Les Églises Chrétiennes de Dieu

[153]

 

 

 

 

Le Premier Commandement : le Péché de Satan [153]

 

(Édition 2.0 19960227-19991020 Audio)

 

La Bible est fondée sur l'histoire de la création et la rébellion de l'Armée céleste au sein de ce processus. La figure en chef de cette rébellion était l'un des fils de Dieu, que la Bible mentionne par des noms différents -- le plus commun est Satan (1Chroniques 21:1 ; Job 1:6 ; Jean 13:27 ; Actes 5:3 ; 26:18 ; Rom. 16:20). Satan était connu sous d'autres noms qui apportent de la lumière sur sa nature et indiquent son péché.

Christian Churches of God

PO Box 369,  WODEN  ACT 2606,  AUSTRALIA

 

Courriel: secretary@ccg.org

 

 

(Copyright © 1996, 1999 Wade Cox)

(Tr. 2011, rev 2017)

 

Cette étude peut être copiée et distribuée librement à la condition qu'elle le soit en son entier, sans modifications ni rayures. On doit y inclure le nom, l'adresse de l’éditeur et l'avis des droits d'auteur. Aucun montant ne peut être exigé des récipiendaires des copies distribuées. De brèves citations peuvent être insérées dans des articles et des revues critiques sans contrevenir aux droits d'auteur.

 

Cette étude est disponible sur les pages du World Wide Web :
http://logon.org/ et http://french.ccg.org/

 


 

Le Premier Commandement : le Péché de Satan [153]

 

 

La Bible est fondée sur l'histoire de la création et la rébellion de l'Armée céleste au sein de ce processus. La figure en chef de cette rébellion était l'un des fils de Dieu, que la Bible mentionne par des noms différents -- le plus commun est Satan (1Chroniques 21:1 ; Job 1:6 ; Jean 13:27 ; Actes 5:3 ; 26:18 ; Rom. 16:20).

 

Le nom de Satan est un mot hébreu (SHD 7854 sawtawn) qui est dérivé d'un autre mot hébreu (SHD 7853 sawtan) qui est une racine principale voulant dire attaquer, de là accuser. Ainsi, le sens est l'adversaire. Le mot, surtout quand accompagné par l'article, se réfère à L'Adversaire, Satan, l'ennemi juré du bien. Le mot a le sens d'adversaire ou de résister. La connotation est ainsi de la rébellion. Le Nouveau Testament utilise le mot Satanas (SGD 4567) qui est une translittération du mot d'origine chaldéenne qui correspond au mot hébreu Satan (SHD 7854, et apparaissant comme SGD 4566). Cela signifie l'accusateur. Il est aussi donc incontestable que le cadre théologique de référence dans le Nouveau Testament a été basé sur la structure hébraïque/araméenne.

 

Satan a été connu sous d'autres noms qui apportent de la lumière sur sa nature et montrent son péché. Il a été mentionné comme Azazel dans les écrits en hébreu, à la fois bibliques et non-bibliques. Le bouc Azazel apparaît dans Lévitique 16:10 et a le sens d'enlèvement complet.

 

Lévitique 16:5-10 5 Il recevra de l’assemblée des enfants d’Israël deux boucs pour le sacrifice d’expiation et un bélier pour l’holocauste. 6 Aaron offrira son taureau expiatoire, et il fera l’expiation pour lui et pour sa maison. 7 Il prendra les deux boucs, et il les placera devant l’Éternel, à l’entrée de la tente d’assignation. 8 Aaron jettera le sort sur les deux boucs, un sort pour l’Éternel et un sort pour Azazel. 9 Aaron fera approcher le bouc sur lequel est tombé le sort pour l’Éternel, et il l’offrira en sacrifice d’expiation. 10 Et le bouc sur lequel est tombé le sort pour Azazel sera placé vivant devant l’Éternel, afin qu’il serve à faire l’expiation et qu’il soit lâché dans le désert pour Azazel. (LSG)

 

La distinction est ici entre les deux boucs. L’un est pour Yahovah et l'autre est le soi-disant bouc émissaire. Le terme rendu bouc émissaire est traduit par enlèvement complet par Green (The Interlinear Bible). Le mot est SHD 5799 'aza'zel qui est composé de deux mots hébreux, le premier est SHD 235 'azal qui signifie s'en aller ou disparaître. Il signifie échouer, se balader ou aller çà et là. Toutefois, dans Ézéchiel 27:19, le mot est rendu par plusieurs comme de Uzal et par les autres comme fil (voir la note de Strong). Le deuxième mot est SHD 5795 'ez qui est une chèvre, mais qui est masculin au pluriel. Ce mot est lui-même dérivé de SHD 5810 'azaz qui est une racine principale qui signifie d'être robuste. Littéralement ou au figuré, cela signifie durcir, être effronté, prévaloir ou se renforcer ou être fort. Ce mot est pris au mot SHD 5811 qui signifie fort. Azazjahuw (SHD 5812) signifie littéralement Jah s'est renforcé. Azazel pourrait donc être interprété comme signifiant littéralement El s'est renforcé. L'utilisation des noms de El pour l'Armée déchue est incontestable. Le Livre d'Enoch éthiopien montre qu’il a été compris qu’il y avait deux cents anges qui sont descendus sur ​​la terre, dans la rébellion. Chapitre 6:1 et suiv. montre qu'ils ont eu des rapports sexuels avec et ont tenté de produire une descendance des femelles humaines (MA Knibb The Ethiopic Book of Enoch, vol. 2, p. 67 et suiv.). Le dirigeant y a été répertorié comme Semyaza (araméen ; Shemyahzah) ce qui signifie apparemment le (ou mon) nom a vu ou il voit le nom. L'allusion est d'afficher (ou éventuellement de convoiter) le nom qui a peut-être le sens de tenter d'usurper le nom et de là, le rang.

 

Quinze des vingt premiers fils de Dieu ont été compris comme ayant eu des noms de El. Ils semblaient, à partir de la construction, être organisés en groupes de dix sous un ange senior. Ils ont été compris comme ayant descendu sur Ardis, le sommet du Mont Hermon (voir Knibb, p. 68). Le dixième des dirigeants était Asaël qui signifie Dieu a fait.

