Les Églises Chrétiennes de Dieu

[096]

 

 

 

 

La Distinction dans la Loi [096]

 

 

(Édition 3.0 19950318-19990614-20080128)

 

 

 

Cette étude examine la distinction entre la loi morale et sacrificielle. La distinction forme une partie de la base pour les activités dans la Genèse. L'étude traite des aspects plus larges des Lois de Dieu. Les distinctions spécifiques faites par les Réformateurs sont inscrites comme les Articles de Foi, de la Seconde Convention Helvétique aux Trente-neuf Articles de l'Église Anglicane de 1571 et d'autres articles importants de la Réforme jusqu'aux Articles Méthodistes de Religion de 1784. Les déclarations sont importantes en soi.

 

 

 

    

Christian Churches of God

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(Copyright © 1995, 1999, 2008 Wade Cox)

(Tr. 2003, rév. 2015)

 

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 La Distinction dans la Loi [096]

 

Quelques éléments du Christianisme moderne essayent d'affirmer que la Loi est abolie, d'après une lecture incorrecte des Épîtres de Paul dans le Nouveau Testament. Cette affirmation est incorrecte. La vue provient d'un malentendu de ce qui a été éliminé par le sacrifice de Christ et cloué au stauros, le pieu ou la croix de Colossiens 2:14. Christ a annulé l'écriture (cheirographon) dans les ordonnances qui était contre nous (ou était contraire à nous ; voir Interlinéaire de Marshall, RSV) avec ses demandes. Cela a été enlevé et cloué au stauros.

Quelle est alors cette écriture ? Qu'est-ce qui a été enlevé par le sacrifice de Christ ?

 

Ce n'était certainement pas la Loi de Dieu. La distinction faite par les Apôtres montre que les Commandements faits par Dieu étaient essentiels (voir ci-dessous). Le cheirographon est un document d'endettement. De l'utilisation du grec dogmasin, c'est un système de règlements qui constitue la Loi Mosaïque (Éphésiens 2:15). La relation entre Dieu et Sa Loi est importante.

 

Dieu est

 

 

Sa Loi est

 

 

Juste

(Esdras 9:15)

 

Juste

(Ps. 119:172)

 

Parfait

(Matt. 5:48)

 

Parfaite

(Ps. 19:7)

 

Saint

(Lév. 19:2)

 

Sainte

(Rom. 7:12)

 

Bon

(Ps. 34:8)

 

Bonne

(Rom. 7:12)

 

Vérité

(Deut. 32:4)

 

Vérité

(Ps. 119:142)

 

 

Dieu est immuable. De même, Christ est aussi le même hier, aujourd'hui et demain (Hébreux 13:8) parce qu'il a la plénitude de la nature divine (Colossiens 1:19 ; 2:9). La Loi a les qualités essentielles de Dieu, provenant de Sa nature même et elle est écrite sur les cœurs des élus. La Loi est juste, vraie et bonne (Néh. 9:13). Les élus sont circoncis de cœur parce qu'ils participent à la nature divine (2Pierre 1:4) et s'efforcent d'avoir toute la plénitude (pleroma) de Dieu (Éphésiens 3:19), comme l'a fait Christ. Tous les autres sont requis d'observer les Lois de Dieu. Ils sont punis pour ne pas changer (KJV) ; autrement dit, parce qu'ils n'observent aucune loi (RSV ; Psaume 55:19). Bénis sont ceux qui marchent dans la Loi du Seigneur (Psaume 119:1). La Loi est accomplie en nous qui marchons selon l'esprit (Romains 8:4). Ce ne sont pas les auditeurs de la Loi qui sont justes, mais ceux qui obéissent (Romains 2:13).

 

L'observance des Commandements de Dieu est essentielle pour l'amour et la connaissance de Dieu (1Jean 2:3,4 ; 3:22 ; 5:3) et de Christ (Jean 14:15,21) et pour recevoir et conserver l'Esprit Saint (Jean 14:21 ; 1Jean 3:24 ; Actes 5:32) et les bénédictions de Dieu (Apocalypse 22:14). La transgression ou le relâchement ou l'enseignement du relâchement ou de la transgression des Commandements a été censuré par Christ (Matthieu 5:19).

 

Matthieu 5:19 Celui donc qui supprimera l'un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. (LSG)

 

Le fait est que Paul parlait dans les textes de non seulement deux groupes de loi, mais aussi d'une troisième œuvre qui a été perdue pendant quelques siècles. L'œuvre a été appelée par lui ergon nomou et traduite comme les Œuvres de la Loi. Elle était, en fait, un autre ensemble de textes, qui a été perdu pendant presque deux mille ans. Il a été trouvé parmi les Manuscrits de la Mer Morte et il est examiné dans Les Textes des Œuvres de la Loi - ou MMT [104].

 

Paul a enseigné que ni la circoncision ni la non-circoncision importaient, mais l'observance des Commandements de Dieu [l’est] (1Cor. 7:19). Il est peu probable qu'il va ensuite se contredire dans Colossiens ou Galates (par exemple, Galates 3:10). Il parle donc de deux groupes de loi.

