Christian Churches of God

[F017]

 

 

 

Commentaire sur Esther :

Introduction et Partie 1

 

(Édition 5.0 19940824-20000122-20090211-20190218-20240109)

 

 

 

Chapitres 1-3

 

 

 

Christian Churches of God

PO Box 369,  WODEN  ACT 2606,  AUSTRALIA

 

Courriel: secretary@ccg.org

 

 

(Copyright ã 1994, 1998, 2000, 2009, 2019, 2024 Wade Cox)

(Tr. 2010, 2022, rév. 2024)

 

Cette étude peut être copiée et distribuée librement à la condition qu'elle le soit en son entier, sans modifications ni rayures. On doit y inclure le nom, l'adresse de l’éditeur et l'avis des droits d'auteur. Aucun montant ne peut être exigé des récipiendaires des copies distribuées. De brèves citations peuvent être insérées dans des articles et des revues critiques sans contrevenir aux droits d'auteur.

 

Cette étude est disponible sur les pages du World Wide Web :
http://logon.org/ et http://ccg.org/

 


 Commentaire sur Esther : Introduction et Partie 1 [F017]

 

 


ESTHER. Par E.W. Bullinger

L'un des cinq Megilloth. Pour sa place dans le canon hébraïque, voir Annexe 1. Lu à l'occasion de la fête de Pourim. Il se présente chronologiquement comme suit : (1) Daniel ; (2) Esther ; (3) Néhémie ; (4) Esdras. Le nom divin n'apparaît pas, sauf cinq fois sous forme d'Acrostiche (Annexe-6). Voir Annexe-60, et les notes sur Esther 1:20 Esther 5:4 Esther 5:13 Esther 7:5 Esther 7:7 Esther 1:2 Esther 2:20.

 

Introduction

Commentaire sur Esther (No. 063)

Les implications contenues dans le Livre d'Esther ont une grande signification pour le Christianisme moderne. Ce Commentaire utilise les commentaires rabbiniques et les confronte à l'exposition biblique Chrétienne, ce qui produit des résultats significatifs.

 

Ce commentaire porte sur le Livre d'Esther. Est-ce une merveilleuse histoire au sujet d'une femme qui est devenue reine de Perse, ou est-ce une histoire du règne millénaire de Jésus Christ, ou ce sont les deux à la fois ? Nous découvrirons dans ce commentaire que ce sont les deux à la fois. Ce qu'il nous enseigne c'est comment nous, avec les Juifs, hériterons du Royaume de Dieu. C'est l'équivalent d'un laps de temps ou d’un plan de salut pour les Juifs afin que la séquence soit comprise. Il est très soigneusement dissimulé, souvent par les rabbins eux-mêmes, car il contient des informations assez extraordinaires. Il y a un certain nombre de choses qui nécessitent une discussion. Le roi concerné est Assuérus. Dieu n'est mentionné nulle part dans ce Livre. Ce fait est assez extraordinaire, et la raison en est que la direction des affaires, ou le pouvoir de Dieu, est exercé sous l'identité d'Assuérus. Il n'y a donc aucune nécessité que Dieu soit mentionné, car le royaume et la royauté reposent sur l'entité qui a exercé le pouvoir de Dieu. Assuérus adopte cette position dans le déroulement de l’histoire, notamment dans la perspective millénaire. Les acteurs eux-mêmes prennent une signification énorme par rapport à l'Église, à Christ, à l'Armée déchue et à la séquence temporelle de la fin.

 

On reconnaît généralement qu'Assuérus est identique à Xerxès qui a régné de l’an 485 à 464 AEC (Avant l’Ère Courante). Le mot hébreu Ahashvérosh est une tentative de représentation du mot Perse Khshayarsha dont les Grecs tirent le nom de Xerxès (voir Soncino note de bas de page du v.1). Ils étaient difficiles à prononcer et les noms sont des translittérations. Le roi est Xerxès. C’est le roi mentionné dans Esdras 4 qui a régné après Darius 1 et avant Artaxerxès et qui a arrêté la construction du temple. Esdras 4 présente la séquence de la construction du temple.

 

Ils ont donc empêché ou arrêté la construction du temple sous le règne de Cyrus jusqu'au règne de Darius, roi de Perse, qui n'était pas Darius 1. Le Judaïsme moderne et le Christianisme moderne ont tout intérêt à ce que le temple soit achevé sous le règne de Darius 1. Le temple n'était pas et n'aurait pas pu être achevé du tout sous le règne de Darius 1. C'est en contradiction directe aux paroles expresses de la Bible dans Esdras 4:6.

 

Les commentaires rabbiniques du Midrash sur Esther disent qu'il a interrompu la construction du temple au début de son règne et a promulgué le décret contre les Juifs dans les dernières années de son règne (voir Soncino, Midrashic Approach To Esther, p. 125). C'est pourquoi des tentatives sont faites pour que cela soit Assuérus Cambyse, qui était le fils de Cyrus, afin de faire correspondre la construction du temple sous le règne de Darius 1.

 

Tout simplement, on a adressé une pétition à Assuérus au tribunal, (également d'après le Midrash) pour qu'il fasse cesser la construction et Artaxerxès, qui lui a succédé, a également adressé une requête et, selon la Bible dans Esdras 4:24, les travaux sur la Maison de Dieu ont été interrompus jusqu'au règne de Darius le Perse. Or il s’ensuit comme la nuit et le jour que le Darius le Perse dont il est question au verset 24 ne peut pas être Darius I qui a régné à la fois avant le roi Xerxès et le roi Artaxerxès. La signification de ceci est que des tentatives sont faites pour limiter la construction du Temple au règne d'un roi, qui a régné deux règnes avant Artaxerxès, et antérieur à Assuérus, le roi dont il est question ici. Le Livre d'Esther contient des éléments importants concernant l'achèvement du Temple du Roi Salomon.

 

Les concepts des noms sont importants. Il y avait d'autres rois nommés Assuérus. Les Soncino sur les commentaires rabbiniques permettent de comprendre le sens de ces textes.”

 

**********

Esther chapitres 1-3

 

Chapitre 1

1 C’était du temps d’Assuérus, de cet Assuérus qui régnait depuis l’Inde jusqu’en Éthiopie sur cent vingt-sept provinces ; 2 et le roi Assuérus était alors assis sur son trône royal à Suse, dans la capitale. 3 La troisième année de son règne, il fit un festin à tous ses princes et à ses serviteurs ; les commandants de l’armée des Perses et des Mèdes, les grands et les chefs des provinces furent réunis en sa présence. 4 Il montra la splendide richesse de son royaume et l’éclatante magnificence de sa grandeur pendant nombre de jours, pendant cent quatre-vingts jours. 5 Lorsque ces jours furent écoulés, le roi fit pour tout le peuple qui se trouvait à Suse, la capitale, depuis le plus grand jusqu’au plus petit, un festin qui dura sept jours, dans la cour du jardin de la maison royale. 6 Des tentures blanches, vertes et bleues, étaient attachées par des cordons de byssus et de pourpre à des anneaux d’argent et à des colonnes de marbre. Des lits d’or et d’argent reposaient sur un pavé de porphyre, de marbre, de nacre et de pierres noires. 7 On servait à boire dans des vases d’or, de différentes espèces, et il y avait abondance de vin royal, grâce à la libéralité du roi. 8 Mais on ne forçait personne à boire, car le roi avait ordonné à tous les gens de sa maison de se conformer à la volonté de chacun. 9 La reine Vasthi fit aussi un festin pour les femmes dans la maison royale du roi Assuérus. 10 Le septième jour, comme le cœur du roi était réjoui par le vin, il ordonna à Mehuman, Biztha, Harbona, Bigtha, Abagtha, Zéthar et Carcas, les sept eunuques qui servaient devant le roi Assuérus, 11 d’amener en sa présence la reine Vasthi, avec la couronne royale, pour montrer sa beauté aux peuples et aux grands, car elle était belle de figure. 12 Mais la reine Vasthi refusa de venir, quand elle reçut par les eunuques l’ordre du roi. Et le roi fut très irrité, il fut enflammé de colère. 13 Alors le roi s’adressa aux sages qui avaient la connaissance des temps. Car ainsi se traitaient les affaires du roi, devant tous ceux qui connaissaient les lois et le droit. 14 Il avait auprès de lui Carschena, Schéthar, Admatha, Tarsis, Mérès, Marsena, Memucan, sept princes de Perse et de Médie, qui voyaient la face du roi et qui occupaient le premier rang dans le royaume. 15 Quelle loi, dit-il, faut-il appliquer à la reine Vasthi, pour n’avoir point exécuté ce que le roi Assuérus lui a ordonné par les eunuques ? 16 Memucan répondit devant le roi et les princes : Ce n’est pas seulement à l’égard du roi que la reine Vasthi a mal agi ; c’est aussi envers tous les princes et tous les peuples qui sont dans toutes les provinces du roi Assuérus. 17 Car l’action de la reine parviendra à la connaissance de toutes les femmes, et les portera à mépriser leurs maris ; elles diront : Le roi Assuérus avait ordonné qu’on amenât en sa présence la reine Vasthi, et elle n’y est pas allée. 18 Et dès ce jour les princesses de Perse et de Médie qui auront appris l’action de la reine la rapporteront à tous les chefs du roi ; de là beaucoup de mépris et de colère. 19 Si le roi le trouve bon, qu’on publie de sa part et qu’on inscrive parmi les lois des Perses et des Mèdes, avec défense de la transgresser, une ordonnance royale d’après laquelle Vasthi ne paraîtra plus devant le roi Assuérus et le roi donnera la dignité de reine à une autre qui soit meilleure qu’elle. 20 L’édit du roi sera connu dans tout son royaume, quelque grand qu’il soit, et toutes les femmes rendront honneur à leurs maris, depuis le plus grand jusqu’au plus petit. 21 Cet avis fut approuvé du roi et des princes, et le roi agit d’après la parole de Memucan. 22 Il envoya des lettres à toutes les provinces du royaume, à chaque province selon son écriture et à chaque peuple selon sa langue ; elles portaient que tout homme devait être le maître dans sa maison, et qu’il parlerait la langue de son peuple.