 

Knibb soutient que le terme Azazel, qui apparaît au chapitre 8:1 (ibid., p. 79), est une corruption d’Asaël dans la liste originale. Le sens serait que Dieu a fait devient Dieu a fait robuste (ou impudent).Ceci n'est que conjecture.

 

À partir du positionnement dans le texte, il est également possible que l’on ait compris qu’à Semyaza a été alloué le nom d’Azazel comme Azazel semble être l’enseignant des hommes pour faire des épées etc., de là, la guerre et la fabrication de bijoux et de cosmétiques. Et le monde a été changé (ibid., p. 81). De toute façon, Azazel apparaît comme le chef de la rébellion et de la corruption de l'humanité. Il est mentionné avec Semyaza, du 9.6 (p. 86). L'être, Azazel, est lié à la révélation des secrets éternels faits dans les cieux et Semyaza a fait connaître des sorts, (à celui) à qui l’on a donné l’autorité de régner sur ceux qui sont avec lui (9.7, ibid.). Azazel et Semyaza sont mentionnés dans le même contexte. Ils sont soit deux entités travaillant de concert ou, tout aussi possible, ils sont deux noms d’une seule entité. Les noms impliquent deux aspects. Semyaza signifie il voit le nom en ce que Dieu lui a délégué Son nom et autorité comme dirigeant, comme Il l'a fait plus tard, à Yahovah l’Élohim d'Israël (Deutéronome 32:8 RSV, LXX, les Manuscrits de la Mer Morte, Ps. 45:6-7 ; Zach. 12:8 ; Héb. 1:8). Le nom a été enlevé et Semyaza/Azazel a été lié dans l'abîme jusqu'au jugement. Enoch est considéré par les textes comme le scribe ou messager qui condamne Azazel et il lui parle. Cela semble confirmer que Semyaza et Azazel sont peut-être deux noms pour une même entité. Azazel est confiné dans le puits sans fond dans le Livre éthiopien d'Enoch. La Bible identifie Satan comme étant cet être.

 

L'implication est que le monde a changé par l'enseignement des anges ou fils de Dieu (ibid.). Les Nephilim étaient également compris comme des géants qui étaient les descendants des anges et des humains (ch. 14 à 22 ; pp 95-112). Le sens des textes était aussi que par la suite les mystères ont été enseignés à l'humanité par l'ange Asradel. Le texte identifie les quatre grands archanges comme Michaël (Michel), Uriel, Raphaël et Gabriel (9,1 ; p. 84).

 

Le nom Abaddon dans l’Apocalypse 9:11 est d'origine hébraïque et se réfère à un ange destructeur. Il semble faire référence à Satan en tant que l'Ange de l'Abîme. Apollyon (SGD 623) est un participe de SGD 622 appollumi (à partir de SGD 575 et la base de 3639) détruire totalement, et donc périr ou perdre, donc détruire, mourir, perdre, gâcher ou périr. Apollyon signifie donc un destructeur et donc Satan (Apoc. 9:11). Les autres noms sont Katelogos de kata comme vers le bas ou opposé, distribution ou intensité et logos la parole, d'où l'accusateur (des frères) (Apoc. 12:10) ; également l'adversaire (1Pierre 5:8). La connotation ici est que Satan accuse Dieu d'avoir fait une erreur en créant les êtres humains. Ainsi, Il ne pouvait pas être omniscient. Ceci est un aspect central aux péchés de Satan.

 

Les autres noms sont Belzébuth (Matthieu 12:24 ; Marc 3:32 ; Luc 11:15). Ce nom (SGD 954 ; Beelzeboul) est d'origine chaldéenne étant une parodie de SHD 1176 Ba'al Zebuwb, le Dieu d'Ekron (de 1168 et 2070), où Baal signifie la Divinité et Zebuwb signifie une mouche surtout utilisé du type qui pique. Le mot dans le texte grec est donc un mot araméen qui est une parodie qui signifie le dieu du fumier et, par conséquent, Satan (voir Strong).

 

Un autre terme est Bélial (SGD 955) (2Corinthiens 6:15) qui est d'origine hébraïque (SHD 1100) et signifie inutilité, d'où il est utilisé pour Satan. Le terme diable est dérivé du terme diabolos (SGD 1228) et est également utilisé pour Satan (Matthieu 4:1 ; 13:39 ; Luc 4:2,6 ; Apo 20:2).

 

Diabolos est dérivé de SGD 1225 diabollo et signifie diffamer ou accuser. Ainsi, un verbe pour fausse accusation, qui est une caractéristique de Satan, a été transformé en un substantif. L'état ou la condition de faux accusateur est l'objet qui est détruit dans l'étang de feu. Ce n'est pas l'être qui est détruit.

 

Un autre terme est l'ennemi (Matt. 13:39) (SGD 2190 echthros) qui vient d'une racine principale echtho ; haïr (Strong, ibid.) et signifie haineux ou odieux ou hostile d’où un adversaire ou un ennemi particulièrement utilisé pour Satan. C’est ici couplé avec diabolos. Satan est appelé aussi un mauvais esprit (1Samuel 16:14) et un esprit de mensonge (1Rois 22:22). Il est le Père du Mensonge (Jean 8:44).

 

Il est compris, comme étant mentionné par euphémisme par certains Trinitaires, comme la Porte de l'Enfer (Matt. 16:18). Cependant, les Portes de la Mort est le sens de ce texte, ce qui signifie que l'église survit la persécution.

L’Apocalypse parle de lui comme le Grand Dragon Rouge (Apo. 12:3). Le terme est également appliqué comme le Serpent Ancien (Apoc. 12:9 ; 20:2). Il est aussi le serpent (Genèse 3:4,14 ; 2Cor 11:3). Jean 8:44 le classe comme un meurtrier, car, à travers l'enseignement faux et les mensonges, les hommes sont tués par le péché.