 

La loi qui a été accomplie par Christ au Calvaire devait donc être une d'un type qui n'a pas été changé, mais accompli. La distinction habituelle est celle de la Loi Morale et la Loi Cérémonielle. La Loi Morale constitue les Dix Commandements. La prétendue Loi Cérémonielle est mentionnée comme la Loi de Moïse. On montrera que la distinction est inadéquate. Le texte sur les Œuvres de la Loi montre un secteur principal de malentendu qui détruit la position antinomienne du Christianisme moderne. La comparaison suivante rend la distinction plus évidente. 

 

 

Le Décalogue était

 

La Loi Sacrificielle ou Cérémonielle était

 

 

1. Donné par Dieu par l'Ange au Sinaï (Ex. 20: 1,22 ; Deut. 4:12;13 ; 5:22) ;

1. Énoncée par YHVH ; écrite par Moïse (Ex. 24:3,4,12) ; donnée en plus des Commandements (Ex. 24:12) ;

 

 

2. Écrit par Yahovah (Ex. 31:18 ; 32:16)  ;

2. Écrite par Moïse (Ex. 24:4 ; Deut. 31:9) ;

 

 

3. Sur des pierres (Ex. 24:12 ; 31:18)  ;

3. Dans un Livre (Ex. 24:4,7 ; Deut. 31:24) ;

 

 

4. Remis par Yahovah à Moïse (Ex. 31:18)

4. Remise par Moïse aux Lévites (Deut. 31:25,26) ;

 

 

5. Déposé par Moïse dans l’Arche (Deut. 10:5) ;

5. Déposée par les Lévites à côté de l’Arche (Deut. 31:26) où elle était un témoin contre Israël.

 

 

Le Décalogue

La Loi Sacrificielle ou Cérémonielle

 

 

6. Traite des préceptes moraux (Ex. 20:3-17) ;

6. Traite avec des questions rituelles cérémoniales (à partir de son utilisation dans Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome) ;

 

 

7. Révèle le péché (Rom. 7:7) ;

7. Prescrit des offrandes pour les péchés (voir Lévitique) ;

 

 

8. Montre que le fait de transgresser la loi est le péché (1Jean. 3:4) et que le salaire du péché est la mort (Rom. 6:23).

8. Sa transgression n'est point un péché parce qu'elle est supprimée (Éph. 2:15) ; de là, là où il n’y a point de loi, il n'y a point non plus de transgression (Rom. 4:15).

 

 

9. Nous devrions observer la loi entière (Jacques 2:10) ;

nous ne devons pas enfreindre le moindre [des commandements] de la Loi (Matt. 5:19)

9. Les Apôtres n'ont pas donné un tel commandement (instruction ou commission ; diesteilametha) d’observer la loi (Actes 15:24) ;

 

 

10. Parce que cette loi nous jugera (Jacques. 2:12) ;

10. Nous ne devons pas être jugés en l'observant (Col. 2:16) ;

 

 

11. Le Chrétien qui observe cette loi est béni dans ce qu’il fait (Jacques. 1:25) ;

11. Nous ne sommes pas justifiés par la loi, mais par la foi ;

 

 

12. C'est la loi parfaite de liberté (Jacques. 1:25 ; cf. Jacques 2:12) parce que la loi est parfaite (Ps. 19:7) ;

12. La liberté vient de la foi, non pas la justification par la loi (Gal. 5:1,3).

 

 

13. Cette loi a été établie par la foi en Christ

(Rom. 3:31) ; elle n'a pas été détruite (Matt. 5:17) ;

13. Christ a supprimé la division de la loi (Éph. 2:15) ; la dette (Col. 2:14) ; et la structure (Gal. 3:19).

 

 

14. Christ devait amplifier la loi et la rendre honorable (Ésaïe 42:21) ;

14. Christ a effacé l’écriture des ordonnances qui étaient contre nous (Col. 2:14).

 

 

15. Nous savons que la loi est spirituelle (Rom. 7:14 cf. v. 7).

15. Cette loi est d'une ordonnance charnelle (Héb. 7:16). Dieu a permis qu’Israël ait des lois selon lesquelles ils ne pourraient pas vivre à cause de leur pollution (Ezék. 20:25). Cette loi n'a rien rendu parfait.

 

 

 

La structure charnelle de la loi sacrificielle et les symboles physiques ont dû être répétés annuellement jusqu'à ce que Christ ait payé une fois pour toutes pour nos péchés.

 

La loi sacrificielle a dû être enlevée entièrement pour que nous puissions élever notre relation avec Dieu à un niveau entièrement spirituel. C'est seulement à travers Christ et par le don de l'Esprit Saint que cela pouvait être fait car nous sommes les sacrifices vivants du système en donnant notre vie par amour l'un pour l'autre.

 

Le Décalogue explique les deux Grands Commandements desquels dépendent toute la Loi et les Prophètes (cf. Le Premier Grand Commandement [252] et Le Deuxième Grand Commandement [257]).

 

Ainsi, il y a une distinction dans la Loi et cette distinction maintient clairement la loi morale. La loi morale de Dieu est spirituelle, étant parfaite, comme Christ l'a établie, honorée et amplifiée par la foi, et elle confère la liberté.