 

Objet du chapitre 1

Commentaire sur Esther (No. 063)

v. 1 La liste des provinces est comme étant sept, et vingt, et cent provinces. Darius 1 a été établi sur tout le royaume et l’a divisé en cent vingt satrapes et les inscriptions énumèrent approximativement cent vingt-sept nations selon Markus et les Soncino. Dans Daniel 6:2, les 120 satrapes sont mentionnés, il est donc possible que nous ayons affaire à une séquence non pas de 127, mais à 7 principaux gouverneurs et 120 satrapes. Cela deviendrait peut-être plus évident, plus tard. Les régions concernées vont de l'Éthiopie à l’Inde, et l'Inde est ici dérivée de l’Hébreu Hodu, qui est le Bassin de l’Indus. L'Éthiopie a été conquise par Cambyse, roi de Perse, de l’an 529 à 522 AEC. Donc, toutes ces choses sont mises en place à partir de Cambyse et Darius. Nous sommes donc en présence de Xerxès qui a repris les royaumes établis à partir de l'Éthiopie par Cambyse et les provinces par Darius. Ce roi est donc celui qui règne après Darius et doit donc être Xerxès.

 

Nous sommes ici en présence d'une fête de 180 jours. Ces fêtes des Perses étaient des fêtes commémoratives, qui étaient extraordinairement luxueuses. L’une des raisons des injonctions contre les célébrations d’anniversaires de naissance était parce que la célébration des anniversaires de naissance était une coutume des Perses. Cette question est également examinée dans le document Les Anniversaires de Naissance (No. 287). Au cours de ces grandes fêtes, ils sacrifiaient à des dieux étrangers et organisaient toutes sortes d'autres activités. Les concepts et l'antipathie entre la Tribu de Juda et les Perses par rapport à ces festivals d'anniversaires ont constitué la base de l’aversion, qui s'est vraiment développée parmi les églises contre les anniversaires. Le fait est que cette coutume est dérivée de la forme du culte d'adoration du système Assyro-Babylonien et du culte d’adoration de Baal et d’Istar ou du système de Easter/ Pâques.

 

vv. 5-8 À cette époque, ils étaient régis par des personnes chargées du protocole. Le commentaire rabbinique est qu’il leur était permis de boire de leur propre vin et qu'ils buvaient à leur guise (voir Soncino). En conséquence, toutes sortes de concepts en découlent. Les Perses étaient de grands buveurs et Xénophon disait d'eux qu’ils buvaient tellement qu’ils ne tenaient plus sur leurs pieds et qu'il fallait les porter dehors. Assuérus craignait qu’un soulèvement survienne si jamais ses invités se trouvaient en état d'ébriété. Les archives historiques de Xerxès montrent qu'il n'avait pas une forte emprise sur le royaume, mais les concepts montrent qu'il y a eu, selon ce que nous en comprenons, une rébellion dans les cieux et que ce problème au sein de l'Armée se reflétait dans l'empire.

 

vv. 9-10 Le Midrash dit que cela se réfère à la reine Vasthi (Vasthi signifie la meilleure). Vasthi avait préparé les femmes dans la maison du roi, et non dans la maison des femmes, et le but était de déshonorer les femmes. Nous avons affaire à la proposition selon laquelle il existe des concepts spirituels dans tout ce qui se passe. Les femmes véhiculent ici des concepts en relation avec l'Église, ou sont utilisées pour expliquer ou transmettre le concept d'une Église et sa relation avec l'Armée déchue. Vasthi avait l'intention de pousser les femmes à pécher. D’après le Midrash, l'explication est que le plan d'Assuérus était de s’assurer que les Juifs pèchent et de les pousser à la violence.

ainsi, il était assuré qu'ils seraient punis par Dieu et ne seraient pas restitués à leur terre. Il s'est donc abstenu de les contraindre à enfreindre une loi de la Torah, de peur qu'ils n'aient une excuse pour leurs péchés. Il les a plutôt tentés de profiter de manger des spécialités gastronomiques raffinées servies au banquet, mais ne les a pas contraints à le faire (Soncino note de bas de page à Esther 1:8).

 

Les Juifs y voient un exemple de tentative de les déchoir de leur position avec Dieu. Ils considèrent les activités d'Assuérus en accord avec Vasthi, comme étant inappropriées en premier lieu. Mais ce n'est pas l'intention correcte de la question. L'intention est de montrer qu'il y avait une femme choisie, la reine et son entourage, qui était choisie comme la meilleure et placée dans le royaume comme épouse du roi. C'était Israël, la congrégation, et ainsi, elle représente la congrégation d'Israël mise à part pour devenir les élus. Maintenant, au septième jour quand le cœur du roi était joyeux, il a donné l’ordre à ces sept hommes principaux. Peut-être, le concept des 127 vient-il du fait que ces sept hommes principaux avaient le commandement administratif des 120 satrapes ; mais c'est une conjecture.

 

v. 11 Spirituellement, les sept représentants semblent correspondre aux sept anges des Églises de Dieu, qui ont reçu l’ordre d’amener Israël devant Dieu. Israël ne s'est pas présenté devant Dieu. Israël s'est rebellé et a péché.

 

v. 12 Ces sept eunuques qui sont apparus devant la face du roi semblent se rapporter aux prophètes qui ont vu la face de Dieu, la présence de Dieu/ l'Ange de Dieu. Sept prophètes (Samuel, Élie, Élisée, Ésaïe, Jérémie, Ézéchiel et Daniel), qui se tenaient littéralement devant la face de Dieu, par l’intermédiaire de l'Ange de la Présence, ont reçu l’ordre de préparer Israël après Moïse, à partir de l'occupation, pour amener Israël devant Dieu dans le bon ordre, afin qu'Israël puisse être couronné comme la première nation du monde - en tant que la reine du monde. Israël avait la responsabilité de se préparer et ne l'a pas fait.

 

v. 13 Le Talmud entend par là les astrologues, mais l'expression est parallèle à tous ceux qui connaissaient la loi et le jugement. La Loi et le jugement sont dérivés de la connaissance de la Loi par l'Esprit Saint. Ceci a été donné en premier lieu à travers les prophètes. Les Soncino lisent avec tous ceux qui connaissaient la loi et le jugement et signifie probablement ceux qui sont familiers avec les anciens cas historiques ayant le pouvoir de la loi. Ceci dérive des commentaires d’Ibn Ezra. Car c’est ainsi que le roi se comportait à l’égard de tous ceux qui connaissaient la loi et le jugement, car tous ceux qui sont justes ont le pouvoir de juger ; c’est la fonction de la justice. Ainsi, ceux qui connaissent la Loi et le jugement sont justes. Le roi était disposé – c’est-à-dire que le pouvoir de Dieu est bien disposé – envers ceux qui connaissent la justice, la loi et le jugement.

 

v. 14 Ceux-ci sont les principaux prophètes qui se tenaient devant la face de Dieu, comme mentionné précédemment.

 

v. 15 Ainsi, Israël n'a pas obéi aux prophètes. Israël ne s'est pas préparé à se présenter devant le roi. Israël s'est rendu nu par son comportement, comme l’avait fait aussi Vasthi par son comportement. Les commentaires du Midrash disent qu'elle était nue et les commentaires font référence au fait qu'elle ne portait que la couronne. Elle a refusé de venir à cause de la façon dont elle était vêtue, et du fait qu'elle a vu personnellement sa nudité.

 

Certains commentaires disent qu’elle ne portait rien sur elle, mais qu’elle a été invitée à se présenter nue en portant seulement la couronne, et c’est pourquoi elle a refusé. Mais quand elle s’est regardée dans le miroir, elle a vu qu'elle avait de la lèpre au visage, mais personne d'autre ne l'a vue, et elle a refusé de venir parce qu'elle a vu sa propre nudité à travers sa rébellion. Les commentateurs rabbiniques vont aussi loin, mais ne font pas le lien avec le fait que c'était Israël, par sa rébellion, qui était inapte, qui s’était rendu nu et qui ne pouvait pas aller devant Dieu. Ce point est d’une importance capitale. Les rabbins l'ont compris depuis longtemps, mais ils continuent à essayer de le restreindre et le Midrash commence à extrapoler vers des positions non bibliques, afin de ne pas aborder le fait qu'ils se sont rendus eux-mêmes incapables de se présenter devant Dieu en jugement. Memucan était le dernier mentionné des sept, et il est dit à partir de cela qu'il est un personnage inconnu et les rabbins l'identifient comme Haman. Les rabbins argumentent et essaient de faire valoir le point qu'il était un ignare parce qu'il était le premier à parler, car les commentaires rabbiniques disent que seul un ignare parle en premier. Ces commentaires proviennent du Megillah (Meg.) 12B.