 

La puissance des ténèbres lui est aussi appliquée de Colossiens 1:13. Il est le prince de ce monde (Jean 12:31 ; 14:30 ; 16:11). Matthieu 12:24 le mentionne comme le prince des démons. Il est aussi le prince de la puissance de l'air (Éphésiens 2:2), et le maître des ténèbres de ce monde (Eph. 6:12).

 

À partir de ces attributs, il est l'esprit qui travaille dans les fils de la rébellion (Éph. 2:2). Il est un tentateur (Matthieu 4:3 ; 1Th 3:5) par ces pouvoirs. Il est ainsi le dieu de ce monde (2Corinthiens 4:4) et un esprit impur (Mat. 12:43) et le méchant (Matthieu 13:19,38).

 

De ces termes, nous pouvons en déduire qu'il se rebella contre la nature de Dieu. Il était un gardien ou chérubin oint tel que nous le voyons d'Ézéchiel 28:14. Il a été placé sur la montagne de Dieu. Il était parfait depuis le jour de sa création jusqu'à ce que l'iniquité soit trouvée en lui (Ézéchiel 28:15). Il a tenté de s’élever au-dessus des étoiles ou fils de Dieu et d’être comme Le Très-Haut (Ésaïe 14:12-14). Son péché se trouve ainsi dans la tentative de se faire semblable au Très-Haut et de tenter que les autres fils de Dieu se rebellent contre le Dieu Très-Haut et le suivre dans des activités contraires à la nature de Dieu qui a été mise à la disposition des fils de Dieu au moyen de l’Esprit Saint (voir les études L’Esprit Saint (No. 117) et Consubstantiel avec le Père (No. 81)).

 

Le péché se trouve ainsi, en premier lieu, comme une violation du premier commandement. Ce commandement est :

 

Exode 20:1-3 Alors Dieu prononça toutes ces paroles, en disant : 2 Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude. 3 Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. (LSG)

 

Les mots sont tu n'auras pas d'autre élohim devant moi. Les élohim sont une pluralité, compris en tant que le conseil des anciens (Apo. 4:1-5:14), ou des Dieux de la Justice, qui incluaient Satan et l'Armée déchue en premier lieu. Le confinement de la Divinité dans l'adoration d'Éloah et non à l'un des élohim est au cœur de la foi. C’est la centralité de l'Alliance d'Israël. Satan a violé cette relation sur le plan spirituel et physique.

 

Dieu a dû entreprendre la restauration de cette alliance. Il l’a fait par un autre de l'Armée qui a été fidèle. Cette Ange de l'Alliance était également un élohim (Zacharie 12:8). Il a été placé à la tête d'Israël (Deutéronome 32:8 ; Zacharie 12:8).

 

La question la plus fondamentale de l'alliance entre Dieu et Son peuple est comprise même par ceux qui ne comprennent pas eux-mêmes la nature de la violation de Satan du premier commandement. Un exemple est celui de RJ Rushdoony, qui est un Trinitaire.

 

La restauration de cette relation d'alliance était l'œuvre du Christ, Sa grâce à Son peuple élu. L'accomplissement de cette alliance est sa grande commission : d'assujettir toutes choses et toutes les nations à Christ et à Sa [Dieu] loi-parole (RJ Rushdoony Les Institutes of Biblical Law, The Presbyterian Publishing Company, USA, 1973, p. 14).

 

Le péché essentiel de Satan a été de s'élever lui-même, et à travers lui les autres fils de Dieu, à une égalité de volonté et de position avec Éloah qui est Dieu le Père. Christ et l'Armée loyale n'ont pas fait cette erreur.

 

Le Shema traite de cette position de base.

 

Deutéronome 6:4 Écoute, Israël ! L’Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel. (LSG)

 

Ce texte a été utilisé par les Trinitaires et les Binitaires pour tenter d'affirmer une unité à élohim, tel que Dieu et Christ sont un élohim. Cependant, c’est faux. La singularité d’Éloah est absolue et n’inclut pas le fils choisi en tant que le Messie tel que Proverbes 30:4-5 le montre. En effet, cela n’inclut aucun des fils de Dieu dont il en existe plusieurs et ont toujours été nombreux (Job 1:6 ; 2:1 ; 38:4-7).

 

Le texte de base est Shema Yishrael Yahovah Elohenu Yahovah Ehad.

 

L'hypothèse de base par les Trinitaires (et confondu par les Binitaires autoproclamés) est que le terme Elohenu est rattaché à Élohim. Elohenu est une dérivation d'Éloah et est singulier, comme Éloah est singulier. Élohim est un mot pluriel, et n'est pas la racine de ce mot. Éloah est la base de ces deux termes.

 

Christ lui-même cite Deutéronome 6:5 comme le Premier et Grand Commandement (Matthieu 22:37 ; Marc 12:30 ; Luc 10:27) et le principe essentiel et fondamental de la Loi.

 

Satan a donc brisé cette loi et le Christ ne l'a pas brisée. Ce fut la distinction essentielle entre eux.

 

Le concept des élohim d'être un est sous la loi et la volonté d’Éloah qui est le Seul Vrai Dieu (Jean 17:3 ; 1Jean 5:20). Jésus-Christ n'est pas le Seul Vrai Dieu et en tant que tel, ce texte ne peut pas se référer au Messie, mais au Père seul. Les Trinitaires et, à un autre degré, les Binitaires sont ainsi en infraction du Premier Commandement.

 

Le Premier Principe : Il n’y a qu’un Seul Vrai Dieu

 

Rushdoony voit que le premier principe du Shema est qu'Israël ne peut pas accepter un autre dieu ou élohim. Il y a donc un Dieu, une Loi (ibid., p. 18). Il s'agit de la déclaration d'un ordre moral absolu auquel l'homme doit se conformer.

 

Si Israël ne peut pas accepter un autre dieu et une autre loi-ordre, elle ne peut reconnaître toute autre religion ou loi-ordre comme étant valide soit pour elle-même ou pour quelqu'un d'autre. Parce que Dieu est un, la vérité est une. Les autres gens vont périr dans leur chemin à moins qu’ils ne se tournent et se convertissent (Ps. 2:12). La coercition de base est réservée à Dieu (Rushdoony, p. 18).

