Christian Churches of God

No. 300F

 

 

 

 

Le Sacerdoce Millénaire selon l'Ordre de Melchisédek

(Edition 1.0 20260520-20260520)

 

L'étude des vêtements sacerdotaux et prophétiques dans les Écritures révèle une progression spirituelle : on passe des vêtements de service aux vêtements de gloire et de victoire. Ils symbolisent l'état spirituel, la justice et la consécration de ceux qui servent Dieu.

 

 

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Le Sacerdoce Millénaire selon l'Ordre de Melchisédek

 


Introduction

Dieu révéla aux membres du Conseil Divin la phase suivante de Son Plan de Salut (Apoc. 5:10), laquelle devait commencer à la fin des Six Mille ans du règne de Satan. Christ a été investi pour préparer cette phase (Jean 14:2), en formant ceux qui sont appelés et choisis.

 

Adam et Ève apprirent et observèrent les Lois de Dieu, résidant dans le Jardin jusqu’au jour où ils péchèrent. Après leur transgression, ils prirent conscience de leur nudité devant Dieu. Dieu sacrifia un animal pour les vêtir (Genèse 3:21), préfigurant ainsi le salut accordé par le Christ. Nous devons donc être revêtus des œuvres de justice que Dieu nous fournit à travers le sacrifice de Son Fils bien-aimé, afin de ne pas être trouvés nus à cause du péché — le péché étant défini comme la transgression de la Loi de Dieu (1Jean 3:4) (voir le document La Relation entre le Salut par la Grâce et la Loi (No. 082)).

 

Ce vêtement spirituel est reçu officiellement lorsque tous ceux qui se font baptiser sont purifiés par le baptême, en vertu de la mort du Christ. Au cours du service de baptême, les péchés sont effacés (voir le document Repentir et Baptême (No. 052)). Ainsi, par le baptême et la réception de l’Esprit Saint au moyen de l’imposition des mains par les ministres de l’Église, nous commençons une vie nouvelle, marchant comme Christ a marché, créés selon Dieu dans la justice et la sainteté que produit la vérité. Cela ne vient pas de nous-mêmes, mais c’est un don de Dieu, qui produit en nous à la fois le vouloir et le faire selon Son bon plaisir (Philippiens 2:13).

 

Nous sommes appelés et choisis parmi les faibles et les méprisés de ce monde pour confondre les puissants de cet âge. Ceux qui sont appelés par Dieu sont animés par la vie de Christ, leur Maître, qui a vécu dans l’obéissance aux commandements de Dieu jusqu’à la mort même. À mesure que nous progressons dans la compréhension et la mise en pratique de la volonté de Dieu, nous ressemblons de plus en plus au Christ (Galates 3:27 ; Romains 13:14). En outre, Satan et l’Armée démoniaque seront jugés par nos activités et par l’exécution des tâches qui nous sont assignées (voir le document Le Jugement des Démons (No. 080)).

 

L’Armée Déchue a pris toutes les mesures possibles pour altérer la perception de l’humanité, afin de s’assurer que celle-ci ne comprenne pas le plan du Salut ni la relation de l’humanité dans le cadre de L’Alliance de Dieu (No. 152). Il est essentiel de comprendre que Dieu a conclu une Alliance avec l’Homme, dont l’exigence était que l’humanité obéisse à la Loi, au Témoignage et au Calendrier du Temple qui découle de la Loi. Satan et l’Armée Déchue ont élaboré une série de fausses doctrines fondées sur les Cultes du Soleil et les Cultes à Mystères, ainsi que sur les Doctrines sataniques du Ciel, de l’Enfer et de la Réincarnation (No. 143F). 

 

Dieu a ainsi mis en place le processus par lequel l’humanité serait choisie comme Patriarches et Prophètes pour la Première et de la Deuxième Phase de la Création. Cet Appel de Dieu s’est opéré par la Prédestination (No. 296), ainsi que par Son choix et Sa sélection. L’Appel de Dieu fut étendu lors de la Troisième Phase (voir également les No. 282A ; 282B ; 282C ; 282D), par le moyen de l’extension de l’Esprit Saint sous le ministère du Messie dans l’ère messianique, où l’Esprit Saint fut accordé et répandu à la demande de l’humanité, dans le cadre de l’établissement de l’Église par le Repentir et le Baptême (No. 052) ainsi que l’imposition des mains pour la réception de l’Esprit Saint (No. 117). Dans le système millénaire, la Quatrième Phase commence avec les Élus en tant qu’Elohim (No. 001) lors de la Première Résurrection des morts (No. 143A ; 143E).