 

Haman avait des raisons d'en vouloir à Vasthi, alors ils essayent de savoir qui en voulait à Vasthi. Haman était un Agaguite et Agag était un Amalécite. Nous avons affaire aux concepts d’Amalek versus Israël. C'était Amalek qui a attaqué Israël avant qu'il n’entre dans la Terre Promise et Moïse a dû se tenir debout là, avec ses bras levés et soutenus, pour qu'Israël l’emporte sur Amalek, avant qu'ils n’entrent dans la Terre Promise. Nous sommes donc confrontés au concept de la toute dernière partie avant d’entrer dans la Terre Promise ; nous devons faire face aux forces de Satan sous l'apparence d'Amalek et c'est pourquoi Haman l'Agaguite, un Amalécite, est représenté ici dans la destruction de Juda. Les rabbins disent qu’il y a deux exemples – ils ont reçu l’ordre de détruire les Cananéens, et les Cananéens auxquels il est fait référence ont incorporé les Amalécites. C'est la troisième fois que des Amalécites tentent de détruire les élus. Cet événement fait référence à la destruction finale, aux guerres finales avant que nous n'entrions en Israël sous le Messie pour la restauration millénaire. Ceci se développera au fur à mesure que nous commenterons les textes. Nous avons affaire aux guerres finales du temps de la fin. Le fait que Haman soit un Amalécite dans ce texte n'est pas accidentel. Le Livre d'Esther parle d’entités sous Satan et sous Christ, de l'Église contre le monde pour entrer en jugement et prendre le contrôle du monde. C’est l'argument de la bataille des Derniers Jours. Son impact est d'une ampleur considérable. D’après les commentaires du Midrash et du Megillah, il y a divers commentaires quant à savoir pourquoi Haman avait une aversion à l'égard de Vasthi, mais il n'y a aucun doute sur la raison pour laquelle l'aversion à l’égard des Juifs était présente chez les Amalécites. Les Amalécites étaient les plus anciens ennemis d'Israël et nous traitons des concepts des ennemis des élus jusqu'aux Derniers Jours. Les Guerres de la Fin sont examinées dans les différents documents d’étude sur le sujet ainsi que dans la série 141, à partir du Numéro 141C jusqu'au 141H.

 

Ce jugement de Vasthi était conforme à la loi. Les rabbins disent que Memucan a ajouté "selon la loi" parce qu'il savait qu'Assuérus ne voulait pas tuer Vasthi. C'est vrai. Dieu ne voulait pas détruire Israël pour sa rébellion. La Loi a été donnée à Israël, et Israël est jugé selon la loi. Donc, Vasthi est jugée selon la loi. Dans la mesure où elle n'a pas exécuté les ordres du roi Assuérus par les Eunuques, Israël n'a pas obéi à la Loi à travers les prophètes. Ils n'ont pas obéi à Dieu.

 

vv. 16-17 Ce qui est dit, c’est que la rébellion dans une partie de l'Armée s’est étendue à l'Armée entière et que la rébellion d'Israël a affecté tout le monde. La restauration d'Israël était la première étape de la conversion de la planète. Israël devait être intégré pour que tous les Païens puissent l’être. Mais Israël, aux yeux de la Tribu de Juda, ne voyait pas les Païens comme étant amenés au Salut. La relation entre Dieu et Israël sous la Loi est expliquée dans les documents La Loi et le Premier Commandement (No. 253) ; La Loi et le Cinquième Commandement (No. 258) et La Loi et le Septième Commandement (No. 260) (cf. également le document La Loi de Dieu (L1) et les autres textes qui s’y trouvent).

 

Israël a vu le Salut comme étant seulement pour Israël et pourtant ils se sont rendus inaptes à venir/entrer en jugement. C'est pourquoi Israël doit être puni, car le monde ne sera pas converti tant qu’Israël ne le sera pas. Le monde ne sera pas amené au repos millénaire tant que tout Israël ne sera pas amené au repos millénaire. Juda doit être forcé à entrer dans le repos millénaire, afin que le monde puisse entrer dans le repos millénaire. Juda deviendra Chrétien à la pointe d'une épée. Ce sera l'épée de Dieu et de la vérité et Dieu ouvrira leurs yeux dans les Derniers Jours. Il forcera leur compréhension, et lorsque cet esprit sera déversé sur eux, ils comprendront, mais ici ils ne l'ont pas fait et ils ont obstinément/délibérément rejeté Dieu et se sont rendus eux-mêmes inaptes à entrer dans le Royaume de Dieu.

 

vv. 18-19 La loi des Mèdes et des Perses était que si le roi faisait un décret, alors c'était irrévocable. Dans ce contexte, la prémisse vient des concepts que tout ce qui sort de la bouche de Dieu ne revient pas vide, et qu'une fois que Dieu a commandé ou exprimé Sa volonté, c’est fait. Ainsi, les choses se produisent par la parole divine de Dieu et Dieu ne fait pas d'erreurs. Dieu émet de Sa bouche un décret exprimant Sa volonté, et c’est en cours d’accomplissement par décret, de sorte que les décrets divins sont irréversibles.

 

vv. 20-21 L'honneur donné aux maris consistait en ce qu'ils devaient entrer pour devenir l’épouse de Christ et que tous les gens, en fin de compte, entreront au Dîner des Noces de l'Agneau en tant qu’Épouse de Christ. Cela se fait en séquence, comme nous l’avons vu précédemment, à travers les vierges sages et les vierges folles des première et deuxième résurrections. Cela doit être intégré à ce concept, de sorte qu'Israël ait été traité afin que ce point puisse être fait. Le Dîner des Noces a été donné à d'autres personnes, meilleures qu'Israël ; le salut devait aller aux élus parmi les Gentils (Païens). Tel était le concept.

 

v. 22 Le concept de chaque peuple selon sa langue est que les lettres qui ont été envoyées à chaque province et à chaque peuple selon sa langue étaient représentatives de la Bible et des épîtres de la Bible. En raison de la confusion, elles ont été écrites dans la langue du peuple concerné, afin que le salut puisse venir à chacun, à tous les Païens. Les commentaires rabbiniques ont : parlent selon les langues des peuples. D’où la pertinence de la deuxième partie des décrets. Un grand nombre de langues étaient parlées dans l'Empire Perse à l’époque de Xerxès. Le Midrash et les commentateurs Juifs interprètent cette phrase pour signifier que si un mari et une femme étaient de race et de langue différentes, il devait la contraindre à parler sa langue. C'est le symbolisme de nous recevant une nouvelle langue quand Christ vient. Nous serons tous contraints de parler la langue de notre mari, l’époux.

 

Chapitre 2

1 Après ces choses, lorsque la colère du roi Assuérus se fut calmée, il pensa à Vasthi, à ce qu’elle avait fait, et à la décision qui avait été prise à son sujet. 2 Alors ceux qui servaient le roi dirent : Qu’on cherche pour le roi des jeunes filles, vierges et belles de figure ; 3 que le roi établisse dans toutes les provinces de son royaume des commissaires chargés de rassembler toutes les jeunes filles, vierges et belles de figure, à Suse, la capitale, dans la maison des femmes, sous la surveillance d’Hégué, eunuque du roi et gardien des femmes, qui leur donnera les choses nécessaires pour leur toilette ; 4 et que la jeune fille qui plaira au roi devienne reine à la place de Vasthi. Cet avis eut l’approbation du roi, et il fit ainsi. 5 Il y avait dans Suse, la capitale, un Juif nommé Mardochée, fils de Jaïr, fils de Schimeï, fils de Kis, homme de Benjamin, 6 qui avait été emmené de Jérusalem parmi les captifs déportés avec Jeconia, roi de Juda, par Nebucadnetsar, roi de Babylone. 7 Il élevait Hadassa, qui est Esther, fille de son oncle ; car elle n’avait ni père ni mère. La jeune fille était belle de taille et belle de figure. A la mort de son père et de sa mère, Mardochée l’avait adoptée pour fille. 8 Lorsqu’on eut publié l’ordre du roi et son édit, et qu’un grand nombre de jeunes filles furent rassemblées à Suse, la capitale, sous la surveillance d’Hégaï, Esther fut aussi prise et conduite dans la maison du roi, sous la surveillance d’Hégaï, gardien des femmes. 9 La jeune fille lui plut, et trouva grâce devant lui ; il s’empressa de lui fournir les choses nécessaires pour sa toilette et pour sa subsistance, lui donna sept jeunes filles choisies dans la maison du roi, et la plaça avec ses jeunes filles dans le meilleur appartement de la maison des femmes. 10 Esther ne fit connaître ni son peuple ni sa naissance, car Mardochée lui avait défendu d’en parler. 11 Et chaque jour Mardochée allait et venait devant la cour de la maison des femmes, pour savoir comment se portait Esther et comment on la traitait. 12 Chaque jeune fille allait à son tour vers le roi Assuérus, après avoir employé douze mois à s’acquitter de ce qui était prescrit aux femmes ; pendant ce temps, elles prenaient soin de leur toilette, six mois avec de l’huile de myrrhe, et six mois avec des aromates et des parfums en usage parmi les femmes. 13 C’est ainsi que chaque jeune fille allait vers le roi ; et, quand elle passait de la maison des femmes dans la maison du roi, on lui laissait prendre avec elle tout ce qu’elle voulait. 14 Elle y allait le soir ; et le lendemain matin elle passait dans la seconde maison des femmes, sous la surveillance de Schaaschgaz, eunuque du roi et gardien des concubines. Elle ne retournait plus vers le roi, à moins que le roi n’en eût le désir et qu’elle ne fût appelée par son nom. 15 Lorsque son tour d’aller vers le roi fut arrivé, Esther, fille d’Abichaïl, oncle de Mardochée qui l’avait adoptée pour fille, ne demanda que ce qui fut désigné par Hégaï, eunuque du roi et gardien des femmes. Esther trouvait grâce aux yeux de tous ceux qui la voyaient. 16 Esther fut conduite auprès du roi Assuérus, dans sa maison royale, le dixième mois, qui est le mois de Tébeth, la septième année de son règne. 17 Le roi aima Esther plus que toutes les autres femmes, et elle obtint grâce et faveur devant lui plus que toutes les autres jeunes filles. Il mit la couronne royale sur sa tête, et la fit reine à la place de Vasthi. 18 Le roi donna un grand festin à tous ses princes et à ses serviteurs, un festin en l’honneur d’Esther ; il accorda du repos aux provinces, et fit des présents avec une libéralité royale. 19 La seconde fois qu’on assembla les jeunes filles, Mardochée était assis à la porte du roi. 20 Esther n’avait fait connaître ni sa naissance ni son peuple, car Mardochée le lui avait défendu, et elle suivait les ordres de Mardochée aussi fidèlement qu’à l’époque où elle était sous sa tutelle. 21 Dans ce même temps, comme Mardochée était assis à la porte du roi, Bigthan et Théresch, deux eunuques du roi, gardes du seuil, cédèrent à un mouvement d’irritation et voulurent porter la main sur le roi Assuérus.22 Mardochée eut connaissance de la chose et en informa la reine Esther, qui la redit au roi de la part de Mardochée. 23 Le fait ayant été vérifié et trouvé exact, les deux eunuques furent pendus à un bois. Et cela fut écrit dans le livre des Chroniques en présence du roi.

