Christian
Churches of God
[117]
L’Esprit Saint
(Édition 4.0
19940515-20010527-20120528-20150524)
L'Esprit Saint
fait l’objet d’une analyse approfondie. Les controverses doctrinales
originelles concernant l'action de l'Esprit, ainsi
que son application
dans les deux Testaments, y sont examinées. Il y est démontré que l’Esprit
est une puissance de Dieu et non une personne. Le
mode d'opération de l'Esprit est ainsi identifié comme le facteur
déterminant permettant aux Élus de devenir elohim ou theoi,
comme le soutenait l’Église primitive et comme l’affirme Zacharie 12:8.
Cette étude est fondamentale pour la compréhension de la Divinité.
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L’Esprit Saint [117]
L’Observance de la Pentecôte
À la Pentecôte, il convient d’examiner un
certain nombre de questions. Le deuxième chapitre du livre des Actes permet
de dégager plusieurs observations fondamentales, propres à mettre en lumière
la manière correcte de célébrer la Pentecôte.
Actes 2:1-21 1 Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble
dans le même lieu. 2 Tout à coup il vint du ciel un bruit comme
celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient
assis. 3 Des langues, semblables à des langues de feu, leur
apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux.
4 Et ils furent tous remplis du Saint Esprit, et se mirent à
parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.
5 Or, il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux,
de toutes les nations qui sont sous le ciel. 6 Au bruit qui eut
lieu, la multitude accourut, et elle fut confondue parce que chacun les
entendait parler dans sa propre langue. 7 Ils étaient tous dans
l'étonnement et la surprise, et ils se disaient les uns aux autres : Voici,
ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ? 8 Et
comment les entendons-nous dans notre propre langue à chacun, dans notre
langue maternelle ? 9 Parthes, Mèdes, Élamites, ceux qui habitent
la Mésopotamie, la Judée, la Cappadoce, le Pont, l'Asie, 10 la
Phrygie, la Pamphylie, l'Égypte, le territoire de la Libye voisine de
Cyrène, et ceux qui sont venus de Rome, Juifs et prosélytes, 11
Crétois et Arabes, comment les entendons-nous parler dans nos langues des
merveilles de Dieu ? 12 Ils étaient tous dans l'étonnement, et,
ne sachant que penser, ils se disaient les uns aux autres : Que veut dire
ceci ? 13 Mais d'autres se moquaient, et disaient : Ils sont
pleins de vin doux. 14 Alors Pierre, se présentant avec les onze,
éleva la voix, et leur parla en ces termes : Hommes Juifs, et vous tous qui
séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l'oreille à mes paroles !
15 Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c'est la
troisième heure du jour. 16 Mais c'est ici ce qui a été dit par
le prophète Joël : 17 Dans les derniers jours, dit Dieu, je
répandrai de mon Esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles
prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront
des songes. 18 Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans
ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront. 19
Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas
sur la terre, Du sang, du feu, et une vapeur de fumée ; 20 Le
soleil se changera en ténèbres, Et la lune en sang, Avant l'arrivée du jour
du Seigneur, De ce jour grand et glorieux. 21 Alors quiconque
invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. (LSG)
Ce texte comporte plusieurs éléments
notables. Nous examinerons tout d’abord le verset 1.
Actes 2:1 Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même
lieu. (LSG)
Ce passage établit clairement qu'il y a une
assemblée obligatoire de l'Église lors de la Pentecôte. Il s’agit d’une Fête
solennelle pour laquelle il nous est ordonné de nous déplacer afin de se
réunir « d'un commun accord en un même lieu ». Il ne saurait donc être
question de célébrer cette solennité à domicile. Dieu exige notre présence à
la Fête de la Pentecôte, au lieu qu’Il aura choisi, selon les mêmes
modalités que les deux autres fêtes de pèlerinage
— à savoir la Pâque et la Fête des Tabernacles. Lors de ces occasions, nul
ne doit se présenter devant Dieu les mains vides (Deut. 16:16).
La version KJV de la Bible précise : Quand
le jour de la Pentecôte fut entièrement venu. En d'autres termes, la
fête de la Pentecôte revêt une double dimension : elle englobe à la fois le
Sabbat et le Jour de la Pentecôte lui-même. Dès que ce jour fut pleinement
arrivé, ils étaient tous rassemblés. Il en découle que leur rassemblement en
vue de la Fête de la Pentecôte devait déjà commencer dès le Sabbat. Cette
notion renvoie probablement au concept du second Sabbat après le premier
(Sabbaton
deuteroproton) mentionné en Luc 6:1.
C’est précisément parce que l'Église observa
correctement la Pentecôte – sa première célébration en tant qu'Église – que
l'Esprit Saint entra en eux avec une grande puissance. Ils furent alors
capables de parler en des langues, de parler de façon prophétique, et
d’utiliser l'Esprit Saint — ou de se laisser utiliser par lui. On peut
raisonnablement en conclure qu'une observance incorrecte de la Pentecôte —
résultant d’un manque d'obéissance et de ferveur spirituelle — limite la
capacité de l'Église à être pleinement employée par l'Esprit Saint.
Lorsque les disciples commencèrent à parler
en langues et à être utilisés par l'Esprit Saint, certains des Juifs
présents, venus de l’étranger, crurent qu'ils étaient ivres. Pierre leur
répondit : “ce n'est que la troisième heure du jour” (v. 15). Cette
précision temporelle nous révèle le moment où le service de la Pentecôte a
débuté. La troisième heure du jour correspond à 9h00 du matin. Par
conséquent, le service de la Pentecôte doit impérativement commencer à 9h00.
Dès lors, il nous incombe de prendre
toutes les dispositions nécessaires pour que chacun soit sur les lieux dès
le jour du Sabbat, de manière à pouvoir célébrer le service de la Pentecôte
à 9h00 précise.
Qui ou qu'est-ce donc cet Esprit Saint qui a
rempli l'Église lors de la Pentecôte ? Quelle est sa relation avec Dieu ?
Article Préliminaire
Nous avons déjà examiné les deux premiers
aspects des concepts inhérents à la Divinité, à savoir celui de Dieu le Père
et celui de Jésus Christ en tant que Fils de Dieu. Il ressort de la première
section de notre Déclaration des Croyances (Les
Dépositions des Croyances de la Foi Chrétienne) que Dieu le Père est, à
proprement parler, l’Unique Véritable Dieu, que Jésus Christ est le Fils de
Dieu, et que cette compréhension constitue la
condition sine qua non
à la vie éternelle (Jean 17:3).