 

Une fois baptisés, nous sommes alors organisés au service de la maison du Seigneur, devenant un sacerdoce saint (1Pierre 2:5). Chaque membre des Élus constitue un temple spirituel de Dieu, servant de pierres vivantes (1Corinthiens 3:16-17). Toutes les fois que les prêtres officiaient dans le Temple, ils revêtaient des vêtements de fin lin. Dans l’Exode, tant les personnes appelées au sacerdoce que leurs vêtements devaient être sanctifiés avant d’entrer en fonction (Exode 29:21 ; 39:41). Les prêtres devaient faire preuve de modestie et devaient s’orner de bonnes œuvres. Christ a appris l’obéissance par les choses qu'il a endurées et, ayant été rendu parfait, est devenu l’auteur du salut éternel pour tous ceux qui lui obéissent, Dieu l'ayant désigné Grand Prêtre selon l’ordre de Melchisédek (Hébreux 5:8-10). Comme le déclare Apocalypse 2:26-29, l’autorité sur les nations est promise à ceux qui vainquent et qui gardent les œuvres du Christ jusqu’à la fin.

 

L'Ordre de Melchisédek

Pour le contexte et les raisons du versement de la dîme par Abraham à Melchisédek, voir le document Melchisédek (No. 128). Se reporter également à G. Vermes, The Dead Sea Scrolls in English. Voir également l’ouvrage d’A.S. Van der Woude qui a publié une série de treize fragments provenant de la grotte XI sur Melchisédek. Ces deux ouvrages sont cités dans le No. 128, qu’il convient de lire préalablement ou en parallèle avec le présent document.

 

Il est essentiel de comprendre la nature de l’Être désigné sous le nom de Melchisédek, ainsi que la structure de son ordre, car celui-ci régit l’Ordre des Prêtres chargé de diriger l’univers tout entier sous l’autorité du Messie, en tant que Grand Prêtre de l’Unique Véritable Dieu, Eloah, régnant depuis la terre à partir de l’année 3128 de notre ère (EC).

 

Melchisédek a été mal compris au XXe siècle aux États-Unis, dans les systèmes de Sardes et, dans une moindre mesure, de Laodicée. L’argumentation est examinée dans le document No. 128 ci-dessus, tout comme la discussion relative aux affirmations selon lesquelles Melchisédek serait le Messie et que le Messie serait également l'Archange Michel.

 

“Le sacerdoce de Melchisédek fait partie d’une promesse de Dieu.

Hébreux 6:17-20 Ainsi, lorsque Dieu a voulu montrer de manière plus convaincante aux héritiers de la promesse le caractère immuable de son dessein, il est intervenu par un serment, 18 afin que, par deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu se mente à lui-même, nous qui avons cherché refuge puissions avoir un encouragement solide pour saisir l’espérance qui nous est proposée. 19 Nous avons cela comme une ancre sûre et inébranlable de l’âme, une espérance qui pénètre dans le sanctuaire intérieur derrière le voile, 20 où Jésus est entré comme précurseur en notre faveur, étant devenu grand prêtre pour toujours selon l’ordre de Melchisédek. (Traduction libre de la RSV)

 

Le Messie est ici devenu prêtre pour toujours selon l’ordre de Melchisédek. Il est Grand Prêtre pour toujours selon cet ordre. Ainsi, Melchisédek a établi un ordre. Jésus y est entré comme précurseur pour nous. En d’autres termes, nous aussi sommes appelés à devenir prêtres de cet ordre.

 

Hébreux 7 expose la relation de Melchisédek au sacerdoce.

Hébreux 7:1-28 Car ce Melchisédek, roi de Salem, prêtre du Dieu Très-Haut, rencontra Abraham qui revenait de la défaite des rois et le bénit ; 2 et Abraham lui donna la dîme de tout. Il est d’abord, d’après la traduction de son nom, roi de justice, puis il est aussi roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix. (Traduction libre de la RSV)

 

Le texte affirme que Melchisédek signifie à la fois roi de justice et roi de Salem, ou de paix. Selon Milik et Vermes, l’interprétation de l’hébreu est que Melchisédek signifie « Mon Roi est Justice » (ou Droiture) et qu’il est le roi de l’Armée de lumière. Le nom de Satan est « Melkiresha », signifiant « Mon Roi est la Méchanceté » (voir J.T. Milik, Journal of Jewish Studies, 1972, pp. 126-135, ainsi que Vermes, op. cit., pp. 252-253). Il ne fait aucun doute que, du point de vue des Manuscrits de la mer Morte (MMM), nous avons affaire ici aux combats entre Satan et le Messie dans les derniers jours.