 

Dieu ici est un et la vérité est une. La vérité est une car, comme la bonté, elle procède de l'omnipotence et l'omniscience de Dieu. L’omniscience est comprise comme la connaissance de toutes vraies propositions d'où la vérité est une centralité de la puissance de Dieu. Ainsi, il n’y a qu’une vérité.

 

En dépit de cette compréhension, l'incongruité de leur position sur la Divinité n'est pas abordée par de tels penseurs Trinitaires ou Binitaires.

 

Les Trinitaires tels que Rushdoony voient que le premier commandement est au centre de l’Alliance et tentent de réconcilier la contradiction dans l'élévation du Christ au niveau et à la co-éternité avec Dieu par la fusion des entités malgré la preuve évidente des textes bibliques. La co-éternité est rejetée parce que 1Timothée 6:16 montre que Dieu seul est immortel. Dieu confère la vie éternelle à Christ (Jean 5:26).

 

Jean 5:26 Car, comme le Père a la vie en lui–même, ainsi il a donné au Fils d’avoir la vie en lui–même. (LSG)

 

Le Christ est donc dépendant de Dieu pour la vie éternelle. Ainsi, le Christ ne peut pas être coéternel avec Dieu avant le début de la création. Seul Dieu était seul éternellement avant le commencement des temps. Par conséquent, le Christ n'est pas un vrai Dieu dans le même sens que Dieu est le Seul Vrai Dieu. Il était la gloire comme d'un seul fils né (uios) et [était] dieu (theos ou élohim) (Jean 17:3 ; 1Jean 5:20 ; Jean 1:14,18 ; Voir l’Interlinéaire Marshall's Greek-English Interlinear).

 

Les Trinitaires tentent d’échapper à ce dilemme intellectuel en fusionnant les êtres et en évitant ensuite les problèmes ontologiques par un appel au mystère. Essentiellement, c'est le péché de Satan. Les Trinitaires et les Binitaires cherchent à accuser le Christ et les Chrétiens du même péché dont Satan était coupable.

 

Les Binitaires sont, en fait, dans un plus grand dilemme que les Trinitaires. Le péché de Satan est une infraction claire du Premier Commandement. Un Binitaire affirme que le Christ a existé éternellement (La Constitution de l'Église United Church of God, an International Association, Révision du 21 Novembre 1995).

 

Cette hérésie satanique attaque la capacité des élus à être cohéritiers avec le Christ. Logiquement, la position implique qu'il y a deux vrais Dieux, à savoir Dieu et le Christ, et qu'ils ont éternellement existé. L'affirmation est implicite que le Christ avait une existence indépendante de la puissance de Dieu. Cette affirmation est une hérésie damnable parce qu'elle viole les exigences logiques de l'omnipotence de Dieu et est directement contraire à l'Écriture. Comme les Binitaires affirment une indépendance complète logique et réelle des deux êtres séparés, ils sont des dualistes logiques. Le Dualisme attaque la nature même de la structure monothéiste et la puissance de Dieu. La doctrine conduit à l'affirmation blasphématoire que Dieu et Christ auraient pu avoir une discussion pour savoir qui descendrait pour être sacrifié. Cette affirmation a effectivement été dite par un évangéliste américain lors des rassemblements, (par exemple, à Canberra, en Australie, au cours de la Fête des Tabernacles 1990), comme une probabilité théologique. Ce blasphème attaque le cœur même du premier commandement. Voir aussi le commentaire à la page 6 de l’édition Mars-avril 1989 dans la revue The Good News.

 

L'admission d'un second vrai Dieu existant éternellement avant le début de l'activité de Dieu, et de là de la création, établit un autre élohim comme un objet de culte à côté d’Éloah. Ceci est expressément interdit. Un tel enseignement produit un autre Dieu et c’est de l'idolâtrie. Un tel enseignement fait perdre le droit aux adhérents à la première résurrection (Apoc. 20:1-6) et est une idolâtrie.

 

Le Deuxième Principe : la Nature Immuable de Dieu et la Loi

 

Rushdoony isole un certain nombre de prémisses subsidiaires importantes, qui sont fondamentales pour le Premier Commandement, malgré son problème avec la Trinité. Les autres prémisses sont les suivantes :

 

2. Un Dieu absolu immuable signifie une loi absolue immuable. L'alternative à la loi n'est pas la grâce, c’est l'anarchie (ibid., p. 20). Parler de la loi comme étant pour Israël mais pas pour les Chrétiens n'est pas seulement abandonner la loi mais aussi abandonner le Dieu de la loi. Comme il n'y a qu'un seul vrai Dieu, et Sa loi est l'expression de Sa nature immuable et droiture, alors abandonner la loi biblique pour un autre système de loi, c’est changer de dieux. L'effondrement moral de la Chrétienté est un produit de ce processus actuel de ce changement de dieux (ibid., p. 20).

 

Le Principe 2 a un certain nombre de sous-éléments.

 

2.1 Est que la nature immuable de Dieu signifie que la loi est immuable. Elle est essentielle, car la loi doit procéder à partir d’une prémisse, autre que le fait que Dieu l'a délivrée du caprice ou de la fantaisie. Le seul fondement de la question de la loi est qu'elle procède de la nature de Dieu et elle ne pouvait émettre aucun autre système.

 

2.2 est donc développé à partir de cette prémisse. La grâce ne peut donc pas être une alternative à la loi. Cela doit être un complément à ce système et un moyen de perfection dans le système. L'alternative à la loi est l'anarchie. C'est ce qu'on appelle l’antinomisme, de nomos ou loi. Ceci est essentiellement une doctrine gnostique qui a émané du Gnosticisme d’Alexandrie et qui a été développée par les Romains et les Grecs dans leur exposé théologique du Christianisme. Elle a d'abord attaqué le Judaïsme et de là, le Christianisme. Henry A. Green (The Economic and Social Origins of Gnosticism, SBL, Dissertation Series 77, Scholars Press, Atlanta, Georgia, 1985) a dit dans son ouvrage :

 

Pour la majorité des Gnostiques qui étaient redevables à l'histoire juive de la création, l'antinomisme était en fait l’opposition à la Loi Mosaïque, la loi cosmique. Toute la loi est devenue identique au destin cosmique oppressant. La moralité pneumatique déterminée par l'hostilité envers le monde cosmique concentré sur la libération des Gnostiques de la Loi mosaïque et la morale Juive. ... L’interprétation allégorique de la Loi mosaïque ou de son rejet en partie ou en entier pourrait avoir mené facilement à des caractéristiques de mouvements hétérodoxes de la réponse du rebelle. Exprimant le point de vue de l'anomique, le Juif privé du droit électoral, l'éthique grecque et les attitudes pourraient émerger ouvertement dépouillées du Dieu juif et de [S]es Lois.