Dieu, le Père
La Déité Suprême de l'univers est Dieu. Il
est le Tout-Puissant, le Créateur et le Pourvoyeur des Cieux, de la terre et
de tout ce qu'ils contiennent (Genèse 1:1 ; Néh. 9:6 ; Psaume 124:8 ; Ésaïe
40:26,28 ; 44:24 ; Actes 14:15 ; 17:24,25 ; Apoc. 14:7). Lui seul est
immortel (1Tim. 6:16). Il est notre Dieu et notre Père, ainsi que le Dieu et
Père de Jésus Christ (Jean 20:17). Il est le Dieu Très-Haut (Genèse 14:18 ;
Nom. 24:16 ; Deut. 32:8 ; Marc 5:7) et est l'Unique Véritable Dieu (Jean
17:3 ; 1Jean 5:20).
Jésus, le Fils de Dieu
Jésus est le premier engendré (prototokos)
de la création (Col. 1:15) et, par conséquent le commencement (archè)
de la création de Dieu (Apoc. 3:14). Il est le seul (monogene) Fils né de
Dieu (Matt. 3:17 ; Jean 1:18 ; 1Jean 4:9), conçu de l'Esprit Saint et né de
la vierge Mariam (incorrectement appelée Marie en français) (Luc 1:26-35).
Il est le Christ ou Messie (Matt. 16:16 ; Jean 1:41), envoyé par Dieu pour
être notre Sauveur et notre Rédempteur (Matt. 14:33 ; Jean 8:42 ; Éph. 1:7 ;
Tite 2:14).
À la lumière de ces concepts, nous sommes
alors confrontés à la réalité et à l'opération (action) de l'Esprit Saint.
Les trinitaires le définissent avec le Père et le
Fils comme trois personnes constituant les hypostases de Dieu,
en s'appuyant sur des concepts philosophiques grecs. Les origines de ces
concepts au sein du christianisme sont examinées dans les documents
intitulés
L’Archè
de la Création de Dieu en tant qu’Alpha et Oméga (No. 229),
L’Usage
du Terme Hypostase (No. 230),
Les
Origines de Noël et de Easter/Pâques (No. 235).
Le concept du modèle babylonien, qui a
infiltré le système orthodoxe, constitue une imposture absolue. Comme le
Christ l'avait indiqué, cette conception a pénétré l'Église de Dieu dans les
derniers jours. Christ a tenu ces propos précisément pour démontrer qu'il
était le commencement (archè)
de la création de Dieu.
Les premières influences quasi-gnostiques au
sein du Christianisme, débutant avec Clément, sont examinées dans le
document
L’Archè
de la Création de Dieu en tant qu'Alpha et Oméga (No. 229).
Nous constatons que Clément était dans le vrai en affirmant que Dieu était
le véritable
archè, dans la mesure où
Il a créé par Sa volonté, et que c’est par Sa volonté que toutes les choses
furent créées (Apoc. 4:11). Dieu est donc le Créateur, tandis que le Christ
fut l'instrument de la création de cet âge et en fut le commencement (voir
ci-dessus).
L'idée selon laquelle la sagesse divine est
le conseiller de Dieu et le premier des êtres créés par Lui est, selon
l’auteur Salvatore Lilla (Clement of Alexandria, Ch. III, Oxford
University Press, 1971, pp. 192-230), caractéristique de la philosophie
judéo-alexandrine de l’époque antérieure à Philon. Ainsi, les Juifs
d’Alexandrie comprenaient que la sagesse constituait le premier des éléments
créés par Dieu. Elle procédait donc de Dieu, la Parole de Dieu venant
ensuite à l'existence et étant unie à Dieu par la sagesse en tant qu’Esprit
Saint. Il s’agit de la
Sophia du livre de
l'Ecclésiastique (Siracide) 1:4 et de la première entité créée mentionnée en
Proverbes 8:22. Le livre de
la Sagesse de Salomon 9:9 démontre qu'elle aide ou assiste Dieu dans l’acte
de création. La Genèse, quant à elle, se réfère à l'Esprit de Dieu dans
Genèse 1:2. Les auteurs antérieurs à l’époque de Christ ont interprété de
manière incorrecte cet aspect de la
puissance de Dieu comme s’il s’agissait d’une personne à part entière,
et cette erreur s’est perpétuée jusqu'à nos jours sous la forme du concept
selon lequel l'Esprit Saint serait une personne. Telle est l'origine de
l'erreur.
L'Esprit était, logiquement, la
première émanation de Dieu,
car la génération de Christ et des autres elohim rendait nécessaire
la mise en place préalable d’un mécanisme permettant leur intégration à
Dieu, afin de maintenir un Monothéisme absolu en tant que tout unifié. Dieu
est le centre de tous les êtres. Tous les êtres de l'Armée [céleste] sont
liés à Lui par l'Esprit Saint. C'est par l'intermédiaire de l'Esprit que la
nature de Dieu est transmise à tous les êtres
— tant au Christ qu’au reste des Élus — et,
ultimement, à l’ensemble de l’humanité. Tel est le mécanisme en œuvre, et à
moins de comprendre ce processus, il est impossible de saisir réellement
l'action de l'Esprit Saint. Ce mécanisme opère parce que la loi de Dieu
émane de la bonté inhérente (immanente) et permanente de la nature divine.
Par conséquent, ce système ne saurait être binitarien, puisqu’il existe une
centralité ultime de la bonté, et cette bonté, c'est Dieu. Dans Marc 10:18,
Christ a dit : “Pourquoi m'appelles-tu bon ? Personne n’est bon, si ce
n’est Dieu seul,” en raison même de cette logique de la centralité
ultime
de la bonté. Nous ne pouvons adopter un système
dithéiste
; la raison et la logique s’y opposent.
La
loi de Dieu émane de la bonté immanente de Sa nature
La loi de Dieu procède de la nature même de
Dieu et, par conséquent, elle subsiste à jamais, car Dieu Lui-même est
immuable, étant essentiellement bon en tant que centre de la bonté ultime.