 

Elle a été écrite par le doigt de Dieu et elle est appelée la Loi Royale (Exode 31:18 ; Jacques 2:8). Cette loi, que Christ a amplifiée dans son intention, nous juge. Ainsi, la convoitise est équivalente à l'adultère. La loi entière est plus grande, pas moindre, dans son impact sur le juste. Les prophètes ont interprété cette ‘loi morale’ qui a été enchâssée dans les Deux Grands Commandements et les Dix Commandements qui les expliquent. Ainsi, la prétendue ‘loi cérémonielle’ est, en réalité, sous-divisée en la ‘loi sacrificielle’ et le commentaire législatif qui interprète la ‘loi morale’. L'échec de comprendre la distinction est l'erreur de base du Christianisme moderne, qui est, par nature, antinomien et Gnostique. Le Christianisme a, à tort, cherché à éliminer la Loi de Dieu suite à un malentendu des textes de Paul et aux références au Ergon Nomou ou les Œuvres de la Loi. En faisant cette conclusion et en englobant tous les aspects du Pentateuque dans la prétendue loi cérémonielle, ils ont pu plaire aux tribus païennes et introduire les systèmes des cultes du Soleil et les Mystères. Le Sabbat a pu être changé au dimanche et le système des Pâques a remplacé la Pâque.

 

L'observance des Commandements de Dieu et le Témoignage de Jésus Christ sont essentiels pour hériter l'arbre de vie, comme nous le voyons à Apocalypse 14:12 et 22:14. La loi des commandements, contenue dans les ordonnances (Éphésiens 2:15 ; Colossiens 2:14) était une ombre des bonnes choses à venir (Hébreux 10:1) et elle a été annulée pour sa faiblesse et son inutilité (Hébreux 7:18 ; 10:3). Elle a été donnée à cause de la transgression, ayant été prescrite par les anges à travers un médiateur (Galates 3:19). Nous avons donc affaire au système d'expiation conformément à la loi sacrificielle qui était nécessaire dû à notre échec continuel d'observer la structure et l'intention de la Loi. Pour cette raison, la circoncision d'un adulte baptisé était un signe d'identification physique avec une nation qui était en elle-même spirituelle et qui a transcendé les limites d'une nation physique. Elle ne procurait donc rien, sauf les aspects spirituels de l'individu (cf. l'étude La Purification et la Circoncision [251]).

 

Le mythe suivant est que la Loi a été établie au Sinaï. La loi morale de Dieu n'a pas été établie au Sinaï. Elle a existé dès la création, provenant de la nature de Dieu. Le péché a existé avant que l’on ait donné la Loi à Moïse (Romains 5:13). De ce fait, les conséquences de la Loi étaient déjà connues depuis Adam, puisque le péché n'est pas compté là où il n'y a aucune loi. Là où le péché a augmenté sous la Loi, à partir de Sinaï, la grâce a abondé (Romains 5:15-21). Le péché est contre Dieu d’après Sa nature (Psaume 51:4).

 

Satan a péché en se rebellant contre Dieu et en mentant à Ève, contrairement à la volonté de Dieu, volant ainsi les couronnes d’Adam et Ève et la dévotion due à Dieu. Satan a transgressé le Premier, Cinquième, Sixième, Huitième, Neuvième et Dixième Commandement (Genèse 3:1-4 ; Ésaïe 14:13-14 ; Ézéchiel 28:2-10). Par la suite, Satan a établi des représentations physiques des démons et en a fait des objets d'adoration et il a profané le nom de Dieu, transgressant ainsi le Deuxième et le Troisième Commandement.

 

Au temps de Christ, il était compris que Satan et les démons ont laissé leur premier état en commettant la fornication avec les filles des hommes, transgressant ainsi le Septième Commandement (Genèse 6:4 ; 1Cor. 11:10 ; Jude 6 ; voir en particulier New English Bible (Nouvelle Bible anglaise) pour une phrase plus claire de Jude 6 ; voir aussi les MMM, la Genèse Apocryphe et 1Énoc). Par l'entremise de faux systèmes religieux, Satan et les démons ont attaqué le Quatrième Commandement. Ainsi, la Loi est une relation théorique entre des entités non-physiques aussi bien que des entités physiques. Elle est ainsi spirituelle, quoique l'humanité soit charnelle, étant vendue au péché (Romains 7:7,14), comme le sont les démons qui sont coupés de Dieu. La personne convertie se plait dans la Loi de Dieu dans son for intérieur (Psaume 119:1 et suiv. ; Romains 7:22). Elles ne sont pas redevables à la chair, mais à l'Esprit, comme Fils de Dieu (Romains 8:9-17).

 

L'humanité a péché par la transgression du Premier, Deuxième, Huitième et Dixième Commandement dans le Jardin d'Éden (Genèse 3:17) (cf. aussi les études La Doctrine du Péché Originel Partie 1 : Le Jardin d'Éden [246] et La Doctrine du Péché Originel Partie 2 Les Générations d'Adam [248]).

 

Caïn a péché et il a transgressé le Sixième et Dixième Commandement quand il a tué son frère Abel (Genèse 4:7-8). Caïn et Abel sont représentatifs de Christ et Satan dans l'Armée. Le sacrifice pastoral d'Abel est plus acceptable à Dieu ; il symbolise le sacrifice personnel de Christ plutôt que les produits alimentaires obtenus de la terre par Caïn. Les symboles sont spirituels (cf. l'étude Le Végétarisme et la Bible [183]).

 

Les Nephilim ont péché par le meurtre et la violence avant le Déluge et Dieu les a jugés et détruits (Genèse 6:4-5, 11-13).

