux de quelques siècles lors du Concile de Nicée en 325 CE (ère courante), où beaucoup de ces évêques étaient présents. L'hérésie du Binitarisme a débuté à ce Concile. En 381, la Trinité a été déclarée à Constantinople de la théologie des Cappadocéens Basil, Grégoire de Nyssa et Grégoire de Nazianzus. La destruction de la foi, par les Grecs et les Romains, avait commencé à se faire. Les Trinitaires étiquettent, incorrectement et de façon malhonnête, le credo en tant qu'Arianisme pour donner l'impression que leur doctrine est plus ancienne et que cette doctrine a débuté avec Arius au quatrième siècle. Ensuite, ils étiquettent alternativement la doctrine Unitaire subordinationiste d'après Arius (l'Arianisme), puis, d’après Eusébius de Nicomède (l'Eusébianisme) et d'autres évêques, de beaucoup seniors à Arius (qui n'était même pas présent à Nicée, ayant seulement été convoqué pour ses conseils sur la logique), en leur attribuant la croyance que l'Esprit était une création du fils quand, en fait, cette doctrine est celle de Filioque et ce sont les Catholiques eux-mêmes qui l’ont avancée au Concile de Toledo au sixième siècle. Même les Grecs ont rejeté cette vue. Les gens qui étiquettent cette vue comme de l'Arianisme sont délibérément malhonnêtes ou ils ne comprennent pas assez pour savoir ce qu'ils disent.

 

Les membres de notre église ont maintenu cet ancien credo pendant deux mille ans et plusieurs sont morts pour cette croyance et cette vérité (voir l’étude Le Rôle du Quatrième Commandement dans les Églises de Dieu Observant le Sabbat [170]).

 

Nous avons été attaqués et compromis à cause de cela, mais jamais autant qu'au vingtième siècle. Dans chaque cas, une église après l'autre, sur l'ordre de son ministère, a compromis la foi sans aucune persécution réelle et, apparemment, pour l'acceptation sociale.

 

Pour l'église, le Christ préexistant n'est pas le Seul Vrai Dieu. Docteur Samuel Kohn dit :

 

La doctrine originale du Sabbatarisme procède de la proclamation de croyance Juive et/ou Unitaire en un Dieu seulement :

 

Le premier principe de la vraie foi et le plus élevé est que vous adhériez à un Dieu seulement (Die Sabbatharier in Siebenburgen ch.10, p. [77]).

 

Cette œuvre a maintenant été traduite en anglais (voir The Sabbatarians of Transylvania [B3], CCG Publishing 1998) et elle est une lecture recommandée pour montrer l'histoire de la position de l'église. La dénégation de la doctrine de la préexistence de Jésus Christ ne semble jamais avoir été une doctrine des églises centrales observant le Sabbat, au cours des siècles.

 

Les bases philosophiques et logiques de la Préexistence de Christ

 

La dénégation de la préexistence de Christ, aussi étrange que cela puisse sembler, est, en réalité, un autre aspect des doctrines païennes de l'adoration du Dieu Attis, dans sa forme Binitaire, où le fils est simplement un aspect de Dieu en apposition à l'aspect comme Père. Il s'agit simplement d'une modification des doctrines qui ont conduit au Trinitarisme en premier lieu, même si cet aspect semble lui être beaucoup plus distinctement opposé.

 

La position biblique est que Christ, en tant qu'un des élohim de l'Armée, s'est vidé lui-même et est retourné à Dieu, qui l'a alors placé dans un utérus sous une forme humaine.

 

Satan et l'Armée entière auraient pu faire cela mais Satan a choisi d'essayer de saisir l'égalité avec Dieu, au lieu d'être obéissant. Il devint donc nécessaire pour Christ de démontrer, de forme directe, la logique du plan de Dieu.

 

Les démons ont affirmé la Trinité dès le commencement, dans l'adoration du Dieu Triune. Ils ont nié que Christ était autre chose qu'un aspect de Dieu, parce que c'était nécessaire pour couvrir leur propre erreur. La tromperie est centrée autour de notre propre destin. Nous devons devenir élohim comme l'ange de Yahovah à notre tête (Zach. 12:8). Pour démontrer ce fait, Christ, en tant que l'Ange de Yahovah, est volontairement retourné à Dieu et a assumé une forme humaine sous Sa direction. Cet acte devait aussi démontrer la façon dont nous retournerons à Dieu et qu’une nouvelle forme nous sera donnée dans la Résurrection, tout en restant, en fait, la même entité. Cet aspect, par lui-même, démontre la puissance de Dieu.

 

De la même manière, les démons seront abaissés à la fosse, mourront et retourneront à Dieu pour être ressuscités comme des êtres humains dans la deuxième résurrection où ils seront recyclés. La dénégation de la capacité de l'Armée angélique à être abaissée à la fosse et à mourir, comme n'importe quel être humain (cf. Ésaïe ch. 14 et Ézéch. ch. 28) est une limitation à  l'Omnipotence de Dieu. C'est un mensonge démoniaque. La Trinité est un mensonge conçu pour contrecarrer la capacité des élus de devenir élohim ou des dieux, comme Christ a fait. La dénégation de la préexistence de Christ est conçue pour couvrir le même mensonge de l'autre point de vue, comme un plaidoyer démoniaque alternatif dans la cour de la raison humaine. Il mène au Bouddhisme et à la Théologie moderne du Processus où, comme aspects notionnels dans l'esprit de Dieu, nous   sommes tous immortels comme Dieu, qui est en tout.

 

Le mécanisme par lequel Christ a abandonné sa forme divine et est devenu homme est le même mécanisme, sous le pouvoir de Dieu, par lequel nous serons ressuscités et deviendrons élohim ou theoi, en d'autres mots, des dieux subalternes, comme fils du Seul Vrai Dieu Éloah.

 

Nier la préexistence de Christ équivaut à chercher à nier la capacité de l'Armée d’être abaissée à la fosse et d’être ressuscitée. Cela cherche à placer Christ à un niveau séparé et, effectivement, à nier la position des humains de devenir des cohéritiers avec Christ et celle de Dieu de devenir tout en tous.

 

L'argument que Christ devait être Dieu pour expier les péchés des hommes est un non-sens philosophique, basé sur une limitation linguistique dans l’ancien grec classique, qui n'avait aucun mot pour agape, pour décrire l'amour de Dieu, et qui a emprunté un mot hébreu (voir l’étude Le But de la Création et du Sacrifice de Jésus Christ [160]).

 

Christ a dû démontrer qu'il était digne de devenir le Souverain Sacrificateur de l'Armée par son sacrifice altruiste. Christ devait en être un de l'Armée pour le faire. Les hommes meurent par altruisme l'un pour l'autre tout le temps. Si Christ n'était pas un membre préexistant de l'Armée, le rôle aurait alors dû être fait par un autre de l'Armée, comme Gabriel. C'était une des prémisses sur lesquelles Satan a été jugé par le procès dans le désert, après le baptême de Christ.

 

Christ est devenu un homme par un processus et un ordre similaires à ceux par lesquels nous devons devenir des dieux. Il est descendu, est mort, a été ressuscité et il est retourné de nouveau dans l'obéissance totale par la puissance de l'Esprit Saint et par l'Omnipotence et l'Omniscience de Dieu Tout-Puissant, Éloah, notre Père et Seul Vrai Dieu.

 

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