Ce sujet est examiné dans les documents
Le Gouvernement de Dieu (No. 174),
L'Amour
et la Structure de la Loi (No. 200)
et aussi
La
Distinction dans la Loi (No. 096).
La bonté de Dieu conduit chacun de nous à se
repentir (Rom. 2:4). La nature de Dieu est d’une bonté immuable. L'Armée
céleste participe à Sa nature. Ainsi, ses membres deviennent constants dans
la nature divine et dans la bonté divine. C’est en ce sens que le Christ est
le même hier, aujourd'hui et pour les âges (aioonas)
(Héb. 13:8). Les Élus, en participant à la nature divine (2Pierre 1:4),
deviennent membres ou intègrent un sacerdoce divin, celui de Melchisédek,
qui est intransmissible (aparabaton)
ou immuable pour l'âge (aioona)
(Héb. 7:24). Christ est en mesure de sauver parfaitement ceux qui
s'approchent de Dieu à travers lui (voir Héb. 7:25 dans
l'Interlinéaire grec-anglais de Marshall). Cependant, il n'est ni l'objet d’adoration, ni le
Dieu qui commande par Sa propre volonté (voir le document
Le Dieu
que Nous Adorons (No. 002)).
Nous ne souscrivons pas à la structure
dithéiste. Nous nous approchons de Dieu par Christ, et c'est ainsi que nous
sommes sauvés.
L'ensemble de ces Écritures est soit ignoré, soit interprété de manière
erronée par les Binitaires ou
les Dithéistes.
La loi de Dieu doit être recherchée par la
foi et non par les œuvres (Rom. 9:32). Nous sommes sous une Nouvelle
Alliance dans laquelle le Seigneur établit Ses lois dans notre esprit et les
inscrit sur notre cœur. Il
est notre Dieu, et nous
sommes Ses serviteurs ; nous
Lui rendons un culte en
observant Ses lois dans notre propre nature (Héb. 8:10-13). Nous n'observons
pas les lois parce qu'elles sont écrites. Nous ne les observons pas non plus
par crainte d’une punition. Les Élus en viennent au point où ils désirent
les observer parce qu'ils se sont tellement imprégnés de la nature de Dieu
par l'Esprit Saint que celui-ci guide chacun de leurs pas, un après l'autre,
dans l’obéissance à la loi. C’est uniquement par l'Esprit Saint que nous les
suivons sans contrainte, car l'esprit humain (l'esprit charnel) est hostile
ou inimitié envers Dieu. Ce n'est pas un cliché : L'esprit humain tend
simplement à suivre des voies contraires à la bonté naturelle de Dieu.
L'Esprit Saint est le moyen par lequel nos esprits sont convertis. Dès lors,
nous suivons Dieu par désir, parce que Sa nature vit en nous et qu’il
devient ainsi lors contraire à notre nature de pécher. Qu'est-ce donc que
l'Esprit Saint ?
L’Esprit Saint
L'Esprit Saint (Actes 2:4) est cette essence
ou cette puissance de Dieu que le Christ a promis d'envoyer aux Élus (Jean
16:7). Il ne s’agit pas d’une personne, mais de l’extension active de la
puissance vivante de Dieu. C'est le moyen par lequel nous devenons
participants de la nature divine (2Pierre 1:4), en étant remplis de l'Esprit
Saint (Actes 9:17 ; Éph. 5:18), et par là même,
tous Fils de Dieu (Job
1:6 ; 2:1 ; 38:7 ; Rom. 8:14 ; 1Jean 3:1-2) et cohéritiers avec le Christ
(Rom. 8:17 ; Gal. 3:29 ; Tite 3:7 ; Héb. 1:14 ; 6:17 ; 11:9 ; Jacques 2:5 ;
1Pierre 3:7).
L’Esprit est accordé par Dieu à ceux qui le
Lui demandent (Luc 11:9-13) et qui Lui obéissent, demeurant en ceux qui
observent les commandements de Dieu (1Jean 3:24 ; Actes 5:32). Les saints
sont précisément ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui gardent
le témoignage de Jésus Christ (Apoc. 12:17 ; 14:12).
D’après Job 38:7, il existait des fils de
Dieu avant la fondation du monde. Jésus Christ n'était pas l’unique fils de
Dieu avant la fondation du monde ; ils étaient nombreux. De même, il n'était
pas non plus l’unique Étoile du Matin avant la fondation du monde — il y en
avait une multitude.
« Il y a beaucoup d'appelés, mais peu d’élus
», car Dieu fait la promesse que si nous le Lui demandons, Il nous donnera
Son Esprit Saint. Il a accordé Son Esprit Saint à des millions de personnes.
Nombre d'entre elles ont simplement échoué, ayant été appelées mais non
élues. Selon la terminologie biblique, elles sont retournées comme des
chiens à leur propre vomi et ont piétiné l'Esprit Saint. De tels individus
sont relégués à la Deuxième Résurrection. Mais ils ne sont pas pour autant
tenus pour responsables, car il était connu à l'avance qu'ils agiraient de
la sorte (voir aussi le document
L'Erreur
de la Troisième Résurrection (No. 166)).
Ils n'étaient ni préordonnés ni prédestinés. Les prémices de l'Esprit Saint
ne leur ont pas été accordées selon Romains 8:23. L'Esprit leur a bien été
donné, mais ils s'avèrent incapables de persévérer dans la foi.
L'Esprit Saint est le
consolateur qui conduit les
serviteurs de Dieu dans toute la vérité (Jean 14:16,17,26) (voir le document
La Vérité
(No. 168)). Notre capacité à comprendre toute la vérité
dépend de notre relation avec Dieu par l'Esprit Saint. C'est uniquement en
développant notre relation avec Dieu par l'Esprit Saint que nous pouvons
comprendre la Bible ; autrement, elle ne demeure qu'un ensemble de mots.
Beaucoup de gens ne la comprennent pas parce qu’ils ne développent pas leur
relation avec l'Esprit Saint. Il ne s'agit pas seulement d'une question de
puissance : l'Esprit Saint est un Esprit de puissance, et il se manifestera
en nous dans les Derniers Jours comme un esprit de puissance, de bon sens
(sagesse) et de compréhension de la vérité. Pour beaucoup de gens, la Bible
n’est faite que de simples mots parce qu’ils ne font pas preuve d’obéissance
et de progression dans l'Esprit Saint.