 

Hénoc est parvenu au repos de Dieu par la justice positive, démontrant ainsi le système du Sabbat (Genèse 5:22-24) (cf. aussi l'étude Les Témoins [135]) pour plus d'information concernant Hénoc). La création est un témoin positif du Sabbat et des Jours Saints (Genèse 1:1-2:3). Par les saisons de moisson, ils ont reflété le Plan de Dieu depuis la création.

 

Cham ou peut-être Canaan a brisé le Cinquième Commandement en déshonorant Noé (Genèse 9:20-27). Le commentaire de la Soncino montre qu'il y a division d'opinion parmi les autorités si Cham ou Canaan était le coupable et si l'offense a impliqué la castration ou un acte pervers (Soncino : Rashi, Sforno).

 

Le Pharaon a péché en commettant l'adultère avec Saraï et en transgressant le Septième Commandement, bien qu'il fût ignorant de l'infraction par la duperie d'Abraham qui a aussi péché en faisant un faux témoignage, transgressant ainsi le Neuvième Commandement. Il a brisé le Septième Commandement parce qu'il a envoyé sa femme en esclavage dans une relation adultère (Genèse 12:15-20). Sa progéniture a été punie par l'esclavage en Égypte pendant quatre cents ans (Genèse 15:13). Ainsi, deux principes sont établis ici. Premièrement, l'ignorance des Commandements de Dieu n'est pas une excuse. Deuxièmement, les élus sont tenus responsables s'ils causent les nations à trébucher ou s'ils échouent à les avertir (Ézéchiel 33:1-6).

 

Abimélec aussi a été placé dans une situation de transgresser la Loi par la duperie d'Abraham. Cette fois, Dieu est intervenu (sauvant Israël), parce qu'Abimélec ne s'était pas encore approché de Sara. Cependant, il a été averti qu'il était un homme mort, parce qu'il avait pris la femme d'un autre homme (Genèse 20:3-4).

 

Autant le Pharaon qu'Abimélec étaient entièrement conscients qu'ils avaient enfreint la Loi du Dieu Très Haut. Donc, l'octroi de la Loi à Israël au Sinaï était pour renforcer la Loi (morale) de Dieu et fournir des ordonnances complémentaires pour l'administration d'Israël et pour indiquer Christ.

 

Abraham a été soutenu par Dieu dans la guerre contre les nations, après l'attaque sur les villes de la plaine parce qu'ils avaient transgressé le Sixième et Huitième Commandement, bien que leur action ait impliqué ces villes de Sodome et Gomorrhe sous la menace de destruction (Genèse 14:11-24). Il n'y a ainsi aucune acception de personnes avec Dieu (Deutéronome 1:17 ; 16:19 ; 2Samuel 14:14 ; 2Chron. 19:7 ; Proverbes 24:23 ; 28:21 ; Romains 2:11 ; Éphésiens 6:9 ; Colossiens 3:25 ; Jacques 2:1) ; (cf. l'étude L'Acception de Personnes [221]).

 

Job ne voulait pas pécher et transgresser le Troisième Commandement en maudissant Dieu et, de là, mourir (Job 1:22 ; 2:9-10). Il est reconnu que Job a précédé la Loi au Sinaï. Par conséquent, le concept du péché (Job 2:10) a aussi précédé le Sinaï.

 

Ésaü a déshonoré son père en vendant son droit d'aînesse à Jacob qui l'a supplanté (Genèse 25:31-34), transgressant ainsi le Cinquième Commandement. Comme le Cinquième était le premier avec une promesse, la perte du droit d'aînesse a été la punition. Dieu est ainsi intervenu pour maintenir ce principe, bien que Jacob ait brisé le Dixième et briserait le Neuvième Commandement.

 

Moïse a été fait un élohim pour Pharaon (Exode 4:16 ; 7:1) parce que l'Égypte avait brisé les Commandements.

 

Ceux qui ont péché sans la Loi étaient ceux qui n'avaient pas l'ensemble général de Lois. Le péché a existé avant le Sinaï mais, sans la Loi, le péché est mort (Romains 7:8). Paul implique que l'ignorance donne la liberté, par sa déclaration qu'il était autrefois vivant sans la Loi, mais le commandement est venu, le péché a repris vie et il est mort (Romains 7:9). Clairement, toute la Loi était en vigueur quand il a écrit ce texte. En effet, rien n'avait été supprimé à ce moment-là. La Nouvelle Alliance n'avait pas encore remplacé l'Ancienne quand la plus grande partie du Nouveau Testament a été écrite.

 

Hébreux 8:13 En disant : une alliance nouvelle, il a déclaré la première ancienne ; or, ce qui est ancien, ce qui a vieilli, est près de disparaître. (LSG)

 

Elle était près de disparaître ou disparaîtra bientôt. Le chemin du lieu très saint n'était pas encore ouvert.

 

Hébreux 9:8 Le Saint Esprit montrait par là que le chemin du lieu très saint n'était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait. (LSG)

 

Le chemin pouvait seulement être ouvert par la destruction du Temple en 70 EC et la dispersion de Juda. C'est la signification plus complète du Signe de Jonas et de la prophétie des ‘soixante-dix semaines d’années’ dans Daniel 9:25 (consulter l'étude Le Signe de Jonas et l'Histoire de la Reconstruction du Temple [013]), qui concernait la cessation de l'Ancienne et le début de la Nouvelle Alliance. La Nouvelle Alliance était ainsi concernée par la loi sacrificielle qui pouvait seulement être éliminée avec le Temple. La Nouvelle Alliance était l'abolition des ordonnances sacrificielles, pas l'élimination de la Loi.