3 Il est sans père, sans mère et sans généalogie, et n’a ni commencement de jours ni fin de vie, mais, à l’image du Fils de Dieu, il reste prêtre pour toujours.

Il est considéré comme étant sans père, sans mère et sans généalogie (apatoor, ametoor, agenealogetos). Il n’a ni commencement de jours ni fin de vie, mais, ressemblant au Fils de Dieu, il demeure prêtre pour toujours. Le sens de ces textes est examiné plus loin, en relation avec la loi régissant le sacerdoce.

4 Voyez combien il est grand ! Abraham, le patriarche, lui a donné la dîme du butin. 5 Et ces descendants de Lévi qui reçoivent la fonction sacerdotale ont, selon la loi, le commandement de prélever la dîme sur le peuple, c’est-à-dire sur leurs frères, bien que ceux-ci soient eux aussi descendants d’Abraham. 6 Mais cet homme, qui n’a pas leur généalogie, a reçu la dîme d’Abraham et a béni celui qui avait les promesses. (Traduction libre de la RSV)

Le texte précise également que cet homme, sans tenir compte de sa généalogie issue d’eux (voir l’Interlinéaire de Marshall), a reçu la dîme d’Abraham. Cela ne dit pas qu’il n’avait aucune généalogie.

7 Il est incontestable que l’inférieur est béni par le supérieur. 8 Ici, les dîmes sont perçues par des hommes mortels ; là, par celui dont il est attesté qu’il vit. (Traduction libre de la RSV)

Ce passage est le texte clé sur lequel repose l’affirmation selon laquelle Melchisédek ne serait pas humain. La même affirmation est faite à l’égard des élus. Ils ne meurent pas, ils s’endorment (1Cor. 15:6,18).

 

9 On pourrait même dire que Lévi lui-même, qui reçoit les dîmes, a payé des dîmes par l’intermédiaire d’Abraham, 10 car il était encore dans les reins de son ancêtre lorsque Melchisédek le rencontra. (Traduction libre de la RSV)

Le paiement de la dîme au sein du sacerdoce visait à démontrer que les lois de Dieu perduraient, et ne dépendaient pas de Moïse ni du sacerdoce lévitique.

11 Or, si la perfection avait été possible par le sacerdoce lévitique (car c’est sous ce sacerdoce que le peuple a reçu la loi), quel besoin y aurait-il eu encore qu’un autre prêtre se lève selon l’ordre de Melchisédek, plutôt qu’un prêtre de l’ordre d’Aaron ? (Traduction libre de la RSV)

Ici, le Messie est clairement désigné comme un autre prêtre selon l’ordre de Melchisédek. Rien ne laisse entendre ici que Melchisédek et le Messie sont un seul et même être. Si tel avait été le cas, il ne fait guère de doute que l’auteur de l’Épître aux Hébreux aurait insisté sur ce point. Ce qu’il s’efforçait de faire, c’était de mettre en évidence la relation entre le Messie et Melchisédek, car il est démontré que les sectes judaïques du premier siècle attendaient Michel à la fois comme Messie et comme Melchisédek. L’auteur de l’Épître aux Hébreux devait établir ce lien pour montrer que la prophétie s’était accomplie dans le Messie, en tant que prêtre appartenant à l’ordre de Melchisédek et le précurseur du sacerdoce des élus dans cet ordre. Cet ordre était sans généalogie parce que les élus devaient être choisis parmi toutes les tribus d’Israël, puis parmi les païens, qui furent eux-mêmes ajoutés (intégrés) aux tribus en tant que prêtres. Ainsi, l’ensemble de la lignée des élus était sans mère, sans père ou sans généalogie au sein du sacerdoce. Les critères de sélection ne dépendaient pas de ces éléments de filiation.

12 Car lorsqu'il y a changement de sacerdoce, il y a nécessairement aussi un changement de loi. 13 Car celui dont il est question ici appartenait à une autre tribu, dont personne n'a jamais servi à l'autel. 14 Car il est évident que notre Seigneur descendait de Juda, tribu dont Moïse n'a rien dit concernant le sacerdoce. (Traduction libre de la RSV)

 

L’extension du sacerdoce au-delà de Lévi est spécifiquement mentionnée dans ce texte. Le texte poursuit en évoquant la ressemblance du Messie avec Melchisédek.