C'est uniquement par l'Esprit Saint que
Pierre a pu formuler sa déclaration (cf. Matt. 16:13-17). C'est pourquoi
Christ lui a déclaré : “Tu es heureux, Simon, fils de Jonas”. Il
avait compris parce que l'Esprit Saint lui en avait donné l'intelligence.
Nous ne pouvons blâmer quiconque ne possède pas l'Esprit de Dieu.
Le fait est que certaines personnes ne sont pas appelées et qu'il ne leur
est pas donné de comprendre. Nous devrions prier pour elles et ne pas leur
en tenir rigueur.
Les dons de l'Esprit Saint sont énumérés dans
1Corinthiens 12:7-11, et ses fruits sont décrits dans l'épître aux Galates
5:22-23 (voir le document
Le Fruit
de l'Esprit Saint (No. 146)).
Ils ne sont pas donnés avec mesure, comme l’indiquent Jean 3:34 (RSV) et
Romains 12:6. C'est par ce moyen que Dieu pourra finalement devenir « tout
en tous », selon 1Corinthiens 15:28 et Éphésiens 4:6. Les dons et les fruits
de l'Esprit Saint ne se transmettent pas par l'intermédiaire d'un ministère
et ne se concentrent pas au sein d'une structure hiérarchique. Certains
individus possèdent un don de discernement des esprits, d’autres celui de
compréhension, d'interprétation ou d'enseignement ; certains ont des dons de
guérison ; d'autres encore possèdent une foi capable de déplacer des
montagnes, bien plus que quiconque placé à des postes administratifs. C’est
une réalité que l'Église n'a pas comprise dans le cadre d'un gouvernement
hiérarchique. Le gouvernement hiérarchique détruit la capacité de comprendre
les opérations de Dieu.
Les Trinitaires affirment que l'Esprit Saint
est la troisième personne d'une Divinité fermée. Cette affirmation est
fausse. Cet enseignement vise à limiter la capacité de l'Esprit Saint à
s'étendre à nous, pour faire de nous des
elohim ou theoi.
L'Esprit Saint agit déjà dès avant le
baptême. C’est l'Esprit qui attire les élus vers Dieu par le biais du Christ
(Héb. 7:25). Les prémices de l'Esprit sont accordées à l'individu lors du
baptême, comme l’indique Romains 8:23, qui précise clairement que l'adoption
ne s’accomplit qu’au moment de la rédemption du corps. Ainsi, nous
sommes
nés de nouveau, mais nous continuons à croître quotidiennement
dans l'Esprit en Christ Jésus, jusqu'à ce que nous entrions dans la gloire
de Dieu. L'Esprit Saint est l'Esprit de Vérité (1Jean 4:6 ; 5:6), et en
vivant dans la Vérité en toutes choses, nous grandissons à tous égards en
Christ, qui est notre chef (Éph. 4:15). Nous n'avons pas pour autant
l'obligation de dire toute la vérité en toutes circonstances. Il est parfois
plus courtois de ne pas formuler toute la vérité en toutes choses ; par
exemple, si un aspect d'une personne nous déplaît, il n'est pas
indispensable de le lui exprimer. Il convient de garder certaines choses
pour soi. Elles n'en demeurent pas moins vraies, mais il est peut-être plus
bienveillant de ne pas les exprimer. Il ne s'agit pas là d'un mensonge par
omission, mais de bon sens. Il existe une différence entre le mensonge par
omission et la politesse. En revanche, si nous gardons le silence alors que
la situation exigeait que nous parlions, nous mentons, car nous avons omis
de témoigner. Notre silence équivaut alors à un faux témoignage. C'est un
point capital. L'Esprit Saint est l'Esprit de Dieu (Rom. 8:14) et l'Esprit
de
foi (2Cor. 4:13), qui
sonde tout et connaît tout (1Cor. 2:10-11 ; 12:3 et suiv.).
Ainsi, l'Esprit Saint
n'est pas la composante indépendante d'un Dieu
trinitaire, mais il constitue le moyen par lequel nous devenons
elohim.
Nous ne devenons pas Eloah. Dieu était singulier en tant qu’Eloah.
Nous devenons elohim ou theoi par l'Esprit Saint.
Il s'agit là d'une distinction nécessaire car, sous
l'effet de l'endoctrinement trinitaire, la plupart des gens ne comprennent
généralement pas qu'il y a un seul Dieu, Eloah, et qu'il existe une
famille d'elohim
(voir aussi le document
Psaume 8
(No. 014)).
Ils considèrent comme un blasphème le fait
d’affirmer que nous deviendrons elohim, parce qu’ils ignorent ce que
signifie le terme elohim. Or, la Bible déclare clairement que nous
deviendrons elohim (Zach 12:8). L'Esprit transmet à Dieu une
connaissance intime de nos pensées et de notre être profond, et en retour,
il nous communique les attributs et la nature même de Dieu.
Jean 10:34-35 Jésus leur répondit : N'est-il pas écrit dans votre loi : J'ai
dit : Vous êtes des dieux ? 35 Si elle a appelé dieux ceux à qui
la parole de Dieu a été adressée, et si l'Écriture ne peut être anéantie,
(LSG)
Étant
canalisé par Jésus-Christ en sa qualité de médiateur et d'elohim
intermédiaire,
l'Esprit Saint permet au Christ de nous secourir, de nous enseigner, de nous
consoler, tout en nous rendant aptes à exercer la puissance de Dieu.
L'Esprit accorde à chaque personne les attributs que Dieu désire afin d'en
faire bénéficier le corps tout entier, comme le souligne 1Corinthiens
12:7-11. Dieu nous dote tous d'aspects différents et nous rassemble pour le
bien commun. Chaque personne, placée par Dieu parmi les élus, a une force
particulière que les autres ne possèdent pas nécessairement. Nous
accomplissons tous une tâche que Dieu nous a confiée. Des personnes aux dons
et aux talents variés nous ont été données, et Dieu agit ainsi pour la plus
grande gloire de nous tous. Le corps bénéficie de l'action de chacun d'entre
nous, cependant, nous pouvons éteindre l’action de l'Esprit si,
individuellement, nous ne prenons pas notre part de responsabilité. Nous
nous influençons mutuellement parce que nous ne formons qu'un seul corps.