 

Les aspects plus larges des Lois de Dieu

 

L'affirmation que les Dix Commandements étaient la seule partie de l'ensemble de la Loi de Dieu, sous le titre de la loi morale, qui a existé avant le Sinaï, est incorrecte.

 

Les Dix Commandements sont les points clés de la Loi dans les Deux Grands Commandements et ils sont développés entièrement par la Loi et les Prophètes.

 

Les lois de l'alimentation existaient avant le Déluge. Noé connaissait la distinction dans les catégories d'animaux purs et impurs données par Dieu dans les spécifications pour l'Arche (Genèse 7:2-3). En conséquence, les dispositions des lois de l'alimentation ont été faites à la création. Les distinctions ont été faites et vues d'Adam à Abel (voir ci-dessus). L'affirmation que les lois de l'alimentation sont observées par ceux qui judaïsent montre une ignorance profonde de la base scientifique et environnementale des lois de l'alimentation et leur place dans la création (consulter l'étude Les Lois de l'Alimentation [015]).

 

De la même façon, l'affirmation que les lois de la dîme étaient liées aux lois sacrificielles données au Sinaï est aussi fausse. Abraham a donné la dîme à Melchisédek de Salem environ quatre cents ans avant la Loi au Sinaï (Genèse 14:18-20) (cf. l'étude Le Prélèvement de la Dîme [161]).

 

Il y a donc un aspect continuel de la Loi qui va au-delà de la limitation spécifique du Décalogue et qui couvre les aspects régulateurs de la vie quotidienne d'Israël et de la planète. Le Messie doit établir la structure mondiale à la fin de l'âge et, comme tel, il rétablira les Sabbats, les Nouvelles Lunes (Ésaïe 66:20) et les Fêtes (Zacharie 14:16-19 ; voir aussi Ézéchiel 45:1 et suivants et 46:1 et suivants). Ainsi Lévitique 23 a un effet en cours et les nations seront forcées d'observer la Loi.

 

Christ est le même hier, aujourd'hui et demain (Hébreux 13:8) ; de là, il ne changera pas les conditions des Jours Saints qu'il imposera aux gens. De même, les nations sont exigées d'observer les Sabbats de la terre et la terre aura son repos à cause de l'échec d'observer ces lois physiques. La connexion entre la Loi et la conséquence sera restaurée.

 

Il y a ainsi une distinction claire entre les Lois de Dieu et la loi qui a été supprimée par Christ. Celle-ci peut seulement avoir été la loi sacrificielle avec ses obligations rituelles. Les ordonnances sacrificielles ne réglementaient pas les Sabbats qui sont intégraux au Décalogue. Elles ont simplement dicté ce qui a été fait les jours de Sabbat pendant la période du Temple, comme un précurseur à l'arrivée du Messie et à l'établissement d'un nouveau système dont ils étaient simplement explicatifs. Ainsi, les Sabbats n'ont pas été éliminés avec la mort du Messie. Les Sabbats ont pris une plus grande signification avec l'établissement de l'Église dont ils étaient interprétatifs. Le système d'adoration du dimanche est dérivé du système païen et des cultes du soleil et il n'a aucun rapport avec le Christianisme (cf. aussi l'étude Les Origines de Noël et des Pâques [235]).

 

La compréhension de la distinction dans la Loi entre le Décalogue et la loi sacrificielle est très vieille et tout à fait significative. Les Réformateurs ont été spécifiques dans la distinction. On voit une liste de plusieurs déclarations à cet effet dans la Publication des Adventistes du Septième Jour, Questions on Doctrine (Questions sur la Doctrine), Review and Herald Publishing, 1957, (p. 131 et suiv.). Celles-ci sont

 

La Seconde Confession Helvétique (1566), de l'Église Reformée de Zurich et un des symboles continentaux les plus dignes de foi (Philip Schaff, The Creeds of Christendom (Les Credo de la Chrétienté), Vol. 1, pp. 391, 394, 395), au chapitre 12, "À propos de la Loi de Dieu," après avoir indiqué la différence entre les lois "morales" et "cérémonielles", dit à propos des lois morales, "Nous croyons que la volonté entière de Dieu et tous les préceptes nécessaires pour chaque partie de cette vie sont entièrement donnés dans cette loi" (non pas que nous sommes justifiés par elle, mais que nous nous tournerons à Christ par la foi). Les types et les représentations de la loi cérémonielle ont cessé. "L'ombre a cessé quand le corps est venu," mais la loi morale ne doit pas être dédaignée ou rejetée et tout enseignement contre la loi est condamné (voir Schaff, Vol. 3, pp. 854-856 (emphase ajoutée)).

 

Trente-neuf Articles de Religion de l'Église Anglicane (1571). L'article VII déclare que "la loi de Dieu donnée par Moïse" concernant "les cérémonies et les rites" n’est pas obligatoire, "aucun homme Chrétien n'est libéré de l'obéissance aux commandements, qui sont appelés la loi morale." (Schaff, vol. 3, p. 491, 492).

 

La Révision américaine des Trente-neuf Articles par l'Église Épiscopale Protestante (1801) est identique à la précédente. (Voir Schaff, vol. 3, p. 816.)

