Christian Churches of God

No. Q001D

 

 

Chronologie du Coran Partie II :

Becca et les Quatre Califes Correctement Guidés

 (Édition 2.0 20180611-20191030-20191109)

 

 

Le présent texte traite de l'Islam originel, des Quatre Califes Correctement Guidés, ainsi que du déplacement à partir de Becca et Pétra vers Koufa [Kûfa] et la Mecque sous les Abbassides, lors de la Première Guerre Civile de l'Islam.

 

 

 

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 Chronologie du Coran Partie II : Becca et les Quatre Califes Correctement Guidés [Q001D]

 

 


Introduction

Qu'est-ce que Becca est exactement, où est-elle située, et qui sont les Quatre Califes Correctement Guidés ? Que leur est-il arrivé et qui leur a succédé ? Comment tout cela affecte-t-il l'Islam et qu'est-ce que cela signifie pour la foi aujourd’hui ?

 

Localisation de Becca

Becca était le nom du lieu où se trouvait la Ka’aba. C’est à cet endroit où le grand-père du Prophète a failli être sacrifié à Baal/Hubal, et que s’était établi son clan, les Quraych. Comme nous le verrons, il est matériellement impossible que ce site ait été situé à La Mecque. C'est pourtant là que se trouvait l'Église, et c'est en son sein que le Prophète a été éduqué dans la foi et baptisé. Ce lieu constituait le centre d'un réseau commercial reliant la péninsule Arabique à la Mésopotamie.

 

Le Coran (ou Qour’an) y fut révélé, dans l'enceinte de Becca, puis à Médine après l’Hégire en l’an 622 EC (de notre ère).

 

Les recherches visant à localiser un lieu nommé Becca ont parfois tenté de l'identifier à BakaEn réalité, La Mecque n'était pas un lieu de pèlerinage à l'origine ; le terme hébreu Bekah, qui désigne la pièce d'un demi-sicle utilisée comme offrande, fait référence aux fêtes religieuses. Il ne fait aucun doute que l'Église n'a jamais effectué de pèlerinage à La Mecque, et la Ka’aba était un lieu idolâtre purifié de ses idoles. Quant au mont du Temple, il est resté une décharge publique jusqu'à sa conquête par Omar, qui ordonna son nettoyage. 

 

Après la mort du Prophète et dess Quatre Califes Correctement Guidés, l'une des tentatives ultérieures consista à déplacer la région de Becca loin de Jérusalem pour la situer dans la zone de la famille du Prophète et de leur clan quraychite à Pétra, en attribuant à cette zone le nom de Becca. À l'origine, Bekka se situait à l'ouest de Jérusalem, là où Abraham pria initialement, comme l'expliquent la Sourate 3:96-97 (Q003), et non à l'est de Pétra où se trouvaient les clans d'Ismaël et des Qureychites, adjacents aux fils d'Edom et aux Amalécites. La Ka’aba, en tant que Temple de Baal ou Hubal et des divinités astrales, y était implantée, tout comme le temple de la déesse Al-Lat à l'ouadi Rum. La Mecque fut un substitut post-islamique destiné à relocaliser la Ka’aba et la météorite — centre du culte de Baal/Hubal en Arabie — afin de supplanter la foi des Églises de Dieu.

 

Que s'est-il passé sur le site de La Mecque et quand ce site y a-t-il été établi ? Quelle en était la signification ? Comment pouvons-nous reconstituer l'histoire de ces événements ? Examinons la question.

 

L’Orientation et direction de la prière dans l’Islam

On suppose généralement que, parce que les musulmans se tournent vers La Mecque pour prier, il en a toujours été ainsi. Cela est absolument faux. Jusqu'à récemment, tous les spécialistes de l'Islam s'accordaient à dire que la foi Islamique originelle était tournée vers Jérusalem et n’était pas du tout orientée vers La Mecque.

 

De plus, on présume que le pèlerinage se faisait à La Mecque et que la lapidation de Satan ainsi que les circonambulations autour de la Ka’aba s'y sont toujours déroulées. Il semble que ce ne soit pas le cas, et que ces rites s'accomplissaient à Pétra.

 

L'orientation vers Jérusalem fut uniforme sous le Prophète, puis plus tard sous les Quatre Califes Correctement Guidés, et à travers le Califat Omeyyade à Damas, jusqu'à la guerre civile contre les Abbassides.