Ainsi, si nous ne prions pas, si nous ne jeûnons pas et si nous ne
travaillons pas, nous diminuons notre puissance ; et il ne s'agit pas de la
puissance de l'individu, mais de la puissance de Jésus-Christ. Ce n'était
pas Moïse seul qui était assis là avec ses bras levés ; il avait Aaron et
Hur à ses côtés pour lui soutenir les bras. Ce n'est pas Christ non plus qui
accomplit cette œuvre seul. C'est nous tous qui soutenons les bras de Christ
levés, lui qui est le Moïse à venir. Nous devons œuvrer. Si nous ne
travaillons pas, nous n’accomplissons pas autant que nous le pourrions, et
moins de personnes se trouvent exposées à la vérité. Par conséquent, un plus
grand nombre de personnes en pâtit, et notre tâche sera plus difficile lors
de la Deuxième Résurrection. Davantage de personnes sont abîmées, et
l'ensemble de l'œuvre s'en trouve alourdi. De même, les démons reçoivent
nécessairement une sentence plus légère en raison de notre manque de
travail, et non par l'effet de notre miséricorde. Si nous venions à échouer
ultimement, les démons seraient alors totalement justifiés. C'est là tout
l'enjeu de ce combat : la justification des démons, parce qu'ils ont
blasphémé contre l’Esprit Saint.
L'Esprit peut être éteint (1Thess. 5:19)
lorsqu’il est négligé ou attristé (Éph. 4:30) ce qui implique qu’il est
sujet à des gains et des pertes chez les élus. Ainsi, on peut recevoir
l'Esprit, grandir en celui-ci, puis commencer à adopter des pratiques ou à
commettre des péchés qui limitent notre capacité à appréhender les concepts
divins. Ces péchés restreignent notre croissance spirituelle ; et à mesure
que nous péchons, nous diminuons et attristons l’Esprit. L'Esprit nous
quitte dans le péché. Chacun d'entre nous a été amené à traverser ces
processus au cours desquels nous avons conscience d’avoir perdu de la
puissance dans l'Esprit
en raison de ce qui se passe dans notre esprit.
D'après l'épître aux Galates 5:22, le fruit
de l'Esprit Saint est l'amour. C'est là l'aspect majeur de l'Esprit Saint.
Par conséquent, si nous ne nous aimons pas les uns les autres, l'Esprit
Saint n'est pas manifesté. C'est ainsi que l’Esprit Saint se rend visible.
L'amour en est le fruit parce qu’il constitue la nature même de Dieu.
L’amour est une chose positive
qui ne nuit à rien. Il émane de la nature
divine. Les Élus possèdent cet amour envers autrui, lequel devient l'amour
agapè.
Comme nous l'avons vu dans le document
Le
Cantique des Cantiques (No. 145), les Grecs ne comprenaient pas
et, sur le plan philosophique, ne pouvaient peut-être pas
comprendre l'amour agapè. Ce n'était pas un concept grec. Ils connaissaient
l'amour érotique (éros) et l'amour filial (philia),
mais ils ne pouvaient pas saisir les structures fraternelles, car l’agapè
n'est pas un concept grec : il provient du Cantique des Cantiques.
C'est une translittération du mot hébreu 'ahab (awhab'). C'est
de là qu'ils ont tiré le mot agapè. C'est
purement et simplement une translittération. Aujourd'hui encore, les Grecs
ne le comprennent pas dans le cadre de leur philosophie, car ils s'appuient
sur des structures platoniciennes et néoplatoniciennes ; leur système
religieux éprouve des difficultés avec ce concept parce qu'ils s'en
remettent à leur philosophie pour interpréter la Bible.
Ainsi, l'Esprit est le moyen par lequel nous
rendons un culte à Dieu, comme l'indique l'épître aux Philippiens 3:3. Dès
lors, il ne peut pas être Dieu en tant qu'objet d'adoration, et par
conséquent égal à Dieu le Père. Si l’Esprit est le moyen par lequel nous
adorons Dieu le Père, comment pourrait-il lui-même être l’objet de cette
adoration ? C’est là une simple déduction logique. L'Esprit Saint ne peut
pas être à la fois le moyen d’adorer une entité et cette entité elle-même en
propre. L’Esprit Saint ne peut pas nous lier à cette entité, être le moyen
par lequel nous parvenons à l'adorer et à interagir avec elle, tout en étant
cet être lui-même dans un sens distinct, égal et absolu en tant que
personne. Soutenir une telle thèse est une absurdité logique. Cela
reviendrait à adorer le moyen par lequel nous adorons l'objet. Le moyen et
l'objet se confondraient. L'Esprit Saint est en réalité une force qui
investit le Christ de sa puissance.
Dieu fait de Christ un Père éternel
(Ésaïe 9:6 ; cf. aussi le document
Ésaïe 9:6
(No. 224)), un titre parmi les
nombreuses paternités
qui existent dans les cieux et sur la terre (Éph. 3:15). Toutes ces
paternités ou familles tirent leur nom de Dieu le Père, raison pour
laquelle nous fléchissons les genoux devant Dieu le Père en L'adorant (Éph.
3:14-15).
Nous pouvons examiner ce concept dans le
Psaume 89:25. Le Psaume 89 traite du conseil des saints et des êtres saints.
Le verset 25 et les suivants évoquent David, Son serviteur, qui a reçu
l’onction.
Verset 20 : “J’ai trouvé David, mon
serviteur, Je l’ai oint de mon huile sainte”.
Verset 24 : … et par mon nom son autorité
sera exaltée.
Verset 25 : Je mettrai sa main sur la mer, et
sa droite sur les fleuves.
Verset 26 : Lui, il m'invoquera : Tu es mon
Père, mon Dieu et le Rocher de mon salut !
Verset 27 Et moi, je ferai de lui le
premier-né, le plus élevé des rois de la terre.
Le concept de Dieu le Père était connu dans
l'Ancien Testament, mais il s’agit d’un autre concept où le titre de Père,
qui appartenait initialement à Dieu le Père, a été étendue au Christ en
vertu d'Ésaïe 9:6. Il y a plusieurs paternités dans les cieux et sur la
terre (Éph. 3:15) et toutes ces paternités ou familles tirent leur nom
de Dieu le Père, raison pour laquelle nous fléchissons les genoux devant
Dieu le Père pour L'adorer, selon Éphésiens 3:14-15. Nous accomplissons cela
par l'Esprit Saint.