 

Les Articles irlandais de Religion (1615), qui auraient été composés par l'Archevêque Ussher, après avoir déclaré que la loi cérémonielle est supprimée, disent : "Aucun homme Chrétien n'est libéré de l'obéissance aux Commandements qui sont appelés la loi Morale." (Voir Schaff, vol. 3, pp. 526, 541.)

 

La Confession de Foi de Westminster (1647), après avoir montré la différence entre la loi cérémonielle et morale et l'abrogation de la première et la perpétuité de la seconde, déclare au chapitre 19 : "La loi morale est obligatoire pour tous pour toujours, "non pas pour la justification, mais comme une règle générale de vie, pour reconnaître le pouvoir d'habilitation de Christ. Cette loi continue à être "une loi parfaite de justice." Et elle ajoute, "Christ, dans l'évangile, ne l'a pas dissoute de quelque façon que ce soit, mais il a grandement renforcé cette obligation." (Voir Schaff, vol. 3, pp. 640-644.)

 

La Déclaration de Savoie des Congrégations des Églises (1658). Il n'y a aucun changement au chapitre 19, "À propos de la Loi de Dieu," de la Confession de Westminster. (Voir Schaff, vol. 3, p. 718.)

 

La Confession Baptiste de 1688 (Philadelphie), basée sur la Confession de Londres de 1677, n'a aucun changement à la Confession de Westminster, au chapitre 19, "À propos de la Loi de Dieu." Elle traite de la distinction entre la loi morale et cérémonielle et affirme qu'aucun Chrétien n'est libéré de la loi morale. (Voir Schaff, vol. 3, p. 738.)

 

Les Articles Méthodistes de Religion (1784). Ces vingt-cinq articles, rédigés par John Wesley pour les Méthodistes américains, sont un abrégé (sic) des Trente-neuf Articles de l'Église Anglicane et déclarent : "Bien que la loi de Dieu donnée par Moïse, concernant les cérémonies et les rites, ne soit plus obligatoire pour les Chrétiens, et que les préceptes civils de celle-ci, par nécessité, ne doivent pas être reçus dans n'importe quel Commonwealth, cependant, malgré cela, aucun Chrétien n'est libéré de l'obéissance aux commandements qui sont appelés la loi morale." (Voir Schaff, vol. 3, pp. 807,808.)

 

Les Adventistes du Septième Jour soutiennent, en référence à cette position, que :

 

La position maintenue par les Adventistes du Septième Jour, quant à leur relation au Décalogue et leur distinction entre la loi morale et cérémonielle, est entièrement supportée par les credo principaux, les articles de foi et les catéchismes du Protestantisme historique. Le concept que le Décalogue a été supprimé par la mort de Christ est relativement récent. Certainement, les pères fondateurs du Protestantisme ne l'ont pas enseigné, car cela est en conflit total avec leur croyance (ASJ, Questions On Doctrine (Questions sur la Doctrine), pp. 131-134).

 

Le fait qu'on soit d'accord avec les pères fondateurs du Protestantisme devrait toujours être traité avec beaucoup de prudence, car ils ont été complètement dans l'erreur en ne retournant pas au-delà d'Augustin d’Hippone dans leur Réforme. De ce fait, les réformateurs ont échoué à restaurer les enseignements originaux de l'Église.

 

Ils ont échoué à établir le système correct d'adoration dans le Calendrier de Dieu (cf. l'étude Le Calendrier de Dieu [156]) et ils ont ensuite échoué à établir la relation correcte de la Loi de Dieu et la Distinction dans la Loi.

 

Une erreur spécifique qu'ils ont faite consistait en ce qu'ils ont échoué à corriger l'erreur de la Trinité qui avait été introduite aux Conciles de Constantinople (381 EC) et Chalcédoine (451 EC). La réforme a ainsi échoué et ils ont été alors empêchés d'établir les Jours Saints par décret divin et l'intervention divine.

 

Les Jours Saints et les Sabbats sont contestés délibérément. C'est une promesse que Dieu lui-même avait faite par les prophètes. Dieu a parlé par l'intermédiaire du prophète Amos et Il a comparé Israël des Derniers Jours à un panier de fruits d'été (Amos 8:1 et suiv.).

 

La punition pour le refus d'obéir à Dieu est que les Sabbats et les Fêtes sont tournés en deuil. C'est suivi par la famine d'entendre la parole de Yahovah (Amos 8:11-14). À cause de l'échec de comprendre la nature du Seul Vrai Dieu (Jean 17:3 ; 1Jean 5:20), les gens sont punis (Osée 8:5-9). Même les démons savent que Dieu est un et ils tremblent (Jacques 2:19). Les grandes choses de la Loi de Dieu ont été écrites pour Israël parce qu'ils les ont considérées étranges par leur transgression du Premier Commandement et leur prolifération de péchés dans le culte (Osée 8:11-12 ; voir la Bible Interlinéaire et aussi La Loi et le Premier Commandement [253]).