 

Objet du chapitre 2

Commentaire sur Esther (No. 063)

v. 1 Ce concept d'Assuérus se souvenant de Vasthi a été vu par les rabbins comme un remord, se rendant compte qu'elle avait agi correctement en refusant de s’afficher. Ceci n'est pas correct. Ce commentaire sur le fait d’avoir agi correctement montre qu'ils ne comprennent pas ce qui est impliqué dans le fait qu’Israël ne se présente pas devant Dieu. Le commentaire est que Dieu se souviendra toujours de nous et il y a un certain nombre de commentaires dans les Psaumes traitant de cela, où nous ne serons pas oubliés et où Dieu nous restaurera et nous soutiendra, et ces commentaires sont repris dans les prophètes.

 

vv. 2-4 On peut maintenant voir le développement tel qu’il s'applique à l'Église. Il s’agissait d’envoyer dans toutes les provinces pour l’appel des élus. Ces personnes ont été amenées et préparées, étant remises aux eunuques du roi. Les élus étaient remis aux anges des églises et des officiers étaient nommés pour les préparer et c'était la fonction des bergers de l'Église. Ils ont été exigés de préparer les élus pour qu’ils soient présentés au roi (c'est-à-dire Dieu), sans tache ni défaut. Ces choses n'ont pas été faites, mais c'était le commandement (cf. le document Purification et Circoncision (No. 251)). Ils sont sortis et l'ont fait en séquence au cours d'une longue période et on verra comment la période se développe.

 

v. 5 Mardochée a deux dérivations. Mardochée provenait à l'origine, selon les commentaires rabbiniques, de mera dachya, ce qui signifie myrrhe pure. Il a également un dérivé de Marduk, donc ce qui était pur a été mal utilisé ou mal appliqué, dans le sens de mal nommé. Le concept est donc que Mardochée signifiait myrrhe pure et que sa position a été mal utilisée. Il était le fils de Jaïr, le fils de Schimeï, le fils de Kis, un Benjamite. Cette lignée soulève toutes sortes de problèmes. Kis était l'ancêtre de Saül de la tribu de Benjamin, mais Saül n'est pas mentionné ici.

 

Saül est maintenant un roi d'Israël et bien plus important que ne l'était Kis. Alors pourquoi Saül n'était-il pas mentionné dans cette histoire ? Ainsi, la généalogie ne semble pas correcte. Il est important de s’intéresser aux noms et à leur signification. Ces noms ont une signification spirituelle. Nous lisons ce que les commentaires Talmudiques disent être l'approche Midrashique d'Esther des Soncino, à la page 128 :

 

Note 6 : Mardochée. Selon le Midrash, ce nom est associé à l'araméen mera dachya ...... pure myrrhe. De même que la myrrhe est le chef des épices, de même Mardochée était le chef des hommes justes de sa génération.

 

Nous parlons donc du Prince de la Justice. La Torah Temimah explique que selon le Talmud, son nom de naissance était Pethahiah. Le nom de Mardochée lui a été donné plus tard. Puisqu’il s’agit d’un nom à consonance Païenne ; le Talmud et le Midrash cherchent une origine Juive pour expliquer cette appellation. Comme nous l’avons mentionné ailleurs, l'homme appelé Jésus Christ à la naissance était Joshua, ou Jehoshua, ce qui signifie justice. Le nom Jésus est un dérivé du Grec Iesous. Cette forme se retrouvait également parmi les Celtes Hyperboréens, en tant que la troisième d’une trinité comme Esus. Ce n'est pas hébreu, mais était utilisé dans la Septante. Le nom du Messie a été changé. Nous allons maintenant parler du fils de Jaïr, ce qui signifie : un fils qui a éclairé les yeux d'Israël par sa prière. Certains commentateurs rabbiniques disent que ceux-ci ont été pris de la lignée de Mardochée, mais qu’il s’agissait de sa lignée immédiate. C'est probablement l'interprétation correcte. Cela a été fait pour une raison : pour pointer vers le Messie en tant qu’un fils qui a éclairé les yeux d'Israël par sa prière.

 

Le fils de Schimeï signifie : un fils dont Dieu a entendu la prière, et le fils de Kis signifie : un fils qui a frappé aux portes de la grâce. C'est un dérivé de Jésus Christ - je me tiens à la porte et je frappe. Il frappait aux portes de la grâce afin que la miséricorde/grâce puisse être étendue à toute l'humanité par l’intermédiaire d’Israël (cf. également le document Christ et le Coran (No. 163) pour les significations d'Al Tarik, l'Étoile du Matin). Ces noms ne sont donc pas de simples noms. Ils pointent vers le Messie et ses effets. Mardochée est un prototype du Messie dans Esther. Le Talmud considère que ces noms ont des significations homilétiques, puisque l'Écriture ne retrace pas toute sa lignée jusqu’à Benjamin selon Megillah 12B. Ils ont donc un sens homilétique – c’est ce que dit le Talmud -, mais ils ne vont pas à l’étape suivante jusqu’à dire qu’il s’agit du Messie, car il y a toutes sortes de problèmes dans ce livre.

 

La raison pour laquelle les rabbins ne peuvent pas aller jusqu'au bout de la logique d’Esther est qu'ils sont condamnés par elle. Nous devons traiter de l'omission de Saül. S’il s’agissait d’une lignée remontant à Benjamin, Manoth Halevi considérait que Saül avait été intentionnellement omis puisque, par sa clémence envers Agag, il était responsable de la naissance d'Haman. C'est Saül qui a épargné Agag l'Amalécite, alors que Dieu lui avait dit de ne pas le laisser en vie, et parce qu'il a agi ainsi, nous avons l’ensemble des Agaguites-Amalécites prêts à détruire Israël sous le règne de Xerxès. Nous lisons dans Samuel, que l'acte de Saül semble être un acte de clémence envers un seul homme, mais cela a des répercussions des centaines d'années plus tard, qui entraînent presque à la destruction complète d'une partie du peuple Israélite, les Juifs. Cela nous ramène au parallèle de la clémence affichée envers les Cananéens et les Amalécites dans un premier temps, et qui finira par presque détruire notre peuple en finalité. Avant que nous n'entrions dans la Terre Promise, et n’entrions dans la structure millénaire, nous passerons par une quasi-destruction, parce que nous n'avons pas purgé l’injustice/iniquité de notre peuple dès le départ. Nous n'avons pas obéi totalement aux commandements de Dieu et cela va presque détruire cette planète. C'est le concept qui est émis. Ce petit passage du chapitre 2:5 est donc beaucoup plus profond que juste une simple liste de noms.

 

v. 6 Qui avait été emmené ? Était-ce Mardochée qui avait été emporté de Jérusalem avec les captifs, lesquels avaient été déportés avec Jeconia, roi de Juda ? Si c’est le cas, cela lui donnerait un âge bien avancé. Nous aurions donc affaire à Mardochée comme ayant environ 120 ans, et nous aurions affaire à Zorobabel, qui était aussi établi avec le temple depuis pratiquement 120 ans. Nous parlons donc de la même période de la vie de Moïse et nous parlons du Plan de Salut appliqué en trois éléments.

 

Les Soncino disent : à qui le pronom relatif se réfère-t-il ? à Mardochée ou à Kis ? C'est l’une des questions les plus controversées du Livre d'Esther. Elles supposent que Kis est un ancêtre de la lignée directe c'est-à-dire son père, le père de son père, et le père de son grand-père qui est emporté et non Kis l'ancêtre de Saül. L'usage hébreu semble exiger qu'il se réfère à Mardochée, mais l'âge de Mardochée pose problème. S'il avait été emporté en captivité, même en n’étant qu’enfant, avec Jeconia ou Jehoiachin le 15/16 mars 597 AEC (cf. La Lecture de la Loi avec Esdras et Néhémie (No. 250)), il aurait eu 122 ans lorsqu’il est devenu Premier ministre dans la 12e année du règne de Xerxès en l’an 474 AEC. Il a apparemment exercé ses fonctions pendant une période considérable par la suite, d’après le chapitre 10:2. Cette difficulté a conduit beaucoup de personnes à identifier Assuérus avec Cambyse, Darius, ou l’un des premiers rois de Perse. D'autres font référence au pronom relatif à Kis, qui serait alors un ancêtre immédiat de Mardochée, son arrière-grand-père et non pas le Kis du Livre de Samuel. De nombreux commentateurs pensent que "déportés" signifie seulement que ses ancêtres ont été exilés par Nebucadnetsar et qu’il a vécu en captivité à cause de l'exil. Les rabbins, cependant, attribuent une longévité inhabituelle à Mardochée, qui était un membre du grand Sanhedrin au cours de l'existence du premier temple et a vécu pour voir le deuxième temple selon Yoseph Ibn Nachmiash. Il s’agit donc de lignées mythologiques et de périodes de temps pour ces gens. Il est certain que nous avons affaire à des concepts de périodes d'âge étendues qui se rapportent à la vie de Moïse, à la construction du temple, et à la restauration du peuple, et ils ont tous trait à des chronologies/cadres temporels, qui se rapportent aux Jubilés et au Plan de Salut.