15 Cela devient encore plus évident lorsqu'un autre prêtre se lève à la ressemblance de Melchisédek, 16 non selon une prescription légale relative à la descendance charnelle, mais par la puissance d'une vie impérissable. 17 Car ce témoignage lui est rendu : Tu es prêtre pour toujours selon l'ordre de Melchisédek. 18 D'une part, un ancien commandement est mis de côté à cause de sa faiblesse et de son inutilité 19 (car la loi n'a rien rendu parfait) ; d'autre part, une meilleure espérance est introduite, par laquelle nous nous approchons de Dieu. (Traduction libre de la RSV)

L’intention d’éliminer la généalogie en tant que condition d’accès est ici rendue explicite. Le sacerdoce est conféré non par descendance charnelle, mais par la puissance d’une vie impérissable (voir Rom. 1:4). Ainsi, l’Esprit Saint a conféré ce pouvoir à Melchisédek tout comme il l’a fait pour Abraham et tous les patriarches, David, les Juges et les Prophètes, se poursuivant jusqu’aux apôtres et aux élus. L’importance du texte ne réside pas dans le fait que Melchisédek aurait pu être le Messie, mais plutôt dans le fait qu’il ne l’était pas.

20 Et ce n’était pas sans serment. 21 Ceux qui, autrefois, devenaient prêtres prenaient leur charge sans serment, mais celui-ci a été investi par un serment : « Le Seigneur a juré et ne reviendra pas sur sa parole : “Tu es prêtre pour toujours.” » 22 Cela fait de Jésus le garant d’une alliance meilleure. (Traduction libre de la RSV)

C’est le témoignage de Dieu que les élus ont pris leurs fonctions. Le Messie a reçu sa fonction par la promesse de Dieu, confirmée par un serment.

 

La mort empêchait le sacerdoce lévitique de se perpétuer. Ils prendront part à la Deuxième Résurrection, tandis que l’ordre de Melchisédek prendra part à la Première Résurrection. Ceux qui font partie des élus ont une meilleure résurrection (Hébreux 11:35).

23 Les anciens prêtres étaient nombreux, car la mort les empêchait de continuer à exercer leur fonction ; 24 mais lui détient son sacerdoce de manière permanente, car il demeure éternellement. (Traduction libre de la RSV)

 

La continuité pour toujours passe par la mort et la résurrection. Autrement dit, le sacerdoce n’est pas retiré aux élus, tout comme il n’a pas été retiré au Messie ni aux patriarches.

25 Par conséquent, il est en mesure, pour toujours, de sauver ceux qui s’approchent de Dieu par lui, puisqu’il vit toujours pour intercéder en leur faveur. 26 Car il convenait que nous ayons un tel souverain sacrificateur, saint, irréprochable, sans tache, séparé des pécheurs, exalté au-dessus des cieux. 27 Il n’a pas besoin, comme ces grands prêtres, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, puis pour ceux du peuple ; il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même. 28 En effet, la loi désigne des hommes, dans leur faiblesse, comme grands prêtres, mais la parole du serment, venue après la loi, désigne un Fils qui a été rendu parfait pour toujours. (Traduction libre de la RSV)

Ainsi, le Messie fut l’aboutissement de ce nouvel ordre sacerdotal qui s’étendait à ceux qui avaient été choisis par Dieu, qui établit le Messie et le rendit parfait pour toujours.

 

 Le titre semble avoir été le titre héréditaire du roi de Jérusalem (ou Urusalaim). Des centaines d’années après Abraham, nous rencontrons un autre roi portant un titre similaire, Seigneur de Justice ou Mon Seigneur est Justice, lors de l’occupation de Canaan par Israël sous la direction de Josué. Dans Josué 10:1, nous rencontrons Adonizedek, qui est une autre variante de Melchisédek, régnant à Jérusalem. Le titre, dans ses formes variées, est donc héréditaire et s’applique au Messie en vertu de son règne depuis Jérusalem, et c’est peut-être ainsi que David le percevait également. Les élus sont également prêtres de l’ordre de Melchisédek, car ils règnent avec lui depuis Jérusalem en tant qu’elohim (cf. Zach. 12:8 ; Apoc. 7:1-17).