 

Le Prophète mourut le 8 juin 632 à Médine, en Arabie. Quatre califes successifs, qu'il avait lui-même formés, lui succédèrent :

·        Abu Bakr. Le premier calife, était Abu Bakr, qui a régné de 632-634 EC (de notre ère) et ensuite

·        Umar ibn al-Khattab. ...

·        Othman ibn Affan. ...

·       Ali ibn Abi Talib. 13 septembre 601 – 29 janvier 661), cousin et gendre du Prophète.

Ces quatre dirigeants furent appelés les Califes Rashidun (bien guidés) et ont régnèrent pendant 30 ans. Leur dynastie, les Omeyyades, installée à Damas, conserva le pouvoir jusqu'à ce qu’elle soit renversée en l’an 750 EC (de notre ère) par les Abbassides. Du fait qu’ils ont été formés par le Prophète et qu’ils suivaient les Écritures et le Coran (ou Qour’an), les quatre premiers ont été appelés les Quatre Califes Correctement Guidés. La branche militaire des pseudo-islamistes se retourna contre les éléments convertis de la foi, Ali et Hussein furent tués, et l'Église fut réprimée après seulement 30 ans sous le régime des Rashidun.

 

L'oncle du Prophète, Abbas ibn Abdul-Muttalib (566-653), vivait dans un village situé à 27 milles [environ 43 km] à l'est de Pétra qui était le centre de son clan. Né quatre ans avant le Prophète, il mourut huit ans avant la mort d'Ali et ne fut pas considéré comme un Rashidun ou un Calife Correctement Guidé. Bien qu'il ne fût pas en rébellion ouverte et manifeste contre eux, Ali et Hussein furent tués huit ans après sa mort par les opposants à l'Église au sein des pseudo-musulmans. Abbas était mort environ 93 ans avant la formation des forces Abbassides et la Révolution de l’an 750 menée par ces dernières. La dynastie des Abbassides s'est alors formée à partir des conflits opposant les Omeyyades régnant depuis Damas— où ils avaient transféré la capitale politique depuis Becca, tout en restant dans la province romaine de Syrie. Cela rend les sourates du Coran relatives aux Romains et aux Églises du Levant encore plus intelligibles (cf. L’Établissement de l'Église sous les Soixante-Dix (No. 122D)).

 

Néanmoins, selon l'ensemble des spécialistes de l'Islam, les mosquées étaient toujours orientées vers ce que l'on présumait être Jérusalem. Cette orientation est aujourd'hui remise en question par une étude récente affirmant que les mosquées étaient dirigées vers Pétra, l'ancienne capitale de l'Idumée et le centre commercial nabatéen de la province romaine de Syrie (aujourd'hui en Jordanie), où se situait le site de Becca, et non vers La Mecque. Nous examinerons ce point ci-dessous.

 

Il ne fait aucun doute que les Qiblas , c'est-à-dire la direction vers laquelle se tourne la prière dans les mosquées, ont subi un changement majeur et durable, passant de ce qui était compris comme étant Jérusalem au centre ultérieur de La Mecque, après la prise de pouvoir des Abbasides lors de la guerre civile. En réalité, il est douteux qu'il ait été initialement nécessaire de placer une qibla dans les mosquées avant ce conflit. Il s’agissait d’une délocalisation du contrôle politique de l’Islam : la direction fut imposée vers La Mecque, qui jusqu’alors semblait inexistante dans le système religieux, et ce jusqu’à la relocalisation de la Kaaba [Ka'aba] et des sanctuaires de Becca vers La Mecque. Les textes furent alors modifiés et remaniés pour dissimuler le nom Becca afin de le rendre “Mecca” [La Mecque]. Cette relocalisation a donné naissance à cette curieuse expression dans l’Islam : « Nous prions tous deux vers la même qibla », signifiant par-là que l'on partage le même camp ou les mêmes croyances.