Christ est le premier-né ou le premier
engendré de la création. Car en lui ont été créées toutes les choses qui
sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes,
dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. Le
Christ est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui (Col
1:16-17). Mais c'est Dieu qui l'a produit ou engendré et qui a voulu que la
création existe et subsiste en Christ. Par conséquent, Christ n'est en aucun
cas Dieu dans le sens que Dieu le Père est Dieu et qui seul est immortel
(1Tim. 6:16), existant dans une perpétuité immuable. Ce ne sont pas les
entités qui ont été créées par Christ ici (voir les documents
Le But de
la Création et du Sacrifice de Jésus Christ (No. 160)
et
Le
Gouvernement de Dieu (No. 174)). Dieu crée par Sa volonté, et Christ en
organise la structure.
Les élus ont été appelés hors de ce monde à
une vie de service et de dévouement. Il y a beaucoup d'appelés, mais peu
d'élus (Matt. 20:16 ; 22:14). Les élus sont ceux qui ont été les choisis,
comme Christ a été l’Élu de Dieu (Luc 23:35). Les Élus ont été choisis par
Christ (Jean 6:70 ; 15:16,19) sous la direction de Dieu (1Pierre 2:4). C’est
Dieu le Père qui nous donne à Jésus Christ, ce n’est pas Christ qui nous
sélectionne. Christ ne perdra aucun de tous ceux qui lui ont été donnés par
Dieu le Père. Il nous attire hors du monde sous la direction du Père.
Pour les soutenir, les Élus ont reçu la
compréhension des mystères de Dieu. L’Esprit Saint a été le mécanisme par
lequel l'intelligence des mystères de Dieu et du Royaume de Dieu leur a été
accordée (Marc 4:11). Car c’est la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée,
que nous exprimons (1Cor. 2:7), laquelle est expliquée par les serviteurs de
Dieu (1Cor. 2:7 ; 15:51). En effet, la volonté de Dieu est présentée comme
un mystère (Éph. 1:9) que Dieu a fait connaître à Ses serviteurs
par révélation. De plus, ce mystère est confié à l'intendance du Christ par
le moyen des Élus. Paul a écrit :
Éphésiens 3:2-6 si du moins vous avez appris quelle est la dispensation de
la grâce de Dieu, qui m’a été donnée pour vous. C’est par révélation que
j’ai eu connaissance du mystère sur lequel je viens d’écrire en peu de mots.
En les lisant, vous pouvez vous représenter l’intelligence que j’ai du
mystère de Christ. Il n’a pas été manifesté aux fils des hommes dans les
autres générations, comme il a été révélé maintenant par l’Esprit aux saints
apôtres et prophètes de Christ. Ce mystère, c’est que les païens sont
cohéritiers, forment un même corps, et participent à la même promesse en
Jésus-Christ par l’Évangile. (LSG)
C'est donc l'Esprit qui fait connaître tous
les mystères de Dieu et du Christ, et qui attire les Gentils (païens).
Toutefois, il ne s'agit pas de la loi ; la loi, elle, devient manifeste à
partir de l'Esprit.
L’Esprit au sein du Trinitarisme
Les Trinitaires ont séparé la théologie de la
soi-disant économie du salut dans l'incarnation de Jésus Christ. Le
terme economia signifie, essentiellement, l'incarnation de Jésus
Christ et la façon dont Dieu s'est manifesté à travers l'incarnation de
Jésus Christ. La théologie, quant à elle, consistait en la logique inhérente
à la métaphysique de l'incarnation et à la métaphysique de l'action de Dieu,
c'est-à-dire la structure de l'être (ou de l'existence de Dieu). Comme cela
a été souligné dans le document
Le
Développement du Modèle Néoplatonicien (No. 017),
LaCugna (GOD FOR US The Trinity and Christian Life, Harper, San
Francisco, 1991), en traitant du développement de la doctrine de la Trinité
et de la séparation entre la théologie et le Plan du Salut (ou
sotériologie), telle que révélée dans l’incarnation de Christ, a noté que
les Cappadociens ont orienté la théologie dans une direction qui contribuait
à accentuer davantage la séparation entre l'économie et la théologie. Cette
trajectoire, ou dynamique, a conduit à la :
via négativa de Pseudo-Dionysius et, finalement, à la théologie
de Grégoire de Palamas (Chapitre 6).
Dans l’Occident Latin, au cours de la période qui a immédiatement suivi le
concile de Nicée, des théologiens tels qu'Hilaire de Poitiers et, peut-être
jusqu'à un degré extrême, Marcellus d'Ancyre, ont préservé le lien entre les
hypostases divines et l'économie du salut. Augustin, quant à lui, a inauguré
une approche entièrement nouvelle. Son point de départ n'était plus
la monarchie du Père, mais la
substance divine partagée également par les trois personnes
[c'est l'auteur qui souligne]. Au lieu de s’interroger sur la nature de la
theologia telle qu'elle se révèle dans l'Incarnation du Christ et la
déification par l’Esprit [c'est l'auteur qui souligne], Augustin
s'est mis à rechercher les vestiges de la Trinité présents dans l'âme de
chaque être humain. La quête d'Augustin d'une analogie « psychologique »
pour les relations intratrinitaires allait signifier que, dès lors, la
doctrine trinitaire se préoccuperait des relations « internes » à la
divinité, disjointes de ce que nous connaissons de Dieu à travers le Christ
dans l'Esprit (LaCugna, p.44).
Cela mène inévitablement au Mysticisme (cf.
le document
Le
Mysticisme Chapitre 1 La Propagation des Mystères Babyloniens (No. B7 1)).
L'Esprit est le moyen par lequel nous
devenons Dieu (elohim), tout comme il est le moyen par lequel Christ
est devenu Dieu (elohim). Les Trinitaires sont contraints d'adhérer à
la doctrine de l'immortalité de l'âme, parce qu'ils cherchent la divinité au
sein de l'âme elle-même, et aspirent à devenir égaux à Dieu le Père — ce
qu'ils ne sont pas et ne pourront jamais être, pas plus qu'aucun d'entre
nous. D’après Philippiens 2:6, nous ne cherchons pas à saisir l'égalité avec
le Père, de même que le Christ n'a pas cherché à saisir une quelconque
égalité avec Lui.