 

L'expression « ni commencement de jours ni fin de vie » fait référence à l'obligation de commencer les fonctions à l'âge de trente ans et de les cesser à cinquante ans (Nombre 4:47). Le Grand Prêtre succédait à son prédécesseur le jour même de la mort de celui-ci. Melchisédek n'est soumis à aucune exigence de ce genre. L'Épître aux Hébreux rapporte, dans la traduction interlinéaire de Marshall, qu'il était un homme (Hébreux 7:4). Il fut rendu semblable au Fils de Dieu (Hébreux 7:3), sans toutefois être le Fils de Dieu, qui était un autre prêtre (Hébreux 7:11). Ainsi, tous les élus peuvent participer à ce sacerdoce, étant rendus semblables au Fils de Dieu, sans considération de leur lignée et de leur âge, s'inscrivant ainsi dans la perpétuité. Quant à savoir l’identité exacte de Melchisédek, nous ne pouvons que formuler des conjectures. Les Esséniens ont interprété ce texte de manière messianique, tout comme certains fondamentalistes modernes. Les Pauliciens, qui partageaient également ce point de vue, étaient appelés Melchisédekiens, mais ils le distinguaient du Messie en tant que médiateur céleste (voir le document Distribution Générale des Églises de Dieu observant le Sabbat (No. 122)). L'Épître aux Hébreux semble avoir été rédigée pour corriger cette erreur, mais elle a elle-même été mal interprétée. Le Midrash soutient qu'il s'agissait de Sem (Rashi), étant roi (melek) d'un lieu de justice (tsedek) (Abraham ibn Ezra et Nachmanides). Ce lieu était l’endroit où le Temple serait construit pour la Présence Divine, ce que le Midrash applique à Jérusalem dans son ensemble à partir du texte « La justice y résidait » (Ésaïe 1:21) (ibn Ezra & Nachmanides, voir Soncino, note de bas de page Genèse 14:18).

 

Plus important encore, le concept d’un Conseil des Elohim est absolu et constitue le sens véritable et indéniable des textes de l’Ancien Testament relatifs aux elohim. La structure subordonnée des Elohim est comprise d’une part, mais mal interprétée d’autre part en ce qui concerne Michel et Melchisédek.

 

Apocalypse 4 et 5 montrent que ce groupe comptait trente entités, y compris les quatre chérubins. Ainsi, trente pièces d’argent ont été exigées pour la trahison du Christ (Matthieu 27:3,9 cf. Zacharie 11:12-13), car il s’agissait d’une offense contre la Divinité tout entière. Les Anciens sont chargés de surveiller les prières des saints (Apoc. 5:8) et Christ est leur Grand Prêtre. Il était le membre des Anciens qui a été jugé digne d’ouvrir le rouleau du plan de Dieu, ayant racheté des hommes pour en faire un royaume et des prêtres pour notre Dieu – c’est-à-dire le Dieu du Conseil et du Christ (Apoc. 5:9-10).

 

Le rachat des hommes fait partie d’une restauration du temps de la fin, qui se produit lors de la seconde venue du Messie en tant que Roi d’Israël ; sa première venue étant comprise comme celle du Messie d’Aaron. Ce premier avènement messianique constitua l’expiation du péché et l’établissement du sacerdoce de Melchisédek. La restauration du temps de la fin était considérée comme une extension des elohim comme le montre Zacharie 12:8. Dans la restauration des derniers jours, lorsque le Messie viendra à Sion, comme le laisse entendre Hébreux 12:22-23, la séquence de l’avènement impliquait la défense de Jérusalem et le renforcement des habitants physiques de la ville en vue du règne millénaire. Or, notons que Zacharie poursuit en déclarant :

Celui qui, parmi eux, sera faible en ce jour-là sera comme David ; et la maison de David sera comme Dieu (elohim), comme l’Ange de Jéhovah devant eux (c’est nous qui soulignons).

Ce qui importe ici, c’est le fait qu’il fut donné à Zacharie de comprendre que l’Ange de YHVH était un elohim, et que la maison de David (alors décédé depuis longtemps) devait être composée de ceux qui deviendraient eux-mêmes elohim, en tant que membres de la maison de David.

 

Zacharie a écrit à la fin de la période biblique, son livre figurant parmi les derniers à avoir été rédigés (vraisemblablement vers l’an 410-403 AEC, comme l’indique l’annexe 77 de la Companion Bible). La Companion Bible comporte des erreurs dans la chronologie ; il convient donc de se reporter au document No. 272 pour la chronologie de Zacharie. La compréhension de la chronologie n’a donc pas été modifiée tout au long de la compilation du texte. » (ibid. No. 128)

 

L'Ordre de Melchisédek et les Œuvres de Justice

Ézéchiel s’adresse au système Millénaire, et décrit les fonctions de ceux que Dieu a établis comme Princes et Prêtres.