 

Il y a beaucoup de preuves à la fois des Pères de l'Église et de la bibliothèque de Nag Hammadi que les Gnostiques se sont opposés à la Loi mosaïque (p. 204-205).

 

L'élévation du Christ a servi à deux fins. Cela a supprimé le Messie ontologiquement des élus et, par conséquent, a attaqué à l'héritage des élus en tant que cohéritiers. Cependant, c’était nécessaire parce que par l'élévation du Christ à l'égalité et à la co-éternité avec Dieu pouvait-on affirmer que le Christ avait éliminé la loi du Dieu des Juifs et que, à sa place, une structure basée sur l'éthique et la compréhension théologique grecque pouvait être avancée. Les doctrines Gnostiques, qui ont abouti à la Trinité, étaient essentielles pour la pensée helléniste au sein de la nouvelle foi. Ce n'est que par ce processus que Satan pouvait subvertir le message et garantir la non-conformité avec la loi de Dieu. L'ensemble des arguments de la loi/grâce du Christianisme moderne est une position Gnostique d’inspiration démoniaque (voir aussi les études La Relation entre le Salut par la Grâce et la Loi (No. 82), Le Texte des Œuvres de la Loi - ou MMT (No. 104) et L’Hérésie dans l'Église Apostolique (No. 89)).

 

Le Troisième Principe : L'Obéissance à Dieu

 

Le troisième principe du Premier Commandement est sans doute le plus difficile mais le plus central des activités du Christ. Ce principe est le principe de l'obéissance. Christ a appris l'obéissance par tout ce qu'il a souffert (Hébreux 5:8). Par l'obéissance de Christ, plusieurs sont rendus justes (Rom. 5:19). Le but de la foi était de rendre les Gentils ou nations obéissants (Rom. 16:19,26). Rushdoony dit :

 

3. Un troisième principe du Shema d’Israël, c'est qu’un Dieu, une loi, exige une obéissance immuable et sans réserve : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta force" (Deutéronome 6:5). Le sens est que l'homme doit obéir à Dieu totalement, dans toute condition, de tout son être. Puisque l'homme est totalement la créature de Dieu et puisqu'il n'y a pas une fibre de son être qui ne soit pas l'œuvre de Dieu et ainsi soumise à la loi totale de Dieu, il n’y a pas une zone de vie de l'homme qui peut être tenue dans la réservation de Dieu et de Sa Loi. Par conséquent, tel que Deutéronome 6:6 le déclare : "Et ces paroles, que je te prescris aujourd'hui, seront dans ton cœur." (Ibid., p. 20-21).

 

Le but de l'Esprit Saint était d'inculquer ces processus de l'obéissance à la loi de Dieu dans les cœurs de l'humanité. Le monothéisme est posé entièrement sur ce troisième principe de l'obéissance à la volonté de Dieu, qui, comme la loi, découle de Sa nature. Ainsi, Sa volonté est la loi, étant une expression de l'omniscience et de l'omnipotence divine comme puissance créatrice. Tous les êtres sont sous la volonté divine, telle qu’exprimée par la loi, ou sinon ils sont polythéistes ayant des volontés extérieures à la volonté de Dieu. Dans ce sens, le Binitarisme est polythéiste en ce qu'il cherche à établir deux volontés éternelles.

 

La Doctrine de l'Âme prend ce polythéisme à un pas plus loin en ce sens qu'elle cherche à affirmer des multiples volontés externes à la puissance de Dieu et indépendantes de Dieu pour la vie éternelle. La position biblique est que le Christ est dépendant de Dieu pour la vie éternelle comme Dieu a la vie en Lui-même. Le Christ n'est donc pas un vrai Dieu, et la soi-disant Âme Immortelle ne peut pas exister sinon le monothéisme est logiquement violé comme l’est l'Écriture (Jean 5:26 ; 14:28 ; 1Tim. 6:16).

 

Se rebeller contre la volonté de Dieu et Sa volonté en tant que loi, c’est d'affirmer une indépendance de Dieu et de contester la nécessité logique du monothéisme. Ainsi, la désobéissance est aussi coupable que la divination (1Samuel 15:23).

 

Le Quatrième Principe : L'Éducation dans la Loi

 

Le principe de l'obéissance à la loi suit le quatrième principe. Ce principe de l'éducation dans la loi est inséparable à la fois de l'obéissance à la loi et de l’adoration. Ce sont les premiers éléments. L'adoration est entièrement centrée sur Éloah qui est l'objet du culte et le point central du Temple (Esdras 4:24 ; 5:1-2,8,12-17 ; 6:3-12). Ainsi : Il n'y a aucun Dieu à part Éloah.

 

Rushdoony dit de ce principe.

 

4. Un quatrième principe qui découle du Shema Israël est dit dans Deutéronome 6:7-9, 20-25 ; l'éducation dans la loi est la base et indissociable tant de l'obéissance à la loi que de l’adoration. La loi exige l'éducation en termes de la loi. Tout autre chose qu'une scolarité bibliquement fondée est donc un acte d'apostasie pour un croyant : cela implique d'avoir un autre dieu et de se prosterner devant lui pour apprendre de lui. Il ne peut y avoir aucune vraie adoration, sans véritable éducation parce que la loi prescrit et est absolue, et aucun homme ne peut s'approcher de Dieu dans le mépris de la prescription de Dieu.