 

En arabe, cette falsification ne nécessitait qu'une simple altération du point diacritique formant le B de Becca pour le remplacer par le symbole de la boucle sous-linéaire du M pour Mecca [La Mecque]. Dès lors, tous les Corans qui n'étaient pas rédigés en écriture koufique — Koufa étant le centre du pouvoir Abbasside avant leur transfert de Koufa à Bagdad — furent saisis et détruits. Ce fait explique et est à la base de toute l'insistance de l’Islam, aujourd'hui encore et partout dans le monde, sur l’usage de l’écriture arabe koufique : il s'agissait de dissimuler les falsifications et les altérations. D'autres altérations semblent avoir été apportées aux Lois sur l'Alimentation (No. 015) (cf. également Sourate 3:93 (Q003) et Sourate 22:36 (Q022) pour plus de détails), et la consommation païenne de chameaux lors de l'Aïd. La destruction du Calendrier du Temple en Islam a suivi ces hérésies ainsi que le déplacement du Sabbat vers le Jour de la Préparation Juma'ah du vendredi (cf. Le Juma'ah : la Préparation pour le Sabbat (No. 285) ; Le Sabbat dans le Qour'an (No. 274) et Les Calendriers Hébreu et Islamique Réconciliés (No. 053). C’est ce conflit qui constitua le point critique de l’insertion des hérésies païennes dans l’Islam et dans les Églises de Dieu Sabbatariennes, entraînant la corruption de la foi (cf. également Le Coran à propos de la Bible, de la Loi et de l'Alliance (No. 083)).

 

"La dynastie des Abbassides a été fondée par une dynastie descendant de l'oncle de Mouhammad, Abbas ibn Abdul-Muttalib (566–653 EC), dont la dynastie tire son nom.[2] Après avoir renversé le Califat Omeyyade lors de la Révolution Abbasside de 750 EC (132 AH), ils ont exercé les fonctions de califes sur la majeure partie du Califat depuis leur capitale à Bagdad dans l'Irak moderne.

 

Le Califat Abbasside a d'abord centré son gouvernement à Koufa, dans l’actuel Irak, mais en l’an 762, le calife Al-Mansûr a fondé la ville de Bagdad, près de l'ancienne capitale Sassanide de Ctesiphon. La période Abbasside a été marquée par le recours et la dépendance à l'égard des bureaucrates perses (notamment la famille des Barmakid) pour gouverner les territoires, aussi bien que par l'inclusion croissante de musulmans non arabes au sein de la oumma (la communauté nationale). Les coutumes d’influence persane ont été largement adoptées par l'élite dirigeante, et elles ont commencé à être encouragées et soutenues par des artistes et des érudits.[3]  Bagdad est devenu un centre de la science, de la culture, de la philosophie et de l'invention, durant ce qui devint l'Âge d'Or de l'Islam.

 

Malgré cette coopération initiale, les Abbassides de la fin du VIIIe siècle s'étaient aliénés à la fois des mawali non arabes (clients)[4] et des bureaucrates iraniens.[5] Ils furent contraints de céder l'autorité de la région d'al-Andalus (Espagne) aux Omeyyades en l’an 756, le Maroc à la dynastie des Idrisides en 788, Ifriqiya et le Sud de l'Italie aux Aghlabides en 800, l'Iran au Saffarid en 861 et l'Égypte au Califat des Isma'ili-chiites des Fatimides en 969." (cf. article et hyperliens de Wikipedia).

 

Ce transfert sous les Abbasides est particulièrement instructif. Le lieu d'origine de leurs ancêtres ne se situait pas à La Mecque, comme l'ont affirmé des érudits tardifs, mais à Becca, où la tradition et les archéologues ont localisé les ruines de la demeure de l'oncle du Prophète à 27 milles (soit 43,45 km) à l'est de Pétra.

 

Ce sont les Abbasides qui ont déplacé la météorite de la Ka’aba depuis Pétra, où elle se trouvait, vers l'est jusqu'à La Mecque. Il est certain qu’aucune Ka’aba ne se trouvait à la Mecque du vivant du Prophète, et que celui-ci n’a jamais encouragé une telle qui lui soit associée. Elle fut reconstruite à La Mecque circa. 70 AH ou 699 EC (cf. Al Tabari 21:844). Cela s'est produit 51 ans avant la révolution, ce qui démontre une longue période de préparation. Selon les récentes recherches de Dan Gibson (voir Dan Gibson, The Sacred City (Religious Documentary) | Timeline à l'adresse https://m.youtube.com/watch?v=JOWFPTzK7D4 (https://vimeo.com/238487468 pour la version en français), tous les Omeyyades de Damas sont signalés comme étant tournés vers Pétra, ou sur des alignements associés à cette orientation, et en aucun cas vers la Mecque.