 

v. 7 Les rabbins essaient d'embrouiller un peu les choses et disent qu'il était en fait marié avec elle. Ce n'est pas ce qui est dit. Tout le processus est que Hadassa a été préparée et élevée en tant que la fille de Mardochée. Esther, comme on l'a appelée, était la fille de son oncle et l'oncle du fils des Juifs de la lignée de David et était la fille d'Israël. Cela nous indique que nous avons affaire à un concept qui s'étend au-delà de Juda. Il y a un certain nombre de choses à propos de Hadassa, ou Esther. Hadassa était un nom hébreu, selon les commentaires des Soncino, et Esther, un nom Perse, qui lui a été donné par les Païens. Hadassa est dérivé du mot hébreu pour Myrte, et Esther est dérivé du mot perse stara, (c'est-à-dire étoile de Meg. 13a) (Ostara est Istar ou la déesse Easter, déesse d'Ostarricchi ou de l'Autriche moderne en l’an 996 EC (Ère Courante). Selon certains, il s’agit de la planète Vénus (Yalkut Shimoni), et selon d'autres, de la lune (Rashi, Aruch). Nous avons donc un nom qui s’applique à la lune et à Vénus. Ce n'est pas un accident. À l'Église a été donnée l'Étoile du Matin, et l'Église est la lune, qui croît et décroît, et est mariée au fils qui est Christ. C'est pourquoi ces noms sont appliqués. L'étoile est en fait le Messie qui sort d'Israël et du lion de David, mais elle a été donnée à l'Église de sorte que tous deux soient la lune et participent aussi à l'Étoile du Matin, qui est le gouvernement de la planète. C'est ce que cela signifie.

 

vv. 8-9 Onguents font ici référence à une nourriture spéciale. D’après les Soncino, il ne s’agit pas de cosmétiques, mais d’aliments spéciaux, qui faisaient partie de la préparation (voir Dan. 1:5 ; le mot hébreu est le même que celui qui désigne les portions (d’aliments) au chapitre 9:19, 22 selon Ibn Ezra). Les commentaires sur les portions et onguents indiquent qu'on leur a donné des denrées alimentaires spécifiques et ont été ainsi préparées. La nourriture est bien sûr la parole de Dieu et la connaissance de la Loi par l'Esprit Saint.

 

Le point suivant concerne les sept jeunes filles qui lui ont été données provenant de la maison du roi.

 

Il y avait donc sept jeunes filles vierges données à l'Église et ces sept vierges étaient les sept ères des églises sous les sept esprits de Dieu, les sept anges des Églises de Dieu. La maison des femmes est une fonction de l'Église ou la fonction religieuse d'Israël.

 

v. 10 La majeure partie de l'Église, Israël, reste cachée jusqu'aux Derniers Jours. On ne l'a pas fait connaître correctement. Car Mardochée l’a chargée, elle ne devait pas le dire. Tout ce processus est une commission/charge des Mystères de Dieu. Il y a un certain nombre de choses de l'Église qui sont cachées en tant que les Mystères de Dieu jusqu'aux Derniers Jours. Certains commentaires sont très intéressants en ce qui concerne les sept vierges et les noms. Les rabbins expliquent à partir de Meg. 13a que, avec ces jeunes filles, elle comptait les jours de la semaine afin de déterminer quand tombait le Sabbat. Rashi explique qu'elle désignait une jeune fille pour chaque jour de la semaine, et quand la jeune fille désignée pour le Sabbat apparaissait, elle savait que c'était le jour du Sabbat. Ils le transforment alors en une application sur une base hebdomadaire. Ils ont la clef, mais ne déverrouillent pas la porte. La clef est celle de la restauration du repos millénaire, du repos de Sabbat de Christ, mais ils ne l'appliquent pas dans un contexte messianique.

 

Les commentateurs extrapolent d'autres textes de la Bible de manière messianique, mais [le livre d’] Esther n'est pas extrapolé de manière messianique, car il est clair (mais subordonné). Si nous extrapolons Esther de manière messianique, nous arrivons au concept de l'Église et à la suppression de l'autorité de Juda. C'est pourquoi ils sont délibérément ignorants en ce qui concerne Esther. Les Scribes qui sont devenus les Pharisiens cachent délibérément l'application messianique d'Esther. Quand nous lisons : ‘lui avait défendu d’en parler', Mardochée doit avoir raisonné de la façon suivante. Si Esther est choisie en tant que reine, cela ne peut être que parce que Dieu désire faire d’elle l’instrument de Son dessein. C'est exact. Dieu a voulu faire d’Esther, c’est-à-dire l'Église, l'instrument de Son dessein. Si alors, elle révèle le fait qu'elle est une Juive, et par conséquent, un membre des gens soumis, elle portera préjudice à son élection et donc avec cela, à la possibilité de devenir l'instrument de Dieu (selon Ralbag, voir Soncino). C'est pourquoi les Mystères de Dieu ont été cachés, car si on les avait expliqués et exposés plus tôt, l'Église aurait été isolée et nous aurions été tués. Donc, les mystères de Dieu devaient garder secrète l'Église, jusqu'à ces Derniers Jours. Les Mystères de Dieu ne sont révélés que dans les Derniers Jours, afin que l'Église ne subisse aucun préjudice jusqu'à ce qu'elle soit arrivée à ce stade et que le nombre total des élus puisse être établi et leur permettre de survivre. Telle était la fonction. Cette interprétation est suggérée dans le Midrash. Il s'est demandé comment il était possible que cette jeune fille vertueuse soit mariée à un non-Israélite. Ce doit être parce qu'une grande calamité va s’abattre sur Israël qui sera délivré par elle. Ils le comprennent ! C'est clair comme de l'eau de roche, et pourtant ils ne font pas le saut suivant. Cette dissimulation était si souvent condamnée, qu'il serait bon de citer quelques-unes des nombreuses autres explications qui en sont données. Les commentaires de Rashi disent qu'elle n'a pas déclaré son origine royale, (c'est-à-dire qu’elle descendait de la famille du Roi Saül) de sorte que le roi puisse penser qu'elle était d'origine modeste et la renvoyer. C'est leur raisonnement. Mais c'est faux cela a été fait pour protéger les élus.

 

v. 11 C'est donc Christ qui marche chaque jour devant l'Église afin de la surveiller. Il la présente à Dieu sans tache, sans défaut.

 

v. 12 Mardochée est dérivé du concept de la myrrhe pure et l'Esprit Saint est dirigé par Christ afin de développer les élus. C'est pourquoi, il leur a été donné une huile de myrrhe pendant six mois, et ensuite d'autres encens de bonne odeur sous la direction de Christ et de l'Armée.

 

v. 13 Cette préparation des élus au cours de la période consiste à ce que l'on est purgé, et le concept de purification et de préparation se fait sur une base continuelle et progressive. Il y a également un autre concept de ces jours, à partir d’Abib (Nisan) jusqu’à Adar, parce que ce processus passe par les décrets du 13e jour de Nisan au 13 Adar, comme nous allons le voir. Il commence au début de l'année sacrée et se termine à la fin de l'année sacrée. Il ne s'agit pas d'un accident. Toutes ces directives sont faites dans le but de développer ce processus sur un concept de plan millénaire.

 

Lorsque vient le temps pour les élus d’entrer dans la maison du roi, ce qu'ils désirent leur sera donné. L'Esprit Saint est la chose désirée prise avec les élus.

 

v. 14 Maintenant ceci est un concept en soi. D'après les Soncino et les commentaires, cette seconde maison des femmes, était celle où elles resteraient pour le restant de leurs vies dans un état de veuvage pratique. Il ne leur était pas permis d'aller dans le monde et de se marier après avoir connu le roi. C’est ce que dit Ibn Ezra. Donc, une fois que l'on s’est uni avec le roi une fois que l’on a reçu l'Esprit Saint on ne retourne pas dans ce monde. Nous sommes isolés. Nous sommes une fiancée préparée de Christ et nous ne retournons pas dans ce monde et nous ne souillons pas nos vêtements. Les Juifs l’ont compris et certains d'entre nous ne le comprennent pas.

 

v. 15 Esther avait vraiment une généalogie connue ici d'Abichaïl, mais au début, il est dit qu'elle n'avait ni père ni mère. Le premier cas est une référence au fait que les élus sont sans généalogie. Leur sacerdoce n'est pas d’Aaron ; mais est de Melchisédek. C'est une référence à l’épître aux Hébreux. Les élus sont sans père ni mère. Ils ne sont pas exigés d’être des prêtres selon Aaron. Ils n'ont pas besoin d'une lignée d'Aaron ; ils n'ont pas besoin d'être un Kohanim (Cohen). Ils font partie du sacerdoce de Melchisédek pour toujours. Ainsi, même si nous avons une lignée, nous ne sommes pas comptabilisés dans la lignée aux fins du sacerdoce.