 

De Deutéronome 6:8, Israël a dérivé l'utilisation des Tephillin, les portions de la loi attachées sur la tête ou le bras à la prière. De 6:8,9 il a été observé :

 

Comme ces paroles sont figuratives, et dénotent une observance rigide des commandements divins, de même aussi le commandement qui suit, à savoir d’écrire les paroles sur les montants de porte de la maison, et aussi sur les portails doivent être compris spirituellement ; et l'accomplissement littéral de cette sorte de commandement ne pouvait être qu’une coutume louable ou bien agréable à Dieu quand recourue comme moyen d’observer les commandements de Dieu constamment devant les yeux. Le précepte lui-même, cependant, présuppose l'existence de cette coutume qui n'est pas seulement rencontrée dans les pays Mahométans de l'Est à ce jour mais était aussi une coutume courante dans l'Égypte ancienne. (Keil and Delitzsch, Biblical Commentary on the Old Testament, vol III, The Pentateuch (Grand Rapids: Eerdmans 1949), p 324)

 

Ce qui est nécessaire, certes, c’est que l'esprit et l'action, la famille et la maison, la vision de l'homme et le travail de l'homme, doivent être tous considérés dans la perspective de la loi-parole de Dieu.

 

Mais ce n'est pas tout. L'accomplissement littéral du commandement concernant les fronteaux et les poteaux (Deut. 6:8,9) est clairement nécessaire tel que Nombres 15:37-41 (cf. Deut. 11:18-20) le montre clairement. Le fil bleu requis ne peut être spiritualisé de suite. Dieu exige qu'Il soit adoré selon Sa propre parole. (ibid., pp. 21-22)

 

Deutéronome 6:8 est modifié par le Deutéronome 6:6. L'intention spirituelle est reflétée par les rubans (Nombres 15:37-41) (voir aussi l'étude Les Rubans Bleus (No. 273)). Les éléments de la loi sont donc centraux au principe de l'éducation et de la préoccupation mentale du service à Dieu. Le premier commandement est donc fondé sur, ou a en son sein, une série d'ordonnances auxiliaires qui se développent et expliquent son intention et son but (cf. l'étude La Loi et le Premier Commandement (No. 253)).

 

Un autre aspect que Rushdoony développe dans ce principe est que :

 

Adorer dans une langue inconnue (1Cor. 14) est une infraction à ce commandement comme l'est l’adoration qui manque de la proclamation fidèle de la Parole de Dieu, ou est sans l'éducation du peuple de l'alliance en termes de l'alliance loi-parole. (ibid., p.23)

 

Ainsi, le parler en langues soit des hommes ou des démons, qu'ils soient étrangers et réels ou confus et inintelligibles ou imaginaires, est une violation des principes dans le premier commandement également. Ce point mène alors au cinquième principe qui est que la réponse à la grâce est l’observation de la loi (voir Jacques 1:22-26).

 

Le Cinquième Principe : La Grâce dans la Loi  

 

C'est peut-être le principe le plus mal compris ou délibérément mal interprété. L'argument en entier de la Grâce/Loi provient de la déformation des textes bibliques. Les erreurs sont assez condamnées par la structure entière du système de la Réforme (voir l’étude La Distinction dans la Loi (No. 96)).

 

Rushdoony dit du principe de la grâce :

 

Un cinquième principe qui est également proclamé dans ce même passage dans le Deutéronome 6:20-25 est que, dans cette éducation exigée, il faut souligner que la réponse à la grâce est l’observation de la loi. Les enfants doivent être enseignés que le sens de la loi est que Dieu a racheté Israël de l'esclavage, et "qu'elle pouvait nous préserver en vie", "nous a ordonné de faire tous ces statuts, de craindre l'Éternel notre Dieu pour notre bien pour toujours" (6:24). Il n'y a pas de mandat pour mettre cela de côté ni dans l'Ancien Testament ni dans le Nouveau. Quand les églises de l'Ancien ou du Nouveau Testament ont mis en place un faux sens de la loi, ce faux sens est attaqué par les prophètes et les apôtres mais jamais la loi de Dieu elle-même. Parce que Dieu est unique, Sa grâce et loi sont un dans leur but et direction. Ce passage rend ostensiblement claire la priorité de la grâce de l'élection de Dieu dans l'appel et la rédemption de Son peuple élu. La relation d'Israël était une relation de grâce et la loi a été donnée en vue de fournir le peuple de Dieu la réponse nécessaire et requise pour la grâce et la manifestation de la grâce : l’observation de la loi. (ibid., p. 23) 

 

La loi est donc intacte et est observée par les Chrétiens. Elle est protégée par les prophètes et les apôtres. Si ceux qui professent être Chrétiens ne parlent pas selon la Loi et le Témoignage, il n'y a aucune lumière en eux (Ésaïe 8:20).

 

Le Sixième Principe : La Crainte de Dieu et Sa Jalousie

 

Dans Deutéronome 6:10-15, un autre point central est fait à l'égard des implications du Shema Israël :

 

Et cela doit être, quand l'Éternel ton Dieu t'aura fait entrer dans le pays qu'il a juré à tes pères, Abraham, à Isaac et à Jacob, de te donner - de grandes et bonnes villes que tu n'as pas à construire, et des maisons pleines de bonnes choses que tu n'as pas à remplir, et des citernes taillées que tu n'as pas taillées, des vignes et des oliviers que tu n'as pas à planter, tu mangeras et seras satisfait – prends garde alors de peur que tu n'oublies l'Éternel qui t’a fait sortir du pays d'Égypte, de la maison de servitude. Tu craindras l'Éternel, ton Dieu et Lui seul tu serviras et par Son nom que tu jureras. Tu n’iras pas après d'autres dieux, des dieux des peuples qui sont autour de toi, car un Dieu jaloux, même l'Éternel, ton Dieu, est au milieu de toi, de peur que la colère de l'Éternel, ton Dieu, s'enflamme contre toi et qu’Il te détruise de dessus de la face de la terre. (Le Texte Massorétique de Jewish Publication Society of America, ci-après mentionné comme MTV).