 

La connexion entre les Fêtes et les sacrifices, notée à Deutéronome 12:8-14, a été supprimée, de même que la connexion entre les sacrifices et le Sabbat hebdomadaire. On ne peut pas lier le Calendrier Sacré et les Fêtes et la loi sacrificielle sans appliquer le même concept à tous les autres aspects de la Loi. Tout le système du gouvernement de Dieu a été libéré du système sacrificiel, incluant les systèmes des Jours Saints. La Pâque elle-même a été introduite avant que la Loi n’a été donnée au Sinaï. Le processus entier de l'introduction des élus dans le Christianisme est basé sur la séquence des Jours Saints et ce, jusqu'à la Deuxième Résurrection ou Résurrection Générale. Ils ne peuvent pas être supprimés avant le Dernier Grand Jour. Chaque Fête représente une partie en cours du Plan de Dieu qui continue à se dérouler. Par définition du système de moisson, elles fonctionnent toujours et se déroulent (cf. l'étude Les Fêtes de Dieu en rapport avec la Création [227]).

 

La Loi était l'ombre des choses à venir (Hébreux 10:1). L'ombre montre la réalité ; elle n'en est pas enlevée. Cette ombre était liée spécifiquement au sacrifice (Hébreux 10:1-10) et non pas aux Fêtes. Les Églises Catholiques et Protestantes comprennent toujours que les premières Fêtes doivent être observées. Elles ont confondu la Pâque avec le système païen des Pâques et comptent la Pentecôte inexactement à partir des Pâques ; cependant, elles ne discutent pas leur nécessité. À cause de leur compréhension erronée de la doctrine du Royaume de Dieu et le démenti de la restauration physique dans le Millenium et la Deuxième Résurrection, elles ne comprennent pas les Fêtes postérieures.

 

Le repas du 14 Nisan, qui est devenu le Dîner du Seigneur, a été joint à la Pâque et observé à l'extérieur des villes, tel qu'exigé par Deutéronome 16:6-7 (cf. les études La Pâque [098], Les Disputes Quartodécimanes [277] et La Lune et le Nouvel An [213]. Ainsi la période entière de vingt-quatre heures du 14 Nisan et la soirée du 15 Nisan, formant 36 heures, était observée à l'extérieur des villes d'Israël, comme une Fête. Le Dîner du Seigneur a été institué et observé par Christ. Il précède la Pâque, étant la nuit du 14 Nisan. Le sacrifice de la Pâque, qui était Christ, a lieu le 14 Nisan et le repas de la Pâque a lieu le 15. Les deux soirées doivent être observées à l'extérieur des villes. Le Dîner du Seigneur est ainsi un événement annuel lié à la Pâque et aux Pains sans Levain.

 

La Bible déclare que les défauts des Fêtes sont causés par ceux dans le Corps qui s'abandonnent pour le gain à l'erreur de Balaam et qui périssent dans la rébellion de Coré (Jude 11-12). Autrement dit, ils enseignent pour un salaire et ils pervertissent les Fêtes et la compréhension de la Loi et le Témoignage. Il n'y a aucune lumière en eux (Ésaïe 8:20, KJV) ou aube (RSV). Ils sont deux fois morts et déracinés. Ces gens, dépourvus de l'Esprit, causent des divisions dans les Derniers Jours (Jude 19). La rébellion de Coré est ainsi un processus continuel contre la parole de Dieu (cf. l'étude Les Nicolaïtes [202]).

 

Christ est capable d'empêcher les élus de tomber et de les présenter devant Dieu, notre Sauveur (Jude 24-25 ; Voir la Interlinéaire RSV de Marshall). Cependant, les divisions sont permises dans le Corps de Christ pour qu'il puisse être rendu manifeste qui a la vérité et l'approbation de Dieu (1Cor. 11:19). L'argument que le texte de Galates 3:10 élimine les Fêtes, montre une ignorance de la nature pré-Sinaïtique de la création et des Sabbats. La restauration des Fêtes sous peine de famine est une adjonction nécessaire au commencement du Millenium (Zacharie 14:16-19). Christ ne change pas d'avis. Il restaure les Fêtes parce qu'il exige qu'elles soient observées.

 

Les Églises de Dieu, incluant Christ et l'Église Apostolique (Matthieu 26:17-20 ; Luc 2:41,42 ; 22:15 ; Jean 2:13,23 ; 5:1 ; 7:10 ; 10:22 ; Actes 18:21 (KJV) ; 19:21 ; 20:6,16 ; 24:11,17) ont observé les Fêtes pendant deux mille ans, à l'exception d'une Église du dix-neuvième siècle. Les éléments [des hommes] de l'Église observant le Sabbat en Europe, qui ont cessé d'observer les Commandements ou qui sont tombés dans l'apostasie, ont alors perdu les Fêtes (voir les études Le Rôle du Quatrième Commandement dans l’Histoire des Églises de Dieu Observant le Sabbat [170] et aussi La Loi de Dieu [L1] et la Série sur la Loi (Nos. 252-263)).

 

Comme Christ et les autres Apôtres et les Presbyteri, Paul a observé les Fêtes, comme nous avons vu dans Actes. Il ne les a pas supprimées et, en effet, il ne pouvait pas le faire. Le Temple a été choisi comme un Temple de sacrifices (2Chron. 7:12), après les Tabernacles à Hébron et Silo. Cependant, les Fêtes n'étaient pas liées au Temple. Le Seigneur a choisi Sion pour Sa demeure (Psaume 132:13-14), mais ce choix a été suspendu pendant l'errance de l'Église dans le désert jusqu'au retour du Messie. Cette action a été préfigurée par les quarante ans sous la colonne de feu et la nuée dans le désert (cf. aussi l'étude Les Grandes Lignes de la Chronologie de L’Âge [272]). C'était une indication spécifique que Christ indiquerait le centre d'adoration par les élus.