 

Quand Esther est allée vers le roi, elle n'a rien exigé. Elle a dit qu'elle avait tout ce qui lui suffisait. Tu as fourni tout ce dont j'ai besoin. Elle ne voulait rien. Tout ce qui nous est donné pour notre salut, pour faire partie des élus en tant que prêtres de Dieu et du sacerdoce de Melchisédek, nous est donné par les Eunuques, par les anges en charge des églises. Nous sommes préparés et rendus prêts et cela requiert notre diligence. On nous donne tout ce dont nous avons besoin. La leçon est de savoir comment nous nous préparons. Ce que nous faisons pendant la semaine à la maison nous incombe. Si nous n'étudions pas, nous ne sommes pas préparés et nous ne sommes pas à la hauteur, nous échouerons. Nous n’avons pas de temps à perdre pendant les Sabbats, ralentissant ainsi la diffusion de l'information. Nous devons travailler.

 

v. 16 On connaît d’une façon imprécise la signification du dixième mois Tébeth, dans la septième année de son règne. Selon les commentaires, les noms des mois figurant dans le Livre d'Esther sont ceux adoptés par les Juifs en Babylonie, et sont toujours en usage (Yerushalmi Rosh Hashanah 1:2). Cela s'est produit la septième année, peu de temps après son retour ignominieux de sa défaite dans la guerre contre les Grecs. Ce processus était donc un concept d’affrontement d’une guerre et d’affrontement d’une défaite. Il semble y avoir une séquence temporelle, qui pourrait ou non se rapporter à la Bible, mais cette question nécessite une étude plus approfondie.

 

v. 17 Voilà donc la réponse. Les Élus deviennent la reine au lieu de ou à la place de l'ancien Israélite et du sacerdoce d’Aaron.

 

v. 18 C'est le dîner des noces de l'Agneau.

 

v. 19 À partir du verset 18, la fête d'Esther est la fête appelée la célébration du mariage du roi avec Esther (du Lekach Tob). Selon le Talmud, Assuérus a libéré toutes ses provinces des impôts en l'honneur d'Esther. Il a espéré qu'elle lui révélerait sa parenté et son peuple en raison de cet honneur. Le fait est que la libération s’est faite par l’intermédiaire de l'Église. C'est la deuxième fois. Les Soncino disent à propos du verset 19 que c'est l’une des expressions dans le livre qui est vraiment difficile à comprendre. Pourquoi devrait-il y avoir un deuxième rassemblement des vierges ? Selon l'interprétation rabbinique, son but était d’éveiller la jalousie d'Esther et de l'inciter ainsi à déclarer sa parenté et son origine. Certains ont suggéré qu’il s’agissait des jeunes filles qui n'avaient pas couché avec le roi, et qu’elles étaient assemblées dans des lieux où elles étaient gardées et renvoyées chez elles (Yosef Lekach). D'autres ont expliqué que ces jeunes filles étaient les filles servantes rassemblées pour la maison d'Esther. Il était de coutume de mettre du nouveau personnel au service d’une nouvelle reine (c’est de Rokeach). Ce n'est pas du tout ce que cela signifie. Le deuxième rassemblement est celui des vierges. On est rassemblés en tant qu’élus, mis à part, consacrés, et mariés, ce qui se fait à la Fête de la Pentecôte.

 

Alors que la période des sept églises se développe, chacun d'entre nous est retiré, et la seconde fois est le Dîner des Noces de l'Agneau quand le Messie revient et nous développe. Le Dîner des Noces lui-même est en deux parties. Ils disent que celles-ci sont les femmes qui ont été renvoyées chez elles. C'est la parabole des vierges sages et des vierges folles qui est en réalité répétée dans les commentaires rabbiniques. Certaines vierges ont été renvoyées chez elles et ramenées. Cela ne rend pas Esther, l'Église, jalouse. Il s’agit simplement du reste de l'Église qui sera ramenée étant des vierges folles lors de la Deuxième Résurrection. Il y a deux mariages ; il y a deux résurrections, et deux positions qui sont données à Jésus Christ sous Dieu. C'est pourquoi ils ne peuvent pas le comprendre, parce qu'ils ne comprennent pas la fonction des élus, mais ils le disent. Ils comprennent que ces choses se rapportent à deux lots de vierges et qu’elles se rapportent à deux fonctions, mais l'Église n’est même pas comprise. Il semble que Juda ne puisse pas ouvrir ce livre avant les Derniers Jours. La compréhension de Juda de ce livre semble être une fonction du message du premier ange avant la destruction du système Babylonien avec le deuxième ange et les Derniers Jours de la Bête dans le message du troisième ange (Apoc. 14:6-10) (voir le document Les Messages d'Apocalypse 14 (No 270)).

 

Mardochée est assis à la porte du roi. Selon les commentaires rabbiniques, il s’agit de la grande entrée fortifiée de l’enceinte du palais. De telles portes ont toujours été utilisées en Orient comme cours de justice et lieux de rencontre, de discussion et d’échange d’informations. Esther conseille à Assuérus d'engager Mardochée comme confident royal, à la suite des prêtres des rois précédents, qui avaient nommé Daniel à ce poste. Pourquoi a-t-on fait de Christ le Messie ? C’était pour nous. Dieu l’a nommé Christ et l'a établi comme Grand Prêtre et a révélé les Mystères de Dieu pour nous. Tout ce processus ou cette signification est que Christ s’est assis à la porte du roi pour l'amour des élus.

 

v. 20 Nous obéissons au commandement de Jésus Christ. Les commentaires rabbiniques disent qu'Esther n'avait pas fait connaître sa parenté, le but de la déclaration mise entre parenthèses à cet endroit était de montrer clairement que Mardochée n'était pas connu pour être un parent de la reine et que, par conséquent, les conspirateurs n'étaient pas susceptibles de se méfier de lui (Yalkut Me'am Lo'ez). Les rabbins expliquent que malgré les efforts d'Assuérus pour réveiller sa jalousie, Esther n'a pas fait connaître sa parenté. Le fait est que les relations complètes des élus ne sont pas connues dans les Derniers Jours et sont délibérément déguisées, et les rabbins ne comprennent pas ce commentaire. Mais ils arrivent à un point. Cela peut voir à quel point ils s’en approchent, puis ils se retirent des conclusions [ou ils font marche arrière].

 

v. 21 Nous parlons de la rébellion de l'Armée. Nous parlons de deux des Chérubins Protecteurs qui se sont rebellés. Ceux-ci sont reflétés dans Satan et l'Aeon, le système à tête de lion.

 

vv. 22-23 En d'autres termes, ils ont été retirés du livre de vie du roi. Ils étaient maudits. Celui qui est pendu à un arbre est maudit. C'est le concept impliqué. Ils ont été démis de leurs fonctions.

 

Chapitre 3

1 Après ces choses, le roi Assuérus fit monter au pouvoir Haman, fils d’Hammedatha, l’Agaguite ; il l’éleva en dignité et plaça son siège au–dessus de ceux de tous les chefs qui étaient auprès de lui. 2 Tous les serviteurs du roi, qui se tenaient à la porte du roi, fléchissaient le genou et se prosternaient devant Haman, car tel était l’ordre du roi à son égard. Mais Mardochée ne fléchissait point le genou et ne se prosternait point. 3 Et les serviteurs du roi, qui se tenaient à la porte du roi, dirent à Mardochée : Pourquoi transgresses-tu l’ordre du roi ? 4 Comme ils le lui répétaient chaque jour et qu’il ne les écoutait pas, ils en firent rapport à Haman, pour voir si Mardochée persisterait dans sa résolution ; car il leur avait dit qu’il était Juif. 5 Et Haman vit que Mardochée ne fléchissait point le genou et ne se prosternait point devant lui. Il fut rempli de fureur ; 6, mais il dédaigna de porter la main sur Mardochée seul, car on lui avait dit de quel peuple était Mardochée, et il voulut détruire le peuple de Mardochée, tous les Juifs qui se trouvaient dans tout le royaume d’Assuérus. 7 Au premier mois, qui est le mois de Nisan, la douzième année du roi Assuérus, on jeta le pur, c’est-à-dire le sort, devant Haman, pour chaque jour et pour chaque mois, jusqu’au douzième mois, qui est le mois d’Adar. 8 Alors Haman dit au roi Assuérus : Il y a dans toutes les provinces de ton royaume un peuple dispersé et à part parmi les peuples, ayant des lois différentes de celles de tous les peuples et n’observant point les lois du roi. Il n’est pas dans l’intérêt du roi de le laisser en repos. 9 Si le roi le trouve bon, qu’on écrive l’ordre de les faire périr ; et je pèserai dix mille talents d’argent entre les mains des fonctionnaires, pour qu’on les porte dans le trésor du roi. 10 Le roi ôta son anneau de la main, et le remit à Haman, fils d’Hammedatha, l’Agaguite, ennemi des Juifs. 11 Et le roi dit à Haman : L’argent t’est donné, et ce peuple aussi ; fais-en ce que tu voudras. 12 Les secrétaires du roi furent appelés le treizième jour du premier mois, et l’on écrivit, suivant tout ce qui fut ordonné par Haman, aux satrapes du roi, aux gouverneurs de chaque province et aux chefs de chaque peuple, à chaque province selon son écriture et à chaque peuple selon sa langue. Ce fut au nom du roi Assuérus que l’on écrivit, et on scella avec l’anneau du roi. 13 Les lettres furent envoyées par les courriers dans toutes les provinces du roi, pour qu’on détruisît, qu’on tuât et qu’on fît périr tous les Juifs, jeunes et vieux, petits enfants et femmes, en un seul jour, le treizième du douzième mois, qui est le mois d’Adar, et pour que leurs biens fussent livrés au pillage. 14 Ces lettres renfermaient une copie de l’édit qui devait être publié dans chaque province, et invitaient tous les peuples à se tenir prêts pour ce jour-là. 15 Les courriers partirent en toute hâte, d’après l’ordre du roi. L’édit fut aussi publié dans Suse, la capitale ; et tandis que le roi et Haman étaient à boire, la ville de Suse était dans la consternation.