 

Le lecteur pourra également consulter d'autres travaux utiles de cet auteur à l'adresse suivante : https://www.youtube.com/user/canbooks/videos

 

Il convient également de noter que les récits historiques concernant Becca décrivent une ville fortifiée, alors que Mecca [La Mecque] ne possédait pas de remparts. En revanche, Pétra présente une structure fortifiée correspondant au récit, et sa cour s'accorde avec les témoignages historiques la décrivant comme assiégée par des catapultes lors des assauts. De plus, les archéologues ont découvert à Pétra les projectiles utilisés lors de ces attaques.

 

Al Bukhari affirme que le lieu de prière était situé à Jérusalem et non à Mecca [La Mecque] (Buk. 6:17) (cf. également Les Enfants d'Israël ou le Voyage de Nuit (Sourate 17 (Q017))).

 

Becca ou Pétra était également exposée à l'influence des Églises de Dieu établies par les Soixante-dix ordonnés par Christ à partir des diocèses fondés dès l'époque des Apôtres à Jérusalem, Césarée (centre-nord d'Israël), Samarie, Jéricho, Gaza, Eleutheropolis (ville romaine et byzantine entre Jérusalem et Gaza), Damas, Antioche, Éphèse, Smyrne, Laodicée, Alexandrie, Axoum et toute l’Abyssinie, Saba, Yémen, Hières, Phrygie, Nicomédie, Héraclée, Tarse, Bosra (Busra Al Sham du sud de la Syrie), Konya (en Turquie), Panellas ou Banias au pied du Golan, Antioche, Apollonia, Lystre, ainsi que dans toute l'Arabie, constituant un vaste réseau commercial.

 

C'était l'Église de Becca/Pétra qui a formé et ordonné le Prophète, son épouse ainsi que toute la famille de cette dernière. Comme l'atteste l'archéologie, l’Église Sabbatarienne a développé l’écriture arabe et a traduit les Écritures Saintes en arabe pendant plus de 100 ans avant la naissance du Prophète. Prétendre que les Écritures ont été perdues relève du blasphème hadithique.

 

C'est auprès de l'Église Sabbatarienne d'Abyssinie que l'Église qui se trouvait à Becca a cherché d’abord refuge lors de l’Hijrah [Hégire] de 613 EC (cf. La Sourate “Maryam” (Q019)).

 

Il est également important de souligner que La Mecque n'était pas une ville ancienne ; les archéologues n'ont trouvé aucun vestige de structure antique sous La Mecque permettant de dater le site antérieurement à la relocalisation abbaside. De plus, aucune présence d'arbres n'y est consignée ni attestée. Or, il y avait des arbres à Becca ou Pétra.

 

Mecca [La Mecque] est restée une zone de pâturage non cultivée jusqu'à la fin du Huitième siècle de notre ère. En outre, la grotte dans laquelle le Prophète a reçu sa vision de Gabriel et la révélation ne se trouve pas à la Mecque, alors qu'une telle grotte existe bel et bien à Becca ou Pétra.

 

De nombreux indices dans le Coran indiquent que la Ka’aba était un anathème pour la foi et qu’elle n’a jamais été déplacée à la Mecque sous le Prophète ou les Quatre Califes Correctement Guidés. En réalité, ils n’ont jamais utilisé La Mecque ni fait de ce lieu un centre quelconque. Dès lors, pourquoi fut-elle déplacée à cet endroit par les Abbasides et transformée en objet de pèlerinage, alors qu'elle ne l'était pas sous le Prophète et les quatre califes ? La réponse paraît évidente et simple : influencés par le culte de Baal ou Hubal, ils souhaitaient imposer sa pratique en réprimant l'Église de Dieu. Ne pouvant le faire depuis Pétra ou Becca, et ne pouvant effacer Becca des documents religieux et de la mémoire de la Foi, ils procédèrent à ce transfert. L’inversion du Soleil et de la Lune mâle/femelle témoigne du fait que le système de culte de Baal en vigueur au Levant fut transféré à La Mecque, là où rien n'existait avant le système abbaside ou celui de Koufa. Le transfert historique de la Ka’aba par les Abbasides est incontestable.

 

La conclusion qui s'impose est que les mentions de Mecca (La Mecque) dans les textes ont été modifiées à partir du nom originel de Becca. Cette falsification ne requiert qu'une altération mineure au début du mot. Par conséquent, les deux Hégires — celle de 613 vers Aksoum et celle de 622 vers Médine — s'effectuèrent toutes deux vers l'est à partir de Becca, située à Pétra.