 

Ici, le sixième principe du premier commandement est la crainte de Dieu ou la jalousie de Dieu dépendant de la perspective dans laquelle l'activité est considérée. Le point central est qu'il n'y a pas d'autre loi-ordre que celle établie par Dieu. Ainsi, le Christ ne pouvait pas abolir la loi puisqu’il était une image du Dieu invisible et, par conséquent, en ayant l'Esprit Saint il participait à la nature divine et ne pouvait émettre aucune autre instruction que celle qui lui a été transmise à partir de la nature de Dieu à travers l'Esprit Saint. Rushdoony dit :

 

Ainsi, le sixième principe est la jalousie de Dieu. C'est un fait d'une importance capitale. Le peuple choisi est averti comme il occupe et possède une terre riche où il n'a pas développé, de peur qu'il oublie Dieu, qui l’a délivré et l’a fait prospérer. En voyant la richesse qui provient d'une culture hostile à Dieu, le peuple de l'alliance de Dieu sera tenté d'y voir d'autres moyens pour la réussite et la prospérité que le Seigneur. La tentation sera "d'aller après d'autres dieux ... les dieux du peuple des alentours." C'est à croire qu'il y a une autre loi-ordre que l’ordre de Dieu ; c'est d'oublier que le succès et la destruction des Cananéens était comme l'œuvre de Dieu. Cela est la provocation de la colère et de la jalousie de Dieu. Le fait que la jalousie soit associée à plusieurs reprises avec la loi et invoquée par Dieu dans l’octroi de la loi est d'une importance capitale dans la compréhension de la loi. La loi de Dieu n'est pas une loi aveugle, impersonnelle et une loi mécaniquement opérative. ... Mais le Dieu jaloux empêche le triomphe soit de Canaan, soit d’un Israël apostat ou une église apostate. Sans un Dieu jaloux, personnel, aucune justice n'est possible. (ibid., pp. 24-25)

 

L'hypothèse qui est souvent faite à partir de ce principe est que la puissance et le nombre constituent l'Église de Dieu. Cette hypothèse est incorrecte. Le triomphe de l'Église de Dieu est à la résurrection au retour du Messie pour le règne millénaire. C'est pour cette raison que le système trinitaire, et plus spécifiquement l'Église Catholique doit s’allouer à elle-même la fonction de la véritable Église sous le règne du Christ aujourd'hui, quand clairement ce n'est pas ainsi selon les Écritures. L’Écriture présente une fausse église d’une grande puissance sous un système mondial gouverné par Satan et le pouvoir de la bête. Cette église (représentée par le terme femme) est ivre du sang des saints et des martyrs (Apoc. 17:1-6). Ce système existe dans et s’accommode au monde régi par le dieu de ce monde (2Corinthiens 4:4) et le prince de la puissance de l'air (Éphésiens 2:2).

 

La bénédiction de l’Israël de l’Alliance procède à la nation par droit d'aînesse et est maintenue par les individus au sein de la nation qui adhèrent à la foi. Cela était évident dès le XVème siècle que peut-être la moitié de l'Angleterre a été Unitarienne en privé au cours de la Réforme et même la Divinité est identifiée par plusieurs au sein des structures trinitaires en termes unitariens. Pour cette raison, Dieu a protégé Israël Son élue indépendamment de la suppression de la vérité théologique dans de nombreux domaines.

 

Le Septième Principe : Dieu ne peut être tenté

 

Le septième principe, qui découle du Shema est celle de tenter Dieu. Ceci est distinct du concept de tester Dieu dont Il dit spécifiquement de faire en ce qui concerne la dîme (Malachie 3:10). La dîme est spécifiquement liée au premier commandement, et, bien exposée séparément en tant que doctrine, elle est déterminée par l’adoration du seul vrai Dieu. Donner la dîme à un système apostat, c’est adorer un faux dieu et est une infraction du premier commandement (cf. l'étude La Dîme (No. 161)).

 

Un septième principe qui découle du Shema Israël est déclaré dans Deutéronome 6:16-19 :

 

Tu ne tenteras pas l'Éternel, ton Dieu, comme vous l’avez tenté à Massa. Tu garderas diligemment les commandements de l'Éternel, ton Dieu, et Ses témoignages et Ses statuts, qu’Il t'a commandé. Et tu feras ce qui est droit et bon aux yeux de l'Éternel, que cela puisse être bien avec toi et que tu entres en possession du bon pays que l'Éternel a juré à tes pères, de repousser tous tes ennemis de devant toi, comme l'Éternel a parlé (MTV).

 

C'est ce que Satan a essayé d’inciter Jésus à faire : de tester Dieu, de mettre Dieu à l'épreuve. Israël a tenté Dieu à Massa en soulevant la question : "L'Éternel est-il parmi nous ou non ? " (Ex. 17:7).

 

L’adoration de Jéhovah non seulement empêche toute idolâtrie, ce que le Seigneur en tant qu’un Dieu jaloux ne supportera pas (voir à Exode. xx.5) mais punira par la destruction de la terre ("la face de la terre", comme dans Exode xxxii.12) : mais cela exclut aussi de tenter le Seigneur par des murmures incrédules contre Dieu, s'Il n’enlève pas toute sorte de détresse immédiatement, comme le peuple avait déjà péché à Massa, c'est à dire, à Rephidim (Ex xvii. 1-7). (Keil et Delitzsch, op. cit., III, 325 f.) 

 

Ce septième principe interdit donc le test incrédule de Dieu : la loi de Dieu est le test de l'homme et, par conséquent, l'homme ne peut pas prétendre être dieu et mettre Dieu et Sa loi-parole à l’essai. Une telle démarche est une suprême arrogance et un blasphème, c'est le contraire de l'obéissance car c’est l'essence de la désobéissance à la loi. Par conséquent, cela est opposé à l’observation diligente de la loi. Cette obéissance est la condition de la bénédiction : c'est la terre de conquête et de possession, en termes de laquelle le peuple de l’alliance de Dieu, Son peuple-de-la-loi, entre dans son héritage. (ibid., pp. 26-27)  

 

Le premier commandement est donc central à la foi et sur ce commandement dépendent les autres commandements et les ordonnances. Jacques était capable de réaliser toute l'argumentation par le biais de postuler que la violation d'un entraîne la violation de tous les commandements. Cela était étendu ensuite à l’acception de personnes étant une attaque directe à la loi. La nécessité pour les œuvres dans la foi sous la loi est un objectif central de l'épître de Jacques. Cela est dénigré par les théologiens à cause de ce message.