 

Objet du chapitre 3

Commentaire sur Esther (No. 063)

v. 1 Cela nous ramène au concept de la promotion des serviteurs de Satan, Haman et les Amalécites, les forces du monde qui sont en réalité Haman lui-même Haman devient l'adversaire dans la notation. Nous avons donc les descendants de l'adversaire et l'adversaire qui deviennent synonymes. Le roi de Tyr devient synonyme de Satan. Nous avons le système Babylonien synonyme de Satan. Donc, ici Haman devient l'adversaire et nous verrons plus tard, comment il devient l'adversaire et est considéré comme étant l’adversaire dans ce texte.

 

v. 2 Ce concept nous amène ensuite à la guerre dans le désert, lorsque Christ a été mis devant Satan et qu’il a refusé de s'incliner et d’adorer Satan, même si la domination de la planète est passée à Satan. Satan était l'Étoile du Matin de la planète. Il était le dirigeant de la terre selon Éphésiens 2:2 (cf. 2Cor. 4:4), mais le Messie, comme Mardochée, a été envoyé par Dieu, en vue de faire face à Satan, et il a assumé la domination de la planète par ses activités. Le fait qu'il n'ait pas réussi à être vaincu par Satan se reflète dans les concepts impliqués ici.

 

vv. 3-7 Ce jet du pur, c’est-à-dire jeter le sort, a une signification religieuse. Il ne s’agit pas d’une activité de jeu. Jeter le sort était en fait un exercice religieux et ils jetaient le sort contre le peuple de Mardochée. Ils jetaient des sorts contre l'Église et c'est un processus qui va à partir d’Abib (Nisan) jusqu’à Adar, au cours de l'année sacrée entière. Chaque mois de l'année sacrée, ils étaient sous le sort, ils étaient soumis à une attaque spirituelle pour déterminer à quel moment ils pouvaient être détruits.

 

v. 8 Ainsi, cette autorité est sollicitée, laquelle est établie sous la puissance de Dieu, et toute autorité procède du pouvoir de Dieu, d’anéantir les élus. Quelques commentaires s’imposent sur les jets de sorts et les diverses lois selon les commentaires rabbiniques. Les Soncino disent à propos de pur qu'il n'y avait aucun mot de telle sorte pour désigner le sort. On l’a retrouvé en Perse, mais en accadien pur est en effet un lot, généralement des cubes de bois, que le devin jetait devant le demandeur et déterminait le moment propice pour faire une entreprise par les signes qui sortaient du dessus des cubes (Daath Mikra). De tels cubes étaient trouvés dans les ruines du palais de Suza. Chacun d’eux mesurait 1 centimètre de large et quatre centimètres et demi de haut. Les nombres pairs indiquaient une réponse affirmative et les impairs une réponse négative (Soncino ; Marcus). Ils semblent être passés de jour en jour et de mois en mois. Haman semble avoir traversé le processus d'essayer de jeter le sort durant chaque jour du mois successif. En d’autres termes, il y a donc un processus continu d'attaque de jour en jour et de mois en mois, entrepris à l’avance. La période de temps a donc été fixée dès le commencement.

 

Haman s’est réjoui en disant : mon sort est tombé sur le mois où Moïse est mort, mais il ne savait pas que Moïse était aussi né au mois d’Adar, d’après le Talmud. Ce concept a une importance pour l'argument qu'ils essayaient de faire valoir concernant la mort de Moïse. La destruction d'Israël est liée à la mort de Moïse parce qu'Israël introduira la Loi sous le Messie, et Moïse était le symbole de la Loi en tant que son instrument.

 

Satan, à travers les systèmes mondiaux symbolisés par les Amalécites, avait essayé de détruire Israël depuis l’époque de Moïse. Moïse est mort dans cette dernière période avant qu'ils n’entrent dans la Terre Promise, et Israël a porté le deuil pendant 30 jours.

 

Il s’agit donc du sort de la mort d'Israël et du système Messianique. Les 30 derniers jours sont la guerre des Amalécites, dans le but de détruire Israël. Les concepts étaient que la destruction était établie par le sort, et dans les Derniers Jours, il y a une tentative de détruire Israël à partir d’une perversion de la compréhension de la période de temps allouée et de la prophétie. Les commentaires rabbiniques parlent de ces commentaires de Haman ; à propos d'un certain peuple dispersé à l'étranger comme une calomnie. Sa haine de Mardochée est devenue une calomnie contre tous les Juifs, ce qui signifie que les élus ont été tués pour la cause de Mardochée. C'est la haine pour le royaume Messianique qui provoque l'activité contre les élus. Il n'y aurait aucune exigence contre les élus, s'il n'y avait aucun Messie, et s'il n'y avait pas un nouveau royaume et un remplaçant. Le Talmud dit de Haman que personne ne savait mieux que lui comment calomnier. Il n’y a qu’une seule personne qui est l’incarnation même de la calomnie et c'est Satan. Il est le faiseur d'accusations racoleuses et ce sont ces concepts qui sont abordés. Le concept ici selon lequel leurs lois sont diverses concerne la réglementation des personnes sous la loi, qui est très différente des lois que Satan avait mises en place pour réglementer la planète. Nous avons le concept d'une divergence dans la loi, et les accusations sont portées selon lesquelles ces personnes sont soumises à une loi différente de celle qui découle/émane de la Loi de Dieu. Haman dit que ces gens n'obéiront pas aux lois qui ont été mises en place et Mardochée a publié, si vous voulez, un ensemble de lois. Plus exactement, Israël, et de là les Juifs, ont reçu de l'Ange de la Présence un ensemble de Lois qui proviennent de la nature de Dieu et qui, bien sûr, sont différentes de celles du monde environnant. Il s’agit d’une déclaration de fait, non d’une accusation ou d’une condamnation.

 

v. 9 Ce paiement représente une somme assez ahurissante. Dix mille talents d'argent représentaient, selon les Soncino au moment de sa rédaction, trois millions six cent mille livres. Les commentaires à ce sujet étaient que cette somme, d’une valeur beaucoup plus précieuse que cela ne l’est aujourd'hui, en raison du pouvoir d'achat beaucoup plus grand de l'argent, était égale au revenu annuel en argent de l'Empire Perse tout entier selon Hérodote. Peut-être Haman espérait-il obtenir cette somme grâce au pillage des Juifs qu'il comptait exterminer. C’est la raison pour laquelle il s’attendait à livrer leurs biens au pillage. C'est également possible qu'il ait payé cette somme à partir de ses propres biens, puisqu’il était reconnu pour avoir été fabuleusement riche (selon Ralbag). Les rabbins ont également proposé un équivalent numérologique de l'argent à l'équivalent de 165, qui est la construction mathématique de la potence, de sorte qu'il y ait un poids égal pour la destruction du peuple. Les études rabbiniques pourraient peut-être s’absorber dans les séquences mathématiques et numérologiques.

 

Voir aussi :

http://holocaustrevealed.org/ en anglais et http://holocaustrevealed.org/french/ la version en français.

 

v. 10 Cet anneau était donc sa chevalière. Les Soncino disent : dont la possession donnait la pleine autorité à Haman pour agir au nom du roi. Il avait effectivement l'autorité d’agir au nom du roi et cette autorité est ensuite transférée plus tard à Mardochée et à l'œuvre. La chevalière fut donnée à Satan, par Dieu. Satan a reçu le pouvoir sur cette planète, il a été fait dieu (theos ou elohim) de cette terre.

 

v. 11 L'argent lui est rendu. Le roi lui a restitué son argent.

 

Il a dit que tu les as, et tu as l'argent, tu les traites comme bon te semble. Car s'il avait pris l'argent, il aurait vendu le peuple. Le paiement n'a pas été accepté. C'était un jugement et il a donné le sort à Haman, à Satan, afin d’en démontrer l'effet. Dieu a jugé Satan par la manière dont il traitait le peuple. C'est pourquoi il n'y avait aucun transfert d'argent dans cette histoire. Dieu a également donné les enfants de Job à Satan et a permis qu’ils soient détruits à cause de l’utilisation idolâtre qu’ils faisaient des anniversaires sous le système Assyro-babylonien primitif (cf. le document Les Anniversaires de naissance (No. 287)). Dans cette histoire, les commentateurs rabbiniques disent qu'Assuérus n’aimait pas les Juifs autant que Haman. Il aurait prétendument pensé à peu près comme suit : tu pourrais aussi bien garder l'argent, et nous faire une faveur à tous. Mais ce n'est pas la signification spirituelle de cette histoire.

 

vv. 12-13 Donc, nous avons le concept du tirage au sort. Ils l’ont fait chaque jour de l'année sacrée, et ils n'ont pas trouvé de sort favorable. Pourtant, il a été prévu par le sort que c’était à la fin des jours, à la fin de l'année sacrée, au treizième jour du mois, que la destruction aurait lieu. Ainsi, tout le processus a été mis à part dès le commencement du monde pour que ces gens ne puissent pas nous vaincre avant les Derniers Jours, c'est-à-dire la tribulation, et le 5e sceau (cf. également La Chronologie de l'Âge (No. 272) et La Signification de l'Année 2000 (No. 286)).