Philippiens 2:6 lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme
une proie à arracher d’être égal avec Dieu. (LSG)
La théologie Latine Médiévale s'est inscrite
dans la lignée d'Augustin et a opéré une séparation entre la théologie
proprement dite et l'économie ou la sotériologie (la sotériologie désignant
simplement le plan du salut). L’ensemble de la structure s’est alors
trouvée imprégnée de néo-platonisme et de mysticisme.
Les remarques importantes de LaCugna
soulignent que, à partir d'Augustin, la Monarchie du Père a cessé d'être
primordiale. La Trinité a dès lors postulé la co-égalité. Ce fut la seconde
étape faisant suite à la fausse affirmation de la coéternité. Les
Binitaires/Trinitaires se voient obligés d'affirmer la coéternité — pour
ensuite affirmer la coégalité entre deux êtres. L'Esprit Saint y est alors
inséré sous la forme souhaitée, et ainsi le système bascule pleinement dans
le trinitarisme. La prémisse correcte résidait dans le concept de la
manifestation de la Divinité en chaque individu, à savoir l'action du Père
par le moyen de l'Esprit Saint, lequel émanait de Lui en passant par
Jésus-Christ. C'est la seule chose qu'ils n'ont pas mal comprise.
Cette canalisation par Jésus-Christ permettait au
Christ de guider et de diriger l'individu conformément à la volonté de Dieu,
qui habitait en chacun des élus. Christ n'était pas l'origine de l'Esprit Saint. Il
en était le moniteur/le superviseur intermédiaire. Il agissait pour le
compte de Dieu, comme il avait toujours agi pour et en conformité avec la
volonté de Dieu ; mais il n'était pas le Dieu unique. Les Trinitaires
ont perdu de vue cette réalité, pour autant qu'ils aient un jour
véritablement compris la question. Comme le formule LaCugna :
La théologie du Dieu tripartite semble être ajoutée à la considération du
Dieu unique (p. 44).
Les théologiens grecs ont imposé la théologie
d’un Dieu tripartite (triune). Il s'agit là d'un système antique qui n'a
rien à voir avec la Bible ou le christianisme originel. Ils y ont greffé
cette théologie, ce qui a fondamentalement altéré la compréhension de
l’Esprit Saint et a détruit ou limité notre capacité à appréhender ses
opérations.
Cette doctrine a affecté de manière profonde
la manière dont les chrétiens priaient. Nous ne pouvions plus utiliser
l'Esprit Saint comme moyen par lequel nous adorons Dieu, car celui-ci était
désormais présenté comme un objet d’adoration. Il devient lui-même l'objet
d’adoration. Or, comment pourrions-nous adorer quelque chose qui réside en
nous ? C'est une absurdité logique. Cela s'apparente à du narcissisme. C'est
une forme d'autoadoration (c'est s'adorer soi-même), puisque l'Esprit Saint
demeure en chacun de nous. En d'autres termes, les chrétiens ne priaient
plus le Père seul au nom du Fils, comme la Bible le prescrit (Matt. 6:6,9 ;
Luc. 11:12) en adorant le Père (Jean 4:23), mais ils prient le Père, le Fils
et le Saint-Esprit. C'est la différence fondamentale. Les Trinitaires
seraient tenus de conclure leurs prières par : "nous te demandons cela au
nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit". Ils ne prient pas comme Christ
nous a enseigné à le faire : “Tout ce que vous demanderez au Père en mon
nom vous sera donné”. Nous prions au Père. Notre relation est une
relation personnelle et directe avec le Père, et elle s’établit par l'Esprit
Saint, et nous demandons en invoquant le nom de notre Enseignant, de notre
Seigneur, de notre Maître, de notre Souverain (despotēs), mais nous
ne lui adressons pas de prières et nous ne l'adorons pas
— et cela n’est en rien une impiété.
En outre, les scolastiques ont développé une
métaphysique de la théologie elle-même, mais l’ensemble de cet édifice fut
bâti en faisant abstraction ou en manipulant la Bible. C’est la raison pour
laquelle les trinitaires n’abordent jamais l’intégralité des textes
bibliques relatifs à un sujet donné ; ils traduisent mal et citent de
manière erronée d’autres textes clés, tout en ignorant ceux qu'ils ne
peuvent altérer. Leur système repose en réalité sur le mysticisme et le
platonisme. LaCugna affirme à ce sujet :
Les Cappadociens (ainsi qu’Augustin) sont allés bien au-delà de la
compréhension biblique de l’économie divine en situant la relation de Dieu
au Fils (et à l’Esprit) au niveau
“intra-divin” (p. 54).
Le Dieu Unique existait alors en tant qu’ousia
en trois hypostases distinctes. Nous avons vu que le terme
Platonicien
ousia et le terme
Stoïcien hypostases signifient essentiellement la même chose (voir
les documents
L’Archè
de la Création de Dieu en tant qu'Alpha et Oméga (No. 229)
et
Les Élus
en tant qu'Élohim (No. 001)).
La relégation de l'Esprit au seul niveau
d’opération intradivine implique que les élus ne peuvent jamais participer à
la nature de Dieu de la même manière que Christ y participe. Or, une telle
assertion est contraire aux Écritures. Les élus participent bel et bien à la
nature divine (2Pierre 1:4). La raison pour laquelle une telle idée est
avancée est qu’il s’agit d’une tromperie satanique. Elle vise à rompre notre
relation avec Dieu et à nous empêcher de la développer avec Lui de la même
façon que Christ a développé la sienne par l'Esprit Saint, afin de nous
empêcher d’accéder au statut de cohéritiers avec le Christ. Si nous n'avons
pas la même relation avec Dieu par l'Esprit Saint que celle qu’avait Christ
avec Dieu, nous ne pouvons être cohéritiers avec lui. Le terme « cohéritier
» signifie que nous héritons de la même chose. Comment pourrions-nous être
les cohéritiers de quelqu'un qui posséderait une structure d'être
entièrement différente ? Comment pourrions-nous être cohéritiers avec notre
Dieu ? C'est absurde. Cette pensée a atteint un tel degré au XXe siècle que
le modalisme du IIe siècle a refait surface, même au sein des Églises qui
observent le Sabbat, allant jusqu'à prétendre que Jésus est Dieu — en tant
qu'un seul et unique être. Cette croyance trouve son origine en réalité dans
le culte du dieu Attis.