 

Jacques 2:1-26 Mes frères, que votre foi en notre glorieux Seigneur Jésus-Christ soit exempte de toute acception de personnes. 2 Supposez, en effet, qu’il entre dans votre assemblée un homme avec un anneau d’or et un habit magnifique, et qu’il y entre aussi un pauvre misérablement vêtu ; 3 si, tournant vos regards vers celui qui porte l’habit magnifique, vous lui dites : Toi, assieds-toi ici à cette place d’honneur ! Et si vous dites au pauvre : Toi, tiens-toi là debout ! Ou bien : Assieds-toi au-dessous de mon marchepied ! 4 ne faites-vous pas en vous-mêmes une distinction, et ne jugez-vous pas sous l’inspiration de pensées mauvaises ? 5 Ecoutez, mes frères bien-aimés : Dieu n’a-t-il pas choisi les pauvres aux yeux du monde, pour qu’ils soient riches en la foi, et héritiers du royaume qu’il a promis à ceux qui l’aiment ? 6 Et vous, vous avilissez le pauvre ! Ne sont-ce pas les riches qui vous oppriment, et qui vous traînent devant les tribunaux ? 7 Ne sont-ce pas eux qui outragent le beau nom que vous portez ? 8 Si vous accomplissez la loi royale, selon l’Écriture : Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien. 9 Mais si vous faites acception de personnes, vous commettez un péché, vous êtes condamnés par la loi comme des transgresseurs. 10 Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous. 11 En effet, celui qui a dit : Tu ne commettras point d’adultère, a dit aussi : Tu ne tueras point. Or, si tu ne commets point d’adultère, mais que tu commettes un meurtre, tu deviens transgresseur de la loi. 12 Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté, 13 car le jugement est sans miséricorde pour qui n’a pas fait miséricorde. La miséricorde triomphe du jugement. 14 Mes frères, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ? 15 Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour, 16 et que l’un d’entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez ! Et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ? 17 Il en est ainsi de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même. 18 Mais quelqu’un dira : Toi, tu as la foi ; et moi, j’ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres. 19 Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi, et ils tremblent. 20 Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est inutile ? 21 Abraham, notre père, ne fut-il pas justifié par les œuvres, lorsqu’il offrit son fils Isaac sur l’autel ? 22 Tu vois que la foi agissait avec ses œuvres, et que par les œuvres la foi fut rendue parfaite. 23 Ainsi s’accomplit ce que dit l’Écriture : Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice ; et il fut appelé ami de Dieu. 24 Vous voyez que l’homme est justifié par les œuvres, et non par la foi seulement. 25 Rahab la prostituée ne fut-elle pas également justifiée par les œuvres, lorsqu’elle reçut les messagers et qu’elle les fit partir par un autre chemin ? 26 Comme le corps sans âme est mort, de même la foi sans les œuvres est morte. (LSG)

 

Le deuxième grand Commandement de l'Amour du Prochain se fonde également sur l'obéissance à la loi. Ainsi, l'idée maîtresse de l'enseignement de Jésus-Christ est fondée sur la loi de Dieu. Celle-ci est la loi parfaite de liberté (Jacques 1:25). L’Acception de personnes est un péché et une violation de la loi et de la volonté de Dieu (Jacques 2:9) aussi sûrement que le sont l'idolâtrie et la sorcellerie (cf. l'étude Le Deuxième Grand Commandement (No. 257)).

 

Satan avait fait acception de personnes dans son accusation contre les frères et l'humanité. Ainsi, l'activité des démons commence par une violation du premier commandement et se poursuit dans la violation de la loi tout entière. Ceux qui enfreignent ou diminuent la loi et enseignent aux autres à faire de même sont coupables de péché et font le travail de l'adversaire. Pour cette raison, ils sont considérés comme les moindres dans le Royaume des Cieux (Matthieu 5:17-20).

 

Matthieu 5:17-20 Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. 18 Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. 19 Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. 20 Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux. (LSG)

 

La capacité à entrer dans le Royaume des Cieux est fondée sur la résurrection. La capacité de ces faux docteurs est donc réduite et ils sont envoyés à la Deuxième Résurrection où ils peuvent être ré-enseignés. Seuls ceux qui gardent les commandements de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ peuvent entrer dans la Première Résurrection en tant que des saints ayant droit à l'arbre de vie (Apoc. 12:17 ; 14:12 ; 22:14 KJV).

 

Si vous pensez qu'il n’y a qu’un seul Dieu vous faites bien. Satan et les démons savent qu'il n’y a qu’un seul vrai Dieu et ils tremblent (Jacques 2:19). Le but des démons est de tromper autant que possible de sorte que peu de personnes entrent dans le Royaume et que le plan soit frustré. Satan a enfreint le Premier Commandement et tente d'atténuer sa position en trompant les autres et justifiant ainsi les démons dans leur activité. Adorez Dieu et servez-le Lui seul (Matt. 4:10).

 

Matthieu 4:10 Jésus lui dit : Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul. (LSG)

 

Il n'y a qu'un Seul Vrai Dieu, Éloah, et Jésus-Christ est le fils qu'Il a envoyé pour nous (Prov. 30:4-5 ; Jean 17:3 ; 1Jean 5:20). Le Christ est le commencement de la création de Dieu (Apoc. 3:14) et est fidèle à Celui qui l’a fait (SGD 4160 poieo) (Héb. 3:2). Le mot signifiant fabriquer ou faire est rendu ici nommé pour obscurcir le texte. Il était soutenu pour être fabriquer au Concile de Nicée. Éloah seul est immortel et aucun homme ne l'a jamais vu ni ne peut le voir (Jean 1:18 ; 1Tim 6:16). Tu n'auras pas d'autres élohim devant Lui (Exode 20:2-3; Deut 5:6-7).

 

Exode 20:2-3 Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude. 3 Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. (LSG)

 

q