 

De même, la Sourate "L'Éléphant" (Q105) fait référence à la marche des Abyssins pour détruire la Kaaba (Ka’aba), événement survenu en l’an 570 EC, l’année de la naissance du Prophète. Cette progression devait donc se diriger vers Becca à Pétra, car c'est là que se trouvait la Ka’aba à cette époque, en tant que lieu de pèlerinage.

 

Le temple de la déesse Al-Lat se trouvait également à l'ouadi Rum (Al-Boukhari 23:432). Pétra constituait ainsi un foyer d'idolâtrie païenne, en dépit de la conversion des Édomites (ou Iduméens) au judaïsme par les Maccabées au IIe siècle AEC (avant notre ère), de l'établissement de tribus judaïques dans cette région plutôt qu'en Arabie, et de la conversion de tribus arabes au judaïsme. Hérode et sa famille, d'origine iduméenne, gouvernèrent la Judée et ses environs sous le protectorat romain jusqu'à leur chute au Ier siècle de notre ère. Le culte de Baal est resté endémique dans tout le Levant, en Syrie et en Arabie, jusqu'à l'époque du Prophète.

 

En outre, c'est en 627 de notre ère qu'eut lieu la construction de la première mosquée dans la vieille ville de Canton (Guangzhou), en Chine. Elle était orientée vers Jérusalem ou, comme on le soutient aujourd'hui, vers la vallée du Jourdain à Pétra, et ne faisait pas face à La Mecque, mais à 12 degrés au nord de celle-ci. Cela se passait pendant la vie du Prophète à Médine, et seulement 14 ans après que l'Église ait cherché refuge en Abyssinie auprès de l’Église locale qui se trouvait là et seulement cinq ans après l'Hégire de l’an 622. L'Église qui se trouvait à Médine n'était pas assez puissante pour justifier un tel statut indépendant. C’était l’Église qui se trouvait en Abyssinie sous l’archevêque Meuses qui fonda l’Église en Chine aux Quatrième et Cinquième siècles (cf. La Distribution Générale des Églises observant le Sabbat (No. 122)). Il est fort probable que ce bâtiment était orienté vers Jérusalem, la détermination/distinction précise entre Jérusalem et Becca/Pétra demeure difficile à établir avec exactitude. Ce n’est certainement pas orienté vers, ou faisant face, à la Mecque.

 

C’est un fait historique qu’Umar (ou Omar) s’est emparé de Jérusalem par la force et a obligé les habitants à nettoyer le Mont du Temple afin d’y établir un lieu de culte, car les Trinitaires l'avaient utilisé comme dépotoir. La conclusion semble désormais incontournable : Becca, centre de la foi pendant la vie du Prophète Qasim et la vie des Quatre Califes Correctement Guidés, se situait à Pétra et dans sa périphérie immédiate, sous l'influence des Églises de Dieu du Levant (cf. 122D ci-dessus). Elle faisait partie de la Province romaine de Syrie ou de Nabatea et se trouvait au centre de la route commerciale qui a permis au Prophète et à la famille de commerçants juifs chrétiens de Kadijah, son épouse, d'exercer leurs premiers emplois. La Mecque n'a jamais été un tel carrefour commercial. La Mecque n'a jamais été utilisée à aucune fin liée à la foi au temps du Prophète et des Califes Correctement Guidés jusqu'à ce qu'elle soit érigée comme centre religieux/de culte abritant la Kaaba [Ka’aba] sous les Abbassides, dans le but d’imposer au sein de l’Islam les traditions chamaniques et païennes des adorateurs de Baal/Hubal et ce, contrairement au Coran et aux Lois de Dieu contenues dans la Bible. Elle n'a aucune légitimité dans le culte en Islam. Se tourner vers La Mecque lors de la prière est une innovation post-abbaside et constitue, en réalité, une rébellion contre Dieu. La circonambulation de la Ka’aba relève de l'idolâtrie chamanique.

 

En réalité, aucune Sourate du Coran n’a été rédigée à La Mecque, mais elles ont plutôt toutes été rédigées à Becca ou à Pétra. Par conséquent, la terminologie académique doit impérativement désigner ces texte comme Les Toutes Premières Sourates à Becca, Les Premières Sourates à Becca, Les Sourates du Milieu de la Période à Becca, Les Sourates Ultérieures à Becca dans tous les cas et ce, pour la période allant jusqu'à l’Hijrah en l’an 622 EC et à partir de là, à Médine en tant que Sourates Médinoises pour la période suivante à Médine.

 

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