Dans l'Épître aux Éphésiens 1:22, Dieu a tout
soumis sous les pieds de Christ et l'a institué chef suprême de toutes
choses pour l'Église (c'est à dire en notre faveur). Dieu a ressuscité
Christ :
[…] d’entre les morts, et l’a fait asseoir à sa droite dans les lieux
célestes, au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute
puissance, de toute dignité, et de tout nom qui se peut nommer, non
seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir. Il a
tout mis sous ses pieds, et il l'a donné pour chef suprême à l'Église, qui
est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous. (Éphésiens
1:20-23 (LSG))
Le Christ reçoit ainsi l'autorité sur tout
nom, dans la mesure où le nom lui-même constitue l'autorité. L'autorité sur
toutes choses lui est conférée afin que l'Église puisse accéder à son
héritage par le Christ, en qui habitait corporellement toute la plénitude de
la Divinité (Col. 2:9). Le terme traduit ici par «
Divinité » est theotētos, signifiant l'essence divine ou la condition
d'être Dieu. Or, Thayer précise que la déité (theotēs) diffère de la
divinité (theiotēs) comme l'essence diffère de la qualité ou de
l'attribut (Thayer’s, p. 288). Le sens implique ici que la plénitude de
l'essence de Dieu habitait corporellement en Christ. C'est cette plénitude d'essence qui nous est communiquée afin que tous
les hommes revêtent la nature nouvelle de Dieu (Col. 3:10). Il nous serait
impossible de revêtir cette nature nouvelle à moins qu'un tel mécanisme ne
nous permette de devenir Dieu. Il n'y a dès lors plus ni Juif ni Grec, mais
tous sont Christ, car il est en tous (Col. 3:11). Il fait croître les hommes
par la puissance de l'Esprit Saint afin que, ultimement, Dieu soit tout en
tous (1Cor. 15:28).
Lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même sera
soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit (tout
en tous KJV) (panta en pasin) (voir Interlinear de
Marshall et aussi Col. 3:11 (panta kai en pasin).
Les trinitaires ont entrepris de traduire ce
passage par
« tout pour tous » ou tout pour chacun
(tous) afin d’éviter la conséquence logique de l’essence de Dieu
s’étendant à tous les hommes, comme elle s’est étendue à Christ selon ces
textes. C'est le Christ qui nous remplit de toute la plénitude de Dieu (Éph.
3:19) — la plénitude du Christ étant une
image du Père (Éph. 4:13).
C'est ainsi
que nous devenons une image ou eikon du Père, à l'instar du Christ ;
nous sommes de la sorte enfants de Dieu et cohéritiers du Christ pour le
Royaume de Dieu (Rom. 8:17 ; Jacques 2:5) ; héritiers selon la promesse (Gal. 3:29) du
salut (Héb. 1:14) et ensemble cohéritiers de la grâce (1Pierre 3:7). Nous
sommes cohéritiers de la grâce
avec
Jésus Christ. Par conséquent, la grâce ne procède pas de Jésus-Christ. Elle
procède de Dieu. Cela est fondamental !
Le Fils de Dieu devient à son tour un Père
Éternel (Ésaïe 9:6), en tant que chef de la paternité de la multitude
humaine ; prenant ainsi place aux côtés des autres paternités qui existent
dans les cieux, lesquelles sont nombreuses.
Éphésiens 3:14 À cause de cela, je fléchis les genoux devant le Père, de qui
tire son nom toute famille dans les cieux et sur la terre. (LSG)
Le terme traduit ici par famille est
patria, qui signifie « paternité ». Ainsi, le titre de "père"
— qu'il s'agisse des foyers ou de la maison de Dieu
— est un titre délégué qui exprime la responsabilité ultime qui incombe à
chaque chef à la tête de chaque unité, jusqu'à l’échelle des familles
elles-mêmes.
L'ordre d'autorité va de Dieu au Christ, puis
à l'homme, chef de famille (1Cor. 11:3), qui doit s’acquitter de sa
responsabilité envers sa maisonnée de la même
manière que Dieu le fait envers le Christ et les autres fils de Dieu —
lesquels sont des elohim — et de la façon dont ces elohim, à
leur tour, s'acquittent de leurs responsabilités envers ceux qui leur sont
soumis.
Tout cela s'accomplit par l’Esprit Saint. En tant qu'individus, notre
relation s'établit directement avec Jésus-Christ, et non avec un quelconque
être humain sur cette planète. L'Esprit Saint est la puissance et la force
par lesquelles nous sommes en relation directe avec Dieu, par
l'intermédiaire de Jésus-Christ.
L'Esprit Saint est le mécanisme qui lie
toutes ces entités les unes aux autres et confère à chacun des membres de
l'Armée [céleste] la capacité d'être elohim. Il ne fait aucun doute
que l'Esprit Saint n'est en rien Dieu d'une
manière qui le distinguerait de l'individu et le confinerait à une relation
intradivine entre trois entités. Tous sont Fils de Dieu et, par conséquent,
cohéritiers avec le Christ au même titre. L'adoration de l'Esprit Saint
s'apparenterait, en un sens, à une autoadoration, puisqu'il est le moyen par
lequel Dieu devient « tout en tous ». Dès lors, son culte est logiquement
prohibé en tant qu'autoadoration, dans la mesure où il fait partie de
l'individu lui-même. Il s'agit proprement d'une puissance ou d'un attribut
conféré, et non de Dieu Lui-même. L'Esprit Saint nous confère la capacité
d'être elohim ou theoi. De cette façon, nous devenons
également consubstantiels au Père, tout comme Christ l’est. Ce sujet est
examiné dans le document
Consubstantiel au Père (No. 081).
Le concept de l'Esprit Saint en tant qu’hypostase
de Dieu est un concept grec, qui est analysé dans le document
L’Usage
du Terme Hypostase (No. 230). Sans l’Esprit Saint, nous ne pouvons pas
devenir fils de Dieu.
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