 

vv. 14-15 Suse était une ville antique qui a précédé les Mèdes et les Perses (voir le document La Chute de l'Égypte (No. 36) : La Prophétie des Bras Cassés de Pharaon, Phase 1 - Partie 1 et 2). Les Soncino disent que la déclaration selon laquelle le roi et Haman se sont assis pour boire est le morceau le plus efficace du contraste littéraire. Des ordres ont été publiés pour détruire des dizaines de milliers d’êtres humains, mais le roi et son visir en chef se régalent avec insouciance d’un banquet (Dera Pashra).”

 

Notes de Bullinger sur les chapitres 1-3 (pour la Bible version KJV) (disponibles en anglais seulement)

 

Chapter 1

Verse 1

Now it came to pass in the days of. See important note of Rabbinical commentators on Genesis 14:1.

Ahasuerus = the venerable king. An appellative, like Pharaoh, Czar, Shah, &c. See notes on p. 618 and App-57 and App-68.

this. Implying that others were so called, from whom lie is to be distinguished. This Ahasuerus was Astyages (Greek), Arsames (Persian). See App-67 and App-58. "This Ahasuerus" emphasizes the one who was specially renowned. Figure of speech Parenthesis.

from India even unto Ethiopia: i.e. the two extreme boundaries of the known world.

an hundred and seven and twenty provinces., Daniel 6:1 says 120 princes. The number continually altered to suit the requirements of government. Only in Daniel 6:1 do we find 120. Plato says that "when Darius (i.e. "the Maintainer" = Astyages) came to the throne, being one of the seven, he divided the country into seven portions" (De Legibus iii). These are the seven named in verses: Esther 1:13-14. When Babylon afterward fell into his hands, he divided his newly acquired kingdom into 120 part3 (Daniel 9:1. Compare Esther 6:1). Why should he not have added these to the seven he already possessed, and thus have made the 127 of Esther 1:1Esther 9:30? In the later days of Darius (Hystaspis) these had reduced to twenty-three, as stated and named on the Behistun inscription.

 

Verse 2

in those days: i.e. the days when these events took place. At other times he dwelt at Ecbatana, or elsewhere. Esther 1:1 mentions the ruler; Esther 1:2, the place; Esther 1:1, the time.

sat = took his seat, or came to.

Shushan. Now, the ruins of Susa, on the river Shapur, east of Persian Gulf.

 

Verse 3

the third year: i.e. in 471; six years after the destruction of Jerusalem. Astyages now seventeen or

commandment. Hebrew. dabar = word, precept. Occurs Esther 1:19Esther 2:8Esther 3:15Esther 8:14Esther 8:17. See note on Esther 1:10.

eighteen years. See App-50. In this year Xerxes (who is supposed to be this king), according to Herod. vii. 8, and Diod. Sic. xi. 2, was preparing his expedition against Greece; whereas this chapter presupposes a season of peace and quiet.

a feast. For its own sake. No reason is given.

power. Put by Figure of speech Metonymy (of Effect), App-6, for those who exercised it: viz. the people of power.

Persia and Media. In this book this is always the order, except Esther 10:2. In Daniel it is the reverse.

 

Verse 4

an hundred and fourscore days. This was to allow all peoples to be feasted in turn. Not all at the same time; or one feast of that duration.

 

Verse 7

wine. Hebrew. yayin. App-27.

 

Verse 8

law. Heb, dath = royal decree, or special mandate, as in verses: Esther 1:1Esther 1:13Esther 1:15Esther 1:19Esther 3:8Esther 4:11Esther 4:16.

 

Verse 9

Vashti. The daughter of Alyattes (king of Lydia), married by Cyaxares to his son Astyages after the battle of Halys. See App-57.

 

Verse 10

commanded. Hebrew. "amar. So rendered in verses: Esther 1:1Esther 1:15Esther 1:17Esther 2:20Esther 4:13Esther 6:1Esther 9:14Esther 9:25. Note the different words rendered "command" and "decree" in this book.

seven chamberlains = seven eunuchs. This shows the minuteness of the writer"s knowledge.

 

Verse 12

refused. Probably because sent for by servants; not by the nobles (Esther 1:3), and before the "peoples" (Esther 1:5).

 

Chapter 2

Verse 1

After these things: i.e. in 467. Astyages was now twenty-one. In the seventh year (Esther 2:16); one of these spent in preparations (Esther 2:12).

 

Verse 5

a certain Jew = a man (Hebrew. "ish. App-14.), a Jew. The contrast between Judah and Israel was lost in a strange land; and, as Nebuchadnezzar"s campaign was against Judah, so "Jew" became the name used by Gentiles.

Mordecai. Daniel and Ezekiel taken to Babylon (2 Kings 24:142 Kings 24:15); Nehemiah and Mordecai to Shushan; and Mordecai dwelt in the royal palace, as did Daniel and others (Daniel 1:42 Kings 20:16-18).

a Benjamite. Thus Mordecai, a Benjamite, ends Jehovah"s war against Amalek, Exodus 17:16. Compare Esther 3:1 with Esther 7:10Esther 9:10. A work entrusted to Saul (a Benjarnite). 1 Samuel 15:2-33.

 

Verse 6

Jeconiah = Jehoiachin (2 Kings 24:6).

carried away. Compare 2 Kings 24:142 Kings 24:15Jeremiah 52:24-34:133 years before the generally received date (i.e. 598-465 = 133), which, therefore, cannot be correct. From the carrying away of Jeconiah to the marriage of Esther to Astyages in his seventh year was only twenty-two years (489-467).

 

Verse 7

Hadassah = myrtle. Not living with Mordecai (who was in the palace, Esther 2:5), but brought up by him.

Esther = star. But Rabbi Yehudah derives it from sathar, to hide, because she was hidden in her guardian"s house; and her nationality also was concealed (Esther 2:10).

 

Verse 11

to know. This was Mordecai"s solicitude. All this proves that these events must have taken place before the emancipation made by Cyras (the son of this Astyages, App-57), recorded in Ezr . No such secrecy would have been necessary, and no thought of allowing the People, whom he had just emancipated, to be exterminated, as is described in the book of Esther: But Cyrus, being her son, would be carefully prepared by her and Mordecai to begin his reign by such emancipation from Babylon (note, not from Shushan: compare Esther 1:1 with Jeremiah 25:11Jeremiah 25:12), thus fulfilling Isaiah 44:28 with Isaiah 45:1-4.

 

Verse 16

seventh year. The first feast was in the third year. The search probably took one year; the preparation another; oblations another. Other seasons are unnamed.

 

Verse 19

when, &c. = while they were collecting, &c.

sat in the king"s gate. Mordecai was of the king"s household. See Esther 2:5. This guarded Esther"s interests, and enabled him to obtain all information. (N. B. Haman lived in his own house with his family in the city.)

 

Chapter 3

Verse 1

After these things. Hainan was not made Grand Vizier till five years later. See Esther 3:7.

Agagite. A descendant of Amalekite kings (Numbers 24:7. 1 Samuel 15:8, 1 Samuel 15:32). Called an Amalekite by Josephus (Antiquities xi. 6, 5).

 

Verse 2

bowed. Hebrew. kara", Kara", used of idols (1 Kings 19:18. 2 Chronicles 29:29). Shahah is the word used of bowing to kings and others.

bowed not. He could not bow to an Amalekite, against whom Jehovah had declared perpetual war. See note on Exodus 17:16.

 

Verse 6

Haman sought. Another assault of Satan against the nation through whom the Seed of the woman was to come. See App-23.

 

Verse 7

they cast. From 1st Nisan 462 to 13th Adar 462.

Pur. Persian for "lot". The reference is to "the monthly prognosticates" of Isaiah 47:13. This was to fix on a fortunate time. Compare Esther 9:24.

 

Verse 8

Haman said. Having got the month and the day (the thirteenth, see Esther 3:13, compare App-10), he could go to the king,

There is a certain People. Would it have been necessary for Haman thus to have explained and described the Jews, if they had already received their emancipation? Impossible! We are asked to believe this according to the traditional teaching. But see note on Esther 10:3, and App-67and App-58.

scattered abroad, &c. Compare 2 Chronicles 36:23. Ezra 1:1-4. There is no reference to any emancipation here.

 

Verse 10

the Jews" enemy. Haman so called four times: Esther 3:10; Esther 8:1; Esther 9:10, Esther 9:24. No one else so called in Scripture.

 

Verse 11

the People also. This was the aim of the great enemy, who was using Haman as he had tried to use Pharaoh in Egypt. See App-23.

 

Verse 13

posts = the hand of the runners. Compare Esther 8:10.

destroy . . . kill . . . cause to perish. Note the Figure of speech Synonymia, to emphasize the utter destruction contemplated.

perish. Hebrew. "abad. Here and Esther 4:16; Esther 7:4; Esther 8:11, not Esther 9:28.

take the spoil. See note on Esther 9:10.

 

Verse 15

sat down to drink. So Joseph"s brethren (Genesis 37:25), and Herod (Matthew 14:6. Mark 6:21). So will it be (Revelation 11:7-10).

perplexed. A rare word. Exodus 14:3, "entangled". Joel 1:18. This verse speaks of the effect on the Persians. Esther 4 speaks of the effect on the Jews. Contrast Esther 8:15.

 

 

 

q