 

L'Église, sous les Apôtres, a observé les Fêtes dans des emplacements divers, bien que Paul ait cherché à retourner à Jérusalem pour la Fête mentionnée à Actes 18:21 ; 19:21 (voir KJV ; la Bible Interlinéaire). Actes 20:6 montre que Paul a observé les jours des Pains sans Levain à Philippes, ayant été retardé. Il a ensuite cherché à être à Jérusalem pour la Pentecôte (Actes 20:16). Tant les Juifs que les Chrétiens ont observé les Fêtes dans la dispersion. Les Fêtes ont précédé le Temple et lui ont succédé. Seul le sacrifice est central au Temple. Cependant, le sacrifice a aussi eu lieu ailleurs, autant durant la période du Temple qu'après sa destruction, pendant la captivité babylonienne. Le Temple à Éléphantine a assumé les devoirs du sacrifice jusqu'à ce que le Temple ait été reconstruit dans le règne de Darius II. Le Temple à Éléphantine a été alors détruit par une attaque (voir Pritchard, The Ancient Near East (L'Ancien Proche-Orient), vol. I, pp. 278-282). Les lettres araméennes, dans l'œuvre de Pritchard et traduites par Ginsberg, montrent les registres de la directive de la Pâque à l'empire qui est mentionnée dans Esdras (consulter l'étude Le Signe de Jonas et l'Histoire de la Reconstruction du Temple [013]).

 

Les contributions à la restauration du Temple sont mentionnées, comme le sont les circonstances de la destruction du Temple à Éléphantine, durant la 14ème année de Darius II. Les Gouverneurs de Juda avaient aussi le contrôle politique des sacrificateurs à Éléphantine. Les textes montrent que le sacrifice n'a jamais cessé pendant le temps de la destruction de Jérusalem et que le Temple a été restauré à Jérusalem après sa reconstruction là-bas. Le sacrifice a cessé avec la Nouvelle Alliance et la destruction finale du Temple à Jérusalem, mais les Fêtes ont continué dans la dispersion. L'Église a observé les Fêtes sous la persécution pendant deux mille ans.

 

Un autre Temple a été aussi construit en Égypte, à Léontopolis, dans le Nome d'Héliopolis, par le Souverain Sacrificateur Onias IV. Ce temple a été prophétisé par Dieu par l'entremise d'Ésaïe (Ésaïe 19:19). Il a été fermé par ordre de Vespasien en 71 EC, après la destruction du Temple à Jérusalem, bien qu’il eût continué à offrir des sacrifices depuis sa construction à peu près en 160 AEC (avant l'ère actuelle).

 

Les élus sont jugés par leur connaissance du Seul Vrai Dieu. La compréhension de la Loi découle de la connaissance de Dieu et elle devient enracinée dans l'esprit et le cœur de l'individu. La question n'est pas le Sabbat ou les Fêtes ou la Loi. C'est le fait que Dieu le Père est le Seul Vrai Dieu (Jean 17:3 ; 1Jean 5:20) et que Lui seul est immortel (1Tim. 6:16). Si nous ne nous accrochons pas à cette vérité, nous serons enlevés des élus et livrés à une forte illusion et à la croyance en un mensonge (2Thes. 2:11). L'Interlinéaire de Marshall traduit ce verset comme une opération de l'erreur pour qu'ils croient un mensonge. Ils ne peuvent plus s'aider. Ils sont simplement enlevés des élus et leur compréhension est enlevée. Ils ne peuvent pas comprendre, même s'ils voulaient voir l'erreur.

 

Toute la compréhension des élus est basée sur leur relation avec le Seul Vrai Dieu et leur connaissance de Dieu et de Son Fils Jésus Christ (Jean 17:3 ; 1Jean 5:20). La transgression du Premier Commandement assure que les Fêtes sont enlevées. Elles ne peuvent pas être observées, même si ceux qui sont dans l'erreur désirent les observer. Dieu interviendra à long terme. Pour ceux qui observent la Loi, les Fêtes sont un rappel nécessaire du Plan de Dieu. De plus, la restauration obligatoire de Christ sous son système montre que les Fêtes sont exigées et sont, en effet, une bénédiction pour ses disciples.

 

L'enlèvement des Dix Commandements des exigences de la Loi et leur confusion avec la loi sacrificielle, appelée la loi cérémonielle, provient d'une ignorance profonde des enseignements de Christ et des Apôtres, à tel point que même les réformateurs Protestants ne sont pas tombés dans cette erreur. C'est une caractéristique de la faiblesse spirituelle, de l'erreur et de l'échec de l'Église des Derniers Jours. On voit cette faiblesse dans les promesses aux Églises, aux chapitres 2 et 3 d'Apocalypse, où l'Église de Sardes est morte et l'Église de Laodicée est vomie. Aucune de ces Églises n'entre dans le Royaume de Dieu. Seulement un petit nombre de leurs membres sont dans la Première Résurrection.

 

La progéniture de la femme, qui est l'Église, est composée de ceux qui observent les Commandements de Dieu et qui gardent le Témoignage ou la Foi de Jésus Christ (Apocalypse 12:17 ; 14:12). Consulter aussi l'étude L'Amour et la Structure de la Loi [200].

 

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