 

Dieu avait institué un Ordre de Melchisédek sous le Prophète Sem, dès la restauration qui suivit le Déluge, et cet ordre fut établi à Jérusalem. C’est selon ce modèle élargi que l’Ordre de Melchisédek doit être étendu à l’humanité (voir No. 128 ci-dessus). Il existe donc un nouvel ordre de prêtres selon l’ordre de Melchisédek, étendu et édifié sur le sacerdoce établi sous la Loi — celui de la lignée de Lévi — lequel s’appuie lui-même sur le Sacerdoce des Églises de Dieu établies par le Messie à partir des premières Églises de Dieu envoyées depuis Jérusalem à compter de l’an 30 EC (voir No. 122 ; 122D ; 170 ; 266 ; 268). Christ a sanctifié les vêtements des élus par l’Offrande de la Gerbe Agitée en l’an 30 EC afin qu’ils puissent être consacrés en tant que prêtres, convenablement vêtus pour entrer dans le sanctuaire afin d’y officier. Les élus sont appelés à sortir de la « mort » des œuvres mortes du monde et rendus « vivants » pour une vie de service et de dévouement dans la proclamation de l’Évangile du Royaume de Dieu.

 

Dieu exige l’obéissance à Ses Lois, pour laquelle le vêtement blanc nous est fourni. Ces vêtements blancs représentent les actes de justice des saints (Apocalypse 19:8). La Loi de Dieu est sainte, juste et bonne (Romains 7:12) et elle s’accomplit par la foi. Nos œuvres consistent en l’obéissance au Dieu Vivant et dans l’observance de Ses commandements — Sa volonté — telle qu’elle a été démontrée par le Messie, le premier-né d’entre les morts, devenant Fils de Dieu avec puissance par l’Esprit Saint, en raison de sa résurrection d’entre les morts (Romains 1:4 ; Colossiens 1:18).

 

Ces œuvres, ou vêtements blancs, ont été préparées d’avance par Dieu (Éphésiens 2:10). Les vêtements sacrés du sacerdoce de Melchisédek sont les œuvres du Christ, sanctifiées par le sang de l’Agneau, et l’onction s’effectue par l’Esprit Saint qui a été reçu. Nous parlons comme Christ a parlé, dans la vérité ; nous adorons, comme il l’a fait, Son Dieu, qui est aussi Notre Dieu, en esprit et en vérité, et c’est de cette manière que nous sommes en Christ. En servant Dieu, Christ a offert sa vie ; car tout prêtre doit avoir quelque chose à offrir (Hébreux 8:3). Dans ce nouveau temple — lequel temple nous sommes —, nous offrons nos corps comme un sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu (Romains 12:1).

 

L'engagement est primordial. Christ a déclaré dans Luc 9:62 que quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière n'est pas apte pour le Royaume de Dieu. Regarder en arrière implique de détourner son esprit de l'appel et de retourner à une vie de transgression, rendant ainsi l'individu « mort » ou inutile pour l'œuvre. Par conséquent, ceux qui sont appelés doivent rester engagés, car certains actes et façons de penser peuvent les disqualifier de la vie éternelle (Hébreux 6:1-12). Nous devons être obéissants aux Lois de Dieu, par lesquelles nous sommes rendus parfaits (Jacques 2:22 ; Jean 6:28-29 ; Hébreux 11:1-39). Par l’Esprit Saint et l’observance des commandements, nous manifestons les fruits saints (Galates 5:22-23). L’amour est le fruit principal, mais tout commence par la vérité (1Corinthiens 13:13 ; voir aussi Les Fruits de l’Esprit Saint (No. 146)). Les œuvres qui perfectionnent la foi sont enracinées dans l’amour (Colossiens 3:12 ; 1Corinthiens 13:2-8).

 

Le sacerdoce a la responsabilité de se sanctifier lui-même (voir Préparation pour la Pâque (No. 190) ; Sanctification du Temple de Dieu (No. 241)). Les élus doivent veiller à ce que leurs robes blanches ne soient pas souillées par la chair ni par de fausses doctrines, car la nudité symbolise la transgression des Lois de Dieu. Cette réalité spirituelle est centrale pour les ères de l’Église existant au moment du retour du Messie. L’Église de Sardes fut réprimandée pour avoir souillé ses vêtements et être devenue spirituellement morte. De même, les Laodicéens, bien que se croyant riches, se sont révélés pauvres, misérables, aveugles et nus. Le Christ leur a conseillé d’acheter de l’or raffiné par le feu de la tribulation et des vêtements blancs pour couvrir la honte de leur nudité (Apoc. 3:18).

 

Dans les Derniers Jours, les membres doivent acquérir de l’or raffiné dans le feu de la tribulation (Apoc. 3:18) et les vêtements blancs du martyre (Apoc. 6:11), lavés dans le sang de l’Agneau (Apoc. 12:11). L’Église de Sardes était également appelée à se repentir, sinon Christ viendrait comme un voleur dans la nuit et ils ne sauraient à quelle heure il viendrait (Apoc. 3:3). Ceux que Christ aime, il les réprimande et les discipline. Il leur demande — dans ce cas, aux Laodicéens — d’avoir du zèle et de se repentir (Apoc. 3:19). Le repentir reste donc une responsabilité continue pour toutes les Églises de Dieu et constitue le devoir de chacun (Jacques 5:19-20).

 

C’est avec Sardes et Laodicée que Dieu traite également, même durant la période où Il développe l’Église de l’Amour Fraternel dans les Derniers Jours, décrite dans Apoc. 3:7-13, comme cela est prévu dans Ézéchiel (Nos 036 et 036_2) et dans le Feu venant du Ciel (No. 028), ainsi que sous le prophète Jérémie (Jér. 4:15-27 (No. 044). (Voir également les dispositions de Daniel, chapitres 11:40-45 et 12:1-13 (No. 141C_4C).

 

 Nous devons toujours rester vigilants et examiner nos voies pour vérifier si elles sont conformes à celles de Dieu, dans lesquelles Il prend plaisir, car le péché s’attache si facilement à nous (Hébreux 12:1). Jude 23 nous avertit de haïr même le vêtement souillé par la chair.

 

Le Sacerdoce Millénaire

Christ, le premier fruit de la moisson d’orge, a initié une séquence destinée à produire une armée de prêtres consacrés pour le Millénium. Apocalypse 7 fait référence à ce sacerdoce, qui inclut les 144 000, choisis comme sacrifices vivants pour servir dans la cour intérieure du Temple millénaire. Il leur est promis des vêtements blancs — de nouvelles fonctions et œuvres préparées par Dieu.

 

Ézéchiel 42 décrit la cour intérieure où les prêtres mangent les « choses très saintes », symbolisant la révélation progressive des mystères de Dieu aux élus par l’Esprit (Apocalypse 2:17 ; Colossiens 3:10).

 

Lorsque ces prêtres exercent leur ministère auprès du peuple, ils doivent changer de vêtements afin de ne pas sanctifier le peuple par leur lin sacré (Ézéchiel 44:19). Leur rôle consiste à enseigner la distinction entre le sacré et le profane, à juger selon les Lois de Dieu, et à sanctifier les Sabbats et les Fêtes (Ézéchiel 44:23-24). La Sanctification des Nations s’opère par l’action du sacerdoce (voir No. 077) ainsi que par la Sanctification par le Jeûne pour les Simples et les Égarés (No. 291). Nous commençons maintenant à sanctifier les nations au milieu des peuples, jusqu’à la venue du Messie sous les Témoins d’Apocalypse 11:3-19 ; et ensuite jusqu’à l’arrivée du Messie et de l’Armée Loyale, le 1264e jour à compter de l’arrivée des Témoins. C’est ce jour-là que se produit la Première Résurrection des Morts (No. 143A ; 143E).

 

Les anges apparaissent toujours vêtus de lin blanc resplendissant (Marc 16:5 ; Actes 1:10 ; Apocalypse 15:6). Cela indique que le vêtement des élus est une « parure angélique », l’Église devenant « semblable aux anges » dans sa nature et son service (Luc 20:36). Ce vêtement partagé symbolise l’unification du ciel et de la terre sous le gouvernement de Dieu.

 

Dans l’Antiquité, un caillou blanc (Psephos) revêtait plusieurs fonctions. Dans les tribunaux grecs, il signifiait l’innocence, tandis qu’un caillou noir signifiait la condamnation. Recevoir ce caillou blanc confirme que le sang du Christ a effacé toute dette. Il servait également de ticket d’accès aux célébrations de victoire ou aux banquets. Pour le prêtre millénaire, cela accorde le droit d’accès permanent à la « cour intérieure ».

 

Le Nouveau Nom

Dans le langage biblique, un nom définit la nature de la personne qui le porte. Un changement de nom indique un changement de statut (par exemple, Jacob devient Israël). Le « nom nouveau », connu uniquement de celui qui le reçoit, suggère une intimité unique avec le Christ et une nature transformée appartenant à la famille divine (Elohim). Il constitue le sceau final de la sanctification.

 

La manne cachée (Apoc. 2:17) représente une compréhension spirituelle profonde des mystères de Dieu, accessible uniquement à ceux qui portent le « vêtement de lin » du sacerdoce millénaire.

 

Le vêtement blanc demeure le symbole infaillible de notre relation avec le Créateur. Une foi sans obéissance aux commandements laisse l’individu « nu ». Porter ce vêtement, c’est manifester le caractère de Dieu, Sa vérité et Son amour. Pour les élus appelés au sacerdoce millénaire, cette parure est une condition sine qua non pour servir dans la cour intérieure. En définitive, ces vêtements symbolisent la réconciliation avec Dieu, qui culmine avec le retour du Messie. Le passage du Grand Prêtre vêtu du fin du lin blanc (expiation) aux robes royales (royaume) symbolise l’Avènement du Messie en tant que Roi d’Israël. Christ est apparu une première fois pour ôter le péché (le fin lin blanc du sacrifice). Il revient une seconde fois, non plus pour porter le péché, mais revêtu de vêtements royaux (Apocalypse 19:16) portant l’inscription : « Roi des rois et Seigneur des seigneurs ».

 

L’Avènement du Roi et la Restauration du Gouvernement

L'achèvement de ce plan se manifeste dans la transition du Messie de Grand Prêtre de l'Expiation à celle de Roi Souverain des Nations. Tout comme le Grand Prêtre dans le Tabernacle échangeait son humble lin blanc contre des vêtements de gloire et de beauté une fois l'expiation accomplie (Lév. 16 ; Ex. 28), Christ revient non pas pour porter le péché, mais pour exercer l’autorité royale inhérente à l’Ordre de Melchisédek (Ps. 110 [122] (selon la numérotation) ; F019_5iii ; Hébr. 7:1-3 ; Apoc. 19:16).

 

Il ne règne pas seul ; il amène avec lui ses rois et ses prêtres — ceux qu’il a sanctifiés et formés à travers les épreuves de la foi. Ils entrent dans la Première Résurrection (No. 143A et 143E ci-dessus). Alors que la fonction sacerdotale concerne principalement la sanctification du peuple et le maintien du lien divin, la fonction royale assure l’exécution de la justice et le maintien de l’ordre au sein du Royaume. Ayant vaincu, ces individus se voient accorder le droit de s’asseoir avec lui sur son trône (Apoc. 3:21), exerçant ainsi le jugement et le gouvernement sur la terre pendant la période du Millénium (Apoc. 20:4-6 ; Dan. 7:27).

 

La séquence de ce règne s’établit dans le cadre des Guerres d’Armageddon et des Coupes de la Colère de Dieu (No. 141E), puis de la Guerre contre le Christ, au cours de laquelle le monde résiste au Messie avant d’être subjugué (No. 141E_2). La séquence de ce règne est détaillée dans les textes des No. 300 ; 300B ; 300C ; 300D et 300E ainsi qu’ici dans le présent document.

 

L'exercice de cette gloire constitue la restauration finale du gouvernement de Dieu, où la préparation du sacerdoce dans la cour intérieure culmine dans l'administration juste du Royaume des Cieux sur la terre. Cette administration représente l'application pratique de l'Ordre de Melchisédek, dans lequel le Roi est aussi le Prêtre, assurant ainsi que la loi du pays demeure indissociable de la sainteté de Dieu.

 

Le Christ-Roi rétablit la validité et l’application des Lois de Dieu à l’échelle mondiale. De Sion sortira la loi, et de Jérusalem la parole de l’Éternel (Ésaïe 2:3). Son œuvre royale comprend un programme d’éducation universelle, par lequel chaque nation est instruite d’observer les commandements de Dieu. En outre, le Roi veillera à l’observance et au respect du Calendrier du Temple, exigeant de toutes les nations qu’elles célèbrent les Fêtes : la Pâque, la Pentecôte et les Tabernacles, comme nous le voyons notamment dans Zacharie 14:16-17.

 

 

 

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